Consoler ceux qui souffrent et qui sont affligésComforting the Suffering and Afflicted
Accueillir le vrai chagrin et la vraie douleur sans les minimiser. L’affliction vient même au peuple de Dieu (Case) ; il ne faut pas minimiser le chagrin (Jésus pleura) ; l’affliction n’est pas un signe que Dieu nous rejette, et l’accablement n’est pas un échec spirituel ; le mystère de la providence — Dieu à l’œuvre même dans l’obscurité (Flavel), mais sans explications simplistes (l’avertissement des amis de Job) ; Dieu près de ceux qui ont le cœur brisé ; une espérance sobre au milieu de la douleur, reposant sur sa promesse et non sur les sentiments ; et une consolation qui dirige au-delà d’elle-même vers Christ, l’homme de douleur.Meeting real grief and pain without minimizing it. Affliction comes even to God's people (Case); grief is not to be minimized (Jesus wept); affliction is not a sign of God's rejection, and heaviness is not spiritual failure; the mystery of providence — God at work even in the dark (Flavel), yet without simplistic explanations (the warning of Job's friends); God near the brokenhearted; sober hope in the midst of pain, resting on His promise, not on feelings; and comfort that points beyond itself to Christ, the Man of Sorrows.
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Consoler ceux qui souffrent et qui sont affligésComforting the Suffering and Afflicted
Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — accueillir le vrai chagrin et la vraie douleur avec une espérance sobre, en se confiant en la providence de Dieu sans prétendre l’expliquerA Chapala Theological Seminary reading — meeting real grief and pain with sober hope, trusting God's providence without pretending to explain it away
Un résumé du STC, ancré dans l’Écriture (les Psaumes ; Job ; Ésaïe 53 ; 2 Corinthiens 1) et dans le conseil classique du domaine public de The Mystery of Providence (Le mystère de la providence) de John Flavel et du traité de Thomas Case sur les afflictions.A CTS-authored study, anchored in Scripture (the Psalms; Job; Isaiah 53; 2 Corinthians 1) and in the classic public-domain counsel of John Flavel's The Mystery of Providence and Thomas Case's treatise on afflictions.
- Situations de relation d’aideCounseling Situations
- Consolation dans l’afflictionComfort in Affliction
- Flavel · CaseFlavel · Case
- Chagrin · Providence · EspéranceGrief · Providence · Hope
1.Quand vient l’affliction1.When Affliction Comes
L’affliction n’est pas une étrangère pour le peuple de Dieu. Dans un monde brisé par le péché, la douleur nous atteint tous — maladie et souffrance, perte et deuil, épreuves et déceptions, les blessures que la vie inflige et les chagrins auxquels nous ne pouvons échapper. Les Écritures ne le cachent jamais. Elles sont pleines de gens affligés : Job sur sa cendre, David épanchant son âme, Jérémie en pleurs, et le Seigneur Jésus lui-même, homme de douleur et habitué à la souffrance. Thomas Case, un fidèle pasteur d’autrefois, jugeait ce sujet si important qu’il écrivit tout un traité sur les afflictions, car il savait que le peuple de Dieu traverse réellement des eaux profondes, et qu’il a besoin d’aide pour y faire face. Nous commençons donc par refuser de faire semblant. Nous ne dirons pas que la souffrance est peu de chose, ni qu’elle n’est pas réelle, ni qu’un croyant ne devrait ressentir aucune douleur. Ce ne serait ni vrai ni bon. L’affliction est lourde ; le chagrin est réel ; et il ne faut pas dire à ceux qui souffrent que leur souffrance ne compte pas. Dieu lui-même ne traite pas ainsi nos douleurs. Il les voit, il compte nos larmes, et il s’approche de nous en elles. Cette lecture est donc écrite avec honnêteté, pour ceux qui ont mal et pour ceux qui voudraient les aider — non pour évacuer la souffrance par des explications, mais pour lui apporter la consolation de Dieu.Affliction is no stranger to the people of God. In a world broken by sin, sorrow comes to us all — sickness and pain, loss and bereavement, hardship and disappointment, the wounds that life inflicts and the griefs we cannot escape. The Scriptures never hide this. They are full of afflicted people: Job on his ash-heap, David pouring out his soul, Jeremiah weeping, and the Lord Jesus Himself, a man of sorrows and acquainted with grief. Thomas Case, a faithful minister of long ago, thought the subject so important that he wrote a whole treatise on afflictions, for he knew that God's people really do pass through deep waters, and that they need help to meet them. We begin, then, by refusing to pretend. We will not say that suffering is small, or that it is not real, or that a believer should feel no pain. That would be neither true nor kind. Affliction is heavy; grief is real; and those who suffer are not to be told that their suffering does not matter. God Himself does not treat our sorrows so. He sees them, He numbers our tears, and He draws near to us in them. So this reading is written honestly, for people who hurt, and for those who would help them — not to explain suffering away, but to bring to it the comfort of God.
2.Il ne faut pas minimiser le chagrin2.Grief Is Not to Be Minimized
Parce que l’affliction est réelle, il ne faut pas minimiser le chagrin. Nulle part l’Écriture ne dit à ceux qui sont dans la peine de faire semblant de ne pas l’être, d’afficher une fausse gaieté, ou d’avoir honte de leurs larmes. Quand Lazare mourut, Jésus pleura, bien qu’il sût qu’il allait le ressusciter ; le verset le plus court de la Bible rapporte les larmes du Seigneur lui-même. Les psaumes sont pleins de lamentations sincères, criant à Dieu dans l’angoisse, et Dieu n’a pas réprimandé ces cris, mais les a reçus dans sa Parole. Être dans le chagrin n’est pas un manque de foi ; cela fait partie de la condition humaine dans un monde où ce que nous aimons peut être perdu. Aussi ne pressons-nous pas ceux qui sont en deuil, nous ne leur disons pas de traverser vite leur chagrin, et nous ne mesurons pas combien de temps ils ont le droit de pleurer. Nous ne disons pas à ceux qui ont le cœur brisé : « Ça pourrait être pire », ou « Au moins… », ni aucune de ces paroles rapides qui laissent la personne qui souffre avec le sentiment de ne pas être entendue. Le véritable amour s’assied auprès des gens dans leur chagrin, pleure avec ceux qui pleurent, et leur laisse la place de mener leur deuil. Dieu nous rejoint non dans un calme simulé, mais dans notre douleur réelle ; et la consolation qu’il apporte ne nie pas la souffrance, mais descend jusqu’à elle. Ceux qui veulent consoler les autres commencent donc par honorer leur chagrin, et non par le minimiser.Because affliction is real, grief is not to be minimized. Nowhere does Scripture tell the sorrowing to pretend they are not sorrowing, or to put on a false cheerfulness, or to be ashamed of their tears. When Lazarus died, Jesus wept, though He knew He would raise him; the shortest verse in the Bible is a record of the Lord's own tears. The psalms are full of honest lament, crying out to God in anguish, and God did not rebuke those cries but received them into His Word. To grieve is not a lack of faith; it is part of being human in a world where the things we love can be lost. So we do not rush the grieving, nor tell them to hurry through their sorrow, nor measure out how long they may weep. We do not say to the brokenhearted, "It could be worse," or "At least," or any of the quick words that leave a sufferer feeling unheard. Real love sits with people in their grief, weeps with those who weep, and gives them room to mourn. God meets us not in a pretended calm but in our real sorrow; and the comfort He brings does not deny the pain, but comes down into it. Those who would comfort others, then, begin by honoring their grief, not by minimizing it.
3.L’affliction n’est pas un signe que Dieu nous rejette3.Affliction Is Not a Sign of God's Rejection
L’un des plus lourds fardeaux que portent les affligés est la crainte que leur souffrance signifie que Dieu s’est tourné contre eux — que la douleur soit la preuve de sa colère, ou que leur abattement même soit un échec spirituel. Cette crainte peut blesser plus profondément que l’affliction elle-même. Mais l’Écriture la contredit avec tendresse. La vérité, c’est que Dieu conduit parfois même ses enfants les plus aimés à travers une profonde affliction ; la souffrance n’est pas un signe qu’il nous a rejetés. Le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il le fait comme un père avec son enfant, pour notre bien et non pour notre mal. Les ténèbres du chagrin ne sont pas les ténèbres de la colère de Dieu. Un croyant peut se sentir abattu, pleurer, lutter et même douter, et rien de tout cela ne prouve que Dieu l’a abandonné. Avoir le cœur lourd n’est pas un péché ; la tristesse n’est pas l’incrédulité ; les larmes des affligés ne les séparent pas de Dieu. En fait, certains des saints les plus chers à Dieu ont traversé les vallées les plus sombres. Nous disons donc à ceux qui souffrent, avec douceur et clarté : votre douleur ne signifie pas que Dieu est contre vous. Il ne vous a pas quitté. Votre abattement n’est pas une marque de son mécontentement, mais une tristesse qu’il voit et qu’il partage ; et il est plus près de vous en elle que vous ne le sentez peut-être.One of the heaviest burdens the afflicted carry is the fear that their suffering means God has turned against them — that pain is proof of His anger, or that their very heaviness is a spiritual failure. This fear can wound more deeply than the affliction itself. But Scripture speaks tenderly against it. The truth is that God sometimes leads even His most beloved children through deep affliction; suffering is not a sign that He has cast us off. Whom the Lord loves He also disciplines, and He does so as a father with a child, for our good and not our harm. The darkness of grief is not the darkness of God's wrath. A believer may feel cast down, may weep, may struggle and even doubt, and none of this proves that God has abandoned him. Heaviness of heart is not sin; sorrow is not unbelief; the tears of the afflicted do not shut them out from God. Indeed, some of God's dearest saints have walked through the darkest valleys. So we say to the suffering, gently and plainly: your pain does not mean God is against you. He has not left you. Your heaviness is not a mark of His displeasure, but a sorrow He sees and shares; and He is nearer to you in it than you may feel.
4.Le mystère de la providence4.The Mystery of Providence
Sur tout ce qui arrive à son peuple, la main de Dieu est à l’œuvre. John Flavel, dans son livre très aimé The Mystery of Providence, enseignait que rien n’arrive à un croyant en dehors du soin et du gouvernement de Dieu — que même les choses dures et sombres sont dans sa main, et qu’il y travaille à des desseins d’amour. C’est un profond réconfort, car cela signifie que les affligés ne sont jamais à la merci d’un hasard aveugle ou d’un destin cruel ; le Dieu qui les aime règne sur toutes leurs circonstances, et aucune de leurs souffrances n’est perdue ni hors de son soin. Pourtant, Flavel parlait à juste titre du mystère de la providence. Les voies de Dieu nous sont souvent cachées ; nous ne pouvons voir ce qu’il fait, ni pourquoi, ni comment les fils emmêlés de notre vie seront tissés pour le bien. Ses desseins sont réels, mais ils échappent souvent à notre regard. Il importe de tenir cela comme il faut. Nous pouvons croire que Dieu est à l’œuvre, et qu’il est bon, sans pouvoir expliquer ce qu’il fait. La foi n’exige pas que nous comprenions la providence ; elle se repose dans le Dieu à qui appartient cette providence. Ainsi les affligés peuvent trouver du réconfort dans le fait que leur vie est tenue par des mains sages et aimantes, même lorsque — surtout lorsque — ils ne peuvent discerner la raison de leur douleur. Le mystère est réel, mais la main qui les tient l’est aussi.Over all that befalls His people, God's hand is at work. John Flavel, in his beloved book The Mystery of Providence, taught that nothing happens to a believer outside the care and governing of God — that even the hard and dark things are within His hand, and that He is working in them for purposes of love. This is a deep comfort, for it means that the afflicted are never at the mercy of blind chance or cruel fate; the God who loves them is over all their circumstances, and none of their sufferings is wasted or outside His care. Yet Flavel called it the mystery of providence for good reason. God's ways are often hidden from us; we cannot see what He is doing, or why, or how the tangled threads of our lives will be woven into good. His purposes are real, but they are frequently beyond our sight. This is important to hold rightly. We may trust that God is at work, and that He is good, without being able to explain what He is doing. Faith does not require us to understand providence; it rests in the God whose providence it is. So the afflicted may take comfort that their lives are held in wise and loving hands, even when — especially when — they cannot trace the reason for their pain. The mystery is real, but so is the hand that holds them.
5.Sans explications simplistes5.Without Simplistic Explanations
Ici, nous devons être très prudents, car un grand tort a été fait à ceux qui souffrent par ceux qui ont expliqué leur douleur trop vite. Quand Job était assis dans son chagrin, ses amis vinrent et, croyant l’aider, lui dirent avec assurance pourquoi il souffrait — et Dieu lui-même les reprit pour avoir mal parlé de lui. C’est un avertissement solennel. Nous ne devons pas offrir aux affligés des raisons faciles ou simplistes à leur souffrance, comme si nous pouvions lire les desseins cachés de Dieu et leur dire exactement pourquoi cela est arrivé, ce que Dieu voulait dire par là, ou quel bien en sortira sûrement. Nous ne savons pas ces choses, et prétendre les savoir n’est ni honnête ni bon. Dire à une mère en deuil : « Dieu a pris votre enfant parce que… », ou à un homme qui souffre : « Cela vous arrive afin que… », c’est parler là où il ne nous a pas été donné de parler, et souvent blesser là où nous voulions guérir. Le chemin le plus sage et le plus vrai est de se confier en la providence sans prétendre l’expliquer. Nous pouvons dire : « Dieu est à l’œuvre, Dieu est bon, et il ne vous a pas quitté », sans ajouter des raisons que nous ne connaissons pas. Parfois, la chose la plus bonne et la plus fidèle qu’un consolateur puisse faire est de s’asseoir avec celui qui souffre dans le mystère, de pleurer avec lui, et de le diriger vers le caractère de Dieu et sa proximité — et non de lui tendre une explication qui ne répond à rien et fait beaucoup de mal.Here we must be very careful, for great harm has been done to the suffering by those who explained their pain too quickly. When Job sat in his grief, his friends came and, meaning to help, told him confidently why he was suffering — and God Himself rebuked them for speaking wrongly of Him. It is a solemn warning. We are not to offer the afflicted glib or simple reasons for their suffering, as though we could read God's hidden purposes and tell them exactly why this happened, or what God meant by it, or what good will surely come. We do not know these things, and to pretend we do is neither honest nor kind. To say to a grieving mother, "God took your child because," or to a suffering man, "This is happening so that," is to speak where we have not been given to speak, and often to wound where we meant to heal. The wiser and truer path is to trust providence without claiming to explain it. We may say, "God is at work, and God is good, and He has not left you," without adding reasons we do not know. Sometimes the kindest and most faithful thing a comforter can do is to sit with the sufferer in the mystery, to weep with them, and to point them to God's character and nearness — not to hand them an explanation that answers nothing and hurts much.
6.Dieu est près des affligés6.God Is Near the Afflicted
Si nous ne pouvons pas toujours expliquer la providence de Dieu, nous pouvons toujours connaître sa proximité, et c’est là le cœur de la consolation. Les Écritures ne promettent pas d’abord aux affligés une explication ; elles leur promettent Dieu lui-même. L’Éternel, nous disent-elles, est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement. Il ne dédaigne pas un cœur brisé et contrit. Il prend les agneaux dans ses bras et les porte dans son sein. La tendre image que le prophète donne du Sauveur à venir nous dit qu’il ne brisera point le roseau cassé, et qu’il n’éteindra point le lumignon qui fume — il n’écrasera pas les faibles et n’étouffera pas la dernière lueur de foi dans une âme souffrante, mais les traitera avec le soin le plus doux. Voilà qui est Dieu envers les affligés : non pas lointain, ni dur, ni impatient, mais proche, tendre et plein de compassion. Si sombre que soit l’affliction, et si cachés que soient ses desseins, celui qui souffre n’est pas seul ; le Dieu de toute consolation s’approche. Même quand nous ne pouvons sentir sa présence, sa promesse demeure : il est avec nous dans la vallée, et il ne nous y laissera pas sans lui. Ainsi les affligés peuvent lever les yeux du mystère de leur douleur vers la proximité de leur Dieu, et découvrir que, même s’ils ne voient pas pourquoi, ils sont tenus par Celui qui les aime et ne les lâchera pas.If we cannot always explain God's providence, we can always know His nearness, and this is the heart of comfort. The Scriptures do not chiefly promise the afflicted an explanation; they promise them God Himself. The Lord, they tell us, is near to the brokenhearted, and saves those who are crushed in spirit. He does not despise a broken and contrite heart. He gathers the lambs in His arms and carries them close to His heart. The prophet's tender picture of the coming Savior tells us that a bruised reed He will not break, and smoking flax He will not quench — He will not crush the weak or snuff out the last flicker of faith in a suffering soul, but will handle them with the gentlest care. This is who God is toward the afflicted: not distant, not harsh, not impatient, but near, tender, and full of compassion. However dark the affliction, and however hidden His purposes, the sufferer is not alone; the God of all comfort draws near. Even when we cannot feel His presence, His promise stands: He is with us in the valley, and He will not leave us there without Himself. So the afflicted may lift their eyes from the mystery of their pain to the nearness of their God, and find that, though they cannot see why, they are held by One who loves them and will not let them go.
7.Une espérance sobre au milieu de la douleur7.Sober Hope in the Midst of Pain
La consolation de Dieu donne aux affligés une véritable espérance — non une fausse gaieté qui nie leur douleur, mais une espérance sobre et ferme qui tient bon à travers elle. L’Écriture ne demande pas à ceux qui souffrent de sourire comme si de rien n’était ; elle leur donne, au cœur même de leur peine, une raison d’espérer. Le soir arrivent les pleurs, dit-elle, et le matin l’allégresse ; et les légères afflictions du moment présent ne sauraient être comparées au poids de gloire à venir. Cette espérance ne rend pas la nuit moins sombre tant qu’elle dure, et elle ne presse pas celui qui souffre de dépasser son chagrin ; mais elle l’assure que la nuit ne durera pas toujours, et que Dieu le conduit, à travers les ténèbres, vers un matin qu’il ne peut pas encore voir. Et cette espérance ne repose pas sur ce que ressent celui qui souffre, qui peut monter et descendre comme la marée ; elle repose sur la promesse et le caractère de Dieu, qui ne changent pas. Quand les sentiments font défaut, quand le cœur est trop lourd pour percevoir la moindre consolation, la promesse demeure, et Christ tient encore. Les affligés sont donc invités à une espérance honnête au sujet de la douleur, et pourtant sûre de son terme — en s’appuyant non sur leurs sentiments changeants, mais sur le Dieu immuable qui a promis de faire traverser son peuple.The comfort of God gives the afflicted a real hope — not a false cheerfulness that denies their pain, but a sober, steady hope that holds on through it. Scripture does not ask the suffering to smile as though nothing were wrong; it gives them, in the very midst of their sorrow, a reason to hope. Weeping may endure for a night, it says, but joy comes in the morning; and the light and momentary afflictions of this present time are not worth comparing with the weight of glory to come. This hope does not make the night less dark while it lasts, nor does it hurry the sufferer past their grief; but it assures them that the night will not last forever, and that God is bringing them, through the darkness, to a morning they cannot yet see. And this hope does not rest on how the sufferer feels, which may rise and fall like the tide; it rests on the promise and character of God, which do not change. When feelings fail, when the heart is too heavy to sense any comfort at all, the promise still stands, and Christ still holds. So the afflicted are invited to a hope that is honest about the pain and yet sure of its end — leaning not on their own changing feelings, but on the unchanging God who has promised to bring His people through.
8.Une consolation qui dirige au-delà d’elle-même8.Comfort That Points Beyond Itself
Comment donc consolerons-nous les affligés, et comment serons-nous consolés ? Non par des sermons ni des solutions rapides, mais par la douceur, la patience, la présence, et en dirigeant celui qui souffre vers Dieu. Le Dieu de toute consolation nous console dans toutes nos afflictions, dit l’Écriture, afin que nous puissions consoler les autres par la consolation que nous avons nous-mêmes reçue ; la consolation coule de Dieu, à travers ceux qui l’ont connue, vers ceux qui en ont besoin maintenant. Aussi nous tenons-nous discrètement aux côtés de ceux qui souffrent, nous pleurons avec eux, nous les supportons avec patience, et nous les dirigeons — doucement, et à leur rythme — vers le Dieu qui est proche. Et ici il faut ajouter une parole honnête. Certains fardeaux sont très lourds, et certaines afflictions sont très profondes ; il n’y a aucune honte à avoir besoin de plus d’aide que ne peut en donner une seule lecture, ou même un ami attentionné. La consolation de la Parole de Dieu ne remplace pas l’aide dont une personne qui souffre peut légitimement avoir besoin de la part d’autres qui peuvent l’accompagner de près dans la durée. Chercher une telle aide n’est ni une faiblesse ni un manque de foi. Par-dessus tout, toute vraie consolation dirige au-delà d’elle-même vers Christ, l’homme de douleur, habitué à la souffrance, qui a porté nos douleurs comme les siennes, et qui est encore avec les affligés. C’est à lui, en fin de compte, que nous amenons ceux qui souffrent ; car lui seul peut porter ce que nous ne pouvons porter, et il ne repoussera jamais une âme brisée et souffrante.How, then, shall we comfort the afflicted, and how shall we be comforted? Not with lectures or quick fixes, but with gentleness, patience, presence, and the pointing of the sufferer to God. The God of all comfort comforts us in our troubles, Scripture says, so that we may comfort others with the comfort we ourselves have received; comfort flows from God, through those who have known it, to those who need it now. So we come alongside the suffering quietly, we weep with them, we bear with them patiently, and we point them — gently, and in their own time — to the God who is near. And here an honest word must be added. Some burdens are very heavy, and some afflictions run very deep; there is no shame at all in needing more help than a single reading, or even a caring friend, can give. The comfort of God's Word does not replace the help a suffering person may rightly need from others who can walk closely with them over time. To seek such help is not weakness, nor a lack of faith. Above all, all true comfort points beyond itself to Christ, the Man of Sorrows, who was acquainted with grief, who bore our sorrows as His own, and who is with the afflicted still. To Him, in the end, we bring the suffering; for He alone can carry what we cannot, and He will never turn away a broken and hurting soul.