La cure d’âmes : le pasteur comme conseillerThe Cure of Souls: The Pastor as Counselor
Le soin personnel des âmes au-delà de la chaire, la surveillance diligente de Baxter, le « médecin des âmes » qui connaît, diagnostique et applique le bon remède, et les qualités qu’exige cette œuvre.The personal care of individual souls beyond the pulpit, Baxter's diligent oversight, the 'physician of souls' who knows, diagnoses, and applies the right remedy, and the qualifications the work requires.
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La cure d’âmes : le pasteur comme conseillerThe Cure of Souls: The Pastor as Counselor
Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — le soin personnel des âmes, une par uneA Chapala Theological Seminary reading — the personal care of individual souls, one by one
Un résumé du STC, ancré dans The Reformed Pastor (1656) de Richard Baxter et The Cure of Souls de John Watson, tous deux du domaine public, et dans l’Écriture.A CTS-authored survey, anchored in Richard Baxter's The Reformed Pastor (1656) and John Watson's The Cure of Souls, both public domain, and in Scripture.
- Relation d’aide pastoralePastoral Counseling
- Le soin des âmesThe Care of Souls
- Connaître ses gensKnowing Your People
- Ancré dans les classiquesAnchored in classics
1. Au-delà de la chaire1. Beyond the Pulpit
Une grande partie du travail le plus important d’un ministre n’est jamais vue par la foule. La prédication nourrit tout le troupeau ensemble, et elle est vitale et ne doit jamais être négligée ; mais les âmes ont aussi besoin d’un soin personnel et individuel, et cela aussi est la charge du berger. Les anciens auteurs l’appelaient la « cure d’âmes » — cure ayant ici son sens ancien de soin, le fait de veiller sur une âme et de la guérir, comme un médecin prend soin d’un patient. C’est une expression riche, qui mérite d’être retrouvée, car elle nous rappelle qu’une âme peut être malade et peut être guérie, et que Dieu a établi des sous-bergers pour en prendre soin.Much of a minister's most important work is never seen by the crowd. Preaching feeds the whole flock together, and it is vital and must never be neglected; but souls also need personal, individual care, and this too is the shepherd's charge. The older writers called it the "cure of souls" — cure here carrying its old sense of care, the tending and healing of a soul, as a physician cares for a patient. It is a rich phrase, and worth recovering, for it reminds us that a soul can be sick and can be healed, and that God has appointed under-shepherds to tend it.
Car les gens ne viennent pas à nous seulement en masse ; ils viennent un par un, chacun avec un fardeau particulier, un péché particulier, une peine, une crainte ou une question particulière qu’aucun sermon prêché à des centaines de personnes ne peut pleinement atteindre. La parole prononcée du haut de la chaire tombe sur tous de la même manière ; mais la parole adressée à une seule âme troublée dans une pièce tranquille peut être façonnée exactement selon le besoin de cette personne, et peut aller là où aucune parole générale ne peut aller. S’asseoir avec une personne troublée et l’aider à aller vers Dieu est aussi véritablement le travail du pasteur que de prêcher devant une salle comble, et c’est souvent plus difficile, plus lent et plus coûteux. Pourtant c’est précisément ici, dans ce travail caché et sans hâte, que bien des âmes sont sauvées du désespoir, détournées d’un péché secret ou affermies dans une heure sombre — et c’est un travail que le Seigneur lui-même faisait constamment, traitant une femme au puits avec autant de tendresse que les foules sur la colline.For people do not come to us in masses only; they come one at a time, each with a particular burden, a particular sin, a particular grief or fear or question that no sermon preached to hundreds can fully reach. The word spoken from the pulpit falls on all alike; but the word spoken to one troubled soul in a quiet room can be shaped exactly to that person's need, and can go where no general word can go. To sit with one troubled person and help them toward God is as truly the pastor's work as to preach to a full house, and it is often harder, slower, and more costly. Yet it is precisely here, in this hidden and unhurried work, that many a soul is saved from despair, turned from a secret sin, or steadied in a dark hour — and it is work the Lord Himself did constantly, dealing as tenderly with one woman at a well as with the multitudes on the hillside.
2. Baxter et le pasteur réformé2. Baxter and the Reformed Pastor
Personne n’a insisté sur ce devoir avec plus de force que Richard Baxter. Dans The Reformed Pastor — où « réformé » ne désignait ni un parti ni un ensemble de doctrines, mais une pratique pastorale ranimée et diligente — il exhortait les ministres à accorder un soin personnel et minutieux à chaque âme qui leur était confiée. Il ne suffisait pas, disait-il avec un grand sérieux, de bien prêcher le jour du Seigneur puis de négliger les gens tout le reste de la semaine, comme si le sermon acquittait toute la dette du berger.No one has pressed this duty more powerfully than Richard Baxter. In The Reformed Pastor — where "reformed" meant not a party or a set of doctrines but a revived and diligent pastoral practice — he charged ministers to give personal, painstaking care to every soul in their charge. It was not enough, he said with great earnestness, to preach well on the Lord's Day and then to neglect the people through all the rest of the week, as though the sermon discharged the whole debt of the shepherd.
Baxter ne se contenta pas de l’écrire ; il le vécut. Il alla lui-même de maison en maison dans sa paroisse, enseignant des familles entières et parlant personnellement avec chaque membre du véritable état de son âme, jusqu’à connaître son peuple de fond en comble. Il s’appuyait sur les paroles solennelles de l’apôtre Paul aux anciens d’Éphèse : « Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau » — tout le troupeau, insistait-il, non l’assemblée réunie vue seulement de loin, mais chaque brebis en particulier, par son nom. Et il déplorait ouvertement que tant de bergers connaissent à peine leurs gens, puissent leur prêcher sans pouvoir dire quels étaient leurs fardeaux, et laissent ainsi sans soin les malades parmi eux. Son exemple sonde le cœur de tout pasteur et de tout responsable laïque : le troupeau n’est pas une foule mais une compagnie de personnes, et chacune d’elles nous est confiée.Baxter did not merely write it; he lived it. He himself went from house to house in his parish, teaching whole families and dealing personally with each member about the true state of their soul, until he knew his people through and through. He took his stand on the apostle Paul's solemn words to the elders of Ephesus: "Take heed to yourselves and to all the flock" — all the flock, he pressed, not the gathered congregation seen from a distance only, but each individual sheep by name. And he grieved openly that so many shepherds knew their people hardly at all, could preach to them yet could not have told you their burdens, and so left the sick among them untended. His example is a searching one for every pastor and lay leader: the flock is not a crowd but a company of persons, and each of them is our charge.
3. Le médecin des âmes3. The Physician of Souls
Une image ancienne et utile appelle le conseiller pastoral un « médecin des âmes », et elle nous apprend beaucoup sur le travail si nous la poussons plus loin. Un bon médecin fait trois choses dans l’ordre, et celui qui prend sagement soin des âmes doit faire de même. Premièrement, il connaît le patient — il ne devine pas, ne suppose pas et ne prescrit pas à distance, mais il examine avec soin, posant des questions et écoutant, afin de connaître l’état réel de la personne plutôt que celui qu’il imagine.An old and useful picture calls the pastoral counselor a "physician of souls," and it teaches us much about the work if we press it. A good doctor does three things in order, and the wise carer of souls must do the same. First, he knows the patient — he does not guess, assume, or prescribe from a distance, but examines carefully, asking questions and listening, in order to learn the person's real condition rather than the one he imagines.
Deuxièmement, il pose un diagnostic avec sagesse — il cherche à comprendre le mal particulier avant de le traiter, car une âme abattue, une âme coupable, une âme tentée, une âme en deuil et une âme orgueilleuse ne souffrent pas toutes de la même maladie, et ce qui guérit l’une peut nuire à l’autre. Adresser un défi tonique à une âme écrasée de culpabilité, ou une tendre consolation à une âme qui joue négligemment avec le péché, c’est donner le mauvais remède et aggraver l’état du patient. Et troisièmement, il applique le bon remède — la vérité, le conseil, l’avertissement ou la consolation précise dont cette âme, dans cet état, a réellement besoin. Un médecin sage ne tend pas le même flacon à chaque patient qui franchit sa porte ; et celui qui prend sagement soin des âmes ne donne pas non plus le même verset ou le même conseil à chaque difficulté. Beaucoup de mal réel est fait dans l’accompagnement par des paroles bonnes et vraies adressées au mauvais cas — le bon remède, le mauvais patient. L’art ne consiste pas seulement à connaître la vérité, mais à savoir de quelle vérité cette personne a besoin maintenant.Second, he diagnoses wisely — he seeks to understand the particular malady before he treats it, for a downcast soul, a guilty soul, a tempted soul, a grieving soul, and a proud soul are not all suffering from the same disease, and what heals one may harm another. To offer bracing challenge to a soul crushed with guilt, or tender comfort to a soul playing carelessly with sin, is to give the wrong medicine and to make the patient worse. And third, he applies the right remedy — the specific truth, counsel, warning, or comfort that this soul, in this condition, actually needs. A wise physician does not hand the same bottle to every patient who walks through his door; and neither does a wise carer of souls hand the same verse or the same advice to every trouble. Much real harm is done in counseling by good and true words spoken to the wrong case — right medicine, wrong patient. The skill lies not only in knowing the truth, but in knowing which truth this person needs now.
4. Ce que l’œuvre exige4. What the Work Requires
Un tel travail demande beaucoup à celui qui veut l’accomplir, et il est bon d’en calculer le coût. Il exige d’abord un cœur plein d’amour — une compassion réelle et chaleureuse pour les gens, et non un froid devoir ou un détachement professionnel ; car les gens sentent tout de suite s’ils sont traités comme un dossier ou soignés comme une âme. Il exige la connaissance de la Parole de Dieu, car les vrais remèdes pour l’âme viennent de l’Écriture, et non de la seule sagesse humaine ou de techniques du monde ; l’autorité et la puissance du conseiller résident dans ce que Dieu a dit. Il exige la connaissance du cœur humain — une compréhension des gens, de leurs péchés et de leurs craintes, de leurs illusions sur eux-mêmes et de leurs luttes cachées, afin que nous ne soyons ni facilement trompés ni facilement découragés.Such work asks much of the one who would do it, and it is well to count the cost. It requires, first, a heart of love — a real and warm compassion for people, not cold duty or professional detachment; for people can tell at once whether they are being handled as a case or cared for as a soul. It requires knowledge of God's Word, for the true remedies for the soul come from Scripture, and not from human wisdom or worldly technique alone; the counselor's authority and power lie in what God has said. It requires knowledge of the human heart — an understanding of people, of their sins and fears, their self-deceptions and hidden struggles, so that we are not easily fooled and not easily discouraged.
Il exige la sagesse et le discernement — le don, acquis à grand-peine, d’apporter la bonne parole à la bonne personne au bon moment, qui ne s’apprend que lentement et avec beaucoup de prière. Il exige la prière et la dépendance de l’Esprit, car en fin de compte seul Dieu peut guérir une âme ; nous ne sommes que des instruments dans sa main, et un conseiller qui a cessé de prier s’est coupé de la seule vraie puissance de l’œuvre. Et il exige la marche avec Dieu de celui qui prend soin des autres, car nous servons à partir de ce que nous sommes nous-mêmes, et nous ne pouvons pas conduire une autre âme plus loin vers Dieu que nous ne sommes allés nous-mêmes. Aucun de nous ne possède pleinement toutes ces qualités ; mais celui qui prend honnêtement soin des âmes saura laquelle est la plus faible en lui, et s’appliquera à grandir sur ce point, en s’appuyant sans cesse sur la grâce du grand Médecin qui agit par des mains faibles.It requires wisdom and discernment — the hard-won gift of bringing the right word to the right person at the right time, which is learned only slowly and with much prayer. It requires prayer and dependence on the Spirit, for in the end only God can heal a soul; we are but instruments in His hand, and a counselor who has stopped praying has cut himself off from the only real power in the work. And it requires the carer's own walk with God, for we minister out of what we ourselves are, and we cannot lead another soul further toward God than we have gone ourselves. None of us possesses all of these fully; but the honest carer of souls will know which of them is weakest in him, and will give himself to growing there, leaning all the while on the grace of the great Physician who works through weak hands.
5. Connaissez vos gens5. Know Your People
De tout cela découle une règle claire et pratique à laquelle on ne peut échapper : on ne peut pas bien conseiller ceux qu’on ne connaît pas. Le pasteur qui veut vraiment prendre soin des âmes doit prendre le temps de connaître ses gens — leur situation, leurs fardeaux, leur état spirituel, la forme de leur vie particulière — et cette connaissance ne vient pas de la chaire, mais des visites, de l’écoute et d’un contact personnel patient et sans hâte. Il n’existe aucun raccourci.From all this follows a plain and practical rule that cannot be evaded: you cannot counsel well those you do not know. The pastor who would truly care for souls must take the time to know his people — their circumstances, their burdens, their spiritual state, the shape of their particular life — and this knowledge comes not from the pulpit but from visiting, listening, and patient, unhurried personal contact. There is no shortcut around it.
C’était là le secret même de la puissance de Baxter, et il est à la portée du plus humble pasteur dans le lieu le plus pauvre : il connaissait son troupeau. Un bon conseil n’est pas un ensemble de formules bien rangées appliquées de l’extérieur à des étrangers ; il naît d’une relation et d’une connaissance réelle et particulière de la personne qui est devant nous. Le conseiller qui refuse d’abord d’écouter et d’apprendre parlera très souvent à côté de la question, aussi vraies et bien intentionnées que soient ses paroles — répondant à une question que la personne ne pose pas, ou traitant une difficulté qu’elle n’a pas. Le temps passé simplement à connaître nos gens n’est donc pas du temps retiré à l’œuvre du soin des âmes ; il en est le fondement même. Le berger qui marche au milieu de ses brebis, apprend à reconnaître leurs voix et remarque celles qui boitent saura comment aider quand l’heure du besoin viendra — et celui qui garde ses distances ne le saura pas.This was the very secret of Baxter's power, and it is available to the humblest pastor in the poorest place: he knew his flock. Good counsel is not a set of tidy formulas applied from the outside to strangers; it grows out of relationship and real, particular knowledge of the person before us. The counselor who will not first listen and learn will very often speak beside the point, however true and well-meant his words — answering a question the person is not asking, or treating a trouble they do not have. Time spent simply knowing our people, then, is not time taken away from the work of soul-care; it is the very foundation of it. The shepherd who walks among his sheep, learns their voices, and marks which are limping will know how to help when the hour of need comes — and the one who keeps his distance will not.
6. La manière et la récompense6. The Manner and the Reward
Enfin, tout ce soin doit être accompli dans un certain esprit, car la manière dont nous aidons est presque aussi importante que le contenu. Il doit se faire avec douceur, patience, humilité et une chaleur authentique — en rejoignant les gens là où ils sont réellement plutôt que là où nous voudrions qu’ils soient, en écoutant avant de parler, et en traitant chacun comme une personne à aimer et non comme un dossier à traiter. Une manière dure, pressée ou condescendante peut défaire le conseil le plus vrai ; une manière douce et humble peut ouvrir un cœur qui autrement resterait fermé.Finally, all this care must be carried out in a certain spirit, for the manner of our helping is nearly as important as the matter. It must be done with gentleness, patience, humility, and genuine warmth — meeting people where they actually are rather than where we wish they were, listening before speaking, and treating each one as a person to be loved and not a case to be processed. A hard, hurried, or superior manner can undo the truest counsel; a gentle and humble one can open a heart that would otherwise stay shut.
Le but de tout cela est la santé et la croissance de l’âme : amener les troublés à la paix, ramener ceux qui s’égarent dans la bergerie, rendre les faibles forts, conduire ceux qui doutent à l’assurance, et faire avancer chacun vers la maturité en Christ. C’est un travail exigeant, et souvent caché, avec peu de récompense visible et aucun applaudissement ; le conseiller travaille là où aucune foule ne le voit, et il ne saura peut-être jamais, de ce côté-ci du ciel, ce qu’ont accompli ses paroles patientes et fidèles. Mais c’est l’œuvre même du bon berger, qui laissa les quatre-vingt-dix-neuf pour chercher celle qui était perdue, et elle est précieuse à ses yeux, et richement récompensée par celui qui voit dans le secret. Et elle n’est pas réservée aux seuls pasteurs consacrés : tout croyant mûr qui s’assied avec un frère ou une sœur en difficulté et l’aide à aller vers Dieu participe à cette ancienne et honorable cure d’âmes. Partout où un chrétien prend soin de l’âme d’un autre pour l’amour de Christ, l’œuvre du grand Médecin se poursuit.The aim of it all is the health and growth of the soul: to bring the troubled to peace, the wandering back to the fold, the weak to strength, the doubting to assurance, and each one on toward maturity in Christ. It is demanding work, and often hidden, with little visible reward and no applause; the counselor labors where no crowd sees, and may never know this side of heaven what his patient, faithful words accomplished. But it is the very work of the Good Shepherd Himself, who left the ninety-nine to seek the one, and it is precious in His sight, and richly rewarded by Him who sees in secret. And it is not for ordained pastors alone: every mature believer who sits down with a struggling brother or sister and helps them toward God shares in this ancient and honored cure of souls. Wherever one Christian tends the soul of another for Christ's sake, the work of the great Physician goes on.
Reprenons donc ce travail caché avec un sérieux nouveau et une espérance nouvelle. Le soin des âmes individuelles n’attirera jamais une foule et ne recevra jamais d’applaudissements ; une grande partie se fait dans de petites pièces, dans de longues conversations, dans une écoute patiente qui semble sur le moment ne rien accomplir du tout. Pourtant c’est ici, une âme à la fois, que le bon berger accomplit à travers nous une grande partie de son œuvre la plus profonde. Ne méprisez pas la personne en difficulté qui est devant vous parce qu’elle n’est qu’une seule ; pour Dieu, cette personne est tout un monde, rachetée par le sang de son propre Fils. Apprenez à connaître vos gens, aimez-les, priez pour eux, apportez-leur la vérité exacte dont ils ont besoin et aucune autre, et laissez à Dieu l’accroissement. Le pasteur qui prend soin de son troupeau de cette manière — en le connaissant, en le supportant, en le guérissant âme par âme — marche sur les traces mêmes du grand Médecin des âmes, et son travail caché est inscrit dans le ciel, même si personne sur la terre ne le voit jamais.Let us take up this hidden work, then, with fresh seriousness and fresh hope. The care of individual souls will never draw a crowd or win applause; much of it is done in small rooms, in long conversations, in patient listening that seems at the time to accomplish nothing at all. Yet it is here, one soul at a time, that the Good Shepherd does much of His deepest work through us. Do not despise the single struggling person before you because they are only one; to God, that one is a whole world, bought with the blood of His own Son. Learn your people, love them, pray for them, bring them the very truth they need and no other, and leave the increase to God. The pastor who tends his flock in this way — knowing them, bearing with them, healing them one by one — walks in the very steps of the great Physician of souls, and his hidden labor is written down in heaven, though no one on earth may ever see it.
7. À méditer7. Taking It to Heart
Pour réfléchir. Considérez-vous le soin des âmes comme un travail que vous faites une personne à la fois — ou seulement de loin, de manière générale ? Dans quelle mesure connaissez-vous réellement les personnes que vous voulez aider : leurs vrais fardeaux et leur état spirituel ? Et laquelle des qualités ci-dessus — l’amour, la connaissance de la Parole, la connaissance du cœur, la sagesse, la vie de prière, votre propre marche avec Dieu — a le plus besoin de grandir en vous ?For reflection. Do you think of caring for souls as work you do one person at a time — or only from a distance, in general? How well do you actually know the people you would help: their real burdens and spiritual state? And which of the qualifications above — love, knowledge of the Word, knowledge of the heart, wisdom, prayerfulness, your own walk with God — most needs to grow in you?