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Chapala Theological Seminary La prédication narrativeNarrative Preaching

L'art du sermon-récit — Un cours en huit unitésThe Art of the Story Sermon — An Eight-Unit Course

Professeur : Dr Wayne Cook  ·  Directeur du séminaire : Dr Ted RogersProfessor: Dr. Wayne Cook  ·  Seminary Director: Dr. Ted Rogers
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Remarque : Les citations bibliques en français sont tirées de la version Louis Segond (1910) ; en anglais, de l'American Standard Version (1901) ; en espagnol, de la Reina-Valera 1909. Toutes trois sont dans le domaine public.Note: Scripture quotations are from the American Standard Version (1901) for English and the Reina-Valera 1909 for Spanish, both in the public domain.

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Unité un · Plaidoyer pour l'histoireUnit One · The Case for the Story

Pourquoi l'histoire ? Le fondement biblique de la prédication narrativeWhy Story? The Biblical Case for Narrative Preaching

Tous les prédicateurs évangéliques ont à cœur que leur sermon soit biblique. Beaucoup en concluent que la seule forme légitime est le message expositif — et trop souvent celui-ci arrive chargé d'explications et aussi sec que les ossements d'Ézéchiel. Mais considérez la prédication de Jésus. On pourrait difficilement dire qu'il ne prêchait pas la Parole de Dieu ; pourtant, il ne prêchait pas de messages expositifs. Il racontait surtout des histoires.All evangelical preachers are concerned to make the sermon biblical. Many conclude that the only legitimate form is the expository message — and too often it arrives loaded with explanation and as dry as Ezekiel's bones. But consider the preaching of Jesus. It would be hard to say He was not preaching the Word of God; yet He did not preach expository messages. He mostly told stories.

1.1 L'inquiétude du prédicateur face aux histoires1.1 The Preacher's Anxiety About Stories

On s'est toujours demandé si l'art de raconter convient au prédicateur. D'un côté, les gens écoutent et sont touchés — mais ils sont aussi divertis, et nous craignons qu'une assemblée divertie ne soit pas une assemblée nourrie. De l'autre côté, raconter des histoires n'est pas de la prédication expositive, et nous craignons que l'histoire n'ait pas de « viande », pas de nourriture solide. Certains traitent l'illustration comme un simple remplissage, un enrobage de sucre autour du vrai remède qu'est le sermon. Que devons-nous faire ? Avant de pouvoir construire un sermon-récit, il nous faut régler cette question de conscience, car un prédicateur qui croit en secret que les histoires sont un compromis n'en racontera jamais une bien.There has always been a question whether storytelling is valid for the preacher. On one side, people listen and are moved — but they are also entertained, and we worry that an entertained congregation is not a fed one. On the other side, storytelling is not expository preaching, and we fear the story has no "meat." Some treat the illustration as mere filler, a sugar coating around the real medicine of the sermon. What are we to do? Before we can build a story sermon, we have to settle this question of conscience, because a preacher who secretly believes stories are a compromise will never tell one well.

Ce débat n'est pas nouveau. Depuis que l'Église a des chaires, des hommes sérieux s'inquiètent qu'un sermon plein d'histoires soit un sermon vide de substance, et cette inquiétude n'est pas sotte — nous consacrerons plus loin une unité entière aux dangers réels qu'elle signale. Mais un danger dont on peut abuser n'est pas la même chose qu'une méthode à éviter. Le feu peut brûler la maison ou la réchauffer ; la solution n'est pas d'interdire le feu, mais d'apprendre à le manier. Il en est de même de l'histoire. La question qui se pose à nous n'est pas de savoir si les histoires peuvent être mal employées — tout peut l'être —, mais si, bien employée, l'histoire est un vase digne de porter la Parole de Dieu. À cette question, la pratique du Seigneur Jésus répond par un oui retentissant.This is not a new debate. Ever since the church had pulpits, earnest men have worried that a sermon full of stories is a sermon empty of substance, and the worry is not foolish — we will spend a whole later unit on the real dangers it points to. But a danger that can be abused is not the same as a method that must be avoided. Fire can burn the house or warm it; the answer is not to forbid fire but to learn to handle it. So it is with the story. The question before us is not whether stories can be misused — anything can — but whether, rightly used, the story is a fit vessel for the Word of God. To that question the practice of the Lord Jesus returns a thunderous yes.

Tout ce cours est la longue réponse. Mais il repose sur deux idées courtes, et si vous les saisissez, tout le reste en découle. Énonçons-les clairement, puis développons-les.This whole course is the long answer. But it rests on two short ideas, and if you grasp them, everything else follows. Let us state them plainly and then unfold them.

1.2 Première idée : l'histoire ne contient pas le message — l'histoire EST le message1.2 First Idea: The Story Does Not Contain the Message — the Story IS the Message

Il faut d'abord répondre à l'objection selon laquelle les histoires ne seraient « que du divertissement », et c'est la pratique de Jésus qui y répond. Si notre Seigneur prêchait parfois de façon plus directe, il racontait habituellement des histoires. Les évangélistes nous disent qu'« une grande foule l'écoutait avec plaisir » (Marc 12:37) et qu'« il ne lui parlait point sans parabole » (Matthieu 13:34). Ses histoires parlaient de personnes et de situations dans lesquelles son auditoire pouvait se reconnaître. L'histoire n'était pas un à-côté du message ; elle était le message de Dieu, saisissant et pertinent. L'illustration que nous sommes tentés d'appeler remplissage est en réalité le véhicule qui porte la vérité jusqu'au cœur.The objection that stories are "only entertainment" must be answered first, and it is answered by the practice of Jesus. While our Lord sometimes preached in a more direct way, He characteristically told stories. The Gospel writers tell us that "the common people heard him gladly" (Mark 12:37) and that "he did not say anything to them without using a parable" (Matthew 13:34). His stories were about people and situations His audience could see themselves inside. The story was not a sideline to the message; it was the message of God, gripping and relevant. The illustration we are tempted to call filler is, in fact, the vehicle that carries the truth into the heart.

Regardez Luc 15. On pose en quelque sorte à Jésus la question : « Comment est Dieu ? » Il ne répond pas par trois points sur l'état de perdition. Il raconte trois histoires — la brebis perdue, la drachme perdue et le fils perdu. Toutes trois font passer le même message : Dieu est celui qui cherche et qui ne se repose pas tant que ce qui était perdu n'est pas retrouvé. Jésus aurait pu donner un exposé sur la doctrine de la grâce divine. Au lieu de cela, il nous a donné un berger qui parcourt les collines, une femme qui allume une lampe et un père qui court sur la route. Si nous examinons honnêtement la prédication de Jésus, nous concluons qu'il était entièrement consacré à transmettre la vérité de Dieu — et qu'il le faisait principalement par des histoires. L'histoire n'était pas sa manière de décorer le message. L'histoire était sa manière de le transmettre.Look at Luke 15. Jesus is, in effect, asked the question, "What is God like?" He does not answer with three points about lostness. He tells three stories — the lost sheep, the lost coin, and the lost son. All three make the same point: God is a seeker who will not rest until the lost is found. Jesus could have given a lecture on the doctrine of divine grace. Instead He gave us a shepherd crossing the hills, a woman lighting a lamp, and a father running down a road. If we examine the preaching of Jesus honestly, we conclude that He was utterly committed to conveying the truth of God — and that He chiefly did it through stories. The story was not how He decorated the message. The story was how He delivered it.

Et Jésus n'était pas le premier. Les prophètes avant lui recouraient à l'histoire chaque fois que la parole directe avait échoué. Quand Ésaïe voulut dévoiler l'ingratitude d'une nation, il lui chanta un chant d'amour au sujet d'une vigne qui ne produisait que de mauvais raisins, et le peuple se pencha pour savourer le chant avant de comprendre qu'il parlait de lui (Ésaïe 5:1-7). Quand Jotham voulut reprendre les habitants de Sichem, il leur raconta une fable sur des arbres qui s'en allèrent oindre un roi (Juges 9:7-15). Ézéchiel reçut de Dieu lui-même l'ordre de présenter le message sous forme d'énigmes et de paraboles (Ézéchiel 17:2). Et de la Genèse à l'Apocalypse, la plus grande partie de la Bible n'est ni loi, ni doctrine, ni épître, mais récit — l'histoire est la forme même que Dieu a choisie pour donner la plus grande part de sa propre Parole. Le prédicateur qui remplit sa bouche d'histoires ne s'écarte pas des Écritures ; il les imite.Nor was Jesus the first. The prophets before Him reached for the story whenever the plain word had failed. When Isaiah wanted to expose a nation's ingratitude, he sang them a love song about a vineyard that yielded only wild grapes, and the people leaned in to enjoy the song before they realized it was about them (Isaiah 5:1–7). When Jotham wanted to rebuke the men of Shechem, he told them a fable about trees that went out to anoint a king (Judges 9:7–15). Ezekiel was commanded by God Himself to put the message in riddles and parables (Ezekiel 17:2). And from Genesis to Revelation, the largest part of the Bible is neither law nor doctrine nor epistle but narrative — story is the very form in which God chose to give the greater part of His own Word. The preacher who fills his mouth with story is not departing from the Scriptures; he is imitating them.

1.3 Deuxième idée : les faits peuvent convaincre l'esprit, mais une histoire touche le cœur1.3 Second Idea: The Facts May Convince the Mind, but a Story Moves the Heart

Le Seigneur envoya le prophète Nathan auprès du roi David après que David eut commis l'adultère, le meurtre, et le long mensonge qui les couvrait (2 Samuel 12:1-7). David cherchait à cacher son péché, et David détenait un pouvoir absolu — il aurait pu faire mettre à mort le pauvre prédicateur d'un seul mot. Nathan ne commença donc pas par l'accusation. Il raconta une histoire : un homme riche qui avait de nombreux troupeaux, et un pauvre qui n'avait qu'une petite brebis, sa bête familière, qui mangeait de son pain et dormait sur son sein ; et quand un voyageur arriva, le riche épargna ses propres troupeaux et prit la brebis du pauvre. La colère de David s'enflamma contre l'homme de l'histoire — et c'est seulement alors que Nathan dit : « Tu es cet homme-là ! » Dans cette image, Bath-Schéba est la belle petite brebis, David est l'homme riche aux nombreux moutons, et Urie est le pauvre qui n'en avait qu'une. Il ne suffisait pas d'exposer les faits à David ; il les connaissait déjà. Il fallait le persuader par le cœur.The Lord sent the prophet Nathan to King David after David had committed adultery, murder, and the long lie that covered them (2 Samuel 12:1–7). David was trying to hide his sin, and David held absolute power — he could have put the poor preacher to death with a word. So Nathan did not begin with the charge. He told a story: a rich man with many flocks, and a poor man with a single pet ewe lamb that ate from his plate and slept in his arms; and when a traveler came, the rich man spared his own flocks and took the poor man's lamb. David's anger blazed against the man in the story — and only then did Nathan say, "Thou art the man." In the picture, Bathsheba is the beautiful ewe lamb, David is the rich man with many sheep, and Uriah is the poor man who had only one. It was not enough to tell David the facts; he already knew the facts. He had to be persuaded through the heart.

Ce que fit Nathan porte un nom. Warren Wiersbe emprunte au domaine de la psychothérapie le mot « connexion » (en anglais « connecting ») pour décrire ce qui se passe quand on rapproche des choses qui semblaient jusque-là sans rapport, de sorte que l'auditeur acquiert un regard nouveau sur sa propre vie (Preaching and Teaching with Imagination). Le prédicateur ne peut pas être un simple canal qui déverse de l'information de son esprit dans l'esprit de ses auditeurs ; il doit entrer en connexion avec eux, et l'histoire est le moyen le plus sûr d'y parvenir. Hal Luccock l'a dit de façon mémorable : « Le but de la prédication n'est pas de faire voir aux gens des raisons, mais des visions » (In the Minister's Workshop). Les raisons informent l'esprit ; les visions poussent la personne tout entière à agir. L'histoire n'abandonne pas la vérité — elle fait passer la vérité au-delà de la porte gardée de l'intellect et la dépose dans le cœur, là où les décisions se prennent réellement.What Nathan did has a name. Warren Wiersbe borrows the word "connecting" from the field of psychotherapy to describe what happens when you put together things that previously seemed unrelated, so that the hearer gains a new insight into his own life (Preaching and Teaching with Imagination). The preacher cannot be a mere channel pouring information from his mind into the minds of his listeners; he must connect with them, and the story is the surest way to do it. Hal Luccock put it memorably: "The purpose of preaching is not to make people see reasons, but visions" (In the Minister's Workshop). Reasons inform the mind; visions move the whole person to act. The story does not abandon the truth — it carries the truth past the guarded gate of the intellect and sets it down in the heart, where decisions are actually made.

L'Écriture situe nos décisions les plus profondes non dans la tête, mais dans le cœur. L'homme est tel que sont les pensées de son cœur (Proverbes 23:7) ; du cœur viennent les sources de la vie (Proverbes 4:23) ; et c'est en croyant du cœur, dit Paul, qu'on parvient à la justice (Romains 10:10). Une vérité qui n'atteint que l'esprit s'est arrêtée sur le seuil de la maison ; elle n'est pas encore entrée dans la pièce où l'homme vit réellement. Voilà pourquoi le simple énoncé d'un fait change si souvent si peu de chose. David possédait déjà tous les faits de sa culpabilité ; ce qui lui manquait, c'était un moyen de la ressentir comme la sienne — et l'histoire le lui donna en une seule phrase. Le prédicateur qui ne fait qu'informer laisse ses auditeurs exactement là où le prophète a refusé de laisser le roi.Scripture locates our deepest decisions not in the head but in the heart. As a man thinks in his heart, so is he (Proverbs 23:7); out of the heart are the issues of life (Proverbs 4:23); and it is with the heart, Paul says, that man believes unto righteousness (Romans 10:10). A truth that reaches only the mind has stopped on the doorstep of the house; it has not yet entered the room where the man actually lives. This is why the bare statement of a fact so often changes nothing. David already possessed every fact of his guilt; what he lacked was a way to feel it as his own — and the story gave him that in a single sentence. The preacher who only informs is leaving his hearers exactly where the prophet refused to leave the king.

1.4 Ce que confirme la recherche1.4 What the Research Confirms

Ce n'est pas seulement une observation théologique ; c'est une observation mesurable. Rudolph Flesch a étudié ce qui rend un texte intéressant et a relevé deux facteurs qui dominent tous les autres. Le premier est l'emploi de mots personnels — je, nous, vous, et des noms de personnes comme Sally, Fred ou M. Johnson. Le second est le fait de raconter des histoires personnelles (cité dans Nash, The Christian Communicator's Handbook). La manière la plus simple de le dire est celle-ci : les gens aiment les histoires qui parlent de gens. Le nom abstrait glisse sur l'esprit ; la personne nommée entre droit dans l'imagination.This is not only a theological observation; it is a measurable one. Rudolph Flesch studied what makes writing interesting and identified two factors above the rest. The first is the use of personal words — I, we, you, and personal names like Sally, Fred, or Mr. Johnson. The second is the telling of personal stories (cited in Nash, The Christian Communicator's Handbook). The plainest way to say it is this: people like stories about people. The abstract noun glances off the mind; the named person walks straight into the imagination.

J'ai eu un jour l'occasion d'inviter un prédicateur dans notre église. Il était connu de tous comme un prédicateur ennuyeux, et j'avoue que j'étais inquiet. Puis j'ai eu une idée : je lui ai simplement demandé de raconter son témoignage. Il s'est levé et a parlé, et il était vivant et intéressant — le même homme. Je l'ai entendu depuis tenter un sermon traditionnel, et presque tout le monde avait le regard vide. Quelle était la différence ? C'était la puissance de l'histoire. Rien n'avait changé chez l'homme ; seule la forme de son message avait changé, et la forme a fait toute la différence.I once had the opportunity to bring a guest preacher to our church. He was widely known as a dull preacher, and I confess I was anxious. Then I had an inspiration: I asked him simply to tell his testimony. He stood up and spoke, and he was animated and interesting — the same man. I have since heard him attempt a traditional sermon, and almost everyone's eyes glazed over. What was the difference? It was the power of the story. Nothing about the man changed; only the form of his message changed, and the form made all the difference.

Demandez le lundi à un fidèle ordinaire de quoi parlait le sermon de dimanche dernier, et il vous donnera rarement la thèse ou les points. Il vous racontera l'histoire que le prédicateur a racontée. L'illustration n'est pas ce qu'il a oublié en chemin vers la vérité ; très souvent, c'est la seule chose qu'il a rapportée chez lui, et la vérité est rentrée avec lui, portée à l'intérieur de l'histoire. Ce n'est pas un défaut de l'auditeur à corriger, mais un trait de l'âme humaine à mettre à profit. Nous avons été faits pour nous souvenir en images et pour être touchés par des personnes, et le prédicateur sage travaille dans le sens du bois, avec les gens tels que Dieu les a réellement faits, et non contre eux.Ask the average churchgoer on Monday what last Sunday's sermon was about, and he will rarely give you the proposition or the points. He will tell you the story the preacher told. The illustration is not what he forgot on the way to the truth; very often it is the one thing he carried home, and the truth came home riding inside it. This is not a failure in the hearer to be corrected but a feature of the human soul to be used. We were made to remember in pictures and to be moved by persons, and the wise preacher works with the grain of the people God actually made rather than against it.

1.5 Jésus, le Maître conteur — et notre mandat1.5 Jesus the Master Storyteller — and Our Mandate

Nous revenons donc à notre point de départ. Jésus est le Maître conteur, et il est le modèle à l'aune duquel tout prédicateur est mesuré. Si le Fils de Dieu portait habituellement les vérités les plus profondes du ciel sur le dos d'une histoire de semeur, de pièce de monnaie ou de garçon égaré, alors le prédicateur qui méprise l'histoire s'est placé au-dessus de son Seigneur. La prédication narrative n'est pas une trahison de la prédication biblique ; c'est une forme biblique. Pour reprendre la règle que nous enseignons dans tout ce séminaire : tout sermon doit être biblique, mais tout sermon n'a pas besoin d'être expositif. Une histoire tirée fidèlement de la Parole, qui porte la vérité de Dieu jusqu'au cœur de l'auditeur, est aussi biblique que n'importe quelle exposition verset par verset jamais prêchée.So we return to where we began. Jesus is the Master Storyteller, and He is the model by which every preacher is measured. If the Son of God characteristically carried the deepest truths of heaven on the back of a story about a farmer, a coin, or a wayward boy, then the preacher who despises the story has set himself above his Lord. Narrative preaching is not a betrayal of biblical preaching; it is a biblical form. To borrow the rule we teach throughout this seminary: every sermon must be biblical, but not every sermon need be expository. A story drawn faithfully from the Word, carrying the truth of God into the heart of the hearer, is as biblical as any verse-by-verse exposition ever preached.

Réfléchissez à ce que cela signifie. Le Dieu qui aurait pu nous remettre une théologie systématique en propositions numérotées nous a plutôt donné une bibliothèque faite surtout d'histoires — un jardin, un déluge, une famille errante, un buisson ardent, une crèche, un tombeau vide. Il ne l'a pas fait parce que son peuple était trop simple pour la doctrine ; la même Bible contient l'épître aux Romains. Il l'a fait parce qu'il nous a créés, et qu'il sait que le cœur humain a été conçu pour être atteint par la porte de l'histoire. Quand un prédicateur apprend à bien raconter une histoire, il ne s'abaisse pas à une forme inférieure ; il prend en main l'instrument même que son Créateur a choisi. Il y a là une humilité, et une liberté. L'humilité, c'est que nos arguments les plus habiles ne sont pas ce que la chaire peut atteindre de plus haut. La liberté, c'est que le prédicateur le plus timide, qui ne gagnerait jamais un débat, peut tout de même tenir une assemblée en haleine avec une histoire bien racontée — et porter, ce faisant, la vérité de Dieu droit au cœur.Consider what this means. The God who could have handed us a systematic theology in numbered propositions instead gave us a library that is mostly story — a garden, a flood, a wandering family, a burning bush, a manger, an empty tomb. He did not do this because His people were too simple for doctrine; the same Bible contains Romans. He did it because He made us, and He knows that the human heart was built to be reached through the door of the story. When a preacher learns to tell a story well, he is not stooping to a lower form; he is taking up the very instrument his Maker chose. There is a humility in this, and a freedom. The humility is that our cleverest arguments are not the highest reach of the pulpit. The freedom is that the shyest preacher, who could never win a debate, can still sit a congregation on the edge of its seat with a tale well told — and carry the truth of God straight into the heart while he does it.

Une mise en garde, que les unités suivantes développeront : le mandat n'est pas une licence. L'histoire doit toujours porter la vérité de Dieu, jamais divertir pour le plaisir de divertir ; elle doit être honnête et de source sûre, jamais enjolivée ni volée ; elle doit servir le texte, jamais le remplacer. Tenez ensemble la liberté et la responsabilité, et vous serez prêt à apprendre le métier. Dans les unités à venir, nous étudierons comment les gens apprennent, les trois formes du sermon-récit, comment prêcher les récits de la Bible elle-même et ses personnages vivants, les paraboles du Maître, où trouver vos illustrations et comment les conserver, et enfin comment raconter une histoire pour qu'elle porte. Nous commençons, comme Jésus, par croire que l'histoire vaut la peine d'être racontée.A word of caution, which the later units will develop: the mandate is not a license. The story must always carry the truth of God, never entertain for its own sake; it must be honest and well-sourced, never embellished or stolen; it must serve the text, never replace it. Hold the freedom and the responsibility together, and you are ready to learn the craft. In the units ahead we will study how people learn, the three forms of the story sermon, how to preach the Bible's own narratives and its living characters, the parables of the Master, where to find and how to keep your illustrations, and finally how to tell a story so that it lands. We begin, as Jesus did, by believing that the story is worth telling.

Unité 1 — ÉvaluationUnit 1 — Assessment

Tous les étudiants : 20 questions à choix multiple. Diplôme associé, Th.M. et M.Div. : également 10 phrases à compléter (9 sur 10 pour réussir) ; pour le Certificat, elles servent seulement de révision. Les 10 mises en situation (dissertations) sont obligatoires pour le Th.M. et le M.Div., et facultatives pour le Certificat et le Diplôme associé (elles n'influent pas sur ces résultats).All students: 20 multiple-choice. Associate, Th.M. and M.Div.: also 10 fill-in-the-blank (9 of 10 to pass); for Certificate they are review only. The 10 essay scenarios are required for Th.M. and M.Div., and optional for Certificate and Associate (they do not affect those results).

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Unité 2 · Comment les gens reçoivent la véritéUnit Two · How People Receive Truth

Comment les gens apprennent & le cerveau droitHow People Learn & the Right Brain

Tenez-vous devant n'importe quelle assemblée, et vous parlez à plus d'un genre d'esprit. Certains auditeurs suivent un raisonnement comme on monte un escalier ; d'autres ne s'éveillent vraiment que lorsque vous leur montrez une image. Le prédicateur qui ne sait qu'argumenter n'atteint que la moitié de la salle. Avant d'aborder les formes du sermon-récit, nous devons comprendre comment les gens reçoivent réellement la vérité, et pourquoi l'imagination n'est pas l'ennemie de l'intelligence, mais sa partenaire.Stand before any congregation and you are speaking to more than one kind of mind. Some hearers follow a chain of reasoning like a staircase; others never come alive until you show them a picture. The preacher who knows only how to argue reaches only half the room. Before we take up the forms of the story sermon, we must understand how people actually receive truth — and why the imagination is not the enemy of the intellect but its partner.

2.1 Trois manières d'apprendre2.1 Three Ways People Learn

Les gens ne reçoivent pas tous la vérité de la même manière. À la suite de l'observation de Salomon, nous pouvons parler d'au moins trois manières d'apprendre, et le prédicateur sage apprend à se servir des trois.People do not all take in truth the same way. Following Solomon's observation, we may speak of at least three ways that people learn, and the wise preacher learns to use all three.

Premièrement, la méthode en prose. C'est l'apprentissage par des résumés développés logiquement, organisés de façon systématique et séquentielle : des leçons tirées dans l'ordre à partir d'événements, d'informations et de données. C'est la méthode la plus souvent employée dans la prédication : la proposition énoncée, les divisions numérotées, la marche ordonnée d'un point à l'autre. Elle n'a rien de mauvais, et une grande partie de ce que ce séminaire enseigne dans son cours de prédication vise à bien la pratiquer. Mais elle comporte un danger caché. L'information peut être transmise sans jamais être reçue. Les mots sortent de la bouche du prédicateur, ils entrent même dans l'oreille de l'auditeur, et pourtant ils ne se logent jamais dans le cœur. Cette manière de prêcher suffirait parfaitement si chaque personne sur les bancs était Data, l'androïde de Star Trek, capable d'absorber un flot de faits comme un ordinateur télécharge un fichier. Mais les gens à qui nous prêchons ne sont pas des ordinateurs. Ce sont des êtres humains fatigués, distraits, endeuillés, pleins d'espérance, et une liste de propositions vraies glisse sur eux comme l'eau sur une vitre. La méthode en prose est nécessaire ; simplement, elle ne suffit pas à elle seule.First, the prose method. This is learning by logically developed, systematically and sequentially outlined summaries — lessons drawn in order from events, information, and data. It is the method most often used in preaching: the stated proposition, the numbered divisions, the orderly march from point to point. There is nothing wrong with it, and much of what this seminary teaches in its preaching course is devoted to doing it well. But it carries a hidden danger. Information may be conveyed without ever being received. The words leave the preacher's mouth, they even enter the hearer's ear, and yet they never lodge in the heart. This way of preaching would be perfectly sufficient if every person in the pew were Data, the android from Star Trek, able to absorb a stream of facts the way a computer downloads a file. But the people we preach to are not computers. They are tired, distracted, grieving, hoping human beings, and a list of true propositions slides off them like water off glass. The prose method is necessary; it is simply not, by itself, enough.

Deuxièmement, la méthode visuelle. C'est l'apprentissage par ce que l'œil peut voir : le théâtre, les images, le mouvement, la parabole jouée. La Willow Creek Community Church a bâti une grande partie de son ministère sur l'usage hebdomadaire du théâtre, en plaçant une scène devant l'assemblée afin que la vérité puisse être vue avant d'être expliquée. L'œil est une porte vers le cœur que l'oreille ne peut pas toujours ouvrir. Quand le prophète Ézéchiel restait couché sur le côté devant une maquette de Jérusalem assiégée, quand Jérémie brisait le vase du potier dans la vallée, quand Jésus prit un petit enfant et le plaça au milieu d'eux, la vérité était enseignée à l'œil. Le prédicateur qui sait peindre une image avec des mots se sert de cette même porte.Second, the visual method. This is learning by what the eye can see — drama, pictures, movement, the acted parable. Willow Creek Community Church built much of its ministry on the weekly use of drama, setting a scene before the congregation so the truth could be watched before it was explained. The eye is a door into the heart that the ear cannot always open. When the prophet Ezekiel lay on his side before a model of besieged Jerusalem, when Jeremiah smashed the potter's jar in the valley, when Jesus took a little child and set him in the midst, truth was being taught to the eye. The preacher who can paint a picture in words is using this same door.

Troisièmement, la méthode du récit. C'est l'apprentissage par les symboles : l'image, le récit, la représentation concrète servent de véhicule pour porter les idées, les notions, les faits et les informations jusque dans l'âme. Nous semblons absorber et assimiler la vérité bien mieux par les symboles que par la simple prose qui se contente d'énoncer les faits. Ce n'est pas un pis-aller pour remplacer l'argumentation, une concession faite aux gens simples. Pour la plupart des gens, la plupart du temps, l'histoire est le chemin le plus efficace vers le cœur, et c'est précisément pourquoi notre Seigneur l'a emprunté plus que tout autre. Le prédicateur sage ne choisira pas l'une de ces trois méthodes en méprisant les autres. Il apprendra à atteindre l'auditeur logique, l'auditeur qui regarde et l'auditeur façonné par les histoires dans un seul et même message.Third, the story method. This is learning through symbols — using the image, the narrative, the concrete picture as the vehicle that carries ideas, concepts, facts, and information into the soul. We seem to absorb and assimilate truth far better through symbols than through the bare prose that only states the facts. This is not a third-rate substitute for argument, a concession to the simple. For most people, most of the time, the story is the most effective road into the heart — which is exactly why it was the road our Lord traveled most. The wise preacher will not choose one of these three methods and despise the others. He will learn to reach the logical hearer and the watching hearer and the story-shaped hearer in the very same message.

Remarquez que notre Seigneur a employé les trois. Il a raisonné : Il a réduit les sadducéens au silence par un argument serré au sujet du Dieu des vivants (Matthieu 22:31–32). Il a enseigné à l'œil : Il a pris du pain, une coupe et un bassin d'eau, et Il a rendu la vérité visible. Et sans cesse, Il a raconté des histoires. Il n'a pas classé les méthodes et ne s'est pas excusé de la plus humble ; Il a employé celle qui porterait la vérité dans un cœur particulier, un jour particulier. Le prédicateur qui ne maîtrise qu'une seule méthode a rétréci la porte par laquelle l'Évangile peut atteindre son peuple. Le prédicateur qui apprend les trois l'a élargie.Notice that our Lord used all three. He reasoned — He silenced the Sadducees with a tight argument about the God of the living (Matthew 22:31–32). He taught the eye — He took bread and a cup and a basin of water and made the truth visible. And again and again He told stories. He did not rank the methods or apologize for the humblest; He used whichever one would carry the truth into a particular heart on a particular day. The preacher who masters only one method has narrowed the gate through which the gospel may reach his people. The preacher who learns all three has widened it.

2.2 Les deux hémisphères2.2 The Two Hemispheres

L'enseignement de cette section est une contribution d'Andi Cook.The teaching in this section is the contributed work of Andi Cook.

Au cours des dernières décennies, une manière de décrire l'esprit est devenue très connue : la théorie du cerveau « droit » et du cerveau « gauche ». De façon générale, chaque moitié du cerveau tend à se spécialiser dans certains types de tâches. Le cerveau gauche est le côté logique et analytique : le cerveau du scientifique et de l'architecte, le cerveau du plan, du syllogisme, de l'argumentation rigoureuse. Le cerveau droit est le côté créatif : le cerveau du peintre, du musicien et du poète, le cerveau de l'image, de la couleur et de la métaphore. Il ne faut pas pousser la science plus loin qu'elle ne le permet ; mais comme manière de se représenter deux capacités réelles présentes en chaque personne, cette théorie est éclairante et utile. La plupart d'entre nous penchent d'un côté, et, voici ce qui importe pour les prédicateurs, la plupart des prédications penchent fortement vers la gauche. Elles définissent, elles divisent, elles prouvent. Pendant ce temps, les gens qui sont devant nous ont été créés avec les deux hémisphères, et l'Évangile s'adresse à la personne tout entière. Un sermon qui ne parle qu'à la moitié analytique d'un homme et ne frappe jamais à la porte de son imagination laisse la moitié de cet homme intacte.In recent decades a way of describing the mind has become widely known: the theory of the "right" and the "left" brain. Generally speaking, each half of the brain tends to specialize in particular kinds of tasks. The left brain is the logical and analytical side — the brain of the scientist and the architect, the brain of the outline, the syllogism, the careful argument. The right brain is the creative side — the brain of the painter, the musician, and the poet, the brain of image, color, and metaphor. We need not press the science further than it will bear; as a way of picturing two real capacities in every person, it is illuminating and useful. Most of us lean to one side, and — here is the point for preachers — most preaching leans hard to the left. It defines, it divides, it proves. Meanwhile the people in front of us were made with both hemispheres, and the gospel is addressed to the whole person. A sermon that speaks only to the analytical half of a man and never knocks on the door of his imagination has left half of him untouched.

Imaginez deux personnes sur le même banc. L'un est ingénieur ; il veut que l'argument tienne, que les chiffres concordent, que les étapes se suivent dans l'ordre, et si vous lui donnez cela, il est satisfait. À côté de lui est assise une artiste ; l'argument peut être impeccable et la laisser froide, mais qu'une seule image vraie accroche la lumière, et ses yeux se remplissent de larmes ; elle emportera cette image chez elle et en vivra pendant un an. Tous deux sont venus entendre Dieu. Un sermon construit uniquement pour l'ingénieur laisse l'artiste affamée sur son siège ; un sermon construit uniquement pour l'artiste laisse l'ingénieur non convaincu. Le prédicateur est envoyé pour les nourrir tous les deux à la même table.Picture two people in the same pew. One is an engineer; he wants the argument to hold, the numbers to add up, the steps to follow in order, and if you give him that he is satisfied. Beside him sits an artist; the argument may be flawless and still leave her cold, but let one true image catch the light and her eyes fill, and she will carry that picture home and live by it for a year. Both came to hear from God. A sermon built only for the engineer leaves the artist starving in her seat; a sermon built only for the artist leaves the engineer unconvinced. The preacher is sent to feed them both at one table.

2.3 Deux plans tirés d'un même passage2.3 Two Outlines from One Passage

À partir d'un seul passage de l'Écriture, nous pouvons construire deux plans très différents, et les voir côte à côte rend la leçon concrète. Prenons Matthieu 14:22–33 : Jésus marchant sur les eaux, et Pierre qui s'enfonce. Un plan cerveau gauche organise simplement l'information. Il énumère ce que Jésus a fait (Il a obligé les disciples à monter dans la barque, les a envoyés sur l'autre rive, a renvoyé la foule, est monté sur la montagne pour prier, et est venu vers eux sur les eaux), puis ce que les disciples ont fait, puis ce que Pierre a fait, et ainsi de suite : un inventaire ordonné des faits du texte. Warren Wiersbe donne précisément un plan de ce genre pour ce passage. Il n'a rien de faux. Mais au Moyen Âge, ce type de plan divisé à l'infini était le sermon typique, et l'on peut encore entendre ses descendants aujourd'hui ; or, en vérité, prêcher, c'est plus que réciter dans l'ordre les faits d'un passage. Cela implique l'imagination, l'interprétation et l'application.From a single passage of Scripture we can build two very different outlines, and seeing them side by side makes the lesson concrete. Take Matthew 14:22–33 — Jesus walking on the water, and Peter sinking. A left-brain outline simply organizes the information. It lists what Jesus did (He made the disciples get into the boat, sent them to the other side, dismissed the crowd, went up the mountain to pray, and came to them on the water), then what the disciples did, then what Peter did, and so on — an orderly inventory of the facts of the text. Warren Wiersbe gives exactly such an outline of this passage. There is nothing false in it. But during the Middle Ages this kind of endlessly divided outline was the typical sermon, and you can still hear its descendants today, and the truth is that preaching is more than reciting the facts of a passage in order. It involves imagination, interpretation, and application.

Avec très peu d'effort, le même passage donne un plan à mots-clés plus « prêchable ». Le sujet pourrait être les actions du Christ dans nos vies, et les divisions deviennent : Jésus commande nos vies, alors obéissons-lui ; Jésus contrôle nos circonstances, alors faisons-lui confiance ; Jésus calme nos craintes, alors adorons-le (Wiersbe). C'est un bon plan, bien meilleur que le simple inventaire, parce qu'il est passé de l'information à l'application ; il dit à l'auditeur non seulement ce qui s'est passé sur le lac, mais ce qu'il doit faire le lundi. Et pourtant, c'est la porte que cette unité veut ouvrir, la prédication peut être encore plus que trois points bien tournés et allitérés.With very little effort the same passage yields a more "preachable" keyword outline. The subject might be the activities of Christ in our lives, and the divisions become: Jesus commands our lives — so obey Him; Jesus controls our circumstances — so trust Him; Jesus calms our fears — so worship Him (Wiersbe). That is a good outline, and far better than the bare inventory, because it has moved from information to application; it tells the hearer not only what happened on the lake but what to do on Monday. And yet — this is the door this unit wants to open — preaching can be more even than three well-turned, alliterated points.

La différence entre les deux plans n'est pas que l'un est vrai et l'autre faux ; tous deux sont tirés des mêmes versets. La différence, c'est ce que chacun produit chez l'auditeur. L'inventaire l'informe : il repart en connaissant l'ordre des événements sur le lac. Le plan à mots-clés l'instruit : il repart en sachant quoi faire. Mais aucun des deux ne lui fait encore sentir le vent, ni le tangage de la barque, ni l'étreinte glacée de la peur quand l'eau monta au-dessus des genoux de Pierre. C'est là l'œuvre réservée à l'image, et c'est vers l'image que nous nous tournons maintenant.The difference between the two outlines is not that one is true and the other false; both are drawn from the same verses. The difference is what each one does to the hearer. The inventory informs him: he leaves knowing the order of events on the lake. The keyword outline instructs him: he leaves knowing what to do. But neither yet makes him feel the wind, or the lurch of the boat, or the cold grip of fear as the water closed over Peter's knees. That is the work reserved for the picture — and to the picture we now turn.

2.4 La métaphore directrice2.4 The Controlling Metaphor

Le sommet du sermon « cerveau droit », c'est la métaphore directrice. Ici, l'imagination fouille le passage non pour y trouver davantage de faits à énumérer, mais pour y trouver la relation unique, l'image unique, qui révèle la vérité d'une manière neuve et saisissante. Pour Matthieu 14, les possibilités sont nombreuses : « les tempêtes de la vie », « les expériences de Pierre dans la barque », « détourner les yeux de Jésus », « une foi mise à l'épreuve ». Le conseil de Wiersbe est précis : « Décidez d'abord de la métaphore (ou du symbole) dominante qui dirigera le développement du message. » Remarquez le verbe diriger. Une fois la métaphore choisie, elle gouverne tout ce qui suit : l'introduction pose l'image, la progression la développe, les illustrations l'alimentent, et la conclusion la fait pénétrer. Le sermon n'est plus une liste tenue ensemble par des numéros ; c'est une seule image tenue ensemble par sa propre vie intérieure.The highest reach of the right-brain sermon is the controlling metaphor. Here the imagination searches the passage not for more facts to list but for the one relationship, the one picture, that reveals the truth in a fresh and arresting way. For Matthew 14 the possibilities are many: "the storms of life," "Peter's boat experiences," "taking your eyes off Jesus," "a tested faith." Wiersbe's counsel is exact: "First, decide on the overriding metaphor (or symbol) that will control the development of the message." Notice the word control. Once the metaphor is chosen, it governs everything that follows — the introduction sets the picture, the movement develops it, the illustrations feed it, and the conclusion brings it home. The sermon is no longer a list held together by a number; it is a single image held together by its own inner life.

La méthode ne se limite pas à un seul texte. Voyez comment une seule métaphore ouvre un passage. Échapper à la tentation, c'est comme échapper à un incendie qui fait rage, et « avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir » (1 Corinthiens 10:13). Prendre une décision, c'est comme se tenir devant une clôture et choisir son côté (Deutéronome 30, où Moïse met devant le peuple la vie et la mort). Faire confiance à Dieu, c'est comme faire confiance à un ordinateur que l'on ne comprend pas entièrement mais sur lequel on compte chaque jour (Exode 3–4, où Moïse discute avec le Dieu qui vient de lui dire quoi faire). Affronter le découragement, c'est comme gravir une montagne si raide qu'on n'en voit pas le sommet (Romains 8:26 et suiv., où l'Esprit nous aide dans notre faiblesse). Dans chaque cas, la métaphore accomplit en un instant ce qu'une page d'explication ne pourrait pas faire : elle permet à l'auditeur de voir la vérité. Et parfois, le sermon « cerveau droit » n'aura aucun plan conventionnel : la métaphore elle-même, ou l'histoire elle-même, court de la première phrase à la dernière. Nous traiterons pleinement ce point lorsque nous arriverons aux trois formes du sermon-récit.The method is not limited to one text. Watch how a single metaphor cracks a passage open. Escaping temptation is like escaping a raging fire — and "God will provide a way of escape" (1 Corinthians 10:13). Decision-making is like standing at a fence and choosing a side (Deuteronomy 30, where Moses sets life and death before the people). Trusting God is like trusting a computer you do not fully understand but rely on every day (Exodus 3–4, where Moses argues with the God who has just told him what to do). Facing discouragement is like climbing a mountain so steep you cannot see the top (Romans 8:26ff, where the Spirit helps us in our weakness). In each case the metaphor accomplishes in an instant what a page of explanation could not: it lets the hearer see the truth. And sometimes the right-brain sermon will carry no conventional outline at all — the metaphor itself, or the story itself, runs from the first sentence to the last. We will take that up fully when we come to the three forms of the story sermon.

Une mise en garde s'impose ici, et l'unité consacrée plus loin aux dangers de l'histoire y insistera davantage. La métaphore directrice doit jaillir du texte, et non être plaquée sur lui. Une image habile qui tord le passage pour qu'il s'y ajuste est pire que pas d'image du tout, car elle prêche l'ingéniosité du prédicateur au lieu de la Parole de Dieu. Mettez chaque métaphore à l'épreuve en vous demandant si elle dit la vérité sur le texte. « Détourner les yeux de Jésus » appartient réellement à Matthieu 14, car c'est précisément ce qui a fait couler Pierre. Imposez une image à la mode à un passage qui ne peut pas la porter, et vous aurez quitté le cerveau droit pour le mauvais côté.One caution belongs here, and the later unit on the dangers of the story will press it harder. The controlling metaphor must rise out of the text, not be dropped on top of it. A clever picture that twists the passage to fit is worse than no picture at all, for it preaches the preacher's ingenuity instead of God's Word. Test every metaphor by asking whether it tells the truth about the text. "Taking your eyes off Jesus" genuinely belongs to Matthew 14, because that is precisely what sank Peter. Force a fashionable image onto a passage that will not bear it, and you have left the right brain and entered the wrong one.

2.5 Prêcher à la personne tout entière2.5 Preaching to the Whole Person

N'entendez pas cette unité comme un appel à abandonner le sermon logique. Le cerveau gauche, lui aussi, est un don de Dieu. La division soignée, l'argument honnête, le plan bien construit ne sont pas les ennemis de l'Évangile, et le prédicateur qui les rejette au nom de l'imagination finira bientôt par raconter de charmantes histoires qui ne signifient rien. Le danger n'a jamais été d'utiliser les dons analytiques ; le danger est de s'arrêter là, de s'adresser à la moitié raisonnante d'une personne sans jamais atteindre la moitié où vivent réellement ses amours, ses craintes et ses décisions. Jésus atteignait les deux. En une seule semaine, Il pouvait raisonner avec un docteur de la loi au sujet du plus grand commandement, et raconter à ce même docteur de la loi l'histoire d'un homme qui descendait à Jéricho. Le but du prédicateur, c'est la personne tout entière : un sermon que l'esprit peut suivre et que le cœur peut ressentir, un sermon à la fois vrai et inoubliable. Dans l'unité suivante, nous passerons du pourquoi l'histoire est efficace au comment se construit le sermon-récit, et nous découvrirons ses trois formes classiques.Do not hear this unit as a call to abandon the logical sermon. The left brain is God's gift too. The careful division, the honest argument, the well-built outline are not the enemies of the gospel, and a preacher who throws them away in the name of imagination will soon be telling charming stories that mean nothing. The danger was never in using the analytical gifts; the danger is in stopping there — in addressing the reasoning half of a person and never reaching the half where his loves and his fears and his decisions actually live. Jesus reached both. In a single week He could reason with a lawyer over the greatest commandment and tell that same lawyer the story of a man going down to Jericho. The preacher's aim is the whole person: a sermon the mind can follow and the heart can feel, a sermon that is both true and unforgettable. In the next unit we turn from why the story works to how the story sermon is built — and we will meet its three classic forms.

Unité 2 — ÉvaluationUnit 2 — Assessment

Tous les étudiants : 20 questions à choix multiple. Diplôme associé en théologie, Th.M. et M.Div. : également 10 phrases à compléter (9 sur 10 pour réussir) ; pour le Certificat de ministère, elles servent seulement de révision. Les 10 sujets de dissertation sont obligatoires pour le Th.M. et le M.Div., et facultatifs pour le Certificat de ministère et le Diplôme associé en théologie (ils n'influent pas sur ces résultats).All students: 20 multiple-choice. Associate, Th.M. and M.Div.: also 10 fill-in-the-blank (9 of 10 to pass); for Certificate they are review only. The 10 essay scenarios are required for Th.M. and M.Div., and optional for Certificate and Associate (they do not affect those results).

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Unité trois · L'architecture du sermon-récitUnit Three · The Architecture of the Story Sermon

Les trois formes du sermon-récitThe Three Forms of the Story Sermon

Lorsqu'un homme entreprend de prêcher un sermon-récit, la première question qu'il se pose est généralement la mauvaise. Il se demande : « Dois-je avoir un plan ou non ? » — comme si c'était là la grande ligne de partage. Ce n'est pas le cas. Des sermons-récits avec plan et des sermons-récits sans plan ont été prêchés avec puissance, les uns comme les autres. La vraie question se situe plus profondément : comment l'histoire et la vérité seront-elles unies ? Il existe trois réponses classiques — trois formes que peut prendre le sermon-récit — et les apprendre, c'est apprendre l'architecture de la prédication narrative.When a man sets out to preach a story sermon, the first question he usually asks is the wrong one. He asks, "Should I have an outline or not?" — as though that were the great divide. It is not. Outlined story sermons and outline-free story sermons have both been preached with power. The real question lies deeper: how will the story and the truth be joined? There are three classic answers — three forms the story sermon may take — and to learn them is to learn the architecture of narrative preaching.

3.1 Avec ou sans plan ?3.1 Outline or No Outline?

Les deux ont bien servi l'Église. Le sermon traditionnel accroche ses histoires à une charpente de points numérotés ; le sermon-récit pur peut ne porter aucune charpente visible — et pourtant lui aussi est construit, car toute bonne histoire a une forme : une tension qui monte, un retournement, un atterrissage. Martin Thielen nous rappelle que « la prédication ne concerne pas, en définitive, les points d'un plan, mais le fait d'aider les gens à entrer en contact avec Dieu ». Voilà la parole qui libère, et tout prédicateur enchaîné à ses trois points a besoin de l'entendre : le plan n'a jamais été l'essentiel. La rencontre a toujours été l'essentiel.Both have served the church well. The traditional sermon hangs its stories on a frame of numbered points; the pure story sermon may carry no visible frame at all — and yet it too is built, for every good story has a shape: a rising tension, a turn, a landing. Martin Thielen reminds us that "preaching is ultimately not about points on an outline but about helping people make contact with God." That is the liberating word, and every preacher chained to his three points needs to hear it: the outline was never the point. The encounter was always the point.

Mais comprenez bien Thielen. Il n'abolit pas la structure ; il la détrône. Un sermon sans aucune structure n'est pas un sermon-récit ; c'est un discours décousu, et un discours décousu n'a jamais aidé personne à rencontrer Dieu. Ce que nous allons apprendre, ce sont trois structures — trois manières disciplinées d'unir l'histoire à la vérité. Même la forme qui n'utilise pas de points est une forme. Abandonnez donc la fausse inquiétude au sujet des plans, et prenez à sa place la meilleure question : de ces trois formes, laquelle ce texte, cette vérité et ces personnes exigent-ils ? Solomon nous présente les trois, et nous les examinerons tour à tour.But hear Thielen rightly. He is not abolishing structure; he is dethroning it. A sermon with no structure at all is not a story sermon; it is a ramble, and a ramble has never helped anyone meet God. What we are about to learn are three structures — three disciplined ways of joining the story to the truth. Even the form that uses no points is a form. So lay down the false anxiety about outlines, and take up the better question in its place: of these three forms, which one does this text, this truth, and these people require? Solomon sets the three before us, and we will take them in turn.

3.2 Le sermon-récit déductif — le point, puis l'histoire3.2 The Deductive Story Sermon — Point, Then Story

La première forme est celle avec laquelle la plupart d'entre nous avons grandi. Dans le sermon-récit déductif, le prédicateur énonce d'abord ses points, puis raconte des histoires qui servent d'exemples, d'études de cas ou de preuves pour chaque point. La proposition est annoncée ; les divisions sont exposées ; et sous chaque division, l'histoire fait son œuvre en rendant la vérité vivante et crédible. C'est la forme que produit la méthode WiseSpeak lorsque son plan par mots-clés est revêtu d'illustrations : Jésus apaise nos craintes — alors faites-lui confiance — et voici l'histoire de la veuve qui a appris à faire exactement cela.The first form is the one most of us were raised on. In the deductive story sermon the preacher states his points first, and then tells stories that serve as instances, case studies, or proofs of each point. The proposition is announced; the divisions are laid out; and under each division the story does its work of making the truth vivid and believable. This is the form the WiseSpeak method produces when its keyword outline is clothed with illustrations: Jesus calms our fears — so trust Him — and here is the story of the widow who learned to do exactly that.

La forme déductive a de réelles forces. Elle est claire ; l'auditeur sait toujours où il en est et où il va. Elle enseigne bien, parce que la vérité est nommée clairement, puis fixée solidement par une image. Et elle est sûre — le point peut difficilement être manqué quand il a déjà été prononcé à haute voix. Pour l'instruction, pour l'édification patiente de la doctrine, pour l'auditeur qui a besoin qu'on lui remette la vérité en mots simples, le sermon déductif est un serviteur honnête et excellent. Mais il comporte une tentation discrète, celle-là même contre laquelle l'unité 1 nous a mis en garde. Une fois le point annoncé, l'histoire peut se réduire à un simple remplissage — une décoration accrochée à une vérité déjà livrée, un sucre mélangé à un remède déjà avalé. Le remède consiste à se rappeler, même ici, que l'histoire n'est pas l'illustration du message, mais son véhicule : le lieu où la vérité entre réellement dans le cœur. Prêchez librement le sermon déductif, mais faites en sorte que l'histoire porte du poids et ne soit pas un simple ornement.The deductive form has real strengths. It is clear; the hearer always knows where he is and where he is going. It teaches well, because the truth is named plainly and then nailed down with a picture. And it is safe — the point can hardly be missed when it has already been spoken aloud. For instruction, for the patient building of doctrine, for the hearer who needs the truth handed to him in plain words, the deductive sermon is an honest and excellent servant. But it carries a quiet temptation, the very one Unit 1 warned against. Once the point has been announced, the story can shrink into mere filler — a decoration hung on a truth already delivered, a sweetener stirred into medicine that was already swallowed. The cure is to remember, even here, that the story is not the illustration of the message but the vehicle for it: the place where the truth actually enters the heart. Preach the deductive sermon freely, but let the story carry weight and not merely ornament.

Ne laissez pas ces avertissements vous faire mépriser cette vieille forme honnête. Une grande partie de la meilleure prédication de l'histoire de l'Église a été déductive, et il y a des vérités que les gens ont tout simplement besoin d'entendre énoncées, et non glissées en contrebande. Quand une assemblée est malmenée par un faux enseignement, elle n'a pas besoin d'une histoire subtile qui la laisse dans le doute ; elle a besoin que la vérité soit nommée, défendue et illustrée jusqu'à ce qu'elle se dresse comme un mur. Le sermon déductif construit ce mur. Sa simplicité n'est pas une faiblesse, mais une miséricorde envers l'auditeur qui est venu, fatigué et troublé, ne demandant qu'une chose : qu'on lui dise clairement ce que Dieu a dit.Do not let the warnings make you despise this honest old form. A great deal of the best preaching in the history of the church has been deductive, and there are truths the people simply need stated, not smuggled. When a congregation is being battered by a false teaching, they do not need a subtle story that leaves them guessing; they need the truth named, defended, and illustrated until it stands like a wall. The deductive sermon builds that wall. Its plainness is not a weakness but a mercy to the hearer who has come, tired and confused, wanting only to be told plainly what God has said.

3.3 Le sermon-récit inductif — l'histoire, puis le point3.3 The Inductive Story Sermon — Story, Then Point

La deuxième forme inverse l'ordre et, en l'inversant, découvre une étrange puissance. Dans le sermon-récit inductif, le prédicateur raconte l'histoire sans dévoiler le point. Il laisse l'assemblée la surprendre comme en passant, y être entraînée, y prendre parti — et ce n'est qu'à la fin, parfois en une seule phrase, que le point arrive, et l'auditeur le découvre comme s'il l'avait pensé lui-même. Pourquoi cela fonctionne-t-il si bien ? Parce qu'un point imposé à un homme dès la porte d'entrée dresse ses défenses, mais un point qu'il découvre lui-même, il se l'approprie. Nous résistons quand on nous dit quoi penser ; nous ne pouvons pas résister à ce que nous avons vu de nos propres yeux.The second form reverses the order, and in reversing it discovers a strange power. In the inductive story sermon the preacher tells the story without giving away the point. He lets the congregation overhear it, be drawn into it, take sides in it — and only at the end, sometimes in a single sentence, does the point arrive, and the hearer discovers it as though he had thought of it himself. Why does this work so well? Because a point forced on a man at the front door raises his defenses, but a point he discovers for himself he owns. We resist being told; we cannot resist what we have seen with our own eyes.

C'est la méthode de Nathan, l'exemple le plus pur de toute la Bible. Il n'a pas commencé par : « Toi, ô roi, tu es un adultère et un meurtrier. » Il a commencé ainsi : « Il y avait dans une ville deux hommes, l'un riche et l'autre pauvre. » La colère de David s'enflamma contre l'homme riche de l'histoire ; le roi prononça son jugement — et alors le piège se referma : « Tu es cet homme-là ! » La vérité qui aurait été repoussée comme une accusation porta coup comme un verdict que le roi avait prononcé contre lui-même. Ésaïe fit de même avec son cantique de la vigne : le peuple appréciait la musique jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il était lui-même la vigne. Voilà pourquoi on a parfois dit de la prédication inductive qu'elle laisse les gens « surprendre » l'Évangile, comme une conversation entendue par hasard — ils écoutent librement, parce qu'ils ne savent pas encore qu'il les vise.This is the method of Nathan, the purest example in all the Bible. He did not begin, "You, O king, are an adulterer and a murderer." He began, "There were two men in a certain city, the one rich and the other poor." David's anger blazed against the rich man of the story; the king passed judgment — and then the trap closed: "Thou art the man." The truth that would have been deflected as an accusation went home as a verdict the king had pronounced upon himself. Isaiah did the same with his vineyard song: the people enjoyed the music until they realized that they were the vineyard. This is why inductive preaching has sometimes been called letting people "overhear" the gospel — they listen freely because they do not yet know it is aimed at them.

C'est Fred Craddock qui, plus que quiconque au siècle dernier, a redécouvert cette méthode pour la chaire moderne et lui a donné un nom. Dans des livres aux titres comme As One Without Authority (« Comme quelqu'un qui n'a pas d'autorité ») et Overhearing the Gospel (« Entendre l'Évangile par-dessus l'épaule »), il soutenait que le prédicateur qui assène des conclusions du haut de sa chaire ne sera plus écouté par une génération qui se méfie de l'autorité, tandis que le prédicateur qui fait parcourir aux gens le même chemin de découverte qu'il a lui-même parcouru les entraînera avec lui. Le sermon inductif ne fait pas un cours du haut de la montagne ; il prend l'assemblée par la main au pied du sentier et grimpe à ses côtés, de sorte qu'ils atteignent ensemble le sommet et que la vue leur appartient parce qu'ils ont mérité l'ascension. Ce n'est pas une astuce psychologique ; c'est le respect de la manière dont Dieu a fait l'âme pour apprendre.It was Fred Craddock who, more than anyone in the last century, recovered this method for the modern pulpit and gave it a name. In books with titles like As One Without Authority and Overhearing the Gospel, he argued that the preacher who hands down conclusions from on high will be tuned out by a generation that distrusts authority, while the preacher who walks the people through the same path of discovery he himself walked will carry them with him. The inductive sermon does not lecture from the mountaintop; it takes the congregation by the hand at the foot of the trail and climbs alongside them, so that they reach the summit together and the view is theirs because they earned the climb. This is not a trick of psychology; it is respect for the way God made the soul to learn.

La forme inductive n'interdit pas les points — un prédicateur peut enchaîner une série d'histoires inductives, chacune produisant sa propre découverte — mais son génie, c'est la conclusion retenue, la vérité qui se lève comme l'aube plutôt que la vérité qu'on déverse. Et son danger est le reflet exact de celui de la forme déductive. Là où la forme déductive risque un point énoncé trop crûment, la forme inductive risque un point qui atterrit trop faiblement. La découverte doit réellement se faire ; si l'auditeur rentre chez lui sans savoir ce qu'il devait voir, le sermon a échoué malgré tout son art. Le prédicateur inductif habile fait confiance à son histoire pour accomplir ce travail patient — mais il veille à ce que, à la fin, la foudre tombe.The inductive form does not forbid points — a preacher may string together a series of inductive stories, each yielding its own discovery — but its genius is the withheld conclusion, the truth that dawns rather than the truth that is dumped. And its danger is the exact mirror of the deductive's. Where the deductive risks a point too baldly stated, the inductive risks a point too dimly landed. The discovery must actually be made; if the hearer goes home uncertain what he was meant to see, the sermon has failed for all its artistry. The skilled inductive preacher trusts his story to do the patient work — but he makes sure that, in the end, the lightning strikes.

3.4 Le sermon à histoire directrice — une seule histoire du début à la fin3.4 The Controlling-Story Sermon — One Story Throughout

La troisième forme est la plus audacieuse. Ici, une seule histoire domine tout le sermon, le parcourant comme un fil de la première phrase à la dernière. Il peut y avoir d'autres illustrations en chemin, et il y aura certainement une discussion du texte biblique, mais une seule histoire tient tout le message ensemble, et le prédicateur ne cesse d'y revenir. Solomon en donne un exemple mémorable : un sermon construit autour d'une Volkswagen rouge qui a triché pour sortir du parking d'un hôpital. Cette unique image — la petite voiture à la barrière, qui s'esquive sans payer — devient le fil sur lequel tout le sermon est enfilé. Quoi que dise le prédicateur, il revient sans cesse à cette image, jusqu'à ce qu'elle ait accompli toute son œuvre chez l'auditeur.The third form is the boldest. Here a single story dominates the entire sermon, running like a thread from the first sentence to the last. There may be other illustrations along the way, and there will certainly be discussion of the biblical text, but one story holds the whole message together, and the preacher keeps returning to it. Solomon offers a memorable example: a sermon built around a red Volkswagen that cheated its way out of a hospital parking lot. That one image — the little car at the gate, slipping away without paying — becomes the thread on which the entire sermon is strung. Whatever the preacher says, he keeps coming back to that picture, until it has done its full work in the hearer.

C'est la forme narrative dans toute son ampleur. Calvin Miller parle des récits comme des histoires plus longues et plus élaborées — non pas la brève anecdote glissée sous un point, mais un récit soutenu auquel on laisse de la place pour respirer. Charles Bugg décrit une telle prédication comme une histoire, ou une série d'histoires, avec peu de matériel d'interprétation ajouté — on fait confiance à l'histoire pour porter la charge, avec un minimum d'explication posée par-dessus. Vous reconnaîtrez aussitôt dans cette forme le prolongement naturel de la métaphore directrice que nous avons rencontrée dans l'unité 2. Là, une seule image gouvernait le message ; ici, c'est une seule histoire. Et elle comporte le même danger, à un degré plus élevé. Quand une seule histoire règne sur tout un sermon, cette histoire peut discrètement engloutir le texte, jusqu'à ce que l'assemblée rentre chez elle en se souvenant de la Volkswagen rouge et en oubliant la Parole de Dieu qu'elle devait porter. La discipline consiste donc à ancrer fermement l'histoire directrice à l'Écriture qu'elle sert, de sorte que le fil ramène toujours au texte et ne s'en éloigne jamais. Une histoire directrice qui a rompu son ancre n'est plus de la prédication ; c'est une belle pièce de théâtre.This is the narrative form in its fullest reach. Calvin Miller speaks of narratives as the longer, more involved stories — not the brief anecdote dropped beneath a point, but a sustained tale given room to breathe. Charles Bugg describes such preaching as a story, or a series of stories, with little interpretive material added — the story is trusted to carry the freight with a minimum of explanation laid on top. You will recognize this form at once as the natural extension of the controlling metaphor we met in Unit 2. There, a single image governed the message; here, a single story does. And it carries the same danger in a heightened degree. When one story rules a whole sermon, that story can quietly swallow the text, until the congregation goes home remembering the red Volkswagen and forgetting the Word of God it was meant to carry. The discipline, then, is to anchor the dominating story firmly to the Scripture it serves, so that the thread always leads back to the text and never away from it. A controlling story that has slipped its anchor is no longer preaching; it is a fine piece of theater.

Remarquez combien cette forme fait confiance au jugement du prédicateur. Une illustration unique qui remplit tout un sermon a intérêt à être la bonne illustration, et elle a intérêt à être vraie et bien méritée — car si elle est mince, l'assemblée sentira cette minceur pendant trente minutes au lieu de trente secondes. L'histoire directrice amplifie tout : une grande histoire devient inoubliable, et une histoire faible ou malhonnête devient insupportable. Voilà pourquoi l'unité ultérieure sur les sources et l'éthique de l'illustration compte tant. Le sermon à histoire directrice est la forme qui récompense le plus le prédicateur qui a passé des années à rassembler discrètement de bonnes histoires véridiques — et qui punit le plus celui qui ne l'a pas fait.Notice how much trust this form places in the preacher's judgment. A single illustration that fills a whole sermon had better be the right illustration, and it had better be true and well-earned — for if it is thin, the congregation will feel the thinness for thirty minutes instead of thirty seconds. The controlling story magnifies everything: a great story becomes unforgettable, and a weak or dishonest one becomes unbearable. This is why the later unit on the sources and ethics of illustration matters so much. The controlling-story sermon is the form that most rewards a preacher who has spent years quietly gathering good and truthful stories — and most punishes the one who has not.

3.5 Choisir la forme3.5 Choosing the Form

Comment le prédicateur choisit-il entre les trois ? De la même manière qu'il décide de tout en chaire : en se demandant ce que le texte, la vérité, l'auditoire et l'occasion exigent. Quand le but est un enseignement clair — une vérité que les gens ont besoin d'entendre énoncée clairement et fixée dans leur mémoire — la forme déductive les sert le mieux. Quand la vérité est de celles qui susciteraient de la résistance si elles étaient annoncées d'emblée, ou de celles qui frappent plus profondément quand on les découvre que quand on les déclare, la forme inductive est le chemin le plus sage ; c'est le chemin que Nathan a pris pour aller vers un roi coupable. Et quand une seule vérité frappante peut être portée par une seule histoire frappante, la forme à histoire directrice peut faire ce qu'aucune des deux autres ne peut faire — laisser toute une assemblée repartir vers ses voitures en tenant une seule image inoubliable.How does the preacher decide among the three? The same way he decides everything in the pulpit: by asking what the text, the truth, the audience, and the occasion require. When the aim is clear instruction — a truth the people need stated plainly and fixed in memory — the deductive form serves them best. When the truth is one that would be resisted if it were announced outright, or one that strikes deeper when discovered than when declared, the inductive form is the wiser road; it was the road Nathan took to a guilty king. And when a single vivid truth can be carried by a single vivid story, the controlling-story form can do what neither of the others can — leave a whole congregation holding one unforgettable picture as they walk to their cars.

Imaginez la décision en pratique. Vous devez prêcher sur le pardon de Dieu à partir de la parabole du fils prodigue. Si vos gens doutent que Dieu veuille jamais les reprendre, vous pourriez la prêcher de manière inductive — simplement raconter à nouveau l'histoire du garçon et du père qui court, et laisser le cœur qui doute découvrir, dans l'étreinte du père, que la porte est ouverte. Si vos gens comprennent assez bien la grâce, mais vivent comme s'ils devaient encore la mériter, vous pourriez la prêcher de manière déductive — énoncer la vérité que Dieu pardonne gratuitement, puis la prouver à partir de la parabole et de trois autres passages jusqu'à ce qu'elle soit incontestable. Le même texte, le même Seigneur ; une porte différente, choisie pour les gens qui sont devant vous.Picture the decision in practice. You are to preach on the forgiveness of God from the parable of the prodigal son. If your people are doubting that God would ever receive them back, you might preach it inductively — simply retell the story of the boy and the running father, and let the doubting heart discover, in the father's embrace, that the door stands open. If your people understand grace well enough but live as though they must still earn it, you might preach it deductively — state the truth that God forgives freely, then prove it from the parable and three other passages until it is beyond dispute. The same text, the same Lord; a different door, chosen for the people in front of you.

Ce ne sont pas des cases rigides. Un sermon sage peut commencer de manière inductive, attirant les gens avant qu'ils sachent où ils vont, puis devenir déductif une fois leur garde baissée, en nommant la vérité et en l'appliquant avec insistance. Les formes sont des outils sur un établi, non des cellules dans une prison. Ce qui ne doit jamais arriver, c'est que la forme devienne le maître. La forme est un serviteur — un serviteur du message et de la rencontre de l'auditeur avec Dieu. Choisissez-la comme vous choisiriez une route : non pour elle-même, mais parce que c'est celle qui arrive réellement à destination. Dans l'unité suivante, nous laissons derrière nous la question de la forme et nous entrons dans la carrière la plus riche que possède le conteur — les récits de la Bible elle-même — pour apprendre à prêcher les histoires mêmes que Dieu a choisi de raconter.These are not rigid boxes. A wise sermon may open inductively, drawing the people in before they know where they are going, and then turn deductive once their guard is down, naming the truth and pressing it home. The forms are tools on a bench, not cells in a prison. What must never happen is for the form to become the master. The form is a servant — a servant of the message, and of the hearer's meeting with God. Choose it as you would choose a road: not for its own sake, but because it is the one that actually arrives. In the next unit we leave the question of form behind and walk into the richest quarry the storyteller owns — the Bible's own narratives — to learn how to preach the very stories that God Himself chose to tell.

Unité 3 — ÉvaluationUnit 3 — Assessment

Tous les étudiants : 20 questions à choix multiple. Associé, Th.M. et M.Div. : également 10 phrases à compléter (9 sur 10 pour réussir) ; pour le Certificat, elles servent uniquement de révision. Les 10 mises en situation à courte dissertation sont obligatoires pour le Th.M. et le M.Div., et facultatives pour le Certificat et l'Associé (elles n'affectent pas ces résultats).All students: 20 multiple-choice. Associate, Th.M. and M.Div.: also 10 fill-in-the-blank (9 of 10 to pass); for Certificate they are review only. The 10 essay scenarios are required for Th.M. and M.Div., and optional for Certificate and Associate (they do not affect those results).

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Unité quatre · Prêcher les histoires que Dieu a racontéesUnit Four · Preaching the Stories God Told

Prêcher les récits de la Bible elle-mêmePreaching the Bible's Own Narratives

Nous avons établi pourquoi l'histoire fonctionne et appris les formes qu'elle peut prendre. Entrons maintenant dans la carrière la plus riche que le prédicateur possédera jamais : les récits de la Bible elle-même. L'Écriture contient plus d'histoires que de tout autre genre, et ces histoires ne sont pas inventées par des hommes ; ce sont les histoires que Dieu a choisi de raconter. Mais on ne prêche pas un récit biblique simplement en le lisant à haute voix. Il faut l'étudier comme un récit et le raconter de nouveau comme un récit, et l'un comme l'autre demandent un savoir-faire.We have settled why the story works and learned the forms it may take. Now we walk into the richest quarry the preacher will ever own — the narratives of the Bible itself. More of Scripture is story than is anything else, and these are not stories men invented; they are the stories God chose to tell. But a biblical narrative is not preached merely by reading it aloud. It must be studied as a narrative and retold as a narrative, and there is a craft to both.

4.1 La carrière la plus riche4.1 The Richest Quarry

Ouvrez votre Bible au hasard, et vous avez bien plus de chances de tomber sur une histoire que sur autre chose. La Genèse est une histoire ; l'Exode est une histoire ; les Juges, Samuel, les Rois et les Chroniques sont des histoires ; les Évangiles sont des histoires ; les Actes sont une histoire. Même les livres que nous considérons comme doctrinaux sont parsemés de récits : Paul qui raconte sa conversion, l'auteur de l'épître aux Hébreux qui fait défiler les héros de la foi. Dieu aurait pu nous donner sa révélation sous la forme d'un plan systématique ; au lieu de cela, il nous a donné, en grande partie, le compte rendu de ce qu'il a fait et dit parmi des personnes réelles, dans des lieux réels. Prêcher ces passages comme des récits n'est donc pas une technique moderne ingénieuse ; c'est simplement les prêcher de la manière dont ils ont été donnés.Open your Bible at random and you are far more likely to land in a story than in anything else. Genesis is story; the Exodus is story; Judges, Samuel, Kings, and Chronicles are story; the Gospels are story; Acts is story. Even the books we think of as doctrine are studded with narrative — Paul recounting his conversion, the writer of Hebrews parading the heroes of faith. God could have given us His revelation as a systematic outline; instead He gave us, in large part, a record of what He did and said among real people in real places. To preach these passages as narrative is therefore not a clever modern technique; it is simply preaching them the way they were given.

Il y a une raison pour laquelle Dieu nous a enseignés surtout par des histoires plutôt que par des syllogismes. Il voulait que nous le connaissions non comme un ensemble de propositions, mais comme une Personne qui agit : qui marche dans un jardin, qui lutte au gué d'un torrent, qui pleure devant un tombeau. Les récits ne sont pas l'écorce qui entoure la doctrine ; très souvent, ils sont la manière même dont la doctrine devait être connue, comme le caractère d'un Dieu révélé dans ce qu'il fait.There is a reason God taught us mostly by story rather than by syllogism. He wanted us to know Him not as a set of propositions but as a Person who acts — who walks in a garden, wrestles at a ford, weeps at a tomb. The narratives are not the husk around the doctrine; very often they are the way the doctrine was meant to be known, as the character of a God revealed in what He does.

Et pourtant, bien des prédicateurs prennent l'une des histoires vivantes de Dieu et la broient en trois abstractions sans vie, en vidant le sang même qui en faisait une histoire. La Bible dit que David courut au-devant de Goliath ; le sermon abstrait dit : « Premier point : le courage. » La Bible montre le père du fils prodigue relevant sa robe et courant sur la route ; le sermon abstrait dit : « Deuxième point : l'amour de Dieu. » La vérité de ces points est réelle, mais la forme a jeté la puissance par-dessus bord. Prêcher un récit comme un récit, c'est laisser David courir et le père courir sous nos yeux, et seulement ensuite dire ce que signifie leur course. Mais vous ne pouvez pas raconter de façon vivante ce que vous n'avez pas d'abord vu clairement. Avant de raconter, nous devons donc apprendre à étudier.And yet many a preacher takes one of God's living stories and grinds it into three lifeless abstractions, draining away the very blood that made it a story in the first place. The Bible says David ran toward Goliath; the abstract sermon says, "Point one: courage." The Bible shows the prodigal's father lifting his robes and running down the road; the abstract sermon says, "Point two: God's love." The truth in those points is real, but the form has thrown away the power. To preach a narrative as a narrative is to let David run and the father run before our eyes — and only then to say what their running means. But you cannot retell vividly what you have not first seen clearly. So before we retell, we must learn to study.

4.2 Trois étapes avant de prêcher4.2 Three Steps Before You Preach

Solomon propose trois étapes simples pour utiliser la Bible dans l'art de raconter, et elles forment le cadre de tout ce qui suit. Premièrement, comprendre l'auditoire. Vous ne racontez pas l'histoire dans le vide ; vous l'apportez à des personnes précises, avec leurs blessures, leurs doutes et leurs espoirs propres, et ce dont elles ont besoin dans cette histoire façonnera la manière dont vous la raconterez. Deuxièmement, comprendre le texte. C'est le patient travail de l'étude, et nous y consacrerons le reste de cette unité, car une compréhension floue du passage produit un sermon flou. Troisièmement, transposer le texte dans le contexte moderne. L'histoire s'est passée il y a longtemps et loin d'ici, et le pont entre ce monde-là et le nôtre doit être construit délibérément, afin que l'auditeur ne se contente pas d'apprendre un événement ancien, mais le ressente comme le premier auditoire l'a ressenti. Auditoire, texte, transposition : connaissez vos gens, connaissez votre passage, et portez l'un vers l'autre.Solomon gives three simple steps for using the Bible in storytelling, and they form the frame of all that follows. First, understand the audience. You are not retelling the story into the air; you are bringing it to particular people with particular wounds, doubts, and hopes, and what they need from the story will shape how you tell it. Second, understand the text. This is the patient labor of study, and we will give the rest of this unit to it, because a hazy grasp of the passage produces a hazy sermon. Third, translate the text into the modern context. The story happened long ago and far away, and the bridge from that world to this one must be built on purpose, so that the hearer does not merely learn about an ancient event but feels it as the first audience felt it. Audience, text, translation — know your people, know your passage, and carry the one to the other.

4.3 Étudier le récit4.3 Studying the Narrative

Comment « comprendre le texte » d'une histoire ? Warren Wiersbe propose un guide d'étude qui transforme un passage plat en une scène vivante, et il procède en regardant par cinq fenêtres. Regardez d'abord le texte lui-même : la place de cette histoire dans le message d'ensemble du livre, et sa place dans sa section immédiate, car une histoire coupée de son cadre sera mal lue. Regardez ensuite les personnages : leur histoire avant ce moment, leurs relations entre eux, ce qu'ils sont devenus par la suite et pourquoi, et si l'Écriture les mentionne ailleurs. Regardez les lieux : pourquoi cet endroit compte dans le récit, ce que signifient les noms (et ce que signifie tout changement de nom), et ce que l'histoire et l'archéologie nous apprennent du site. Regardez les événements : énumérez-les dans l'ordre, situez-les dans leur temps, demandez-vous quels motifs animaient les personnes, quelles conséquences ont suivi, et comment la même scène apparaissait aux yeux de chacun de ceux qui s'y trouvaient. Et regardez enfin ceux qui parlent : qui parle, à qui, pourquoi et comment ; ce que leurs paroles révèlent d'eux ; ce qui découle de chaque discours ; et, tout aussi important, où se trouvent les silences, ce qui reste non dit, et quels mots et expressions sont répétés.How do you "understand the text" of a story? Warren Wiersbe offers a study guide that turns a flat passage into a living scene, and it works by looking through five windows. Look first at the text itself — where this story stands in the whole message of the book, and where it stands in its immediate section, because a story cut from its setting will be misread. Look next at the people — their history before this moment, their relationship to one another, what became of them afterward and why, and whether Scripture mentions them anywhere else. Look at the places — why this location matters in the narrative, what the names mean (and what any name-changes mean), and what we know of the site from history and archaeology. Look at the events — list them in order, fix them in their time, ask what motives drove the people, what consequences followed, and how the same scene looked through the eyes of each person standing in it. And look, finally, at the speakers — who speaks, to whom, why, and how; what their words reveal about them; what follows from each speech; and, just as importantly, where there are silences, what is left unsaid, and which words and phrases are repeated.

N'entendez pas cela comme une liste de contrôle à subir. Entendez-le comme cinq portes, et derrière chaque porte se trouve un sermon. L'« histoire future » d'une personne, ce qu'elle est devenue, est un sermon. Une expression répétée est un sermon. Un silence éloquent est un sermon. Le prédicateur qui apprend à étudier un récit par ces cinq fenêtres ne se retrouvera plus jamais un samedi soir sans rien à dire ; son problème sera le problème heureux d'avoir trouvé plus qu'il ne peut prêcher en une seule fois. L'étude n'est pas l'ennemie du sermon vivant. L'étude en est le carburant. Les récits les plus riches viennent des prédicateurs qui ont vu la scène le plus clairement.Do not hear this as a checklist to be endured. Hear it as five doors, and behind every door is a sermon. The "future history" of a person — what became of him — is a sermon. A repeated phrase is a sermon. A telling silence is a sermon. The preacher who learns to study a narrative through these five windows will never again stand on a Saturday night with nothing to say; his problem will be the happy one of having found more than he can preach in a single sitting. Study is not the enemy of the vivid sermon. Study is its fuel. The richest retellings come from the preachers who have seen the scene most clearly.

Laissons une seule fenêtre montrer sa puissance. Prenez l'« histoire future » d'une personne : ce qu'elle est devenue après la fin de la scène. Le jeune homme riche s'en va tout triste, et le texte le laisse partir ; mais étudiez son avenir, et vous pourrez prêcher la tragédie du presque sauvé, l'homme qui s'est tenu près du royaume et qui a choisi son portefeuille à la place. Ou prenez un mot répété. Dans la parabole du fils prodigue, le père dit deux fois que son fils « était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » ; et cette répétition, une fois étudiée, devient la colonne vertébrale d'un sermon sur le retour au foyer que la grâce opère en un seul après-midi. Une seule fenêtre, ouverte avec patience, et le sermon est déjà là.Let one window show its power. Take the "future history" of a person — what became of him after the scene closes. The rich young ruler walks away sorrowful, and the text lets him go; but study his future and you may preach the tragedy of the almost-saved, the man who stood near the kingdom and chose his portfolio instead. Or take a repeated word. In the parable of the prodigal the father says twice that his son "was dead, and is alive again; was lost, and is found" — and that repetition, studied, becomes the spine of a sermon on the homecoming grace works in a single afternoon. One window, patiently opened, and the sermon is already there.

4.4 Raconter sans ajouter4.4 Retelling Without Adding

Nous arrivons maintenant au cœur du sujet, et à une ligne qui ne doit jamais être franchie. Quand vous racontez de nouveau une histoire biblique, vous pouvez, et vous devez, la raconter de façon vivante, « avec embellissement », comme disaient les anciens prédicateurs. Vous pouvez donner à la tempête son hurlement et ses embruns ; vous pouvez faire sentir à l'assemblée le haut-le-cœur de Pierre quand l'eau a porté son poids ; vous pouvez rendre la chaleur du soleil de midi sur le chemin d'Emmaüs et la douleur de deux cœurs en deuil. C'est l'imagination sanctifiée, et elle n'est pas seulement permise, mais exigée par la nature même de la tâche, car une scène que le prédicateur ne fait pas vivre est une scène dans laquelle l'auditeur n'entrera pas.Now we come to the heart of the matter, and to a line that must never be crossed. When you retell a Bible story, you may — and should — tell it vividly, "with embellishment," as the old preachers said. You may give the storm its howl and its spray; you may let the congregation feel the lurch of Peter's stomach as the water took his weight; you may render the heat of the noon sun on the road to Emmaus and the ache in two grieving hearts. This is sanctified imagination, and it is not only permitted but commanded by the very nature of the task, for a scene the preacher will not make live is a scene the hearer will not enter.

Mais voici la ligne : l'imagination sanctifiée peut colorer ce que l'Écriture a dessiné ; elle ne peut jamais contredire le texte, inventer des événements qui en changent le sens, ni mettre de nouvelles paroles dans la bouche de Dieu. Vous pouvez imaginer l'expression du visage du fils prodigue ; vous ne pouvez pas inventer un second fils qui n'a jamais été là. Vous pouvez rendre la peur de Pierre ; vous ne pouvez pas faire dire à Jésus quelque chose qu'il n'a jamais dit. La Bible elle-même fixe cette limite de façon inflexible : « Vous n'ajouterez rien à ce que je vous prescris » (Deutéronome 4:2) ; « N'ajoute rien à ses paroles, de peur qu'il ne te reprenne » (Proverbes 30:6) ; et l'avertissement solennel tout à la fin du canon (Apocalypse 22:18). La liberté est vaste, faites respirer la scène, mais la limite est absolue : elle doit rester la scène que Dieu a réellement donnée. La discipline qui maintient l'équilibre entre les deux est simple à énoncer et difficile à pratiquer : vérifiez chaque détail ajouté à la lumière du texte, et ne gardez que ce que le texte peut porter. Coloriez à l'intérieur des lignes que Dieu a tracées, et le tableau est toujours le sien ; coloriez au-delà, et il est devenu le vôtre.But here is the line: sanctified imagination may color what Scripture has drawn; it may never contradict the text, invent events that change its meaning, or put new words into the mouth of God. You may imagine the look on the prodigal's face; you may not invent a second son who was never there. You may render Peter's fear; you may not have Jesus say something He never said. The Bible itself sets this boundary in iron: "Ye shall not add unto the word which I command you" (Deuteronomy 4:2); "Add thou not unto his words, lest he reprove thee" (Proverbs 30:6); and the solemn warning at the very end of the canon (Revelation 22:18). The freedom is wide — make the scene breathe — but the limit is absolute: it must remain the scene God actually gave. The discipline that keeps the two in balance is simple to state and hard to practice: test every added detail against the text, and keep only what the text could bear. Color inside the lines God has drawn, and the picture is still His; color outside them, and it has become yours.

Une manière vivante de raconter un récit consiste à y entrer et à prêcher à la première personne : se tenir en chaire comme Pierre, ou comme la femme du puits, et laisser l'assemblée entendre l'histoire de la bouche de quelqu'un qui l'a vécue. Bien fait, cela abolit la distance des siècles ; l'auditeur n'étudie plus un homme de l'Antiquité, il l'écoute. Pourtant, la même règle inflexible s'applique : vous pouvez donner au personnage les sentiments et les sensations que le texte suggère, mais vous ne pouvez pas mettre dans sa bouche une confession que le texte lui refuse, ni lui faire dire ce que l'Écriture ne lui a jamais fait dire. Le costume appartient à l'imagination ; le scénario doit rester celui de la Bible.One vivid way to retell a narrative is to step inside it and preach in the first person — to stand in the pulpit as Peter, or as the woman at the well, and let the congregation hear the story from the lips of one who lived it. Done well, this collapses the distance of centuries; the hearer is no longer studying an ancient man but listening to him. Yet the same iron rule governs it: you may give the character the feelings and the senses the text implies, but you may not put into his mouth a confession the text denies him, or make him say what Scripture never let him say. The costume is imagination's; the script must remain the Bible's.

4.5 Actualiser l'histoire : un exemple commenté4.5 Contemporizing the Story — A Worked Example

La dernière étape consiste à rapprocher la scène ancienne, à l'« actualiser » pour que l'auditeur la ressente dans son propre monde. Parfois, une seule expression moderne suffit : les espions qui reviennent de Canaan avec leur rapport, « J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle » ; Pierre qui sort de la barque et découvre qu'il n'y a rien sous ses pieds, « Seigneur, où sont les souches ? » Une touche d'humour peut servir ici, à condition qu'elle rapproche la scène au lieu de se moquer de ce qui est sacré. Actualiser, c'est le moment où le pont de la troisième étape porte réellement du poids, où une histoire vieille de deux mille ans arrive, soudain, à des gens assis sur des chaises pliantes un dimanche matin.The last step is to bring the ancient scene near, to "contemporize" it so the hearer feels it in his own world. Sometimes a single modern phrase does it: the spies returning from Canaan with their report — "I've got some good news and some bad news"; Peter stepping out of the boat and discovering there is nothing underfoot — "Lord, where are the stumps?" A touch of humor can serve here, provided it brings the scene near rather than mocking the sacred. Contemporizing is the moment the bridge of step three actually carries weight, when a story two thousand years old happens, suddenly, to people sitting in folding chairs on a Sunday morning.

Considérez un exemple commenté : le sermon du Dr Cook sur Matthieu 16:13-18, « Qui dit-on que je suis ? » Jésus demande aux disciples qui, selon les foules, il est, et ils passent en revue la liste populaire ; le prédicateur ne survole pas cette liste, mais fait vivre chaque nom. Les uns disaient Jean-Baptiste : et voici Jean, l'étrange cousin du désert, qui se nourrissait de sauterelles et de miel, vêtu de peaux de bêtes, lançant son appel tonnant à la repentance, jusqu'à ce que la danse d'une jeune fille et la rancune d'une reine lui coûtent sa tête sur un plat. Les autres disaient Élie : le prophète du feu, qui ferma les cieux pendant trois ans et demi et fit descendre la flamme sur un autel trempé d'eau tandis que les prophètes de Baal criaient vers un ciel muet. D'autres disaient Jérémie : le prophète des larmes, ridiculisé et battu, qui prêcha le jugement à un peuple qui ne voulait pas écouter et qui fut tenu pour un échec en son temps. Chaque portrait fait sentir à l'auditeur pourquoi les gens recouraient à cette comparaison quand ils regardaient Jésus.Consider a worked example — Dr. Cook's sermon on Matthew 16:13–18, "Whom do men say that I am." Jesus asks the disciples who the crowds think He is, and they run down the popular list, and the preacher does not hurry past the list but brings each name to life. Some said John the Baptist — and here is John, the strange cousin in the wilderness, his diet of locusts and honey, his clothing of animal skins, his thundering call to repentance, until the dance of a girl and the spite of a queen cost him his head on a platter. Some said Elijah — the prophet of fire, who shut the heavens for three and a half years and called down flame on a water-soaked altar while the prophets of Baal screamed at a silent sky. Some said Jeremiah — the weeping prophet, ridiculed and beaten, who preached judgment to a people who would not hear and was counted a failure in his own day. Each portrait makes the reader feel why people reached for that comparison when they looked at Jesus.

Vient alors le tournant de l'actualisation. Après avoir raconté les suppositions anciennes, le sermon porte la même question au coin de la rue d'aujourd'hui : le musulman dit que Jésus était un prophète, mais inférieur à Mahomet ; le juif dit un grand homme, le fondateur d'une religion ; le sécularisé dit le plus grand enseignant de tous les temps, un exemple à suivre. Une pièce populaire de ces dernières décennies demande sans cesse au Christ : « Qui es-tu ? », et ne donne jamais de réponse, parce que l'esprit séculier, livré à lui-même, ne le peut jamais. Et c'est seulement quand toutes les voix anciennes et modernes ont échoué que la confession de Pierre retentit de tout son poids : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Voilà l'architecture d'un sermon narratif : la scène racontée jusqu'à ce qu'elle vive, la question portée sur le pont jusque dans le présent, et la vérité du texte, ici l'identité du Christ, laissée seule debout quand tous les substituts sont tombés. Étudiez le passage jusqu'à ce que vous le voyiez ; racontez-le jusqu'à ce qu'ils le voient ; actualisez-le jusqu'à ce qu'il les atteigne ; et jamais, dans toutes vos couleurs, n'ajoutez un seul trait que l'Auteur n'a pas tracé. Dans la prochaine unité, nous resserrons notre regard du récit tout entier vers un seul personnage en son sein, et nous abordons l'art ancien et puissant de la prédication biographique.Then comes the contemporizing turn. Having retold the ancient guesses, the sermon carries the same question to the modern street corner: the Muslim says Jesus was a prophet, but less than Muhammad; the Jew says a great man, a founder of a religion; the secularist says the greatest teacher of all time, an example to follow. A popular play of recent decades asks Christ over and over, "Who are you?" — and never gives an answer, because the secular mind, left to itself, never can. And only when every ancient and modern voice has failed does Peter's confession land with its full weight: "Thou art the Christ, the Son of the living God." That is the architecture of a narrative sermon: the scene retold until it lives, the question carried across the bridge into the present, and the truth of the text — here, the identity of Christ — left standing alone when every substitute has fallen away. Study the passage until you see it; retell it until they see it; contemporize it until it finds them; and never, in all your coloring, add a single stroke the Author did not draw. In the next unit we narrow our focus from the whole narrative to a single figure within it, and take up the ancient and powerful craft of biographical preaching.

Unité 4 — ÉvaluationUnit 4 — Assessment

Tous les étudiants : 20 questions à choix multiple. Diplôme associé, Th.M. et M.Div. : en plus, 10 phrases à compléter (9 sur 10 pour réussir) ; pour le Certificat, elles servent seulement de révision. Les 10 sujets de dissertation sont obligatoires pour le Th.M. et le M.Div., et facultatifs pour le Certificat et le Diplôme associé (ils n'affectent pas ces résultats).All students: 20 multiple-choice. Associate, Th.M. and M.Div.: also 10 fill-in-the-blank (9 of 10 to pass); for Certificate they are review only. The 10 essay scenarios are required for Th.M. and M.Div., and optional for Certificate and Associate (they do not affect those results).

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Unité cinq · Prêcher une vieUnit Five · Preaching One Life

La prédication biographiqueBiographical Preaching

Après le récit dans son ensemble, nous resserrons maintenant l'objectif sur une seule vie. La prédication biographique prend une personne de l'Écriture — un David, une Jézabel, un Pierre, un brigand sur une croix — et prêche la vérité de Dieu à travers l'histoire de cette personne. C'est l'une des formes les plus anciennes et les plus puissantes de la chaire, et la Bible en est remplie. Mais, comme toute forme, elle a son propre savoir-faire à maîtriser et son propre danger à éviter.From the whole narrative we now narrow the lens to a single life. Biographical preaching takes one person of Scripture — a David, a Jezebel, a Peter, a thief on a cross — and preaches the truth of God through the story of that person. It is one of the oldest and most powerful forms in the pulpit, and the Bible is full of it. But like every form, it has its own craft to master and its own danger to avoid.

5.1 Ce qu'est la prédication biographique5.1 What Biographical Preaching Is

Andrew Blackwood, qui a appris à toute une génération à bien la pratiquer, décrit simplement la prédication biographique : c'est la prédication d'une vérité biblique à travers la vie d'un personnage biblique. Le sujet n'est pas vraiment l'homme ; le sujet est la vérité de Dieu que sa vie met en lumière. Nous ne prêchons pas Abraham pour admirer Abraham ; nous prêchons la foi de l'ami de Dieu afin que nos auditeurs se confient dans le même Dieu. La vie est la fenêtre, et la lumière qui la traverse, c'est la vérité.Andrew Blackwood, who taught a generation to do this well, describes biographical preaching simply: it is the preaching of a Bible truth through the life of a Bible person. The subject is not really the man; the subject is the truth of God that his life displays. We do not preach Abraham in order to admire Abraham; we preach the faith of God's friend so that our hearers will trust the same God. The life is the window, and the light that comes through it is the truth.

Ce n'est pas une méthode inventée par l'Église ; c'est une méthode dont la Bible elle-même donne le modèle. Hébreux 11 est un long sermon biographique — Abel, Énoch, Noé, Abraham, Moïse, Rahab et une foule d'autres, chaque vie étant présentée pour prêcher une seule vérité : le juste vivra par la foi. Et Paul nous dit clairement pourquoi ces vies ont été mises par écrit : « Ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction » (1 Corinthiens 10:11). Les histoires des personnages de l'Écriture ont été rapportées à dessein, comme exemples et comme avertissements, pour l'instruction de tous ceux qui viendraient après. Quand vous prêchez un personnage biblique, vous n'empruntez pas une technique à la littérature ; vous faites ce que le Saint-Esprit lui-même a fait lorsqu'il a rempli la Bible de vies. Dans ce séminaire, les cours sur les personnages bibliques sont cette discipline même à l'œuvre — l'étude attentive et la proclamation des personnages de l'Écriture, une vie après l'autre.This is not a method the church invented; it is a method the Bible models. Hebrews 11 is one long biographical sermon — Abel, Enoch, Noah, Abraham, Moses, Rahab, and a crowd of others, each life held up to preach the single truth that the just shall live by faith. And Paul tells us plainly why these lives were written down: "Now all these things happened unto them for examples: and they are written for our admonition" (1 Corinthians 10:11). The stories of Scripture's people were recorded on purpose, as examples and as warnings, for the instruction of everyone who would come after. When you preach a Bible character, you are not borrowing a technique from literature; you are doing what the Holy Spirit Himself did when He filled the Bible with lives. At this seminary the Bible Characters courses are this very discipline at work — the careful study and proclamation of Scripture's people, one life at a time.

5.2 Pourquoi prêcher des biographies5.2 Why Preach Biography

Pourquoi cette forme est-elle si efficace ? D'abord, parce que les gens s'intéressent aux gens. Nous bâillons peut-être devant un argument abstrait, mais nous nous penchons en avant devant une histoire humaine ; une vérité incarnée dans une vie devient concrète, personnelle et inoubliable, alors que la même vérité énoncée sèchement glisse et s'efface. Dites à un homme que l'orgueil précède la chute, et il hoche la tête ; faites-lui parcourir l'ascension et la ruine d'un roi orgueilleux, et il ne l'oubliera jamais. Ensuite, parce que la biographie donne à l'auditeur les deux sortes d'aide dont il a besoin : des exemples à suivre et des avertissements à écouter. Certaines vies sont des modèles — la foi d'Abraham, le courage de Daniel, la fidélité de Ruth — et d'autres sont des mises en garde — le compromis de Lot, la rébellion de Saül, la cupidité de Guéhazi. La chaire a besoin des deux, et la biographie fournit les deux. Enfin, parce qu'une seule vie peut montrer les voies de Dieu déployées dans le temps. Une doctrine affirme que Dieu est fidèle ; une vie comme celle de Joseph permet à l'assemblée de voir cette fidélité agir à travers vingt années de citerne, de prison et de palais, jusqu'à ce qu'elle soit pleinement justifiée. Ce n'est pas un hasard si la révélation la plus profonde que Dieu ait jamais donnée n'a pas été une liste d'attributs, mais une Personne ; la vérité s'enracine le plus profondément en nous quand nous la voyons vécue.Why does this form work so well? First, because people are interested in people. We may yawn at an abstract argument, but lean forward at a human story, and a truth embodied in a life becomes concrete, personal, and unforgettable where the same truth stated baldly slides away. Tell a man that pride goes before a fall and he nods; walk him through the rise and ruin of a proud king and he never forgets it. Second, because biography gives the hearer both kinds of help he needs: examples to follow and warnings to heed. Some lives are patterns — the faith of Abraham, the courage of Daniel, the loyalty of Ruth — and some are cautions — the compromise of Lot, the rebellion of Saul, the greed of Gehazi. The pulpit needs both, and biography supplies both. Third, because a single life can show the dealings of God stretched over time. A doctrine states that God is faithful; a life like Joseph's lets the congregation watch that faithfulness work through twenty years of pit, prison, and palace until it stands vindicated. There is a reason the deepest revelation God ever gave was not a list of attributes but a Person; truth lodges in us most deeply when we see it lived.

La prédication biographique offre un quatrième don qu'aucune proposition ne peut donner : elle permet à l'assemblée de voir une personne changer. La doctrine peut dire à un pécheur que Dieu transforme ; une vie montre cette transformation en train de se produire. L'auditeur persuadé d'être allé trop loin voit Jacob le trompeur devenir Israël le prince, voit Pierre le lâche devenir le roc, voit Saul le persécuteur devenir Paul l'apôtre — et il ose croire que ce même Dieu n'en a peut-être pas fini avec lui non plus. Une vie sur la page devient à la fois un miroir et une promesse. Voilà pourquoi les désespérés sont si souvent atteints par la biographie quand l'argumentation ne peut pas les toucher : ils n'ont pas besoin qu'on leur dise que la grâce agit ; ils ont besoin de la voir agir chez quelqu'un d'aussi improbable qu'eux-mêmes.There is a fourth gift in biographical preaching that no proposition can give: it lets the congregation watch a person change. Doctrine can tell a sinner that God transforms; a life shows it happening. The hearer who is sure he is too far gone watches Jacob the deceiver become Israel the prince, watches Peter the coward become the rock, watches Saul the persecutor become Paul the apostle — and dares to believe that the same God may not be finished with him either. A life on the page becomes a mirror and a promise at once. This is why the despairing are so often reached by biography when argument cannot touch them: they do not need to be told that grace works; they need to see it work in someone as unlikely as themselves.

5.3 Trois manières de traiter un personnage biblique5.3 Three Ways to Treat a Bible Character

Un personnage biblique peut être traité de trois manières, et le prédicateur habile choisit entre elles selon ce que demande le sermon. La première consiste à utiliser le personnage comme illustration — une brève mention glissée sous un point dans un autre sermon. Vous prêchez sur la confiance, et vous vous arrêtez une phrase ou deux pour rappeler comment Abraham a quitté Ur sans savoir où il allait. La vie n'est pas le sermon ; c'est une fenêtre vive, vite ouverte et refermée, pour laisser entrer la vérité. La deuxième consiste à utiliser le personnage comme explication et illustration — un traitement plus complet, où la personne devient tout un mouvement du message, à la fois expliquant la vérité et l'incarnant. Ici, vous pourriez consacrer dix minutes au reniement et à la restauration de Pierre pour développer la vérité que Christ relève ceux qui l'ont trahi. La troisième, la plus complète, consiste à faire du personnage un sermon complet — le message entier bâti sur une seule vie, étudiée et racontée du début à la fin, de sorte que la trajectoire de la personne devient la trajectoire du sermon. C'est la plus difficile des trois, et la plus puissante, car elle donne au prédicateur la place de laisser une vie se dérouler devant l'assemblée, puis d'enfoncer sa vérité jusqu'au bout.A Bible character may be handled in three ways, and the skilled preacher chooses among them as the sermon requires. The first is to use the character as an illustration — a brief reference dropped under a point in some other sermon. You are preaching on trust, and you pause for a sentence or two to recall how Abraham left Ur not knowing where he was going. The life is not the sermon; it is a quick, bright window opened and shut to let the truth in. The second is to use the character as explanation and illustration — a fuller treatment, where the person becomes a whole movement of the message, both explaining the truth and embodying it. Here you might give ten minutes to Peter's denial and restoration to unfold the truth that Christ recovers those who fail Him. The third, and fullest, is to make the character a complete sermon — the entire message built on one life, studied and retold from beginning to end, so that the arc of the person becomes the arc of the sermon. This is the hardest of the three, and the most powerful, for it gives the preacher room to let a life live before the congregation and then to drive its truth all the way home.

Comment choisir entre les trois ? Laissez la vérité et le temps décider. Si une vie ne fait que confirmer un point que vous êtes déjà en train de développer, restez bref — utilisez-la comme illustration et passez à la suite, sinon elle enflera hors de proportion et fera chavirer le sermon. Si une vie est assez riche pour porter un mouvement important du message et que le temps le permet, donnez-lui le traitement plus complet d'explication et d'illustration. Et si une seule vie incarne toute la vérité que vous voulez prêcher, et que vous l'avez étudiée en profondeur, donnez-lui le sermon entier. Le danger est le même à chaque niveau : ne laissez jamais le personnage devenir plus grand que la vérité qu'il a été appelé à servir.How do you choose among the three? Let the truth and the time decide. If a life merely confirms a point you are already making, keep it brief — use it as an illustration and move on, or it will swell out of proportion and capsize the sermon. If a life is rich enough to carry a major movement of the message and the hour allows, give it the fuller explanation-and-illustration treatment. And if a single life embodies the whole truth you mean to preach, and you have studied it to the depths, give it the entire sermon. The danger at every level is the same: never let the character grow larger than the truth he was summoned to serve.

5.4 « Payday — Someday » (Le jour de paie viendra)5.4 "Payday — Someday"

L'exemple le plus célèbre du traitement en sermon complet dans la chaire américaine est « Payday — Someday » (« Le jour de paie viendra ») de R.G. Lee. Lee, pasteur pendant de longues années de l'Église baptiste Bellevue à Memphis, a bâti un sermon entier sur les personnages de 1 Rois 21 — le méchant roi Achab ; sa reine impitoyable, Jézabel ; l'honnête Naboth, qui refusait de vendre l'héritage de ses pères ; et le prophète Élie, qui apparaît à la fin avec le verdict de Dieu. Lee raconte toute cette sombre histoire : la convoitise boudeuse du roi, le complot glacial de la reine, les lettres falsifiées, les faux témoins, le meurtre judiciaire d'un innocent, puis la rencontre dans la vigne volée où Élie prononce la condamnation que le péché a méritée. Le thème unique traverse le tout comme un roulement de tambour jusqu'à son refrain tonitruant — le péché recevra sûrement son salaire : « Payday — Someday » (le jour de paie viendra).The most famous example of the complete-sermon treatment in the American pulpit is R.G. Lee's "Payday — Someday." Lee, the longtime pastor of Bellevue Baptist Church in Memphis, built an entire sermon on the cast of 1 Kings 21 — wicked King Ahab; his ruthless queen, Jezebel; honest Naboth, who would not sell the vineyard of his fathers; and the prophet Elijah, who appears at the end with the verdict of God. Lee retells the whole grim story: the king's sulking covetousness, the queen's cold-blooded plot, the forged letters, the false witnesses, the judicial murder of an innocent man, and then the meeting in the stolen vineyard where Elijah pronounces the doom that sin has earned. The single theme runs through it like a drumbeat to its thundering refrain — that sin will surely be paid its wages: Payday — Someday.

Remarquez ce que la forme du sermon complet a rendu possible. Lee n'a pas énoncé « le péché a des conséquences » comme premier point pour passer ensuite à autre chose ; il a fait se tenir l'assemblée dans la vigne, entendre les ordres de Jézabel, voir mourir Naboth, et sentir le sol trembler quand le prophète est sorti de l'ombre. Le récit vivant et la vérité tonitruante n'étaient pas deux choses, mais une seule. Et il y a une seconde leçon, à moitié plaisante et tout à fait instructive : Lee a prêché ce même sermon bien plus de mille fois au cours de son long ministère — à des assemblées différentes, bien sûr. Un sermon biographique vraiment construit, étudié en profondeur et façonné avec soin, ne s'use pas. Il peut être prêché encore et encore à de nouveaux auditeurs sans rien perdre de sa puissance, parce que la vie qui est en son centre est inépuisable et que la vérité qu'il porte ne vieillit jamais. C'est la récompense du travail qu'exige la forme du sermon complet.Notice what the complete-sermon form made possible. Lee did not state "sin has consequences" as point one and move on; he made the congregation stand in the vineyard, hear Jezebel's orders, watch Naboth die, and feel the ground shift when the prophet stepped from the shadows. The vivid narrative and the thundering truth were not two things but one. And there is a second lesson, half a joke and wholly instructive: Lee preached this one sermon well over a thousand times across his long ministry — to different congregations, of course. A biographical sermon that has been truly built, studied to the depths and shaped with care, does not wear out. It can be preached again and again to new hearers with its power undiminished, because the life at its center is inexhaustible and the truth it carries never ages. That is the reward of the labor the complete-sermon form demands.

Ce sermon enseigne encore une chose au prédicateur. Pendant la plus grande partie du récit, les méchants semblent gagner : la vigne est saisie, l'innocent est enterré, la reine sourit. Un sermon moins bon se serait hâté de nous rassurer ; la forme biographique a la patience de laisser l'injustice sans réponse, de sorte que, lorsque Élie s'avance enfin, le soulagement et la terreur de la justice de Dieu frappent de tout leur poids. La forme de la vie dicte la forme du sermon — le long silence du ciel, puis le verdict soudain. Le prédicateur qui aplatit cette trajectoire en trois points égaux jette la tension même qui rend la vérité insupportable et inoubliable. Laissez le rythme propre de l'histoire prêcher.One more thing the sermon teaches the preacher. For most of its length the wicked seem to win: the vineyard is seized, the innocent man is buried, the queen smiles. A lesser sermon would have rushed to reassure us; the biographical form has the patience to let the injustice stand unanswered, so that when Elijah finally steps forward, the relief and the terror of God's justice land with their full weight. The shape of the life dictates the shape of the sermon — the long silence of heaven, and then the sudden verdict. A preacher who flattens that arc into three even points throws away the very tension that makes the truth unbearable and unforgettable. Let the story's own rhythm preach.

5.5 Le savoir-faire et le danger5.5 The Craft and the Danger

Pour bien prêcher une vie, étudiez-la comme l'unité 4 vous a appris à étudier un récit, mais en gardant maintenant l'attention sur une seule personne. Retracez son histoire antérieure et la raison de son importance ; repérez ses relations ; demandez-vous ce qu'elle est devenue à la fin, et pourquoi ; cherchez où l'Écriture la mentionne ailleurs. Écoutez ses paroles, pesez ses silences, notez les lieux et les événements qui l'ont façonnée. De cette étude patiente surgira un portrait clair — et seul un portrait que vous voyez clairement, vous serez capable de le faire voir aux autres.To preach a life well, study it the way Unit 4 taught you to study a narrative, only now with the focus held on one person. Trace his previous history and why he matters; map his relationships; ask what became of him in the end, and why; search out where else Scripture mentions him. Listen to his words, weigh his silences, mark the places and events that shaped him. Out of that patient study a clear portrait will emerge — and only a portrait you can see clearly will you be able to make others see.

Comment structurer le sermon biographique complet ? Le plus souvent, la vie fournit son propre plan. Vous pouvez simplement suivre la trajectoire — l'ascension, le tournant, la chute ou le triomphe, la fin — et laisser la chronologie porter l'auditeur, comme le fait naturellement une histoire. Ou bien vous pouvez rassembler la vie autour d'un seul thème, en revenant sans cesse à la personne pour développer une vérité que son parcours met en lumière. Dans les deux cas, résistez à l'envie d'imposer une grille artificielle en trois points à une vie qui a sa propre forme, donnée par Dieu. Cet homme n'est pas né, n'a pas péché, ne s'est pas repenti et n'est pas mort en épisodes allitérés. Étudiez la vie jusqu'à ce que sa vraie forme apparaisse, prêchez cette forme, et faites confiance à Celui qui a écrit cette vie pour y avoir déjà inscrit le sermon.How shall the complete biographical sermon be structured? Most often the life supplies its own outline. You may simply follow the arc — the rise, the turning point, the fall or the triumph, the end — and let chronology carry the hearer, as a story naturally does. Or you may gather the life around a single theme, returning to the person again and again to develop one truth his career displays. Either way, resist the urge to impose an artificial three-point grid on a life that has its own God-given shape. The man was not born, did not sin, did not repent, and did not die in alliterated installments. Study the life until its true shape appears, preach that shape, and trust the One who wrote the life to have written the sermon into it already.

Mais gardez-vous du seul danger qui guette constamment cette forme : le moralisme. Il est terriblement facile de réduire un sermon biographique à une plate leçon de conduite — « soyez courageux comme Daniel », « ne faites pas de compromis comme Lot » — comme si l'Évangile n'était qu'un programme d'amélioration personnelle et la Bible une galerie de bons et de mauvais exemples. Ce n'est pas de la prédication chrétienne ; c'est de la morale avec un accent religieux, et elle laisse l'auditeur faire plus d'efforts au lieu de se confier en Christ. Le remède consiste à laisser chaque vie pointer finalement au-delà d'elle-même, vers le Dieu qui l'a façonnée et vers la grâce qui seule peut sauver. Même un sermon de pur avertissement doit le faire. « Payday — Someday » n'est pas, au fond, une exhortation à être plus gentil qu'Achab ; c'est un appel à fuir la colère à venir et à trouver refuge auprès du Sauveur, car si le péché a son jour de paie, alors la grâce est la seule issue. Les propres sermons biographiques du Dr Cook gardent cet équilibre. Son sermon sur Félix prend le gouverneur romain effrayé qui entendit Paul discourir sur la justice et le jugement, et qui dit : « Pour le moment retire-toi » — et il insiste sur le péril de l'occasion favorable qui ne vient jamais. Son sermon sur le brigand sur la croix prend le criminel mourant qui se tourna vers Christ à sa dernière heure, et prêche la portée de la grâce à la onzième heure. Son sermon sur le jeune homme riche prend ce beau jeune homme qui accourut, se mit à genoux et s'en alla tout triste — et met à nu la tragédie de celui qui fut presque sauvé. Dans chacun, une vie est racontée avec soin, et dans chacun, cette vie s'ouvre sur Christ. Voilà la prédication biographique sous sa forme la plus vraie : non pas l'admiration d'un être humain, mais une rencontre, à travers une vie humaine, avec le Dieu qui l'a faite et la grâce qui la rachète. Dans l'unité suivante, nous nous tournerons vers les histoires que le Maître conteur a racontées sur d'autres personnes — les paraboles de Jésus.But guard against the one besetting danger of this form: moralizing. It is fatally easy to reduce a biographical sermon to a flat lesson in behavior — "be brave like Daniel," "do not compromise like Lot" — as though the gospel were merely a program of self-improvement and the Bible a gallery of good and bad examples. That is not Christian preaching; it is ethics with a religious accent, and it leaves the hearer trying harder instead of trusting Christ. The cure is to let every life finally point beyond itself, to the God who shaped it and the grace that alone can save. Even a sermon of pure warning must do this. "Payday — Someday" is not finally an exhortation to be nicer than Ahab; it is a summons to flee the wrath to come and find refuge in the Savior, for if sin has a payday, then grace is the only escape. Dr. Cook's own biographical sermons hold this balance. His sermon on Felix takes the trembling Roman governor who heard Paul reason of righteousness and judgment and said, "Go thy way for this time" — and presses the peril of the convenient season that never comes. His sermon on the thief on the cross takes the dying criminal who turned to Christ in his last hour and preaches the reach of grace at the eleventh hour. His sermon on the rich young ruler takes the fine young man who came running, knelt, and walked away sorrowful — and lays bare the tragedy of the almost-saved. In each, a life is retold with care, and in each the life opens onto Christ. That is biographical preaching at its truest: not the admiration of a human being, but a meeting, through one human life, with the God who made it and the grace that redeems it. In the next unit we turn to the stories the Master Storyteller told about other people — the parables of Jesus.

Unité 5 — ÉvaluationUnit 5 — Assessment

Tous les étudiants : 20 questions à choix multiple. Diplôme associé, Th.M. et M.Div. : également 10 phrases à compléter (9 sur 10 pour réussir) ; pour le Certificat, elles servent seulement de révision. Les 10 sujets de dissertation sont obligatoires pour le Th.M. et le M.Div., et facultatifs pour le Certificat et le Diplôme associé (ils n'influent pas sur ces résultats).All students: 20 multiple-choice. Associate, Th.M. and M.Div.: also 10 fill-in-the-blank (9 of 10 to pass); for Certificate they are review only. The 10 essay scenarios are required for Th.M. and M.Div., and optional for Certificate and Associate (they do not affect those results).

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Unité six · Les histoires du MaîtreUnit Six · The Master's Own Stories

Les paraboles de JésusThe Parables of Jesus

Personne n'a jamais raconté des histoires comme Jésus. Les paraboles sont le point culminant de tout ce que ce cours a enseigné — de courts récits terrestres qui ouvrent sur le royaume des cieux et qui n'ont rien perdu de leur puissance en deux mille ans. Mais ce sont aussi les histoires les plus mal utilisées de l'Écriture, enfouies pendant des siècles sous des interprétations ingénieuses qui ont étouffé le point même qu'elles devaient faire passer. Pour bien les prêcher, nous devons comprendre ce qu'est une parabole, comment elle agit sur l'auditeur, et la longue histoire, riche en mises en garde, de la manière dont l'Église les a lues.No one ever told stories like Jesus. The parables are the high-water mark of everything this course has taught — short, earthly tales that open onto the kingdom of heaven and that have lost none of their power in two thousand years. But they are also the most misused stories in Scripture, buried for centuries under clever interpretations that smothered the very point they were told to make. To preach them well, we must understand what a parable is, how it works on the hearer, and the long and cautionary history of how the church has read them.

6.1 Le Maître conteur6.1 The Master Storyteller

De tous les enseignants qui aient jamais vécu, celui qui connaissait parfaitement le cœur humain a choisi d'enseigner surtout par des histoires. « Jésus dit à la foule toutes ces choses en paraboles, et il ne lui parlait point sans parabole » (Matthieu 13:34). Il aurait pu faire des exposés ; il aurait pu transmettre des propositions systématiques ; au lieu de cela, il a parlé d'un semeur qui répand la semence, d'une femme qui balaie pour retrouver une pièce perdue, d'un père qui guette la route, d'un homme roué de coups et laissé à demi mort. Une parabole est une histoire terrestre placée à côté d'une vérité céleste — une comparaison, ce que signifie le mot lui-même : quelque chose de « jeté à côté ». Encore et encore, il commençait par : « Le royaume des cieux est semblable à... », puis il peignait un tableau tiré de la vie ordinaire de ses auditeurs — les champs, la pêche, le pain qu'on pétrit, l'emprunt, un mariage, une dette — et par cette humble fenêtre la lumière du royaume entrait à flots.Of all the teachers who ever lived, the one with perfect knowledge of the human heart chose to teach mostly in stories. "All these things spake Jesus unto the multitude in parables; and without a parable spake he not unto them" (Matthew 13:34). He could have lectured; He could have handed down systematic propositions; instead He told of a sower scattering seed, a woman sweeping for a lost coin, a father watching a road, a man beaten and left half dead. A parable is an earthly story laid beside a heavenly truth — a comparison, which is what the word itself means: something "thrown alongside." Again and again He began, "The kingdom of heaven is like..." and then He painted a picture from the common life of His hearers — farming, fishing, baking, borrowing, a wedding, a debt — and through that homely window the light of the kingdom came pouring in.

Pour le prédicateur, cela règle la question que l'unité 1 avait d'abord soulevée. Si le Seigneur lui-même, qui avait toute la vérité du ciel à transmettre, a fait de l'histoire sa méthode principale, alors l'histoire n'est pas un compromis au rabais. C'est l'outil même que le Maître a choisi. Tout ce que contient ce cours trouve ici son modèle : les paraboles sont le sermon-récit dans sa perfection.For the preacher, this settles the matter that Unit 1 first raised. If the Lord Himself, with all of heaven's truth to deliver, made the story His chief method, then the story is no lightweight compromise. It is the very tool the Master reached for. Everything in this course finds its model here: the parables are the story sermon in its perfection.

Il y a un mystère plus profond dans l'usage que Jésus fait des paraboles, et le prédicateur doit le connaître. Quand les disciples lui ont demandé pourquoi il parlait en paraboles, il a répondu que ces histoires à la fois révèlent et cachent : aux humbles et aux affamés, elles ouvrent le royaume, mais pour les orgueilleux et les cœurs endurcis, elles restent une énigme — « afin qu'en voyant ils voient et n'aperçoivent point » (Marc 4:12, qui fait écho à Ésaïe 6). La parabole est une sorte de crible. La même histoire qui fait fondre un cœur tendre endurcit un cœur rebelle, parce que la vérité qu'elle porte doit être reçue, et non simplement entendue en passant ; et l'homme qui refuse de s'y soumettre ne garde entre les mains qu'un charmant petit conte sur des semences ou des brebis. Cela doit rendre le prédicateur sobre : une histoire n'est pas un tour de magie qui force la foi. Elle place la vérité devant la volonté, et elle attend.There is a deeper mystery in Jesus' use of parables, and the preacher should know it. When the disciples asked why He spoke in parables, He answered that the stories both reveal and conceal: to the humble and hungry they open the kingdom, but to the proud and hard-hearted they remain a riddle — "that seeing they may see, and not perceive" (Mark 4:12, echoing Isaiah 6). The parable is a kind of sieve. The same story that melts a soft heart hardens a resistant one, because the truth it carries must be received, not merely overheard, and the man who will not bend to it is left holding only a charming tale about seeds or sheep. This should sober the preacher: a story is not a magic trick that compels belief. It lays the truth before the will, and waits.

6.2 Une histoire, un point6.2 One Story, One Point

Voici la première règle, et la plus souvent enfreinte : une parabole fait généralement un seul point central. C'est une comparaison, et une comparaison porte sur une chose principale. La parabole n'est pas, en règle générale, une allégorie dont chaque détail cacherait un sens secret distinct. Cela paraît évident ; pourtant, pendant la plus grande partie de l'histoire de l'Église, on l'a oublié, et l'on a traité les paraboles comme des codes compliqués à déchiffrer. L'exemple célèbre est celui du bon Samaritain. Augustin l'a lu comme une vaste allégorie : le voyageur blessé est Adam déchu ; Jérusalem est la cité céleste qu'il a quittée ; les brigands sont le diable et ses anges ; le prêtre et le Lévite sont l'ancienne alliance, incapable de sauver ; le Samaritain est Christ ; l'hôtellerie est l'Église ; l'hôte est l'apôtre Paul ; les deux deniers sont les deux sacrements. C'est ingénieux, et c'est presque entièrement à côté du sujet — car Jésus a raconté cette histoire pour répondre à une seule question : « Et qui est mon prochain ? », et pour enfoncer une seule vérité : va, et sois le prochain, même de l'homme que tu méprises. L'allégorie était si occupée à décoder l'hôtellerie et les pièces qu'elle a enterré le coup de tonnerre que Jésus dirigeait en réalité vers le cœur du docteur de la loi.Here is the first rule, and the most often broken: a parable usually makes one central point. It is a comparison, and a comparison has one main thing it compares. The parable is not, as a rule, an allegory in which every detail conceals a separate hidden meaning. This sounds obvious, yet for most of church history it was forgotten, and the parables were treated as elaborate codes to be cracked. The famous example is the Good Samaritan. Augustine read it as a vast allegory: the wounded traveler is Adam, fallen; Jerusalem is the heavenly city he left; the robbers are the devil and his angels; the priest and Levite are the old covenant, unable to save; the Samaritan is Christ; the inn is the church; the innkeeper is the apostle Paul; the two coins are the two sacraments. It is ingenious, and it is almost entirely beside the point — for Jesus told that story to answer one question, "Who is my neighbour?", and to drive home one truth: go and be the neighbor, even to the man you despise. The allegory was so busy decoding the inn and the coins that it buried the thunderclap Jesus actually aimed at the lawyer's heart.

La règle de travail du prédicateur est donc celle-ci : trouvez le point principal unique, la comparaison unique que la parabole devait établir, et prêchez cela. N'allez pas chercher une signification secrète dans la couleur de l'âne ou le nombre des pièces. Demandez-vous plutôt : « Quelle vérité unique Jésus a-t-il enfoncée par cette histoire ? » — et que cette vérité soit votre sermon.So the working rule for the preacher is this: find the one main point, the single comparison the parable was told to make, and preach that. Do not go hunting for a secret significance in the color of the donkey or the number of the coins. Ask instead, "What one truth did Jesus drive home with this story?" — and let that truth be your sermon.

Comment trouver ce point unique ? Regardez d'abord le cadre. Souvent, l'évangéliste, ou Jésus lui-même, vous dit clairement pourquoi l'histoire a été racontée : Luc dit que la parabole de la veuve persévérante a été donnée « pour montrer qu'il faut toujours prier, et ne point se relâcher » (Luc 18:1) ; la parabole du pharisien et du publicain a été dite « en vue de certaines personnes se persuadant qu'elles étaient justes » (Luc 18:9). Le contexte, la question qui a provoqué l'histoire et le commentaire qui la suit sont vos guides les plus sûrs pour en saisir l'unique visée. Quand le texte vous donne le point, prenez-le avec reconnaissance, et n'allez pas en chercher un plus ingénieux de votre cru.How do you find the one point? Look first at the frame. Often the Gospel writer, or Jesus Himself, tells you plainly why the story was told: Luke says the parable of the persistent widow was given so that men "ought always to pray, and not to faint" (Luke 18:1); the parable of the Pharisee and the publican was spoken to certain ones "which trusted in themselves that they were righteous" (Luke 18:9). The setting, the question that prompted the story, and the comment that follows it are your surest guides to its single thrust. When the text hands you the point, take it gratefully, and do not go looking for a cleverer one of your own.

6.3 Le venin dans la queue6.3 The Sting in the Tail

Les paraboles sont la prédication inductive la plus pure de la Bible (souvenez-vous de l'unité 3). Elles n'annoncent pas leur point dès la porte d'entrée ; elles attirent l'auditeur, l'amènent à prendre parti, puis referment un piège. Les histoires de Jésus sont pleines de retournements soudains — un venin caché dans la queue — qui saisissent l'auditeur exactement là où il est orgueilleux. L'homme qui a demandé « Et qui est mon prochain ? » s'attendait sûrement à ce que le héros soit un prêtre ; le héros se révèle être un Samaritain, du peuple même qu'il méprisait. La foule respectable qui écoutait la parabole du pharisien et du publicain savait quel homme Dieu favorisait — et la parabole renvoie le collecteur d'impôts chez lui justifié, et l'orgueilleux les mains vides. Les pharisiens qui murmuraient parce que Jésus accueillait des pécheurs (Luc 15:2) étaient invités à savourer l'histoire d'un fils perdu revenu à la maison — puis le frère aîné est entré en scène, aigri et propre juste, refusant d'entrer au festin, et chaque murmurateur de l'auditoire se regardait dans un miroir.The parables are the purest inductive preaching in the Bible (remember Unit 3). They do not announce their point at the front door; they draw the hearer in, get him to take sides, and then spring a trap. Jesus' stories are full of a sudden reversal — a sting in the tail — that catches the listener exactly where he is proud. The man who asked "Who is my neighbour?" surely expected the hero to be a priest; the hero turns out to be a Samaritan, the very people he despised. The respectable crowd listening to the Pharisee and the publican knew which man God favored — and the parable sends the tax collector home justified and the proud man empty. The Pharisees grumbling that Jesus received sinners (Luke 15:2) were invited to enjoy a story about a lost boy come home — and then the elder brother stepped onto the stage, sour and self-righteous, refusing to go in to the feast, and every grumbler in the audience was looking into a mirror.

C'est le « Tu es cet homme-là ! » de Nathan élevé au rang d'art. Et cela dit au prédicateur comment une parabole doit être traitée en chaire : vous devez préserver la surprise. Si vous annoncez la fin avant de raconter l'histoire — « Voici une parabole sur la manière dont nous devons aimer même nos ennemis » — vous avez désarmé le piège avant qu'il puisse se refermer. Laissez l'histoire faire son œuvre. Laissez l'auditeur suivre le récit, juger les personnages, sûr de lui — puis laissez le venin frapper. Une parabole expliquée d'avance est une parabole désamorcée, et une parabole désamorcée ne sauve personne.This is Nathan's "Thou art the man" made into an art form. And it tells the preacher how a parable must be handled in the pulpit: you must preserve the surprise. If you announce the ending before you tell the story — "Here is a parable about how we should love even our enemies" — you have disarmed the trap before it can close. Let the story do its work. Let the hearer ride along, judging the characters, sure of himself — and then let the sting land. A parable explained in advance is a parable defused, and a defused parable saves no one.

Les retournements sont partout dès qu'on y prête attention. Les ouvriers engagés à la onzième heure reçoivent autant que ceux qui ont supporté la chaleur de toute la journée, et les murmures des premiers ouvriers sont nos propres murmures devant une grâce qui nous semble injuste. L'homme riche qui abat ses greniers pour en bâtir de plus grands, en se félicitant de son avenir confortable, entend dans la nuit : « Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée. » L'invité de la noce qui se précipite vers la meilleure place est couvert de honte devant toute la table. Chaque fois, l'auditeur est d'abord invité à approuver le mauvais instinct — envier, amasser, s'emparer de l'honneur — puis l'histoire se retourne et révèle cet instinct comme mortel. La parabole ne convainc pas l'auditeur de son péché par des arguments ; elle le laisse se voir lui-même dans ce péché et reculer d'horreur.The reversals are everywhere once you look. The laborers hired at the eleventh hour are paid as much as those who bore the heat of the whole day, and the early workers' grumbling is our grumbling at a grace that seems unfair. The rich man who pulls down his barns to build bigger ones, congratulating himself on a comfortable future, hears in the night, "Thou fool, this night thy soul shall be required of thee." The wedding guest who scrambles for the best seat is shamed before the whole table. In every case the hearer is first invited to agree with the wrong instinct — to envy, to hoard, to grasp at honor — and then the story turns and exposes that instinct as deadly. The parable does not argue the hearer out of his sin; it lets him watch himself in it and recoil.

6.4 Une histoire qui met en garde6.4 A Cautionary History

Il vaut la peine de savoir comment l'Église est arrivée à la règle du point unique, car cette histoire nous garde de deux erreurs à la fois. Pendant les dix-huit premiers siècles, l'allégorie a régné : les Pères et l'Église médiévale ont fouillé chaque parabole à la recherche de correspondances cachées, et l'hôtellerie du Samaritain est devenue l'Église, son huile et son vin les sacrements, et ainsi de suite pour chaque détail. Puis, vers la fin du dix-neuvième siècle, le savant allemand Adolf Jülicher a vivement réagi contre tout cela, en soutenant qu'une parabole fait un seul point de comparaison et n'est pas du tout une allégorie. Ce correctif était nécessaire et en grande partie juste, et il a arraché les paraboles aux déchiffreurs de codes. Au vingtième siècle, C.H. Dodd et Joachim Jeremias ont poursuivi ce travail en replaçant les paraboles dans leur sol d'origine — le ministère de Jésus, l'irruption du royaume de Dieu, la crise à laquelle étaient confrontés ceux qui les ont entendues les premiers — afin que nous les lisions non comme des fables morales intemporelles, mais comme des paroles prononcées dans un moment réel et urgent. Plus récemment encore, des chercheurs ont retrouvé l'idée qu'une parabole n'est pas simplement l'illustration d'une vérité, mais un événement qui arrive à l'auditeur : elle agit sur lui, l'attire et le transforme. Patrick Willson parle de prêcher en suivant la « trajectoire » de la parabole — en la dirigeant de telle sorte qu'elle fasse à l'assemblée moderne ce qu'elle a fait à la première, en refermant le même piège dans une autre salle.It is worth knowing how the church arrived at the one-point rule, because the story guards us from two errors at once. For the first eighteen centuries, allegory reigned: the fathers and the medieval church mined every parable for hidden correspondences, and the Samaritan's inn became the church, his oil and wine the sacraments, and so on through every detail. Then, near the end of the nineteenth century, the German scholar Adolf Jülicher reacted hard against all of it, insisting that a parable makes a single point of comparison and is not an allegory at all. The corrective was needed and largely right, and it rescued the parables from the code-breakers. In the twentieth century C.H. Dodd and Joachim Jeremias carried the work further, setting the parables back into their original soil — the ministry of Jesus, the in-breaking of the kingdom of God, the crisis facing those who first heard them — so that we read them not as timeless moral fables but as words spoken into a real and urgent moment. More recently still, scholars have recovered the sense that a parable is not merely an illustration of a truth but an event that happens to the hearer: it does something to him, draws him in, and changes him. Patrick Willson speaks of preaching along the parable's "trajectory" — aiming it so that it does to the modern congregation what it did to the first, springing the same trap in a new room.

Mais il faut ici une parole d'équilibre, car on peut pousser Jülicher trop loin. Jésus lui-même ne s'est pas toujours tenu à un seul point : il a interprété la parabole du semeur détail par détail (la semence, le bord du chemin, les endroits pierreux, les épines, la bonne terre), et il a fait de même avec le bon grain et l'ivraie. Certaines paraboles portent donc des éléments interprétés, qui nous sont donnés par l'autorité même du Seigneur. La règle est ainsi un garde-fou sage, non une loi de fer. Résistez à la vieille démangeaison de transformer chaque détail en chiffre secret — mais ne niez pas les significations que Jésus lui-même a attribuées. Cherchez la visée centrale ; honorez les interprétations qu'il a données ; et laissez le reste des détails simplement meubler l'histoire.Yet here a balancing word is needed, for Jülicher may be pressed too far. Jesus Himself did not always hold to a single point: He interpreted the Parable of the Sower detail by detail (the seed, the path, the rocky ground, the thorns, the good soil), and He did the same with the Wheat and the Tares. Some parables, then, do carry interpreted elements, given to us by the Lord's own authority. So the rule is a wise guard, not an iron law. Resist the old itch to turn every detail into a cipher — but do not deny the meanings Jesus Himself assigned. Seek the central thrust; honor the interpretations He gave; and let the rest of the details simply furnish the story.

Une dernière mise en garde au moment où vous vous préparez à les prêcher. Parce que les paraboles sont si familières, vos auditeurs pensent les connaître déjà, et la familiarité a émoussé le tranchant même qui autrefois blessait. Une partie de votre tâche consiste à rendre la vieille histoire de nouveau étrange — à retrouver le choc qu'a ressenti le premier auditoire, quand « un Samaritain » n'était pas un héros de l'école du dimanche mais un hérétique haï, et qu'un collecteur d'impôts n'était pas un personnage sympathique mais un traître enrichi de la misère de ses voisins. Ôtez l'éclat du vitrail, replacez l'histoire dans son scandale d'origine, et laissez votre assemblée ressentir pour la première fois ce qu'il en coûtait de l'entendre. Une parabole arrachée à l'excès de familiarité peut blesser et guérir avec autant de force que le jour où elle a été racontée pour la première fois.One last caution as you prepare to preach them. Because the parables are so familiar, your hearers think they already know them, and familiarity has dulled the very edge that once cut. Part of your task is to make the old story strange again — to recover the shock the first audience felt, when "a certain Samaritan" was not a Sunday-school hero but a hated heretic, and a tax collector was not a sympathetic figure but a traitor grown rich on his neighbors' misery. Strip away the stained-glass glow, set the story back in its original scandal, and let your congregation feel for the first time what it cost to hear it. A parable rescued from over-familiarity can wound and heal as sharply as the day it was first told.

6.5 Prêcher les paraboles6.5 Preaching the Parables

Rassemblez maintenant le tout dans la pratique. Premièrement, racontez la parabole comme une histoire ; ne la broyez pas en une proposition abstraite pour servir la poudre au lieu du fruit. Deuxièmement, préservez la surprise — retenez le venin pour qu'il puisse encore frapper. Troisièmement, trouvez et prêchez le point central unique, la comparaison que Jésus a faite, en résistant à la tentation d'allégoriser ce qu'il n'a pas allégorisé, tout en honorant ce qu'il a interprété. Quatrièmement, dirigez la trajectoire vers les gens qui sont devant vous, afin que la parabole saisisse vos auditeurs dans leur orgueil exactement comme elle a saisi le docteur de la loi, le pharisien et le frère aîné — non comme une pièce de musée à admirer, mais comme une parole vivante qui les atteint sur leurs bancs. Et cinquièmement, gardez-la ancrée : la parabole sert la vérité du royaume que le Seigneur voulait transmettre en la racontant, et le prédicateur qui la garde attachée à cette vérité ne réduira jamais ces saintes histoires à un simple divertissement. Traitez-les ainsi, et vous verrez les paraboles faire dans votre assemblée ce qu'elles font depuis deux mille ans — se glisser au-delà des défenses, refermer le piège, et laisser l'auditeur face à face avec le royaume de Dieu. Dans l'unité suivante, nous passerons des grandes histoires qui sont le sermon à la petite histoire qui vit à l'intérieur du sermon — le savoir-faire et l'éthique de l'illustration.Draw it all together into practice. First, tell the parable as a story; do not grind it into an abstract proposition and serve the powder instead of the fruit. Second, preserve the surprise — withhold the sting so that it can still strike. Third, find and preach the one central point, the comparison Jesus made, resisting the temptation to allegorize what He did not while honoring what He did. Fourth, aim the trajectory at the people in front of you, so that the parable catches your hearers in their pride exactly as it caught the lawyer, the Pharisee, and the elder brother — not a museum piece to be admired, but a living word that finds them in their seats. And fifth, keep it anchored: the parable serves the kingdom truth the Lord told it to convey, and the preacher who keeps it tied to that truth will never reduce these holy stories to mere entertainment. Handle them this way, and you will find the parables doing in your congregation what they have done for two thousand years — slipping past the defenses, springing the trap, and leaving the hearer face to face with the kingdom of God. In the next unit we move from the great stories that are the sermon to the smaller story that lives inside the sermon — the craft and the ethics of the illustration.

Unité 6 — ÉvaluationUnit 6 — Assessment

Tous les étudiants : 20 questions à choix multiple. Diplôme associé, Th.M. et M.Div. : également 10 phrases à compléter (9 sur 10 pour réussir) ; pour le Certificat, elles servent seulement de révision. Les 10 mises en situation à rédiger sont obligatoires pour le Th.M. et le M.Div., et facultatives pour le Certificat et le Diplôme associé (elles n'affectent pas ces résultats).All students: 20 multiple-choice. Associate, Th.M. and M.Div.: also 10 fill-in-the-blank (9 of 10 to pass); for Certificate they are review only. The 10 essay scenarios are required for Th.M. and M.Div., and optional for Certificate and Associate (they do not affect those results).

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Unité sept · L'histoire à l'intérieurUnit Seven · The Story Within

L'histoire à l'intérieur du sermonStory Inside the Sermon

Jusqu'ici, l'histoire était le sermon. Dans cette unité, nous considérons la petite histoire qui vit à l'intérieur d'un sermon — l'illustration. C'est de loin l'usage le plus courant de l'histoire dans la prédication : chaque semaine, dans des chaires qui ne tenteraient jamais un sermon-récit complet, un prédicateur s'arrête pour raconter une histoire qui éclaire son propos. L'illustration a son propre savoir-faire pour trouver et classer, sa propre gamme de types et — surtout — sa propre éthique, car nulle part le prédicateur n'est plus tenté par la malhonnêteté que dans les histoires qu'il raconte.Until now the story has been the sermon. In this unit we consider the smaller story that lives inside a sermon — the illustration. It is by far the most common use of story in preaching: every week, in pulpits that would never attempt a full story sermon, a preacher pauses to tell a tale that throws light on his point. The illustration has its own craft of finding and filing, its own range of types, and — above all — its own ethics, for nowhere is a preacher more tempted to dishonesty than in the stories he tells.

7.1 Des fenêtres dans le mur7.1 Windows in the Wall

Le vieux mot donne la meilleure définition. Illustrer, c'est jeter de la lumière sur quelque chose, et Spurgeon nous a donné l'image qui n'a jamais été surpassée : les illustrations sont des fenêtres dans le mur du sermon. L'argumentation est la structure — la pierre et la charpente de l'exposition et de la preuve — mais un bâtiment aux murs pleins est un endroit sombre où s'asseoir. La fenêtre laisse entrer la lumière, de sorte que la vérité qui se tenait déjà là peut soudain être vue. Voilà ce que fait l'illustration : elle rend concret ce qui est abstrait, elle repose l'auditeur qui a suivi un raisonnement difficile, elle fixe le point dans la mémoire, et elle met la volonté en mouvement en faisant ressentir à un homme ce qu'il n'avait que compris.The old word is the best definition. To illustrate is to throw light upon something, and Spurgeon gave us the picture that has never been bettered: illustrations are windows in the wall of the sermon. The argument is the structure — the stone and timber of exposition and proof — but a building of solid wall is a dark place to sit. The window lets in the light, so that the truth already standing there can suddenly be seen. This is what the illustration does: it makes the abstract concrete, it rests the hearer who has been following hard reasoning, it fixes the point in the memory, and it moves the will by letting a man feel what he has only understood.

Remarquez en quoi cela diffère du sermon-récit des quatre dernières unités. Là, l'histoire était le message ; elle en portait tout le poids. Ici, l'histoire est une servante à l'intérieur d'une structure plus large, le plus souvent le sermon déductif de l'unité 3 : le point est énoncé, puis l'illustration est introduite pour le rendre vivant et crédible. La fenêtre n'est pas la maison, et l'illustration n'est pas le sermon. Elle existe pour servir le point — et dès l'instant où elle l'oublie, elle devient un problème plutôt qu'une aide.Notice how this differs from the story sermon of the last four units. There the story was the message; it carried the whole weight. Here the story is a servant inside a larger structure, most often the deductive sermon of Unit 3: the point is stated, and then the illustration is brought in to make it vivid and believable. The window is not the house, and the illustration is not the sermon. It exists to serve the point — and the moment it forgets that, it becomes a problem rather than a help.

Un sermon sans aucune fenêtre est un échec d'un autre genre. Vous avez entendu de tels sermons — exacts, bien organisés, doctrinalement sains, et presque impossibles à écouter sans s'endormir, parce que l'esprit ne peut supporter qu'une certaine quantité d'argumentation ininterrompue avant de rompre ses amarres et de partir à la dérive. L'illustration n'est pas une concession faite aux auditeurs faibles ; c'est une grâce inscrite dans la manière dont Dieu a fait l'esprit humain. Même l'auditeur le plus solide a besoin du moment de repos qu'offre une histoire, le moment où les yeux refont la mise au point et où le cœur rattrape la tête. Et ce qui est reposé est aussi persuadé : un homme peut vous accorder votre argument et pourtant ne pas bouger, mais montrez-lui la vérité vivante dans une histoire, et sa volonté est engagée là où sa seule raison ne pouvait l'atteindre. La fenêtre n'affaiblit pas le mur ; elle rend la maison habitable.A sermon with no windows at all is its own kind of failure. You have heard such sermons — accurate, well-organized, doctrinally sound, and almost impossible to stay awake under, because the mind can hold only so much unrelieved argument before it slips its mooring and drifts. The illustration is not a concession to weak listeners; it is a mercy built into the way God made the mind. Even the strongest hearer needs the moment of rest a story gives, the moment when the eyes refocus and the heart catches up to the head. And what is rested is also persuaded: a man may grant your argument and still not move, but show him the truth living in a story and his will is engaged where his reason alone could not reach it. The window does not weaken the wall; it makes the house fit to live in.

7.2 Trouver et classer7.2 Finding and Filing

D'où viennent les illustrations ? De partout — pour le prédicateur qui vit les yeux ouverts. Elles sont dans les Écritures, dans l'histoire, dans la vie des grands hommes et des grandes femmes, dans la nature et les sciences, dans l'actualité du jour, dans la littérature et dans le va-et-vient ordinaire de ses propres journées. Le prédicateur qui se plaint de ne jamais trouver de bonne illustration est généralement un prédicateur qui traverse le monde endormi. L'homme dont les yeux sont ouverts voit un sermon dans un moineau, une parabole dans un embouteillage, une doctrine illustrée par la manière dont l'eau trouve son niveau. Les illustrations sont tout autour de vous ; l'art consiste à les remarquer.Where do illustrations come from? Everywhere — for the preacher who lives with his eyes open. They are in the Scriptures, in history, in the lives of great men and women, in nature and the sciences, in the day's news, in literature, and in the ordinary traffic of his own days. The preacher who complains that he can never find a good illustration is usually a preacher who walks through the world asleep. The man whose eyes are open sees a sermon in a sparrow, a parable in a traffic jam, a doctrine pictured in the way water finds its level. The illustrations are all around you; the art is to notice them.

Mais ce qui est remarqué sans être noté est perdu avant samedi. Le prédicateur discipliné tient donc un système — un fichier de fiches, un carnet, un dossier sur sa tablette — dans lequel chaque bonne illustration entre dès l'instant où il la rencontre, marquée de son point et de sa source. Au fil des années, ce fichier devient un trésor, et c'est précisément dans ce trésor que puise le sermon à histoire directrice de l'unité 3. Rappelez-vous : nous avons dit que la forme à histoire directrice récompense surtout le prédicateur qui a passé des années à rassembler tranquillement de bonnes histoires vraies. C'est ici que ce rassemblement se fait. Commencez votre fichier aujourd'hui ; dans vingt ans, vous prêcherez à partir de ses richesses, et vous ne vous tiendrez plus jamais les mains vides devant un texte.But what is noticed and not captured is lost by Saturday. The disciplined preacher therefore keeps a system — a file of cards, a notebook, a folder on his tablet — into which every good illustration goes the moment he meets it, marked with its point and its source. Over the years that file becomes a treasury, and it is precisely the treasury that the controlling-story sermon of Unit 3 draws upon. Recall that we said the controlling-story form most rewards the preacher who has spent years quietly gathering good and truthful stories. This is where that gathering happens. Begin your file today; in twenty years you will preach out of its riches, and you will never again stand empty-handed before a text.

7.3 Les dix types7.3 The Ten Types

Les illustrations sont de bien des sortes, et il est utile de connaître la famille. Nous pouvons en nommer dix. L'expérience personnelle, tirée de la vie du prédicateur lui-même ; l'illustration biblique, une Écriture qui en éclaire une autre ; l'illustration historique, un événement de l'histoire humaine ; l'illustration biographique, un moment d'une seule vie (le savoir-faire de l'unité 5 en miniature) ; l'illustration tirée de la nature et des sciences, une vérité illustrée dans l'ordre créé ; l'actualité, tirée des nouvelles du jour ; l'illustration littéraire ou la citation, un vers d'un poème, d'un cantique ou d'un sage ; l'illustration hypothétique, le « supposons qu'un homme… » qui invente un cas pour mettre une vérité à l'épreuve ; l'analogie ou la figure, le « le royaume est semblable à… » en petit ; et l'humour, la touche de rire qui ouvre un visage fermé. Chacun a sa force et son piège. L'histoire d'expérience personnelle est la plus intime et la plus puissante de toutes — rien ne touche une assemblée comme « laissez-moi vous raconter ce qui m'est arrivé » — mais elle porte le danger le plus aigu d'étalage de soi, celui de faire du prédicateur le héros de chaque récit jusqu'à ce que le sermon parle de lui et non de son Seigneur. De même, l'humour peut ouvrir un cœur en une seule phrase, mais il doit servir la vérité et ne jamais se moquer de ce qui est sacré, ne jamais blesser une personne présente, et ne jamais enfler au point que les gens viennent pour un comique et rentrent chez eux sans une parole de Dieu. Utilisez les dix ; maîtrisez les mises en garde propres à chacun.Illustrations come in many kinds, and it helps to know the family. We may name ten. The personal experience, drawn from the preacher's own life; the biblical, one Scripture lighting up another; the historical, an event from the human record; the biographical, a moment from a single life (the craft of Unit 5 in miniature); the natural and scientific, a truth pictured in the created order; the current event, taken from the day's news; the literary or quoted, a line from a poem, a hymn, or a wise man; the hypothetical, the "suppose a man..." that invents a case to test a truth; the analogy or figure, "the kingdom is like..." in small; and the humorous, the touch of laughter that opens a closed face. Each has its strength and its snare. The personal-experience story is the most intimate and powerful of all — nothing reaches a congregation like "let me tell you what happened to me" — but it carries the sharpest danger of self-display, of making the preacher the hero of every tale until the sermon is about him and not his Lord. Humor, likewise, can open a heart in a single sentence, but it must serve the truth and never mock the sacred, never wound a person present, and never swell until the people came for a comedian and went home without a word from God. Use all ten; master the cautions of each.

Un mot sur trois autres des dix, car chacun a un piège qui mérite d'être nommé. L'illustration d'actualité est vivante parce qu'elle est fraîche, mais elle se gâte vite ; ce dont tout le monde parle ce mois-ci sera une énigme dans cinq ans : utilisez-la donc, puis laissez-la aller, et ne bâtissez pas un sermon permanent sur un titre de journal passager. L'illustration littéraire ou la citation apporte du poids et de la beauté, mais elle pousse un homme à faire étalage de son savoir ; un poème cité pour servir la vérité est un don, un poème cité pour mettre en valeur le prédicateur est une vanité, et l'assemblée sait toujours faire la différence. L'illustration hypothétique — l'honnête « supposons qu'un homme… » — est un bon outil pour mettre un principe à l'épreuve, mais elle doit toujours afficher ouvertement son « supposons », car dès l'instant où un auditeur croit qu'un cas inventé s'est réellement produit, vous êtes passé de l'illustration à la tromperie.A word on three more of the ten, for each has a trap worth naming. The current-event illustration is vivid because it is fresh, but it spoils fast; what everyone is talking about this month will be a puzzle in five years, so use it and let it go, and do not build a permanent sermon on a passing headline. The literary or quoted illustration lends weight and beauty, but it tempts a man to show his learning; a poem quoted to serve the truth is a gift, a poem quoted to display the preacher is a vanity, and the congregation can always tell the difference. The hypothetical — the honest "suppose a man..." — is a fine tool for testing a principle, but it must always wear its "suppose" openly, for the instant a hearer thinks an invented case really happened, you have crossed from illustration into deception.

7.4 L'éthique de l'histoire empruntée7.4 The Ethics of the Borrowed Story

Venons-en maintenant au cœur de cette unité, et à l'endroit où les prédicateurs tombent le plus souvent. Le plus grand danger dans l'usage des illustrations n'est pas de mal les raconter ; c'est de les raconter malhonnêtement. La tentation est constante et subtile : vous lisez l'histoire émouvante de quelque chose qui est arrivé à un autre homme, et quand vous la racontez en chaire, elle est tellement plus puissante à la première personne — « Je rentrais chez moi un soir en voiture… » — que le manteau emprunté s'enfile presque sans décision. Robert Hastings a nommé ce prédicateur avec exactitude : le « prédicateur corde à linge » (en anglais « clothesline preacher »), qui étend le linge des autres comme si c'était le sien. C'est une forme de mensonge, c'est du plagiat en chaire, et un homme qui vole une histoire pour émouvoir une foule a déjà commencé à troquer son intégrité contre l'effet produit.Now to the heart of this unit, and to the place where preachers most often fall. The single greatest danger in using illustrations is not telling them badly; it is telling them dishonestly. The temptation is constant and subtle: you read a moving story of something that happened to another man, and when you tell it from the pulpit it is so much more powerful in the first person — "I was driving home one night..." — that the borrowed coat slips on almost without a decision. Robert Hastings named this preacher exactly: the "clothesline preacher," who hangs out other men's washing as if it were his own. It is a form of lying, and it is pulpit plagiarism, and a man who will steal a story to move a crowd has already begun to trade his integrity for effect.

Le remède est simple, et ne coûte qu'un peu d'orgueil : citez vos sources honnêtement. Vous ne perdez presque rien en disant « j'ai lu l'histoire d'un homme qui… » ou « un ami m'a raconté un jour… » — et vous gardez tout ce qui compte, votre propre véracité et la confiance de votre peuple. La pratique du Dr Cook lui-même en est le modèle. Deux illustrations qu'il porte depuis des années sont reproduites ici en entier, chacune racontée sous le nom qu'elle porte — la première, un don d'un ami, la seconde, transmise par une longue chaîne de prédicateurs — afin que vous voyiez qu'une histoire empruntée ne perd rien de sa puissance quand l'emprunt est reconnu à haute voix.The remedy is simple, and costs only a little pride: credit your sources honestly. You lose almost nothing by saying "I read of a man who..." or "a friend once told me..." — and you keep everything that matters, your own truthfulness and the trust of your people. Dr. Cook's own practice is the model. Two illustrations he has carried for years are set down here in full, each told under the name it wears — the first a gift from a friend, the second handed down through a long chain of preachers — so you may see that a borrowed story loses none of its power when the borrowing is owned aloud.

Une illustration de Gerry Taillon — utilisée avec permissionAn illustration of Gerry Taillon — used by permission

Mon père était dentiste, et je ne connaissais absolument rien à l'agriculture, mais j'avais un terrain plein d'herbe qui n'arrêtait pas de pousser. J'avais une fois essayé de la brûler, et le feu s'était propagé et avait failli emporter toute la ville avec lui ; j'ai donc décidé qu'il devait y avoir un meilleur moyen. Deux chèvres, me suis-je dit, feraient parfaitement l'affaire.My father was a dentist, and I knew nothing whatever about farming, but I had a yard full of grass that would not stop growing. I had once tried to burn it off, and the fire spread and very nearly took the whole town with it, so I decided there had to be a better way. Two goats, I figured, would be just the thing.

J'ai entendu parler de deux dames à Pike Lake qui élevaient des chèvres, et je suis allé en voiture jeter un coup d'œil. « J'en ai une pour vous tout de suite », m'a dit l'une d'elles. Je lui ai dit que je n'étais pas vraiment prêt — je ne connaissais rien du tout aux chèvres — mais elle m'a assuré que c'était tout simple et que je n'aurais aucune difficulté. Alors je l'ai achetée. J'ai essayé de la charger à l'arrière de la camionnette ; cela ne s'est pas bien passé, et la chèvre a fini par voyager sur le siège avant, à côté de moi. Au moment où je démarrais, la dame m'a fait signe de m'arrêter. « Encore une chose — je lui ai retiré son chevreau ce matin, il faudra donc la traire ce soir, puis deux fois par jour ensuite. Mais c'est facile. »I heard of two ladies in Pike Lake who kept goats, and I drove over to have a look. "I've got one for you right now," one of them said. I told her I wasn't really ready — I didn't know the first thing about goats — but she assured me there was nothing to it and I would have no trouble at all. So I bought it. I tried to load it into the bed of the truck; that did not go well, and I ended up with the goat riding in the front seat beside me. As I pulled away, the lady flagged me down. "One more thing — I took her kid away this morning, so she'll need milking tonight, and twice a day after that. But it's easy."

Sur le chemin du retour, je me suis arrêté à la bibliothèque et j'ai pris un livre, How to Raise Goats the Modern Way (« Comment élever des chèvres de manière moderne »). À la maison, j'ai installé la chèvre sur une botte de foin dans le garage qui allait bientôt devenir l'étable, j'ai ouvert le livre à une image d'un homme en train de traire, je me suis assis sur une caisse, j'ai glissé un seau en dessous et je me suis mis au travail. Je n'avais jamais rien manié de tel de ma vie. J'ai serré comme on serre la main d'un homme — et rien ne s'est passé. J'ai serré encore, et encore — toujours rien.On the way home I stopped at the library and picked up a book, How to Raise Goats the Modern Way. At the house I set the goat on a bale of hay in the garage that would soon become the barn, propped the book open to a picture of a man milking, sat down on a box, slid a pail underneath, and went to work. I had never handled anything like this in my life. I squeezed the way you would shake a man's hand — and nothing happened. I squeezed again, and again — still nothing.

De toute évidence, il me fallait plus d'informations. Je suis rentré et j'ai lu le chapitre sur la traite. Il disait que traire, c'est comme presser un tube de dentifrice entamé : on commence par le haut et on descend en roulant, en fermant d'abord le haut pour que le lait ne puisse pas remonter. C'était là tout mon problème — j'avais serré au milieu et renvoyé tout le lait vers le haut. Quand je l'ai fait comme le livre l'indiquait, cela a marché.Plainly I needed more information. I went back inside and read the chapter on milking. It said that milking is like squeezing a tube of used toothpaste: you start at the top and roll downward, closing off the top first so the milk cannot shoot back up. That had been my whole trouble — I had been squeezing in the middle and sending all the milk straight up. When I did it the book's way, it worked.

Le point est simplement celui-ci : il faut faire les premières choses en premier. La vraie production vient une étape à la fois. C'est exactement ce que le Seigneur voulait dire dans la parabole des talents — si nous sommes fidèles en peu de chose, il nous établira sur beaucoup.The point is simply this: you must do first things first. Real production comes one step at a time. That is exactly what the Lord meant in the parable of the talents — if we are faithful in a few things, He will set us over many.

Raconté au Dr Cook par le Dr Fish — d'après le récit de Francis DixonTold to Dr. Cook by Dr. Fish — from the account of Francis Dixon

En Angleterre, il y avait un pasteur baptiste nommé Francis Dixon. Dans son église se trouvait un jeune homme nommé Peter, qui accomplissait beaucoup de travail dans l'église, et un jour on lui demanda de donner son témoignage. Il se leva et dit : « J'étais en poste avec la Royal Navy à Sydney, en Australie. Je descendais George Street un jour quand, sorti de nulle part, un petit homme aux cheveux blancs s'est approché de moi. “Excusez-moi, monsieur, m'a-t-il dit, j'aimerais vous poser une question, et j'espère que vous ne vous en offenserez pas. Si vous mouriez aujourd'hui, où seriez-vous dans l'éternité ? La Bible dit que c'est soit le ciel, soit l'enfer. Pensez-y — voulez-vous, monsieur ? C'est tout. Que Dieu vous bénisse. Au revoir !” Et il avait disparu. » Peter dit que la question était venue comme une flèche tirée de l'arc de Dieu, et qu'elle s'était logée dans son cœur. Pendant six mois, il se débattit sous une profonde conviction de péché, sans savoir que faire, jusqu'à ce qu'enfin, de retour en Angleterre, il aille trouver le seul ami chrétien qu'il avait — et cet ami le conduisit à Christ.In England there was a Baptist pastor named Francis Dixon. In his church was a young man named Peter, who did a great deal of work around the church, and one day they asked him to give his testimony. He stood and said: "I was stationed with the Royal Navy in Sydney, Australia. I was walking down George Street one day when, out of nowhere, a little white-haired man stepped up to me. 'Excuse me, sir,' he said, 'I would like to ask you a question, and I hope you won't be offended. If you were to die today, where would you be in eternity? The Bible says it is either heaven or hell. Think about it — won't you, sir? That's all. God bless you. Toodle-oo.' And he was gone." Peter said the question came like an arrow shot from the bow of God, and it lodged in his heart. For six months he laboured under deep conviction, not knowing what to do, until at last, back in England, he sought out the one Christian friend he had — and that friend led him to Christ.

Peu après, l'église tint une série de réunions spéciales, et dans l'équipe se trouvait un jeune homme nommé Noel, à qui l'on demanda de donner son témoignage. Il se leva et dit : « J'ai vécu une partie de ma vie dans la belle ville australienne de Sydney. Je descendais George Street un jour quand, sorti de nulle part, un petit homme aux cheveux blancs s'est approché de moi » — et il rapporta exactement les mêmes paroles, la même question, le même « Au revoir ! », la même disparition. « Je connaissais juste assez l'Évangile pour être sauvé, dit Noel, et ce jour-là même je suis rentré à mon logement, je me suis mis à genoux, et j'ai placé ma confiance en Christ comme mon Sauveur. » À la fin du culte, Peter vint vers lui et dit : « Noel, c'est mon témoignage. Le même petit homme est venu vers moi dans George Street, à Sydney. »Not long after, the church held a series of special meetings, and on the team was a young man named Noel, who was asked to give his testimony. He stood and said, "I lived part of my life in the beautiful Australian city of Sydney. I was walking down George Street one day when, out of nowhere, a little white-haired man stepped up to me" — and he told the very same words, the same question, the same "Toodle-oo," the same vanishing. "I knew just enough of the gospel to be saved," Noel said, "and that very day I went back to my lodging, got down on my knees, and trusted Christ as my Savior." When the service ended, Peter came to him and said, "Noel, that is my testimony. The same little man came to me on George Street in Sydney."

Le pasteur les entendit. Peu après, prêchant à Adélaïde, il raconta l'histoire des deux hommes de son église qui avaient été conduits au Seigneur par le petit homme aux cheveux blancs de George Street. Pendant qu'il parlait, un homme dans l'assemblée se mit à agiter la main. « Monsieur, dit Dixon, vouliez-vous dire quelque chose ? » « Oui, répondit l'homme. Je veux vous raconter comment je suis devenu chrétien. Je descendais George Street un jour quand, sorti de nulle part, un petit homme aux cheveux blancs s'est approché de moi… » L'histoire était la même.The pastor overheard them. Not long after, preaching in Adelaide, he told the story of the two men in his church who had been led to the Lord by the little white-haired man of George Street. As he spoke, a man in the congregation began to wave his hand. "Sir," said Dixon, "did you wish to say something?" "Yes, I do," the man answered. "I want to tell you how I became a Christian. I was walking down George Street one day when, out of nowhere, a little white-haired man stepped up to me..." The story was the same.

Dixon comprit alors qu'il tenait quelque chose. Il prit l'avion pour Perth et raconta l'histoire des trois hommes ; à la fin, un diacre baptiste d'âge mûr vint vers lui : « Monsieur, j'en suis un autre. Je descendais George Street… » L'histoire était la même. De retour en Angleterre, il la raconta de nouveau, et une femme vint : « Monsieur, j'en suis une autre. » À Keswick, lors d'une convention sur la vie chrétienne profonde, un homme âgé vint : « Monsieur, j'en suis un autre. » En Inde, invité à prêcher sur l'évangélisation personnelle, il la raconta, et une missionnaire vint : « Monsieur, j'en suis une autre. » Pendant le voyage de retour, sur l'île de la Jamaïque, une huitième âme vint : « Monsieur, j'en suis un autre — un petit homme dans George Street. » Et un laïc qui racontait l'histoire à Fort Benning, en Géorgie, devant un groupe d'aumôniers, entendit l'un d'eux dire : « Laissez-moi vous raconter comment je suis devenu chrétien. Je descendais George Street un jour… »Now Dixon knew he had something. He flew to Perth and told the story of the three men; at the close, a middle-aged Baptist deacon came to him: "Sir, I am another. I was walking down George Street..." The story was the same. Back in England he told it again, and a woman came: "Sir, I am another." At Keswick, at a convention on the deeper life, an aged man came: "Sir, I am another." In India, asked to preach on personal evangelism, he told it, and a missionary woman came: "Sir, I am another." On the voyage home, on the island of Jamaica, an eighth soul came: "Sir, I am another — a little man on George Street." And a layman telling the story in Fort Benning, Georgia, to a company of chaplains, heard one of them say, "Let me tell you how I became a Christian. I was walking down George Street one day..."

Francis Dixon était désormais résolu à retrouver le petit homme aux cheveux blancs. Il s'assura que Sydney figurait sur son prochain itinéraire, et à son arrivée il téléphona à un ami chrétien. « Sais-tu quelque chose au sujet d'un petit homme aux cheveux blancs, dans George Street, qui demande aux gens où ils seraient dans l'éternité s'ils mouraient ? » « Bien sûr, répondit la voix. C'est M. Jenner. Nous le connaissons tous. Il ne sort plus beaucoup dans la rue — il est vieux maintenant, et fragile, et sa vue est faible. Mais je pourrais t'emmener directement chez lui. »By now Francis Dixon was determined to find the little white-haired man. He made certain that Sydney was on his next itinerary, and when he arrived he telephoned a Christian friend. "Do you know anything about a little white-haired man on George Street who asks people where they would be in eternity if they were to die?" "Certainly," came the voice. "That is Mr. Jenner. We all know him. He doesn't get out to the street much anymore — he is old now, and frail, and his sight is poor. But I could take you straight to his house."

Les deux hommes se rendirent donc chez le petit vieillard, frappèrent et furent présentés. Francis Dixon lui parla de toutes ces personnes, à travers le monde entier, qui étaient venues à Christ grâce à sa parole directe d'avertissement et de témoignage. Et le vieil homme fondit en larmes, pleura longuement, et dit : « Monsieur, j'ai annoncé l'Évangile à des milliers de personnes dans George Street, à Sydney. C'est la première fois de toute ma vie que j'entends parler ne serait-ce que d'une seule personne venue à Christ par mon témoignage. »So the two of them went to the home of the little old man, knocked, and were introduced. Francis Dixon told him of all the people, across the whole world, who had come to Christ through his pointed word of warning and witness. And the old man broke down and wept, and wept, and said: "Sir, I have shared the gospel with thousands of people on George Street in Sydney. This is the first time in all my life that I have ever heard of even one who came to Christ through my witness."

Le Dr Cook prêche cette histoire là où le Seigneur parle de semer et de moissonner — Jean 4, près du puits, où Jésus fait lever les yeux des disciples vers les champs qui blanchissent déjà pour la moisson et leur dit que l'un sème et l'autre moissonne, qu'il les envoie moissonner ce qui ne leur a pas coûté de peine. M. Jenner a semé toute sa vie et n'a rien pu moissonner qu'il puisse voir ; pourtant la moisson était bien réelle pendant tout ce temps, rassemblée dans des églises, des missions et des camps militaires à l'autre bout de la terre. Voici la promesse cachée au cœur de l'illustration, et la raison pour laquelle elle appartient à un sermon et pas seulement à un livre d'histoires : le témoin fidèle qui travaille sans voir de fruit n'a pas échoué, car le Dieu qui tient les comptes fait rentrer une moisson dont il n'apprendra peut-être l'existence qu'au ciel. Racontez-la sous le nom de M. Jenner, et elle prêchera.Dr. Cook preaches that story where the Lord speaks of sowing and reaping — John 4, beside the well, where Jesus lifts the disciples' eyes to fields already white for harvest and tells them that one sows and another reaps, that He sends them to reap that for which they have not laboured. Mr. Jenner sowed for a lifetime and was given to reap nothing he could see; yet the harvest was real all the while, gathered into churches and missions and army camps on the far side of the earth. Here is the promise hidden in the heart of the illustration, and the reason it belongs to a sermon and not merely to a storybook: the faithful witness who labours and sees no fruit has not failed, for the God who keeps the account is bringing in a harvest he may not learn of until heaven. Tell it under Mr. Jenner's name, and it will preach.

Deux autres devoirs trouvent leur place ici. Le premier est la véracité : une histoire vraie doit rester vraie. Vous pouvez la raconter de façon vivante, mais vous ne pouvez pas l'« améliorer » jusqu'à en faire un mensonge — et si une histoire est hypothétique, vous devez dire « supposons », et si c'est une légende, vous ne devez pas la faire passer pour un fait. C'est la règle même de l'unité 4 (« tu n'ajouteras rien ») transportée du texte à l'illustration : la vérité dans l'image, comme dans le passage. Le second est la permission et la vie privée : quand vous tirez une illustration de la vie de personnes réelles — un membre de votre assemblée, votre propre famille —, obtenez leur permission, préservez leur dignité, changez ce qui doit être changé, et n'utilisez jamais la chaire pour exposer ou mettre dans l'embarras une âme qui ne peut pas répondre. L'histoire sert la vérité ; on ne doit jamais la laisser blesser les gens que la vérité est destinée à sauver.Two further duties belong here. The first is truthfulness: a true story must stay true. You may tell it vividly, but you may not improve it into a lie — and if a story is hypothetical, you must say "suppose," and if it is a legend, you must not pass it off as fact. This is the very rule of Unit 4 ("thou shalt not add") carried from the text into the illustration: truth in the picture, as in the passage. The second is permission and privacy: when you illustrate from the lives of real people — a member of your congregation, your own family — get their permission, guard their dignity, change what should be changed, and never use the pulpit to expose or embarrass a soul who cannot answer back. The story serves the truth; it must never be allowed to wound the people the truth is meant to save.

Il y a une raison pour laquelle cela compte plus que de simples bonnes manières. Nous prêchons un Évangile dont toute la puissance tient à ce qu'il est vrai, et un homme qui ment dans les petites choses de la chaire enseigne à son peuple, sans un mot, que la vérité est négociable quand elle sert celui qui parle. L'histoire empruntée racontée comme la vôtre est une petite parabole de malhonnêteté prêchée à côté du sermon, et elle défait dans l'esprit de l'auditeur ce que le texte était en train de bâtir. Le danger n'a fait que croître à une époque où des sermons entiers peuvent être téléchargés et prêchés comme les siens en quelques clics. La même règle les couvre tous : ce que vous n'avez pas produit, vous ne le revendiquez pas. Appuyez-vous sur votre propre étude, racontez les histoires empruntées sous le nom de leurs auteurs, et laissez votre intégrité prêcher aussi fort que vos paroles.There is a reason this matters more than mere good manners. We preach a gospel whose whole power is that it is true, and a man who lies in the small things of the pulpit teaches his people, without a word, that truth is negotiable when it serves the speaker. The borrowed story told as your own is a little parable of dishonesty preached alongside the sermon, and it undoes in the hearer's spirit what the text was building. The danger has only grown in an age when whole sermons can be downloaded and preached as one's own with a few clicks. The same rule covers them all: what you did not produce, you do not claim. Stand on your own study, tell borrowed stories under their owners' names, and let your integrity preach as loudly as your words.

7.5 La retenue7.5 Restraint

Combien de fenêtres un sermon doit-il donc avoir ? Il n'y a pas de nombre fixe, mais voici un instinct utile : assez pour éclairer chaque pièce principale, et pas davantage. Chaque point majeur peut bien mériter sa fenêtre ; les tournants mineurs peuvent généralement se tenir dans la simple lumière des autres. Gardez-vous des deux extrêmes — le sermon sans fenêtre dans lequel personne ne peut voir, et le sermon tout en verre qui ne peut porter son propre poids. Et placez vos illustrations là où la lumière est le plus nécessaire : au point le plus difficile, le plus abstrait, là où l'auditeur peine à suivre ; au moment de l'application, là où la vérité doit passer de la tête aux mains ; et à la conclusion, là où une dernière image peut renvoyer les gens chez eux en emportant tout le message en une seule image.How many windows, then, should a sermon have? There is no fixed number, but a useful instinct is this: enough to light every main room, and no more. Each major point may well deserve its window; the minor turns can usually stand in the plain light of the others. Beware the two extremes — the windowless sermon that no one can see into, and the all-glass sermon that cannot bear its own weight. And place your illustrations where the light is most needed: at the hardest, most abstract point, where the hearer is straining to follow; at the moment of application, where the truth must move from the head to the hands; and at the close, where one last picture can send the people home carrying the whole message in a single image.

Un dernier principe tient tous les autres en place. Une illustration est une fenêtre, pas le bâtiment — et un mur qui n'est que fenêtres ne tiendra pas debout. Le prédicateur qui aime les histoires doit veiller à ne pas les laisser évincer l'exposition même qu'elles existent pour servir, jusqu'à ce que le sermon devienne un charmant chapelet d'anecdotes avec quelques versets éparpillés entre elles. La lumière est bonne, mais une maison est plus que de la lumière ; les gens sont venus entendre la Parole de Dieu, et non simplement être divertis par son prédicateur. Voici le test qui démasque une illustration mal employée : si vos auditeurs rentrent chez eux en se souvenant de l'histoire mais incapables de se rappeler le point qu'elle devait porter, alors la fenêtre est devenue le paysage. L'histoire a attiré tous les regards sur elle-même et n'a laissé passer aucune lumière sur la vérité. Gardez chaque illustration à sa place, servante du point et de la Parole — utilisée honnêtement, attribuée loyalement, racontée avec vérité et maintenue dans ses limites. Faites cela, et la petite histoire à l'intérieur du sermon accomplira son humble et lumineux travail aussi longtemps que vous prêcherez. Dans la dernière unité, nous rassemblerons tout le cours dans l'art de bien raconter l'histoire, et nous le mettrons en pratique dans un atelier final.One last principle holds all the rest in place. An illustration is a window, not the building — and a wall that is all windows will not stand. The preacher who loves stories must guard against letting them crowd out the very exposition they exist to serve, until the sermon is a charming string of anecdotes with a few verses scattered between. Light is good, but a house is more than light; the people came to hear the Word of God, not merely to be entertained by its preacher. Here is the test that exposes a misused illustration: if your hearers go home remembering the story but unable to recall the point it was meant to carry, then the window has become the view. The story drew all eyes to itself and let no light onto the truth. Keep every illustration in its place, a servant of the point and of the Word — used honestly, credited fairly, told truthfully, and held within bounds. Do that, and the small story inside the sermon will do its humble, shining work for as long as you preach. In the final unit we gather up the whole course into the craft of telling the story well, and put it to work in a closing workshop.

Unité 7 — ÉvaluationUnit 7 — Assessment

Tous les étudiants : 20 questions à choix multiple. Diplôme associé, Th.M. et M.Div. : également 10 phrases à compléter (9 sur 10 pour réussir) ; pour le Certificat, elles servent uniquement de révision. Les 10 mises en situation de dissertation sont obligatoires pour le Th.M. et le M.Div., et facultatives pour le Certificat et le Diplôme associé (elles n'affectent pas ces résultats).All students: 20 multiple-choice. Associate, Th.M. and M.Div.: also 10 fill-in-the-blank (9 of 10 to pass); for Certificate they are review only. The 10 essay scenarios are required for Th.M. and M.Div., and optional for Certificate and Associate (they do not affect those results).

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Unité huit · Raconter, puis être envoyéUnit Eight · The Telling, and the Sending

Bien raconter l'histoire — et un atelierTelling the Story Well — and a Workshop

Nous avons appris pourquoi l'histoire fonctionne, les trois formes qu'elle peut prendre, comment exploiter les récits de la Bible elle-même, l'art de la prédication biographique, le génie des paraboles et l'usage honnête de l'illustration. Il reste une chose : l'acte de raconter lui-même. Une grande histoire mal racontée est une tragédie en chaire ; la même histoire bien racontée peut transformer une vie. Cette dernière unité aborde l'art d'écrire et de raconter, rassemble tout le cours en quelques principes directeurs, et vous envoie en mission à travers un atelier final.We have learned why the story works, the three forms it may take, how to mine the Bible's own narratives, the craft of biographical preaching, the genius of the parables, and the honest use of the illustration. One thing remains — the telling itself. A great story badly told is a tragedy in the pulpit; the same story well told can turn a life around. This final unit takes up the craft of writing and telling, gathers the whole course into a handful of governing principles, and sends you out through a closing workshop.

8.1 Écrire l'histoire8.1 Writing the Story

Avant d'être racontée, une histoire est façonnée, et ce façonnage est un vrai travail. Des écrivains comme Raymond Clubb, et d'autres qui ont étudié cet art, nous indiquent quelques principes durables. Le premier est le détail révélateur : une histoire ne devient pas vivante parce qu'on accumule les descriptions, mais parce qu'on choisit les quelques détails concrets et sensoriels qui font surgir la scène — l'odeur du poisson, la poussière sur la route, le tremblement d'une voix. Un flot de détails noie une histoire ; un seul détail parfait l'illumine. Le deuxième est l'économie : l'ennemi le plus mortel de toute histoire, c'est l'encombrement, et le principal travail de l'écrivain consiste à couper — tout mot qui ne sert pas doit disparaître, car ce que vous laissez de côté est aussi important que ce que vous gardez. Le troisième est la tension : une histoire vit de conflit et de suspense ; commencez donc près de l'action plutôt que bien avant, montez progressivement vers le tournant, et ne dévoilez jamais la fin à l'avance. Le quatrième est le point de vue : décidez par les yeux de qui l'auditeur regardera — ceux du narrateur extérieur ou, à la première personne, ceux de quelqu'un qui se tenait dans la scène. Et le cinquième résume tous les autres — l'effet unique : une histoire bien construite vise une seule impression dominante, et chaque mot doit tendre vers cette impression, afin que l'ensemble laisse une marque unique et inoubliable.Before a story is told, it is shaped, and shaping it is real work. Writers like Raymond Clubb and others who have studied the craft point us to a few enduring principles. The first is the telling detail: a story is not made vivid by piling on description but by choosing the few concrete, sensory details that make the scene leap to life — the smell of the fish, the dust on the road, the tremor in a voice. A flood of detail drowns a story; one perfect detail lights it. The second is economy: the deadliest enemy of any story is clutter, and the writer's chief labor is cutting — every word that does not serve must go, for what you leave out is as important as what you keep. The third is tension: a story lives on conflict and suspense, so begin near the action rather than far before it, build steadily toward the turn, and never give away the ending in advance. The fourth is point of view: decide whose eyes the hearer will look through — the detached narrator's, or, in the first person, the eyes of one who stood in the scene. And the fifth gathers up the rest — the single effect: a well-made story aims at one dominant impression, and every word in it should bend toward that one impression, so that the whole leaves a single, unforgettable mark.

Deux endroits d'une histoire pèsent plus lourd que tout le reste, et tous deux méritent un travail particulier : la première phrase et la dernière. L'ouverture doit saisir l'attention avant que l'esprit de l'auditeur puisse s'égarer — non par des préambules (« Je voudrais vous raconter une petite histoire au sujet de… »), mais en plongeant directement l'auditeur dans la scène, au milieu d'une action en cours. La conclusion doit produire l'effet unique, puis s'arrêter. Le défaut le plus courant des conteurs débutants est de ne pas savoir quand l'histoire est finie : alors ils l'expliquent, la réexpliquent et finissent par l'étouffer à force de paroles. Quand le trait a porté, quand le tableau est complet, taisez-vous et faites confiance à l'histoire que vous avez racontée. Un récit qui se termine un temps trop tard perd en quelques secondes tout ce que les minutes précédentes avaient gagné.Two places in a story carry more weight than all the rest, and both deserve special labor: the first sentence and the last. The opening must seize attention before the hearer's mind can wander — not with throat-clearing ("I want to tell you a little story about...") but by dropping the hearer straight into the scene, in the middle of something happening. The close must land the single effect and then stop. The commonest fault of beginning storytellers is not knowing when the story is over, so they explain it, and re-explain it, and talk the life out of it. When the sting has struck, when the picture is complete, fall silent and trust the story you have told. A tale that ends one beat too late loses in its final seconds everything the preceding minutes had won.

8.2 Raconter l'histoire8.2 Telling the Story

Une histoire bien écrite doit encore être bien racontée, et raconter est un art différent de l'écriture. La première règle est la plus difficile pour beaucoup : en chaire, une histoire est racontée, non lue. Une histoire lue sur un manuscrit est à moitié morte — les yeux tombent sur la page, la spontanéité s'évapore, et l'auditeur a le sentiment qu'on lui récite quelque chose au lieu de lui parler. Connaissez votre histoire si parfaitement que vous n'avez besoin d'aucune note ; vous serez alors libre de regarder votre auditoire dans les yeux pendant que vous la racontez. La deuxième est le rythme : une histoire racontée respire ; elle passe vite sur ce qui est secondaire, ralentit au tournant et — c'est le point le plus négligé de tous — ose se taire au grand moment, car une pause bien placée peut frapper plus fort que n'importe quel mot. La troisième est que l'instrument du conteur, c'est lui-même tout entier — sa voix qui monte et descend, son visage, ses mains, l'inclinaison de son corps —, tout est mis à contribution, jamais pour se faire valoir, mais pour porter la scène. La quatrième est le secret de toute narration vivante : voyez la scène pendant que vous la racontez. Si vous-même regardez le fils prodigue gravir le chemin en trébuchant pendant que vous parlez, vos auditeurs le regarderont aussi ; si vous ne voyez rien, ils ne verront rien. Et la cinquième est la ligne qu'il ne faut jamais franchir — ressentez-la sans la jouer. Une émotion authentique touche les gens ; la théâtralité les rebute, car dès que l'assemblée sent qu'on joue la comédie, le charme se rompt, et la confiance avec lui. Racontez-la avec le cœur, et laissez le cœur, non la mise en scène, faire le travail.A story that has been well written must still be well told, and telling is a different art from writing. The first rule is the hardest for many: a story in the pulpit is told, not read. A story read from a manuscript is half dead — the eyes drop to the page, the spontaneity drains away, and the hearer feels he is being recited to rather than spoken with. Know your story so thoroughly that you need no notes, and then you are free to look your people in the eye while you tell it. The second is pacing: a told story breathes, hurrying through what is minor, slowing at the turning point, and — most neglected of all — daring to fall silent at the great moment, for a well-placed pause can strike harder than any word. The third is that the teller's whole instrument is himself — his voice rising and falling, his face, his hands, the lean of his body — all enlisted, never to show off, but to carry the scene. The fourth is the secret of all vivid telling: see it as you tell it. If you yourself are watching the prodigal stumble up the road as you speak, your hearers will watch him too; if you see nothing, they will see nothing. And the fifth is the line that must never be crossed — feel it without performing it. Genuine feeling moves people; theatrics repel them, because the instant a congregation senses an act, the spell breaks and the trust with it. Tell it from the heart, and let the heart, not the performance, do the work.

Comment parvenir à raconter une histoire sans notes ? Par la répétition, qui n'a rien de honteux mais qui est la discipline ordinaire du conteur. Racontez-la à voix haute dans la pièce vide, au volant de votre voiture, à quiconque voudra bien écouter, jusqu'à ce que sa forme vive en vous et que les mots viennent d'eux-mêmes. Ne l'apprenez pas mot à mot comme un discours à réciter — une histoire apprise par cœur est aussi raide qu'une histoire lue, et dès que vous oubliez une phrase, vous êtes perdu. Mémorisez plutôt la suite des images, les scènes dans leur ordre, et laissez les mots naître à neuf chaque fois que vous la racontez. Une histoire connue de cette manière peut être racontée aussi facilement à un enfant au coucher qu'à l'assemblée le dimanche, parce qu'elle n'est plus sur une page : elle est en vous.How do you reach the point of telling a story without notes? By rehearsal, which is no shame but the storyteller's ordinary discipline. Tell it aloud to the empty room, to the steering wheel of your car, to anyone who will listen, until the shape of it lives in you and the words come of themselves. Do not memorize it word for word as a speech to be recited — a memorized story is as stiff as a read one, and the moment you forget a phrase you are lost. Memorize instead the sequence of pictures, the scenes in their order, and let the words be born fresh each time you tell it. A story known this way can be told to a child at bedtime or to a congregation on Sunday with equal ease, because it is no longer on a page; it is in you.

8.3 Les marques d'un bon conteur8.3 The Marks of a Good Storyteller

Plusieurs professeurs de prédication, parmi lesquels Martin Thielen et Robert Hastings, ont dressé des listes des marques qui distinguent le conteur efficace, et l'étudiant sérieux voudra les lire lui-même. Les marques qu'ils décrivent se regroupent autour de quelques instincts simples qu'il vaut la peine de redire avec nos propres mots. Le bon conteur fait court et garde le mouvement, en faisant confiance à l'histoire au lieu de la gonfler. Il s'en tient au concret et au précis, non au vague et au général, parce que l'âme voit des images, non des abstractions. Il raconte avec chaleur et conviction, comme un homme qui croit ce qu'il dit et qui tient à ce que vous l'entendiez. Il vise au-delà de l'oreille, jusqu'au cœur, là où les décisions se prennent réellement. Et pendant tout ce temps, il s'efface, afin que l'auditeur se souvienne de la vérité et du Seigneur, non de l'habileté de l'homme en chaire. Rien de tout cela n'est un truc à exécuter ; c'est la forme naturelle de l'amour qui dit la vérité au moyen d'une histoire.Several teachers of preaching, among them Martin Thielen and Robert Hastings, have set down lists of the marks that distinguish the effective storyteller, and the serious student will want to read them for himself. The marks they describe gather around a few simple instincts that bear repeating in our own words. The good storyteller keeps it short and keeps it moving, trusting the story rather than padding it. He deals in the concrete and the specific, not the vague and the general, because the soul sees pictures, not abstractions. He tells with warmth and conviction, as a man who believes what he is saying and cares that you hear it. He aims past the ear at the heart, where decisions are actually made. And through it all he keeps himself out of the way, so that the hearer remembers the truth and the Lord, not the cleverness of the man in the pulpit. None of this is a trick to be performed; it is the natural shape of love speaking truth through a story.

Prenez courage si vous ne vous considérez pas comme un conteur né. Quelques-uns naissent avec ce don, mais la plupart des bons prédicateurs se sont formés plutôt qu'ils ne sont nés tels — ils ont appris à voir, appris à couper, appris à ralentir au tournant, appris en racontant cent histoires mal avant d'en raconter une bien. Les marques décrites ci-dessus ne sont pas une personnalité que l'on a ou que l'on n'a pas ; ce sont des habitudes que tout prédicateur sérieux peut cultiver au fil des années. Observez comment s'y prennent les gens que vous aimez le plus écouter. Remarquez ce qui fait porter une histoire et ce qui la fait tomber à plat. Continuez à raconter, continuez à échouer, continuez à apprendre. La chaire n'est pas réservée à ceux qui sont naturellement doués ; elle est ouverte aux fidèles qui feront le travail, et le Seigneur qui a donné les paraboles prend plaisir à enseigner à un homme bien disposé l'art de les raconter.Take heart if you do not think of yourself as a natural storyteller. A few are born with the gift, but most good preachers were made, not born — they learned to see, learned to cut, learned to slow down at the turn, learned by telling a hundred stories badly before they told one well. The marks described above are not a personality you either have or lack; they are habits any earnest preacher can cultivate over years. Watch how the people you most love to listen to do it. Notice what makes a story land and what makes it fall flat. Keep telling, keep failing, keep learning. The pulpit is not reserved for the naturally gifted; it is open to the faithful who will do the work, and the Lord who gave the parables delights to teach a willing man to tell them.

8.4 Tout le cours dans une seule main8.4 The Whole Course in One Hand

Rassemblez maintenant les huit unités en principes que vous pouvez porter dans une seule main. Premièrement, l'histoire est un vase digne de la Parole de Dieu, non un compromis, car le Seigneur lui-même en a fait sa méthode principale (unité 1). Deuxièmement, prêchez à la personne tout entière, en satisfaisant l'esprit et en saisissant le cœur (unité 2). Troisièmement, choisissez la forme que le message exige — déductive, inductive ou histoire directrice —, en laissant la forme servir la vérité et jamais l'inverse (unité 3). Quatrièmement à sixièmement, les récits de la Bible elle-même, la vie de ses personnages et les paraboles de Jésus sont votre matière la plus riche ; étudiez-les en profondeur, racontez-les de façon vivante, et n'ajoutez jamais rien au texte ni ne le contredisez (unités 4 à 6). Septièmement, la petite histoire à l'intérieur du sermon est une fenêtre, à utiliser honnêtement, avec des sources citées loyalement, et dans de justes limites (unité 7). Et huitièmement, racontez-la bien et racontez-la vrai (cette unité). Au-dessus de tous ces principes se tient celui qui a gouverné le cours depuis la première page : l'histoire est toujours une servante — de la vérité, et de la rencontre de l'auditeur avec Dieu. Dès qu'elle devient une fin en soi, une démonstration des dons du prédicateur, elle a trahi sa vocation. Gardez-la servante, et elle accomplira dans votre ministère ce qu'elle a accompli dans le ministère du Seigneur, qui a raconté les plus grandes histoires jamais entendues.Gather the eight units now into principles you can carry in one hand. First, the story is a worthy vessel for the Word of God, not a compromise, for the Lord Himself made it His chief method (Unit 1). Second, preach to the whole person, satisfying the mind and seizing the heart (Unit 2). Third, choose the form the message requires — deductive, inductive, or controlling story — letting the form serve the truth and never the reverse (Unit 3). Fourth through sixth, the Bible's own narratives, the lives of its people, and the parables of Jesus are your richest material; study them deeply, retell them vividly, and never add to or contradict the text (Units 4-6). Seventh, the small story inside the sermon is a window, to be used honestly, credited fairly, and held within bounds (Unit 7). And eighth, tell it well and tell it true (this unit). Over all of these stands the one principle that has governed the course from the first page: the story is always a servant — of the truth, and of the hearer's meeting with God. The moment it becomes an end in itself, a display of the preacher's gifts, it has betrayed its calling. Keep it a servant, and it will do in your ministry what it did in the ministry of the Lord who told the greatest stories ever heard.

8.5 Un exemple de synthèse commenté, et votre atelier8.5 A Worked Capstone and Your Workshop

Voyez tout cela réuni dans un seul sermon. Le message du Dr Cook « Le dos de Dieu » (« The Backside of God ») est construit sur Exode 33, où Moïse ose demander : « Fais-moi voir ta gloire ! », et où l'Éternel répond que l'homme ne peut voir sa face et vivre — et pourtant il place Moïse dans le creux du rocher, le couvre de sa main et le laisse le voir « par derrière » pendant que sa gloire passe. Voici l'étude rigoureuse d'un récit (unité 4), et de cette étude surgit une seule image directrice (unité 3) : le dos de Dieu — car ce qu'il nous est donné de voir de Dieu en cette vie, ce n'est pas sa face mais son « après », la traînée de gloire qu'il laisse là où il est déjà passé. La vérité est ensuite actualisée (unité 4) et rendue proche par une image moderne et vivante, le grand fleuve qui traverse la vallée de l'Alberta, afin qu'une assemblée très éloignée du Sinaï ressente elle-même l'émerveillement. Et tout le sermon aboutit à une vérité inoubliable : nous ne pouvons pas voir la face de Dieu maintenant, mais nous pouvons toujours voir où il est passé — et avoir vu où Dieu est passé suffit pour lui confier la route qui est devant nous. Étude, forme, image directrice, actualisation, récit fidèle, une seule vérité claire — tout le cours, réuni dans un seul sermon.See it all in one sermon. Dr. Cook's message "The Backside of God" is built on Exodus 33, where Moses dares to ask, "Shew me thy glory," and the LORD answers that no man can see His face and live — yet places Moses in the cleft of the rock, covers him with His hand, and lets him see His "back parts" as the glory passes by. Here is the disciplined study of a narrative (Unit 4), and out of it rises a single controlling image (Unit 3): the backside of God — for what we are given to see of God in this life is not His face but His afterward, the trail of glory He leaves where He has already passed. The truth is then contemporized (Unit 4) and carried near with a vivid modern picture, the great river running through the Alberta valley, so that a congregation far from Sinai feels the wonder for themselves. And the whole sermon lands one unforgettable truth: we cannot see the face of God now, but we can always see where He has been — and to have seen where God has passed is enough to trust Him with the road ahead. Study, form, controlling image, contemporizing, faithful retelling, one clear truth — the whole course, standing in a single sermon.

Maintenant, le travail vous revient. Votre atelier n'est pas un paragraphe à lire, mais un sermon à construire. Prenez un récit biblique qui vous saisit. Étudiez-le à travers les cinq fenêtres de l'unité 4 jusqu'à ce que vous voyiez clairement la scène. Choisissez la forme qu'il exige : allez-vous énoncer l'idée puis l'illustrer, retenir l'idée et la laisser découvrir à vos auditeurs, ou laisser une seule histoire gouverner l'ensemble ? Trouvez l'image directrice ou suivez l'arc du récit ; écrivez l'histoire avec l'art du détail, de l'économie, de la tension, du point de vue et de l'effet unique ; puis posez vos notes et racontez-la à voix haute, encore et encore, jusqu'à ce que vous puissiez la voir et la ressentir sans la page. Ceux qui préparent un travail écrit pour le Th.M. ou la M.Div. rédigeront intégralement le sermon narratif achevé. Et quand il sera construit, prêchez-le — honnêtement, fidèlement et bien. Vous êtes venu apprendre à prêcher avec une histoire ; allez maintenant et faites-le, afin qu'à travers la vérité que vous racontez, des hommes et des femmes rencontrent le Dieu vivant. C'est la fin du cours, et le commencement de votre art de raconter.Now the work passes to you. Your workshop is not a paragraph to read but a sermon to build. Take a biblical narrative that grips you. Study it through the five windows of Unit 4 until you see the scene clearly. Choose the form it needs — will you state the point and illustrate it, withhold the point and let them discover it, or let one story govern the whole? Find the controlling image or follow the arc; write the story with the craft of detail, economy, tension, point of view, and single effect; and then put down your notes and tell it aloud, again and again, until you can see it and feel it without the page. Those preparing written work for the Th.M. or M.Div. should set the finished narrative sermon down in full. And when it is built, preach it — honestly, faithfully, and well. You came to learn how to preach with a story; go now and do it, so that through the truth you tell, men and women may meet the living God. This is the end of the course, and the beginning of your storytelling.

Et il reste un mot, le plus important du cours. Tout l'art de ces huit unités — les formes, l'étude, l'imagination, la narration — ne vaut rien sans l'Esprit de Dieu, qui seul peut prendre une histoire sur vos lèvres et l'enfoncer dans un cœur que vous ne pourriez jamais atteindre. Le plus grand conteur peut émouvoir un auditoire jusqu'aux larmes sans jamais amener une âme à Christ, s'il prêche par sa propre force. Apprenez donc cet art avec toute la diligence possible, puis agenouillez-vous et demandez à Celui qui a raconté les paraboles de souffler sur votre récit. Préparez-vous comme si tout dépendait de votre travail ; prêchez comme si tout dépendait du sien. Faites les deux, et vos histoires ne seront pas seulement admirées et retenues — elles deviendront, entre ses mains, le chemin même par lequel un homme perdu revient à Dieu. Allez, et racontez-la bien.And one word remains, the most important in the course. All the craft of these eight units — the forms, the study, the imagination, the telling — is worth nothing without the Spirit of God, who alone can take a story off your lips and drive it into a heart you could never reach. The greatest storyteller may move an audience to tears and never move a soul to Christ if he preaches in his own strength. So learn the craft with all diligence, and then kneel and ask the One who told the parables to breathe upon your telling. Prepare as if everything depended on your work; preach as if everything depended on His. Do both, and your stories will not merely be admired and remembered — they will become, in His hands, the very road by which a lost man walks home to God. Go, and tell it well.

Unité 8 — ÉvaluationUnit 8 — Assessment

Tous les étudiants : 20 questions à choix multiple. Diplôme associé, Th.M. et M.Div. : également 10 phrases à compléter (9 sur 10 pour réussir) ; pour le Certificat, elles servent uniquement de révision. Les 10 scénarios de dissertation sont obligatoires pour le Th.M. et la M.Div., et facultatifs pour le Certificat et le Diplôme associé (ils n'influent pas sur ces résultats).All students: 20 multiple-choice. Associate, Th.M. and M.Div.: also 10 fill-in-the-blank (9 of 10 to pass); for Certificate they are review only. The 10 essay scenarios are required for Th.M. and M.Div., and optional for Certificate and Associate (they do not affect those results).

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Séminaire théologique de ChapalaChapala Theological Seminary

Certificat de réussiteCertificate of Completion

Nous certifions queThis certifies that

[Student Name]

de [Pays] a suivi avec succès le cours
La prédication narrative : l'art du sermon-récit
conformément aux exigences du programme
[Parcours]
of [Country] has successfully completed the course
Narrative Preaching: The Art of the Story Sermon
in fulfillment of the requirements for the
[Program Track]

Wayne Cook
Dr. Wayne Cook
ProfesseurProfessor
Ted Rogers
Dr. Ted Rogers
Directeur du séminaireSeminary Director

Terminer ce coursCompleting this course

La prédication narrative est un cours optionnel du parcours de prédication ; il présente le sermon-récit comme une forme biblique. Lorsque vous aurez étudié les unités ci-dessus, marquez ce cours comme terminé pour qu'il soit comptabilisé dans votre programme.Narrative Preaching is an elective in the preaching track that develops the story sermon as a biblical form. When you have worked through the units above, mark it complete to record it toward your program.