Théologie wesleyenne et doctrine du salutWesleyan Theology and the Doctrine of Salvation

Salle de lecture complémentaireSupplemental Reading Room

Théologie wesleyenne et doctrine du salutWesleyan Theology and the Doctrine of Salvation

Lire différentes perspectives théologiques. Les lectures historiques expriment les perspectives de leurs auteurs, notamment les traditions arminienne et réformée ou calviniste. Leur inclusion ne fait pas de la position d’un auteur une doctrine établie du STC. Lisez à la lumière de l’Écriture et des textes assignés. Une réponse étayée venant d’une autre perspective évangélique doit être évaluée selon son raisonnement, sans être pénalisée simplement parce qu’elle diffère de l’auteur. Si une note automatique rejette une telle réponse, demandez une relecture au STC.Reading different theological perspectives. Historical readings express their authors' perspectives, including Arminian and Reformed or Calvinist traditions. Inclusion does not make an author's position settled CTS doctrine. Read with Scripture and the assigned material. A supported answer from another evangelical perspective should be assessed on its reasoning, not penalized simply for differing from the author. If an automated score rejects such an answer, ask CTS for review.

Lectures assignées du master (les cinq)Master’s Assigned Readings (all five)

Les étudiants M.Div. et Th.M. lisent les cinq textes assignés et passent leur examen distinct après son activation. La page de l’examen indique la règle en vigueur ; les validations antérieures restent acquises.M.Div. and Th.M. students read all five assigned selections and take their separate exam after activation. The test page states the current rule; valid earlier completions remain valid.

Mention facultative (choisissez trois textes)Optional Honors (choose three)

La mention est facultative pour tous les parcours. Les étudiants du Certificat et du diplôme associé peuvent lire trois textes pour la mention sans examen des lectures obligatoires. La mention ne remplace aucun des examens du master.Honors is optional on every track. Certificate and Associate students may read three honors selections without a required-reading exam. Honors does not replace either master’s exam.

Le test du manuel du Master : lisez Sermons sur divers sujets (I–X) — John Wesley, puis passez son test : vingt questions à compléter, tirées d’un ensemble de quarante ; dix-huit bonnes réponses suffisent pour réussir. Chaque réponse est immédiatement marquée comme correcte ou incorrecte. Les bonnes réponses et les explications deviennent disponibles après la réussite de la tentative. Il est distinct du test de lecture sur les cinq résumés ci-dessous : réussir l’un ne valide pas l’autre. Dans les parcours M.Div. et Th.M., les deux tests sont en cours de mise en place ; la page de chaque test indique s’il est déjà en vigueur. D’ici là, tout étudiant peut les passer, et une réussite est conservée dans votre dossier.The Master's textbook test: read Sermons on Several Occasions (I–X) — John Wesley, then take its test: twenty fill-in-the-blank questions, drawn from forty; eighteen right passes. Each answer is marked right or wrong at once. Correct answers and explanations are available after the attempt passes. It is separate from the reading test on the five digests below: passing one does not pass the other. On the M.Div. and Th.M. tracks both tests are being introduced; each test's page says whether it is in force yet. Until then any student may take them, and a pass is kept in your record.
Le test de lecture du Master : distinct de l’invitation à la mention ci-dessous. La mention vous demande de lire trois de ces résumés au choix ; le test du Master porte sur les cinq. Il comporte vingt questions à compléter, quatre par lecture, tirées d’un ensemble de quarante ; dix-huit bonnes réponses suffisent pour réussir. Chaque réponse est immédiatement marquée comme correcte ou incorrecte ; les bonnes réponses et les explications deviennent disponibles après la réussite de la tentative. Vous pouvez réessayer après une courte attente. Le test est en cours de mise en place : sa page indique s’il est déjà en vigueur. D’ici là, tout étudiant peut le passer, et une réussite est conservée dans votre dossier.The Master's reading test: separate from the honors invitation below. Honors asks you to read any three of these digests; the Master's test covers all five. It has twenty fill-in-the-blank questions, four from each reading, drawn from forty; eighteen right passes. Each answer is marked right or wrong at once; correct answers and explanations are available after the attempt passes. You may try again after a short wait. The test is being introduced: its page says whether it is in force yet. Until then any student may take it, and a pass is kept in your record.
Option mention : lisez intégralement trois des cinq lectures ci-dessous, au choix. Ces lectures complètent le cours ; elles ne remplacent ni ses unités ni ses examens.Honors option: Complete any three of the five readings below. These readings supplement the course and do not replace its units or examinations.
Sur ce site : chacune des cinq lectures est un résumé du STC, rédigé par le STC et disponible en anglais, en espagnol et en français ici sur le site — tous s’ouvrent directement depuis cette page, sans rien à télécharger. Chaque carte nomme l’œuvre dont son résumé est tiré.On this site: Each of the five readings is a Chapala Theological Seminary digest, written by CTS, available in English, Spanish and French here on the site — every one opens directly from this page, with nothing to download. Each card names the work its digest is made from.
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Lecture 1 · La grâce et la foi véritableReading 1 · Grace and Genuine Faith

La grâce est la source, la foi la conditionGrace the Source, Faith the Condition

Prêché à Oxford dix-huit jours après Aldersgate, « Le salut par la foi » déclare que la grâce est la source et la foi la condition d’un salut présent de la culpabilité, de la crainte et de la puissance du péché. « Le presque chrétien » montre ensuite comment l’honnêteté, la piété extérieure et même la sincérité restent en deçà de l’amour de Dieu, de l’amour du prochain et d’une foi vivante.Preached at Oxford eighteen days after Aldersgate, “Salvation by Faith” declares that grace is the source and faith the condition of a present salvation from guilt, fear and the power of sin. “The Almost Christian” then shows how honesty, outward godliness and even sincerity can fall short of love for God, love for neighbour and living faith.

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Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

La grâce est la source, la foi la condition : Le salut par la foi et Le presque chrétienGrace the Source, Faith the Condition: Salvation by Faith and The Almost Christian

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala sur les deux premiers sermons des Œuvres réunies de Wesley : ce qu’est la foi qui sauve, ce dont elle nous sauve, et pourquoi une personne sincère et religieuse peut n’être encore que « presque » chrétienneA Chapala Theological Seminary reading on the first two sermons in Wesley’s collected Works: what saving faith is, what it saves us from, and why a sincere, religious person can still be only “almost” a Christian

Un résumé du STC de John Wesley, Sermon I, « Le salut par la foi » (Éphésiens 2.8), et Sermon II, « Le presque chrétien » (Actes 26.28), dans The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol : William Pine, 1771). L’original est dans le domaine public ; les brèves citations ci-dessous en sont traduites.A CTS digest of John Wesley, Sermon I, “Salvation by Faith” (Ephesians 2:8), and Sermon II, “The Almost Christian” (Acts 26:28), in The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol: William Pine, 1771). The original is in the public domain; the short quotations below are from it.

  • Sermons I–IISermons I–II
  • Source primairePrimary source
  • 1738 et 17411738 and 1741
  • John WesleyJohn Wesley
Un mot avant de lire. Ces deux sermons furent d’abord prêchés devant l’Université d’Oxford, à trois ans d’intervalle. Le premier annonce le message que Wesley venait de recevoir pour lui-même : nous sommes sauvés par grâce, par le moyen de la foi. Le second pose une question difficile à tout fidèle : ma religion est-elle la vraie, ou seulement quelque chose de très proche ? Lisez-les ensemble. L’un décrit le don ; l’autre décrit la vie avant et après que le don a été reçu. A word before you read. These two sermons were first preached to the University of Oxford, three years apart. The first announces the message Wesley had just received for himself: we are saved by grace, through faith. The second asks a hard question of every churchgoer: is my religion the real thing, or only very close to it? Read them as a pair. One describes the gift; the other describes what life looks like before and after the gift is received.

1.Un sermon prêché dix-huit jours après Aldersgate1.A Sermon Preached Eighteen Days After Aldersgate

John Wesley (1703–1791) était prêtre de l’Église d’Angleterre et membre (fellow) du Lincoln College d’Oxford. En 1729, lui et son frère Charles conduisaient un petit groupe d’étudiants qui se réunissaient pour prier, étudier les Écritures, communier souvent et visiter les prisonniers. D’autres étudiants se moquaient d’eux en les appelant le « Club saint » et les « méthodistes ». Wesley était sérieux et discipliné, mais il n’avait pas de paix assurée. Après une mission douloureuse en Géorgie (1735–1737) et de longues conversations avec des chrétiens moraves, il se rendit le 24 mai 1738 à une petite réunion de la rue Aldersgate, à Londres. Pendant qu’on lisait la préface de Luther à l’épître aux Romains, il sentit son cœur « étrangement réchauffé » et reçut l’assurance que Christ avait ôté ses péchés. Le 11 juin 1738, dix-huit jours plus tard seulement, il prêcha « Le salut par la foi » dans l’église Sainte-Marie devant l’Université. Lorsque Wesley rassembla ses sermons pour les publier, il le plaça en tête, et il ouvre encore le premier volume de ses Œuvres réunies, imprimé à Bristol en 1771. Ces sermons n’étaient pas de simples écrits de dévotion. En 1763, l’« Acte modèle » (Model Deed), document juridique de Wesley, exigea que les prédicateurs méthodistes n’enseignent rien de contraire à ses Notes sur le Nouveau Testament ni à ses sermons publiés. Depuis lors, ces « Sermons normatifs » servent aux méthodistes de normes doctrinales, une mesure de ce que la prédication méthodiste doit enseigner.John Wesley (1703–1791) was a priest of the Church of England and a fellow of Lincoln College, Oxford. In 1729 he and his brother Charles led a small group of students who met to pray, study the Scriptures, take Communion often and visit prisoners. Other students mocked them as the “Holy Club” and the “Methodists.” Wesley was serious and disciplined, yet he had no settled peace. After a painful mission to Georgia (1735–1737) and long conversations with Moravian Christians, he went on 24 May 1738 to a small meeting in Aldersgate Street, London. While someone read Luther’s preface to Romans, he felt his heart “strangely warmed” and received an assurance that Christ had taken away his sins. On 11 June 1738, only eighteen days later, he preached “Salvation by Faith” in St Mary’s Church before the University. When Wesley gathered his sermons for publication, he placed it first, and it still opens the first volume of his collected Works, printed in Bristol in 1771. These sermons were not just devotional writing. In 1763 Wesley’s legal “Model Deed” required Methodist preachers to teach nothing contrary to his Notes on the New Testament and his published sermons. Since then these “Standard Sermons” have served Methodists as doctrinal standards, a measure of what Methodist preaching should teach.

2.La grâce avant toute chose2.Grace Before Everything

Wesley ne commence pas par l’effort humain, mais par la générosité de Dieu. Toute bénédiction que Dieu a donnée vient « de sa pure grâce », de sa faveur libre et imméritée. La grâce nous a formés de la poussière, nous garde en vie aujourd’hui et produit tout le bien qui se trouve en nous. Le pécheur n’a donc rien à apporter. Même nos meilleures œuvres ont besoin de pardon, parce qu’elles poussent sur un arbre corrompu. Vient alors la phrase qui résume tout le sermon : « La grâce est la source, la foi la condition, du salut. » Remarquez l’ordre. La foi n’est pas un paiement qui mérite la grâce ; elle est la main ouverte qui la reçoit. L’enseignement wesleyen ultérieur nomme une autre part de cette vérité. Wesley parlait de « grâce prévenante », au sens ancien de prévenir : « aller devant ». On l’appelle aujourd’hui encore grâce prévenante : la grâce de Dieu qui atteint toute personne avant qu’elle ne cherche Dieu. Elle réveille la conscience, attire le cœur et rend assez de liberté pour que la personne réponde. Dans la théologie wesleyenne, personne ne vient à Dieu par lui-même ; Dieu a toujours fait le premier pas.Wesley begins not with human effort but with God’s generosity. Every blessing God has given is “of his mere grace,” his free and undeserved favour. Grace formed us from the dust, keeps us alive today, and works whatever good is found in us. A sinner therefore has nothing to bring. Even our best works need forgiveness, because they grow from a corrupt tree. Then comes the sentence that sums up the whole sermon: “Grace is the source, faith the condition, of salvation.” Notice the order. Faith is not a payment that earns grace; it is the open hand that receives it. Later Wesleyan teaching names one more part of this truth. Wesley spoke of “preventing grace,” using prevent in its old English sense of “going before.” We now usually call it prevenient grace: the grace of God that reaches every person before he or she seeks God. It awakens the conscience, draws the heart, and restores enough freedom for a person to respond. In Wesleyan theology nobody comes to God on his own; God has always moved first.

3.Quelle est la foi qui sauve ?3.What Faith Is It That Saves?

Wesley déblaie le terrain en disant ce que la foi qui sauve n’est pas. Elle n’est pas seulement la foi d’un « païen », qui croit que Dieu existe, qu’il récompense ceux qui le cherchent et que la vertu morale compte. Elle n’est pas la foi d’un démon, qui sait très bien que Jésus est le Fils de Dieu, et qui tremble. Elle n’est même pas la foi des apôtres avant la croix, lorsqu’ils avaient tout quitté pour suivre Jésus mais ne comprenaient pas encore sa mort et sa résurrection. La foi qui sauve est foi en Christ, et en Dieu par Christ. Elle n’est pas « un assentiment froid et sans vie, une suite d’idées dans la tête », mais « une disposition du cœur ». Elle se fie au mérite de la vie, de la mort et de la résurrection de Christ. Wesley emploie un mot ancien, « recumbency », pour le dire : s’appuyer de tout son poids sur Christ, comme un homme fatigué repose son corps sur un lit. La foi consiste à la fois à croire que l’Évangile est vrai et à se reposer sur Celui que l’Évangile offre.Wesley clears the ground by saying what saving faith is not. It is not merely the faith of a “Heathen,” who believes that God exists and rewards those who seek him and that moral virtue matters. It is not the faith of a devil, who knows very well that Jesus is the Son of God and trembles. It is not even the faith the apostles had before the cross, when they had left everything to follow Jesus but did not yet understand his death and resurrection. Saving faith is faith in Christ, and in God through Christ. It is not “a cold, lifeless assent, a train of ideas in the head,” but “a disposition of the heart.” It trusts the merit of Christ’s life, death and resurrection. Wesley uses an old word, “recumbency,” for this: leaning one’s whole weight on Christ, the way a tired man rests his body on a bed. Faith is both believing that the gospel is true and resting on the One the gospel offers.

4.Un salut présent de la culpabilité, de la crainte et de la puissance du péché4.A Present Salvation from Guilt, Fear and Power

De quoi cette foi nous sauve-t-elle ? La réponse de Wesley est audacieuse : c’est un salut présent. Paul ne dit pas « vous serez sauvés », mais « vous êtes sauvés ». En un mot, nous sommes sauvés du péché. D’abord, nous sommes sauvés de la culpabilité de tout péché passé, parce que Christ a porté la malédiction pour nous et qu’il n’y a aucune condamnation pour ceux qui croient. Ensuite, nous sommes sauvés de la crainte. Wesley distingue une crainte filiale, la crainte aimante d’un enfant qui ne veut pas attrister son père, de la crainte servile, l’effroi de l’esclave devant le châtiment. Les croyants perdent la seconde, non la première. Ils sont sauvés de la crainte de déchoir de la grâce, ajoute Wesley, mais non de la possibilité de déchoir. Enfin, les croyants sont sauvés de la puissance du péché. S’appuyant sur la première épître de Jean, Wesley dit que celui qui est né de Dieu ne commet pas de péché habituel ou volontaire, et qu’il étouffe les désirs coupables « dès leur naissance ». Ici, beaucoup de chrétiens réformés sont en désaccord sur deux points. Ils enseignent que les vrais croyants persévéreront certainement, et ils doutent que les croyants soient jamais libres du péché en cette vie. Wesley lui-même nuancera son langage dans la Lecture 4. Mais le cœur de son affirmation est clair. L’Évangile offre la nouvelle naissance maintenant, et pas seulement le pardon pour plus tard.What does this faith save us from? Wesley’s answer is bold: it is a present salvation. Paul does not say “you shall be saved” but “you are saved.” In one word, we are saved from sin. First we are saved from the guilt of all past sin, because Christ has borne the curse for us and there is no condemnation for those who believe. Second, we are saved from fear. Wesley distinguishes a filial fear, the loving fear of a child who does not want to grieve a parent, from servile fear, the slave’s dread of punishment. Believers lose the second, not the first. They are saved from the fear of falling away, Wesley adds, though not from its possibility. Third, believers are saved from the power of sin. Using 1 John, Wesley says that one born of God does not commit habitual or wilful sin, and resists sinful desires “in the birth.” Here many Reformed Christians disagree on two points. They teach that true believers will certainly persevere, and they doubt that believers are ever free from sin in this life. Wesley himself will qualify his language in Reading 4. But the heart of his claim is clear. The gospel offers new birth now, not only pardon for later.

5.Réponse aux objections5.Answering the Objections

La dernière partie du Sermon I répond aux critiques. Prêcher la foi seule affaiblit-il la sainteté ? Non, car la foi que prêche Wesley produit de bonnes œuvres. Rend-elle les gens orgueilleux ? Cela se peut, mais toute vanterie est exclue, puisque la foi aussi bien que le salut sont « le don de Dieu ». Les gens pécheront-ils pour que la grâce abonde ? Certains, oui, mais les cœurs sincères seront conduits à la repentance. Conduira-t-elle au désespoir ? Oui, au désespoir de ses propres mérites, et c’est justement là que commence la confiance en Christ. Est-ce une doctrine sans consolation ? Au contraire, c’est la seule qui console. Wesley nomme Zachée, le collecteur d’impôts malhonnête, et Marie de Magdala, et il entend un auditeur dire : « Alors moi, oui moi, je puis espérer la miséricorde ! » Enfin, certains disaient que le salut par la foi ne devait pas être prêché à tous. Qui donc laisserions-nous de côté, demande Wesley ? Ni les pauvres, ni les ignorants, ni les jeunes, ni les pécheurs. Il termine en rattachant son message à la Réforme. Les Homélies de l’Église d’Angleterre elles-mêmes appelaient cette doctrine « le roc solide et le fondement » de la religion chrétienne, et Martin Luther l’avait ranimée.The last section of Sermon I answers critics. Does preaching faith alone undermine holiness? No, because the faith Wesley preaches produces good works. Does it make people proud? It may, but boasting is excluded, since both the faith and the salvation are “the gift of God.” Will people sin so that grace may abound? Some will, but the sincere will be led to repentance. Will it drive people to despair? Yes, to despair of their own merits, which is exactly where trust in Christ begins. Is it an uncomfortable doctrine? On the contrary, it is the only comforting one. Wesley names Zacchaeus, the dishonest tax collector, and Mary Magdalene, and hears a hearer say, “Then I, even I, may hope for mercy!” Finally, some said salvation by faith should not be preached to everyone. Whom should we leave out, Wesley asks? Not the poor, the unlearned, the young or sinners. He ends by linking his message to the Reformation. The Church of England’s own Homilies called this doctrine “the strong rock and foundation” of Christian religion, and Martin Luther had revived it.

6.Le presque chrétien6.The Almost Christian

Trois ans plus tard, le 25 juillet 1741, Wesley prêcha de nouveau à Sainte-Marie, cette fois sur les paroles du roi Agrippa à Paul : « Tu vas bientôt me persuader de devenir chrétien. » Wesley énumère ce que possède le presque chrétien. D’abord, l’« honnêteté païenne » : la justice, la véracité et la bonté ordinaire, que même les païens de l’Antiquité attendaient les uns des autres. Ensuite, la « forme de la piété » : éviter ce que l’Évangile défend, faire le bien avec un réel effort, assister au culte avec respect, recevoir la sainte Cène, et prier en famille et en privé. Enfin, et c’est le plus surprenant, la sincérité : un vrai désir de plaire à Dieu. Peut-on aller jusque-là et n’être encore que presque chrétien ? Wesley répond par sa propre vie. Il avoue que pendant de longues années il a fait tout cela sincèrement, et que sa conscience lui disait pourtant qu’il n’était « que presque chrétien ». Un vieux dicton avertit que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Qu’est-ce donc qui fait qu’une personne est entièrement chrétienne ? L’amour de Dieu qui remplit tout le cœur ; l’amour du prochain, ennemis compris, comme Christ nous a aimés ; et, comme fondement des deux, la foi. Citant de nouveau les Homélies, Wesley définit cette foi comme « une ferme assurance et confiance » que, par les mérites de Christ, mes péchés sont pardonnés. Cette foi, « agissant par l’amour », rend une personne entièrement chrétienne.Three years later, on 25 July 1741, Wesley preached again at St Mary’s, now on King Agrippa’s words to Paul: “Almost thou persuadest me to be a Christian.” Wesley lists what an almost Christian has. First, “heathen honesty”: justice, truthfulness and ordinary kindness, which even the ancient pagans expected. Second, the “form of godliness”: avoiding what the gospel forbids, doing good with real effort, attending worship reverently, receiving the Lord’s Supper, and praying with the family and in private. Third, and most surprising, sincerity: a real desire to please God. Can someone go this far and still be only almost a Christian? Wesley answers from his own life. He confesses that for many years he did all these things sincerely, and his conscience still told him he was “but almost a Christian.” An old saying warns that hell is paved with good intentions. What, then, makes a person altogether a Christian? Love of God that fills the whole heart; love of neighbour, enemies included, as Christ loved us; and, as the ground of both, faith. Quoting the Homilies again, Wesley defines this faith as “a sure trust and confidence” that through Christ’s merits my sins are forgiven. That faith, “working by love,” makes a person altogether a Christian.

7.Ce qu’un pasteur wesleyen en retient aujourd’hui7.What a Wesleyan Pastor Takes from It Today

Ces sermons sont à la tête d’une grande famille d’Églises. Des sociétés de Wesley sont nés le méthodisme britannique et le méthodisme américain. Des réveils de sainteté du XIXe siècle sont issues l’Église du Nazaréen, l’Église wesleyenne et l’Église méthodiste libre. Aujourd’hui, beaucoup de leurs membres vivent en Amérique latine et en Afrique : méthodistes du Mexique, du Brésil et du Chili, communautés nazaréennes du Guatemala au Pérou, et grandes Églises méthodistes et wesleyennes au Ghana, au Nigeria, au Zimbabwe, au Kenya et au Mozambique. Un pasteur, où qu’il serve parmi elles, peut en tirer plusieurs leçons. Premièrement, prêchez d’abord la grâce. Tout bien commence en Dieu. Deuxièmement, définissez la foi avec soin. Beaucoup de personnes sur nos bancs acceptent le credo mais ne se sont jamais confiées en Christ personnellement. Troisièmement, prenez « Le presque chrétien » au sérieux, en commençant par vous-même. L’honnêteté de Wesley sur ses années de religion sincère mais incomplète permet au pasteur de dire la même chose. Quatrièmement, gardez unis le pardon et la vie nouvelle, comme Wesley l’a fait. Les chrétiens réformés et luthériens partagent la joie de Wesley pour la justification par la foi seule. Ils diffèrent sur la question de savoir si l’on peut résister à la grâce, si les croyants peuvent déchoir, et quelle liberté à l’égard du péché espérer en cette vie. Ce sont de vraies différences entre frères et sœurs qui s’accordent sur le fondement : c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi.These sermons stand at the head of a great family of churches. From Wesley’s societies came British and American Methodism. From the holiness revivals of the nineteenth century came the Church of the Nazarene, the Wesleyan Church and the Free Methodist Church. Today many of their members live in Latin America and Africa: Methodists in Mexico, Brazil and Chile, Nazarene congregations from Guatemala to Peru, and large Methodist and Wesleyan churches in Ghana, Nigeria, Zimbabwe, Kenya and Mozambique. A pastor in any of these places can learn several lessons here. First, preach grace first. Everything good starts with God. Second, define faith carefully. Many people in our pews accept the creed but have never trusted Christ for themselves. Third, take “The Almost Christian” seriously, beginning with yourself. Wesley’s honesty about his own years of sincere but incomplete religion gives a pastor permission to say the same. Fourth, keep pardon and new life together, as Wesley did. Reformed and Lutheran Christians share Wesley’s joy in justification by faith alone. They differ over whether grace can be resisted, whether believers can fall away, and how much freedom from sin to expect in this life. These are real differences among brothers and sisters who agree on the foundation: by grace you are saved, through faith.

8.Le prendre à cœur8.Taking It to Heart

Pour réfléchir. Votre foi est-elle un ensemble d’idées dans la tête, ou une confiance qui s’appuie de tout son poids sur Christ ? Regardez les trois marques du presque chrétien selon Wesley : l’honnêteté, la forme de la piété et la sincérité. Lesquelles pourrait-on voir en vous ? Lesquelles pourraient cacher l’absence d’amour pour Dieu ? Et qui, dans votre assemblée, vit peut-être une vie « presque » chrétienne, en attendant que quelqu’un lui dise avec douceur qu’il y a davantage ? For reflection. Is your faith a set of ideas in your head, or a trust that leans its whole weight on Christ? Look at Wesley’s three marks of the almost Christian: honesty, the form of godliness, and sincerity. Which of them could someone see in you? Which could hide the absence of love for God? And who in your congregation might be living “almost” a Christian life, waiting for someone to tell them gently that there is more?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala de John Wesley, Sermons I et II, « Le salut par la foi » et « Le presque chrétien », dans The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol : William Pine, 1771). L’original est dans le domaine public : Wesley est mort en 1791, et cette édition fut imprimée en 1771. Les brèves expressions citées ici ne sont données que pour l’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes historiques sur le Club saint, Aldersgate, l’Acte modèle et les Églises méthodistes et de sainteté ultérieures proviennent d’histoires reconnues du méthodisme.Source. A Chapala Theological Seminary digest of John Wesley, Sermons I and II, “Salvation by Faith” and “The Almost Christian,” in The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol: William Pine, 1771). The original is in the public domain: Wesley died in 1791, and this edition was printed in 1771. The short phrases quoted here are given only for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; historical notes on the Holy Club, Aldersgate, the Model Deed and the later Methodist and holiness churches are drawn from standard histories of Methodism.

Lire les affirmations avec soin. Le texte de travail du STC suit la transcription du Project Gutenberg (livre numérique 59743) de l’édition Pine de 1771. Sa rédaction et la numérotation des sermons diffèrent par endroits de l’édition de Thomas Jackson de 1872, que beaucoup de lecteurs connaissent ; la comparaison avec un scan du volume imprimé reste à faire. Ce qui est dit des Églises ultérieures décrit leur histoire en termes généraux et ne constitue pas une position officielle de ces Églises.Reading claims carefully. The CTS working text follows the Project Gutenberg transcription (ebook 59743) of the 1771 Pine edition. Its wording and sermon numbering differ in places from the 1872 Thomas Jackson edition that many readers know; comparison with a scan of the printed volume is still pending. Statements about later churches describe their history in general terms and are not official positions of those churches.

Lecture 2 · Le réveil et le christianisme bibliqueReading 2 · Awakening and Scriptural Christianity

Réveille-toi, toi qui dorsAwake, Thou That Sleepest

Deux sermons universitaires des années 1740. Charles Wesley décrit le dormeur respectable qui a l’apparence de la piété sans sa force et l’appelle à se réveiller et à recevoir le Saint-Esprit. John Wesley suit le christianisme biblique d’un seul cœur jusqu’à toute la terre, puis demande à Oxford, et à chaque lecteur, si l’on trouve ce christianisme parmi eux.Two University sermons from the 1740s. Charles Wesley describes the respectable sleeper who has the form of godliness without its power and calls him to wake and receive the Holy Spirit. John Wesley traces Scriptural Christianity from one heart to the whole earth, then asks Oxford, and every reader, whether such Christianity can be found among them.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Réveille-toi, toi qui dors : Le dormeur réveillé et Le christianisme bibliqueAwake, Thou That Sleepest: The Sleeper Awakened and Scriptural Christianity

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala sur deux sermons prêchés devant l’Université d’Oxford dans les années 1740 : un appel à sortir du sommeil spirituel, et un portrait du christianisme de la Bible tendu comme un miroir à une nation chrétienne de nom seulementA Chapala Theological Seminary reading on two sermons preached to the University of Oxford in the 1740s: a call to wake from spiritual sleep, and a portrait of the Christianity of the Bible held up as a mirror to a nominally Christian nation

Un résumé du STC du Sermon III, « Réveille-toi, toi qui dors » (Éphésiens 5.14), et du Sermon IV, « Le christianisme biblique » (Actes 4.31), dans The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol : William Pine, 1771). L’original est dans le domaine public ; les brèves citations ci-dessous en sont traduites.A CTS digest of Sermon III, “Awake, Thou That Sleepest” (Ephesians 5:14), and Sermon IV, “Scriptural Christianity” (Acts 4:31), in The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol: William Pine, 1771). The original is in the public domain; the short quotations below are from it.

  • Sermons III–IVSermons III–IV
  • Source primairePrimary source
  • 1742 et 17441742 and 1744
  • Charles et John WesleyCharles and John Wesley
Un mot avant de lire. Ce sont les sermons les plus pressants du recueil. Le premier fut écrit par le frère cadet de John, Charles Wesley, le grand auteur de cantiques. Le second est le sermon qui ferma définitivement à John la chaire de Sainte-Marie, à Oxford. Tous deux s’adressent à des gens baptisés, instruits et respectables, et tous deux affirment que ce n’est pas la même chose qu’être vivant pour Dieu. Lisez-les lentement. Ils veulent troubler avant de consoler. A word before you read. These are the most urgent sermons in the collection. The first was written by John’s younger brother, Charles Wesley, the great hymn writer. The second is the sermon that closed the pulpit of St Mary’s, Oxford, to John for good. Both speak to people who were baptized, educated and respectable, and both insist that this is not the same as being alive to God. Read them slowly. They are meant to disturb before they comfort.

1.Deux sermons prêchés devant une université1.Two Sermons Preached to a University

Au début des années 1740, le réveil méthodiste était bien lancé. En avril 1739, à l’instigation de George Whitefield, John Wesley avait commencé à prêcher en plein air près de Bristol, devant des mineurs et des ouvriers qui entraient rarement dans une église paroissiale. Des sociétés se formèrent à Bristol et à Londres, et Wesley les organisa en petites « classes » pour la prière hebdomadaire et le soin mutuel. Pourtant, les Wesley étaient toujours membres du clergé de l’Église d’Angleterre, et l’on attendait des membres des collèges d’Oxford qu’ils prêchent à tour de rôle devant l’Université. Le 4 avril 1742, Charles Wesley prêcha « Réveille-toi, toi qui dors » à Sainte-Marie. John l’inclut dans son propre recueil, et il compte depuis parmi les Sermons normatifs, si bien que les méthodistes l’ont longtemps tenu pour une part de leur héritage doctrinal. Le 24 août 1744, John prêcha « Le christianisme biblique » dans la même chaire. Ses questions finales aux directeurs des collèges, au clergé et aux étudiants choquèrent tant qu’on ne l’invita plus jamais à y prêcher. Ces deux sermons montrent le message du réveil sous sa forme la plus nette : le vrai christianisme est une vie nouvelle donnée par le Saint-Esprit, et non simplement une religion respectable.By the early 1740s the Methodist revival was well under way. In April 1739, at George Whitefield’s urging, John Wesley had begun preaching in the open air near Bristol, to miners and labourers who seldom entered a parish church. Societies formed in Bristol and London, and Wesley organized them into small “classes” for weekly prayer and mutual care. Yet the Wesleys were still clergy of the Church of England, and Oxford fellows were expected to take turns preaching to the University. On 4 April 1742 Charles Wesley preached “Awake, Thou That Sleepest” at St Mary’s. John included it in his own collection, and it has been counted among the Standard Sermons ever since, so Methodists have long treated it as part of their doctrinal inheritance. On 24 August 1744 John preached “Scriptural Christianity” in the same pulpit. Its closing questions to the heads of colleges, the clergy and the students caused such offence that he was never invited to preach there again. These two sermons show the revival’s message in its plainest form: real Christianity is a new life given by the Holy Spirit, not merely a respectable religion.

2.Le dormeur : notre état naturel2.The Sleeper: Our Natural State

Charles reprend l’image de Paul en Éphésiens 5.14 et décrit le dormeur. Le sommeil, dit-il, signifie « l’état naturel de l’homme » : le profond sommeil de l’âme où le péché d’Adam a plongé tous ses enfants. Le dormeur ignore sa véritable condition. Plein de maladies, il se croit en bonne santé ; enchaîné, il rêve qu’il est libre. Il ne voit pas la nécessité de « la seule chose nécessaire », le changement intérieur, la naissance d’en haut, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. Charles prend soin de dire que celui qui dort le plus profondément n’est souvent pas un pécheur scandaleux. Ce peut être un paroissien tranquille, raisonnable et bienveillant, ou un pharisien zélé et orthodoxe qui jeûne, donne et assiste à tous les offices. Une telle personne a « l’apparence de la piété », mais en renie la force. Christ la compare à un sépulcre blanchi : beau au dehors, mort au dedans. Comme les ossements desséchés d’Ézéchiel, il a des nerfs et de la peau, mais pas de souffle. Pire encore, le dormeur n’a pas de sens spirituels. Il ne peut goûter combien le Seigneur est bon ; aussi traite-t-il l’expérience spirituelle de folie et demande-t-il : « Comment cela peut-il se faire ? »Charles takes Paul’s image in Ephesians 5:14 and describes the sleeper. Sleep, he says, signifies “the natural state of man”: the deep sleep of the soul into which Adam’s sin has cast all his children. The sleeper does not know his real condition. Full of disease, he thinks himself healthy; chained, he dreams he is free. He does not see the need of the “one thing needful,” the inward change, the birth from above, without which no one shall see the Lord. Charles is careful to say that the deepest sleeper is often not a scandalous sinner. He may be a quiet, reasonable, good-natured churchgoer, or a zealous, orthodox Pharisee who fasts, gives and attends every service. Such a person has “a form of godliness” but denies its power. Christ compares him to a painted sepulchre: beautiful outside, dead within. Like the dry bones in Ezekiel, he has sinews and skin, but no breath. Worse, the sleeper has no spiritual senses. He cannot taste that the Lord is gracious, and so he treats spiritual experience as foolishness and asks, “How can these things be?”

3.« Réveille-toi ! » et la promesse de la lumière3.“Awake!” and the Promise of Light

La deuxième partie est un appel pressant. Charles compare le dormeur à Pierre dans la prison d’Hérode, enchaîné entre deux soldats la nuit précédant son exécution, et il prie pour que l’ange du Seigneur le réveille d’un coup. Il fait écho à Augustin : Dieu nous a créés pour lui, et nous ne pouvons trouver le repos qu’en lui. Puis il presse une série de questions. Avez-vous retrouvé l’image de Dieu ? Christ est-il formé en vous ? Et surtout : « As-tu reçu le Saint-Esprit ? » Un chrétien, insiste Charles, est quelqu’un qui a reçu l’onction de l’Esprit. La vraie religion est « la vie de Dieu dans l’âme de l’homme » (expression empruntée à l’auteur écossais Henry Scougal), le ciel commencé sur la terre, la justice, la paix et la joie par le Saint-Esprit. Il rejette vivement ceux qui admettent l’« assistance » discrète de l’Esprit mais nient qu’un croyant puisse sentir ou connaître sa présence. Les prières mêmes de l’Église d’Angleterre demandent d’être remplis de l’Esprit. Le sermon s’achève sur la promesse du texte : « Christ t’éclairera. » Quiconque se réveille et se lève sera pardonné, justifié gratuitement par la foi, sanctifié par la foi et fait demeure de Dieu.The second part is an urgent summons. Charles compares the sleeper to Peter in Herod’s prison, chained between soldiers on the night before his execution, and prays that the angel of the Lord will strike him awake. He echoes Augustine: God created us for himself, so we cannot rest until we rest in him. Then he presses a series of questions. Have you recovered the image of God? Is Christ formed in you? Above all, “Hast thou received the Holy Ghost?” A Christian, Charles insists, is one anointed with the Spirit. True religion is “the life of God in the soul of man” (a phrase borrowed from the Scottish writer Henry Scougal), heaven begun on earth, righteousness, peace and joy in the Holy Spirit. He sharply rejects those who allow the Spirit’s quiet “assistance” but deny that a believer can feel or know his presence. The Church of England’s own prayers ask to be filled with the Spirit. The sermon ends with the promise of the text: “Christ shall give thee light.” Whoever wakes and rises will be forgiven, justified freely through faith, sanctified through faith, and made a dwelling place of God.

4.Le christianisme biblique commence dans une personne4.Scriptural Christianity Begins in a Person

Le sermon de John part d’Actes 4.31 : « ils furent tous remplis du Saint-Esprit ». Il laisse de côté la question des dons extraordinaires, comme la guérison, les miracles et les langues. Même dans l’Église primitive, remarque-t-il, Dieu les distribua « d’une main avare », peut-être à un sur mille. L’Esprit remplit tous les croyants dans un dessein plus grand : leur donner la pensée de Christ et le fruit de l’Esprit. Wesley considère alors le christianisme « non comme un ensemble d’opinions », mais en tant qu’il touche le cœur et la vie des gens. Il le suit en trois étapes : son commencement dans les individus, sa propagation de l’un à l’autre, et enfin son extension jusqu’à couvrir la terre. Chez l’individu, il commence lorsqu’un auditeur de Pierre a le cœur transpercé, se repent et croit. Il reçoit l’Esprit d’adoption et crie « Abba, Père ». Il a une paix qui chasse la crainte, même la crainte de la mort, et la joie du témoignage de l’Esprit. Il aime Dieu, et donc il aime toute personne, ses ennemis compris. Il devient humble, doux et véridique. Il persévère dans l’enseignement des apôtres, dans la fraction du pain et dans les prières, et il se dépense à faire le bien aux pauvres, aux malades et aux prisonniers.John’s sermon starts from Acts 4:31: “they were all filled with the Holy Ghost.” He sets aside the question of the extraordinary gifts, such as healing, miracles and tongues. Even in the early church, he notes, God gave them “with a sparing hand,” perhaps to one in a thousand. The Spirit filled all believers for a greater purpose: to give them the mind of Christ and the fruit of the Spirit. Wesley then looks at Christianity “not as it implies a set of opinions,” but as it touches people’s hearts and lives. He traces it in three stages: beginning in individuals, spreading from one to another, and finally covering the earth. In the individual, it starts when a hearer of Peter is cut to the heart, repents, and believes. He receives the Spirit of adoption and cries “Abba, Father.” He has peace that drives out fear, even the fear of death, and joy in the witness of the Spirit. He loves God, and therefore loves every person, including his enemies. He becomes humble, gentle and truthful. He continues in the apostles’ teaching, in the breaking of bread and in prayer, and he spends himself doing good to the poor, the sick and the prisoner.

5.Il se répand, il souffre, il couvre la terre5.Spreading, Suffering and Covering the Earth

De telles personnes ne peuvent mettre la lumière sous le boisseau. L’amour pour ceux pour qui Christ est mort les envoie avertir, inviter et encourager. Aux insouciants elles crient : « Réveille-toi, toi qui dors » ; aux réveillés elles parlent de Christ, notre Avocat ; et elles poussent les croyants vers la sainteté. Il en résulte à la fois croissance et opposition. Les amateurs de plaisir, les orgueilleux, les marchands dont les revenus sont menacés et, surtout, les gens d’une religion purement extérieure sont offensés. La persécution suit, mais les souffrances des fidèles parlent plus fort que leurs paroles. Bientôt, reconnaît Wesley, l’ivraie parut au milieu du blé, et l’Église se corrompit. Mais il ne finit pas dans la tristesse. S’appuyant sur Ésaïe et Romains 11, il décrit un « monde chrétien » à venir, où les guerres cessent, où l’oppression prend fin, où tous s’aiment comme frères et sœurs, et où la terre est remplie de la connaissance du Seigneur. Cette espérance, qu’on appelle parfois l’« optimisme de la grâce » de Wesley, traverse toute la tradition wesleyenne. La grâce de Dieu peut changer non seulement les cœurs, mais des communautés entières.Such people cannot keep the light under a bushel. Love for those for whom Christ died sends them out to warn, invite and encourage. To the careless they cry, “Awake, thou that sleepest”; to the awakened they speak of Christ, our Advocate; and they urge believers on toward holiness. The result is both growth and opposition. Pleasure-seekers, the proud, tradesmen whose income is threatened and, most of all, the people of merely outward religion are offended. Persecution follows, yet the sufferings of the faithful speak louder than their words. Soon, Wesley admits, the weeds appeared among the wheat, and the church became corrupt. But he does not end in gloom. Drawing on Isaiah and Romans 11, he describes a coming “Christian world” in which wars cease, oppression ends, all love as brothers and sisters, and the earth is full of the knowledge of the Lord. This hope, sometimes called Wesley’s “optimism of grace,” runs through the whole Wesleyan tradition. God’s grace can change not only hearts but whole communities.

6.L’application simple6.The Plain Application

Wesley fait alors de ce tableau un miroir. Où ce christianisme existe-t-il ? Quel pays est rempli du Saint-Esprit et ne laisse personne manquer de rien ? Il conclut que « nous n’avons encore jamais vu de pays chrétien sur la terre ». Puis il demande si Oxford elle-même est une ville chrétienne. Il prie ses auditeurs de remarquer qu’il ne soulève pas des « notions particulières », mais l’essentiel du christianisme commun. Il interroge tour à tour les magistrats ; les directeurs des collèges, chargés de former la jeunesse ; les membres des collèges, souvent accusés d’orgueil et d’inutilité ; le clergé, à qui il demande si quelque âme a été rendue à la vie par sa prédication ; et les étudiants, dont beaucoup ont juré des statuts qu’ils n’ont jamais lus, et qu’il appelle une génération de « frivoles ». Il s’inclut lui-même dans cette accusation. Enfin, il demande qui pourrait bien restaurer le christianisme biblique, et termine par une prière : « Seigneur, sauve-nous, nous périssons ! » L’Université entendit ce sermon comme une insulte. Wesley y voyait un acte d’amour.Then Wesley turns the picture into a mirror. Where does this Christianity exist? Which country is filled with the Holy Spirit and lets no one lack anything? He concludes that “we have never yet seen a Christian country upon earth.” Next he asks whether Oxford itself is a Christian city. He begs his hearers to notice that he is not raising “peculiar notions” but the basics of common Christianity. He questions in turn the magistrates; the heads of colleges, responsible for forming the young; the fellows, often accused of pride and uselessness; the clergy, asking whether any souls have been brought to life through their preaching; and the students, many of whom swore to statutes they never read, and whom he calls a generation of “triflers.” He includes himself in that charge. Finally he asks who could possibly restore Scriptural Christianity, and ends with a prayer: “Lord, save or we perish!” The University heard the sermon as an insult. Wesley believed it was an act of love.

7.Ce qu’un pasteur wesleyen en retient aujourd’hui7.What a Wesleyan Pastor Takes from It Today

Ces sermons appartiennent à un moment précis, mais leurs questions voyagent bien. Les Églises méthodistes, nazaréennes, wesleyennes et méthodistes libres d’Amérique latine et d’Afrique servent souvent là où presque tout le monde est baptisé et où beaucoup ne sont chrétiens que de nom. Dans ce contexte, le portrait que Charles fait du dormeur respectable reste d’une exactitude douloureuse. Un pasteur peut tirer plusieurs leçons de ces pages. Premièrement, prêchez pour réveiller, pas seulement pour informer ; les gens ont besoin de voir leur véritable condition. Deuxièmement, ne confondez jamais la religion avec la nouvelle naissance. La présence au culte, l’orthodoxie et les bonnes œuvres ne sont pas la vie de Dieu dans l’âme. Troisièmement, gardez l’attention sur le fruit de l’Esprit plutôt que sur les dons extraordinaires. Wesley n’a ni nié les dons ni fait d’eux le critère du chrétien. Quatrièmement, appliquez l’Évangile à toute la communauté, y compris aux dirigeants, aux enseignants et au clergé, et commencez par vous-même. D’autres chrétiens émettent de justes réserves. Beaucoup d’anglicans du temps de Wesley, et depuis lors bien des croyants réformés, ont averti qu’insister sur l’expérience ressentie peut mener à l’orgueil, ou au doute chez ceux qui ressentent peu. Wesley a pris cela au sérieux, comme le montrera la Lecture 5, tout en maintenant que l’Esprit peut être connu.These sermons belong to a moment, but their questions travel well. Methodist, Nazarene, Wesleyan and Free Methodist churches across Latin America and Africa often minister in places where nearly everyone is baptized and many are only nominally Christian. In that setting Charles’s picture of the respectable sleeper is still painfully accurate. A pastor can take several lessons from these pages. First, preach for awakening, not only for information; people need to see their true condition. Second, never confuse religion with the new birth. Attendance, orthodoxy and good works are not the same as the life of God in the soul. Third, keep the focus on the fruit of the Spirit rather than on extraordinary gifts. Wesley neither denied the gifts nor made them the test of a Christian. Fourth, apply the gospel to the whole community, including leaders, teachers and clergy, and begin with yourself. Other Christians raise fair cautions. Many Anglicans of Wesley’s day, and Reformed believers since, have warned that emphasizing felt experience can lead to pride or to doubt in those who feel little. Wesley took this seriously, as Reading 5 will show, while still insisting that the Spirit can be known.

8.Le prendre à cœur8.Taking It to Heart

Pour réfléchir. Charles Wesley dit que ceux qui dorment le plus profondément sont souvent des membres respectables de l’Église. Où pourriez-vous, vous ou votre assemblée, avoir l’apparence de la piété sans sa force ? Pouvez-vous répondre à sa question : « As-tu reçu le Saint-Esprit ? » Et si John Wesley venait prêcher dans votre ville, quelles questions poserait-il à ses autorités, à ses enseignants et à ses pasteurs ? For reflection. Charles Wesley says the deepest sleepers are often respectable church members. Where might you, or your congregation, have the form of godliness without its power? Can you answer his question, “Hast thou received the Holy Ghost?” And if John Wesley came to preach in your town, what questions would he put to its leaders, its teachers and its pastors?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala des Sermons III et IV, « Réveille-toi, toi qui dors » (de Charles Wesley) et « Le christianisme biblique » (de John Wesley), dans The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol : William Pine, 1771). L’original est dans le domaine public : John Wesley est mort en 1791, Charles en 1788, et cette édition fut imprimée en 1771. Les brèves expressions citées ici ne sont données que pour l’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes historiques sur la prédication en plein air, les sermons universitaires de 1742 et 1744 et les Églises ultérieures proviennent d’histoires reconnues du méthodisme.Source. A Chapala Theological Seminary digest of Sermons III and IV, “Awake, Thou That Sleepest” (by Charles Wesley) and “Scriptural Christianity” (by John Wesley), in The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol: William Pine, 1771). The original is in the public domain: John Wesley died in 1791, Charles in 1788, and this edition was printed in 1771. The short phrases quoted here are given only for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; historical notes on field preaching, the 1742 and 1744 University sermons and the later churches are drawn from standard histories of Methodism.

Lire les affirmations avec soin. Le texte de travail du STC suit la transcription du Project Gutenberg (livre numérique 59743) de l’édition Pine de 1771. Dans cette édition, le Sermon III ne porte pas de titre imprimé ; le STC utilise le titre sous lequel il est généralement connu. Sa rédaction et la numérotation des sermons diffèrent par endroits de l’édition de Thomas Jackson de 1872 ; la comparaison avec un scan du volume imprimé reste à faire. Ce qui est dit des Églises ultérieures décrit leur histoire en termes généraux et ne constitue pas une position officielle de ces Églises.Reading claims carefully. The CTS working text follows the Project Gutenberg transcription (ebook 59743) of the 1771 Pine edition. In that edition Sermon III has no printed title; CTS uses the title by which it is generally known. Its wording and sermon numbering differ in places from the 1872 Thomas Jackson edition; comparison with a scan of the printed volume is still pending. Statements about later churches describe their history in general terms and are not official positions of those churches.

Lecture 3 · La justification par la foiReading 3 · Justification by Faith

Dieu justifie l’impieGod Justifies the Ungodly

L’enseignement le plus clair de Wesley sur la justification : non pas être rendu juste, mais le pardon des péchés, que Dieu accorde à l’impie à la seule condition de la foi. Il oppose l’alliance des œuvres, « Fais cela et tu vivras », à l’alliance de grâce, « Crois et tu vivras », et presse ceux qui cherchent de ne pas attendre de se sentir assez bons.Wesley’s clearest teaching on justification: not being made righteous, but pardon, the forgiveness of sins, which God gives to the ungodly on the one condition of faith. He contrasts the covenant of works, “Do this and live,” with the covenant of grace, “Believe and live,” and urges seekers not to wait until they feel good enough.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Dieu justifie l’impie : La justification par la foi et La justice de la foiGod Justifies the Ungodly: Justification by Faith and The Righteousness of Faith

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala sur les deux sermons les plus soigneux de Wesley au sujet de la justification : ce qu’elle est et ce qu’elle n’est pas, qui Dieu justifie, l’unique condition à laquelle il le fait, et la différence entre « Fais cela et tu vivras » et « Crois et tu vivras »A Chapala Theological Seminary reading on Wesley’s two most careful sermons on justification: what it is and is not, whom God justifies, the one condition on which he does it, and the difference between “Do this and live” and “Believe and live”

Un résumé du STC de John Wesley, Sermon V, « La justification par la foi » (Romains 4.5), et Sermon VI, « La justice de la foi » (Romains 10.5–8), dans The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol : William Pine, 1771). L’original est dans le domaine public ; les brèves citations ci-dessous en sont traduites.A CTS digest of John Wesley, Sermon V, “Justification by Faith” (Romans 4:5), and Sermon VI, “The Righteousness of Faith” (Romans 10:5–8), in The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol: William Pine, 1771). The original is in the public domain; the short quotations below are from it.

  • Sermons V–VISermons V–VI
  • Source primairePrimary source
  • Publiés en 1746Published 1746
  • John WesleyJohn Wesley
Un mot avant de lire. Dans ces sermons, Wesley l’évangéliste devient Wesley l’enseignant. Il définit ses termes, répond aux objections et présente même un syllogisme, un raisonnement en trois temps. Ne laissez pas ce style soigné vous cacher la chaleur qui se trouve dessous. Les deux sermons se terminent en se tournant vers le lecteur avec une invitation : venez à Dieu tel que vous êtes, et croyez. A word before you read. In these sermons Wesley the evangelist becomes Wesley the teacher. He defines his terms, answers objections and even sets out a syllogism, an argument in three steps. Do not let the careful style hide the warmth underneath. Both sermons end by turning to the reader with an invitation: come to God just as you are, and believe.

1.La question sur laquelle repose toute espérance1.The Question on Which All Hope Rests

« Comment un pécheur peut être justifié devant Dieu », dit Wesley, est le fondement de toute notre espérance. Tant que nous sommes ennemis de Dieu, il ne peut y avoir ni vraie paix ni joie solide. Pourtant, peu de questions ont été aussi embrouillées. Wesley écrivit ces sermons pour le premier volume de ses Sermons sur divers sujets (1746). Dans la préface, il disait vouloir donner « une vérité simple pour des gens simples », en évitant l’étalage savant afin que paysans, mineurs et domestiques puissent le suivre. Ces sermons devinrent le cœur des « Sermons normatifs » méthodistes. En 1763, l’Acte modèle de Wesley exigea de tout prédicateur d’une chapelle méthodiste qu’il n’enseigne rien de contraire à ces sermons ni à ses Notes sur le Nouveau Testament. Lorsque le méthodisme américain s’organisa, il protégea en 1808 ses « normes doctrinales établies » par une règle que l’Église ne peut modifier facilement. Beaucoup d’Églises méthodistes d’Amérique latine et d’Afrique ont reçu ces normes par les missionnaires, et les écoles nazaréennes et wesleyennes les enseignent encore comme des expressions classiques de leur héritage. Autrement dit, ce que Wesley dit ici de la justification n’est pas l’opinion d’un seul homme. C’est la doctrine que des Églises entières ont promis de prêcher.“How a sinner may be justified before God” is, Wesley says, the foundation of all our hope. As long as we are at enmity with God, there can be no true peace or solid joy. Yet few questions have been so confused. Wesley wrote these sermons for the first volume of his Sermons on Several Occasions (1746). In its preface he said he wanted to give “plain truth for plain people,” avoiding learned display so that farmers, miners and servants could follow. These sermons became the core of the Methodist “Standard Sermons.” In 1763 Wesley’s Model Deed required every preacher in a Methodist chapel to teach nothing contrary to them and to his Notes on the New Testament. When American Methodism organized itself, it protected its “established standards of doctrine” in 1808 by a rule that the church cannot easily change. Many Methodist churches in Latin America and Africa received these standards through missionaries, and Nazarene and Wesleyan schools still teach them as classic statements of their heritage. In other words, what Wesley says about justification here is not one man’s opinion. It is the doctrine that whole churches promised to preach.

2.Le fondement général : deux représentants2.The General Ground: Two Representatives

Wesley commence par la grande histoire. Dieu a fait l’humanité à son image : sainte, aimante et heureuse en lui. À cette créature droite, il donna une loi parfaite, la loi d’amour écrite dans le cœur, avec un seul commandement au sujet de l’arbre. Adam désobéit, et ce jour-là il mourut spirituellement, séparé de Dieu, et devint mortel. Parce qu’Adam était « le père commun et le représentant de nous tous », sa chute apporta le péché et la condamnation à toute la race. Puis, à la plénitude des temps, Dieu donna son Fils comme « un autre chef commun de l’humanité », un second Adam. Christ porta nos péchés sur le bois et offrit, selon les mots du Livre de la prière commune, un « sacrifice plein, parfait et suffisant » pour les péchés du monde entier. C’est pourquoi Dieu a donné à tous une nouvelle alliance. Sa condition simple, « qu’il nous rend lui-même capables de remplir », est la foi. Remarquez deux accents wesleyens déjà présents. Christ est mort pour tous, et non pour quelques-uns seulement. Et même la condition de la foi est rendue possible par la grâce. C’est ici que Wesley se sépare de l’enseignement réformé sur l’expiation limitée, tout en partageant sa conviction que le salut est entièrement l’œuvre de Dieu.Wesley begins with the big story. God made humanity in his image: holy, loving, and happy in him. To this upright creature he gave a perfect law, the law of love written on the heart, together with one command about the tree. Adam disobeyed, and in that day he died spiritually, separated from God, and became mortal. Because Adam was “the common father and representative of us all,” his fall brought sin and condemnation to the whole race. Then, in the fullness of time, God gave his Son as “another common head of mankind,” a second Adam. Christ bore our sins on the tree and made, in the words of the Prayer Book, a “full, perfect and sufficient sacrifice” for the sins of the whole world. Because of this, God has given all people a new covenant. Its plain condition, “which himself also enables us to perform,” is faith. Notice two Wesleyan emphases already present. Christ died for all, not only for some. And even the condition of faith is made possible by grace. This is where Wesley parts company with Reformed teaching on limited atonement, while sharing its belief that salvation is entirely God’s work.

3.Ce qu’est la justification, et qui Dieu justifie3.What Justification Is, and Whom God Justifies

Wesley dit d’abord ce que la justification n’est pas. Elle n’est pas le fait d’être rendu réellement juste ; c’est là la sanctification, qui en découle comme son fruit. Selon un contraste célèbre, la justification est ce que Dieu « fait pour nous » par son Fils ; la sanctification est ce qu’il « opère en nous » par son Esprit. La justification ne signifie pas non plus que Dieu soit trompé, qu’il nous croie meilleurs que nous ne sommes, ou qu’il nous « confonde » avec Christ. Qu’est-elle donc ? « La notion biblique simple de la justification est le pardon, la rémission des péchés. » À cause du sang expiatoire de Christ, Dieu remet nos péchés passés, ne nous les impute plus, et dès ce moment nous aime et nous bénit comme si nous n’avions jamais péché. Et qui Dieu justifie-t-il ? La réponse de Paul est saisissante : « l’impie ». Seuls les pécheurs ont besoin de pardon. Ceux qui disent qu’il faut être saint avant d’être justifié renversent l’ordre, car cela voudrait dire que Christ n’ôte que des péchés déjà ôtés. Wesley ajoute, suivant l’Article XIII de l’Église d’Angleterre, que les œuvres faites avant la justification, si utiles qu’elles soient aux autres, ne sont pas vraiment bonnes aux yeux de Dieu, parce qu’elles ne procèdent pas de l’amour pour Dieu comme Père. Il présente même cela sous la forme d’un raisonnement en trois temps. Il ne s’agit pas de mépriser la bonté, mais de montrer que nous n’apportons à Dieu rien qui vienne de nous.Wesley first says what justification is not. It is not being made actually righteous; that is sanctification, which follows as its fruit. In a famous contrast, justification is what God “does for us” through his Son; sanctification is what he “works in us” by his Spirit. Nor does justification mean that God is deceived, that he thinks us better than we are, or that he “confounds” us with Christ. What, then, is it? “The plain scriptural notion of justification is pardon, the forgiveness of sins.” For the sake of Christ’s atoning blood, God remits our past sins, will not hold them against us, and from that moment loves and blesses us as if we had never sinned. And whom does God justify? Paul’s answer is startling: “the ungodly.” Only sinners need pardon. Those who say we must be holy before we can be justified have the order backwards, for that would mean Christ takes away only sins already taken away. Wesley adds, following Article XIII of the Church of England, that works done before justification, however useful to others, are not truly good in God’s sight, because they do not spring from love to God as Father. He even sets this out as a three-step argument. The point is not to despise kindness, but to show that we bring God nothing of our own.

4.À quelle condition ? La foi seule4.On What Terms? Faith Alone

À quelle condition l’impie est-il justifié ? À une seule : la foi. La foi en général est une « évidence » ou conviction divine des choses qu’on ne voit pas ; Wesley emploie le mot grec de Paul, elenchos. La foi justifiante y ajoute « une ferme assurance et confiance » que Christ est mort pour mes péchés et qu’il m’a aimé. Wesley cite les Homélies mêmes de l’Église d’Angleterre pour montrer que ce n’est pas un enseignement nouveau. La foi est la condition nécessaire, car sans elle personne n’est justifié, quoi qu’il possède par ailleurs. Elle est aussi la seule condition nécessaire, car celui qui l’a est justifié, quoi qu’il lui manque par ailleurs. Imaginez un pécheur, sans secours et sans espoir, qui se jette entièrement sur la miséricorde de Dieu en Christ (ce qu’il ne peut faire que par la grâce). Qui pourrait douter qu’il soit pardonné en cet instant ? Pourquoi Dieu a-t-il choisi la foi ? Wesley ne prétend pas questionner Dieu, mais il suggère une raison : « cacher l’orgueil à l’homme ». L’orgueil a perdu les anges et Adam ; la foi n’apporte rien et ne plaide rien, sinon Christ. Il ajoute une belle formule : quel que soit le bien qu’un croyant possède après avoir cru pour la première fois, la foi ne le trouve pas, elle l’apporte. D’abord l’arbre est rendu bon, puis le fruit.On what condition is the ungodly person justified? On one alone: faith. Faith in general is a divine “evidence” or conviction of things not seen; Wesley uses Paul’s Greek word elenchos. Justifying faith adds “a sure trust and confidence” that Christ died for my sins and loved me. Wesley quotes the Church of England’s own Homilies to show that this is not a new teaching. Faith is the necessary condition, because without it no one is justified, whatever else he has. It is also the only necessary condition, because whoever has it is justified, whatever else he lacks. Picture a sinner, helpless and hopeless, who casts himself wholly on God’s mercy in Christ (which he can do only by grace). Who could doubt he is forgiven in that moment? Why did God choose faith? Wesley does not presume to question God, but suggests one reason: to “hide pride from man.” Pride ruined angels and Adam; faith brings nothing and pleads nothing but Christ. He adds a lovely line: whatever good a believer has after he first believes, faith does not find it but brings it. First the tree is made good, then the fruit.

5.Deux alliances : « Fais cela et tu vivras » et « Crois et tu vivras »5.Two Covenants: “Do This and Live” and “Believe and Live”

Le Sermon VI explique Romains 10. Paul n’oppose pas Moïse à Christ, puisqu’il cite Moïse pour les deux parties de son raisonnement. Il met en contraste deux alliances. L’alliance des œuvres ne fut pas donnée à Moïse, mais à Adam au paradis. Ses termes étaient « Fais cela et tu vivras » : une obéissance parfaite, intérieure et extérieure, parfaite en degré et jamais interrompue. L’alliance de grâce, que Dieu a offerte à toutes les époques, depuis la première promesse après la chute jusqu’à l’Évangile, dit « Crois et tu vivras ». La première supposait une personne déjà sainte et heureuse, et lui disait comment le rester. La seconde s’adresse à quelqu’un d’impie et de malheureux, sous la colère de Dieu, et lui dit comment recouvrer ce qu’il a perdu : la faveur et l’image de Dieu, « la perle qu’il a perdue ». La première exigeait que nous payions le prix nous-mêmes ; dans la seconde, Dieu pardonne gratuitement parce que Christ l’a payé. La première demande ce qui est loin ; la seconde offre ce qui est proche, « dans ta bouche et dans ton cœur ». Il est donc insensé de chercher la vie par notre propre justice, puisqu’une seule transgression de la loi met fin à cet espoir. Il est sage d’accepter la voie de Dieu, parce qu’elle dit la vérité sur notre condition, parce que Dieu l’a choisie et parce qu’elle conduit à la meilleure fin, le bonheur en Dieu.Sermon VI explains Romans 10. Paul is not setting Moses against Christ, since he quotes Moses for both parts of his argument. He is contrasting two covenants. The covenant of works was given not to Moses but to Adam in paradise. Its terms were “Do this and live”: perfect obedience, inward and outward, perfect in degree and never interrupted. The covenant of grace, which God has offered in every age from the first promise after the fall to the gospel, says “Believe and live.” The first assumed a person already holy and happy, and told him how to stay so. The second addresses someone unholy and unhappy, under God’s wrath, and tells him how to recover what he has lost: the favour and image of God, “the pearl he has lost.” The first required us to pay the price ourselves; in the second, God freely forgives because Christ has paid it. The first asks what is far away; the second offers what is near, “in thy mouth and in thy heart.” It is therefore foolish to seek life by our own righteousness, since one breach of the law ends that hope. It is wisdom to accept God’s way, because it tells the truth about our condition, because God has chosen it, and because it leads to the best end, happiness in God.

6.« Crois d’abord » : inutile d’attendre d’être assez bon6.“First Believe”: No Waiting to Be Good Enough

Wesley conclut par un conseil pastoral plein de tendresse pour les chercheurs qui ne cessent de remettre la foi à plus tard. Ne dites pas : « Je dois d’abord vaincre tout péché, aller davantage à l’église, prier davantage. » C’est encore vouloir bâtir sur votre propre justice. « Non, mais crois d’abord. » Ne dites pas : « Je ne suis pas assez bon. » Personne ne l’a jamais été, et vous êtes déjà assez mauvais pour avoir besoin d’un Sauveur. Ne dites pas : « Je ne suis pas assez contrit. » Peut-être Dieu vous rendra-t-il plus contrit non pas avant que vous croyiez, mais en croyant ; celui à qui l’on pardonne beaucoup aime beaucoup. Ne dites pas : « Je dois d’abord faire quelque chose de plus », et n’attendez pas une plus grande sincérité pour vous rendre digne. Wesley cite des vers de cantique, « Ô Agneau de Dieu, y eut-il jamais douleur, y eut-il jamais amour pareil au tien ? », et exhorte le lecteur à regarder Christ jusqu’à ce que son amour brise le cœur endurci. Le sermon s’achève sur une invitation à venir « tel que tu es », mots qu’un cantique ultérieur, « Tel que je suis » de Charlotte Elliott (1835), rendrait familiers à des millions de personnes. Dans la prédication wesleyenne, la repentance et les bonnes œuvres comptent beaucoup, mais elles ne sont jamais un péage à acquitter avant de pouvoir venir à Christ.Wesley closes with tender pastoral advice to seekers who keep postponing faith. Do not say, “I must first conquer every sin, go to church more, pray more.” That is still trying to build on your own righteousness. “Nay, but first believe.” Do not say, “I am not good enough.” Nobody ever was, and you are already bad enough to need a Saviour. Do not say, “I am not contrite enough.” Perhaps God will make you more contrite not before you believe, but by believing; those who are forgiven much love much. Do not say, “I must do something more first,” or wait for greater sincerity to make yourself worthy. Wesley quotes a line of hymn verse, “O Lamb of God, was ever pain, was ever love like thine!” and urges the reader to look at Christ until Christ’s love breaks the hard heart. The sermon ends with an invitation to come “just as thou art,” words that a later hymn, Charlotte Elliott’s “Just as I am” (1835), would make familiar to millions. In Wesleyan preaching, repentance and good works matter greatly, but they are never a toll we must pay before we may come to Christ.

7.Ce qu’un pasteur wesleyen en retient aujourd’hui7.What a Wesleyan Pastor Takes from It Today

Tout pasteur rencontre des gens qui pensent devoir remettre de l’ordre dans leur vie avant que Dieu les accepte, et d’autres qui pensent que leurs bonnes œuvres leur ont déjà gagné le ciel. Ces sermons répondent aux uns et aux autres. Un pasteur wesleyen peut en retenir plusieurs leçons. Premièrement, gardez la justification et la sanctification distinctes mais unies : Dieu pardonne d’abord, puis il renouvelle. Deuxièmement, prêchez à l’impie en tant qu’impie. L’Évangile est pour les pécheurs, non pour ceux qui sont déjà bons. Troisièmement, appelez à la foi maintenant, et non plus tard. Quatrièmement, présentez la croix comme offerte pour tous, afin qu’aucun auditeur ne se demande si Christ est mort pour lui. Il est juste de signaler où d’autres divergent. Les théologiens réformés et luthériens décrivent d’ordinaire la justification à la fois comme pardon et comme imputation, c’est-à-dire l’attribution au croyant de la justice même de Christ. Ici, Wesley se méfiait d’un langage qui semblait faire « penser » à Dieu que nous sommes justes alors que nous ne le sommes pas, craignant qu’il serve d’excuse à une vie négligente. Dans un sermon plus tardif, « Le Seigneur notre justice » (1765), il accepta l’imputation de la justice de Christ dans un sens soigneusement défini, tout en continuant de mettre en garde contre son mauvais usage. Les chrétiens réformés soutiennent en outre que la foi n’est donnée qu’aux élus, tandis que les wesleyens croient que la grâce rend tout auditeur capable de répondre. Les deux traditions s’accordent sur le point décisif : Dieu justifie l’impie par grâce, par la foi, à cause de Christ seul.Every pastor meets people who think they must clean up their lives before God will accept them, and others who think their good works have already earned heaven. These sermons answer both. A Wesleyan pastor can take away several lessons. First, keep justification and sanctification distinct but together: God forgives first and then makes new. Second, preach to the ungodly as ungodly. The gospel is for sinners, not for the already good. Third, call for faith now, not later. Fourth, present the cross as being for all, so that no hearer wonders whether Christ died for him. It is fair to note where others differ. Reformed and Lutheran theologians usually describe justification as both pardon and the imputation, or crediting, of Christ’s own righteousness to the believer. Wesley here was wary of language that seemed to make God “think” us righteous when we are not, fearing it could excuse careless living. In a later sermon, “The Lord Our Righteousness” (1765), he accepted the imputation of Christ’s righteousness in a careful sense, while still warning against misuse. Reformed Christians also hold that faith is given only to the elect, while Wesleyans believe grace enables every hearer to respond. Both traditions agree on the decisive point: God justifies the ungodly by grace through faith, for Christ’s sake alone.

8.Le prendre à cœur8.Taking It to Heart

Pour réfléchir. Avez-vous déjà pensé devoir devenir assez bon avant que Dieu vous accepte ? Laquelle des excuses que cite Wesley (« pas assez bon », « pas assez contrit », « d’abord quelque chose de plus ») entendez-vous le plus souvent dans votre ministère ? Comment expliqueriez-vous, en mots simples à une personne simple, la différence entre ce que Dieu fait pour nous et ce qu’il opère en nous ? Et quand avez-vous invité pour la dernière fois quelqu’un à simplement croire, tel qu’il est ? For reflection. Have you ever thought you had to become good enough before God would accept you? Which of Wesley’s excuses (“not good enough,” “not contrite enough,” “something more first”) do you hear most often in your ministry? How would you explain, in plain words to a plain person, the difference between what God does for us and what he works in us? And when did you last invite someone simply to believe, just as they are?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala de John Wesley, Sermons V et VI, « La justification par la foi » et « La justice de la foi », dans The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol : William Pine, 1771). L’original est dans le domaine public : Wesley est mort en 1791, et cette édition fut imprimée en 1771. Les brèves expressions citées ici ne sont données que pour l’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes sur les Sermons sur divers sujets de 1746, l’Acte modèle, la règle de 1808 et les débats ultérieurs sur l’imputation proviennent d’histoires reconnues du méthodisme.Source. A Chapala Theological Seminary digest of John Wesley, Sermons V and VI, “Justification by Faith” and “The Righteousness of Faith,” in The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol: William Pine, 1771). The original is in the public domain: Wesley died in 1791, and this edition was printed in 1771. The short phrases quoted here are given only for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; notes on the 1746 Sermons on Several Occasions, the Model Deed, the 1808 rule and later debates on imputation are drawn from standard histories of Methodism.

Lire les affirmations avec soin. Le texte de travail du STC suit la transcription du Project Gutenberg (livre numérique 59743) de l’édition Pine de 1771. Sa rédaction et la numérotation des sermons diffèrent par endroits de l’édition de Thomas Jackson de 1872 ; la comparaison avec un scan du volume imprimé reste à faire. Ce qui est dit des Églises ultérieures décrit leur histoire en termes généraux et ne constitue pas une position officielle de ces Églises.Reading claims carefully. The CTS working text follows the Project Gutenberg transcription (ebook 59743) of the 1771 Pine edition. Its wording and sermon numbering differ in places from the 1872 Thomas Jackson edition; comparison with a scan of the printed volume is still pending. Statements about later churches describe their history in general terms and are not official positions of those churches.

Lecture 4 · Le Royaume et les prémicesReading 4 · The Kingdom and the First Fruits

Justice, paix et joieRighteousness, Peace and Joy

La vraie religion n’est ni formes, ni actes extérieurs, ni opinions justes, mais justice, paix et joie par le Saint-Esprit, où l’on entre par la repentance et la foi. Wesley explique ensuite pourquoi il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ : ni pour les péchés passés, ni pour le péché intérieur qui demeure, ni pour les infirmités, et il pèse avec soin pastoral les péchés de surprise.True religion is not forms, outward deeds or right opinions, but righteousness, peace and joy in the Holy Spirit, entered by repentance and faith. Wesley then explains why there is no condemnation for those in Christ: not for past sins, remaining inward sin, infirmities or things they cannot help, while weighing sins of surprise with pastoral care.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Justice, paix et joie : Le chemin du Royaume et Les prémices de l’EspritRighteousness, Peace and Joy: The Way to the Kingdom and The First-Fruits of the Spirit

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala sur la vraie religion comme règne de Dieu dans le cœur, le chemin pour y entrer par la repentance et la foi, et la consolation attentive que Wesley donne aux croyants qui sentent encore le péché en euxA Chapala Theological Seminary reading on true religion as the reign of God in the heart, the way into it through repentance and faith, and the careful comfort Wesley gives to believers who still feel sin within

Un résumé du STC de John Wesley, Sermon VII, « Le chemin du Royaume » (Marc 1.15), et Sermon VIII, « Les prémices de l’Esprit » (Romains 8.1), dans The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol : William Pine, 1771). L’original est dans le domaine public ; les brèves citations ci-dessous en sont traduites.A CTS digest of John Wesley, Sermon VII, “The Way to the Kingdom” (Mark 1:15), and Sermon VIII, “The First-Fruits of the Spirit” (Romans 8:1), in The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol: William Pine, 1771). The original is in the public domain; the short quotations below are from it.

  • Sermons VII–VIIISermons VII–VIII
  • Source primairePrimary source
  • Années 17401740s
  • John WesleyJohn Wesley
Un mot avant de lire. Le premier sermon est celui d’un évangéliste : il dit à ceux qui cherchent ce qu’est la vraie religion et comment y entrer. Le second est celui d’un pasteur : il apprend aux croyants à comprendre leurs chutes sans excuser le péché et sans perdre courage. Ensemble, ils montrent l’équilibre qui marque l’enseignement wesleyen sur le salut : de grandes espérances quant à ce que la grâce peut faire, jointes à un soin plein de tendresse pour les croyants faibles. A word before you read. The first sermon is an evangelist’s sermon: it tells seekers what true religion is and how to enter it. The second is a pastor’s sermon: it tells believers how to understand their failures without either excusing sin or losing heart. Together they show the balance that marks Wesleyan teaching on salvation: high hopes for what grace can do, joined to tender care for weak believers.

1.Des sermons pour les champs et pour la société1.Sermons for the Field and for the Society

Pendant les années 1740, Wesley prêchait presque chaque jour, souvent en plein air et souvent plusieurs fois par jour, parcourant à cheval des milliers de kilomètres chaque année. Les paroles de Jésus en Marc 1.15, « Le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle », comptaient parmi ses textes préférés pour des foules qui connaissaient peu la foi. Ceux qui répondaient n’étaient pas laissés seuls. Ils entraient dans une société méthodiste et se réunissaient chaque semaine dans une classe d’une douzaine de personnes, où un responsable demandait à chacun comment prospérait son âme. Dans ces classes, Wesley rencontra beaucoup de croyants sincères, troublés par le péché qu’ils trouvaient encore en eux. « Les prémices de l’Esprit » fut écrit pour eux. Les deux sermons appartiennent au premier volume des Sermons sur divers sujets (1746), et tous deux font partie des Sermons normatifs, que l’Acte modèle de Wesley de 1763 obligeait les prédicateurs méthodistes à suivre. Lus ensemble, ils montrent Wesley passant des champs, où le Royaume est annoncé, à la réunion de classe, où les croyants apprennent à y marcher.During the 1740s Wesley preached almost every day, often outdoors and often several times a day, riding thousands of miles on horseback each year. Jesus’ words in Mark 1:15, “The kingdom of God is at hand: repent ye, and believe the gospel,” were among his favourite texts for crowds who knew little of the faith. Those who responded were not left alone. They joined a Methodist society and met weekly in a class of about twelve, where a leader asked each one how his or her soul was prospering. In those classes Wesley met many sincere believers troubled by the sin they still found inside themselves. “The First-Fruits of the Spirit” was written for them. Both sermons belong to the first volume of Sermons on Several Occasions (1746), and both are part of the Standard Sermons, which Methodist preachers were bound by Wesley’s 1763 Model Deed to follow. Read together, they show Wesley moving from the open field, where the kingdom is announced, to the class meeting, where believers learn to walk in it.

2.La vraie religion : ni formes, ni actes, ni opinions2.True Religion: Not Forms, Not Deeds, Not Opinions

Wesley définit la vraie religion par les paroles de Paul en Romains 14.17 : « Le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. » Il écarte d’abord trois erreurs. La vraie religion ne consiste pas en formes extérieures ni en cérémonies, même bonnes. Ce sont des aides utiles « à leur place », mais elles n’ont pas de valeur en elles-mêmes. Elle ne consiste pas non plus en actions extérieures. Deux personnes peuvent nourrir l’affamé, l’une par amour de Dieu et l’autre par amour de la louange ; seule la première est vraiment religieuse. Plus frappant encore, elle ne consiste pas dans l’orthodoxie, ou les opinions justes. Une personne peut accepter les trois credo et défendre chaque doctrine, dit Wesley, et être presque aussi orthodoxe que le diable, tout en restant étrangère à la religion du cœur. Ce n’est pas un rejet de la doctrine ; Wesley tenait profondément à la vérité. C’est un avertissement : des idées justes dans l’esprit ne sont pas la même chose qu’un cœur renouvelé par Dieu. La religion vit dans « l’homme caché du cœur ».Wesley defines true religion with Paul’s words in Romans 14:17: “The kingdom of God is not meat and drink; but righteousness, and peace, and joy in the Holy Ghost.” First he clears away three mistakes. True religion does not consist in outward forms or ceremonies, even good ones. They are useful helps “in their place,” but they have no worth in themselves. Nor does it consist in outward actions. Two people may both feed the hungry, one from love of God and the other from love of praise; only the first is truly religious. Most strikingly, it does not consist in orthodoxy, or right opinions. A person may accept all three creeds and defend every doctrine, Wesley says, and be almost as orthodox as the devil, while remaining a stranger to the religion of the heart. This is not a rejection of doctrine; Wesley cared deeply about truth. It is a warning that correct ideas in the mind are not the same as a heart renewed by God. Religion lives in “the hidden man of the heart.”

3.Justice, paix et joie par le Saint-Esprit3.Righteousness, Peace and Joy in the Holy Ghost

Qu’est-ce donc que la vraie religion ? D’abord la justice, que Wesley définit par les deux grands commandements. Nous aimons Dieu de tout notre cœur, trouvant en lui tout notre bonheur, et nous aimons notre prochain comme nous-mêmes. Wesley explique que le « prochain » désigne tout être humain, y compris les inconnus, les ingrats et nos persécuteurs. Cet amour est « l’accomplissement de la loi » et la source de toute bonté intérieure et extérieure. Ensuite, la paix : la paix de Dieu, que le monde ne peut ni donner ni ôter. Elle chasse le doute, parce que l’Esprit rend témoignage que nous sommes enfants de Dieu, et elle chasse la crainte qui tourmente, même la crainte de la mort. Enfin, la joie par le Saint-Esprit : une allégresse calme et humble en Dieu pour la réconciliation reçue, et l’espérance de la gloire à venir. Wesley appelle cela « la sainteté et le bonheur unis en un ». On l’appelle royaume de Dieu parce qu’il est le fruit du règne de Dieu dans l’âme, et royaume des cieux parce qu’il est, dans une certaine mesure, « le ciel ouvert dans l’âme ». Il cite le cantique de son frère : la gloire a commencé sur la terre. Et ce Royaume est « proche ». Partout où l’Évangile est prêché, chacun peut y entrer à l’heure même.What, then, is true religion? First, righteousness, which Wesley defines by the two great commandments. We love God with all our heart, finding all our happiness in him, and we love our neighbour as ourselves. Wesley explains that “neighbour” means every human being, including strangers, the ungrateful and our persecutors. This love is “the fulfilling of the law” and the source of all inward and outward goodness. Second, peace: the peace of God that the world cannot give or take away. It removes doubt, because the Spirit bears witness that we are God’s children, and it removes tormenting fear, even the fear of death. Third, joy in the Holy Spirit: a calm, humble rejoicing in God for the reconciliation we have received, and hope of the glory to come. Wesley calls this “holiness and happiness joined in one.” It is called the kingdom of God because it is the fruit of God reigning in the soul, and the kingdom of heaven because it is, in a degree, “heaven opened in the soul.” He quotes his brother’s hymn: glory is on earth begun. And this kingdom is “at hand.” Wherever the gospel is preached, anyone may enter it this very hour.

4.Le chemin d’entrée : se repentir et croire4.The Way In: Repent and Believe

Le chemin du Royaume comporte deux étapes. La première est la repentance, que Wesley définit simplement : « connaissez-vous vous-mêmes ». Cette première repentance, qui précède la foi, est la conviction, ou la connaissance de soi. Elle consiste à voir que toute notre nature est corrompue : l’intelligence obscurcie, la volonté détournée de Dieu, les affections dispersées sur toute la terre. De cette racine poussent l’incrédulité, l’orgueil, la colère et toute parole et œuvre mauvaises. Elle consiste à reconnaître que le salaire du péché, c’est la mort, que nous ne pouvons rien faire pour expier un seul péché, et que nous ne pouvons pas plus changer notre propre cœur que ressusciter les morts. On accuse parfois les wesleyens d’avoir une trop bonne opinion de la nature humaine. Ces pages répondent à ce reproche. Le tableau que Wesley fait du péché originel est aussi sombre que celui de n’importe quel prédicateur réformé ; son espérance repose entièrement sur la grâce. Quand à cette conviction s’ajoutent la tristesse, la honte et un désir ardent d’échapper, celui qui cherche « n’est pas loin du royaume de Dieu ». Vient alors la seconde étape : « croyez à la bonne nouvelle ». La foi n’est pas un simple assentiment à la Bible ou au credo, que les démons ont aussi. C’est une ferme confiance en la miséricorde de Dieu par Christ, la conviction que le Fils de Dieu m’a aimé et s’est livré pour moi. Avec cette foi viennent la paix, la joie, l’amour et tout le fruit de l’Esprit.The way into the kingdom has two steps. The first is repentance, which Wesley defines simply: “know yourselves.” This first repentance, before faith, is conviction, or self-knowledge. It means seeing that one’s whole nature is corrupt: an understanding darkened, a will turned away from God, affections scattered over the earth. From this root grow unbelief, pride, anger and every evil word and deed. It means recognizing that the wages of sin is death, that we can do nothing to atone for even one sin, and that we cannot change our own hearts any more than we can raise the dead. Wesleyans are sometimes accused of thinking too well of human nature. These pages answer that charge. Wesley’s account of original sin is as dark as any Reformed preacher’s; his hope rests entirely on grace. When to this conviction are added sorrow, shame and an earnest desire to escape, the seeker is “not far from the kingdom of God.” Then comes the second step: “believe the gospel.” Faith is not bare assent to the Bible or the creed, which devils also have. It is a sure trust in God’s mercy through Christ, a conviction that the Son of God loved me and gave himself for me. With that faith comes peace, joy, love and the whole fruit of the Spirit.

5.Ceux qui sont en Jésus-Christ5.Those Who Are in Christ Jesus

Le second sermon commence par Romains 8.1, la promesse de Paul qu’il n’y a « aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ », ceux qui marchent selon l’Esprit et non selon la chair. Wesley remarque que des gens négligents avaient souvent tordu ce verset pour excuser le péché ; il l’explique donc avec soin. Ceux qui sont « en Christ » sont ceux qui croient en lui et lui sont unis comme les sarments au cep. « La chair », dans le langage de Paul, désigne la nature humaine corrompue. Ceux qui sont en Christ ne marchent pas selon elle. Bien qu’ils sentent encore en eux « la racine d’amertume », ils ont reçu d’en haut la force de continuer à la fouler aux pieds. Wesley corrige même la traduction anglaise du roi Jacques en Galates 5.17. Paul ne dit pas que la chair empêche les croyants de faire ce qu’ils veulent, comme si elle l’emportait toujours. L’Esprit s’oppose à la chair afin que les croyants n’aient pas à faire ce que la chair désire. Ceux qui marchent selon l’Esprit sont conduits à l’amour de Dieu et du prochain, à une parole pleine de grâce et à tout le fruit de l’Esprit.The second sermon begins with Romans 8:1, Paul’s promise of “no condemnation to them which are in Christ Jesus,” who walk by the Spirit rather than the flesh. Wesley notes that this verse had often been twisted by careless people to excuse sin, so he explains it carefully. Those “in Christ” are those who believe in him and are united to him as branches to a vine. “The flesh,” in Paul’s usage, means corrupt human nature. Those in Christ do not walk after it. Though they still feel “the root of bitterness” within, they have power from on high to keep trampling it down. Wesley even corrects the King James translation of Galatians 5:17. Paul does not say the flesh keeps believers from doing what they would, as if the flesh always won. The Spirit opposes the flesh so that believers need not do what the flesh desires. Those who walk after the Spirit are led into love for God and neighbour, gracious speech and the whole fruit of the Spirit.

6.Aucune condamnation : les cas soigneux de Wesley6.No Condemnation: Wesley’s Careful Cases

Comment n’y a-t-il aucune condamnation pour de tels croyants ? Wesley examine une série de cas avec la précision d’un pasteur. Il n’y a aucune condamnation pour les péchés passés, que Dieu a jetés au fond de la mer. Il n’y en a pas pour des péchés présents, puisque ceux qui marchent selon l’Esprit ne les commettent pas. Vient ensuite l’aveu important. Il n’y a aucune condamnation pour le péché intérieur qui « demeure encore », comme des semences d’orgueil, de colère ou de volonté propre, tant que le croyant n’y cède pas. Paul appelait les Corinthiens des « enfants en Christ » : vraiment en Christ, mais avec beaucoup de péché restant. Les croyants ne sont pas non plus condamnés lorsqu’ils découvrent que le péché s’attache à leurs meilleures prières et à leur culte ; cela ne fait que les rapprocher de leur Avocat. Ils ne sont pas condamnés pour les « péchés d’infirmité », que Wesley préfère appeler des infirmités : des manquements involontaires, comme dire une chose fausse en la croyant vraie. Ils ne sont pas non plus condamnés pour ce qu’ils ne peuvent empêcher, comme manquer la sainte Cène pour cause de maladie. Enfin, les « péchés de surprise », commis sous une tentation soudaine, entraînent plus ou moins de culpabilité selon le degré de consentement de la volonté. Si une négligence coupable nous a exposés à la surprise, la chute est en fait volontaire. Wesley termine en montrant aux croyants ce qui est au-delà de cet état mêlé : Dieu a promis de « vous sanctifier tout entiers ».How is there no condemnation for such believers? Wesley works through a series of cases with a pastor’s precision. There is no condemnation for past sins, which God has cast into the depths of the sea. There is none for present sins, because those who walk after the Spirit are not committing them. Next comes the important admission. There is no condemnation for inward sin that “does now remain,” such as seeds of pride, anger or self-will, as long as the believer does not yield to it. Paul called the Corinthians “babes in Christ”: truly in Christ, yet with much sin remaining. Nor are believers condemned when they find sin clinging to their best prayers and worship; this only drives them closer to their Advocate. They are not condemned for “sins of infirmity,” which Wesley would rather call infirmities: involuntary failings, such as saying something false that we believe true. Nor are they condemned for what they cannot help, such as missing the Lord’s Supper through sickness. Finally, “sins of surprise,” committed under sudden temptation, bring more or less guilt according to how far the will consents. If careless neglect left us open to the surprise, the fall is in effect wilful. Wesley closes by pointing believers beyond this mixed state: God has promised to “sanctify you wholly.”

7.Ce qu’un pasteur wesleyen en retient aujourd’hui7.What a Wesleyan Pastor Takes from It Today

Ces sermons donnent au pasteur deux outils. Le premier est une définition claire de la vraie religion, utile contre le rite vide comme contre l’orthodoxie desséchée. Beaucoup de chrétiens d’Amérique latine et d’Afrique ont grandi dans des Églises pleines de cérémonies, d’autres dans des Églises pleines de disputes ; Wesley montre aux uns et aux autres le règne de Dieu dans le cœur. Le second outil est une théologie pastorale soigneuse du péché chez les croyants. Elle protège contre l’antinomisme, l’idée que la grâce rend l’obéissance inutile, et contre le scrupule, la conscience anxieuse qui voit dans chaque faiblesse une condamnation. La règle de Wesley pour celui qui tombe par faiblesse est douce et pratique : ne restez pas à terre à vous lamenter ; relevez-vous et continuez de courir. L’enseignement méthodiste, nazaréen et wesleyen ultérieur sur la sanctification entière est né de l’espérance exprimée à la fin du Sermon VIII. Il est juste de signaler ici un vrai désaccord. La théologie réformée et luthérienne définit d’ordinaire le péché comme tout manque de conformité à la loi de Dieu, volontaire ou non. Wesley, surtout dans ses écrits plus tardifs, réservait l’expression « péché proprement dit » à la transgression volontaire d’une loi connue, et appelait les manquements involontaires des infirmités qui ont encore besoin du sang de Christ. Chaque camp craint que la définition de l’autre ne mène au désespoir ou à la complaisance.These sermons give a pastor two tools. The first is a clear definition of true religion, to use against both empty ritual and dry orthodoxy. Many Christians in Latin America and Africa have grown up in churches full of ceremony, and others in churches full of argument; Wesley points both to the reign of God in the heart. The second tool is a careful pastoral theology of sin in believers. It guards against antinomianism, the idea that grace makes obedience unnecessary, and against scrupulosity, the anxious conscience that sees every weakness as damning. Wesley’s rule for one who falls through weakness is gentle and practical: do not lie there fretting; get up and keep running the race. Later Methodist, Nazarene and Wesleyan teaching on entire sanctification grew out of the hope expressed at the end of Sermon VIII. It is fair to note a real disagreement here. Reformed and Lutheran theology usually defines sin as any lack of conformity to God’s law, whether voluntary or not. Wesley, especially in his later writings, reserved the word “sin, properly so called” for a voluntary transgression of a known law, and called involuntary failings infirmities that still need Christ’s blood. Each side fears that the other’s definition may lead to either despair or complacency.

8.Le prendre à cœur8.Taking It to Heart

Pour réfléchir. Wesley dit qu’on peut être presque aussi orthodoxe que le diable. Où, dans votre propre vie, des opinions justes pourraient-elles tenir la place d’un cœur changé ? Pouvez-vous décrire le royaume de Dieu comme justice, paix et joie à quelqu’un qui n’a connu la religion que comme règles ou rites ? Et comment conseilleriez-vous un croyant découragé par le péché qu’il trouve encore en lui ? For reflection. Wesley says a person can be almost as orthodox as the devil. Where might right opinions be standing in for a changed heart in your own life? Can you describe the kingdom of God as righteousness, peace and joy to someone who has only known religion as rules or rituals? And how would you counsel a believer who is discouraged by the sin he or she still finds within?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala de John Wesley, Sermons VII et VIII, « Le chemin du Royaume » et « Les prémices de l’Esprit », dans The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol : William Pine, 1771). L’original est dans le domaine public : Wesley est mort en 1791, et cette édition fut imprimée en 1771. Les brèves expressions citées ici ne sont données que pour l’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes sur la prédication en plein air, la réunion de classe et l’enseignement ultérieur sur le péché et la sanctification entière proviennent d’histoires reconnues du méthodisme.Source. A Chapala Theological Seminary digest of John Wesley, Sermons VII and VIII, “The Way to the Kingdom” and “The First-Fruits of the Spirit,” in The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol: William Pine, 1771). The original is in the public domain: Wesley died in 1791, and this edition was printed in 1771. The short phrases quoted here are given only for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; notes on field preaching, the class meeting and later teaching on sin and entire sanctification are drawn from standard histories of Methodism.

Lire les affirmations avec soin. Le texte de travail du STC suit la transcription du Project Gutenberg (livre numérique 59743) de l’édition Pine de 1771. Dans cette édition, le Sermon VII ne porte pas de titre imprimé ; le STC utilise le titre sous lequel il est généralement connu. La rédaction et la numérotation des sermons diffèrent par endroits de l’édition de Thomas Jackson de 1872 ; la comparaison avec un scan du volume imprimé reste à faire. Ce qui est dit des Églises ultérieures décrit leur histoire en termes généraux et ne constitue pas une position officielle de ces Églises.Reading claims carefully. The CTS working text follows the Project Gutenberg transcription (ebook 59743) of the 1771 Pine edition. In that edition Sermon VII has no printed title; CTS uses the title by which it is generally known. Wording and sermon numbering differ in places from the 1872 Thomas Jackson edition; comparison with a scan of the printed volume is still pending. Statements about later churches describe their history in general terms and are not official positions of those churches.

Lecture 5 · Adoption et assuranceReading 5 · Adoption and Assurance

Abba, PèreAbba, Father

Wesley décrit trois états de l’âme : l’homme naturel, qui ne craint ni n’aime Dieu ; l’âme réveillée sous la loi, qui craint ; et le croyant sous la grâce, qui aime et crie « Abba, Père ». Il enseigne ensuite le témoignage conjoint de l’Esprit de Dieu et de notre propre esprit, et donne des critères bibliques qui séparent la vraie assurance de la présomption.Wesley maps three states of the soul: the natural man who neither fears nor loves God, the awakened soul under the law who fears, and the believer under grace who loves and cries “Abba, Father.” He then teaches the joint witness of God’s Spirit and our own, and gives scriptural tests that separate true assurance from presumption.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Abba, Père : L’Esprit d’adoption et le témoignage de l’EspritAbba, Father: The Spirit of Adoption and the Witness of the Spirit

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala sur la carte que Wesley dresse des trois états de l’âme, du sommeil à la crainte puis à l’amour, et sur son enseignement selon lequel les enfants de Dieu peuvent savoir qu’ils sont à lui, avec des critères pour distinguer le vrai témoignage de l’illusionA Chapala Theological Seminary reading on Wesley’s map of the soul’s three states, from sleep to fear to love, and on his teaching that God’s children may know they are his, with tests to tell the true witness from self-deception

Un résumé du STC de John Wesley, Sermon IX, « L’esprit de servitude et l’Esprit d’adoption » (Romains 8.15), et Sermon X, « Le témoignage de l’Esprit, Discours I » (Romains 8.16), dans The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol : William Pine, 1771). L’original est dans le domaine public ; les brèves citations ci-dessous en sont traduites.A CTS digest of John Wesley, Sermon IX, “The Spirit of Bondage and of Adoption” (Romans 8:15), and Sermon X, “The Witness of the Spirit, Discourse I” (Romans 8:16), in The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol: William Pine, 1771). The original is in the public domain; the short quotations below are from it.

  • Sermons IX–XSermons IX–X
  • Source primairePrimary source
  • Publiés en 1746Published 1746
  • John WesleyJohn Wesley
Un mot avant de lire. L’assurance du salut, la confiance que Dieu nous a pardonnés et adoptés, est l’une des parts les plus précieuses et les plus discutées de l’enseignement de Wesley. Ces sermons montrent à la fois pourquoi il y tenait tant et avec quel soin il la protégeait. Remarquez combien de fois Wesley met en garde contre une fausse assurance. Il veut que les croyants aient de la joie, mais il veut que cette joie soit vraie, humble et féconde. A word before you read. Assurance, the confidence that God has forgiven and adopted us, is one of the most precious and most argued-over parts of Wesley’s teaching. These sermons show both why he prized it and how carefully he guarded it. Notice how often Wesley warns against false assurance. He wants believers to have joy, but he wants their joy to be real, humble and fruitful.

1.L’assurance au cœur du réveil1.Assurance at the Heart of the Revival

Lorsque Wesley décrivit son expérience de la rue Aldersgate, le 24 mai 1738, il ne dit pas seulement qu’il croyait. Il dit qu’« une assurance me fut donnée » que Christ avait ôté ses péchés. Avant ce soir-là, le morave Peter Böhler lui avait dit que la vraie foi apporte une confiance et une paix fermes, et Wesley, le savant discipliné d’Oxford, s’était rendu compte qu’il ne les avait pas. Après Aldersgate, l’assurance devint un thème central de la prédication méthodiste des années 1740. Elle suscita aussi de vives critiques. Des évêques et des universitaires accusaient les méthodistes d’« enthousiasme », mot qui désignait alors des prétentions fanatiques à des révélations privées. Wesley publia ces deux sermons en 1746 pour exposer clairement sa position. Il revint sur le sujet dans un second discours sur le témoignage de l’Esprit en 1767. Faisant partie des Sermons normatifs, ils ont façonné la prédication méthodiste partout où le mouvement s’est répandu. Dans les communautés méthodistes, nazaréennes et wesleyennes, du Mexique au Mozambique, les croyants donnent encore leur « témoignage » et chantent les cantiques d’assurance de Charles Wesley. Ces sermons se tiennent derrière cette pratique.When Wesley described his experience at Aldersgate Street on 24 May 1738, he did not say only that he believed. He said “an assurance was given me” that Christ had taken away his sins. Before that night the Moravian Peter Böhler had told him that true faith brings a sure trust and peace, and Wesley, the disciplined Oxford scholar, realized he did not have it. After Aldersgate, assurance became a central theme of Methodist preaching in the 1740s. It also drew sharp criticism. Bishops and university men accused the Methodists of “enthusiasm,” a word that then meant fanatical claims to private revelations. Wesley published these two sermons in 1746 to set out his position clearly. He returned to the subject in a second discourse on the Witness of the Spirit in 1767. As part of the Standard Sermons, they shaped Methodist preaching everywhere the movement spread. In Methodist, Nazarene and Wesleyan congregations from Mexico to Mozambique, believers still give their “testimony” and sing Charles Wesley’s hymns of assurance. These sermons stand behind that practice.

2.Trois états de l’âme2.Three States of the Soul

Le Sermon IX dessine une carte à trois régions. Il y a l’homme naturel, qui ne craint ni n’aime Dieu. Il y a la personne sous la loi, qui a reçu « l’esprit de servitude pour être dans la crainte ». Et il y a la personne sous la grâce, qui a reçu « l’Esprit d’adoption ». Plus loin, Wesley les appelle l’état naturel, l’état légal et l’état évangélique. L’homme naturel est endormi. Ses sens spirituels sont fermés ; aussi se sent-il en sécurité, et même en paix. Il s’imagine que Dieu est miséricordieux d’une manière qui engloutit sa sainteté et sa justice. Il compte se repentir « plus tard », quand il le voudra. S’il est instruit, il défend avec orgueil la liberté de sa volonté. Il se croit libre de la superstition et de la religion étroite. Pendant tout ce temps, il est esclave du péché et s’excuse en disant : « Chacun a son infirmité. » Wesley ne veut pas dire que de telles personnes sont toujours méchantes selon les critères du monde. Beaucoup sont respectables. Il veut dire qu’elles ne sont pas réveillées.Sermon IX draws a map with three regions. There is the natural man, who neither fears nor loves God. There is the person under the law, who has received “the spirit of bondage unto fear.” And there is the person under grace, who has received “the Spirit of adoption.” Wesley later calls these the natural, the legal and the evangelical states. The natural man is asleep. His spiritual senses are closed, so he feels secure and even at peace. He imagines that God is merciful in a way that swallows up God’s holiness and justice. He expects to repent “by and by,” whenever he likes. If he is learned, he argues proudly for the freedom of his will. He thinks himself free from superstition and narrow religion. All the while he is a servant of sin, excusing himself with “Every man has his infirmity.” Wesley’s point is not that such people are always wicked by the world’s standards. Many are respectable. The point is that they are unawakened.

3.Sous la loi : l’esprit de servitude3.Under the Law: The Spirit of Bondage

Puis Dieu fait irruption, « par quelque providence redoutable » ou par sa parole appliquée par l’Esprit. Le dormeur s’éveille. Il voit que Dieu est saint et que la loi atteint le cœur : la haine est un meurtre, un regard de convoitise est un adultère. Dépouillé de ses excuses, il voit son cœur tel qu’il est et sent qu’il mérite le jugement de Dieu. Sa fausse paix et ses plaisirs mondains s’évanouissent. Il éprouve de la tristesse, du remords et de la crainte devant Dieu, la mort et le jugement. Il désire maintenant vraiment être libéré du péché et lutte avec force, mais il ne peut vaincre. Il prend des résolutions et tombe, se repent et pèche de nouveau. Wesley lit Romains 7 comme le portrait de cette personne réveillée, sous la loi, qui s’écrie : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera ? » Ici, beaucoup d’interprètes réformés et luthériens, suivant l’opinion tardive d’Augustin, ne sont pas d’accord. Ils lisent Romains 7 comme la description par Paul du combat continu d’un chrétien mûr. Wesley y lit le cri de quelqu’un qui n’est pas encore libéré. Remarquez aussi un point discret sur la grâce. Wesley dit que même cette crainte est reçue : « car cela aussi est un don de Dieu ». Le réveil lui-même est une grâce qui précède la foi. C’est ce que les wesleyens appellent la grâce prévenante.Then God breaks in, “by some awful providence” or by his word applied by the Spirit. The sleeper wakes. He sees that God is holy and that the law reaches the heart: hatred is murder, a lustful look is adultery. Stripped of excuses, he sees his heart as it is and feels that he deserves God’s judgment. His false peace and worldly pleasures vanish. He feels sorrow, remorse and fear of God, of death and of judgment. Now he truly wants to be free from sin and struggles hard, but he cannot conquer. He resolves and falls, repents and sins again. Wesley reads Romans 7 as a portrait of this awakened person, under the law, who cries, “O wretched man that I am, who shall deliver me?” Here many Reformed and Lutheran interpreters, following Augustine’s later view, disagree. They read Romans 7 as Paul’s description of the ongoing struggle of a mature Christian. Wesley reads it as the cry of someone not yet set free. Notice, too, a quiet point about grace. Wesley says that even this fear is received: “for this also is the gift of God.” The awakening itself is grace going before faith. This is what Wesleyans call prevenient grace.

4.Sous la grâce : l’Esprit d’adoption4.Under Grace: The Spirit of Adoption

La réponse au cri du misérable est « la grâce de Dieu, par Jésus-Christ ». La lumière fait irruption, désormais guérissante et non plus terrifiante. Il voit l’amour de Dieu sur la face de Jésus, voit ses péchés posés sur l’Agneau, et s’écrie : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » La culpabilité et la puissance du péché sont brisées ; la crainte de Dieu, du diable, de l’enfer et de la mort cède. Il ne connaît plus Dieu comme un juge irrité, mais comme un Père aimant, et l’Esprit en lui crie « Abba, Père ». Cette liberté n’est pas seulement délivrance de la culpabilité, mais du péché ; il ne fait pas que combattre, il remporte la victoire. Wesley résume tout par une série mémorable de contrastes. L’homme naturel ne craint ni n’aime Dieu ; celui qui est sous la loi craint ; celui qui est sous la grâce aime. Le premier a une fausse paix, le second aucune, le troisième la vraie paix. Puis il ajoute deux avertissements pastoraux. La sincérité seule ne prouve rien, car on peut être sincère dans chacun des trois états. Et les états sont souvent mêlés : les dormeurs ont des moments de crainte, et ceux qui sont sous la loi reçoivent des lueurs d’espérance. La question est de savoir quel esprit gouverne le cœur.The answer to the wretched man’s cry is “the grace of God, through Jesus Christ.” Light breaks in, now healing rather than terrifying. He sees the love of God in the face of Jesus, sees his sins laid on the Lamb, and cries, “My Lord and my God!” Guilt and the power of sin are broken; fear of God, the devil, hell and death gives way. He knows God no longer as an angry judge but as a loving Father, and the Spirit within him cries “Abba, Father.” This liberty is freedom not only from guilt but from sin; he not only fights, but conquers. Wesley sums it all up in a memorable series of contrasts. The natural man neither fears nor loves God; the one under the law fears; the one under grace loves. The first has a false peace, the second none, the third true peace. Then he adds two pastoral warnings. Sincerity alone proves nothing, because one can be sincere in any of the three states. And the states are often mixed: sleepers have moments of fear, and those under the law receive glimmers of hope. The question is which spirit rules the heart.

5.Deux témoins : notre esprit et l’Esprit de Dieu5.Two Witnesses: Our Spirit and God’s Spirit

Le Sermon X commence par nommer deux dangers. D’un côté, il y a les « enthousiastes », qui prennent leur propre imagination pour la voix de Dieu et se disent enfants de Dieu tout en vivant dans le péché. De l’autre, il y a des gens raisonnables qui, effrayés par de telles illusions, nient que les chrétiens ordinaires puissent avoir le moindre témoignage de l’Esprit. Wesley demande si nous ne pouvons pas « tenir un juste milieu ». Il trouve deux témoins en Romains 8.16. Le premier est le témoignage de notre propre esprit : notre conscience, qui applique les marques des enfants de Dieu qu’on trouve dans l’Écriture, surtout dans la première épître de Jean. Est-ce que j’aime Dieu ? Est-ce que j’aime mon frère ? Est-ce que je garde ses commandements ? Nous savons ces choses par une conscience immédiate, comme nous savons que nous sommes vivants. C’est une « évidence rationnelle », un raisonnement fondé sur l’Écriture et l’expérience. Le second est le témoignage de l’Esprit de Dieu, que Wesley décrit avec prudence comme « une impression intérieure sur l’âme », par laquelle l’Esprit me dit directement que Jésus m’a aimé et s’est livré pour moi, et que mes péchés sont effacés. Il invite quiconque est enseigné par Dieu à améliorer ses termes. Lequel vient en premier ? Le témoignage de Dieu, dit Wesley, car nous ne pouvons être saints sans aimer Dieu, et « nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier ». Comment l’Esprit donne ce témoignage, Wesley ne prétend pas l’expliquer. Comme le vent, on en connaît le bruit, mais non le chemin.Sermon X begins by naming two dangers. On one side are “enthusiasts” who mistake their own imagination for God’s voice and call themselves God’s children while living in sin. On the other are reasonable people who, frightened by such delusions, deny that ordinary Christians can have any witness of the Spirit at all. Wesley asks whether we may “steer a middle course.” He finds two witnesses in Romans 8:16. The first is the witness of our own spirit: our conscience, applying the marks of God’s children found in Scripture, especially in 1 John. Do I love God? Do I love my brother? Do I keep his commandments? We know these things by immediate consciousness, just as we know we are alive. This is “rational evidence,” an argument from Scripture and experience. The second is the witness of God’s Spirit, which Wesley carefully describes as “an inward impression on the soul,” by which the Spirit directly tells me that Jesus loved me and gave himself for me, and that my sins are blotted out. He invites anyone taught by God to improve his wording. Which comes first? God’s witness must, says Wesley, because we cannot be holy without loving God, and “we love him, because he first loved us.” How the Spirit gives this witness, Wesley does not claim to explain. Like the wind, its sound is known, though not its course.

6.Éprouver le témoignage6.Testing the Witness

Comment distinguer le vrai témoignage de la présomption ? Wesley donne des marques bibliques de ce qui le précède, l’accompagne et le suit. Avant lui vient la repentance, un cœur brisé et contrit. Avec lui vient un changement puissant, un passage de la mort à la vie ; celui qui dit avoir « toujours été chrétien » et n’avoir jamais eu besoin de changer devrait y prendre garde. Avec lui vient une joie humble, qui fait que le pécheur pardonné se sent petit, doux et prêt à apprendre. Le présomptueux, au contraire, devient d’autant plus orgueilleux, impatient et dur qu’il se sent plus sûr de lui. Après lui suit l’obéissance, car l’amour se réjouit de garder les commandements de Dieu. Le faux témoignage, lui, donne un sentiment de « liberté » de désobéir. Comment un vrai croyant sait-il que son témoignage est réel ? De la même manière que nous distinguons la lumière du jour de celle d’une bougie : la différence est évidente pour des sens en bon état. Et comment sait-il que ses sens spirituels sont en bon état ? Par le fruit de l’Esprit : l’amour, la joie, la paix, l’humilité, la douceur et une obéissance constante à tous les commandements de Dieu. Le diable ne peut produire ce fruit, car il ne détruit pas sa propre œuvre. Wesley termine par la louange et un appel à la sainteté : que votre vie, et pas seulement vos lèvres, proclame la louange de Dieu.How can the true witness be told apart from presumption? Wesley gives scriptural marks before, during and after it. Before it comes repentance, a broken and contrite heart. Along with it comes a mighty change, a passing from death to life; the person who says he “always was a Christian” and never needed a change should take note. With it comes a humble joy that makes a pardoned sinner feel small, gentle and teachable. The presumptuous person, by contrast, grows more proud, impatient and harsh the more confident he becomes. After it follows obedience, because love rejoices to keep God’s commandments. The false witness, on the other hand, gives a feeling of “liberty” to disobey. How does a true believer know his witness is real? In the same way we tell daylight from a candle: the difference is obvious to healthy senses. And how does he know his spiritual senses are healthy? By the fruit of the Spirit: love, joy, peace, humility, gentleness, and a steady obedience to all God’s commandments. The devil cannot produce such fruit, for he does not destroy his own work. Wesley ends with praise and a call to holiness: let your life, not only your lips, show forth God’s praise.

7.Ce qu’un pasteur wesleyen en retient aujourd’hui7.What a Wesleyan Pastor Takes from It Today

On dit à beaucoup de chrétiens soit qu’ils ne peuvent jamais être sûrs de leur salut, soit qu’une seule prière leur garantit le ciel, quelle que soit leur manière de vivre. Wesley propose une troisième voie. L’assurance est le privilège normal des enfants de Dieu, et elle s’éprouve par ses fruits. Un pasteur peut en tirer plusieurs leçons. Premièrement, encouragez ceux qui cherchent à attendre que Dieu parle de paix à leur cœur, et pas seulement à approuver des doctrines. Deuxièmement, ne laissez jamais les sentiments seuls ; joignez le témoignage de l’Esprit au témoignage d’une vie changée. Troisièmement, soyez doux envers ceux qui doutent. Wesley lui-même s’est adouci avec le temps. Dans ses dernières années, il écrivit que celui qui craint Dieu et pratique la justice, même sans un sentiment clair du pardon, est accepté avec la « foi d’un serviteur », et doit être encouragé vers la « foi d’un fils », plus complète. Il est juste de signaler où d’autres divergent. La Confession de Westminster, texte réformé classique, enseigne que l’assurance n’appartient pas à l’essence de la foi ; un vrai croyant peut l’attendre longtemps. Les auteurs réformés soulignent aussi ce qu’ils appellent le « syllogisme pratique » : raisonner du fruit à la foi. Cela ressemble beaucoup au témoignage de notre propre esprit chez Wesley, mais ils restent prudents à l’égard de tout témoignage direct. Les deux traditions mettent en garde contre la présomption, et toutes deux veulent que les croyants se reposent en Christ plutôt que dans leurs sentiments.Many Christians are told either that they can never be sure of salvation or that a single prayer guarantees heaven however they live. Wesley offers a third way. Assurance is the normal privilege of God’s children, and it is tested by its fruit. A pastor can take several lessons from this. First, encourage seekers to expect God to speak peace to their hearts, not only to agree with doctrines. Second, never let feelings stand alone; join the witness of the Spirit to the witness of a changed life. Third, be gentle with the doubting. Wesley himself grew gentler with time. In his later years he wrote that someone who fears God and works righteousness, though without a clear sense of pardon, is accepted with the “faith of a servant,” and should be encouraged toward the fuller “faith of a son.” It is fair to note where others differ. The Westminster Confession, a classic Reformed statement, teaches that assurance does not belong to the essence of faith; a true believer may wait long for it. Reformed writers also stress what they call the “practical syllogism”: reasoning from fruit to faith. That is close to Wesley’s witness of our own spirit, but they are cautious about any direct witness. Both traditions warn against presumption, and both want believers to rest in Christ rather than in their feelings.

8.Le prendre à cœur8.Taking It to Heart

Pour réfléchir. Lequel des trois états de Wesley, naturel, légal ou évangélique, décrit le mieux où vous avez été, et où vous êtes maintenant ? Avez-vous connu le témoignage de l’Esprit que vous êtes enfant de Dieu ? Si oui, comment ses fruits d’humilité, de douceur et d’obéissance ont-ils montré qu’il était réel ? Et comment pourriez-vous aider un croyant de votre Église qui est honnête, fidèle et encore incertain, sans le brusquer ni le laisser seul ? For reflection. Which of Wesley’s three states, natural, legal or evangelical, best describes where you have been, and where you are now? Have you known the Spirit’s witness that you are a child of God? If so, how have its fruits of humility, gentleness and obedience shown it to be real? And how might you help a believer in your church who is honest, faithful and still unsure, without either pushing them or leaving them alone?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala de John Wesley, Sermons IX et X, « L’esprit de servitude et l’Esprit d’adoption » et « Le témoignage de l’Esprit, Discours I », dans The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol : William Pine, 1771). L’original est dans le domaine public : Wesley est mort en 1791, et cette édition fut imprimée en 1771. Les brèves expressions citées ici ne sont données que pour l’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes sur Aldersgate, Peter Böhler, l’accusation d’enthousiasme, les vues ultérieures de Wesley et la Confession de Westminster proviennent d’histoires reconnues et de textes confessionnels.Source. A Chapala Theological Seminary digest of John Wesley, Sermons IX and X, “The Spirit of Bondage and of Adoption” and “The Witness of the Spirit, Discourse I,” in The Works of the Rev. John Wesley, vol. I (Bristol: William Pine, 1771). The original is in the public domain: Wesley died in 1791, and this edition was printed in 1771. The short phrases quoted here are given only for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; notes on Aldersgate, Peter Böhler, the charge of enthusiasm, Wesley’s later views and the Westminster Confession are drawn from standard histories and confessional texts.

Lire les affirmations avec soin. Le texte de travail du STC suit la transcription du Project Gutenberg (livre numérique 59743) de l’édition Pine de 1771. Sa rédaction et la numérotation des sermons diffèrent par endroits de l’édition de Thomas Jackson de 1872 ; la comparaison avec un scan du volume imprimé reste à faire. Ce qui est dit des Églises ultérieures décrit leur histoire en termes généraux et ne constitue pas une position officielle de ces Églises.Reading claims carefully. The CTS working text follows the Project Gutenberg transcription (ebook 59743) of the 1771 Pine edition. Its wording and sermon numbering differ in places from the 1872 Thomas Jackson edition; comparison with a scan of the printed volume is still pending. Statements about later churches describe their history in general terms and are not official positions of those churches.

Attestez votre lectureRecord your reading

Lorsque vous aurez lu intégralement les trois lectures choisies, saisissez votre nom et attestez-le ci-dessous. Cette attestation repose sur votre honneur et reste dans ce navigateur ; elle figure sur votre certificat sous la forme avec mention.When you have read your three chosen readings in full, enter your name and affirm it below. This record is kept on your honor, in this browser; it shows on your certificate as with honors.

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a attesté le avoir lu intégralement :affirmed on to have read, in full:

    Pour aller plus loin : sept œuvres du domaine publicFurther Study: Seven Public-Domain Works

    Ces sept œuvres sont destinées à l’approfondissement, pour l’étudiant qui veut poursuivre sa lecture. Elles ne font pas partie de la lecture avec mention ci-dessus, qui reste inchangée — les cinq résumés du STC, dont trois au choix lus en entier et attestés sur l’honneur. Les sept sont du domaine public ; chaque lien ouvre l’œuvre en ligne, et la plupart se trouvent aussi sur Internet Archive ou le Projet Gutenberg. La plupart sont en anglais : le navigateur Chrome peut traduire une page (clic droit, « Traduire en… » ; sur un téléphone, le menu du navigateur).These seven works are for further study, for the student who wants to go on reading. They are not part of the honors reading above: that stays as it is — the five CTS digests, any three read in full and recorded on your honor. All seven are in the public domain; each link opens the work online, and most can also be found in the Internet Archive or Project Gutenberg. Most are in English: the Chrome browser can translate a page (right-click, “Translate to…”; on a phone, the browser menu).
    D’autres sermons · Vol. IFurther Sermons · Vol. I
    1. The Works of the Rev. John Wesley (Œuvres du révérend John Wesley), vol. IThe Works of the Rev. John Wesley, vol. I

    Lisez les sermons à partir du XIe, au-delà des sermons I–X au programme. Ils prolongent la séquence doctrinale de base du cours.Read Sermons XI onward, beyond the assigned Sermons I–X. They extend the course’s foundational doctrinal sequence.

    La religion intérieure · Vol. IIInward Religion · Vol. II
    2. The Works of the Rev. John Wesley (Œuvres du révérend John Wesley), vol. IIThe Works of the Rev. John Wesley, vol. II

    Lisez le sermon d’ouverture, « La circoncision du cœur », et les sermons qui le suivent sur la transformation intérieure. Comparez ce qu’ils disent de la nouvelle naissance et de la sanctification avec les sermons au programme.Read the opening sermon, “The Circumcision of the Heart,” and the sermons after it on inward transformation. Compare what they say of the new birth and sanctification with the assigned sermons.

    La vie de disciple · Vol. IVDiscipleship · Vol. IV
    3. The Works of the Rev. John Wesley (Œuvres du révérend John Wesley), vol. IVThe Works of the Rev. John Wesley, vol. IV

    Lisez le sermon sur le renoncement à soi-même et les sermons voisins. Ils appliquent la théologie wesleyenne à la vie de disciple.Read the sermon on self-denial and the sermons beside it. They apply Wesleyan theology to Christian discipleship.

    Le salut par la foi · Vol. VSalvation by Faith · Vol. V
    4. The Works of the Rev. John Wesley (Œuvres du révérend John Wesley), vol. VThe Works of the Rev. John Wesley, vol. V

    Lisez quelques sermons doctrinaux et pratiques, choisis dans la table des matières du volume, et notez où ils poursuivent le thème du salut par la foi.Read selected doctrinal and practical sermons, chosen from the volume’s own table of contents, and note where they carry on the theme of salvation by faith.

    La prière et le réveil · Vol. VIIPrayer and Awakening · Vol. VII
    5. The Works of the Rev. John Wesley (Œuvres du révérend John Wesley), vol. VIIThe Works of the Rev. John Wesley, vol. VII

    Lisez les passages sur la prière et le réveil spirituel. Ils soutiennent le travail du cours sur l’application de la théologie et la formation spirituelle.Read the passages on prayer and spiritual awakening. They support the course’s work on applying theology and on spiritual formation.

    La dévotion · Vol. XDevotion · Vol. X
    6. The Works of the Rev. John Wesley (Œuvres du révérend John Wesley), vol. XThe Works of the Rev. John Wesley, vol. X

    Lisez quelques prières pastorales et textes de dévotion. Ils montrent à quoi ressemble la doctrine dans la pratique.Read selected pastoral prayers and devotional pieces. They show what doctrine looks like in practice.

    Des vies de foi · Vol. XILives of Faith · Vol. XI
    7. The Works of the Rev. John Wesley (Œuvres du révérend John Wesley), vol. XIThe Works of the Rev. John Wesley, vol. XI

    Lisez les récits de vies chrétiennes exemplaires et comparez la piété qu’ils décrivent avec ce qu’enseignent les sermons.Read the accounts of exemplary Christian lives, and compare the piety they describe with what the sermons teach.

    Attestation sur l’honneur : en sélectionnant trois lectures ci-dessus, vous attestez avoir lu ces trois résumés intégralement. Les résumés sont rédigés par le STC et peuvent contenir de brefs extraits ou adaptations d’œuvres du domaine public.Honor attestation: By selecting three readings above, you affirm that you have read those three digests in full. The digests are CTS-authored summaries that may include brief excerpts or adaptations of public-domain works.