Un texte est un dépôt sacréA Text Is a Trust
Broadus, professeur fondateur du Séminaire théologique baptiste du Sud, ouvre l’homilétique baptiste classique par la Bible. Prendre un texte nous rappelle que « notre affaire est d’enseigner la parole de Dieu ». Il donne des règles pour choisir les textes, met en garde contre les mots mal compris, le contexte ignoré et la spiritualisation fantaisiste, et exige qu’un texte signifie précisément ce qu’il signifie.Broadus, a founding professor of Southern Baptist Theological Seminary, opens the classic Baptist homiletic with the Bible. Taking a text reminds us that “our business is to teach God’s word.” He gives rules for choosing texts, warns against misreading words, ignoring context and fanciful spiritualizing, and insists the preacher must make a text mean precisely what it means.
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Un texte est un dépôt sacré : Broadus sur le choix et l’interprétation de l’ÉcritureA Text Is a Trust: Broadus on Choosing and Interpreting Scripture
Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — les premiers chapitres de l’homilétique baptiste classique, où chaque sermon commence par un passage de la Parole de Dieu choisi honnêtement et expliqué honnêtementA Chapala Theological Seminary reading — the opening chapters of the classic Baptist homiletic, where every sermon begins with a passage of God’s Word honestly chosen and honestly explained
Un résumé du STC de John A. Broadus, A Treatise on the Preparation and Delivery of Sermons (« Traité sur la préparation et la prédication des sermons », première édition, 1870), partie I, chapitres 1–2, « Le texte : son choix » et « Le texte : son interprétation ». L’original est dans le domaine public ; les courtes citations ci-dessous en sont traduites.A CTS digest of John A. Broadus, A Treatise on the Preparation and Delivery of Sermons (first edition, 1870), Part I, chapters 1–2, “The Text — Selection” and “The Text — Interpretation.” The original is in the public domain; the short quotations below are from it.
- Traité, partie I, ch. 1–2Treatise, Part I, chs. 1–2
- Source primairePrimary source
- 18701870
- John A. BroadusJohn A. Broadus
1.Un prédicateur érudit de la génération fondatrice1.A Preacher-Scholar of the Founding Generation
Broadus naquit dans le comté de Culpeper, en Virginie, en 1827. Il étudia à l’Université de Virginie, où il excella dans les langues anciennes, et à partir de 1851 il fut pasteur de l’Église baptiste de Charlottesville, la ville universitaire. En 1859, il devint l’un des quatre professeurs fondateurs du Séminaire théologique baptiste du Sud, à Greenville, en Caroline du Sud, avec James P. Boyce, Basil Manly fils et William Williams. La guerre de Sécession ferma bientôt l’école, et Broadus prêcha aux soldats confédérés comme aumônier. Quand le séminaire rouvrit en 1865, il avait très peu d’étudiants. On raconte souvent que cette année-là son cours d’homilétique n’eut qu’un seul élève, un aveugle, et que Broadus prépara ses leçons pour lui avec autant de soin que pour une salle comble. Ces leçons devinrent le Traité, publié pour la première fois en 1870. Le séminaire s’installa à Louisville, au Kentucky, en 1877, et Broadus en fut le président de 1889 jusqu’à sa mort en 1895. Après lui, Edwin C. Dargan révisa le livre en 1898, et Jesse B. Weatherspoon le révisa de nouveau en 1944. Les lectures de ce cours utilisent la première édition de Broadus, de 1870, qui est dans le domaine public.Broadus was born in Culpeper County, Virginia, in 1827. He studied at the University of Virginia, where he excelled in the ancient languages, and from 1851 he served as pastor of the Baptist church in Charlottesville, the university town. In 1859 he became one of the four founding professors of the Southern Baptist Theological Seminary in Greenville, South Carolina, alongside James P. Boyce, Basil Manly Jr. and William Williams. The Civil War soon closed the school, and Broadus preached to Confederate soldiers as a chaplain. When the seminary reopened in 1865 it had very few students. A story often told says that his homiletics class that year had only one student, a blind man, and that Broadus prepared his lectures for him as carefully as for a crowded hall. Those lectures grew into the Treatise, first published in 1870. The seminary moved to Louisville, Kentucky, in 1877, and Broadus served as its president from 1889 until his death in 1895. After him, Edwin C. Dargan revised the book in 1898, and Jesse B. Weatherspoon revised it again in 1944. The readings in this course use Broadus’s own first edition of 1870, which is in the public domain.
2.Pourquoi prendre un texte ?2.Why Take a Text at All?
Broadus commence par un mot. « Texte » vient du latin textus, chose tissée, la trame du discours. Le mot en vint à désigner l’écrit suivi sur lequel porte un commentaire, par opposition aux commentaires eux-mêmes. Les premiers sermons chrétiens étaient des commentaires suivis de longs passages de l’Écriture, si bien que la prédication fut « à l’origine expositive ». Ce n’est que plus tard que les textes devinrent courts et les sermons longs. Faut-il garder l’usage de prendre un texte ? Broadus répond oui, car il repose sur une vérité profonde : « Notre affaire est d’enseigner la parole de Dieu. » Il énumère ensuite six avantages. Le texte rappelle au prédicateur et à l’assemblée que le sermon apporte l’enseignement de Dieu, non la sagesse du prédicateur, ce qui donne autorité et assurance. Un bon texte éveille l’intérêt dès le début. Il aide les auditeurs à retenir le fil de la pensée. Il donne l’occasion d’expliquer un passage biblique. Il empêche le prédicateur de s’éloigner des sujets bibliques. Et il apporte de la variété, car un esprit laissé à lui-même « retombera souvent dans ses vieilles ornières ».Broadus starts with a word. “Text” comes from the Latin textus, something woven, the web of discourse. The word came to mean the connected writing on which a commentary is made, as distinct from the comments upon it. The earliest Christian sermons were running comments on long passages of Scripture, so preaching was “originally expository.” Only later did texts become short and sermons long. Should the custom of taking a text continue? Broadus answers yes, because it rests on a deep truth: “Our business is to teach God’s word.” He then lists six advantages. A text reminds preacher and people that the sermon brings God’s teaching, not the preacher’s wisdom, and this gives authority and confidence. A good text awakens interest at once. It helps hearers remember the train of thought. It gives the chance to explain a passage of Scripture. It keeps the preacher from wandering away from biblical subjects. And it brings variety, because a mind left to itself “will often fall back into its old ruts.”
3.Règles pour choisir un texte3.Rules for Choosing a Text
Broadus propose des règles pratiques. Évitez les textes obscurs, à moins de pouvoir vraiment les rendre clairs et utiles. Soyez prudent avec les passages d’une grande majesté, qui semblent promettre un grand effort, et annoncez-les avec modestie. Ne choisissez pas un texte simplement parce qu’il paraît étrange. Mais n’évitez pas un texte parce qu’il est familier. Luther appelait des versets comme Jean 3.16 de « petites Bibles », et Broadus nous rappelle que « ce qu’il nous faut, ce n’est pas la nouveauté absolue, mais simplement la fraîcheur ». Ne négligez aucune partie de l’Écriture, ni l’Ancien ni le Nouveau Testament. Ne prêchez pas sur des passages dont l’étude du texte montre qu’ils ne faisaient pas partie de l’original, comme 1 Jean 5.7 ou Actes 8.37. Ce second exemple frappe les baptistes, puisque le verset contient une confession de foi avant le baptême. Broadus refuse de le prendre comme texte, car l’honnêteté compte plus qu’une preuve commode ; le baptême des croyants repose sur d’autres passages. Ne traitez pas les paroles d’hommes non inspirés rapportées par la Bible, comme les amis de Job, comme si elles étaient un enseignement divin. Enfin, gardez en vue les besoins de l’assemblée. Tenez un carnet de textes possibles et une liste des sermons déjà prêchés, avec la date, le lieu et le texte.Broadus offers practical rules. Avoid obscure texts unless you can truly make them clear and useful. Be careful with passages of great grandeur, which seem to promise a great effort, and announce them with modesty. Do not choose a text merely because it seems odd. But do not avoid a text because it is familiar. Luther called verses like John 3:16 “little Bibles,” and Broadus reminds us that “what we need is not absolute novelty, but simply freshness.” Do not neglect any part of Scripture, Old Testament or New. Do not preach on passages that textual study shows were not part of the original, such as 1 John 5:7 or Acts 8:37. That second example is striking for Baptists, since the verse contains a confession of faith before baptism. Broadus will not use it as a text, because honesty matters more than a convenient proof; believer’s baptism stands on other passages. Do not treat the sayings of uninspired people recorded in the Bible, like Job’s friends, as if they were divine teaching. Finally, keep in view the needs of the congregation. Keep a notebook of possible texts, and a list of sermons already preached, with date, place and text.
4.Un devoir solennel d’interpréter4.A Solemn Duty to Interpret
Le second chapitre passe à l’interprétation. Celui qui se sert d’un texte et entreprend d’en appliquer les enseignements, dit Broadus, a un devoir solennel : « nous sommes solennellement tenus de présenter le texte comme signifiant précisément ce qu’il signifie ». Cela paraît évident, pourtant il le voit souvent violé. Certains prédicateurs admettent ouvertement que l’auteur voulait dire une chose, puis annoncent qu’ils emploieront les mots dans un autre sens. Broadus répond vivement : « honoré frère, voyez ce que vous faites ». Des mots arrachés à leur sens ne sont plus l’Écriture, mais seulement une phrase du prédicateur faite de mots bibliques. Broadus n’est pourtant pas rigide. Un texte peut enseigner un principe que nous appliquons à de nouveaux cas, pourvu que nous disions que l’application est la nôtre. La parole de Paul, « ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi », a bien des usages légitimes. Mais le prédicateur qui dit employer un passage « simplement comme devise » n’a pas le droit de faire signifier à une devise biblique ce qu’il sait qu’elle ne signifie pas.The second chapter turns to interpretation. Whoever uses a text and undertakes to apply its teachings, Broadus says, has a solemn duty: “we are solemnly bound to represent the text as meaning precisely what it does mean.” This sounds obvious, yet he finds it often broken. Some preachers openly admit that the writer meant one thing and then announce that they will use the words in another sense. Broadus answers sharply: “honored brother, see what you are doing.” Words torn from their meaning are no longer Scripture at all, only the preacher’s own sentence built from biblical words. Broadus is not rigid, however. A text may teach a principle that we apply to new cases, so long as we say that the application is ours. Paul’s “whatsoever a man soweth, that shall he also reap” has many lawful uses. But a preacher who says he uses a passage “merely as a motto” has no right to make a Scriptural motto mean what he knows it does not mean.
5.Trois sources d’erreur5.Three Sources of Error
Broadus nomme trois erreurs courantes. La première est de mal comprendre les mots eux-mêmes. La plupart des prédicateurs lisent une traduction, et aucune traduction n’est parfaite. De plus, le langage biblique est populaire et poétique, non technique. Il dit souvent une chose de façon absolue alors qu’il l’entend de façon relative, comme quand Jésus dit que le disciple doit « haïr » père et mère. La deuxième erreur est d’ignorer le contexte. Aucun agriculteur ni aucun avocat ne lirait une seule phrase d’un manuel sans tenir compte du reste. Broadus accuse la division de la Bible en chapitres et en versets, ajoutée des siècles plus tard pour faciliter les références, qui coupe souvent le sens. Il recommande une Bible imprimée en paragraphes. La troisième erreur est la spiritualisation abusive, qui cherche partout des sens cachés. Broadus la fait remonter à Philon et à Origène, et avertit qu’une telle prédication « n’est trop souvent que bâtir des châteaux en l’air ». Le Nouveau Testament lui-même traite certains faits de l’Ancien comme des types du Christ, et nous pouvons le suivre. Au-delà, le prédicateur peut tirer des illustrations de n’importe quel récit, mais il ne doit pas les appeler le sens du texte.Broadus names three common errors. The first is misunderstanding the words themselves. Most preachers read a translation, and no translation is perfect. Biblical language is also popular and poetic, not technical. It often states something absolutely when it means it relatively, as when Jesus says a disciple must “hate” father and mother. The second error is ignoring the connection. No farmer or lawyer would read one sentence of a manual and ignore the rest. Broadus blames the division of the Bible into chapters and verses, which were added centuries later for reference and often break the sense. He recommends a Bible printed in paragraphs. The third error is improper spiritualizing, finding hidden meanings everywhere. Broadus traces it to Philo and Origen, and warns that such preaching is “too often only building castles in the air.” The New Testament itself treats some Old Testament events as types of Christ, and we may follow it. Beyond that, a preacher may draw illustrations from any story, but must not call them the meaning of the text.
6.Des textes favoris mal employés6.Favorite Texts Misused
Pour montrer que cela compte, Broadus examine des textes favoris. Colossiens 2.21, « Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas ! », était peint sur des bannières contre les boissons fortes, mais Paul cite ces mots comme des règles humaines auxquelles les croyants ne doivent pas se soumettre. Exode 2.9, « Emporte cet enfant, et allaite-le-moi », est parfois prêché aux moniteurs d’école du dimanche comme un ordre de Dieu, mais c’est la voix de la fille du pharaon. Proverbes 18.24, sur l’ami plus attaché qu’un frère, parle de l’amitié humaine, non directement du Christ. Le Psaume 23.4 n’est souvent lu qu’aux funérailles, mais « la vallée de l’ombre de la mort » désigne la vallée la plus sombre. Elle couvre la tentation, la maladie et le deuil, et aussi la mort. Ici, dit Broadus, une lecture correcte « ne détruit pas, mais élargit, sa portée ». Il en admet le prix : « Cette pratique lui ôtera bien des textes, mais l’enrichira de bien d’autres. »To show that this matters, Broadus examines favorite texts. Colossians 2:21, “Touch not, taste not, handle not,” was printed on banners against strong drink, yet Paul quotes these words as man-made rules that believers should not obey. Exodus 2:9, “Take this child away, and nurse it for me,” is sometimes preached to Sunday school teachers as God’s command, but it is the voice of Pharaoh’s daughter. Proverbs 18:24, about a friend closer than a brother, speaks of human friendship, not directly of Christ. Psalm 23:4 is often read only at funerals, but “the valley of the shadow of death” means the darkest valley. It covers temptation, sickness and grief, and death too. Here, Broadus says, a correct reading “does not destroy, but widens, its significance.” He admits the cost: “This practice will rob him of many texts, but will enrich him with many others.”
7.Comment étudier un texte7.How to Study a Text
Le chapitre se termine par de brèves règles positives. Interprétez grammaticalement : cherchez le sens précis des mots, avec une concordance, de bonnes traductions et des commentaires sérieux. Broadus cite Whately : « Avant d’écrire votre sermon, regardez votre texte au microscope. » Interprétez logiquement : l’enchaînement de la pensée, parfois l’argument d’un livre entier, éclaire chaque texte, et le contexte ne commence ni ne finit avec le chapitre. Interprétez historiquement : la géographie, les coutumes et les erreurs que l’auteur corrigeait sont autant d’aides ; la prétendue contradiction entre Paul et Jacques disparaît quand on voit ce que visait chacun. Interprétez au sens figuré quand il y a une bonne raison, en vous rappelant que le langage « peut être hautement figuré sans être fictif ». N’interprétez au sens allégorique que là où l’Écriture elle-même l’autorise clairement. Et interprétez en accord avec les enseignements généraux de l’Écriture, qui sont harmonieux. Consultez aussi les références croisées ; beaucoup sont devenus « puissants dans les Écritures » en s’en servant dans leur lecture quotidienne. Broadus donne espoir à ceux qui ne savent ni le grec ni l’hébreu : le baptiste anglais Andrew Fuller ne les connaissait guère, et pourtant ses interprétations étaient « claires et sûres ».The chapter ends with brief positive rules. Interpret grammatically: find the precise meaning of the words, with a concordance, good translations and careful commentaries. Broadus quotes Whately: “Before writing your sermon, look at your text with a microscope.” Interpret logically: the connection of thought, sometimes the argument of a whole book, throws light on every text, and the context does not begin or end with the chapter. Interpret historically: geography, customs and the errors the writer was correcting all help; the supposed contradiction between Paul and James disappears when we see what each was aiming at. Interpret figuratively where there is good reason, remembering that language “may be highly figurative without being fictitious.” Interpret allegorically only where Scripture itself gives clear warrant. And interpret in accordance with the general teachings of Scripture, which are harmonious. Check the cross-references too; many have become “mighty in the Scriptures” by using them in their daily reading. Broadus offers hope to those without Greek and Hebrew: the English Baptist Andrew Fuller had little knowledge of them, yet his interpretations were “clear and safe.”
8.Ce qu’un prédicateur baptiste en retient aujourd’hui8.What a Baptist Preacher Takes from It Today
Ces chapitres expriment un instinct baptiste. Les baptistes confessent depuis longtemps que l’Écriture est l’autorité finale pour la foi et la pratique, au-dessus des credo, des conciles et des coutumes. Ils croient aussi que chaque croyant peut lire la Bible et examiner ce que dit le prédicateur, comme les Béréens en Actes 17.11. Une chaire qui tord les textes trahit ces deux convictions. Broadus demande au prédicateur de se placer sous le texte, non au-dessus. Ses conseils servent les pasteurs du Mexique, de Cuba et de toute l’Amérique latine qui prêchent avec la Reina-Valera, et les pasteurs francophones qui prêchent avec la Segond, sans jamais étudier le grec peut-être. L’exemple de Fuller montre qu’un lecteur attentif d’une bonne traduction, avec une étude honnête du contexte, peut prêcher fidèlement. D’autres traditions chrétiennes valorisent aussi l’interprétation soigneuse, et certaines accordent plus de place à la tradition de l’Église dans la lecture de l’Écriture. La règle de Broadus est simple et baptiste : laissez le passage dire ce que Dieu a dit par lui. L’interprétation stricte, promet-il, « donnera bien plus qu’elle n’ôte ».These chapters express a Baptist instinct. Baptists have long confessed that Scripture is the final authority for faith and practice, above creeds, councils and custom. They also believe that each believer may read the Bible and test what the preacher says, as the Bereans did in Acts 17:11. A pulpit that twists texts betrays both convictions. Broadus asks the preacher to stand under the text, not over it. His counsel fits pastors in Mexico, Cuba and across Latin America who preach from the Reina-Valera and may never study Greek. Fuller’s example shows that a careful reader of a good translation, with honest study of the context, can still preach faithfully. Other Christian traditions also value careful interpretation, and some give more room to the church’s tradition in reading Scripture. Broadus’s rule is simple and Baptist: let the passage say what God said through it. Strict interpretation, he promises, “will give far more than it takes away.”