1. Paul et Timothée : le responsable âgé et le jeune1. Paul and Timothy: The Older Leader and the Younger
Alfred Plummer, The Expositor’s Bible: The Pastoral Epistles (1888), chapitre II, « Timothée, le disciple bien-aimé de saint Paul. — Sa vie et son caractère ». Extrait au programme. Les interprétations sont celles de l’auteur.Alfred Plummer, The Expositor’s Bible: The Pastoral Epistles (1888), chapter II, “Timothy the Beloved Disciple of St. Paul.—His Life and Character”. Assigned excerpt. The interpretations are the author’s.
L’amitié entre ces deux hommes aux dons différents et aux âges très différents est pleine d’intérêt. Il est difficile d’estimer lequel des deux amis a le plus gagné à l’affection et au dévouement de l’autre. Sans doute la dette de Timothée envers saint Paul était-elle immense : et qui de nous ne s’estimerait largement payé de n’importe quelle somme de service et de sacrifice par le privilège d’être l’ami choisi d’un homme tel que saint Paul ? Mais d’un autre côté, peu d’hommes auraient pu répondre aux besoins particuliers de l’apôtre comme le fit Timothée. Ce besoin intense de sympathie qui respire si fortement dans tous les écrits de saint Paul trouva en Timothée sa principale satisfaction humaine. Être seul dans la foule est une épreuve pour la plupart des hommes ; et peu d’hommes en ont ressenti le poids plus vivement que saint Paul. Avoir donc quelqu’un qui l’aimait et le vénérait, qui connaissait ses « voies » et pouvait les imprimer chez les autres, qui prenait soin de ceux dont Paul prenait soin et était toujours prêt à les servir comme missionnaire et délégué de son ami — tout cela et bien plus encore était pour saint Paul un réconfort inexprimable. Cela lui donnait de la force dans ses faiblesses, de l’espérance dans ses nombreuses déceptions, et une aide solide dans le fardeau quotidien de « la sollicitude pour toutes les Églises ». L’affection fidèle de son jeune ami était particulièrement consolante dans les moments où l’apôtre souffrait de la froideur et de la négligence des autres. Lors de sa première captivité, le respect ou la curiosité des chrétiens de Rome en avait poussé beaucoup à faire trente milles pour venir à sa rencontre sur le chemin de Césarée à Rome ; pourtant, dès qu’il fut installé en sûreté dans la maison de son geôlier, ils cessèrent presque de le servir. Mais le fidèle disciple semble avoir été toujours à ses côtés. Et quand les Romains traitèrent Paul avec la même indifférence lors de sa seconde captivité, ce fut ce même disciple qu’il supplia instamment de venir en toute hâte le consoler. Ce n’était pas seulement qu’il aimait Timothée et se fiait à lui comme à quelqu’un sur le dévouement et la discrétion duquel il pouvait toujours compter : mais Timothée était celui de ses nombreux disciples qui avait tout sacrifié pour saint Paul et pour son Maître. Il avait quitté une mère aimante et un foyer agréable pour partager avec l’apôtre une tâche qui comportait un labeur incessant, des inquiétudes indicibles, une bonne part de honte et d’opprobre, et parfois même des dangers pour sa vie et son corps. Alors qu’il aurait pu continuer à vivre comme l’enfant chéri de sa famille, jouissant du respect des anciens et des prophètes de Lycaonie, il choisit d’errer au loin avec l’homme à qui, humainement parlant, il devait son salut, « fréquemment en voyage », exposé à des périls de toutes sortes de la part des forces de la nature et de la violence ou de la perfidie des hommes, et à toutes ces innombrables afflictions et détresses dont saint Paul nous donne un résumé si touchant dans la seconde épître aux Corinthiens. Tout cela, saint Paul le savait, et il en connaissait la valeur pour lui-même et pour l’Église ; d’où la chaude affection avec laquelle l’apôtre parle toujours de lui et lui parle.The friendship between these two men of different gifts and very different ages is full of interest. It is difficult to estimate which of the two friends gained most from the affection and devotion of the other. No doubt Timothy’s debt to St. Paul was immense: and which of us would not think himself amply paid for any amount of service and sacrifice, in having the privilege of being the chosen friend of such a man as St. Paul? But on the other hand, few men could have supplied the Apostle’s peculiar needs as Timothy did. That intense craving for sympathy which breathes so strongly throughout the writings of St. Paul, found its chief human satisfaction in Timothy. To be alone in a crowd is a trial to most men; and few men have felt the oppressiveness of it more keenly than St. Paul. To have some one, therefore, who loved and reverenced him, who knew his “ways” and could impress them on others, who cared for those for whom Paul cared and was ever willing to minister to them as his friend’s missioner and delegate—all this and much more was inexpressibly comforting to St. Paul. It gave him strength in his weaknesses, hope in his many disappointments, and solid help in his daily burden of “anxiety for all the Churches.” Specially consoling was the clinging affection of his young friend at those times when the Apostle was suffering from the coldness and neglect of others. At the time of his first imprisonment the respect or curiosity of the Roman Christians had moved many of them to come out thirty miles to meet him on his journey from Cæsarea to Rome; yet as soon as he was safely lodged in the house of his gaoler they almost ceased to minister to him. But the faithful disciple seems to have been ever at his side. And when the Romans treated Paul with similar indifference during his second imprisonment, it was this same disciple that he earnestly besought to come with all speed to comfort him. It was not merely that he loved and trusted Timothy as one upon whose devotion and discretion he could always rely: but Timothy was the one among his many disciples who had sacrificed everything for St. Paul and his Master. He had left a loving mother and a pleasant home in order to share with the Apostle a task which involved ceaseless labour, untold anxiety, not a little shame and obloquy, and at times even danger to life and limb. When he might have continued to live on as the favourite of his family, enjoying the respect of the presbyters and prophets of Lycaonia, he chose to wander abroad with the man to whom, humanly speaking, he owed his salvation, “in journeyings often,” in perils of every kind from the powers of nature, and from the violence or treachery of man, and in all those countless afflictions and necessities, of which St. Paul gives us such a touching summary in the second letter to the Corinthians. All this St. Paul knew, and he knew the value of it to himself and the Church; and hence the warm affection with which the Apostle always speaks of him and to him.
Mais que ne devait pas Timothée à son ami, son père dans la foi, assez âgé pour être son père selon la chair ? Non seulement sa conversion et son affermissement dans la doctrine chrétienne, bien que ce fût beaucoup, et l’article principal de sa dette. Mais saint Paul avait veillé tendrement sur lui au milieu des difficultés auxquelles une personne de son tempérament serait particulièrement exposée. Timothée était jeune, enthousiaste, sensible, et montrait parfois des signes de timidité. Si son enthousiasme ne rencontrait pas une généreuse sympathie, il y avait danger que cette nature sensible se recroqueville au contact d’un monde insensible, et que l’enthousiasme, refoulé sur lui-même, s’aigrisse en un cynisme plein de ressentiment. Saint Paul ne se contenta pas de donner lui-même à son jeune disciple la sympathie dont il avait besoin ; il encouragea aussi les autres à faire de même. « Si Timothée arrive, écrit-il aux Corinthiens, faites en sorte qu’il soit sans crainte parmi vous, car il travaille comme moi à l’œuvre du Seigneur. Que personne donc ne le méprise. » Il mit en garde ces Grecs factieux et difficiles contre le risque de refroidir les élans généreux d’un jeune évangéliste par leurs critiques sarcastiques. Timothée manquait peut-être des dons brillants que les Corinthiens adoraient : la connaissance du monde, l’aisance, l’éloquence. Mais il était vrai. Il accomplissait l’œuvre de Dieu d’un cœur sans partage et avec une ferveur authentique. Ce serait une cruauté de gâter cette simplicité ou d’éteindre cette ferveur, et de changer ainsi un enthousiaste sincère en un homme du monde au sang froid. De leur manière de le traiter pouvait dépendre qu’il les élève jusqu’à son propre zèle pour le Christ, ou qu’ils le rabaissent au niveau de leur propre dédain paralysant.But what did not Timothy owe to his friend, his father in the faith, old enough to be his father in the flesh? Not merely his conversion and his building up in Christian doctrine, though that was much, and the chief item of his debt. But St. Paul had tenderly watched over him among the difficulties to which a person of his temperament would be specially exposed. Timothy was young, enthusiastic, sensitive, and at times showed signs of timidity. If his enthusiasm were not met with a generous sympathy, there was danger lest the sensitive nature would shrivel up on contact with an unfeeling world, and the enthusiasm driven in upon itself would be soured into a resentful cynicism. St. Paul not only himself gave to his young disciple the sympathy that he needed; he encouraged others also to do the same. “Now if Timothy come,” he writes to the Corinthians, “see that he be with you without fear; for he worketh the work of the Lord, as I also do: let no man therefore despise him.” He warned these factious and fastidious Greeks against chilling the generous impulses of a youthful evangelist by their sarcastic criticisms. Timothy might be wanting in the brilliant gifts which Corinthians adored: in knowledge of the world, in address, in oratory. But he was real. He was working God’s work with a single heart and with genuine fervour. It would be a cruel thing to mar that simplicity or quench that fervour, and thus turn a genuine enthusiast into a cold-blooded man of the world. On their treatment of him might depend whether he raised them to his own zeal for Christ, or they dragged him down to the level of their own paralysing superciliousness.
2. Le jeune pasteur et le soin des veuves2. The Young Pastor and the Care of Widows
Alfred Plummer, The Expositor’s Bible: The Pastoral Epistles (1888), chapitre XIV, « La conduite du pasteur envers les femmes. — La veuve de l’Église ». Extrait au programme. Les interprétations sont celles de l’auteur.Alfred Plummer, The Expositor’s Bible: The Pastoral Epistles (1888), chapter XIV, “The Pastor’s Behaviour towards Women.—The Church Widow”. Assigned excerpt. The interpretations are the author’s.
Il n’est pas difficile de deviner ce qui a suggéré le nouveau sujet. Les exhortations personnelles par lesquelles se termine la section précédente contiennent ces mots : « Que personne ne méprise ta jeunesse ; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté. » Timothée ne doit pas permettre que le fait d’être plus jeune que beaucoup de ceux à la tête desquels il est placé l’empêche de remplir convenablement ses devoirs. Il ne doit donner à personne prise pour l’accuser de manquer de gravité ou de bienséance. La sobriété de sa conduite doit contrebalancer tout manque apparent d’expérience. Mais saint Paul se souvient qu’il y a un autre aspect à cela. Bien que Timothée doive se comporter de manière à ne jamais rappeler à son troupeau sa relative jeunesse, il doit lui-même toujours garder à l’esprit qu’il est encore un jeune homme. Il faut s’en souvenir particulièrement dans les rapports avec les personnes de l’un ou l’autre sexe plus âgées que lui, et dans son attitude envers les jeunes femmes. Saint Paul commence par la manière de traiter les hommes âgés et revient plus loin sur ce point. Entre ces deux passages sur les hommes, il donne des directives pour guider Timothée au sujet des femmes de son troupeau, et en particulier des veuves. Ce sujet occupe plus de la moitié du chapitre et présente un très grand intérêt, puisqu’il est notre principale source d’information sur la manière dont on traitait les veuves dans l’Église primitive. Les commentateurs sont loin d’être unanimes dans leur interprétation des détails du passage, mais on croit que l’explication offerte ici est en accord avec l’original grec, cohérente avec elle-même, et qu’elle n’est contredite par rien de ce que l’on sait d’autres sources.It is not difficult to guess what has suggested the new subject. The personal exhortations with which the previous section ends contain these words, “Let no man despise thy youth; but be thou an ensample to them that believe, in word, in manner of life, in love, in faith, in purity.” Timothy is not to allow the fact that he is younger than many of those over whom he is set to interfere with the proper discharge of his duties. He is to give no one a handle for charging him with want of gravity or propriety. Sobriety of conduct is to counterbalance any apparent lack of experience. But St. Paul remembers that there is another side to that. Although Timothy is to behave in such a way as never to remind his flock of his comparative youthfulness, yet he himself is always to bear in mind that he is still a young man. This is specially to be remembered in dealing with persons of either sex who are older than himself, and in his bearing towards young women. St. Paul begins with the treatment of older men and returns to this point again later on. Between these two passages about men he gives directions for Timothy’s guidance respecting the women in his flock, and specially respecting widows. This subject occupies more than half the chapter and is of very great interest, as being our chief source of information respecting the treatment of widows in the early Church. Commentators are by no means unanimous in their interpretation of the details of the passage, but it is believed that the explanation which is now offered is in harmony with the original Greek, consistent with itself, and not contradicted by anything which is known from other sources.
Il est tout à fait évident qu’il est question de plus d’une sorte de veuve : et l’une des questions que soulève le passage est la suivante — combien de catégories de veuves sont indiquées ? Nous pouvons distinguer quatre sortes ; et il semble probable que l’apôtre veuille nous en donner quatre.It is quite evident that more than one kind of widow is spoken of: and one of the questions which the passage raises is—How many classes of widows are indicated? We can distinguish four kinds; and it seems probable that the Apostle means to give us four kinds.
1. Il y a « la veuve qui l’est réellement (ἡ ὄντως χήρα) ». Ce qui la caractérise, c’est qu’elle est « délaissée », c’est-à-dire tout à fait seule au monde. Elle n’a pas seulement perdu son mari ; elle n’a ni enfants ni aucun autre proche parent pour subvenir à ses besoins. Elle met son espérance en Dieu, vers qui ses prières montent nuit et jour. Elle est mise en contraste avec deux autres catégories de veuves, qui sont toutes deux dans une meilleure situation matérielle qu’elle, car elles ne sont ni délaissées ni dans le dénuement ; pourtant l’une d’elles est bien plus misérable que la veuve qui l’est réellement, parce que le genre de vie qu’elle adopte est si indigne d’elle.1. There is “the widow indeed (ἡ ὄντως χήρα).” Her characteristic is that she is “desolate,” i.e., quite alone in the world. She has not only lost her husband, but she has neither children nor any other near relation to minister to her necessities. Her hope is set on God, to Whom her prayers ascend night and day. She is contrasted with two other classes of widow, both of whom are in worldly position better off than she is, for they are not desolate or destitute; yet one of these is far more miserable than the widow indeed, because the manner of life which she adopts is so unworthy of her.
2. Il y a la veuve qui « a des enfants ou des petits-enfants ». L’affection naturelle les poussera à veiller à ce que leur parent veuf ne manque de rien. Sinon, ils doivent apprendre qu’« exercer la piété envers leur propre famille, et rendre à leurs parents ce qu’ils ont reçu d’eux » est un devoir primordial, et que l’assemblée ne doit pas être chargée de l’entretien de leur mère avant qu’ils aient d’abord fait tout ce qu’ils peuvent pour elle. Ignorer ce devoir évident, c’est renier les premiers principes du christianisme, qui est l’Évangile de l’amour et du devoir, et tomber au-dessous du niveau des incrédules, dont la plupart reconnaissaient le devoir de pourvoir aux besoins de parents sans ressources. Rien n’est dit du caractère de la veuve qui a des enfants ou des petits-enfants pour la soutenir ; mais, comme la veuve qui l’est réellement, elle est mise en contraste avec la troisième catégorie de veuve, et nous en déduisons donc que son caractère est irréprochable.2. There is the widow who “hath children or grandchildren.” Natural affection will cause these to take care that their widowed parent does not come to want. If it does not, then they must learn that “to show piety towards their own family and to requite their parents” is a paramount duty, and that the congregation must not be burdened with the maintenance of their mother until they have first done all they can for her. To ignore this plain duty is to deny the first principles of Christianity, which is the Gospel of love and duty, and to fall below the level of the unbelievers, most of whom recognized the duty of providing for helpless parents. Nothing is said of the character of the widow who has children or grandchildren to support her; but, like the widow indeed, she is contrasted with the third class of widow, and therefore we infer that her character is free from reproach.
3. Il y a la veuve qui « vit dans les plaisirs ». Au lieu de persévérer nuit et jour dans les supplications et les prières, elle persévère dans la frivolité et le luxe, ou pire. On peut dire d’elle, comme de l’Église de Sardes : « Tu passes pour être vivant, et tu es mort » (Apocalypse 3.1).3. There is the widow who “giveth herself to pleasure.” Instead of continuing in prayers and supplications night and day, she continues in frivolity and luxury, or worse. Of her, as of the Church of Sardis, it may be said, “Thou hast a name that thou livest, and thou art dead” (Rev. iii. 1).
4. Il y a la veuve « inscrite », c’est-à-dire celle dont le nom a été porté comme tel sur le rôle de l’Église. Elle est une « veuve qui l’est réellement », et quelque chose de plus. Elle n’est pas seulement une personne qui a besoin du soutien de l’assemblée et le mérite ; elle a des droits et des devoirs particuliers. Elle occupe une charge, et a une fonction à remplir. Elle est veuve non seulement parce qu’elle a perdu son mari, mais parce qu’elle a été admise dans le groupe de ces femmes endeuillées à qui l’Église a confié une part déterminée de l’œuvre de l’Église. Cela étant, il faut considérer quelque chose de plus que le simple fait qu’elle est seule au monde. Elle doit avoir soixante ans, n’avoir eu qu’un seul mari, avoir l’expérience de l’éducation des enfants, et être bien connue pour son dévouement aux bonnes œuvres. Si elle a ces qualités, elle peut être inscrite comme veuve de l’Église ; mais il ne s’ensuit pas que, parce qu’elle les a, elle sera nommée.4. There is the “enrolled” widow; i.e., one whose name has been entered on the Church rolls as such. She is a “widow indeed” and something more. She is not only a person who needs and deserves the support of the congregation, but has special rights and duties. She holds an office, and has a function to discharge. She is a widow, not merely as having lost her husband, but as having been admitted to the company of those bereaved women whom the Church has entrusted with a definite portion of Church work. This being so, something more must be looked to than the mere fact of her being alone in the world. She must be sixty years of age, must have had only one husband, have had experience in the bringing up of children, and be well known as devoted to good works. If she has these qualifications, she may be enrolled as a Church widow; but it does not follow that because she has them she will be appointed.
3. N’impose les mains à personne avec précipitation : ordonner et juger les anciens3. Lay Hands Hastily on No Man: Ordaining and Judging Elders
Alfred Plummer, The Expositor’s Bible: The Pastoral Epistles (1888), chapitre XV, « Les responsabilités du pasteur dans l’ordination et le jugement des anciens. — Les œuvres qui nous précèdent et celles qui nous suivent ». Extrait au programme. Les interprétations sont celles de l’auteur.Alfred Plummer, The Expositor’s Bible: The Pastoral Epistles (1888), chapter XV, “The Pastor’s Responsibilities in Ordaining and Judging Presbyters.—The Works That Go Before and That Follow Us”. Assigned excerpt. The interpretations are the author’s.
On a sérieusement douté que les mots « N’impose les mains à personne avec précipitation » se rapportent à l’ordination des anciens officiels, ou presbytres. On fait valoir que les avertissements précédents sur la manière de traiter les accusations portées contre des anciens, et sur les personnes coupables de péché habituel, indiquent des fonctions disciplinaires d’un certain genre plutôt que l’ordination. Aussi quelques rares commentateurs modernes ont-ils compris le passage comme se rapportant à l’imposition des mains lors de la réadmission des pénitents à la communion. Mais d’une telle coutume à l’époque apostolique, il n’y a aucune trace. L’hypothèse n’a rien d’improbable, l’imposition des mains étant un acte symbolique courant. Mais c’est une simple hypothèse que ne soutient aucune preuve. Eusèbe, parlant de la controverse entre Étienne de Rome et Cyprien de Carthage au sujet du rebaptême des hérétiques, nous dit que l’admission des hérétiques dans l’Église par l’imposition des mains avec prière, mais sans second baptême, était l’« ancienne coutume ». Mais l’admission des hérétiques n’est pas tout à fait la même chose que la réadmission des pénitents : et une coutume pouvait être « ancienne » (παλαιὸν ἔθος) au temps d’Eusèbe, ou même de Cyprien, sans être apostolique ni contemporaine des apôtres. Cette affirmation d’Eusèbe appuie donc peu l’interprétation proposée du passage ; et nous pouvons préférer en toute confiance l’explication qui a prévalu au moins depuis l’époque de Jean Chrysostome, à savoir qu’il se rapporte à l’ordination. De l’imposition des mains lors de l’établissement des ministres, nous avons des preuves suffisantes dans le Nouveau Testament, non seulement dans ces épîtres (1 Timothée 4.14 ; 2 Timothée 1.6), mais dans les Actes (13.3). De plus, cette explication s’accorde avec le contexte au moins aussi bien que la prétendue amélioration.It has been seriously doubted whether the words “Lay hands hastily on no man” do refer to the ordination of the official elders or presbyters. It is urged that the preceding warnings about the treatment of charges made against presbyters, and of persons who are guilty of habitual sin, point to disciplinary functions of some kind rather than to ordination. Accordingly some few commentators in modern times have treated the passage as referring to the laying on of hands at the readmission of penitents to communion. But of any such custom in the Apostolic age there is no trace. There is nothing improbable in the hypothesis, imposition of hands being a common symbolical act. But it is a mere hypothesis unsupported by evidence. Eusebius, in speaking of the controversy between Stephen of Rome and Cyprian of Carthage about the re-baptizing of heretics, tells us that the admission of heretics to the Church by imposition of hands with prayer, but without second baptism, was the “old custom.” But the admission of heretics is not quite the same as the readmission of penitents: and a custom might be “old” (παλαιὸν ἔθος) in the time of Eusebius, or even of Cyprian, without being Apostolic or coeval with the Apostles. Therefore this statement of Eusebius gives little support to the proposed interpretation of the passage; and we may confidently prefer the explanation of it which has prevailed at any rate since Chrysostom’s time, that it refers to ordination. Of the laying on of hands at the appointment of ministers we have sufficient evidence in the New Testament, not only in these Epistles (1 Tim. iv. 14; 2 Tim. i. 6), but in the Acts (xiii. 3). Moreover this explanation fits the context at least as well as the supposed improvement.
1. L’apôtre parle de la manière de traiter les anciens, non de toute l’assemblée. L’imposition des mains lors de l’admission d’un hérétique ou de la réadmission d’un pénitent s’appliquerait à n’importe quelle personne, et non aux anciens en particulier. Il est donc plus raisonnable de supposer qu’il s’agit de l’imposition des mains qui accompagnait l’ordination.1. The Apostle is speaking of the treatment of presbyters, not of the whole congregation. Imposition of hands at the admission of a heretic or re-admission of a penitent would apply to any person, and not to presbyters in particular. Therefore it is more reasonable to assume that the laying on of hands which accompanied ordination is meant.
2. Il vient de mettre Timothée en garde contre le préjugé ou la partialité dans ses rapports avec les anciens. Tandis que le préjugé pourrait le pousser à condamner hâtivement un ancien accusé, avant de s’être assuré que les preuves étaient suffisantes, la partialité pourrait le pousser à l’acquitter hâtivement. Mais il existe une partialité plus grave que celle-là, et c’est l’une des principales causes de scandales tels que des anciens indignes. C’est la partialité qui conduit à une ordination hâtive, avant qu’on ait pris assez de soin pour s’assurer que les qualités si soigneusement énoncées au chapitre 3 se trouvent chez la personne choisie. Mieux vaut prévenir que guérir. Des précautions appropriées prises d’avance réduiront au minimum le risque d’accusations fondées contre un ancien. Ici encore, l’explication traditionnelle s’accorde admirablement avec le contexte.2. He has just been warning Timothy against prejudice or partiality in dealing with the elders. While prejudice might lead him to be hasty in condemning an accused presbyter, before he had satisfied himself that the evidence was adequate, partiality might lead him to be hasty in acquitting him. But there is a more serious partiality than this, and it is one of the main causes of such scandals as unworthy presbyters. There is the partiality which leads to a hasty ordination, before sufficient care has been taken to ensure that the qualifications so carefully laid down in chapter iii. are present in the person selected. Prevention is better than cure. Proper precautions taken beforehand will reduce the risk of true charges against an elder to a minimum. Here again the traditional explanation fits the context admirably.
« Et ne participe pas aux péchés d’autrui. » On comprend habituellement cet avertissement comme se rapportant à la responsabilité de ceux qui ordonnent. Si, par précipitation ou par négligence, vous ordonnez une personne indigne, vous devez partager la culpabilité des péchés qu’elle commettra ensuite comme ancien. Le principe est juste, mais on peut douter que ce soit le sens de saint Paul. La forme particulière de négation employée semble s’y opposer. Il dit : « Et ne (μηδέ) participe pas non plus aux péchés d’autrui », ce qui implique qu’il s’agit d’autre chose que de la précipitation dans l’ordination. Il semble revenir aux avertissements sur la partialité envers les anciens qui vivent dans le péché. Le sens est donc : « Garde-toi d’une précipitation dans l’ordination qui pourrait conduire à admettre des hommes indignes au ministère. Et si, malgré tout ton soin, des ministres indignes viennent à ta connaissance, garde-toi envers eux d’une indifférence ou d’une partialité qui ferait de toi un participant de leurs péchés. »“Neither be partaker of other men’s sins.” It is usual to understand this warning as referring to the responsibility of those who ordain. If, through haste or carelessness you ordain an unfit person, you must share the guilt of the sins which he afterwards commits as an elder. The principle is a just one, but it may be doubted whether this is St. Paul’s meaning. The particular form of negative used seems to be against it. He says “Nor yet (μηδέ) be partaker of other men’s sins,” implying that this is something different from hastiness in ordaining. He seems to be returning to the warnings about partiality to elders who are living in sin. The meaning, therefore, is—“Beware of a haste in ordaining which may lead to the admission of unworthy men to the ministry. And if, in spite of all your care, unworthy ministers come under your notice, beware of an indifference or partiality towards them which will make you a partaker in their sins.”
Cette interprétation s’accorde bien avec ce qui suit. « Toi-même, conserve-toi pur » — avec une forte insistance sur le pronom. « La rigueur dans l’examen des antécédents des candidats à l’ordination et dans le traitement de la dépravation chez les ministres n’aura que très peu d’effet si ta propre vie n’est pas irréprochable. » Et, si nous omettons le conseil entre parenthèses au sujet du vin, la pensée se poursuit ainsi : « En règle générale, il n’est pas difficile d’arriver à une sage décision sur l’aptitude des candidats ou sur la culpabilité d’anciens accusés. Le caractère des hommes, en mal comme en bien, est d’ordinaire notoire. Les vices des méchants et les vertus des bons devancent tout jugement formel à leur sujet, et sont tout à fait manifestes avant qu’une enquête ait lieu. Sans doute y a-t-il des exceptions, et il faut alors considérer les conséquences de la vie des hommes avant de pouvoir se former une opinion juste. Mais, tôt ou tard (et généralement plus tôt que tard), les hommes, et surtout les ministres, seront connus pour ce qu’ils sont. »This interpretation fits on well to what follows. “Keep thyself pure”—with a strong emphasis on the pronoun. “Strictness in enquiring into the antecedents of candidates for ordination and in dealing with ministerial depravity will have a very poor effect, unless your own life is free from reproach.” And, if we omit the parenthetical advice about taking wine, the thought is continued thus: “As a rule it is not difficult to arrive at a wise decision respecting the fitness of candidates, or the guilt of accused presbyters. Men’s characters both for evil and good are commonly notorious. The vices of the wicked and the virtues of the good outrun any formal judgment about them, and are quite manifest before an enquiry is held. No doubt there are exceptions, and then the consequences of men’s lives must be looked to before a just opinion can be formed. But, sooner or later (and generally sooner rather than later) men, and especially ministers, will be known for what they are.”
4. La maison de l’ancien et l’œuvre inachevée en Crète4. The Elder’s Household and the Unfinished Work in Crete
Alfred Plummer, The Expositor’s Bible: The Pastoral Epistles (1888), chapitre XIX, « L’Église de Crète et son organisation. — Les directives de l’apôtre pour l’établissement des anciens ». Extrait au programme. Les interprétations sont celles de l’auteur.Alfred Plummer, The Expositor’s Bible: The Pastoral Epistles (1888), chapter XIX, “The Church in Crete and Its Organization.—The Apostle’s Directions for Appointing Elders”. Assigned excerpt. The interpretations are the author’s.
L’injonction implique qu’il y a des cas où le père est un bon chrétien, mais n’a pas réussi à faire de ses enfants de bons chrétiens. Soit ils ne sont pas du tout devenus croyants ; soit, bien que chrétiens de nom, ils ne se conduisent pas comme tels. Ils sont débauchés, dissolus et désobéissants. Cela implique que les enfants sont assez âgés pour penser par eux-mêmes et rejeter l’Évangile malgré la conversion de leur père ; ou qu’ils sont assez âgés pour se révolter contre son autorité. Et l’on n’emploie pas des mots aussi forts que « débauche » ou « vie dissolue » pour de tout jeunes enfants. Le fils prodigue, à propos duquel la même expression est employée, n’était pas un simple enfant. Des cas de ce genre, où le père s’était converti au christianisme mais n’avait pas pu faire agir les influences du christianisme sur ses propres enfants, étaient donc assez fréquents pour que saint Paul juge utile de donner des injonctions à leur sujet. Et cela implique un état de choses où le christianisme n’était pas une religion nouvellement implantée. Les injonctions sont assez claires. De tels pères ne doivent pas être choisis par Tite comme anciens. Un homme qui a si manifestement échoué à mettre sa propre maison en harmonie avec l’Évangile n’est pas l’homme qu’il faut élever au gouvernement de la maison de Dieu qu’est l’Église. Même si son échec est un malheur plutôt qu’une faute, l’état de sa propre famille ne peut manquer d’être un grave obstacle à son utilité comme surveillant de l’assemblée.The injunction implies that there are cases in which the father is a good Christian, but he has not succeeded in making his children good Christians. Either they have not become believers at all; or, although nominal Christians, they do not conduct themselves as such. They are profligate, riotous, and disobedient. This implies that the children are old enough to think for themselves and reject the Gospel in spite of their parent’s conversion; or that they are old enough to rebel against its authority. And one does not use such strong words as “profligacy” or “riotous living” of quite young children. The prodigal son, of whom the same expression is used, was no mere child. Cases of this kind, therefore, in which the father had been converted to Christianity, but had been unable to make the influences of Christianity tell upon his own children, were common enough to make it worth St. Paul’s while to give injunctions about them. And this implies a condition of things in which Christianity was no newly planted religion. The injunctions are intelligible enough. Such fathers are not to be selected by Titus as elders. A man who has so conspicuously failed in bringing his own household into harmony with the Gospel, is not the man to be promoted to rule the household of the Church. Even if his failure is his misfortune rather than his fault, the condition of his own family cannot fail to be a grave impediment to his usefulness as an overseer of the congregation.
Troisièmement, il y a le fait que des hérésies existent déjà parmi les chrétiens de Crète. Tite, comme Timothée, doit lutter contre un enseignement gravement erroné. De cela aussi nous déduisons que la foi a été introduite dans l’île depuis longtemps. On parlerait en termes bien plus doux des croyances erronées des nouveaux convertis. Ce sont des erreurs d’ignorance, qui disparaîtront à mesure qu’ils recevront une instruction plus complète dans la vérité. Ce ne sont pas des doctrines erronées tenues et propagées en opposition à la vérité. Ces dernières demandent du temps pour se développer. De toutes ces considérations, nous concluons donc que saint Paul écrit à Tite comme à son délégué dans un pays où l’Évangile n’est pas une chose nouvelle. Nous ne devons pas supposer que l’apôtre a laissé Tite à la tête de chrétiens convertis à la foi très peu de temps auparavant.Thirdly, there is the fact that heresies already exist among the Cretan Christians. Titus, like Timothy, has to contend with teaching of a seriously erroneous kind. From this also we infer that the faith has long since been introduced into the island. The misbeliefs of the newly converted would be spoken of in far gentler terms. They are errors of ignorance, which will disappear as fuller instruction in the truth is received. They are not erroneous doctrines held and propagated in opposition to the truth. These latter require time for their development. From all these considerations, therefore, we conclude that St. Paul is writing to Titus as his delegate in a country in which the Gospel is no new thing. We are not to suppose that the Apostle left Titus in charge of Christians who had been converted a very short time before to the faith.
L’inachèvement de l’œuvre de l’apôtre lui-même dans l’île est mentionné en termes clairs. Même dans les Églises où il avait pu rester deux ou trois ans, il avait été obligé de laisser beaucoup de choses inachevées ; et il ne faut pas s’étonner qu’il en ait été ainsi en Crète, où il n’a guère pu rester aussi longtemps. C’est cet inachèvement de toute son œuvre, défaut tout à fait inévitable dans une œuvre d’une telle ampleur, qui pesait si lourdement sur l’esprit de l’apôtre. C’était « ce qui l’assiégeait chaque jour, — l’inquiétude pour toutes les Églises ». Il y avait tant de choses qui n’avaient jamais été faites du tout ; tant de choses qu’il fallait assurer et affermir ; tant de choses qui demandaient déjà à être corrigées. Et tandis qu’il pourvoyait aux besoins d’une Église, une autre, non moins importante, non moins chère à son cœur, avait tout autant besoin de son aide et de sa direction. Et c’était là le réconfort d’avoir des disciples tels que Timothée et Tite, qui, comme de vrais amis, pouvaient être véritablement pour lui un « second moi ». Ils pouvaient poursuivre son œuvre dans des lieux où lui-même ne pouvait être. Et ainsi il y avait une consolation non négligeable à la tristesse de se séparer d’eux et de perdre leur présence secourable. Ils pouvaient être plus utiles encore ailleurs. « Je t’ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler. »The incompleteness of the Apostle’s own work in the island is spoken of in plain terms. Even in Churches in which he was able to remain for two or three years, he was obliged to leave very much unfinished; and we need not be surprised that such was the case in Crete, where he can hardly have stayed so long. It was this incompleteness in all his work, a defect quite unavoidable in work of such magnitude, that weighed so heavily upon the Apostle’s mind. It was “that which pressed upon him daily,—anxiety for all the Churches.” There was so much that had never been done at all; so much that required to be secured and established; so much that already needed correction. And while he was attending to the wants of one Church, another not less important, not less dear to him, was equally in need of his help and guidance. And here was the comfort of having such disciples as, Timothy and Titus, who, like true friends, could be indeed a “second self” to him. They could be carrying on his work in places where he himself could not be. And thus there was no small consolation for the sorrow of parting from them and the loss of their helpful presence. They could be still more helpful elsewhere. “For this cause left I thee in Crete, that thou shouldest set in order the things that were wanting.”
5. Parler devant Dieu : contre les disputes de mots5. Speaking in the Sight of God: Against Strife about Words
Alfred Plummer, The Expositor’s Bible: The Pastoral Epistles (1888), chapitre XXXII, « La nécessité d’une exhortation solennelle contre l’esprit de controverse, d’une diligence exempte de honte, et d’une haine de l’impiété qui enveloppe l’erreur dans le langage de la vérité ». Extrait au programme. Les interprétations sont celles de l’auteur.Alfred Plummer, The Expositor’s Bible: The Pastoral Epistles (1888), chapter XXXII, “The Need of a Solemn Charge against a Controversial Spirit, of a Diligence Free from Shame, and of a Hatred of the Profanity Which Wraps Up Error in the Language of Truth”. Assigned excerpt. The interpretations are the author’s.
On a débattu pour savoir si saint Paul a en vue ces « hommes fidèles » à qui Timothée doit confier la substance de l’enseignement de l’apôtre (v. 2), ou s’il ne considère pas maintenant un horizon plus large, incluant tout le troupeau du disciple. Il est impossible de le déterminer avec certitude ; et ce n’est pas une question de grande importance. Une chose est claire, à savoir que toute la section s’applique aux ministres dans toute l’Église, à toutes les époques ; et les paroles que nous considérons semblent bien dignes d’attention à l’heure actuelle, où l’on peut entendre en chaire tant de sujets indignes et tant de langage indigne. On est porté à penser que, si les ministres se souvenaient toujours qu’ils parlent « en présence de Dieu », ils trouveraient parfois d’autres choses à dire, et d’autres manières de les dire. Nous parlons avec assez de désinvolture des paroles et des opinions d’un autre quand il n’est pas présent. Nous pouvons être entièrement exempts du moindre désir de déformer ou d’exagérer ; mais en même temps nous parlons avec une grande liberté et presque sans retenue. Quel changement s’opère en nous si, au milieu de notre récit désinvolte de ses vues et de ses paroles, l’homme lui-même entre dans la pièce ! Aussitôt nous commençons à mesurer nos paroles et à parler avec plus de prudence. Notre ton devient moins affirmatif, et nous sommes moins sûrs d’avoir le droit de faire des déclarations catégoriques sur le sujet. Ne devrait-on pas éprouver quelque chose de cette circonspection et de cette réserve quand on prend la responsabilité de dire aux autres quelle est la pensée de Dieu ? Et s’ils se souvenaient constamment qu’ils parlent « devant le Seigneur », cette attitude de circonspection solennelle deviendrait habituelle.It has been debated whether St. Paul has in his mind those “faithful men” to whom Timothy is to commit the substance of the Apostle’s teaching (ver. 2), or whether he is not now taking a wider view and including the whole of the disciple’s flock. It is impossible to determine this with certainty; and it is not a question of much moment. One thing is clear; viz., that the whole section is applicable to ministers throughout the Church in all ages; and the words under consideration seem to be well worthy of attention at the present time, when so many unworthy topics and so much unworthy language may be heard from the pulpit. One is inclined to think that if ministers always remembered that they were speaking “in the sight of God,” they would sometimes find other things to say, and other ways of saying them. We talk glibly enough of another man’s words and opinions, when he is not present. We may be entirely free from the smallest wish to misrepresent or exaggerate; but at the same time we speak with great freedom and almost without restraint. What a change comes over us, if, in the midst of our glib recital of his views and sayings, the man himself enters the room! At once we begin to measure our words and to speak with more caution. Our tone becomes less positive, and we have less confidence that we are justified in making sweeping statements on the subject. Ought not something of this circumspection and diffidence to be felt by those who take the responsibility of telling others about the mind of God? And if they remembered constantly that they speak “in the sight of the Lord,” this attitude of solemn circumspection would become habitual.
« Qu’on évite les disputes de mots. » L’esprit de controverse est une mauvaise chose en soi ; mais le mal s’aggrave quand l’objet de la controverse est une question de mots. La controverse est nécessaire ; mais c’est un mal nécessaire : et il a besoin de sonder son cœur, l’homme qui découvre qu’il y prend plaisir, et que parfois même il la provoque alors qu’on aurait pu facilement l’éviter. Mais le goût des disputes de mots est l’une des formes les plus basses que puisse prendre cette maladie. Les principes valent la peine qu’on lutte pour eux, quand l’opposition à ce que nous savons être juste et vrai est inévitable. Mais l’esprit querelleur au sujet des mots est presque la preuve que l’amour de soi a pris la place de l’amour de la vérité. Le coupeur de cheveux en quatre se querelle, non pour parvenir à la vérité, mais pour remporter une victoire dialectique. Peu lui importe ce qui est juste ou faux, pourvu qu’il sorte triomphant de la discussion. C’est pourquoi l’apôtre disait dans la première épître que le fruit naturel de ces disputes de mots est « l’envie, les querelles, les calomnies » (6.4). Elles sont une démonstration d’adresse où le but des adversaires n’est pas d’examiner, mais de confondre ; non d’éclairer, mais d’embrouiller. Et ici il dit qu’elles sont pires qu’inutiles. Elles « ne servent à rien » : au contraire, elles ne servent qu’« à la ruine de ceux qui écoutent ». Cette ruine ou ce renversement (καταστροφή) est exactement le contraire de ce que devrait produire une discussion chrétienne, à savoir l’édification ou la construction (οἰκοδομή). L’auditoire, au lieu d’être édifié dans la foi et dans les principes, se trouve désorienté et rabaissé. Il saisit la vérité moins fermement et lui porte une affection moins loyale. C’est comme si un bel objet, qu’ils apprenaient à comprendre et à admirer, avait été couvert de rayures par ceux qui se disputaient sur le sens et le rapport des détails. Ç’a été un procédé favori des hérétiques et des sceptiques de tous les temps que de chercher à provoquer une discussion sur des points où ils espèrent mettre un adversaire dans l’embarras. Leur but n’est pas d’affermir, mais d’ébranler ; non de dissiper les doutes, mais de les faire naître : c’est pourquoi nous voyons l’évêque Butler, dans son Mandement de Durham, recommander à son clergé d’éviter les discussions religieuses dans la conversation ordinaire, parce que l’habile auteur de difficultés trouvera des auditeurs empressés, tandis que celui qui y répond patiemment n’en trouvera pas. Disputer, c’est désavantager inutilement la vérité.“That they strive not about words.” The spirit of controversy is a bad thing in itself; but the evil is intensified when the subject of controversy is a question of words. Controversy is necessary; but it is a necessary evil: and that man has need of searchings of heart who finds that he enjoys it, and sometimes even provokes it, when it might easily have been avoided. But a fondness for strife about words is one of the lowest forms which the malady can take. Principles are things worth striving about, when opposition to what we know to be right and true is unavoidable. But disputatiousness about words is something like proof that love of self has taken the place of love of truth. The word-splitter wrangles, not for the sake of arriving at the truth, but for the sake of a dialectical victory. He cares little as to what is right or wrong, so long as he comes off triumphant in the argument. Hence the Apostle said in the first Epistle, that the natural fruit of these disputes about words is “envy, strife, and railings” (vi. 4). They are an exhibition of dexterity in which the object of the disputants is not to investigate, but to baffle; not to enlighten, but to perplex. And here he says that they are worse than worthless. They tend “to no profit:” on the contrary they tend “to the subverting of those who listen to them.” This subversion or overthrow (καταστροφή) is the exact opposite of what ought to be the result of Christian discussion, viz., edification or building up (οἰκοδομή). The audience, instead of being built up in faith and principle, find themselves bewildered and lowered. They have a less firm grasp of truth and a less loyal affection for it. It is as if some beautiful object, which they were learning to understand and admire, had been scored all over with marks by those who had been disputing as to the meaning and relation of the details. It has been a favourite device of the heretics and sceptics of all ages to endeavour to provoke a discussion on points about which they hope to place an opponent in a difficulty. Their object is not to settle, but to unsettle; not to clear up doubts but to create them: and hence we find Bishop Butler in his Durham Charge recommending his clergy to avoid religious discussions in general conversation, because the clever propounder of difficulties will find ready hearers, while the patient answerer of them will not do so. To dispute is to place truth at an unnecessary disadvantage.