Histoire de la Réforme et des Églises réforméesHistory of the Reformation and Reformed Churches

Salle de lecture complémentaireSupplemental Reading Room

Histoire de la Réforme et des Églises réforméesHistory of the Reformation and Reformed Churches

Lire différentes perspectives théologiques. Les lectures historiques expriment les perspectives de leurs auteurs, notamment les traditions arminienne et réformée ou calviniste. Leur inclusion ne fait pas de la position d’un auteur une doctrine établie du STC. Lisez à la lumière de l’Écriture et des textes assignés. Une réponse étayée venant d’une autre perspective évangélique doit être évaluée selon son raisonnement, sans être pénalisée simplement parce qu’elle diffère de l’auteur. Si une note automatique rejette une telle réponse, demandez une relecture au STC.Reading different theological perspectives. Historical readings express their authors' perspectives, including Arminian and Reformed or Calvinist traditions. Inclusion does not make an author's position settled CTS doctrine. Read with Scripture and the assigned material. A supported answer from another evangelical perspective should be assessed on its reasoning, not penalized simply for differing from the author. If an automated score rejects such an answer, ask CTS for review.

Lectures assignées du master (les cinq)Master’s Assigned Readings (all five)

Les étudiants M.Div. et Th.M. lisent les cinq textes assignés et passent leur examen distinct après son activation. La page de l’examen indique la règle en vigueur ; les validations antérieures restent acquises.M.Div. and Th.M. students read all five assigned selections and take their separate exam after activation. The test page states the current rule; valid earlier completions remain valid.

Mention facultative (choisissez trois textes)Optional Honors (choose three)

La mention est facultative pour tous les parcours. Les étudiants du Certificat et du diplôme associé peuvent lire trois textes pour la mention sans examen des lectures obligatoires. La mention ne remplace aucun des examens du master.Honors is optional on every track. Certificate and Associate students may read three honors selections without a required-reading exam. Honors does not replace either master’s exam.

Le test du manuel du Master : lisez Institution de la religion chrétienne (extraits) — Jean Calvin, puis passez son test : vingt questions à compléter, tirées d’un ensemble de quarante ; dix-huit bonnes réponses suffisent pour réussir. Chaque réponse est immédiatement marquée comme correcte ou incorrecte. Les bonnes réponses et les explications deviennent disponibles après la réussite de la tentative. Il est distinct du test de lecture sur les cinq résumés ci-dessous : réussir l’un ne valide pas l’autre. Dans les parcours M.Div. et Th.M., les deux tests sont en cours de mise en place ; la page de chaque test indique s’il est déjà en vigueur. D’ici là, tout étudiant peut les passer, et une réussite est conservée dans votre dossier.The Master's textbook test: read Institutes of the Christian Religion (selections) — John Calvin, then take its test: twenty fill-in-the-blank questions, drawn from forty; eighteen right passes. Each answer is marked right or wrong at once. Correct answers and explanations are available after the attempt passes. It is separate from the reading test on the five digests below: passing one does not pass the other. On the M.Div. and Th.M. tracks both tests are being introduced; each test's page says whether it is in force yet. Until then any student may take them, and a pass is kept in your record.
Le test de lecture du Master : distinct de l’invitation à la mention ci-dessous. La mention vous demande de lire trois de ces résumés au choix ; le test du Master porte sur les cinq. Il comporte vingt questions à compléter, quatre par lecture, tirées d’un ensemble de quarante ; dix-huit bonnes réponses suffisent pour réussir. Chaque réponse est immédiatement marquée comme correcte ou incorrecte ; les bonnes réponses et les explications deviennent disponibles après la réussite de la tentative. Vous pouvez réessayer après une courte attente. Le test est en cours de mise en place : sa page indique s’il est déjà en vigueur. D’ici là, tout étudiant peut le passer, et une réussite est conservée dans votre dossier.The Master's reading test: separate from the honors invitation below. Honors asks you to read any three of these digests; the Master's test covers all five. It has twenty fill-in-the-blank questions, four from each reading, drawn from forty; eighteen right passes. Each answer is marked right or wrong at once; correct answers and explanations are available after the attempt passes. You may try again after a short wait. The test is being introduced: its page says whether it is in force yet. Until then any student may take it, and a pass is kept in your record.
Option mention : lisez intégralement trois des cinq lectures ci-dessous, au choix. Ces lectures complètent le cours ; elles ne remplacent ni ses unités ni ses examens.Honors option: Complete any three of the five readings below. These readings supplement the course and do not replace its units or examinations.
Sur ce site : chacune des cinq lectures est un résumé du STC, rédigé par le STC et disponible en anglais, en espagnol et en français ici sur le site — tous s’ouvrent directement depuis cette page, sans rien à télécharger. Chaque carte nomme l’œuvre dont son résumé est tiré.On this site: Each of the five readings is a Chapala Theological Seminary digest, written by CTS, available in English, Spanish and French here on the site — every one opens directly from this page, with nothing to download. Each card names the work its digest is made from.
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Lecture 1 · La connaissance de Dieu et de nous-mêmesReading 1 · The Knowledge of God and of Ourselves

Deux sortes de connaissanceTwo Kinds of Knowing

Calvin ouvre l’Institution par son affirmation la plus célèbre : la vraie sagesse a deux parties, la connaissance de Dieu et la connaissance de nous-mêmes. Il soutient que tout cœur possède un sentiment de Dieu, que l’orgueil et la superstition le corrompent en idolâtrie, et que la création est un théâtre éblouissant de la gloire de Dieu, sans suffire pourtant à nous ramener à lui.Calvin opens the Institutes with its most famous claim: true wisdom has two parts, the knowledge of God and the knowledge of ourselves. He argues that every heart has a sense of God, that pride and superstition corrupt it into idolatry, and that creation is a dazzling theatre of God’s glory, yet not enough by itself to bring us home.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Deux sortes de connaissance : Dieu et nous-mêmesTwo Kinds of Knowing: God and Ourselves

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — les premiers chapitres de l’Institution, où Calvin unit la connaissance de Dieu à la connaissance de nous-mêmes et trouve la gloire de Dieu inscrite dans toute la créationA Chapala Theological Seminary reading — the opening chapters of the Institutes, where Calvin joins the knowledge of God to the knowledge of ourselves and finds God’s glory written across creation

Un résumé du STC du livre I, chapitres I–V, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (édition latine définitive, 1559), d’après la traduction anglaise de John Allen (Projet Gutenberg n° 45001). L’œuvre et la traduction sont dans le domaine public ; les brèves citations ci-dessous sont traduites d’Allen.A CTS digest of Book I, chapters I–V, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (final Latin edition, 1559), in the English translation of John Allen (Project Gutenberg #45001). The work and the translation are in the public domain; the short quotations below are from Allen.

  • Institution I.i–vInstitutes I.i–v
  • Source primairePrimary source
  • Genève, 1536–1559Geneva, 1536–1559
  • Jean CalvinJohn Calvin
Un mot avant de lire. Jean Calvin (1509–1564) était un lettré français formé au droit, devenu le principal pasteur de Genève et le maître le plus influent des Églises réformées. L’Institution fut l’œuvre de sa vie. Ces premiers chapitres posent une question simple : comment quelqu’un parvient-il à connaître Dieu ? Une remarque sur la langue : Allen écrivait l’anglais de 1813. « Le vulgaire » désigne les gens ordinaires, « stupide » signifie souvent engourdi ou insensible, et « religion » signifie souvent culte. A word before you read. John Calvin (1509–1564) was a French scholar trained in law who became the chief pastor of Geneva and the most influential teacher of the Reformed churches. The Institutes was his life’s work. These first chapters ask a simple question: how does anyone come to know God at all? A note on language: Allen wrote the English of 1813. “The vulgar” means ordinary people, “stupid” often means dull, and “religion” often means worship.

1.Du manuel à l’édition définitive : 1536 et 15591.From Handbook to Final Edition: 1536 and 1559

En mars 1536, un exilé français de vingt-six ans publia à Bâle un petit livre latin en six chapitres : sur la loi, le credo, le Notre Père, les sacrements, les faux sacrements et la liberté chrétienne. Calvin avait quitté la France lorsque la persécution des croyants évangéliques devint féroce, et il adressa sa préface au roi François Ier, pour défendre ceux que les officiers du roi traitaient de rebelles. Cet été-là, de passage à Genève, Calvin fut retenu par le prédicateur Guillaume Farel, qui l’avertit que Dieu maudirait ses paisibles études s’il refusait d’aider à réformer la ville. Calvin resta, fut expulsé en 1538, servit comme pasteur des réfugiés français à Strasbourg aux côtés de Martin Bucer, puis revint à Genève en 1541 pour le reste de sa vie. Pendant ce temps, l’Institution grandissait. L’édition latine définitive de 1559 comptait quatre livres et quatre-vingts chapitres, ordonnés à peu près selon le Symbole des apôtres : Dieu le Créateur, Dieu le Rédempteur en Christ, la manière de recevoir la grâce de Christ, et l’Église. Calvin dit n’avoir jamais été satisfait avant que l’ouvrage ne trouve cet ordre. Pourtant le thème initial de 1536 survécut à toutes les révisions, et c’est là que commence notre lecture.In March 1536 a twenty-six-year-old French exile published at Basel a small Latin book in six chapters: on the law, the creed, the Lord’s Prayer, the sacraments, the false sacraments, and Christian liberty. Calvin had left France as persecution of evangelical believers grew fierce, and he addressed his preface to King Francis I, defending people the king’s officials branded as rebels. That summer, passing through Geneva, Calvin was stopped by the preacher William Farel, who warned that God would curse his quiet studies if he refused to help reform the city. Calvin stayed, was expelled in 1538, pastored French refugees in Strasbourg beside Martin Bucer, and returned to Geneva in 1541 for the rest of his life. All the while the Institutes grew. The final Latin edition of 1559 had four books and eighty chapters, arranged roughly on the pattern of the Apostles’ Creed: God the Creator, God the Redeemer in Christ, the way we receive Christ’s grace, and the church. Calvin said he was never satisfied until the work stood in this order. Yet the opening theme of 1536 survived every revision, and our reading begins there.

2.Deux sortes de connaissance (chapitre I)2.Two Kinds of Knowing (Chapter I)

La première phrase de Calvin est parmi les plus citées de la théologie chrétienne : « La vraie et solide sagesse consiste principalement en deux parties : la connaissance de Dieu et la connaissance de nous-mêmes. » Les deux sont si étroitement liées qu’il est difficile de dire laquelle vient en premier. Nul ne peut se regarder honnêtement sans être conduit vers Dieu, car nos dons ne viennent pas de nous, et notre « existence même n’est rien qu’une subsistance en Dieu seul ». Pourtant nul ne se connaît vraiment avant d’avoir regardé Dieu. En nous comparant à d’autres pécheurs, nous nous croyons assez bons, comme l’œil habitué au noir prend pour blanc ce qui est brunâtre. L’image de Calvin est inoubliable. À midi, nos yeux semblent perçants tant que nous regardons le sol, mais quand nous fixons le soleil, notre vue « est l’obscurité même ». Il en va ainsi lorsque nous élevons nos pensées vers la sainteté de Dieu. Voilà pourquoi Abraham se disait « poudre et cendre », et Élie se couvrit le visage. Calvin ne commence pas par des preuves abstraites. Il commence par un cœur humain devant Dieu, humilié et en quête.Calvin’s first sentence is among the most quoted in Christian theology: “True and substantial wisdom principally consists of two parts, the knowledge of God, and the knowledge of ourselves.” The two are so tightly bound that it is hard to say which comes first. No one can look honestly at himself without being driven to God, for our gifts are not our own, and our “very existence is nothing but a subsistence in God alone.” Yet no one truly knows himself until he has looked at God. Comparing ourselves with other sinners, we think ourselves fairly good, as an eye used to black takes a brownish thing for white. Calvin’s illustration is unforgettable. At noon our eyes seem sharp while we look at the ground, but when we look straight at the sun, our sight “is dimness itself.” So it is when we lift our thoughts to God’s holiness. That is why Abraham called himself “dust and ashes,” and Elijah covered his face. Calvin does not begin with abstract proofs. He begins with a human heart before God, humbled and seeking.

3.La piété avant la spéculation (chapitre II)3.Piety Comes Before Speculation (Chapter II)

Par connaissance de Dieu, Calvin n’entend pas seulement savoir que Dieu existe. Il n’y a pas de vraie connaissance de Dieu, insiste-t-il, « là où il n’y a ni religion ni piété ». Vient alors une définition devenue un mot d’ordre de la tradition réformée : « Par piété, j’entends une révérence et un amour de Dieu qui naissent de la connaissance de ses bienfaits. » Nous devons connaître Dieu comme « la source de tout bien » et ne rien chercher en dehors de lui. Calvin introduit aussi une distinction qui façonne toute l’Institution : Dieu est connu d’abord comme Créateur, puis comme Rédempteur en Christ le Médiateur. Le livre I traite du premier ; le livre II du second. Il n’a aucune patience pour la spéculation « froide et frivole », comme le dieu d’Épicure qui reste oisif dans le ciel. À quoi sert un Dieu « avec qui nous n’avons rien à faire » ? La personne pieuse se confie en Dieu comme Gardien, le craint comme Juge et l’aime comme Père. Une telle personne, « même s’il n’y avait pas d’enfer, frémirait à la pensée de l’offenser ». La vraie religion est la foi unie à une crainte révérencielle, qui produit un culte conforme à la loi de Dieu, et non des cérémonies sans cœur.By the knowledge of God, Calvin does not mean merely knowing that God exists. There is no true knowledge of God, he insists, “where there is no religion or piety.” Then comes a definition that became a watchword of the Reformed tradition: “By piety, I mean a reverence and love of God, arising from a knowledge of his benefits.” We must know God as “the fountain of all good” and seek nothing apart from Him. Calvin also introduces a distinction that shapes the whole Institutes: God is known first as Creator, and then as Redeemer in Christ the Mediator. Book I treats the first; Book II the second. He has no patience with “cold and frivolous” speculation, like the god of Epicurus who sits idle in heaven. What use is a God “with whom we have no concern”? The pious person trusts God as Guardian, fears Him as Judge and loves Him as Father. Such a person, “even though there were no hell, would shudder at the thought of offending him.” True religion is faith joined with reverent fear, producing worship that follows God’s law, not ceremony without a heart.

4.Un sentiment de Dieu en chaque cœur (chapitre III)4.A Sense of God in Every Heart (Chapter III)

Calvin pose ensuite un principe « qu’on ne saurait contester » : l’esprit humain possède, « par un instinct naturel », quelque sentiment de Dieu. Son expression latine, divinitatis sensus, un sentiment de la divinité, est encore discutée par les philosophes de la religion. Il cite l’orateur romain Cicéron : il n’est pas de nation si barbare qu’elle ne croie en quelque dieu. L’idolâtrie même le prouve, car les gens préfèrent se prosterner devant le bois et la pierre plutôt que de n’avoir aucun dieu. Calvin rejette l’idée que la religion fut inventée par des chefs habiles pour garder les foules dans l’obéissance ; ces chefs n’ont pu exploiter la religion que parce que la semence était déjà là. Les moqueurs eux-mêmes la trahissent. L’empereur Caligula méprisait les dieux, mais tremblait devant les signes de la colère divine, et les plus audacieux « s’alarment même au bruit d’une feuille qui tombe ». L’idée de Dieu « ne se perd jamais dans l’esprit humain ». Elle ne s’apprend pas d’abord à l’école ; « chaque homme, dès sa naissance, l’apprend par lui-même ». Et puisque nous avons été faits pour connaître Dieu, tous ceux qui ne vivent pas pour cette fin se sont écartés de « la loi de leur création ».Calvin next lays down a principle “not to be controverted”: the human mind has, “by natural instinct,” some sense of God. His Latin phrase, divinitatis sensus, a sense of divinity, is still discussed by philosophers of religion. He cites the Roman orator Cicero: no nation is so barbarous that it has no belief in a god. Even idolatry proves the point, because people would rather bow to wood and stone than have no god at all. Calvin rejects the claim that religion was invented by clever rulers to keep the masses obedient; rulers could exploit religion only because the seed was already there. Even scoffers betray it. The emperor Caligula despised the gods yet trembled at signs of divine anger, and the boldest mockers are “alarmed, even at the noise of a falling leaf.” The idea of God “is never lost in the human mind.” It is not first learned in school; “every man from his birth is self-taught.” And since we were made to know God, all who do not live to that end have fallen from “the law of their creation.”

5.Des semences qui ne mûrissent pas (chapitre IV)5.Seeds That Do Not Ripen (Chapter IV)

Si la semence de religion est partout, pourquoi la vraie religion est-elle si rare ? Calvin répond sans détour : « à peine trouvons-nous un homme sur cent » qui chérisse ce que Dieu a semé. Certains tombent dans la superstition par ignorance, d’autres se détournent volontairement, mais l’ignorance n’excuse pas, car elle est toujours jointe à l’orgueil. Au lieu de recevoir Dieu tel qu’il se révèle, les gens le façonnent selon leur propre imagination et adorent « une fiction de leur propre cerveau ». Calvin nomme quatre fautes. Certains nient Dieu en pratique, le traitant « comme un oisif dans le ciel » qui ne juge jamais. D’autres excusent tout culte qui paraît sincère, alors que Dieu « n’est ni un spectre ni un fantôme » que chacun remodèle à sa fantaisie. D’autres encore ne s’approchent de Dieu qu’avec une « crainte servile et contrainte », haïssant le Juge qu’ils redoutent. Et les hypocrites cherchent à l’apaiser « avec quelques misérables sacrifices » tout en vivant à leur guise. Pourtant la semence demeure : dans la terreur, les moqueurs se mettent soudain à prier. Là se trouve la racine d’une conviction réformée durable : Dieu doit être adoré comme il l’a commandé, et non comme nous l’inventons.If the seed of religion is everywhere, why is true religion so rare? Calvin answers bluntly: “we scarcely find one man in a hundred” who cherishes what God has sown. Some fall into superstition through ignorance, others turn away on purpose, but ignorance is no excuse, because it is always joined with pride. Instead of receiving God as He reveals Himself, people shape Him by their own imaginations and worship “a figment of their own brains.” Calvin names four faults. Some deny God in practice, treating Him “as an idler in heaven” who never judges. Some excuse any worship that seems sincere, though God is “no spectre or phantasm” to be reshaped by each person’s fancy. Some approach God only with a “servile and constrained fear,” hating the Judge they dread. And hypocrites try to appease Him “with a few paltry sacrifices” while living as they please. Yet the seed remains: in moments of terror, scoffers suddenly pray. Here lies the root of a lasting Reformed conviction: God must be worshipped as He has commanded, not as we invent.

6.Le théâtre de la gloire de Dieu (chapitre V)6.The Theatre of God’s Glory (Chapter V)

Calvin passe maintenant du cœur au monde. Dieu s’est montré si clairement dans ses œuvres que les gens « ne peuvent ouvrir les yeux sans être contraints de le contempler ». Son essence nous dépasse, mais « il n’y a pas un atome du monde où l’on ne puisse voir au moins quelques étincelles brillantes de sa gloire ». La personne humaine est un « microcosme », un monde en miniature. Calvin loue l’astronomie et la médecine, mais insiste : la personne la plus simple, avec ses seuls yeux, voit assez pour admirer « le divin Architecte ». Dieu apparaît aussi dans l’histoire, lorsqu’il abaisse les orgueilleux et secourt les faibles. Vient alors l’image célèbre : le monde est « un théâtre dressé pour manifester la gloire de Dieu ». Mais ici l’argument tourne. Bien que la lumière brille de toutes parts, chaque esprit est « comme un labyrinthe », et nous changeons les preuves en idoles. Platon lui-même « se perd ». Le témoignage de la création est réel, mais finalement il nous laisse « sans aucune excuse ». Il nous faut une lumière plus claire, et c’est là que commence la prochaine lecture.Calvin now turns from the heart to the world. God has displayed Himself so plainly in His works that people “cannot open their eyes without being constrained to behold him.” His essence is beyond us, yet “there is not an atom of the world in which you cannot behold some brilliant sparks at least of his glory.” The human person is a “microcosm,” a world in miniature. Calvin praises astronomy and medicine, but insists that the simplest person, with only his eyes, sees enough to admire “the Divine Architect.” God appears in history too, when He humbles the proud and rescues the helpless. Then comes the famous image: the world is “a theatre erected for displaying the glory of God.” But here the argument turns. Though the light shines on every side, each mind is “like a labyrinth,” and we turn the evidence into idols. Even Plato “loses himself.” The witness of creation is real, but in the end it leaves us “without any excuse.” We need a clearer light, and the next reading begins there.

Une note du STC sur le langage de Calvin. Au chapitre V, Calvin traite les disciples d’Épicure de « porcherie » et parle de « l’immonde Lucrèce », le poète romain du matérialisme. Les écrivains du XVIe siècle, chrétiens comme humanistes, polémiquaient dans un style violent hérité de la rhétorique classique. Le STC rapporte ses paroles comme un témoignage historique, sans adopter les insultes ni les supprimer. Les chrétiens d’aujourd’hui devraient répondre à l’incrédulité avec les arguments de Calvin et avec la « douceur et le respect » de 1 Pierre 3.15. A CTS note on Calvin’s language. In chapter V Calvin calls the followers of Epicurus a “sty of swines” and speaks of “the filthy Lucretius,” the Roman poet of materialism. Sixteenth-century writers, Christian and humanist alike, argued in a fierce style learned from classical rhetoric. CTS reports his words as historical evidence, neither adopting the insults nor removing them. Christians today should answer unbelief with Calvin’s arguments and with the “meekness and fear” of 1 Peter 3:15.

7.De Genève aux nations7.From Geneva to the Nations

Ces chapitres devinrent l’héritage commun des Églises réformées partout. En 1559, Genève ouvrit son Académie sous la direction de Théodore de Bèze, et des étudiants de toute l’Europe rentrèrent chez eux pour prêcher. John Knox, qui fut pasteur des réfugiés anglais à Genève, l’appela « la plus parfaite école de Christ qui ait existé sur la terre depuis les jours des apôtres », et porta son enseignement en Écosse. La Confession de foi des Pays-Bas de 1561, rédigée par Guy de Brès pour les Églises persécutées, fait écho à cette lecture : nous connaissons Dieu d’abord par la création, qui est devant nos yeux « comme un beau livre ». L’Assemblée de Westminster, composée de théologiens puritains, écrivit en 1646 que la création et la providence laissent les hommes inexcusables, mais « ne suffisent pas à donner la connaissance de Dieu… nécessaire au salut ». Son Petit Catéchisme commence là où Calvin commença : notre fin principale est de « glorifier Dieu et de jouir de lui pour toujours ». En 1557, Genève envoya même deux pasteurs dans une colonie française de la baie de Guanabara, au Brésil, où eurent lieu les premiers cultes protestants des Amériques. Aujourd’hui, des Églises presbytériennes et réformées, du Mexique, de Cuba et du Brésil jusqu’au Ghana, au Cameroun et au Malawi, enseignent encore aux enfants que Dieu les a faits pour le connaître.These chapters became the common inheritance of Reformed churches everywhere. In 1559 Geneva opened its Academy under Theodore Beza, and students from across Europe went home to preach. John Knox, who pastored English refugees in Geneva, called it “the most perfect school of Christ that ever was in the earth since the days of the Apostles,” and carried its teaching to Scotland. The Belgic Confession of 1561, written by Guido de Brès for the persecuted churches of the Netherlands, echoes this reading: we know God first by creation, which is before our eyes “as a most elegant book.” The Westminster Assembly of Puritan divines wrote in 1646 that creation and providence leave people inexcusable, yet are “not sufficient to give that knowledge of God… which is necessary unto salvation.” Its Shorter Catechism begins where Calvin began: our chief end is “to glorify God, and to enjoy him for ever.” In 1557 Geneva even sent two pastors to a French colony on Guanabara Bay in Brazil, where the first Protestant services in the Americas were held. Today Presbyterian and Reformed churches from Mexico, Cuba and Brazil to Ghana, Cameroon and Malawi still teach children that God made them to know Him.

8.Ce qu’un pasteur réformé en retient aujourd’hui8.What a Reformed Pastor Takes from It Today

Premièrement, la théologie commence dans l’adoration et l’humilité ; une prédication qui laisse aux gens des informations sur Dieu sans révérence a manqué le but de Calvin. Deuxièmement, tout auditeur a déjà quelque sentiment de Dieu, si enfoui soit-il. L’évangéliste dans un marché de Guadalajara ou dans un village du Malawi parle à des consciences que Dieu a déjà touchées. Troisièmement, l’idolâtrie n’est pas seulement antique. Nous fabriquons encore des dieux à notre mesure, et le pasteur doit les nommer avec douceur et clarté. Quatrièmement, la création est un don à goûter, et une science attentive peut devenir louange. D’autres diffèrent sur certains points. Les luthériens partagent largement la position de Calvin. L’enseignement catholique romain, à la suite de Thomas d’Aquin et du premier concile du Vatican (1870), fait davantage confiance à ce que la raison seule peut connaître de Dieu. Les chrétiens wesleyens et arminiens reconnaissent que les pécheurs sont sans excuse, mais parlent de la « grâce prévenante », la grâce de Dieu déjà à l’œuvre dans toute conscience. Les baptistes et les pentecôtistes acceptent en général les grandes lignes de Calvin ici. Même au sein de la famille réformée, Karl Barth et Emil Brunner débattirent vivement en 1934 sur la possibilité d’une théologie naturelle.First, theology begins in worship and humility; a sermon that leaves people with facts about God but no reverence has missed Calvin’s point. Second, every listener already has some sense of God, however buried. The evangelist in a market in Guadalajara or a village in Malawi speaks to consciences God has already touched. Third, idolatry is not only ancient. We still make gods to suit ourselves, and the pastor must name them gently and clearly. Fourth, creation is a gift to enjoy, and careful science can become praise. Others differ in places. Lutherans largely share Calvin’s view. Roman Catholic teaching, following Thomas Aquinas and the First Vatican Council (1870), is more confident about what reason alone can know of God. Wesleyan and Arminian Christians agree that sinners are without excuse, but speak of “prevenient grace,” God’s grace already at work in every conscience. Baptists and Pentecostals generally accept Calvin’s main lines here. Even within the Reformed family, Karl Barth and Emil Brunner argued sharply in 1934 over whether any natural theology is possible.

9.À méditer9.Taking It to Heart

Pour la réflexion. Calvin dit que nous ne nous connaissons jamais avant d’avoir regardé Dieu. Quand une vision de la sainteté de Dieu vous a-t-elle humilié pour la dernière fois ? Où voyez-vous des étincelles de sa gloire dans votre ville et votre travail ? Quelle fausse image de Dieu les gens autour de vous sont-ils tentés d’adorer, et comment pourriez-vous les conduire au Dieu qui se révèle ? Votre connaissance de Dieu est-elle marquée par la piété, une révérence et un amour qui naissent de la connaissance de ses bienfaits ? For reflection. Calvin says we never know ourselves until we have looked at God. When did a sight of God’s holiness last humble you? Where do you see sparks of His glory in your own town and work? What false picture of God are the people around you tempted to worship, and how might you lead them to the God who reveals Himself? Is your knowledge of God marked by piety, a reverence and love that grow from knowing His benefits?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala du livre I, chapitres I–V, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (1559), traduite en anglais par John Allen (1813), édition de la Presbyterian Board of Publication, Philadelphie (Projet Gutenberg n° 45001). Calvin est mort en 1564 et Allen en 1839 ; l’œuvre et la traduction sont dans le domaine public et sont citées ici brièvement à des fins d’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes historiques proviennent d’histoires générales de la Réforme.Source. A Chapala Theological Seminary digest of Book I, chapters I–V, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (1559), translated by John Allen (1813), Presbyterian Board of Publication edition, Philadelphia (Project Gutenberg #45001). Calvin died in 1564 and Allen in 1839; the work and the translation are in the public domain and are quoted here briefly for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; historical notes come from standard histories of the Reformation.

Lire avec discernement. Les lignes de Knox, de la Confession des Pays-Bas et des Standards de Westminster suivent des versions anciennes courantes, elles aussi dans le domaine public. La comparaison du texte de travail du STC avec le latin de 1559 reste à faire.Reading claims carefully. The lines from Knox, the Belgic Confession and the Westminster Standards follow common older English versions, also in the public domain. Comparison of the CTS working text with the Latin of 1559 is still pending.

Lecture 2 · L’Écriture et son autoritéReading 2 · Scripture and Its Authority

Des lunettes pour des yeux faiblesSpectacles for Dim Eyes

Calvin explique pourquoi Dieu a donné sa Parole écrite, comme des lunettes pour des yeux faibles. L’autorité de l’Écriture, soutient-il, ne repose pas sur le vote de l’Église, mais sur Dieu qui y parle, et elle est scellée dans nos cœurs par le témoignage intérieur du Saint-Esprit. Il met aussi en garde contre les exaltés qui délaissent la Parole, et affirme que l’Esprit et la Parole vont ensemble.Calvin explains why God gave His written Word, like spectacles for dim eyes. Scripture’s authority, he argues, rests not on the church’s vote but on God who speaks in it, sealed in our hearts by the inner testimony of the Holy Spirit. He also warns against enthusiasts who leave the Word behind, insisting that Spirit and Word belong together.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Des lunettes pour des yeux faibles : l’Écriture et l’EspritSpectacles for Dim Eyes: Scripture and the Spirit

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — Calvin explique pourquoi Dieu a donné sa Parole écrite, pourquoi son autorité repose sur Dieu et non sur le vote de l’Église, et pourquoi l’Esprit et la Parole ne doivent jamais être séparésA Chapala Theological Seminary reading — Calvin on why God gave His written Word, why its authority rests on God and not on the church’s vote, and why the Spirit and the Word must never be separated

Un résumé du STC du livre I, chapitres VI–X, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (édition latine définitive, 1559), d’après la traduction anglaise de John Allen (Projet Gutenberg n° 45001). L’œuvre et la traduction sont dans le domaine public ; les brèves citations ci-dessous sont traduites d’Allen.A CTS digest of Book I, chapters VI–X, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (final Latin edition, 1559), in the English translation of John Allen (Project Gutenberg #45001). The work and the translation are in the public domain; the short quotations below are from Allen.

  • Institution I.vi–xInstitutes I.vi–x
  • Source primairePrimary source
  • Écriture et EspritScripture and Spirit
  • Jean CalvinJohn Calvin
Un mot avant de lire. La première lecture s’achevait sur un problème : la création montre la gloire de Dieu de toutes parts, mais les esprits pécheurs changent cette lumière en idoles. Ces chapitres donnent la réponse de Dieu : la Parole écrite. Calvin y expose la doctrine pour laquelle les Églises réformées sont le mieux connues, après la grâce elle-même : l’Écriture comme autorité suprême, reçue avec certitude par le témoignage intérieur du Saint-Esprit. A word before you read. The first reading ended with a problem: creation shows God’s glory on every side, yet sinful minds turn that light into idols. These chapters give God’s answer, the written Word. Here Calvin sets out the doctrine for which the Reformed churches are best known after grace itself: Scripture as the supreme authority, received with certainty through the inner witness of the Holy Spirit.

1.Une ville bâtie autour de la Parole1.A City Built Around the Word

Dans la Genève de Calvin, la Bible n’était pas seulement défendue ; elle était prêchée, chantée et étudiée chaque semaine. Calvin prêchait des livres entiers de l’Écriture verset par verset, souvent en semaine aussi bien que le dimanche, et le vendredi les pasteurs se réunissaient en « Congrégation » pour étudier ensemble un passage. Genève devint un atelier de Bibles. Les pasteurs genevois révisèrent sans cesse la Bible française d’Olivétan, cousin de Calvin (1535), et les exilés anglais produisirent la Bible de Genève de 1560, la Bible des puritains. Deux exilés protestants espagnols passés par Genève, Casiodoro de Reina et Cipriano de Valera, donnèrent au monde hispanophone la Bible de 1569, révisée en 1602, ancêtre de la Reina-Valera que beaucoup d’Églises latino-américaines lisent encore. Ces chapitres expliquent pourquoi.In Calvin’s Geneva the Bible was not only defended; it was preached, sung and studied every week. Calvin preached through whole books of Scripture verse by verse, often on weekdays as well as Sundays, and on Fridays the pastors met in the “Congregation” to study a passage together. Geneva became a workshop of Bibles. Genevan pastors kept revising the French Bible of Calvin’s cousin Olivétan (1535), and English exiles produced the Geneva Bible of 1560, the Bible of the Puritans. Spanish Protestant exiles who passed through Geneva, Casiodoro de Reina and Cipriano de Valera, gave the Spanish-speaking world the Bible of 1569, revised in 1602, the ancestor of the Reina-Valera that many Latin American churches still read. These chapters explain why.

2.Des lunettes pour des yeux faibles (chapitre VI)2.Spectacles for Dim Eyes (Chapter VI)

La création est « plus que suffisante » pour nous laisser sans excuse, dit Calvin, mais il nous faut « un autre et meilleur secours » pour arriver à Dieu. C’est pourquoi Dieu a ajouté la lumière de sa Parole. L’image de Calvin est simple et mémorable. Un vieillard à la vue faible peut à peine lire deux mots d’un beau livre, mais « avec l’aide de lunettes, il commencera à lire distinctement ». De même, l’Écriture rassemble nos idées confuses de Dieu, dissipe les ténèbres et nous montre clairement le vrai Dieu. Dans l’Écriture, Dieu « ouvre sa propre bouche sacrée ». Dieu fit mettre par écrit la Loi et les Prophètes pour que la vérité ne soit ni perdue ni corrompue. Sa conclusion est un principe de toute la Réforme : nul ne peut avoir la moindre connaissance de la saine doctrine « sans avoir été disciple de l’Écriture ». Sans la Parole, la lumière de Dieu est « comme un labyrinthe inextricable », et mieux vaut boiter sur le bon chemin que courir vite hors de lui.Creation is “more than sufficient” to leave us without excuse, Calvin says, but we need “another and better assistance” to bring us to God. So God added the light of His Word. Calvin’s image is homely and memorable. An old man with weak eyes can hardly read two words of a beautiful book, but “by the assistance of spectacles, will begin to read distinctly.” In the same way, Scripture gathers our confused ideas of God, scatters the darkness and shows us the true God clearly. In Scripture God “opens his own sacred mouth.” God had the Law and the Prophets put in writing so that the truth would not be lost or corrupted. His conclusion is a principle of the whole Reformation: no one can have even the least knowledge of sound doctrine “without having been a disciple of the Scripture.” Without the Word, the light of God is “like an inexplicable labyrinth,” and it is better to limp along the right road than to run fast off it.

3.Elle ne repose pas sur le vote de l’Église (chapitre VII, 1–3)3.Not Resting on the Church’s Vote (Chapter VII, 1–3)

Calvin affronte maintenant la grande controverse de son temps. Certains enseignaient que l’Écriture n’a de poids que celui que l’Église lui accorde, de sorte que l’Église décide quels livres appartiennent au canon et quelle révérence ils méritent. Calvin appelle cela « une erreur très pernicieuse ». Si c’était vrai, comment les consciences troublées trouveraient-elles « une solide assurance de la vie éternelle » ? Sa réponse vient d’Éphésiens 2.20 : l’Église est « édifiée sur le fondement des apôtres et des prophètes ». Le fondement précède l’édifice. Quand l’Église reçoit l’Écriture, elle ne rend pas certain ce qui était douteux ; elle reconnaît la vérité de son Dieu et s’incline devant elle. Comment savons-nous alors que l’Écriture vient de Dieu ? C’est comme demander comment distinguer la lumière des ténèbres, ou le doux de l’amer. Calvin répond aussi à la phrase célèbre d’Augustin, qui n’aurait pas cru à l’Évangile sans l’autorité de l’Église. Augustin voulait dire, selon Calvin, que le témoignage de l’Église peut conduire un incroyant vers l’Évangile, comme une « introduction », non comme le fondement de la foi.Calvin now faces the great controversy of his day. Some taught that Scripture has only as much weight as the church grants it, so that the church decides which books belong in the canon and what reverence they deserve. Calvin calls this “a most pernicious error.” If it were true, how could troubled consciences find “a solid assurance of eternal life”? His answer comes from Ephesians 2:20: the church is “built upon the foundation of the apostles and prophets.” A foundation comes before the building. When the church receives Scripture, it does not make an uncertain thing certain; it recognizes the truth of its God and bows to it. How, then, do we know Scripture is from God? It is like asking how we tell light from darkness or sweet from bitter. Calvin also answers the famous line of Augustine, that he would not have believed the Gospel without the church’s authority. Augustine meant, Calvin argues, that the church’s witness can lead an unbeliever toward the Gospel, an “introduction,” not the ground of faith.

Une note du STC sur la controverse avec Rome. Calvin appelle ses adversaires des « hommes sacrilèges » qui cherchent « une tyrannie sans limites, sous le nom de l’Église ». Il écrivait en des années où l’on brûlait des croyants évangéliques en France. Le STC consigne ses paroles comme de l’histoire, sans les adopter ni les effacer. L’enseignement catholique a sa propre explication attentive : le concile Vatican II (1965) dit que le magistère de l’Église « n’est pas au-dessus de la parole de Dieu, mais il la sert ». Réformés et catholiques diffèrent encore sur la relation entre l’Écriture, la tradition et l’Église. A CTS note on the controversy with Rome. Calvin calls his opponents “sacrilegious men” who seek “an unlimited tyranny, under the name of the Church.” He wrote in years when evangelical believers in France were being burned. CTS records his words as history, without adopting or erasing them. Catholic teaching has its own careful account: the Second Vatican Council (1965) says the church’s teaching office “is not above the word of God, but serves it.” Reformed and Catholic Christians still differ on how Scripture, tradition and the church relate.

4.Le témoignage intérieur de l’Esprit (chapitre VII, 4–5)4.The Inner Witness of the Spirit (Chapter VII, 4–5)

Voici le cœur de la lecture. La preuve principale de l’Écriture, dit Calvin, est « le caractère du divin Orateur ». Les prophètes et les apôtres s’appuyaient non sur leur propre génie mais sur le nom de Dieu. Les arguments peuvent faire taire les critiques, mais ne peuvent donner la certitude dont la piété a besoin. Cette certitude vient « du témoignage secret de l’Esprit ». Comme Dieu seul est un témoin digne de lui-même, ainsi « le témoignage de l’Esprit est supérieur à toute raison ». Le même Esprit qui a parlé par les prophètes doit pénétrer dans nos cœurs pour nous persuader qu’ils ont parlé fidèlement. Ceux qui ont été enseignés intérieurement par l’Esprit se reposent sur l’Écriture comme « authentifiée par elle-même, portant avec elle sa propre évidence ». Ce n’est pas une crédulité aveugle. Les croyants se soumettent à l’Écriture parce qu’ils sentent « les énergies indubitables de la puissance divine » qui les attirent à une obéissance volontaire. C’est une conviction qui « ne requiert pas de raisons », et qui pourtant s’accorde avec la plus haute raison. Calvin affirme décrire seulement « ce que tout croyant éprouve dans son cœur ». La vraie foi, en fin de compte, est celle que « l’Esprit de Dieu scelle dans nos cœurs ».The heart of the reading is here. Scripture’s chief proof, Calvin says, is “the character of the Divine Speaker.” The prophets and apostles rested not on their own genius but on God’s name. Arguments can silence critics, but cannot give the certainty piety needs. That certainty comes “from the secret testimony of the Spirit.” As God alone is a fit witness to Himself, so “the testimony of the Spirit is superior to all reason.” The same Spirit who spoke through the prophets must enter our hearts to persuade us that they spoke faithfully. Those taught inwardly by the Spirit rest in Scripture as “self-authenticated, carrying with it its own evidence.” This is not blind credulity. Believers submit to Scripture because they feel “the undoubted energies of the Divine power” drawing them to willing obedience. It is a conviction that “requires no reasons,” yet agrees with the highest reason. Calvin claims to describe only “what every believer experiences in his heart.” True faith, in the end, is what “the Spirit of God seals in our hearts.”

5.Des aides pour une foi faible (chapitre VIII)5.Helps for Weak Faith (Chapter VIII)

Une fois le fondement posé, Calvin offre des preuves d’appui, qu’il appelle des « aides secondaires pour notre faiblesse ». L’Écriture nous touche par la dignité de ses sujets plus que par la beauté du langage. Lisez Cicéron ou Platon, et vous serez charmé ; mais tournez-vous vers l’Écriture, et elle « pénétrera votre cœur » comme aucun livre humain. Il évoque l’antiquité de Moïse, qui consigna honnêtement la honte de sa propre tribu ; les miracles accomplis devant tout le peuple ; la prophétie accomplie, comme lorsqu’Ésaïe nomme Cyrus ; et la préservation des livres à travers la persécution. Dans le Nouveau Testament, des pêcheurs ont parlé de mystères célestes appris dans aucune école humaine. L’Écriture s’est toujours, « comme un palmier, élevée au-dessus de toute opposition », et des martyrs l’ont scellée de leur sang. Les savants modernes discutent certains de ces arguments, mais Calvin n’y a jamais fondé la foi ; c’est folie, avertit-il, de vouloir prouver l’Écriture aux incroyants par le seul raisonnement.Once the foundation is laid, Calvin offers supporting evidence, which he calls “secondary aids to our imbecility,” that is, to our weakness. Scripture moves us by the dignity of its subjects more than by beauty of language. Read Cicero or Plato and you will be delighted, but turn to Scripture and it will “penetrate your heart” as no human book can. He points to the antiquity of Moses, who honestly recorded the shame of his own tribe; to miracles done before the whole people; to fulfilled prophecy, such as Isaiah naming Cyrus; and to the preservation of the books through persecution. In the New Testament, fishermen spoke of heavenly mysteries learned in no human school. Scripture has always, “like a palm-tree, risen superior to all opposition,” and martyrs sealed it with their blood. Modern scholars debate some of these arguments, but Calvin never rested faith on them; it is folly, he warns, to prove Scripture to unbelievers by argument alone.

6.L’Esprit et la Parole ensemble (chapitre IX)6.Spirit and Word Together (Chapter IX)

Calvin se tourne maintenant vers le danger opposé. Certains « hommes instables », prétendant être enseignés directement par l’Esprit, méprisaient la lecture de l’Écriture comme « la lettre morte qui tue ». Calvin répond que les apôtres avaient le même Esprit, et qu’il les a conduits à révérer davantage la Parole, et non moins. Ésaïe 59.21 unit « mon Esprit » et « mes paroles » en une seule promesse. Paul, même après le troisième ciel, demanda à Timothée de s’appliquer à la lecture. L’office de l’Esprit promis, dit Calvin, « n’est pas d’inventer des révélations nouvelles et inouïes », mais de « sceller dans nos esprits la même doctrine que l’Évangile enseigne ». Puisque Satan peut se déguiser en ange de lumière, nous reconnaissons le vrai Esprit à son image dans les Écritures qu’il a inspirées. Calvin y voit « une sorte de lien mutuel entre la certitude de sa parole et celle de son Esprit ». Nous révérons la Parole quand l’Esprit nous y fait voir la face de Dieu, et nous accueillons l’Esprit quand nous le reconnaissons dans la Parole. Ainsi le Christ ressuscité ouvrit l’intelligence de ses disciples, non pour remplacer les Écritures, mais pour les comprendre.Calvin now turns to the opposite danger. Some “unsteady men,” claiming to be taught directly by the Spirit, despised the reading of Scripture as “the dead and killing letter.” Calvin answers that the apostles had the same Spirit, and it made them revere the Word more, not less. Isaiah 59:21 joins “my Spirit” and “my words” in one promise. Paul, even after the third heaven, told Timothy to attend to reading. The office of the promised Spirit, Calvin says, “is not to feign new and unheard of revelations,” but “to seal to our minds the same doctrine which the Gospel delivers.” Since Satan can appear as an angel of light, we recognize the true Spirit by His image in the Scriptures He inspired. Calvin calls this “a kind of mutual connection between the certainty of his word and of his Spirit.” We revere the Word when the Spirit lets us see God’s face in it, and we welcome the Spirit when we recognize Him in the Word. So the risen Christ opened His disciples’ minds, not to replace the Scriptures, but to understand them.

Une note du STC sur deux passages durs. Au chapitre IX, Calvin traite ses adversaires de « fanatiques orgueilleux » coupables d’une folie « diabolique ». Il pensait aux spirituels radicaux de son temps, comme le groupe qu’il appelait les libertins, et non aux nombreux anabaptistes qui aimaient la Bible. Au chapitre VIII, il appelle aussi les Juifs les ennemis « les plus acharnés » de Dieu, tout en les honorant, avec Augustin, comme fidèles gardiens de l’Ancien Testament. Le STC présente ce langage comme une partie du dossier historique. Il rejette tout mépris envers le peuple juif, dont est issu le Christ selon la chair, comme le dit Paul (Romains 9.5). A CTS note on two harsh passages. In chapter IX Calvin calls his opponents “proud fanatics” guilty of “diabolical” madness. He had in mind radical spiritualists of his time, such as the group he called the Libertines, not the many Anabaptists who loved the Bible. In chapter VIII he also calls the Jews God’s “most inveterate enemies,” while honoring them, with Augustine, as faithful keepers of the Old Testament. CTS reports this language as part of the historical record. It rejects all contempt for the Jewish people, from whom, as Paul says, Christ came according to the flesh (Romans 9:5).

7.Le Dieu que montre la Bible (chapitre X)7.The God the Bible Shows (Chapter X)

Enfin Calvin demande si le Dieu de l’Écriture correspond au Dieu vu dans la création. Oui. La grande description de Moïse en Exode 34.6–7, « miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité », résume presque tout ce que nous pouvons savoir de lui. Calvin remarque qu’elle décrit Dieu « non tel qu’il est en lui-même, mais tel qu’il est envers nous », afin que notre connaissance soit « une perception vivante » et non une vaine spéculation. Jérémie 9.24 nomme trois choses que nous avons le plus besoin de connaître : la miséricorde, « en laquelle seule consiste tout notre salut » ; le jugement sur les méchants ; et la justice, par laquelle les fidèles sont gardés. La connaissance de Dieu dans l’Écriture a le même but que celle de la création : nous apprendre d’abord à craindre Dieu, puis à nous confier en lui. Et l’Écriture, pour nous conduire au vrai Dieu, rejette tous les dieux des nations.Finally Calvin asks whether the God of Scripture matches the God seen in creation. He does. Moses’ great description in Exodus 34:6–7, “merciful and gracious, long suffering, and abundant in goodness and truth,” sums up nearly all we can know of Him. Calvin notes that it describes God “not of what he is in himself, but of what he is to us,” so that our knowledge may be “a lively perception” rather than airy speculation. Jeremiah 9:24 names three things we most need to know: mercy, “in which alone consists all our salvation”; judgment on the wicked; and righteousness, by which the faithful are kept. The knowledge of God in Scripture has the same aim as the knowledge from creation: to teach us first to fear God and then to trust Him. And Scripture, to lead us to the true God, rejects all the gods of the nations.

8.La Parole dans le monde réformé8.The Word Across the Reformed World

Ces chapitres ont façonné toutes les confessions réformées. La Confession écossaise de 1560 déclare que l’autorité de l’Écriture vient de Dieu et ne dépend pas des hommes. La Confession des Pays-Bas de 1561 ajoute que nous croyons ses livres surtout parce que le Saint-Esprit témoigne dans nos cœurs qu’ils viennent de Dieu. La Confession de Westminster de 1646 parle de « l’œuvre intérieure du Saint-Esprit, rendant témoignage par la parole et avec elle dans nos cœurs ». Les missions réformées ont porté la même conviction : d’abord les Bibles. Les missionnaires de Bâle au Ghana donnèrent au peuple twi une Bible dans sa propre langue en 1871. En Amérique latine, les colporteurs bibliques arrivèrent souvent avant les premiers pasteurs presbytériens, et la Reina-Valera devint le livre de chaque foyer.These chapters shaped every Reformed confession. The Scots Confession of 1560 declares that Scripture’s authority is from God and does not depend on men. The Belgic Confession of 1561 adds that we believe its books chiefly because the Holy Spirit witnesses in our hearts that they are from God. The Westminster Confession of 1646 speaks of “the inward work of the Holy Spirit, bearing witness by and with the word in our hearts.” Reformed missions carried the same conviction: Bibles first. Basel missionaries in Ghana gave the Twi people a Bible in their own tongue in 1871. In Latin America, Bible sellers often came before the first Presbyterian pastors, and the Reina-Valera became a household book.

9.Ce qu’un pasteur réformé en retient aujourd’hui9.What a Reformed Pastor Takes from It Today

L’assurance d’un pasteur en chaire ne repose ni sur une apologétique habile ni sur l’approbation de l’Église, mais sur Dieu qui parle dans sa Parole et la scelle par son Esprit. Cela nous rend libres de prêcher simplement, de prier pour l’Esprit avant d’ouvrir le texte, et d’envoyer les gens lire l’Écriture par eux-mêmes. D’autres diffèrent sur certains points. Les luthériens partagent la conviction que l’Écriture est la norme suprême. Les catholiques romains tiennent ensemble l’Écriture et la tradition sous le magistère de l’Église. Beaucoup de wesleyens parlent de l’Écriture comme première, lue avec la tradition, la raison et l’expérience. Les baptistes tiennent l’Écriture pour la seule autorité finale. Les pentecôtistes croient que l’Esprit donne encore des dons de prophétie et de guérison, là où beaucoup de maîtres réformés ont été prudents ; mais les pentecôtistes classiques éprouvent eux aussi toute parole par l’Écriture. La règle de Calvin, l’Esprit et la Parole ensemble, est un terrain commun.A pastor’s confidence in the pulpit rests not on clever apologetics or church approval, but on God who speaks in His Word and seals it by His Spirit. That frees us to preach plainly, to pray for the Spirit before we open the text, and to send people to read Scripture for themselves. Others differ in places. Lutherans share the conviction that Scripture is the supreme norm. Roman Catholics hold Scripture and tradition together under the church’s teaching office. Many Wesleyans speak of Scripture as primary, read with tradition, reason and experience. Baptists hold Scripture as the sole final authority. Pentecostals believe the Spirit still gives gifts of prophecy and healing, where many Reformed teachers have been cautious; yet classical Pentecostals also test every word by Scripture. Calvin’s rule of Spirit and Word together is common ground.

10.Pour l’appliquer à votre cœur10.Taking It to Heart

Pour la réflexion. Calvin compare l’Écriture à des lunettes pour des yeux faibles. Où la Bible a-t-elle corrigé une image floue de Dieu dans votre vie ? Sur quoi repose, en fin de compte, votre propre certitude que la Bible est la Parole de Dieu ? Quand quelqu’un affirme avoir reçu une parole nouvelle de l’Esprit, comment l’éprouveriez-vous avec amour par la Parole ? Et comment votre Église pourrait-elle aider davantage de personnes à devenir, selon l’expression de Calvin, des disciples de l’Écriture ? For reflection. Calvin compares Scripture to spectacles for dim eyes. Where has the Bible corrected a blurred picture of God in your life? On what does your own certainty that the Bible is God’s Word finally rest? When someone claims a new word from the Spirit, how would you lovingly test it by the Word? And how might your church help more people become, in Calvin’s phrase, disciples of the Scripture?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala du livre I, chapitres VI–X, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (1559), traduite en anglais par John Allen (1813), édition de la Presbyterian Board of Publication, Philadelphie (Projet Gutenberg n° 45001). Calvin est mort en 1564 et Allen en 1839 ; l’œuvre et la traduction sont dans le domaine public et sont citées ici brièvement à des fins d’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes historiques proviennent d’histoires générales.Source. A Chapala Theological Seminary digest of Book I, chapters VI–X, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (1559), translated by John Allen (1813), Presbyterian Board of Publication edition, Philadelphia (Project Gutenberg #45001). Calvin died in 1564 and Allen in 1839; the work and the translation are in the public domain and are quoted here briefly for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; historical notes come from standard histories.

Lire avec discernement. Les lignes de la Confession de Westminster et du concile Vatican II suivent des versions courantes. La comparaison du texte de travail du STC avec le latin de 1559 reste à faire.Reading claims carefully. The lines from the Westminster Confession and the Second Vatican Council follow common English versions. Comparison of the CTS working text with the Latin of 1559 is still pending.

Lecture 3 · Trinité, création et providenceReading 3 · Trinity, Creation and Providence

La main au gouvernailThe Hand on the Helm

Calvin confesse un seul Dieu en trois Personnes contre les erreurs anciennes et nouvelles, puis passe à la création : les anges au service de Dieu, les démons tenus en bride, et l’homme fait à son image. Il termine par la providence, la main de Dieu au gouvernail de toutes choses, qui délivre les croyants de la peur et leur enseigne patience, gratitude et prudence.Calvin confesses one God in three Persons against old and new errors, then turns to creation: angels as ministering spirits, devils held on God’s leash, and humanity made in God’s image. He ends with providence, God’s hand on the helm of all things, and shows how it frees believers from fear and teaches patience, gratitude and prudence.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

La main au gouvernail : Trinité, création et providenceThe Hand on the Helm: Trinity, Creation and Providence

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — Calvin sur le Dieu unique en trois Personnes, sur les anges, les démons et l’image de Dieu en l’homme, et sur la providence qui gouverne toutes choses pour le bien du peuple de DieuA Chapala Theological Seminary reading — Calvin on the one God in three Persons, on angels, devils and the image of God in humanity, and on the providence that governs all things for the good of God’s people

Un résumé du STC du livre I, chapitres XIII–XVIII, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (édition latine définitive, 1559), d’après la traduction anglaise de John Allen (Projet Gutenberg n° 45001). L’œuvre et la traduction sont dans le domaine public ; les brèves citations ci-dessous sont traduites d’Allen.A CTS digest of Book I, chapters XIII–XVIII, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (final Latin edition, 1559), in the English translation of John Allen (Project Gutenberg #45001). The work and the translation are in the public domain; the short quotations below are from Allen.

  • Institution I.xiii–xviiiInstitutes I.xiii–xviii
  • Source primairePrimary source
  • Trinité et providenceTrinity and providence
  • Jean CalvinJohn Calvin
Un mot avant de lire. C’est la lecture la plus longue du cours, et elle couvre trois grands sujets : qui est Dieu (la Trinité), ce que Dieu a fait (les anges, le monde et l’homme) et comment Dieu gouverne (la providence). Lisez-la par parties. Deux chapitres sur les images et le faux culte (XI–XII) ne font pas partie de ce cours ; ils méritent d’être lus plus tard. A word before you read. This is the longest reading in the course, and it covers three great subjects: who God is (the Trinity), what God made (angels, the world and humanity), and how God rules (providence). Read it in parts. Two chapters on images and false worship (XI–XII) are left out of this course; they are worth reading later.

1.Une doctrine mise à l’épreuve à Genève1.A Doctrine Tested in Geneva

La Trinité ne fut pas un sujet paisible dans la vie de Calvin. En 1537, un prédicateur rival, Pierre Caroli, accusa Calvin et Farel de l’ancienne hérésie arienne parce qu’ils refusaient de signer sur commande le Symbole d’Athanase ; un synode réuni à Lausanne les disculpa. Calvin apprit que la foi orthodoxe et le goût des formules ne sont pas toujours la même chose. Dans les années 1550 vint un nouveau défi de la part d’antitrinitaires, parmi lesquels le médecin espagnol Michel Servet et plus tard un groupe de réfugiés italiens à Genève. La réponse de Calvin remplit une grande partie du chapitre XIII, qui s’allongea à chaque édition. Cette histoire explique deux traits du chapitre : la fermeté de Calvin sur la substance de la doctrine, et sa patience surprenante à l’égard des mots.The Trinity was not a quiet topic in Calvin’s life. In 1537 a rival preacher, Pierre Caroli, accused Calvin and Farel of the ancient Arian heresy because they would not sign the Athanasian Creed on demand; a synod at Lausanne cleared them. Calvin learned that orthodox faith and a love of creeds are not always the same thing. In the 1550s a new challenge came from anti-Trinitarians, among them the Spanish physician Michael Servetus and later a group of Italian refugees in Geneva. Calvin’s answer fills much of chapter XIII, which grew in each edition. This history explains two features of the chapter: Calvin’s firmness about the substance of the doctrine, and his surprising patience about words.

Une note du STC sur Servet. Calvin traite Servet et ses partisans de « fous ». L’histoire qui se cache derrière est douloureuse. Servet, déjà condamné par l’Inquisition catholique en France, arriva à Genève en 1553. Calvin porta plainte, le conseil de la ville consulta d’autres Églises suisses, et Servet fut brûlé le 27 octobre 1553 ; Calvin avait demandé une mort moins cruelle. Certains protestants, comme Sébastien Castellion, protestèrent dès cette époque. En 1903, des chrétiens réformés élevèrent à Genève, sur le lieu de l’exécution, un monument condamnant, selon ses termes, « une erreur qui fut celle de son siècle ». Le STC rapporte cette histoire avec honnêteté. L’erreur doit être combattue par l’Écriture et l’argument, jamais par l’épée. A CTS note on Servetus. Calvin calls Servetus and his followers “madmen.” The history behind this is painful. Servetus, already condemned by the Catholic Inquisition in France, came to Geneva in 1553. Calvin pressed charges, the city council consulted other Swiss churches, and Servetus was burned on 27 October 1553; Calvin had asked for a less cruel death. Some Protestants, such as Sebastian Castellio, protested at the time. In 1903 Reformed Christians raised a monument in Geneva at the place of execution, condemning, in its words, “an error which was that of his century.” CTS records this history honestly. Error must be answered with Scripture and argument, never with the sword.

2.Le Dieu vivant en trois Personnes (chapitre XIII)2.The Living God in Three Persons (Chapter XIII)

Calvin commence par l’humilité. Quand l’Écriture parle de la bouche, des yeux et des mains de Dieu, « Dieu bégaie, pour ainsi dire, avec nous, comme les nourrices ont coutume de parler aux petits enfants ». Les théologiens appellent cela l’accommodation : Dieu abaisse son langage à notre petite capacité. Mais Dieu révèle aussi qu’il est Un en trois Personnes, et sans cela nous n’avons qu’« un nom de Dieu nu et vide qui flotte dans notre cerveau ». Une Personne, dit Calvin, est « une subsistance dans l’essence divine, en relation avec les autres, et pourtant distinguée d’elles par une propriété incommunicable ». Il enterrerait volontiers des termes comme Trinité et personne, pourvu que tous confessent un seul Dieu en qui le Père, le Fils et l’Esprit sont distincts. « Je ne suis pas si rigoureusement pointilleux que d’aimer disputer pour de simples mots. » Mais ces mots démasquent l’erreur. Arius appelait le Christ Dieu, mais créé ; « dites qu’il est consubstantiel, et vous arrachez le masque de l’hypocrite ». Calvin prouve la divinité du Fils et de l’Esprit par les deux Testaments. Il décrit leur ordre : au Père appartient « le principe de l’action », au Fils « la sagesse, le conseil », à l’Esprit « la puissance et l’efficace ». L’ordre n’est pas un rang. Considéré en lui-même, le Fils est « existant par lui-même », pleinement Dieu, non un être inférieur.Calvin begins with humility. When Scripture speaks of God’s mouth, eyes and hands, “God lisps, as it were, with us, just as nurses are accustomed to speak to infants.” Theologians call this accommodation: God lowers His speech to our small capacity. Yet God also reveals that He is One in Three Persons, and without this we have “a bare and empty name of God floating in our brains.” A Person, Calvin says, is “a subsistence in the Divine essence, which is related to the others, and yet distinguished from them by an incommunicable property.” He would gladly bury terms like Trinity and person, if only all confessed one God in whom Father, Son and Spirit are distinct. “I am not so rigidly precise as to be fond of contending for mere words.” But such words unmask error. Arius called Christ God yet created; “say that he is consubstantial, you tear off the mask from the hypocrite.” Calvin proves the deity of the Son and the Spirit from both Testaments. He describes their order: to the Father belongs “the principle of action,” to the Son “wisdom, counsel,” to the Spirit “the power and efficacy.” Order is not rank. Considered in Himself, the Son is “self-existent,” fully God, not a lesser being.

3.Le beau théâtre et ses serviteurs invisibles (chapitre XIV)3.The Beautiful Theatre and Its Unseen Servants (Chapter XIV)

La création, dit Calvin, distingue le vrai Dieu de toutes les idoles. Il a fait le monde en six jours, non qu’il eût besoin de temps, mais pour nous apprendre à méditer sur son soin paternel, préparant une maison avant d’en créer l’habitant. Calvin nous invite à « un pieux plaisir » dans « ce très beau théâtre du monde », que Dieu a meublé « comme une grande et splendide demeure ». Une grande partie du chapitre traite des anges et des démons, avec un ferme refus de spéculer. Les anges sont des « esprits au service de Dieu » qu’il emploie pour notre protection, non qu’il en ait besoin, mais pour consoler notre faiblesse, comme lorsque le serviteur d’Élisée vit les montagnes pleines de chars de feu. Chaque croyant a-t-il un ange gardien ? « Je n’ose l’affirmer avec certitude. » Les démons sont de vrais ennemis, et l’Écriture nous en avertit pour nous rendre vigilants. Pourtant leur méchanceté « ne vient pas de la création, mais de la corruption », et Satan « ne peut rien faire sans la volonté et le consentement de Dieu ». Il combat les fidèles, mais ne peut jamais les vaincre.Creation, Calvin says, sets the true God apart from all idols. He made the world in six days, not because He needed time, but to teach us to dwell on His fatherly care, preparing a home before He made its tenant. Calvin urges “a pious delight” in “this very beautiful theatre of the world,” which God furnished “like a large and splendid mansion.” Much of the chapter treats angels and devils, with a firm refusal to speculate. Angels are “ministering spirits” whom God uses for our protection, not because He needs them, but to comfort our weakness, as when Elisha’s servant saw the hills full of chariots of fire. Does each believer have a guardian angel? “I cannot venture certainly to affirm.” Devils are real enemies, and Scripture warns of them to make us watchful. Yet their wickedness “is not from creation, but from corruption,” and Satan “can do nothing without God’s will and consent.” He fights the faithful but can never overwhelm them.

4.Créés à l’image de Dieu (chapitre XV)4.Made in the Image of God (Chapter XV)

Avant de décrire la chute, Calvin décrit l’être humain tel que Dieu l’a fait. Nous sommes âme et corps, et l’âme est une essence immortelle mais créée, non une parcelle de Dieu. Bien que la gloire de Dieu brille même dans le corps humain, « le siège propre de son image est dans l’âme ». Nous apprenons ce qu’était l’image par ce que le Christ restaure : la connaissance, la justice et la sainteté. Ainsi, au commencement, l’image brillait « dans la lumière de l’esprit, dans la droiture du cœur, et dans l’intégrité de toutes les parties de notre nature ». Adam possédait une vraie liberté de volonté : « Adam aurait donc pu demeurer debout s’il l’avait voulu, puisqu’il est tombé par sa seule volonté. » Pourquoi Dieu ne lui donna pas le don de persévérance demeure caché dans son conseil. Calvin remarque que les philosophes païens, ignorant la chute, « cherchaient un édifice entier parmi des ruines ». Les chrétiens ne doivent pas répéter leur erreur.Before describing the fall, Calvin describes humanity as God made it. We are soul and body, and the soul is an immortal yet created essence, not a piece of God. Although God’s glory shines even in the human body, “the proper seat of his image is in the soul.” We learn what the image was from what Christ restores: knowledge, righteousness and holiness. So in the beginning the image shone “in the light of the mind, in the rectitude of the heart, and in the soundness of all the parts of our nature.” Adam had true freedom of will: “Adam, therefore, could have stood if he would, since he fell merely by his own will.” Why God did not give him the gift of perseverance remains hidden in God’s counsel. Calvin notes that the pagan philosophers, ignorant of the fall, “sought for a complete edifice among ruins.” Christians must not repeat their mistake.

5.Dieu au gouvernail (chapitre XVI)5.God at the Helm (Chapter XVI)

Penser à Dieu comme Créateur « pour un moment seulement », puis absent, « serait froid et maigre ». La foi va plus loin : Dieu conserve et gouverne tout ce qu’il a fait. La providence ne décrit pas Dieu « regardant oisivement du haut du ciel », mais « tenant le gouvernail de l’univers et réglant tous les événements ». Elle appartient « non moins à ses mains qu’à ses yeux » ; ce n’est pas une simple prescience. Calvin rejette une providence générale qui se contenterait de faire tourner la machine. Pas un passereau ne tombe sans le Père. Il rejette aussi l’accusation qu’il s’agirait du destin païen. Les stoïciens imaginaient une chaîne de causes naturelles ; les chrétiens confessent un Père sage qui a décrété ce qu’il ferait et maintenant l’accomplit. Avec Basile, il appelle la fortune et le hasard des « mots de païens ». Pourtant, pour nous, les événements semblent souvent fortuits, parce que les raisons de Dieu sont cachées. Un marchand tué par des brigands dans une forêt est mort par hasard, autant que nous puissions voir, mais non en dehors du dessein de Dieu.To think of God as Creator “only for a moment” and then absent “were frigid and jejune.” Faith goes further: God preserves and governs all He made. Providence does not describe God “as idly beholding from heaven,” but “as holding the helm of the universe, and regulating all events.” It belongs “no less to his hands than to his eyes”; it is not mere foreknowledge. Calvin rejects a general providence that only keeps the machine running. Not a sparrow falls without the Father. He also rejects the charge that this is pagan fate. The Stoics imagined a chain of natural causes; Christians confess a wise Father who decreed what He would do and now carries it out. With Basil, he calls fortune and chance “words of the heathen.” Yet to us, events often seem fortuitous, because God’s reasons are hidden. A merchant killed by robbers in a forest died by chance as far as we can see, yet not outside God’s appointment.

6.La consolation de la providence (chapitre XVII)6.The Comfort of Providence (Chapter XVII)

Ce chapitre est pur soin pastoral. La providence n’est pas faite pour la curiosité oisive, mais pour la confiance humble. Calvin peint un tableau saisissant de la vie sans elle : sur un navire, il n’y a « qu’un seul pas entre vous et la mort », et dans une ville on affronte « autant de dangers qu’il y a de tuiles sur les toits ». Mais quand la lumière de la providence brille sur un croyant, il est délivré « de tout souci », sachant que son Père céleste gouverne toutes choses et a fixé des limites à tout ennemi. Joseph put pardonner à ses frères parce qu’il voyait la main de Dieu : « Dieu l’a changé en bien. » Job bénit le Seigneur qui donne et qui reprend. Pourtant la providence ne nous rend jamais négligents. Dieu, qui a fixé les bornes de notre vie, nous en a aussi confié le soin ; nous devons donc user des remèdes, éviter le danger et prévoir avec sagesse. « Un homme pieux ne négligera pas les causes inférieures », et il remercie ceux par qui Dieu l’aide. Le verdict de Calvin : « l’ignorance de la providence est la plus grande des misères ».This chapter is pure pastoral care. Providence is not for idle curiosity but for humble trust. Calvin draws a vivid picture of life without it: in a ship there is “but a single step between you and death,” and in a city you face “as many dangers as there are tiles on the roofs.” But when the light of providence shines on a believer, he is freed “from all care,” knowing his heavenly Father rules all things and has set limits to every enemy. Joseph could forgive his brothers because he saw God’s hand: “God meant it unto good.” Job blessed the Lord who gives and takes away. Yet providence never makes us careless. God who fixed the limits of our life also entrusted us with its care, so we must use remedies, avoid danger and plan wisely. “A pious man will not overlook inferior causes,” and he thanks the people through whom God helps him. Calvin’s verdict: “ignorance of providence is the greatest of miseries.”

7.Quand les méchants servent le dessein de Dieu (chapitre XVIII)7.When the Wicked Serve God’s Purpose (Chapter XVIII)

La question la plus difficile vient en dernier. L’Écriture dit que Dieu se sert même de Satan et des méchants pour exécuter ses jugements. Beaucoup ont adouci cela par l’idée d’une simple permission ; de là, dit Calvin, « fut inventée la distinction entre faire et permettre ». Pour lui, Dieu ne se contente pas de regarder le mal se produire ; rien n’arrive en dehors de son dessein. Pourtant Dieu n’est jamais souillé par le péché humain. Sa volonté secrète ne doit pas « être confondue avec son précepte » : les méchants transgressent ses commandements, même s’il se sert de leurs actes pour ses fins saintes. Le grand exemple de Calvin est la croix. Dieu a livré le Christ, le Christ s’est livré lui-même, et Judas l’a trahi. Citant Augustin, il explique que dans un même acte « ils n’agirent pas pour la même cause ». Dieu visait la rédemption ; Judas, l’avarice. Calvin termine par un appel à l’humilité : notre sagesse est de recevoir « avec une douce docilité » tout ce que l’Écriture enseigne, même ce qui dépasse notre compréhension.The hardest question comes last. Scripture says God uses even Satan and the wicked to carry out His judgments. Many have softened this with the idea of bare permission; hence, Calvin says, “was invented the distinction between doing and permitting.” For him, God does not merely watch evil happen; nothing happens apart from His purpose. Yet God is never stained by human sin. His secret will must not be “confounded with his precept”: the wicked break His commands, though He uses their acts for His holy ends. Calvin’s great example is the cross. God delivered up Christ, Christ gave Himself, and Judas betrayed Him. Quoting Augustine, he explains that in one act “they acted not from the same cause.” God aimed at redemption; Judas at greed. Calvin ends with a call to humility: our wisdom is to receive “with gentle docility” all that Scripture teaches, even what exceeds our grasp.

8.La providence dans la vie des Églises réformées8.Providence in the Life of the Reformed Churches

Ces chapitres devinrent la consolation d’Églises souffrantes. Le Catéchisme de Heidelberg de 1563 s’ouvre en demandant quelle est notre « seule consolation dans la vie et dans la mort », et définit la providence comme « la puissance de Dieu, toute-puissante et partout présente ». La Confession des Pays-Bas dit que cette doctrine donne aux croyants une « consolation indicible ». Les huguenots français, mis hors la loi après 1685, continuèrent à célébrer le culte dans des lieux cachés qu’ils appelaient « le Désert », se confiant en la main de Dieu. Le puritain John Flavel écrivit Le mystère de la providence (1678) pour apprendre aux croyants à discerner le soin de Dieu dans leur propre vie. Les croyants réformés d’Afrique et d’Amérique latine ont souvent traversé guerres, catastrophes et persécutions, et beaucoup ont trouvé de la force dans la même confession.These chapters became the comfort of suffering churches. The Heidelberg Catechism of 1563 opens by asking for our “only comfort in life and in death,” and defines providence as “the almighty and everywhere present power of God.” The Belgic Confession says this doctrine gives believers “unspeakable consolation.” French Huguenots, outlawed after 1685, kept worshipping in hidden places they called “the Desert,” trusting God’s hand. The Puritan John Flavel wrote The Mystery of Providence (1678) to teach believers to trace God’s care in their own lives. Reformed believers in Africa and Latin America have often lived through war, disaster and persecution, and many have found strength in the same confession.

9.Ce qu’un pasteur réformé en retient aujourd’hui9.What a Reformed Pastor Takes from It Today

Un pasteur au chevet d’un malade ou lors d’un enterrement peut dire avec Calvin qu’aucun événement n’échappe à la main de notre Père, sans prétendre connaître ses raisons. La doctrine de la Trinité n’est pas une énigme, mais le cœur de l’adoration et du baptême. Les anges et les démons doivent être pris au sérieux, sans jamais devenir le centre de la prédication. Et la confiance en la providence doit nous rendre plus diligents, non moins, dans la prière, la médecine et la prévoyance. D’autres diffèrent sur certains points. Luthériens, wesleyens, baptistes et la plupart des pentecôtistes partagent la foi de Nicée, bien que les pentecôtistes unicitaires rejettent la doctrine des trois Personnes. Les luthériens affirment la providence, mais hésitent davantage à parler de la volonté de Dieu dans les actes mauvais. Les chrétiens wesleyens et arminiens soulignent la volonté permissive de Dieu et la liberté humaine. Les pentecôtistes attendent fortement les miracles ; Calvin dit aussi que Dieu agit parfois « sans moyens ».A pastor at a hospital bed or a funeral can say with Calvin that no event escapes our Father’s hand, without pretending to know His reasons. The doctrine of the Trinity is not a puzzle but the heart of worship and baptism. Angels and demons should be taken seriously, but never made the center of preaching. And trust in providence should make us more diligent, not less, in prayer, medicine and planning. Others differ in places. Lutherans, Wesleyans, Baptists and most Pentecostals share the Nicene faith, though Oneness Pentecostals reject the doctrine of three Persons. Lutherans affirm providence but are more reluctant to speak of God’s will in evil acts. Wesleyan and Arminian Christians stress God’s permissive will and human freedom. Pentecostals hold strong expectation of miracles; Calvin also says God works sometimes “without means.”

10.Pour l’appliquer à votre cœur10.Taking It to Heart

Pour la réflexion. Comment la doctrine de la Trinité façonne-t-elle votre prière et votre adoration, et pas seulement votre credo ? Calvin dit que la lumière de la providence délivre le croyant « de tout souci ». Quelle crainte dans votre vie a besoin de cette lumière aujourd’hui ? Comme Joseph, y a-t-il quelqu’un à qui vous pourriez pardonner parce que vous voyez la main de Dieu à l’œuvre ? Et comment pouvez-vous vous confier en la providence de Dieu tout en usant de tous les moyens qu’il vous a donnés ? For reflection. How does the doctrine of the Trinity shape your prayer and worship, not only your creed? Calvin says the light of providence frees the believer from “all care.” What fear in your life needs that light today? Like Joseph, is there someone you could forgive because you see God’s hand at work? And how can you trust God’s providence while still using every means He has given?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala du livre I, chapitres XIII–XVIII, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (1559), traduite en anglais par John Allen (1813), édition de la Presbyterian Board of Publication, Philadelphie (Projet Gutenberg n° 45001). Calvin est mort en 1564 et Allen en 1839 ; l’œuvre et la traduction sont dans le domaine public et sont citées ici brièvement à des fins d’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes historiques proviennent d’histoires générales.Source. A Chapala Theological Seminary digest of Book I, chapters XIII–XVIII, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (1559), translated by John Allen (1813), Presbyterian Board of Publication edition, Philadelphia (Project Gutenberg #45001). Calvin died in 1564 and Allen in 1839; the work and the translation are in the public domain and are quoted here briefly for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; historical notes come from standard histories.

Lire avec discernement. Les lignes du Catéchisme de Heidelberg, de la Confession des Pays-Bas et du monument genevois de 1903 suivent des versions courantes. La comparaison du texte de travail du STC avec le latin de 1559 reste à faire.Reading claims carefully. The lines from the Heidelberg Catechism, the Belgic Confession and the 1903 Geneva monument follow common English versions. Comparison of the CTS working text with the Latin of 1559 is still pending.

Lecture 4 · La chute, le péché et la volonté humaineReading 4 · Fall, Sin and the Human Will

Ruine et remèdeRuin and Remedy

Calvin fait remonter la chute d’Adam à l’incrédulité et à l’orgueil, définit le péché originel comme une corruption héréditaire de la personne entière, et soutient que la volonté déchue pèche librement, sans contrainte, mais ne peut se tourner vers Dieu avant que la grâce la renouvelle. Il honore les dons que Dieu accorde encore aux incroyants et répond aux objections tirées des commandements et des promesses de Dieu.Calvin traces Adam’s fall to unbelief and pride, defines original sin as an inherited corruption of the whole person, and argues that the fallen will sins freely, without compulsion, yet cannot turn to God until grace makes it new. He honors the gifts God still gives to unbelievers and answers objections drawn from God’s commands and promises.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Ruine et remède : la chute, le péché et la volonté captiveRuin and Remedy: The Fall, Sin and the Bound Will

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — Calvin sur la chute d’Adam, sur le péché originel comme corruption de la personne entière, et sur une volonté qui pèche librement mais ne peut se tourner vers Dieu avant que la grâce la renouvelleA Chapala Theological Seminary reading — Calvin on Adam’s fall, on original sin as a corruption of the whole person, and on a will that sins freely yet cannot turn to God until grace makes it new

Un résumé du STC du livre II, chapitres I–V, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (édition latine définitive, 1559), d’après la traduction anglaise de John Allen (Projet Gutenberg n° 45001). L’œuvre et la traduction sont dans le domaine public ; les brèves citations ci-dessous sont traduites d’Allen.A CTS digest of Book II, chapters I–V, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (final Latin edition, 1559), in the English translation of John Allen (Project Gutenberg #45001). The work and the translation are in the public domain; the short quotations below are from Allen.

  • Institution II.i–vInstitutes II.i–v
  • Source primairePrimary source
  • Péché et grâceSin and grace
  • Jean CalvinJohn Calvin
Un mot avant de lire. Le livre I décrivait Dieu le Créateur. Le livre II se tourne vers Dieu le Rédempteur en Christ, et il doit commencer par la maladie avant le remède. Ces chapitres peuvent sembler sombres, mais le but de Calvin est pastoral : ôter la fausse confiance pour que nous courions au Christ. Deux mots demandent de l’attention. « Perversité » désigne ici une corruption de la nature. « Nécessité » ne veut pas dire contrainte ; Calvin explique lui-même la différence. A word before you read. Book I described God the Creator. Book II turns to God the Redeemer in Christ, and it must begin with the disease before the cure. These chapters can sound grim, but Calvin’s purpose is pastoral: to strip away false confidence so that we will run to Christ. Two words need care. “Pravity” means crookedness or corruption. “Necessity” does not mean being forced; Calvin explains the difference himself.

1.Un ancien débat renouvelé1.An Old Debate Renewed

La question de la volonté fut l’une des plus vives de la Réforme. En 1524, le grand humaniste Érasme défendit le libre arbitre, et en 1525 Martin Luther répondit par Du serf arbitre. Calvin se rangea aux côtés de Luther et, derrière lui, d’Augustin d’Hippone, dont il cite sans cesse le combat du Ve siècle contre le moine Pélage. En 1543, Calvin écrivit un traité entier sur la servitude et la libération de la volonté contre le théologien catholique hollandais Albert Pighius. À Paris, les théologiens de la Sorbonne suivaient des maîtres médiévaux comme Pierre Lombard, selon qui les êtres déchus gardent un pouvoir réel, quoique affaibli, de choisir le bien. Dans ces chapitres, Calvin insiste sur le fait qu’il n’enseigne rien de nouveau, mais seulement ce qu’enseignait Augustin.The question of the will was one of the sharpest of the Reformation. In 1524 the great humanist Erasmus defended free will, and in 1525 Martin Luther answered with The Bondage of the Will. Calvin stood with Luther and, behind him, with Augustine of Hippo, whose fifth-century battle against the monk Pelagius he constantly cites. In 1543 Calvin wrote a whole treatise on the bondage and liberation of the will against the Dutch Catholic theologian Albert Pighius. In Paris, the Sorbonne’s theologians followed medieval teachers such as Peter Lombard, who held that fallen people keep a real, if weakened, power to choose good. In these chapters Calvin insists that he teaches nothing new, only what Augustine taught.

2.Se connaître comme il faut (chapitre I, 1–4)2.Knowing Ourselves Rightly (Chapter I, 1–4)

Calvin revient au thème du livre I : nous devons nous connaître nous-mêmes. Mais les philosophes recommandaient la connaissance de soi seulement pour rendre les gens fiers de leur dignité. La vraie connaissance de soi a deux faces. Nous devons voir ce que Dieu nous a donné à la création, puis notre « misérable condition depuis la chute d’Adam », qui doit « détruire toute vanterie et toute confiance » et nous remplir « d’une vraie humilité ». Quel fut le péché d’Adam ? L’idée populaire d’une simple gourmandise pour un fruit est « tout à fait puérile ». L’arbre défendu était une épreuve d’obéissance, et la chute commença quand Ève et Adam doutèrent de la parole de Dieu et crurent le serpent. « L’infidélité fut donc la racine de cette défection. » De l’incrédulité naquirent l’ambition, l’orgueil et l’ingratitude. Il fut monstrueux qu’« un fils de la terre » ne se contente pas d’être fait semblable à Dieu, « à moins de pouvoir aussi lui être égal ». Avec Bernard, il remarque que la mort est entrée par l’oreille qui écoutait Satan, et que le salut entre par l’oreille qui entend l’Évangile.Calvin returns to the theme of Book I: we must know ourselves. But the philosophers urged self-knowledge only to make people proud of their dignity. True self-knowledge has two sides. We must see what God gave us at creation, and then our “miserable condition since the fall of Adam,” which should “destroy all boasting and confidence” and fill us “with real humility.” What was Adam’s sin? The popular idea of mere gluttony over a piece of fruit is “quite puerile.” The forbidden tree was a test of obedience, and the fall began when Eve and Adam doubted God’s word and believed the serpent. “Infidelity, therefore, was the root of that defection.” From unbelief sprang ambition, pride and ingratitude. It was monstrous that “a son of the earth” was not content to be made like God, “unless he could also be equal to him.” With Bernard, he notes that death entered by the ear that listened to Satan, and salvation enters by the ear that hears the Gospel.

3.Le péché originel défini (chapitre I, 5–11)3.Original Sin Defined (Chapter I, 5–11)

La vie d’Adam consistait dans l’union avec Dieu ; l’éloignement de Dieu fut donc la mort de son âme, et il « entraîna avec lui toute sa postérité ». Pélage prétendait qu’Adam ne s’était nui qu’à lui-même et que les autres ne pèchent que par imitation. Calvin, à la suite d’Augustin, répond par l’Écriture que nous héritons dès la naissance d’une nature corrompue. Il en donne une définition soignée : le péché originel est « une perversité et corruption héréditaire de notre nature, répandue dans toutes les parties de l’âme ». Il nous rend coupables devant Dieu, et il ne cesse de produire les œuvres de la chair, « comme les flammes et les étincelles qui jaillissent d’une fournaise ardente ». Ce n’est pas seulement l’absence du bien, mais un penchant actif vers le mal. Il atteint l’intelligence et la volonté, pas seulement les appétits inférieurs. Pourtant Calvin protège la bonté de Dieu. Cette dépravation est « naturelle » parce que tous naissent avec elle, mais elle « ne vient pas de la nature » telle que Dieu l’a faite. Le péché est une corruption survenue, non une partie de la création de Dieu, contre les manichéens qui faisaient du mal une substance.Adam’s life consisted in union with God, so alienation from God was the death of his soul, and he “involved all his posterity with him.” Pelagius claimed that Adam harmed only himself and that others sin only by imitating him. Calvin, following Augustine, answers from Scripture that we inherit a corrupted nature from birth. He gives a careful definition: original sin is “an hereditary pravity and corruption of our nature, diffused through all the parts of the soul.” It makes us guilty before God, and it keeps producing the works of the flesh, “like the emission of flame and sparks from a heated furnace.” It is not only the absence of good but an active bent to evil. It reaches the mind and the will, not only the lower appetites. Yet Calvin guards God’s goodness. This depravity is “natural” because all are born with it, but it “did not originate from nature,” as God made it. Sin is a corruption that came in, not part of God’s creation, against the Manichees who made evil a substance.

4.Entre deux écueils (chapitre II, 1–11)4.Between Two Rocks (Chapter II, 1–11)

Avant de demander combien de liberté il reste, Calvin trace une route entre deux dangers. Si l’on entend qu’on n’a aucun pouvoir pour le bien, on risque de devenir paresseux. Si l’on revendique quelque pouvoir propre, Dieu est privé de son honneur et l’on tombe dans l’orgueil. « Pour éviter de heurter l’un ou l’autre de ces écueils », dit-il, nous devons enseigner aux gens qu’ils n’ont rien de bon en propre, et en même temps les exhorter à chercher le bien qui leur manque. S’appuyer sur ses propres forces, c’est être « élevé dans les airs sur un roseau ». Il n’aime pas l’expression « libre arbitre ». Si elle signifie seulement que nous péchons volontairement, sans contrainte, alors c’est « une belle liberté, vraiment ! », dit-il avec ironie, car la volonté reste tenue « par les chaînes du péché ». Il aime la réponse d’Augustin : la première, la deuxième et la troisième règle de la religion chrétienne, c’est l’humilité.Before asking how much freedom remains, Calvin sets a course between two dangers. If people hear that they have no power for good, they may become lazy. If they claim any power of their own, God is robbed of His honor and they fall into pride. “To avoid striking on either of these rocks,” he says, we must teach people that they have nothing good of their own, and at the same time urge them to seek the good they lack. To lean on our own strength is to be “lifted into the air on a reed.” He dislikes the phrase “free will.” If it only means that we sin willingly, not under force, then “egregious liberty indeed,” he says with irony, for the will is still held “by the fetters of sin.” He loves Augustine’s answer: the first, second and third rule of the Christian religion is humility.

5.Les dons qui demeurent (chapitre II, 12–27)5.The Gifts That Remain (Chapter II, 12–27)

Ici Calvin est plus généreux que beaucoup ne l’imaginent. Il accepte un ancien adage d’Augustin : nos dons naturels ont été corrompus par le péché, mais nos dons surnaturels, comme la foi, l’amour de Dieu et la sainteté, nous ont été ôtés. La raison, don naturel, a été blessée mais non détruite. Ainsi « la lumière » « luit » encore « dans les ténèbres ». Dans les choses terrestres, comme le droit, le gouvernement, la philosophie, la logique, la médecine et les mathématiques, des incroyants ont montré une grande habileté. « L’Esprit de Dieu est la seule source de la vérité » ; nous ne devons donc pas mépriser la vérité où qu’elle apparaisse, sous peine d’insulter l’Esprit qui l’a donnée. Le même Esprit remplit Betsaleel d’habileté pour construire le tabernacle. Mais dans les choses célestes, dans la connaissance de Dieu, de sa faveur paternelle et de la juste règle de vie, même « les plus sagaces des hommes sont plus aveugles que des taupes ». La conscience connaît assez la loi de Dieu pour nous laisser sans excuse, mais non pour sauver.Here Calvin is more generous than many expect. He accepts an old saying from Augustine: our natural gifts were corrupted by sin, but our supernatural gifts, such as faith, love for God and holiness, were taken away. Reason, a natural gift, was damaged but not destroyed. So “the light” still “shineth in darkness.” In earthly matters, such as law, government, philosophy, logic, medicine and mathematics, unbelievers have shown great skill. “The Spirit of God is the only fountain of truth,” so we must not despise truth wherever it appears, or we insult the Spirit who gave it. The same Spirit filled Bezaleel with skill to build the tabernacle. But in heavenly matters, in knowing God, His fatherly favor and the right rule of life, even “the most sagacious of mankind are blinder than moles.” The conscience knows enough of God’s law to leave us without excuse, but not enough to save.

6.Volontaire, mais captive (chapitre III, 1–5)6.Willing, Yet Bound (Chapter III, 1–5)

L’Écriture condamne la personne entière : le cœur est « tortueux par-dessus tout, et méchant ». Que dire alors des païens vertueux, comme le héros romain Camille ? Calvin répond que Dieu réfrène la corruption de beaucoup de gens, « non pour la purifier, mais pour en retenir intérieurement les effets », pour le bien de la société. De telles vertus sont des dons de Dieu, mais là où l’on ne vise pas la gloire de Dieu, elles n’obtiennent aucun mérite devant lui. Vient alors la distinction clé de Calvin, entre nécessité et contrainte. Dieu est nécessairement bon, et pourtant librement bon ; le diable fait nécessairement le mal, et pourtant il le fait volontiers. Ainsi l’homme déchu pèche « volontairement, non à contrecœur ni par contrainte », et pourtant il ne peut vouloir ce qui est vraiment bon. Il cite Bernard : « vouloir simplement appartient à l’homme ; vouloir le mal, à la nature corrompue ; vouloir le bien, à la grâce ». La volonté demeure ; ce qui fut perdu, c’est sa santé.Scripture condemns the whole person: the heart is “deceitful above all things, and desperately wicked.” What then of virtuous pagans, such as the Roman hero Camillus? Calvin answers that God restrains the corruption of many people, “not to purify it, but internally to restrain its operations,” for the good of society. Such virtues are gifts of God, but where there is no aim at God’s glory, they win no merit before Him. Then comes Calvin’s key distinction, between necessity and compulsion. God is necessarily good, yet freely good; the devil necessarily does evil, yet does it willingly. So fallen man sins “voluntarily, not with reluctance or constraint,” yet cannot will what is truly good. He quotes Bernard: “simply to will belongs to man; to will what is evil, to corrupt nature; to will what is good, to grace.” The will remains; what was lost is its soundness.

7.La grâce qui renouvelle le cœur (chapitres III, 6–14, et IV)7.Grace That Makes the Heart New (Chapters III, 6–14, and IV)

Si la maladie est si profonde, le remède doit venir de Dieu seul. Paul dit que Dieu « a commencé la bonne œuvre » dans les croyants, et ce commencement est la conversion de la volonté. Dieu promet en Ézéchiel d’ôter le cœur de pierre et de donner un cœur de chair. Dieu ne se contente pas d’aider une volonté faible. Il agit « en pliant, formant et dirigeant nos cœurs vers la justice », et il achève l’œuvre en donnant la persévérance. La grâce ne détruit pas la volonté ; avec Augustin, Calvin dit qu’elle est changée « de mauvaise en bonne ». Ainsi les croyants obéissent de cœur, non sous une force extérieure. Le chapitre IV reprend l’image d’Augustin : la volonté est comme un cheval et son cavalier. Quand Dieu le monte, il le guide avec adresse ; quand le diable le monte, il le précipite dans les ravins. Quand Dieu se sert de Satan et des méchants, comme dans les souffrances de Job, le même acte a des buts différents, et la culpabilité appartient à la volonté humaine.If the disease is so deep, the remedy must be God’s alone. Paul says God “hath begun a good work” in believers, and that beginning is the conversion of the will. God promises in Ezekiel to take away the stony heart and give a heart of flesh. God does not merely help a weak will. He works by “bending, forming, and directing our hearts towards righteousness,” and He completes the work by giving perseverance. Grace does not destroy the will; with Augustine, Calvin says it is changed “from a bad one into a good one.” So believers obey from the heart, not under outside force. Chapter IV uses Augustine’s image of the will as a horse with a rider: when God rides, He guides it skillfully; when the devil rides, he drives it over cliffs. When God uses Satan and wicked people, as in Job’s sufferings, the same act has different purposes, and the guilt belongs to the human will.

Une note du STC sur la polémique de Calvin. Calvin appelle les théologiens de la Sorbonne des « sophistes » et « ces pélagiens du temps présent ». C’était le langage violent d’un débat où la faculté de Paris avait condamné des livres évangéliques et soutenu la persécution des amis de Calvin. Le STC conserve ses paroles comme un témoignage historique, sans les approuver ni les effacer. En toute justice, le concile de Trente (1547) a lui aussi condamné le pélagianisme et enseigné que personne ne peut commencer à se tourner vers Dieu sans la grâce, tout en soutenant que la volonté déchue peut coopérer avec la grâce. A CTS note on Calvin’s polemic. Calvin calls the theologians of the Sorbonne “sophists” and “those Pelagians of the present age.” This was the fierce language of a debate in which the Paris faculty had condemned evangelical books and supported the persecution of Calvin’s friends. CTS keeps his words as a historical record, neither endorsing nor deleting them. In fairness, the Council of Trent (1547) also condemned Pelagianism and taught that no one can begin to turn to God without grace, though it held that the fallen will can cooperate with grace.

8.Pourquoi des commandements et des exhortations ? (chapitre V)8.Why Commands and Exhortations? (Chapter V)

Les adversaires de Calvin demandaient : si nous ne pouvons obéir par nos propres forces, pourquoi Dieu commande-t-il, promet-il et reprend-il ? Calvin répond avec patience. Pour les endurcis, les commandements de Dieu sont un témoignage qui les laisse sans excuse. Pour les croyants, ils sont le moyen même par lequel l’Esprit agit, car Dieu « ne néglige pas l’instrument de sa parole ». Si Dieu choisit de nous préparer par l’exhortation à recevoir la grâce qui nous fait obéir, « qu’avez-vous à reprendre dans cette économie ? » Les commandements de Dieu montrent ce que nous devons faire, non ce que nous pouvons faire par nous-mêmes. Ses promesses nous invitent à chercher en lui ce qui nous manque. Les célèbres paroles de Romains 9.16, « cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court », montrent que tout dépend finalement de la miséricorde de Dieu.Calvin’s opponents asked: if we cannot obey by our own power, why does God command, promise and rebuke? Calvin answers patiently. To the stubborn, God’s commands are a witness that leaves them without excuse. To believers, they are the very means through which the Spirit works, for God “neglects not the instrumentality of his word.” If God chooses to prepare us by exhortation to receive the grace that makes us obey, “what have you to censure in this economy?” God’s commands show what we ought to do, not what we can do by ourselves. His promises invite us to seek from Him what we lack. The famous words of Romans 9:16, “not of him that willeth, nor of him that runneth,” show that everything finally depends on God’s mercy.

9.De Dordrecht au champ missionnaire9.From Dort to the Mission Field

Ces chapitres ont façonné un grand concile réformé. Après que le professeur hollandais Jacobus Arminius (mort en 1609) et ses disciples, les remontrants, eurent enseigné que la grâce peut être refusée, le synode de Dordrecht (1618–1619) réunit des délégués de toute l’Europe réformée. Ses Canons confessèrent la profonde corruption des êtres déchus et la puissance de la grâce qui renouvelle, tout en affirmant que la grâce ne traite pas les gens comme « des souches et des blocs insensibles ». En Nouvelle-Angleterre, Jonathan Edwards, héritier des puritains, écrivit La liberté de la volonté (1754), reprenant l’idée de Calvin que nous choisissons toujours ce que nous désirons le plus. Plus tard, le théologien hollandais Abraham Kuyper développa l’estime de Calvin pour les dons des incroyants dans son enseignement sur la « grâce commune », et les missions réformées fondèrent des écoles, de Lovedale en Afrique du Sud (1841) à Mackenzie à São Paulo, au Brésil (1870).These chapters shaped a great Reformed council. After the Dutch professor Jacobus Arminius (died 1609) and his followers, the Remonstrants, taught that grace can be resisted, the Synod of Dort (1618–1619) gathered delegates from across Reformed Europe. Its Canons confessed the deep corruption of fallen people and the power of renewing grace, while insisting that grace does not treat people as “senseless stocks and blocks.” In New England the Puritan heir Jonathan Edwards wrote Freedom of the Will (1754), restating Calvin’s point that we always choose what we most desire. Later, the Dutch theologian Abraham Kuyper built on Calvin’s honor for unbelievers’ gifts with his teaching on “common grace,” and Reformed missions founded schools from Lovedale in South Africa (1841) to Mackenzie in São Paulo, Brazil (1870).

10.Ce qu’un pasteur réformé en retient aujourd’hui10.What a Reformed Pastor Takes from It Today

Un pasteur qui croit ces chapitres ne flattera pas les gens, mais il ne désespérera de personne, car le remède est la grâce de Dieu, non la force humaine. Il prêchera hardiment les commandements de Dieu, parce que l’Esprit s’en sert. Il honorera l’habileté des médecins et des enseignants de toute foi comme des dons de l’Esprit. D’autres diffèrent sur certains points. Les luthériens rejoignent Calvin sur la servitude de la volonté. Les catholiques romains, à la suite de Trente, tiennent que la volonté a été blessée mais non détruite et qu’elle coopère avec la grâce. Les chrétiens wesleyens et arminiens reconnaissent que les êtres déchus sont profondément corrompus, mais croient que la « grâce prévenante » de Dieu rend à chacun la capacité d’accepter ou de refuser l’Évangile ; la plupart des pentecôtistes partagent ce point de vue. Les baptistes sont partagés : les baptistes particuliers sont avec Calvin, tandis que les baptistes généraux et ceux du libre arbitre suivent Arminius.A pastor who believes these chapters will not flatter people, but neither will he despair of anyone, since the cure is God’s grace, not human strength. He will preach God’s commands boldly, because the Spirit uses them. He will honor the skill of doctors and teachers of any faith as gifts of the Spirit. Others differ in places. Lutherans stand with Calvin on the bondage of the will. Roman Catholics, following Trent, hold that the will was wounded but not destroyed and cooperates with grace. Wesleyan and Arminian Christians agree that fallen people are deeply corrupt, but believe God’s “prevenient grace” restores to every person the ability to accept or refuse the Gospel; most Pentecostals hold this view. Baptists are divided: Particular Baptists stand with Calvin, while General and Free Will Baptists follow Arminius.

11.Le prendre à cœur11.Taking It to Heart

Pour la réflexion. Calvin fait remonter la chute d’Adam à l’incrédulité envers la parole de Dieu. Où êtes-vous tenté de douter de ce que Dieu a dit ? En quoi l’enseignement selon lequel la volonté est « captive » et pourtant pèche « volontairement » vous aide-t-il à comprendre vos propres luttes ? Quels dons hors de l’Église devez-vous honorer comme des dons de l’Esprit ? Et comment votre prédication peut-elle humilier sans écraser, en renvoyant toujours au Christ ? For reflection. Calvin traces Adam’s fall to unbelief in God’s word. Where are you tempted to doubt what God has said? How does the teaching that the will is “bound” yet sins “voluntarily” help you understand your own struggles? Whose gifts outside the church do you need to honor as gifts of the Spirit? And how can your preaching humble people without crushing them, sending them always to Christ?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala du livre II, chapitres I–V, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (1559), traduite en anglais par John Allen (1813), édition de la Presbyterian Board of Publication, Philadelphie (Projet Gutenberg n° 45001). Calvin est mort en 1564 et Allen en 1839 ; l’œuvre et la traduction sont dans le domaine public et sont citées ici brièvement à des fins d’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes historiques proviennent d’histoires générales.Source. A Chapala Theological Seminary digest of Book II, chapters I–V, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (1559), translated by John Allen (1813), Presbyterian Board of Publication edition, Philadelphia (Project Gutenberg #45001). Calvin died in 1564 and Allen in 1839; the work and the translation are in the public domain and are quoted here briefly for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; historical notes come from standard histories.

Lire avec discernement. L’expression des Canons de Dordrecht suit une version courante. La comparaison du texte de travail du STC avec le latin de 1559 reste à faire.Reading claims carefully. The phrase from the Canons of Dort follows a common English version. Comparison of the CTS working text with the Latin of 1559 is still pending.

Lecture 5 · La justification par la foiReading 5 · Justification by Faith

Revêtus de la justice d’un autreClothed in Another’s Righteousness

Calvin appelle la justification « le principal pivot » de la religion : l’accueil des pécheurs par Dieu, qui consiste dans le pardon et la justice imputée du Christ, reçue par la foi seule comme par un vase vide. Il répond à Osiander, nous place devant le tribunal céleste et montre que seule la justification gratuite rend à Dieu toute la gloire et à la conscience la paix.Calvin calls justification “the principal hinge” of religion. He defines it as God’s acceptance of sinners, consisting in forgiveness and the imputed righteousness of Christ, received by faith alone as by an empty vessel. He answers Osiander, sets us before God’s heavenly tribunal, and shows that free justification alone gives God all the glory and the conscience peace.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Revêtus de la justice d’un autre : la justification par la foiClothed in Another’s Righteousness: Justification by Faith

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — Calvin sur « le principal pivot » de la religion : l’accueil gratuit des pécheurs par Dieu, la justice du Christ reçue par la foi seule, et la paix que seul ce don peut donnerA Chapala Theological Seminary reading — Calvin on “the principal hinge” of religion: God’s free acceptance of sinners, the righteousness of Christ received by faith alone, and the peace that only this gift can give

Un résumé du STC du livre III, chapitres XI–XIII, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (édition latine définitive, 1559), d’après la traduction anglaise de John Allen (Projet Gutenberg n° 45001). L’œuvre et la traduction sont dans le domaine public ; les brèves citations ci-dessous sont traduites d’Allen.A CTS digest of Book III, chapters XI–XIII, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (final Latin edition, 1559), in the English translation of John Allen (Project Gutenberg #45001). The work and the translation are in the public domain; the short quotations below are from Allen.

  • Institution III.xi–xiiiInstitutes III.xi–xiii
  • Source primairePrimary source
  • La justificationJustification
  • Jean CalvinJohn Calvin
Un mot avant de lire. Il s’agit d’une présentation d’introduction, non complète. L’exposé de Calvin sur la justification se poursuit au livre III, chapitres XIV–XVIII, dans le second volume de la traduction d’Allen. Deux termes aideront. « Justifier » est un mot de tribunal : déclarer quelqu’un juste, non le rendre bon intérieurement. « Imputer », c’est compter ou porter quelque chose au compte de quelqu’un. A word before you read. This is an introductory, not a complete, treatment. Calvin’s discussion of justification continues in Book III, chapters XIV–XVIII, in the second volume of Allen’s translation. Two terms will help. To “justify” is a courtroom word: to declare someone righteous, not to make him good inwardly. To “impute” is to count or credit something to someone’s account.

1.La doctrine sur laquelle la Réforme a tourné1.The Doctrine on Which the Reformation Turned

La découverte de Martin Luther, que « le juste vivra par la foi », alluma la Réforme en Allemagne, et toutes les Églises protestantes en héritèrent. Dans les années 1540, la question était pressante. En 1541, Calvin, alors pasteur à Strasbourg, assista au colloque de Ratisbonne, où des théologiens protestants et catholiques tentèrent, sans succès, de s’accorder sur une déclaration commune. En 1547, le concile de Trente publia son décret sur la justification, enseignant que la justification comprend le renouvellement intérieur de la personne. Calvin répondit la même année par un « antidote » au concile. Dans les années 1550 éclata une nouvelle querelle entre luthériens autour de l’enseignement d’Andreas Osiander. Tout cela se trouve à l’arrière-plan de ces chapitres. Remarquez où Calvin les place : après un long traitement de la repentance et de la vie chrétienne. Il ne voulait pas qu’on pense que la justification gratuite rend la sainteté inutile.Martin Luther’s discovery that “the righteous shall live by faith” lit the Reformation in Germany, and every Protestant church inherited it. By the 1540s the question was urgent. In 1541 Calvin, then a pastor in Strasbourg, attended the Colloquy of Regensburg, where Protestant and Catholic theologians tried and failed to agree on a common statement. In 1547 the Council of Trent issued its decree on justification, teaching that justification includes the inward renewal of the person. Calvin answered the same year with an “antidote” to the council. In the 1550s a new quarrel broke out among Lutherans over the teaching of Andreas Osiander. All of this lies behind these chapters. Notice where Calvin places them: after a long treatment of repentance and the Christian life. He wanted no one to think that free justification makes holiness unnecessary.

2.Le principal pivot (chapitre XI, 1)2.The Principal Hinge (Chapter XI, 1)

Calvin commence par rappeler ce qu’il a déjà enseigné. Le Christ nous est donné par la bonté de Dieu et reçu par la foi, et dans l’union avec lui nous recevons « principalement deux bienfaits ». D’abord, réconciliés par son innocence, nous avons « au ciel un Père favorable au lieu d’un juge ». Ensuite, sanctifiés par son Esprit, nous nous consacrons à une vie sainte. Ces deux dons, souvent appelés la « double grâce », vont toujours ensemble, mais ne doivent pas être confondus. Calvin a d’abord traité de la régénération ; il passe maintenant à la justification, qu’il appelle « le principal pivot sur lequel repose la religion ». Si nous ne savons pas où nous en sommes devant Dieu et quel est son jugement sur nous, nous n’avons aucun fondement pour l’assurance du salut ni pour une vraie piété envers Dieu.Calvin begins by recalling what he has already taught. Christ is given to us by God’s goodness and received by faith, and in union with Him we receive “especially two benefits.” First, reconciled by His innocence, we have “in heaven a propitious father instead of a judge.” Second, sanctified by His Spirit, we devote ourselves to a holy life. These two gifts, often called the “double grace,” always come together, but they must not be confused. Calvin has treated regeneration first; now he turns to justification, which he calls “the principal hinge by which religion is supported.” Unless we know where we stand before God and what His judgment is concerning us, we have no foundation for assurance of salvation or for true piety toward God.

3.Ce que signifie être justifié (chapitre XI, 2–4)3.What It Means to Be Justified (Chapter XI, 2–4)

Calvin définit les termes avec le soin d’un juriste. Une personne est justifiée devant Dieu lorsque, dans le jugement de Dieu, elle est tenue pour juste et acceptée. Un innocent acquitté par un juge juste est « justifié ». Être justifié par les œuvres exigerait une vie assez pure pour satisfaire le tribunal de Dieu ; aucun pécheur n’a une telle vie. Être justifié par la foi, c’est être exclu de la justice des œuvres et saisir par la foi la justice du Christ, « revêtu de laquelle » le croyant paraît juste devant Dieu. Le résumé de Calvin est l’une des définitions classiques de la Réforme : la justification est « une acceptation par laquelle Dieu nous reçoit en sa faveur et nous tient pour justes », et elle « consiste dans la rémission des péchés et l’imputation de la justice du Christ ». Il montre par l’Écriture que « justifier » veut dire déclarer juste : le peuple « justifia Dieu » en reconnaissant sa justice, à laquelle il ne pouvait rien ajouter.Calvin defines terms with a lawyer’s care. A person is justified before God when, in God’s judgment, he is counted righteous and accepted. An innocent man acquitted by a just judge is “justified.” To be justified by works would require a life pure enough to satisfy God’s tribunal; no sinner has such a life. To be justified by faith is to be excluded from the righteousness of works and to lay hold by faith on the righteousness of Christ, “invested in which,” the believer appears before God as righteous. Calvin’s summary is one of the classic definitions of the Reformation: justification is “an acceptance, by which God receives us into his favour, and esteems us as righteous persons,” and it “consists in the remission of sins and the imputation of the righteousness of Christ.” He shows from Scripture that “justify” means to declare righteous: the people “justified God” when they acknowledged His righteousness, which they could not add to.

4.L’union avec le Christ, non un mélange de substances (chapitre XI, 5–12)4.Union with Christ, Not a Mixture of Substances (Chapter XI, 5–12)

Osiander enseignait que nous sommes justes parce que l’essence divine du Christ est répandue en nous. Calvin y voit une « notion monstrueuse » qui obscurcit la grâce. Nous sommes bien unis au Christ, concède-t-il, mais par « l’énergie secrète de son Esprit », non par un mélange de l’essence du Christ avec la nôtre. Ici Calvin dit quelque chose de précieux. Il attribue « la plus haute importance » à « l’union mystique » par laquelle le Christ devient nôtre. « Nous ne le contemplons donc pas à distance, hors de nous », comme si sa justice était créditée à des étrangers. Parce que nous l’avons revêtu et sommes greffés sur son corps, nous participons à sa justice. Qu’est-ce donc que la foi ? « Nous comparons la foi à un vase. » Nous devons venir « vides, la bouche de l’âme ouverte » pour recevoir le Christ. Le vase n’a pas de valeur propre ; le trésor, c’est le Christ. La foi est « l’instrument » par lequel la justice est reçue.Osiander taught that we are righteous because Christ’s divine essence is poured into us. Calvin calls this a “monstrous notion” that darkens grace. We are indeed one with Christ, he agrees, but united by “the secret energy of his Spirit,” not by a blending of Christ’s essence with ours. Here Calvin says something precious. He attributes “the highest importance” to the “mystical union” by which Christ becomes ours. “We do not, then, contemplate him at a distance out of ourselves,” as if His righteousness were credited to strangers. Because we have put Him on and are grafted into His body, we share His righteousness. What then is faith? “Faith we compare to a vessel.” We must come “empty with the mouth of our soul open” to receive Christ. The vessel has no value of its own; the treasure is Christ. Faith is “the instrument” by which righteousness is received.

Une note du STC sur le débat avec Osiander. Calvin qualifie la position d’Osiander de « monstrueuse » et de « fanatique », et le traite de « sophiste ». Andreas Osiander (mort en 1552) était un réformateur luthérien à Nuremberg, puis à Königsberg. La dureté de Calvin reflète la vivacité d’un débat qui divisa aussi les luthériens, dont la Formule de Concorde (1577) rejeta elle aussi l’enseignement d’Osiander. Le STC consigne ce langage comme de l’histoire, sans l’approuver ni le supprimer. A CTS note on the Osiander debate. Calvin calls Osiander’s view “monstrous” and “fanatical,” and calls him a “sophist.” Andreas Osiander (died 1552) was a Lutheran reformer in Nuremberg and later Königsberg. Calvin’s harshness reflects the heat of an argument that also divided Lutherans, whose Formula of Concord (1577) likewise rejected Osiander’s teaching. CTS records the language as history, without endorsing or removing it.

5.La foi seule, et non la foi plus les œuvres (chapitre XI, 13–20)5.Faith Alone, Not Faith Plus Works (Chapter XI, 13–20)

Beaucoup imaginent une justice faite de foi et d’œuvres ensemble. Calvin répond que les deux sont contraires : si l’une tient, l’autre tombe. Paul a regardé sa propre justice comme une perte pour être trouvé en Christ avec « la justice qui vient de Dieu par la foi ». Si Abraham avait été justifié par les œuvres, il aurait de quoi se glorifier, mais la vanterie est exclue. « Adieu donc à l’idée fantaisiste de ceux qui imaginent une justice composée de foi et d’œuvres. » Les adversaires de Calvin objectaient que l’Écriture ne dit jamais « la foi seule ». Il répond : « celui qui refuse tout aux œuvres n’attribue-t-il pas tout, de la manière la plus complète, à la foi seule ? » Certains, à la suite d’Origène, disaient que Paul n’excluait que les œuvres cérémonielles de la loi. Calvin montre que Paul parle de toute la loi et de toute œuvre. La foi ne justifie pas parce qu’elle serait une bonne œuvre, mais parce qu’elle reçoit le Christ.Many imagine righteousness made of faith and works together. Calvin answers that the two are opposites: if one stands, the other falls. Paul counted his own righteousness loss to be found in Christ with “the righteousness which is of God by faith.” If Abraham were justified by works, he would have something to boast of, but boasting is excluded. “Adieu, therefore, to the fanciful notion of those who imagine a righteousness compounded of faith and works.” Calvin’s opponents objected that Scripture never says “faith alone.” He replies: “does not he most completely attribute every thing to faith alone, who denies every thing to works?” Some, following Origen, said Paul excluded only the ceremonial works of the law. Calvin shows that Paul speaks of the whole law and of every work. Faith does not justify because it is a good work, but because it receives Christ.

6.Jacob dans le vêtement de son frère (chapitre XI, 21–23)6.Jacob in His Brother’s Garment (Chapter XI, 21–23)

La justification, dit Calvin, est la réconciliation avec Dieu, et elle consiste dans le pardon des péchés. Le péché nous sépare de Dieu ; Dieu ne reçoit personne dans sa communion sans rendre juste le pécheur, et il le fait en ne lui imputant pas ses péchés. Paul dit que Dieu « a fait devenir péché pour nous celui qui n’a point connu le péché, afin que nous devenions en lui justice de Dieu ». Ainsi une personne est juste « non en elle-même, mais parce que la justice du Christ lui est communiquée par imputation ». Calvin emprunte à Ambroise une belle image. Jacob, qui n’avait aucun droit à la bénédiction, revêtit les habits de son frère aîné et reçut la bénédiction de son père. Ainsi « nous nous abritons sous la précieuse pureté du Christ, notre frère aîné ». Pour paraître devant Dieu, nous devons être « parfumés de son parfum », nos difformités couvertes par sa perfection.Justification, Calvin says, is reconciliation with God, and it consists in the forgiveness of sins. Sin separates us from God; God receives no one into fellowship without making the sinner righteous, and He does this by not counting sins against us. Paul says God “made him to be sin for us, who knew no sin; that we might be made the righteousness of God in him.” So a person is righteous “not in himself, but because the righteousness of Christ is communicated to him by imputation.” Calvin borrows a lovely picture from Ambrose. Jacob, who had no right to the blessing, wore the garments of his elder brother and received his father’s blessing. So “we shelter ourselves under the precious purity of Christ our elder brother.” To appear before God, we must be “perfumed with his fragrance,” our deformities covered by His perfection.

7.Devant le tribunal céleste (chapitre XII)7.Before the Heavenly Tribunal (Chapter XII)

Pourquoi les gens font-ils si peu de cas de leur propre justice ? Parce qu’ils oublient devant quel tribunal ils se tiennent. Il ne s’agit pas d’« un tribunal humain, mais » du « tribunal céleste ». Il est facile, dit Calvin, aux savants, « dans les cloîtres des écoles », de spéculer sur le mérite des œuvres ; devant Dieu, ces jeux prennent fin. Représentez-vous le Juge comme l’Écriture le dépeint : son éclat obscurcit les étoiles et sa pureté fait paraître toutes choses souillées. « Si tu gardais le souvenir des iniquités, Éternel, Seigneur, qui pourrait subsister ? » Calvin cite Augustin et Bernard, qui avaient appris à se reposer sur la seule miséricorde de Dieu. La vraie humilité n’est pas une modestie polie qui garde encore un peu de mérite, mais « la soumission sincère » d’un cœur conscient de sa pauvreté. Jésus l’a peinte dans la parabole du pharisien et du publicain. Le pharisien remercia Dieu pour ses vertus et rentra chez lui sans être agréé ; le publicain s’écria : « Ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur », et rentra justifié.Why do people think so lightly of their own righteousness? Because they forget whose court they stand in. We are not dealing with “a human court, but” with “the heavenly tribunal.” It is easy, Calvin says, for scholars “in the cloisters of the schools” to speculate about the merit of works; before God such games end. Picture the Judge as Scripture does: His brightness darkens the stars and His purity makes all things look unclean. “If thou, Lord, shouldst mark iniquities, O Lord, who shall stand?” Calvin cites Augustine and Bernard, who learned to rest only on God’s mercy. True humility is not a polite modesty that still keeps a little merit, but “the unfeigned submission” of a heart aware of its poverty. Jesus painted it in the parable of the Pharisee and the tax collector. The Pharisee thanked God for his virtues and went home unaccepted; the tax collector cried, “God be merciful to me a sinner,” and went home justified.

8.La gloire de Dieu et la paix de la conscience (chapitre XIII)8.God’s Glory and the Conscience’s Peace (Chapter XIII)

Calvin termine par deux buts à garder toujours : « maintenir la gloire du Seigneur entière et sans diminution », et donner à notre conscience la paix devant le jugement de Dieu. Les deux se perdent si la justification dépend de nous. Nous ne pouvons vraiment nous glorifier en Dieu « avant d’avoir entièrement renoncé à toute gloire propre ». Et la conscience ne peut trouver le repos que dans un don. Si un homme de bien s’examine honnêtement, il trouve matière à condamnation ; si le salut dépendait de ses œuvres, la promesse échouerait. Mais la foi se repose sur la promesse gratuite de Dieu et crie « Abba, Père ! ». Calvin ajoute une phrase frappante : dans la justification, « la foi est une chose purement passive », qui n’apporte rien d’elle-même et reçoit tout du Christ. Tant que nous n’avons pas atteint ce port, nous tremblons à chaque brise. Quand Dieu se montre notre Berger, nous ne craignons aucun mal, même dans la vallée de la mort.Calvin ends with two aims we must always keep: “to maintain the glory of the Lord unimpaired and undiminished,” and to give our consciences peace before God’s judgment. Both are lost if justification depends on us. We cannot truly glory in God “till we have entirely renounced all glory of our own.” And the conscience can find rest only in a gift. If any good man examines himself honestly, he finds cause for condemnation; if salvation hung on his works, the promise would fail. But faith rests on God’s free promise and cries “Abba, Father.” Calvin adds a striking line: in justification, “faith is a thing merely passive,” bringing nothing of its own and receiving everything from Christ. Till we reach that harbor we tremble at every breeze. When God shows Himself our Shepherd, we fear no evil even in the valley of death.

Une note du STC sur la polémique de Calvin. Calvin se moque des « sophistes » et des « scolastiques » des universités catholiques, et dit que ceux qui se reposent sur leur propre renouvellement ne prient pas mieux que « les Turcs », son mot pour les musulmans. Cela reflète la controverse amère et les guerres ottomanes de son siècle. Le STC le rapporte sans l’adopter. Le dialogue a aussi progressé depuis : en 1999, luthériens et catholiques ont signé une Déclaration commune sur la justification, et la Communion mondiale d’Églises réformées s’y est associée en 2017, même si de réelles différences demeurent. A CTS note on Calvin’s polemic. Calvin mocks the “sophists” and “schoolmen” of the Catholic universities, and says those who rest on their own renewal pray no better than “the Turks,” his word for Muslims. This reflects the bitter controversy and the Ottoman wars of his century. CTS reports it without adopting it. Dialogue has also moved since then: in 1999 Lutherans and Catholics signed a Joint Declaration on justification, and the World Communion of Reformed Churches associated itself with it in 2017, while real differences remain.

9.La justification dans les confessions réformées9.Justification in the Reformed Confessions

Toutes les confessions réformées s’appuient sur ces chapitres. Le Catéchisme de Heidelberg (1563) demande comment nous sommes justes devant Dieu et répond : uniquement par une vraie foi en Jésus-Christ. La Confession de Westminster (1646) enseigne que Dieu justifie « non en répandant en eux la justice, mais en pardonnant leurs péchés », et en les acceptant comme justes à cause du Christ. Le puritain John Owen défendit longuement la doctrine en 1677. Dans toute l’Amérique latine et l’Afrique, des prédicateurs presbytériens et réformés ont annoncé la même grâce gratuite à des personnes accablées par des devoirs religieux, par la peur des esprits ou par l’effort sans fin pour gagner la faveur de Dieu.Every Reformed confession builds on these chapters. The Heidelberg Catechism (1563) asks how we are right with God and answers: only by true faith in Jesus Christ. The Westminster Confession (1646) teaches that God justifies, “not by infusing righteousness into them, but by pardoning their sins,” and by accepting them as righteous for Christ’s sake. The Puritan John Owen defended the doctrine at length in 1677. Across Latin America and Africa, Presbyterian and Reformed preachers have proclaimed the same free grace to people burdened by religious duties, fear of spirits or the endless effort to earn God’s favor.

10.Ce qu’un pasteur réformé en retient aujourd’hui10.What a Reformed Pastor Takes from It Today

Prêchez le Christ comme toute la justice du croyant, et ne laissez personne quitter l’Église en pensant devoir gagner la faveur de Dieu. Consolez l’angoissé avec le « Père favorable au lieu d’un juge », et appelez le satisfait à comparaître devant le tribunal céleste. Gardez ensemble la justification et la sainteté, comme le fit Calvin. D’autres diffèrent sur certains points. Les luthériens sont les plus proches de Calvin sur la foi seule. Les catholiques romains, à la suite de Trente, enseignent que la justification comprend le renouvellement intérieur par la grâce. Les wesleyens proclament la justification par la foi, mais insistent sur l’assurance et la sainteté, et beaucoup pensent qu’un croyant peut déchoir. Les baptistes partagent en général la position de Calvin sur la justification. Les pentecôtistes affirment la justification par la foi et y ajoutent l’accent sur une plénitude ultérieure de l’Esprit.Preach Christ as the believer’s whole righteousness, and do not let anyone leave church thinking they must earn God’s favor. Comfort the anxious with the “propitious father instead of a judge,” and call the comfortable to stand before the heavenly tribunal. Keep justification and holiness together, as Calvin did. Others differ in places. Lutherans stand closest to Calvin on faith alone. Roman Catholics, following Trent, teach that justification includes inner renewal by grace. Wesleyans proclaim justification by faith but stress assurance and holiness, and many hold that a believer can fall away. Baptists generally share Calvin’s view of justification. Pentecostals affirm justification by faith and add an emphasis on a later filling with the Spirit.

11.Le prendre à cœur11.Taking It to Heart

Pour la réflexion. Calvin appelle la justification « le principal pivot » de la religion. Vivez-vous comme si Dieu était un juge à apaiser, ou un Père qui vous a accepté en Christ ? Quelle justice propre êtes-vous tenté d’apporter à Dieu ? En quoi l’image de Jacob dans le vêtement de son frère vous aide-t-elle à expliquer l’Évangile ? Et comment consoleriez-vous un croyant dont la conscience ne trouve aucun repos ? For reflection. Calvin calls justification “the principal hinge” of religion. Do you live as if God were a judge to appease or a Father who has accepted you in Christ? What righteousness of your own are you tempted to bring to God? How does the picture of Jacob in his brother’s garment help you explain the Gospel to others? And how would you comfort a believer whose conscience gives no rest?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala du livre III, chapitres XI–XIII, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (1559), traduite en anglais par John Allen (1813), édition de la Presbyterian Board of Publication, Philadelphie (Projet Gutenberg n° 45001). Calvin est mort en 1564 et Allen en 1839 ; l’œuvre et la traduction sont dans le domaine public et sont citées ici brièvement à des fins d’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes historiques proviennent d’histoires générales.Source. A Chapala Theological Seminary digest of Book III, chapters XI–XIII, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (1559), translated by John Allen (1813), Presbyterian Board of Publication edition, Philadelphia (Project Gutenberg #45001). Calvin died in 1564 and Allen in 1839; the work and the translation are in the public domain and are quoted here briefly for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; historical notes come from standard histories.

Lire avec discernement. La phrase de la Confession de Westminster suit une version courante. La comparaison du texte de travail du STC avec le latin de 1559 reste à faire.Reading claims carefully. The line from the Westminster Confession follows the common English text. Comparison of the CTS working text with the Latin of 1559 is still pending.

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Lorsque vous aurez lu intégralement les trois lectures choisies, saisissez votre nom et attestez-le ci-dessous. Cette attestation repose sur votre honneur et reste dans ce navigateur ; elle figure sur votre certificat sous la forme avec mention.When you have read your three chosen readings in full, enter your name and affirm it below. This record is kept on your honor, in this browser; it shows on your certificate as with honors.

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    Pour aller plus loin : six œuvres du domaine publicFurther Study: Six Public-Domain Works

    Ces six œuvres sont destinées à l’approfondissement, pour l’étudiant qui veut poursuivre sa lecture. Elles ne font pas partie de la lecture avec mention ci-dessus, qui reste inchangée — les cinq résumés du STC, dont trois au choix lus en entier et attestés sur l’honneur. Les six sont du domaine public ; chaque lien ouvre l’œuvre en ligne, et la plupart se trouvent aussi sur Internet Archive ou le Projet Gutenberg. La plupart sont en anglais : le navigateur Chrome peut traduire une page (clic droit, « Traduire en… » ; sur un téléphone, le menu du navigateur).These six works are for further study, for the student who wants to go on reading. They are not part of the honors reading above: that stays as it is — the five CTS digests, any three read in full and recorded on your honor. All six are in the public domain; each link opens the work online, and most can also be found in the Internet Archive or Project Gutenberg. Most are in English: the Chrome browser can translate a page (right-click, “Translate to…”; on a phone, the browser menu).
    Calvin sur le culte · Livre ICalvin on Worship · Book I
    1. Institutes of the Christian Religion (Institution de la religion chrétienne), vol. IInstitutes of the Christian Religion, vol. I

    Lisez le livre I, chapitres XI–XII, sur le culte et l’idolâtrie, que les cinq lectures laissent de côté.Read Book I, chapters XI–XII, on worship and idolatry, which the five readings leave out.

    La suite de l’Institution · Livres III–IVThe Rest of the Institutes · Books III–IV
    2. Institutes of the Christian Religion (Institution de la religion chrétienne), vol. IIInstitutes of the Christian Religion, vol. II

    Poursuivez à partir du livre III, chapitre XIV, en prêtant une attention particulière à la persévérance et à la prédestination, puis lisez le livre IV, sur l’Église.Continue from Book III, chapter XIV, giving special attention to perseverance and predestination, and then read Book IV on the church.

    Une comparaison wesleyenne · Foi et justificationA Wesleyan Comparison · Faith and Justification
    3. The Works of the Rev. John Wesley (Œuvres du révérend John Wesley), vol. IThe Works of the Rev. John Wesley, vol. I

    Comparez les sermons de Wesley sur la foi et la justification avec Calvin. Ces quatre dernières œuvres placent une voix méthodiste à côté de Calvin pour la comparaison ; elles ne présentent pas Wesley comme une autorité réformée.Compare Wesley’s sermons on faith and justification with Calvin. These last four works set a Methodist voice beside Calvin for comparison; they do not present Wesley as a Reformed authority.

    Une comparaison wesleyenne · La vie nouvelleA Wesleyan Comparison · The New Life
    4. The Works of the Rev. John Wesley (Œuvres du révérend John Wesley), vol. IIThe Works of the Rev. John Wesley, vol. II

    Comparez ce que Wesley enseigne sur la régénération et la sanctification avec l’exposé de Calvin, et notez où les deux traditions s’accordent et où elles se séparent.Compare what Wesley teaches on regeneration and sanctification with Calvin’s account, and note where the two traditions agree and where they part.

    Une comparaison wesleyenne · Le renoncement à soi-mêmeA Wesleyan Comparison · Self-Denial
    5. The Works of the Rev. John Wesley (Œuvres du révérend John Wesley), vol. IVThe Works of the Rev. John Wesley, vol. IV

    Mettez en regard ce que dit Wesley du renoncement à soi-même et de la sainteté pratique et les chapitres de Calvin sur la vie chrétienne.Set Wesley on self-denial and practical holiness against Calvin’s chapters on the Christian life.

    Une comparaison wesleyenne · Le premier méthodismeA Wesleyan Comparison · Early Methodism
    6. The Works of the Rev. John Wesley (Œuvres du révérend John Wesley), vol. VThe Works of the Rev. John Wesley, vol. V

    Lisez quelques écrits du premier méthodisme, choisis dans la table des matières du volume, comme arrière-plan de la comparaison.Read a few early Methodist writings, chosen from the volume’s table of contents, as background to the comparison.

    Attestation sur l’honneur : en sélectionnant trois lectures ci-dessus, vous attestez avoir lu ces trois résumés intégralement. Les résumés sont rédigés par le STC et peuvent contenir de brefs extraits ou adaptations d’œuvres du domaine public.Honor attestation: By selecting three readings above, you affirm that you have read those three digests in full. The digests are CTS-authored summaries that may include brief excerpts or adaptations of public-domain works.