Manuel de masterMaster's textbook

📘 Le nouveau directoire pour les Églises baptistes (extraits) — Edward T. HiscoxThe New Directory for Baptist Churches (selections) — Edward T. Hiscox

Manuel baptiste historique · chapitres II, III, IV, VI et VII : l’Église, l’appartenance, les officiers, le gouvernement congrégationaliste et la disciplineHistorical Baptist textbook · chapters II, III, IV, VI and VII: the church, membership, officers, congregational government and discipline

Edward T. Hiscox (1814–1901), <em>The New Directory for Baptist Churches</em> (Philadelphie : American Baptist Publication Society, édition de 1894) ; domaine public. Texte anglais tiré de l’OCR du scan de 1894, pas encore collationné avec l’édition imprimée ; les erreurs d’OCR évidentes ont été corrigées par règles, les mots illisibles sont signalés [illisible], les notes de bas de page sont omises et les paragraphes omis sont signalés par […]. Traduit par le STC (brouillon assisté par machine).Edward T. Hiscox (1814–1901), <em>The New Directory for Baptist Churches</em> (Philadelphia: American Baptist Publication Society, 1894 edition); public domain. English text from OCR of the 1894 scan, not yet collated with the printed edition; obvious OCR errors corrected by rule, unreadable words marked [illegible], footnotes omitted, and omitted paragraphs marked […]. Translated by CTS (machine-assisted draft).

À propos de ce manuelAbout this textbook

Les lectures assignées de ce livre se trouvent sur cette page, en anglais et dans des traductions espagnole et française réalisées par le STC.The assigned readings from this book are on this page, in English and in a CTS Spanish translation. Les étudiants des parcours M.Div. et Th.M. doivent les lire et réussir l’examen du manuel (vingt questions à compléter) pour terminer le cours ; il est ouvert à tous.Students on the M.Div. and Th.M. tracks must read them and pass the textbook test (twenty fill-in-the-blank questions) to complete the course; it is open to everyone.

1. Nature, marques et autorité d’une Église chrétienne1. The Nature, Marks and Authority of a Christian Church

Edward T. Hiscox, The New Directory for Baptist Churches (1894), chapitre II, « Une Église chrétienne ». Extraits ; les paragraphes omis sont signalés par […] et les notes de bas de page sont laissées de côté ; traduction du Séminaire théologique de Chapala. Les interprétations sont celles de l’auteur.Edward T. Hiscox, The New Directory for Baptist Churches (1894), chapter II, “A Christian Church.” Selections; omitted paragraphs are marked […] and footnotes are left out; the interpretations are the author’s.

Note du STC : Hiscox écrivait en 1894 pour des Églises baptistes des États-Unis, et son exposé du régime ecclésial est une position baptiste historique, non une description de tous les corps baptistes d’aujourd’hui ni de la gouvernance du STC. Son langage sur l’Église catholique romaine, l’Église orthodoxe et d’autres reflète les controverses de son temps ; le STC ne le reprend pas à son compte, et d’autres chrétiens définissent l’Église autrement. Lorsqu’il parle de l’autorité du mari en Éphésiens 5, les chrétiens diffèrent : des lectures complémentariennes, égalitaires et de ministère en équipe du mariage et de la place des femmes dans le ministère sont toutes présentes dans les Églises baptistes. Le texte anglais provient de l’OCR non collationné du scan de 1894, nettoyé par règles ; les mots illisibles sont signalés [illisible].CTS note: Hiscox wrote in 1894 for Baptist churches in the United States, and his account of polity is one historic Baptist view, not a description of every Baptist body today or of CTS governance. His language about Roman Catholic, Orthodox and other churches reflects the controversies of his day; CTS does not adopt it, and other Christians define the church in other ways. When he speaks of the husband’s headship in Ephesians 5, Christians differ: complementarian, egalitarian and team-ministry readings of marriage and of women in ministry are all held in Baptist churches. The English is uncollated OCR of the 1894 scan, cleaned by rule; words that cannot be read are marked [illegible].

Une Église chrétienne est une compagnie de personnes régénérées, baptisées sur profession de foi en Christ ; unies par une alliance pour le culte, l’instruction, l’observance des ordonnances chrétiennes et pour le service que l’Évangile requiert ; qui reconnaissent et acceptent Christ comme leur Seigneur et Législateur suprême, et prennent sa Parole comme leur seule et suffisante règle de foi et de pratique dans toutes les questions de conscience et de religion.A Christian Church is a company of regenerate persons, baptized on a profession of faith in Christ; united in covenant for worship, instruction, the observance of Christian ordinances, and for such service as the gospel requires; recognizing and accepting Christ as their supreme Lord and Lawgiver, and taking His Word as their only and sufficient rule of faith and practice in all matters of conscience and religion.

I. Sens du motI. Meaning of the Word

Le mot Church (Église) est d’origine incertaine : anglais, Church ; écossais, Kirk ; anglo-saxon, Cyric ; allemand, Kirche ; danois, Kyrke ; suédois, Kyrka ; russe, Zerkow. On l’emploie comme équivalent, sinon comme dérivé, de l’hébreu Kahal et du latin Curia, et on l’a généralement fait dériver du grec Kuriakon, « qui appartient au Seigneur ». Cela est cependant contesté par de bonnes autorités. Mais Ekklesia est le mot grec équivalent reconnu, employé dans le Nouveau Testament et traduit par « Église ». Ce mot sert à désigner le « royaume des cieux » visible sur la terre, la compagnie du peuple élu de Dieu, choisi en Jésus-Christ ; son Israël spirituel de la nouvelle dispensation, ce qu’Alford appelle « l’assemblée des fidèles ». Ekklesia se compose de ex, de ou hors de, et de kaleo, appeler : appelés hors de.The word Church is of uncertain derivation: English, Church; Scottish, Kirk; Anglo-Saxon, Cyric; German, Kirche; Danish, Kyrke; Swedish, Kyrka; Russian, Zerkow. It is used as the equivalent, if not derived from the Hebrew Kahal; Latin, Curia, and has usually been derived from the Greek Kuriakon — “belonging to the Lord.” This is, however, disputed by good authority. But Ekklesia is the accepted equivalent Greek word used in the New Testament, and translated Church. This word is used to designate the visible “Kingdom of heaven” on earth, the company of God’s elect people chosen in Christ Jesus; His spiritual Israel of the New Dispensation — what Alford calls “the congregation of the faithful.” Ekklesia is composed of ex, from, or out of, and kaleo, to call — called out from.

Il désigne une compagnie ou une assemblée de personnes appelées hors, sélectionnées, choisies et séparées d’une compagnie plus grande, d’un rassemblement plus général de gens. Selon les usages de la vie civile grecque, l’Ekklesia était, comme la définissent les lexiques, « une assemblée de citoyens convoqués pour délibérer ; une assemblée législative, appelée à discuter des affaires de l’État ». C’était une assemblée ordonnée et organisée, composée de ceux qui possédaient les droits de cité, pour l’examen des affaires publiques et l’adoption et l’application des lois touchant le bien public, par distinction d’avec la populace en général, d’un rassemblement fortuit ou d’une foule désordonnée.It denotes a company, or assembly of persons, called out, selected, chosen and separated from a larger company, a more general concourse of people. According to the usages of Greek civil life, the Ekklesia was, as the lexicons define it, “an assembly of citizens called together for deliberative purposes; a legislative assembly, called to discuss the affairs of state.” It was an orderly and an organized assembly, consisting of those possessing the rights of citizenship, for the consideration of public affairs, and the enactment and enforcement of laws pertaining to the public welfare, as distinguished from the common populace at large, an incidental concourse, or a disorderly crowd of people.

L’évêque Trench donne l’explication suivante : « Nous trouvons Ekklesia à trois stades distincts de signification : païen, juif et chrétien. Pour le premier, l’Ekklesia était, comme chacun sait, l’assemblée légale, dans une cité grecque libre, de toutes les personnes jouissant des droits de cité, pour traiter des affaires publiques. Qu’ils étaient convoqués, c’est ce qu’exprime la dernière partie du mot ; qu’ils étaient convoqués hors de toute la population, comme une portion choisie de celle-ci, n’incluant ni la populace, ni les étrangers, ni ceux qui avaient perdu leurs droits civiques, c’est ce qu’exprime la première partie. L’appel et l’appel hors sont l’un et l’autre des éléments à retenir lorsque le mot est élevé à un sens chrétien plus haut, car c’est en eux que réside la part principale de son aptitude particulière à ses emplois plus augustes. » — Synonyms of the New Testament, p. 17, 18 ; éd. 1857.Bishop Trench gives the following elucidation: “We have Ekklesia in three distinct stages of meaning — the Heathen, the Jewish, the Christian. In respect of the first, Ekklesia, as all know, was the lawful assembly in a free Greek city of all persons possessed of the rights of citizenship for the transaction of public affairs. That they were summoned, is expressed in the latter part of the word; that they were summoned out of the whole population, a select portion of it, including neither the populace, nor yet the strangers, nor those who had forfeited their civic rights; this is expressed in the first part. Both the calling, and the calling out, are moments to be remembered when the word is assumed into a higher Christian sense, for in them the chief part of its peculiar adaptation to its auguster uses lies.” — Synonyms of the New Testament, pp. 17, 18; Ed. 1857.

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II. Emplois du motII. Uses of the Word

Le mot Ekklesia se trouve cent quinze fois dans le Nouveau Testament. Dans cent dix de ces cas, il se rapporte à l’institution connue sous le nom d’Église. Dans trois cas, il est employé dans ce que Trench appelle le « sens païen », appliqué à l’assemblée réunie à Éphèse à l’occasion de l’émeute suscitée contre Paul et ses compagnons (Ac 19:32, 39, 41). Remarquez cependant que la multitude excitée et ameutée était l’oklos, une foule, une multitude confuse et désordonnée (Ac 2:35), et non l’Ekklesia, qui était l’assemblée officielle et investie d’autorité, à laquelle on déférait de tels cas de trouble et de désordre populaires pour qu’ils soient réprimés et réglés.The word Ekklesia is found one hundred and fifteen times in the New Testament. In one hundred and ten of these instances it has reference to the institution known as the Church. In three instances it is used in what Trench calls the “heathen sense,” being applied to the assembly gathered at Ephesus, on the occasion of the riot incited against Paul and his associates — Acts 19:32, 39, 41. Notice, however, that the excited and riotous multitude was the oklos — a crowd, a confused and disorderly multitude, Acts 2:35, and not the Ekklesia, which was the official and authoritative assembly, to which such cases of popular disturbance and disorder were appealed for suppression and settlement.

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Sous le gouvernement théocratique de l’ancienne dispensation, la postérité d’Abraham formait une assemblée distincte, appelée hors et séparée de tous les autres peuples et races, organisée selon un régime qui lui était propre, avec des lois, des ordonnances et des services aussi distincts que son appel et sa vie de peuple. D’où la justesse et la force de ce mot pour désigner le peuple hébreu. Dans le « sens chrétien », le mot Ekklesia a dans le Nouveau Testament une double signification. Premièrement, il est employé, dans son sens premier et littéral, pour désigner une assemblée visible et locale de disciples chrétiens, réunis pour le culte, l’instruction et le service. Deuxièmement, il est employé dans un sens secondaire et figuré pour désigner la compagnie invisible et universelle, qui comprend tout le vrai peuple de Dieu sur la terre et dans le ciel. Il y a donc l’Église visible et locale, et l’Église invisible et universelle. Dans ce dernier cas, le mot représente une conception de l’esprit, qui n’a pas d’existence réelle dans le temps ni dans l’espace, et non un fait historique, n’étant qu’une multitude idéale, sans organisation, sans action et sans existence corporative. Des cent dix cas où Ekklesia est traduit par « Église » dans le Nouveau Testament, plus de quatre-vingt-dix s’appliquent à une assemblée visible et locale, ou compagnie de disciples, réunie en un lieu donné et dans un but donné.Under the theocratic government of the Old Dispensation, the seed of Abraham constituted a distinct congregation, called out and separated from all other peoples and races, organized under a polity peculiarly their own, with laws, ordinances and services as distinct as their own calling and race life. Hence the propriety and force of this word as a designation of the Hebrew people. In the “Christian sense” the word Ekklesia has a twofold signification in the New Testament. First, it is used, in its primary and literal sense, to designate a visible, local congregation of Christian disciples, meeting for worship, instruction and service. Second, it is used in a secondary and figurative sense, to designate the invisible, universal company, including all of God’s true people on earth and in heaven. There is, then, the visible, local Church, and the invisible, universal Church. In the latter case the word represents a conception of the mind, having no real existence in time or place, and not a historical fact, being only an ideal multitude without organization, without action, and without corporate being. Of the one hundred and ten instances in which Ekklesia is rendered Church in the New Testament, more than ninety are applied to a visible, local congregation, or company of disciples, meeting in a given place, for a given purpose.

Telle est la signification première et littérale du mot. Ainsi il est dit : « Paul fit appeler les anciens de l’Église » ; « l’Église de Dieu qui est à Corinthe » ; « les sept Églises d’Asie » ; « l’Église d’Éphèse » ; « les Églises de Galatie ». Mais lorsqu’il est dit : « Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse », etc. (Ép 5:25, 27), cela ne se rapporte vraisemblablement à aucune assemblée particulière de croyants, mais à la compagnie entière des sauvés : l’Église universelle et invisible. C’est de la même manière qu’on interprète la déclaration si souvent citée de Jésus : « Sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt 16:18).This is the primary and literal signification of the word. Thus it is said, “Paul called the elders of the Church;” “The Church of God at Corinth;” “The Seven churches of Asia;” “The Church of Ephesus;” “The churches of Galatia.” But when it is said, “Christ also loved the Church, and gave Himself for it, that He might present it to Himself a glorious Church,” etc., Eph. 5:25, 27, it presumably refers to no particular congregation of believers, but to the entire company of the saved — the universal, invisible Church. In the same way is interpreted the much-quoted declaration of Jesus: “On this rock will I build my Church.” — Matt. 16:18.

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Et appeler « l’Église chrétienne » l’ensemble de ceux qui professent la foi chrétienne, de tous noms et dans le monde entier, est un emploi abusif du mot que les Écritures n’autorisent pas. Il n’existe pas sur la terre d’Église universelle embrassée dans une seule grande communion. Tout aussi dénuée de fondement et d’appui scripturaire est la prétention selon laquelle toutes les assemblées religieuses d’une nation, ou d’une forme de foi donnée dans une nation, constituent une Église nationale ou dénominationnelle. Cela contredit l’idée du Nouveau Testament. On parle couramment de « l’Église d’Angleterre », de « l’Église de Russie » ou de « l’Église de Rome ». Nous comprenons ce que l’on veut dire, mais de tels termes sont étrangers à l’Évangile et infidèles à l’idée du Nouveau Testament.And to call the aggregate of those who profess the Christian faith — of all names in all the world — “the Christian Church,” is a misuse of the word not warranted by the Scriptures. There is no such thing as a universal Church on earth embraced in one grand communion. Equally baseless and unsupported by Scripture is the claim that all the religious congregations of a nation, or of a given form of faith in a nation, constitute a national, or a denominational church. It contradicts the New Testament idea. It is common to speak of “the Church of England,” or “the Church of Russia,” or “the Church of Rome.” We understand what is intended, but such terms are extra-evangelical, and untrue to the New Testament idea.

III. Les marques d’une vraie ÉgliseIII. Marks of a True Church

Y a-t-il des marques ou des signes par lesquels on puisse reconnaître une vraie Église ? Et s’il y en a, quels sont-ils ? Si nos idées sur ce qui constitue une vraie Église sont erronées ou confuses, nous risquons de nous égarer sur tout ce qui suit et de mal interpréter son régime, son ordre, ses ordonnances, sa structure, son gouvernement et son but. Toutes les diverses communions chrétiennes, anciennes et modernes, ont exprimé, plus ou moins complètement, dans leurs symboles dogmatiques, leur conception d’une vraie Église. Ces définitions se trouvent dans leurs credos et confessions de foi officiels ; et il faut remarquer qu’elles prétendent toutes partir de l’idée du Nouveau Testament. Mais à mesure qu’elles avancent, elles divergent de plus en plus et compliquent la simplicité primitive par leur entourage ecclésiastique, leurs préjugés de formation, ou par ce qu’une autorité de confiance décide que l’Église doit être, plutôt que ce qu’elle est. On peut noter que notre Sauveur n’a employé le terme Ekklesia qu’en deux occasions, chaque fois brièvement et sans définition ni explication, selon les récits des Évangiles (Mt 16:18 ; 18:17). Son expression souvent répétée était « le royaume », « le royaume de Dieu », maintes fois répétée ; « le royaume des cieux » ; « le Fils de l’homme venant dans son règne » ; « mon royaume » ; « les fils du royaume ». Or il est manifeste que le royaume et l’Église sont étroitement liés, mais non identiques.Are there any marks, or signs, by which a true Church can be known? If so, what are they? If our ideas as to what constitutes a true Church be erroneous or confused, we shall be likely to go astray as to all that follows, and misinterpret its polity, order, ordinances, its structure, government and purpose. All the various Christian communions, both ancient and modern, have, in their dogmatic symbols, more or less fully, given their conception of a true Church. These definitions are found in their standard creeds and confessions of faith; and it is to be observed that they all assume to start with the New Testament idea. But as they proceed they do more and more diverge, and complicate the primitive simplicity with their ecclesiastical surroundings, their educational prepossessions, or with what trusted authority decides a Church ought to be, rather than what it is. It may be noted that our Savior used the term Ekklesia but on two occasions, in both briefly, and without definitions or explanations, as reported in the Gospel narratives — Matt. 16:18; 18:17. His oft-repeated expression was, “the Kingdom,” “the Kingdom of God,” many times repeated; “the Kingdom of heaven;” “the Son of man coming in His Kingdom;” “my Kingdom;” “the children of the Kingdom.” Now, it is manifest that the Kingdom and the Church are vitally related, but not identical.

Le royaume est un fait dans le monde : il est un règne moral et spirituel de vérité et de justice dans le cœur et la vie des hommes, Christ lui-même étant Roi, sa parole la loi, et son Esprit la vie qui habite en eux. Mais il n’a ni forme extérieure, ni organisation, ni vie corporative. L’Église est l’expression et le développement extérieurs, visibles et organiques de ce royaume de Christ, spirituel, réel, mais invisible ; non une réplique parfaite, mais une représentation imparfaite, puisque l’Église peut contenir certaines personnes qui ne sont pas dans le royaume, et que le royaume peut en contenir beaucoup qui ne sont pas dans les Églises. L’Église latine donne cette définition de l’Église : « La compagnie des chrétiens unis par la profession de la même foi et la communion des mêmes sacrements, sous le gouvernement de pasteurs légitimes, et spécialement de l’évêque romain, comme unique vicaire du Christ sur la terre. » — Bellarmin, De Eccl. Mil., III, 2. L’Église grecque donne cette définition : « L’Église est une communauté d’hommes divinement instituée, unie par la foi orthodoxe, la loi de Dieu, la hiérarchie et les sacrements. » — Full Catech. of the Orthodox Est. Church.The Kingdom is a fact in the world, being a moral and spiritual reign of truth and righteousness in the hearts and lives of men, Christ Himself being King, His word law, and His Spirit the indwelling life. But there is no outward form, no organization, no corporate life. The Church is the outward, visible, organic expression and development of this spiritual, real, but invisible Kingdom of Christ; not a perfect counterpart, but an imperfect representation; since the Church may contain some not in the Kingdom, and the Kingdom may contain many not in the churches. The Latin Church gives this definition of a Church: “The company of Christians knit together by the profession of the same faith, and the communion of the same sacraments, under the government of lawful pastors, and especially of the Roman bishop, as the only vicar of Christ on earth.” — Bellarmine De Eccl. Mil., III., 2. The Greek Church gives this definition: “The Church is a divinely instituted community of men, united by the orthodox faith, the law of God, the Hierarchy, and the sacraments.” — Full Catech. of the Orthodox Est. Church.

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Une confession de foi émise par sept Églises baptistes de Londres, publiée en l’an 1643 pour se justifier des imputations et des calomnies de leurs adversaires et ennemis, définit ainsi une Église : « Jésus-Christ a ici sur la terre un royaume spirituel, qui est son Église, qu’il a acquise et rachetée pour lui-même comme un héritage particulier ; laquelle Église est une compagnie de saints visibles, appelés et séparés du monde par la Parole et l’Esprit de Dieu pour la profession visible de la foi de l’Évangile ; baptisés dans cette foi et unis au Seigneur et les uns aux autres par un accord mutuel, dans la jouissance pratique des ordonnances données par Christ, leur chef et leur Roi. » — Bap. Conf., 1643, art. XXXIII. Une confession baptiste publiée par les anciens et les frères de nombreuses assemblées baptistes de Londres en 1677, manifestement fondée sur celle de 1643, et adoptée en 1689 par l’« Assemblée générale » des pasteurs et délégués de plus de cent « Églises baptisées », dit : « Le Seigneur Jésus-Christ rassemble du monde à lui, par le ministère de sa Parole et par son Esprit, ceux qui lui sont donnés par le Père, afin qu’ils marchent devant lui dans toutes les voies de l’obéissance qu’il leur prescrit dans sa Parole. À ceux qui sont ainsi appelés, il commande de marcher ensemble en sociétés ou Églises particulières, pour leur édification mutuelle et l’accomplissement convenable du culte public qu’il requiert d’eux dans le monde. Les membres de ces Églises sont saints par vocation, manifestant et attestant visiblement leur obéissance à l’appel de Christ ; et ils consentent volontairement à marcher selon ce que Christ a établi, se donnant eux-mêmes au Seigneur et les uns aux autres, par la volonté de Dieu, dans une soumission déclarée aux ordonnances de l’Évangile. » — Art. XXVI, sect. [illisible], 6.A Confession of Faith, issued by seven Baptist Churches in London, put forth A. D. 1643, as a vindication from the aspersions and calumnies of their opponents and enemies, defines a Church as follows: “Jesus Christ hath here on the earth a spiritual kingdom which is His Church, whom He hath purchased and redeemed to Himself, as a peculiar inheritance: which Church is a company of visible saints, called and separated from the world by the Word and Spirit of God, to the visible profession of the faith of the gospel; being baptized into that faith, and joined to the Lord, and to each other, by mutual agreement, in the practical enjoyment of the ordinances by Christ their head and King.” — Bap. Conf., 1643, Art. XXXIII. A Baptist Confession, put forth by the elders and brethren of many Baptist congregations in London, 1677, evidently based on that of 1643, and adopted by the “General Assembly” of ministers and delegates of more than one hundred “baptized Churches,” in 1689, says: “The Lord Jesus Christ collecteth out of the world to Himself, through the ministry of His Word by His Spirit, those that are given to Him by the Father, that they may walk before Him in all the ways of obedience, which He prescribeth to them in His Word. Those thus called He commandeth to walk together in particular societies or churches, for their mutual edification, and the due performance of the public worship which He requireth of them in the world. The members of these churches are saints by calling, visibly manifesting and evidencing their obedience unto the call of Christ; and do willingly consent to walk according to the appointment of Christ, giving up themselves to the Lord, and one to another, by the will of God, in professed subjection to the ordinances of the gospel.” — Art. XXVI., secs. [illegible], 6.

La Confession de New Hampshire, plus brièvement, donne la définition suivante d’une Église : « Une Église visible de Christ est une assemblée de croyants baptisés, associés par une alliance dans la foi et la communion de l’Évangile ; qui observent les ordonnances de Christ, sont gouvernés par sa loi et exercent les dons, droits et privilèges que sa Parole leur confère. » — N. H. Conf., art. XVI.The New Hampshire Confession more briefly gives the following definition of a Church: “A visible Church of Christ is a congregation of baptized believers, associated by covenant in the faith and fellowship of the Gospel; observing the ordinances of Christ, governed, by his law, exercising the gifts, rights, and privileges invested in them by His Word.” — N. H. Conf., Art. XVI.

IV. Les signes d’une vraie ÉgliseIV. Signs of a True Church

À quels signes, notes ou attributs peut-on reconnaître une vraie Église de Christ ? À cette question, le catéchisme catholique romain répond : « L’unité, la sainteté, la catholicité, l’apostolicité et la perpétuité. » À ceux-ci, Bellarmin et d’autres, d’un point de vue ultra-papal, en ajoutent plusieurs autres. Les protestants acceptent ces attributs comme des signes, mais avec leurs propres définitions. Toutefois, si on les accepte, ils doivent s’affirmer, dans une certaine mesure, de « l’Église invisible et universelle ». Plus spécifiquement protestantes sont les marques ajoutées, souvent répétées dans leurs définitions : « la prédication de la pure Parole de Dieu et la droite administration des sacrements ». Mais celles-ci se rapportent plutôt à l’action de la vie de l’Église qu’à la substance de cette vie : à ce qui se fait dans l’Église plutôt qu’à ce qui constitue l’Église.By what signs, notes, or attributes may a true Church of Christ be known? To this question the Roman Catholic Catechism answers: “Unity, holiness, catholicity, apostolicity, and perpetuity.” To these, Bellarmine and others, from the ultra papal standpoint, add various others. These attributes Protestants accept as signs, only with their own definitions. But, if accepted, they must be predicated, to a certain extent, of “the invisible, universal Church.” More distinctively Protestant, however, are added these marks, oft-repeated in their definitions, “the preaching of the pure Word of God, and the right administration of the sacraments.” But these have reference rather to the action of the Church’s life, than to the substance of that life — to what is done in the Church, rather than to what constitutes the Church.

1. L’unité. Elle est vraie au point de vue du Nouveau Testament, que les baptistes acceptent avec force tel qu’il est enseigné : « Vous efforçant de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous » (Ép 4:3-6). Il y a un seul chef : Christ. Il y a un seul corps : l’Église. Mais la doctrine selon laquelle l’unité de l’Église consiste à réunir de nombreuses assemblées chrétiennes séparées en une assemblée générale ou universelle de même foi et de même ordre, qu’elle soit enseignée par des catholiques ou par des protestants, n’est pas enseignée dans les Écritures et est rejetée par les baptistes. Il existe cependant une unité spirituelle dans la « communion des saints », entre tous ceux qui sont véritablement nés de Dieu, si variés et dissemblables que soient leur régime et leurs relations ecclésiastiques.1. Unity. This is true from the New Testament point of view, which Baptists emphatically accept as thus taught: “Endeavoring to keep the unity of the Spirit, in the bond of peace. There is one body, and one Spirit, even as ye are called in one hope of your calling; one Lord, one faith, and one baptism; one God and Father of all, who is above all, and through all, and in you all.” — Eph. 4:3-6. There is one head — Christ. There is one body — the Church. But the doctrine that the unity of the Church consists in the combination of many separate congregations of Christians into one general or universal assembly of like faith and order, whether taught by Catholics or Protestants, is not taught in the Scriptures, and is repudiated by Baptists. There is, however, a spiritual unity in the “Communion of Saints,” existing among all who are truly born of God, however various and dissimilar their ecclesiastical polity and relations may be.

2. La sainteté. Elle marque une vraie Église, parce que seuls ceux qui sont nés de l’Esprit et sont devenus « de nouvelles créatures en Jésus-Christ » sont des personnes aptes à en être membres, ou peuvent légitimement le devenir. Ils sont appelés « saints », c’est-à-dire sanctifiés. « À l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, appelés à être saints » (1 Co 1:2). « Comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés » (Col 3:12). « Et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles » (1 P 2:5). Cette sainteté n’est peut-être parfaite et absolue chez aucun membre, encore moins dans le corps entier ; néanmoins, c’est ce que l’Évangile réclame, et c’est la marque dominante de ceux qui sont unis à Christ comme le sarment l’est au cep. Étant donc caractéristique des croyants individuels, elle devient caractéristique de l’assemblée des croyants. Mais la prétention papale selon laquelle la sainteté vient de l’union avec cette Église-là, comme la seule vraie, est une fiction absurde, qui ne mérite ni crédit ni examen sérieux.2. Holiness. This marks a true Church, because only such as are born of the Spirit, and become “new creatures in Christ Jesus” are suitable persons to be, or can properly become, members of it. They are called “saints,” sanctified ones. “Unto the Church of God, which is at Corinth, to them that are sanctified in Christ Jesus, called to be saints.” — 1 Cor. 1:2. “As the elect of God, holy and beloved.” — Col. 3:12. “Ye also, as lively stones, are built up a spiritual house, a holy priesthood, to offer spiritual sacrifices.” — 1 Peter 2:5. This holiness may not be perfect and absolute as to any one member, much less as to the entire body; nevertheless it is what the gospel claims, and is the prevailing mark of those who are united to Christ, as the branch is to the vine. Being characteristic, therefore, of individual believers, it becomes characteristic of the congregation of believers. But the papal claim that holiness comes from a union with that, as the only true Church, is an absurd fiction, not to be credited, or seriously considered.

3. La catholicité. Diverses institutions ecclésiastiques s’arrogent, chacune pour elle-même, l’universalité, et prétendent être la seule « Église catholique ». Cette prétention est celle de l’Église latine, de la grecque, de l’anglaise et d’autres systèmes épiscopaux. De telles prétentions, cependant, n’ont aucun fondement dans les enseignements historiques ou doctrinaux du Nouveau Testament. Mais si la catholicité peut s’entendre comme la reconnaissance de l’unité spirituelle essentielle de la foi dans tout le peuple racheté de Christ, et comme la disposition à reconnaître pour saints tous ceux, de tout nom et de toute nation, qui portent l’image et ont l’esprit de leur Seigneur, alors toute assemblée de disciples évangéliques est une Église catholique. « En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable » (Ac 10:34, 35). « Car le même Seigneur est le Seigneur de tous, riche pour tous ceux qui l’invoquent » (Rm 10:12).3. Catholicity. Various ecclesiastical establishments arrogate, each to itself, universality, and claim to be the only “Catholic Church.” Such a claim is made by the Latin, the Greek, the English, and other prelatical systems. Such claims, however, have no foundation whatever in the historical, or doctrinal teachings of the New Testament. But if catholicity may be interpreted to mean a recognition of the essential spiritual unity of the faith in all of Christ’s redeemed people, and a willingness to accord sainthood to all of every name and nation who bear the image and have the spirit of their Lord, then every congregation of evangelical disciples is a Catholic Church. “Of a truth I perceive that God is no respecter of persons; but in every nation, he that feareth Him, and worketh righteousness, is accepted of Him.” — Acts 10:34, 35. “For the same Lord over all, is rich unto all that call upon Him.” — Rom. 10:12.

4. L’apostolicité. L’Église romaine et quelques autres communions épiscopales et de Haute Église prétendent posséder une succession ininterrompue de dons et d’ordinations ministériels venant directement des apôtres, ce qu’on appelle parfois « l’épiscopat historique ». Et s’il y a succession dans le ministère, alors il y a aussi, dans une large mesure, succession dans l’ordre de l’Église et dans l’efficacité sacramentelle. Cette prétention est historiquement sans fondement et doctrinalement inutile. Mais la vraie apostolicité ne consiste pas dans la succession, mais dans la possession ; car ceux qui possèdent et manifestent les doctrines, l’esprit et la vie des apôtres ont le droit de revendiquer cette marque d’une vraie Église de l’Évangile. « Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ » (1 Co 3:11). « Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire » (Ép 2:19, 20).4. Apostolicity. It is the claim of the Roman, and of some other prelatical and High-Church communions, that they have an unbroken succession of ministerial gifts and ordinations direct from the Apostles — what is sometimes termed “the historical episcopate.” And if a succession in the ministry, then a succession largely also in Church order, and sacramental efficacy. This claim is historically groundless, and doctrinally useless. But the true apostolicity consists not in succession, but in possession; for they who possess and exhibit the doctrines, the spirit and the life of the Apostles, have right to claim this mark of a true gospel Church. “For other foundation can no man lay, than that is laid, which is Jesus Christ.” — 1 Cor. 3:11. “Now therefore ye are no more strangers and foreigners, but fellow citizens with the saints, and of the household of God; and are built upon the foundation of the Apostles and prophets, Jesus Christ Himself being the chief corner-stone.” — Eph. 2:19, 20.

5. La perpétuité. Elle se rapporte, non à une continuité de l’administration officielle, comme dans la note précédente, mais à la vie visible et corporative de l’Église. Et, chose étrange, quelques baptistes ont eu l’audace, et l’imprudence, d’affirmer qu’on peut prouver l’existence, depuis les apôtres jusqu’à maintenant, d’une succession ininterrompue d’assemblées de croyants visibles et organisées, semblables aux leurs et donc substantiellement pareilles aux Églises primitives. De telles prétentions peuvent fort bien être laissées à l’audace papale. Pour ceux qui apprennent de ce trésor de vérité sacrée qu’est le Nouveau Testament quels sont l’esprit, la doctrine, les ordonnances et le régime d’une Église de Christ, et qui les pratiquent, il n’importe nullement que la chaîne de la perpétuité organique n’ait jamais été rompue, ou qu’elle l’ait été mille fois.5. Perpetuity. This has reference, not to a continuance of official administration, as in the previous note, but to visible and corporate Church life. And, strange to say, some Baptists have been courageous enough, and indiscreet enough to assert that an unbroken succession of visible, organized congregations of believers similar to their own, and therefore substantially like the primitive churches, can be proven to have existed from the Apostles until now. Such claims may well be left to papal audacity. For those who learn from that storehouse of sacred truth — the New Testament — what are the spirit, doctrine, ordinances, and polity of a Church of Christ, and practice the same, it matters nothing whether the chain of organic perpetuity may never have been broken, or broken a thousand times.

Ce sont de vrais disciples de Christ ceux qui ont son esprit ; de vrais successeurs des apôtres ceux qui suivent leurs enseignements et imitent leur vie. « Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Ac 2:42). « Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche, si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’Évangile » (Col 1:21-23).They are the true disciples of Christ who have His spirit; the true successors of the Apostles who follow their teachings, and imitate their lives. “They continued steadfastly in the Apostles’ doctrine, and fellowship, and in breaking of bread, and in prayers.” — Acts 2:42. “And you being in time past alienated and enemies in your mind, by wicked works, yet now hath He reconciled, in the body of His flesh, through death, to present you holy and without blemish, and unreprovable before Him; if so be that ye continue in the faith, grounded and steadfast, and be not moved away from the hope of the gospel.” — Col. 1:21-23.

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V. Non pas une confédérationV. Not a Confederation

Une Église chrétienne n’est donc pas une confédération de nombreuses assemblées locales sous quelque chef général, que ce soit une personne, comme un évêque, un patriarche ou un pape, ou quelque système de gouvernement, comme un presbytère, un synode, une conférence ou une assemblée. Ce n’est pas un système ecclésiastique s’étendant sur une vaste région et revendiquant le droit de diriger tous ceux de même foi sur ce territoire. Cela, du moins, est loin de l’idée néotestamentaire de l’Église. Les expressions qu’on trouve dans les Actes et les Épîtres définissent et fixent clairement la notion primitive de l’Église. Nous lisons : « Les Églises étaient en paix » et « se fortifiaient dans la foi ». Non pas « l’Église », remarquez-le, comme si tous les disciples étaient groupés en un seul corps général. « Toutes les Églises de Christ vous saluent. » « Les Églises de la Galatie », non « l’Église ». « Les Églises d’Asie vous saluent. » « Les envoyés des Églises » ; « les Églises dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie » ; « les Églises de la Macédoine » ; « l’Église qui était à Jérusalem » ; « l’Église des Thessaloniciens » ; « l’Église des Laodicéens ». « Ainsi que je l’enseigne partout dans toutes les Églises. » « Ils firent nommer des anciens dans chaque Église. » « L’Église qui est à Cenchrées. » « Saluez l’Église qui est dans leur maison. » « Si donc l’Église entière se rassemble en un même lieu. » « Avec l’Église qui est dans leur maison. » Nul ne peut manquer de comprendre la force de telles expressions.A Christian Church, therefore, is not a confederation of many local congregations, under some one general head, whether that be a person, as bishop, patriarch, or pope; or under some system of government, as presbytery, synod, conference, or assembly. It is not an ecclesiastical system, extending over a wide area of country, claiming the right of control over all of similar faith within such territory. Such, at least, is far from the New Testament idea of a Church. The expressions found in the Acts and the Epistles clearly define and fix the primitive notion of a Church. We read: “Then had the churches rest,” and “were established in the faith.” Not “the Church” mark, as if all disciples were grouped in one comprehensive body. “The churches of Christ salute you.” “The churches of Galatia;” not “the Church.” “The churches of Asia salute you.” “Messengers of the churches;” “the churches throughout all Judea and Galilee and Samaria;” “the churches of Macedonia;” “the Church which was at Jerusalem;” “the Church of the Thessalonians;” “the Church of the Laodiceans.” “As I teach in every Church.” “Ordained elders in every Church.” “The Church which is at Cenchrea.” “Greet the Church that is in their house.” “If therefore the whole Church be come together into one place.” “With the Church in their house.” No one can fail to understand the force of such expressions.

Note 1. — Une organisation de chrétiens professants peut manquer sur certains points aux exigences de l’Évangile et rester pourtant une Église, pourvu qu’elle remplisse les conditions fondamentales d’une foi et d’une pratique scripturaires, qu’elle maintienne la souveraineté de Christ comme chef, et qu’elle conserve dans leur pureté les ordonnances et le ministère de la Parole.Note 1. — An organization of professing Christians may fail in some respects to meet the requirements of the Gospel, and still be a Church, providing it fulfills the fundamental conditions of a Scriptural faith and practice, holding the headship of Christ, maintaining the Ordinances and the ministry of the word in their purity.

Note 2. — Mais si elle cesse de reconnaître Christ comme son souverain suprême et de se soumettre à lui, et de recevoir sa parole comme sa loi suprême, alors elle cesse d’être une Église de Christ, bien qu’elle puisse encore garder son caractère religieux et conserver beaucoup de marques évangéliques.Note 2. — But if it ceases to recognize and submit to Christ as its supreme ruler, and to receive His word as its supreme law, then it ceases to be a Church of Christ, though it may still preserve its religious character and retain many evangelical marks.

Note 3. — Aucune Église, si saine que soit son orthodoxie ou si parfait que soit son ordre, ne peut remplir les conditions de son existence sans la vie de Christ demeurant en ses membres, marchant selon l’Esprit et n’accomplissant pas les désirs de la chair. Son importance et son efficacité dépendent donc moins d’une simple conformité mécanique à un modèle, fût-il divin, que de la vie et de la puissance de la piété chez ceux qui la composent.Note 3. — No Church, however sound its orthodoxy, or perfect its order, can fulfill the conditions of its existence without the indwelling life of Christ in its members, they walking in the Spirit, and not fulfilling the lusts of the flesh. Its importance and efficacy, therefore, depend not on mere mechanical conformity to any, even a divine model, so much as on the life and power of godliness in its constituent elements.

VI. Définitions par analogieVI. Analogical Definitions

Il n’est pas rare que le Nouveau Testament parle de l’Église en langage figuré, où sont suggérées certaines analogies par lesquelles la nature, le but et les relations de cette institution sont représentés plus clairement. Le fait que ces figures n’aient pas été conçues comme des définitions logiques, et qu’elles ne définissent qu’incidemment, les rend peut-être d’autant plus intéressantes. Les ressemblances éclairent, et les comparaisons, dans la mesure où elles devaient s’appliquer, sont exactes et instructives. « Il l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps » (Ép 1:22). Christ, le chef, et l’Église, son corps. Cela est également vrai de l’Église universelle et invisible et de l’Église locale et visible. Chef sur toutes choses et à tous égards. Le chef est le directeur intelligent, le législateur investi d’autorité pour le corps, et il lui fournit la force de volonté pour une obéissance active. L’Église, comme corps, doit obéir aux directives et exécuter les ordres de Christ, le chef. La figure indique la relation intime, sensible et sacrée qui existe entre Christ et son peuple. Remarquez aussi qu’il n’y a pas plusieurs chefs, mais un seul : Christ. Un corps à plusieurs têtes serait une monstruosité.The Church is not unfrequently spoken of in the New Testament in figurative language, in which certain analogies are suggested, in the use of which the nature, purpose and relations of this institution are more clearly represented. The fact that these tropes were not intended as logical definitions, and do only incidentally define, makes them perhaps the more interesting. The similarities elucidate, and the comparisons, so far as they were intended to apply, are accurate and instructing. “And gave Him to be head over all things to the Church, which is His body.” — Eph. 1:22. Christ the head, and the Church His body. This is equally true of the Church universal and invisible, and of the Church local and visible. Head over all things, and in all respects. The head is the intelligent director, the authoritative lawgiver, to the body, and furnishes the will-force for active obedience. The Church as the body is to obey the directions, and to execute the authoritative mandates of Christ, the head. The figure indicates the intimate, sensitive, and sacred relation existing between Christ and His people. Also observe, there are not many heads, but one only — Christ. A many-headed body would be a monstrosity.

Dans les voies et les œuvres de Dieu se trouvent la beauté et la symétrie d’une unité sacrée. « Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle. » « C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. » « Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Église. » « Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église » (Ép 5:23-32). Ici, la relation qui existe entre Christ et l’Église est illustrée par la relation entre mari et femme : une relation intime, tendre, affectueuse, sacrée ; et de la reconnaissance de ces relations, en cultivant leur esprit propre et en remplissant leurs obligations implicites, dépend la réussite du but pour lequel elles existent.In God’s methods and operations there are the beauty and the symmetry of a sacred unity. “Husbands, love your wives, even as Christ also loved the Church, and gave Himself for it.” “So ought men to love their wives as their own bodies.” “For no man ever yet hated his own flesh; but nourisheth it, even as the Lord the Church.” “This is a great mystery; but I speak concerning Christ and the Church.” — Eph. 5:23-32. Here the relation subsisting between Christ and the Church, is illustrated by the relations of husband and wife. A relationship intimate, tender, affectionate, sacred; on the recognition of which relations, cherishing their proper spirit, and discharging their implied obligations, depends the success of the purpose for which they exist.

Si, dans l’économie divine, est accordée au mari l’autorité de chef sur la femme, ce n’est pas pour la soumission servile de celle-ci, mais pour le bien commun, et afin que son affection, sa protection et son soutien soient rendus plus manifestes et plus durables. Si l’Église doit être soumise à son Chef et dirigée par lui, elle sait que « Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle ». Et s’il semble exigeant dans ce qu’il requiert pour son service et sa sainteté, c’est « afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable ». « La maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité » (1 Tm 3:15).If to the husband be accorded, in the divine economy, headship over the wife, it is not for her servile subjection, but for the common good; and that his affection, protection, and support, may be made the more manifest, and the more abiding. If the Church is to be subject to, and directed by, its Head, it knows that “Christ loved the Church, and gave Himself for it.” And if He seems exacting in His requirements, for its service and its sanctity, it is, “that He might present it to Himself, a glorious Church, not having spot, or wrinkle, or any such thing.” “The house of God, which is the Church of the living God, the pillar and ground of the truth.” — 1 Tim. 3:15.

Si « la colonne et l’appui de la vérité » se rapporte à « l’Église du Dieu vivant », comme on l’admet presque universellement, et comme il est d’ailleurs presque nécessaire de le supposer, et non au « mystère de la piété », comme certains voudraient le faire paraître, ce qui semblerait forcé et dur, alors nous avons une idée frappante de l’importance de chaque assemblée particulière des saints, comme unité organisée du « royaume des cieux » dans le Seigneur. La colonne soutient la partie de l’édifice qui repose sur elle. L’appui, littéralement le fondement, est ce sur quoi l’édifice repose et sur quoi il est élevé.If “the pillar and ground of the truth” refer to the “Church of the living God,” as is almost universally conceded, and indeed is almost necessary to suppose, and not to the “mystery of godliness,” as some would make to appear, but which would seem forced and harsh, then we have a vivid conception of the importance of each individual congregation of the saints, as the organized unit of the “kingdom of heaven,” in the Lord. The pillar supports the superincumbent portion of the building. The ground, literally foundation, is that on which the building rests, and upon which it is reared.

Ainsi, bien que dans un sens fort Christ soit le seul fondement de la foi des saints et de l’espérance des âmes, dans un sens très important l’Église devient le soutien de tout effort chrétien, que ce soit pour l’édification ou la sanctification des saints, ou pour la propagation de l’Évangile et l’évangélisation du monde. Comme fait historique, les Églises de Christ ont joué ce rôle et servi ce but, et elles le servent encore ; c’est même la fin pour laquelle elles ont été instituées. Sans elles, toutes ces activités chrétiennes qui remplissent le monde de lumière et de bénédiction deviendraient bientôt inertes et cesseraient. C’est de dessous le seuil du sanctuaire que le fleuve de vie s’écoule vers les nations. « De Sion, beauté parfaite, Dieu resplendit » (Ps 50:2).Thus, while in an emphatic sense Christ is the only foundation for the faith of saints, the hope of souls, yet in a very important sense does the Church become the support of all Christian endeavor, whether for the edification or the sanctification of the saints, or the spread of the gospel and the evangelization of the world. As a historical fact the churches of Christ have acted this part, and served this purpose, and are now serving it — indeed, this is the very end for which they were instituted. Without them, all those Christian activities which are filling the world with light and blessing, would soon become inert and fail. It is from beneath the threshold of the sanctuary, the river of life flows forth to the nations. “Out of Zion, the perfection of beauty, God hath shined.” — Ps. 50:2.

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Elles n’honorent pas simplement le nom et les actes du plus grand et du meilleur des hommes, mais de celui qui est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois. En tous sens, chaque vraie Église est une colonne pour celui qui est la Vérité, et elle aide à soutenir et à proclamer le profond mystère de la piété. « Vous êtes l’édifice de Dieu. » « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Co 3:9-17). Cela est vrai, dans un sens très important, de chaque chrétien individuellement. Mais ici, c’est de l’Église de Corinthe que cela est déclaré vrai. L’apôtre affirmait qu’il avait posé le fondement de l’édifice, et que d’autres avaient bâti dessus. Il déclare que l’édifice est saint, comme on supposait que l’étaient même les sanctuaires des dieux païens, et il les avertit de ne pas profaner ce sanctuaire.They do not simply honor the name and the deeds of the greatest and best of men, but of Him who is Lord of lords, and King of kings. In all senses each true Church is a pillar for Him, who is the Truth, and aids to support and to proclaim the profound mystery of godliness. “Ye are God’s building.” “Know ye not that ye are the temple of God, and that the Spirit of God dwelleth in you?” — 1 Cor. 3:9-17. This is true, in a very important sense, of each individual Christian. But here it was declared true of the Corinthian Church. The Apostle asserted that he had laid the foundation of the edifice, and others had built upon it. He declares the building to be holy, as the shrines of heathen gods even, were supposed to be; and cautions them not to defile this sanctuary.

C’est la présence permanente de l’Esprit dans une Église qui donne de l’importance à son existence et de l’efficacité à ses ministères. Comme simple organisation humaine, elle ne s’élèverait pas au-dessus du niveau des autres institutions morales et charitables. Mais l’élément divin qui est en elle l’élève à une position plus haute. Un édifice matériel orné et coûteux, un rituel magnifique et imposant, le nombre, la richesse, la mode et les attraits sociaux ne peuvent jamais répondre au besoin ni réaliser le but sacré de la vie des Églises sans la présence de l’Esprit qui demeure en elles, comme la présence de la Shekina dans le tabernacle d’autrefois. Tout cela donne à réfléchir à ceux qui s’emploient activement à implanter des Églises et travaillent avec peine à les édifier.It is the abiding presence of the Spirit in a Church, that gives importance to its existence, and efficacy to its ministrations. As a mere human organization it would not rise above the level of other moral and benevolent institutions. But the divine element in it lifts it to a loftier position. An ornate and costly material structure, a magnificent and imposing ritual, numbers, wealth, fashion, social attractions, can never meet the demand, nor realize the sacred purpose of the churches’ life, without the indwelling presence of the Spirit, as the presence of the Shekinah in the Tabernacle of old. All this is suggestive to those who are active in planting, and laborious in building up the churches.

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VII. La nature d’une ÉgliseVII. The Nature of a Church

L’Église chrétienne est la seule société divinement organisée parmi les hommes. Elle a été instituée dans un but par Christ, qui lui a donné des lois et un ensemble de méthodes et d’ordre pour accomplir sa mission sacrée, et qui conserve encore sur elle l’autorité de chef et de roi. Une Église est la « Société de Jésus » dans un sens plus vrai et meilleur que celui que connut Loyola en fondant l’ordre des jésuites. Chacune de ces compagnies organisées de saints constitue un corps politique dans un domaine spirituel ; dans le monde, mais non du monde ; capable de maintenir son existence et de remplir ses fonctions dans toutes les conditions de la vie sociale et civile, sous toutes les formes de gouvernement humain ; et, sans être déloyale envers aucune, elle n’est soumise à aucune, mais rend allégeance à un souverain étranger, « le prince des rois de la terre ». Jésus a dit : « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jn 18:36). Et de ses disciples il a dit : « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde » (Jn 17:16). Les membres de l’Église ont tous les droits, privilèges et immunités des citoyens sous le gouvernement civil, comme les autres, et ils doivent allégeance à celui sous lequel ils vivent dans toutes les choses temporelles, tant que cette allégeance ne s’oppose pas à une parfaite obéissance à ce que Christ réclame d’eux.The Christian Church is the only divinely organized society among men. It was instituted for a purpose by Christ, who gave to it laws, and an economy of methods and order by which to accomplish its sacred mission, and who still retains headship and kingship over it. A Church is the “Society of Jesus” in a truer and better sense than Loyola knew when founding the order of Jesuits. Each such organized company of saints constitutes a body politic in a spiritual realm; in the world, but not of it; being able to maintain its existence and discharge its functions in all conditions of social and civil life, under all forms of human government: while not untrue to any, yet is in subjection to none, but gives allegiance to a foreign potentate, “the Prince of the kings of the earth.” Jesus said, “My kingdom is not of this world.” — John 18:36. And of his disciples he said, “They are not of the world even as I am not of the world.” — John 17:16. Members of the Church have all the rights, privileges, and immunities of citizens in civil government, as others have, and owe allegiance to that under which they live, in all matters temporal, so long as such allegiance does not interfere with perfect obedience to the claims of Christ upon them.

Mais si les lois humaines et les exigences des gouvernements humains contredisent ce que Dieu réclame, ou s’opposent de quelque manière aux droits de la conscience ou de la foi religieuse, et à la liberté de croyance et de culte, alors il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Ses droits sont suprêmes et annulent tout droit rival. « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Les chrétiens doivent être de bons citoyens, respectueux des lois, à moins que l’obéissance à la loi humaine n’exige la violation de la loi divine. Leur fidélité à la loi supérieure doit être prompte et indiscutée. « Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain, soit aux gouverneurs comme envoyés par lui pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien. Car c’est la volonté de Dieu qu’en pratiquant le bien vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés » (1 P 2:13-15). Quant aux choses spirituelles, l’État n’a aucun droit de les diriger ni de s’y ingérer. Dans les questions de conscience, de foi et de culte, le pouvoir civil n’a aucun droit de s’immiscer, tant que leur exercice ne nuit pas au gouvernement et ne met pas en péril les droits d’autrui.But if human laws, and the demands of human governments, contravene the divine claim, or in any way interfere with the rights of conscience or religious faith, and the freedom of belief and worship, then God is to be obeyed rather than man. His claims are supreme, and annihilate all rival claims. “Render unto Caesar the things that are Caesar’s, and to God the things that are God’s.” Christian men should be good and law-abiding citizens, unless obedience to human law demands a violation of divine law. Their fealty to the higher law must be prompt and unquestioned. “Submit yourselves to every ordinance of man, for the Lord’s sake; whether it be to the king as supreme, or unto governors, as unto them that are sent by him for the punishment of evil doers, and for the praise of them that do well. For so is the will of God, that with well-doing ye may put to silence the ignorance of foolish men.” — 1 Peter 2:13-15. As to things spiritual, the state has no right of control over, or interference with, them. Matters of conscience, faith, and worship the civil power has no right to meddle with, so long as the government is not injured, nor the rights of others put in jeopardy by their exercise.

La nature d’une Église est très différente de celle des autres sociétés et associations. Ses membres peuvent être liés à d’autres organisations dont les objets visent l’essor du commerce, de la littérature, de la science ou des arts ; celles-ci peuvent être morales, philanthropiques et même religieuses. Mais elles n’atteignent pas l’idéal élevé de la vocation de l’Église et ne remplissent pas la vaste sphère de sa mission, qui n’est rien de moins que la gloire de Dieu et le salut des âmes. La participation à ces autres associations sera cohérente et sans danger, elle peut même être louable, pourvu que les buts qu’elles poursuivent et les méthodes par lesquelles elles les poursuivent soient compatibles avec la morale chrétienne ; et pourvu aussi que les devoirs envers elles ne nuisent en rien aux devoirs envers l’Église et à l’utilité qu’on y exerce, elle dont les droits sont les premiers et les plus impérieux. Dans ces autres associations, on peut faire du bien par une plus large diffusion des connaissances, la culture de la morale sociale et de la vertu publique, le soulagement de la souffrance humaine et le progrès d’une vraie civilisation. Tous ces buts sont bons, et tous les hommes de bien doivent les encourager.The nature of a Church is very different from that of other societies and associations. Its members may be connected with other organizations, whose objects contemplate the furtherance of commerce, literature, science or the arts; they may be moral, philanthropic, and even religious. But they do not reach the high ideal of the Church’s vocation, nor fill the broad sphere of the Church’s mission. That is no less than the glory of God and the salvation of souls. Fellowship in such other associations will be consistent and harmless — it may be even commendable — providing the objects they seek, and the methods by which they are sought, be consistent with Christian morals; and providing, also, their duties to these in no way interfere with their duties to, and usefulness in, the Church, whose claims are first and most imperative. In such other associations good may be accomplished by the wider diffusion of intelligence, the cultivation of social morals and of public virtue, the mitigation of human suffering, and the advancement of a true civilization. All these aims are good, and all good men should encourage them.

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VIII. L’autorité des ÉglisesVIII. The Authority of Churches

Toutes les associations d’hommes sont censées posséder l’autorité nécessaire pour diriger leurs membres dans les limites de leurs relations d’associés, pour protéger leurs organisations contre la perversion et la ruine, et pour atteindre les buts pour lesquels elles existent. Elles ont en conséquence le droit d’exercer cette autorité et le pouvoir de la faire respecter. Elle découle soit d’un pacte volontaire, par lequel chaque individu cède au corps une partie de sa liberté personnelle d’action, soit elle est conférée par quelque autorité extérieure et supérieure. Il en est ainsi des Églises. Leurs membres, en s’unissant à une Église, cèdent volontairement certaines prérogatives personnelles, afin qu’elles soient remises au corps, au tout organique. Mais ces prérogatives cédées personnellement ne constituent qu’une petite partie de son autorité. Son autorité principale est donnée par Christ seul. L’État ne peut pas la conférer ; ni les législatures, ni les tribunaux de juridiction civile, ni les princes, ni les parlements ne peuvent conférer ou annuler la charte en vertu de laquelle les Églises de Christ existent et agissent. Cette autorité ne peut pas davantage émaner d’une source ecclésiastique, puisque tous les ordres ecclésiastiques émanent des Églises et naissent d’elles, et sont créés par elles ; ils ne les créent pas.All associations of men are supposed to possess such and so much authority as may be needful to control their members within the limits of their associational relations, to guard their organizations against perversion and disaster, and to secure the objects for which they exist. This authority they have the consequent right to exercise, and power to enforce. It is derived either from voluntary compact, where each individual surrenders to the body a part of his personal freedom of action, or else is conferred by some external and superior authority. Thus with churches. Its members, on uniting with a Church, do voluntarily surrender some personal prerogatives, that they may be invested in the body, the organic whole. But such personally surrendered prerogatives constitute but a small part of its authority. Its chief authority is given by Christ alone. The state cannot bestow it; nor can legislatures, or courts of civil jurisdiction, or princes, or parliaments, either bestow or annul the charter by right of which the churches of Christ exist and act. Quite as little can that authority emanate from any ecclesiastical source, since all ecclesiastical orders emanate from, and grow out of, the churches, and are created by them — do not create them.

Papes, patriarches, évêques, prêtres, synodes, assemblées, conventions et conférences, à supposer qu’ils soient scripturaires, ne font pas les Églises, mais sont faits par elles ; ils ne peuvent pas investir les Églises d’autorité, puisqu’ils ne possèdent en la matière aucune autorité antérieure, mais sont investis par les Églises, directement ou indirectement, de toute l’autorité qu’ils prétendent posséder. Toute autorité légitime est donc conférée par Christ, le Roi en Sion. Il les bâtit : « Sur cette pierre je bâtirai mon Église. » Il leur donne mission : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Il est personnellement toujours avec elles, les dirigeant et leur donnant le succès : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 16:18 ; 28:19, 20). Ce qu’il ne donne pas, on ne le possède pas. Ce qu’il ne sanctionne pas n’est pas légitime. Ce qu’il accorde est un dépôt sacré, à garder et à employer pour son dessein et sa louange. Telle est donc la source, et la seule source autorisée, du droit de l’Église à gouverner. Elle ne peut en prendre aucun ni en tirer d’aucune autre source.Popes, patriarchs, bishops, priests, synods, assemblies, conventions, conferences, supposing they were Scriptural, do not make churches, but are made by them; cannot invest churches with authority, since they possess no antecedent authority in the premises, but are invested by the churches, directly or indirectly, with all the authority they claim to possess. All rightful authority, therefore, is conferred by Christ, the king in Zion. He builds them: “On this rock will I build my Church.” He commissions them: “Go ye, therefore, and teach all nations, baptizing them in the name of the Father, and of the Son, and of the Holy Ghost.” He is personally ever with them, superintending, and giving them success: “Lo, I am with you alway, even unto the end of the world.” — Matt. 16:18; 28:19, 20. What He does not give is not possessed. What He does not sanction is not legitimate. What He does bestow is a sacred trust, to be guarded and used for His purpose and praise. This, then, is the source, and the only authoritative source, of the Church’s right of rule. It can assume none and derive none from any other source.

Cette autorité, une Église ne peut l’exercer que sur ses propres membres. Ceux-ci peuvent faire peser sur tous ceux qui les entourent la force morale de leur persuasion, de leur vie conséquente et de leur caractère chrétien, comme ils doivent d’ailleurs le faire ; mais quant à l’administration investie d’autorité, ils ne peuvent revendiquer aucun droit d’intervention, sinon envers ceux avec qui ils sont liés par l’alliance dans la communion du corps. L’apôtre disait aux Corinthiens : « Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ? » (1 Co 5:12). Une Église ne peut pas non plus exercer d’autorité sur ses propres membres à aucun égard, sinon quant aux choses spirituelles. Elle ne peut pas intervenir dans leurs droits et devoirs personnels de membres de la société. Elle ne peut pas leur dicter ce qu’ils mangeront ou boiront, ni de quoi ils seront vêtus ; quel métier ils exerceront, quelles relations ils entretiendront, de quels privilèges ils pourront jouir ; sauf qu’en tout cela ils ne feront rien d’incompatible avec leur position et leur profession de chrétiens ; rien qui nuise à l’Évangile de Christ ou l’entrave ; rien qui détruise leur influence pour le bien, mette une pierre d’achoppement sur le chemin des inconvertis ou jette l’opprobre sur le nom chrétien.This authority a Church can exercise on none but its own members. They can bring the moral force of their persuasion, of their consistent living, and of their Christian character, to bear on all around them, as indeed they should; but as to authoritative administration, they can claim no right of interference with any except those with whom they hold covenant relations in the fellowship of the body. Said the Apostle to the Corinthians, “For what have I to do to judge them also that are without? Do not ye judge them that are within?” — 1 Cor. 5:12. Nor can a Church exercise authority over its own members in any respect except as to spiritual concerns. With their personal rights and duties as members of society, it cannot interfere. It cannot dictate what they shall eat or drink, or wherewithal they shall be clothed; what business they shall pursue, what associations they shall keep, what privileges they may enjoy; except, that in all these they shall do nothing which shall be inconsistent with their position and profession as Christians; nothing that shall harm or hinder the gospel of Christ; nothing that shall destroy their influence for good, place a stumbling-block in the way of unconverted men, or cast a reproach on the Christian name.

Et de toutes ces questions, l’Église a le droit de juger. La sphère de l’autorité d’une Église est donc spécifiquement et exclusivement morale et spirituelle. Les soi-disant Églises, passées ou présentes, qui se sont arrogé une dictature sur leurs fidèles en toutes choses, sacrées comme profanes, ont perdu leur titre à être reconnues comme de vraies Églises de Christ et ne doivent être tenues que pour des sociétés religieuses. Elles ont franchi toutes les bornes légitimes, violant par leurs prétentions les droits personnels. Une Église ne peut pas non plus dominer la foi ou la conscience de ses membres. Dans cette liberté religieuse personnelle, nul homme ni groupe d’hommes n’a le droit d’intervenir. De cette liberté et de son exercice légitime, chacun n’est responsable que devant Dieu. L’autorité de l’Église ne va pas si loin. Elle peut et doit assurer l’harmonie dans la foi et la communion du corps. Mais jusqu’à quel point elle peut exiger la conformité doctrinale, comment elle doit traiter la dissidence, si elle peut ou non devenir un tribunal compétent en matière de foi, ou seulement de morale, et si ses actes peuvent être punitifs, cela sera examiné plus longuement dans le chapitre sur la discipline.And of all these questions the Church has the right to judge. The sphere of a Church’s authority is therefore distinctively and exclusively moral and spiritual. Those so-called churches, whether of the past or present, that have assumed dictatorship over their communicants in all matters both sacred and secular, have forfeited their claim to be recognized as true churches of Christ, and are to be held as religious societies only. They have transcended all proper bounds, violating personal rights by their assumptions. Nor yet can a Church dominate the faith or conscience of its members. With such personal religious liberty no man, or combination of men, has a right to interfere. For such liberty and its lawful exercise each one is responsible to God alone. The Church’s authority goes not so far. It can and should secure harmony in the faith and fellowship of the body. But to what extent it may require doctrinal conformity, and how it should treat dissent, whether it may or may not become a court of jurisdiction in matters of faith, or only of morals, and whether its acts may be punitive, will be considered more at length in the chapter on discipline.

IX. La courtoisie entre les ÉglisesIX. The Comity of Churches

Les Églises entretiennent entre elles des relations de courtoisie et d’égards fraternels, mais n’ont aucun lien légal, gouvernemental ou organique. Aucune Église ne peut exercer la discipline sur une autre, ni pour une autre, ni intervenir d’aucune manière dans les actes disciplinaires d’une autre. Aucun membre n’a le droit de voter dans l’assemblée d’une autre Église que la sienne, ni même d’assister à une telle assemblée, ni de participer à la communion, sinon sur invitation et par courtoisie. Aucun pasteur n’a le droit d’exercer son ministère dans une autre Église que la sienne, sinon sur invitation. Les Églises, cependant, sont fraternelles et échangent des courtoisies ; elles se transmettent des membres par lettre et reçoivent ceux qui leur sont ainsi adressés ; elles respectent les actes disciplinaires les unes des autres, sans être liées par eux. Les pasteurs échangent leurs chaires. Les Églises s’unissent fraternellement en associations pour leur bien mutuel et pour l’œuvre missionnaire. Elles se comportent les unes envers les autres avec le respect et l’affection qui conviennent à des disciples d’un même Maître ; mais parler d’une interdépendance de la vie et de l’action organiques et officielles des Églises, comme certains l’ont fait, est tout à fait absurde. Cela n’existe pas. Ces questions seront examinées plus complètement ailleurs.Churches hold relations of comity and fraternal courtesy with each other, but sustain no legal governmental or organic connections. No Church can exercise discipline upon another, or for another, or interfere in any way with another’s disciplinary acts. No member has a right to vote in the meeting of any Church but his own, or even to be present at such a meeting, or participate in the Communion except by invitation and as a matter of courtesy. No pastor has a right to exercise his ministry in any Church but his own except on invitation. Churches, however, are fraternal and exchange courtesies, dismiss members by letter to each other, and receive those dismissed, respect each other’s disciplinary acts, but are not bound by them. Pastors exchange pulpits. Churches unite fraternally in associations for mutual benefit and for missionary work. They bear themselves toward each other with that respect and affection which become disciples of a Common Master, but to talk of an interdependence of organic and official Church life and action, as some have done, is most absurd. There is no such thing. These questions will be more fully considered in another place.

X. La constitution des ÉglisesX. Churches Constituted

Les Églises sont constituées par une alliance volontaire de la part de ceux qui désirent en devenir membres. La constitution d’une Église, à proprement parler, ne se trouve que dans le Nouveau Testament, tant pour la foi que pour la pratique. Mais il est d’usage de les formuler, et elles deviennent ainsi des symboles de foi qui, dans une certaine mesure, servent de normes. Et bien qu’on ne demande à aucune Église ni à aucun membre de les signer, ni d’y jurer fidélité, on attend cependant une adhésion et une conformité générales et substantielles, afin d’assurer l’harmonie dans les Églises et entre les Églises. Et cette harmonie est assurée à un degré remarquable parmi les baptistes, si l’on considère le grand nombre de leurs Églises, la vaste étendue du territoire sur lequel elles sont dispersées, et la grande diversité de vie sociale, de coutumes locales et de formation qui les influencent naturellement ; et surtout si l’on considère la ténacité avec laquelle ils maintiennent l’indépendance de chaque Église et le droit au jugement personnel de chaque membre. Le processus par lequel de nouvelles Églises sont constituées est très simple.Churches are constituted by voluntary covenant on the part of those who wish to become members. The constitution of a Church, strictly speaking, is to be found in the New Testament only, as regards both faith and practice. But it is customary to have these formulated, which thus become creed symbols, and to a certain extent serve as standards. And though no Church and no Church-member is asked to sign them, or is required to pledge allegiance to them, yet a general and substantial assent and conformity to them is expected, in order that harmony in the churches and among the churches may be secured. And this harmony is secured to a remarkable degree among Baptists, when we consider the great number of their churches, the wide extent of territory over which they are scattered, and the great diversity of social life, local customs, and educational bias which naturally influence them; and especially when we consider the tenacity with which they maintain the independence of the individual Church, and the right of private judgment in the individual member. The process by which new churches are constituted is very simple.

La nécessité et la possibilité d’en organiser une doivent être décidées par ceux qui doivent la constituer et qui doivent en porter la dépense et la responsabilité. Ce peuvent être des personnes appartenant à quelque autre Église ou à d’autres Églises, qui se trouvent habiter là où il n’y en a aucune, mais où l’on croit qu’il en faut une, et où l’accroissement de la population montre le besoin de privilèges religieux accrus. Ou bien ces personnes peuvent être des convertis de quelque réveil récent, dans un quartier où il semble y avoir de la place et une demande pour une autre Église. Après une mûre délibération de ces personnes, qui se réunissent pour se consulter, examinent tous les aspects de la question et prennent conseil de frères sages et prudents, avec beaucoup de prière pour demander la direction divine, car une telle démarche est d’une grande gravité, et une fois l’accord général obtenu, on convoque enfin une réunion pour l’organisation. Très probablement, un comité aura été nommé au préalable pour se procurer un modèle approuvé d’alliance d’Église et d’articles de foi, à examiner et à adopter par le corps. Avant que l’organisation ait effectivement lieu, cependant, les personnes qui se proposent de constituer le corps doivent se procurer des lettres des Églises dont elles sont membres, données en vue de former une nouvelle Église.The necessity for, and the practicability of, organizing one, must be decided by those who are to constitute it, and who are to bear the expense and the responsibility of its support. These may be persons belonging to some other Church or churches, who find themselves living where there is none, but where one is believed to be needed, and where the increase of population shows a need for increased religious privileges. Or such persons may be converts from some recent revival in a neighborhood where there seems both room and a demand for another Church. After mature deliberation on the part of such persons, meeting together for consultation, canvassing all sides of the question, taking counsel of wise and discreet brethren, with much prayer for divine direction — since such a movement is one of grave concern — general agreement being secured, a meeting is finally called for the organization. A committee most likely has been previously appointed to secure some approved form of Church Covenant, and Articles of Faith, to be considered and adopted by the body. Before the organization actually takes place, however, such persons as propose to constitute the body, should procure letters from the churches of which they are members, given for the purpose of forming a new Church.

S’il y a parmi elles des personnes qui ont été membres d’Églises baptistes régulières, mais qui pour quelque raison ont perdu leur qualité de membre sans faute particulière de leur part, qui mènent une vie chrétienne conséquente et sont agréées des autres, elles peuvent, avec le consentement du groupe, être admises comme membres fondateurs. De même d’autres qui ont été baptisées sur profession de leur foi en Christ dans le but de s’unir ainsi à la fondation. L’« acte constitutif » consisterait proprement et convenablement à voter à l’unanimité, peut-être en se levant, une résolution comme celle-ci : « Résolu : que, guidés, nous le croyons, par le Saint-Esprit, et comptant sur la bénédiction de Dieu, nous nous constituons ici et maintenant, par cet acte, en Église de Jésus-Christ, pour accomplir son service et être gouvernés par sa volonté, telle qu’elle est révélée dans le Nouveau Testament. Et à cette fin nous adoptons par la présente l’alliance et les articles de foi qui suivent et y donnons notre accord. » Qu’on lise alors l’alliance, chacun pouvant témoigner de son accord en levant la main droite. Une prière pour demander force, direction et bénédiction doit suivre. Un tel acte fait de cette compagnie de disciples, ipso facto, une Église de Christ, avec tous les droits, pouvoirs et privilèges de n’importe quelle Église du Nouveau Testament.Should there be among them persons who have been members of regular Baptist churches, but have for any reason lost their membership without special fault of their own, who are living consistent Christian lives, and are acceptable to the others, they can, by consent of the company, be admitted as constituent members. So can others who have been baptized on profession of their faith in Christ, for the purpose of so uniting in the formation. The “Constituting act” would properly and appropriately be the unanimously voting — perhaps by rising — a resolution like this: “Resolved, That, guided as we believe by the Holy Spirit, and relying on the blessing of God, we do, here and now, by this act, constitute ourselves a Church of Jesus Christ to perform His service, and to be governed by His will, as revealed in the New Testament. And to this end we do hereby adopt and agree to the following Covenant and Articles of Faith.” Here let the Covenant be read, to which agreement may be witnessed by each one raising the right hand. Prayer for strength, guidance, and blessing should follow. Such an act makes such a company of disciples, ipso facto, a Church of Christ with all the rights, powers, and privileges of any New Testament Church.

Des officiers peuvent ensuite être choisis, comme bon leur semble : un pasteur, des diacres, des administrateurs ; seulement, quelqu’un doit être choisi sans délai, temporairement ou de façon permanente, s’il ne l’a pas été auparavant, pour faire office de secrétaire et tenir le procès-verbal de ces actes et de toutes les délibérations suivantes, ainsi que des démarches antérieures qui ont conduit à cette organisation. Certaines Églises, lors de leur organisation, adoptent pour se guider une « constitution et des statuts » très élaborés et compliqués, ce qui est d’une utilité fort douteuse. Ils ne sont jamais nécessaires et causent souvent plus d’ennuis que d’aide. Les enseignements bien compris des Écritures sont un guide suffisamment clair en toute matière de morale et de discipline, et les cas particuliers qui peuvent surgir peuvent être traités sur le moment selon leurs mérites, ou prévus par des résolutions permanentes inscrites au registre, comme guide ultérieur dans tous les cas semblables. Par exemple, si le corps désire faire une déclaration ou établir une règle, selon le cas, sur des sujets comme la tempérance, les missions, les écoles du dimanche, l’observation du jour du Seigneur ou la cupidité, il peut exprimer ses vues dans des résolutions permanentes, les porter à son registre et les tenir pour normes de son action ultérieure dans les cas semblables.Officers can afterward be chosen, as seems to them best, a pastor, deacons, trustees; only that some one should at once be selected, temporarily or permanently — unless previously chosen — to act as clerk, to preserve a minute of these and of all subsequent proceedings, as well as the antecedent proceedings which have led to this organization. Some churches, at their organization, adopt a very elaborate and complicated “constitution and bylaws” for their guidance, a course of very doubtful expediency. They are never necessary, and often more trouble than help. The well-understood teachings of the Scriptures are a sufficiently plain guide in all matters of morals and discipline, and such special cases as may arise can be dealt with on their merits at the time, or provided for by standing resolutions to be placed upon the records, as subsequent guides in all similar cases. For instance, if the body wishes to make any deliverance or establish any rule, as may be the case, on the subjects of Temperance, Missions, Sunday-schools, Sabbath-keeping, or Covetousness, they can embody their views in standing resolutions, place them on their minutes, and hold them as standards for subsequent action in similar cases.

Note 1. — Il faut se garder de multiplier les Églises faibles ; et on ne doit pas encourager la fondation de nouvelles œuvres qui n’ont pas la perspective de devenir indépendantes et efficaces, surtout dans une localité déjà bien pourvue de privilèges religieux.Note 1. — The multiplication of feeble churches should be guarded against; and the organization of new interests without the prospect of becoming independent and efficient, should not be encouraged, especially in a community already well supplied with religious privileges.

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Note 3. — L’existence d’officiers n’est pas essentielle à l’existence des Églises, qui possèdent toutes les possibilités et tous les pouvoirs ecclésiastiques. Les officiers sont tirés de l’ensemble des membres par l’élection et l’investiture que leur donne l’Église. Et en l’absence d’officiers formellement investis, l’Église peut choisir certains de ses membres pour officier, temporairement, dans tous les domaines de son service, soit pour diriger son culte, soit pour annoncer la Parole, soit pour administrer les ordonnances.Note 3. — The existence of officers is not essential to the existence of churches, possessing all ecclesiastical possibilities and powers. Officers are developed out of the membership by election and investiture by the Church. And in the absence of formally invested officers, the Church can select some of its members to officiate, temporarily, in all departments of its service; either to conduct its Worship, dispense the Word, or administer the Ordinances.

XI. La reconnaissance des ÉglisesXI. Churches Recognized

Il est d’usage qu’une nouvelle Église convoque un conseil pour la reconnaître. Parfois cet acte de précaution a lieu au moment de la constitution du corps ; plus souvent, à une date ultérieure. Le but du conseil est d’examiner leurs doctrines, de s’informer des circonstances et des raisons de leur organisation, afin de pouvoir approuver leur démarche et certifier aux Églises qu’ils représentent leur communion avec le nouveau corps comme Église régulièrement constituée de même foi. La convocation d’un conseil à cette fin est entièrement facultative pour l’Église. C’est une mesure de prudence, très convenable et à maintenir comme garde contre les irrégularités de doctrine ou de pratique, et elle a des chances d’assurer la sympathie et l’approbation des Églises sœurs ; mais elle n’est en aucun sens essentielle. Le corps n’est pas plus une Église pour avoir l’approbation d’un conseil, ni moins une Église pour en être privé. Le but du conseil, une fois constitué, est d’examiner les faits de la cause pour laquelle il a été réuni.It is customary for a new Church to call a Council to recognize it. Occasionally this precautionary act takes place at the time of the constitution of the body. More frequently at a subsequent period. The object of the Council is to examine their doctrines, inquire into the circumstances, and the reasons for their organization, so as to be able to express approval of their course, and certify to the churches they represent, their fellowship for the new body as a regularly constituted Church of the same faith. The calling of a Council for this purpose is entirely optional with the Church. It is a prudential measure, very proper and well to be continued as a guard against irregularities in doctrine or practice, and is likely to secure the sympathy and approbation of sister churches; but it is in no sense essential. The body is no more a Church for having the approval of a Council, and no less one for being without it. The object of the Council, after being organized, is to inquire into the facts of the case for which they were convened.

Ils entendent un exposé fait par une personne choisie pour parler au nom de l’Église ; ils examinent leurs articles de foi et leur alliance, ainsi que les lettres par lesquelles ceux qui venaient d’autres Églises se sont joints à l’organisation ; ils considèrent avec soin s’il y a un besoin évident d’une Église dans ce champ particulier ; et, lorsque toute la question est devant eux, ils votent l’approbation des démarches accomplies, s’ils les approuvent, ou conseillent le contraire s’ils les désapprouvent. Il est d’usage de tenir un service religieux public approprié à l’occasion, destiné à les encourager dans leur entreprise et à les assurer de la communion et de la sympathie des Églises sœurs. Ces services peuvent prendre la forme que préfère le corps ou que conseille le conseil ; habituellement on prêche un sermon, on adresse une exhortation à l’Église, et l’on tend la main d’association, avec quelques paroles, par l’intermédiaire d’une personne choisie par le conseil, à une personne désignée par l’Église pour recevoir ce témoignage de bienveillance fraternelle.They hear a statement made by some person selected to speak for the Church; examine their Articles of Faith and Covenant, the letters by which those from other churches have united in the organization; carefully consider whether there be apparent need of a Church in that particular field; and when the whole subject is fully before them, vote approval of the steps taken, if they do approve, or advise to the contrary if they disapprove. It is customary to hold some public religious service appropriate to the occasion, calculated to give them encouragement in their enterprise, and assure them of the fellowship and sympathy of sister churches. Such services may take any form preferred by the body or advised by the Council; usually there is a discourse preached, a charge given to the Church, and the hand of fellowship extended, with remarks, through some one chosen by the Council, to some one selected by the Church to receive this expression of fraternal goodwill.

Note 1. — Si un conseil refusait de reconnaître une Église nouvellement constituée, jugeant l’organisation imprudente et inutile, cette Église aurait néanmoins le droit de maintenir son organisation et de poursuivre son œuvre et son culte. Le conseil ne pourrait pas la défaire, et elle serait tout aussi réellement une Église sans sa sanction qu’avec elle. Il serait rarement sage, cependant, d’aller contre la sagesse et l’avis de pasteurs et de membres d’autres Églises réunis en conseil. Une décision défavorable diminuerait leur influence dans la localité et affaiblirait la sympathie et la confiance des Églises sœurs.Note 1. — If a Council should decline to recognize a newly constituted Church, deeming the organization unwise and uncalled for, still that Church would have the right to maintain its organization and to continue its work and its worship. The Council could not unmake it, and it would as really be a Church without, as with their sanction. It would seldom, however, be wise to proceed against the wisdom and advice of pastors and members of other churches assembled in a Council. Such adverse decision would lessen their influence in the community, and abate the sympathy and confidence of sister churches.

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XII. La dissolution des ÉglisesXII. Churches Disbanded

Il arrive parfois, sous la pression des circonstances, qu’il devienne nécessaire, ou du moins qu’il paraisse sage, d’abandonner des organisations d’Église et de transférer les efforts faits pour leur entretien vers de nouveaux champs, ou vers une union avec d’autres Églises. Ôter ainsi le chandelier de sa place est toujours une affaire grave, qui ne doit être décidée qu’après un long examen, beaucoup de prière et la consultation de frères sages et impartiaux. Mais le devoir peut exiger que cela se fasse. Il s’est produit des cas où des difficultés complexes et invétérées dans le corps se sont prolongées si longtemps qu’elles ont découragé tout espoir de réconfort, d’édification ou d’utilité, ne promettant que de nouvelles querelles et de nouveaux scandales pour le nom chrétien.It sometimes happens, under stress of circumstances, that it becomes needful, or at least seems wise, to abandon Church organizations and to transfer the efforts made for their support to new fields, or to a union with other churches. It is always a matter of serious concern thus to remove the candlestick out of its place, and should be determined on only after long consideration, much prayer, and consultation with wise and unbiased brethren. But duty may require that it shall be done. Cases have occurred, where complicated and inveterate troubles in the body have been so long continued as to discourage all hope of further comfort, edification or usefulness, promising only further contention and scandal to the Christian name.

Le seul recours peut être de se dissoudre, et que les membres aillent dans d’autres Églises, ou que ceux qui croient pouvoir se libérer des anciennes difficultés et travailler ensemble en harmonie s’unissent pour former une nouvelle Église, en laissant de côté les vieilles racines d’amertume et les semences de discorde. De la sagesse et de l’opportunité d’une telle démarche, le corps lui-même doit être juge, avec toute la lumière qu’il peut obtenir ; et puisque cette démarche rencontrera très probablement l’opposition de certains, la question doit être finalement tranchée par la majorité des membres, comme dans les autres cas. Il y a cependant certaines choses que même les majorités ne peuvent pas faire légitimement, et elles doivent procéder avec prudence.The only resort may be to disband, and the members go into other churches, or, such as believe they can free themselves from the old troubles, and work harmoniously together, unite in forming a new Church, leaving out the old roots of bitterness and seeds of contention. Of the wisdom and propriety of such a step the body itself must be the judge, with all the light they can obtain; and since this step will most likely be opposed by some, the question must be finally decided by a majority of the members, as in other cases. There are some things, however, that majorities even cannot rightfully do, and they must proceed cautiously.

1. Chaque membre a un droit imprescriptible à toutes les immunités attachées à la qualité de membre de l’Église, qu’elles soient morales, spirituelles, sociales ou autres ; ces droits ne peuvent être abolis ni aliénés et doivent être tenus pour sacrés. Si l’Église est dissoute, il faut donc donner à tous les membres des lettres qui leur assurent l’admission dans d’autres Églises, sans perte de position ni de privilège.1. Each member has an indefeasible right to all the immunities of Church membership, whether moral, spiritual, social or otherwise; which rights cannot be abrogated or alienated, and must be regarded as sacred. If the Church be disbanded, therefore, letters must be given to all the members, which will secure them admission to other churches, without loss of position or privilege.

2. Il y a aussi des droits de propriété à considérer, si l’Église possède des biens achetés ou donnés pour des usages religieux. L’acte par lequel ces biens sont détenus, ou la charte par laquelle l’Église est devenue une personne morale afin de détenir et de gérer des biens temporels, devrait être bien compris, afin que ces biens ne soient pas perdus ni détournés vers d’autres usages que ceux pour lesquels ils ont été donnés ou achetés. Il faudrait consulter les lois de l’État et les décisions des tribunaux, afin que ces biens continuent d’être employés selon leur destination première.2. There are rights of property also to be considered, if the Church holds property, purchased or given for religious uses. The deed by which such property is held, or the charter by which the Church has become a body corporate for the purpose of holding and controlling temporalities, would have to be well understood, so that such property might not be lost, or diverted to other uses than those for which it was given or purchased. The laws of the state, and the decisions of courts would have to be consulted, so that such property should still be used according to its original design.

3. Si une Église est dissoute et entièrement éteinte, et qu’une nouvelle soit constituée au même endroit et avec les mêmes membres, la nouvelle ne peut pas détenir les biens, garder les officiers, perpétuer l’histoire ni revendiquer les immunités de l’ancienne, mais doit recommencer à nouveau, à moins, en vérité, qu’une procédure légale ne lui permette de détenir les biens en les affectant à leur usage légitime. La procédure par laquelle l’organisation est dissoute ou éteinte est très simple. Une fois prises toutes les précautions préliminaires, car aucun acte d’Église ne peut être accompli après l’adoption de l’acte final de dissolution, des lettres ayant été votées pour ses membres et le secrétaire étant autorisé à remettre ces lettres à toute personne qui se présenterait plus tard et y aurait droit, alors un simple vote, « que nous nous dissolvons ici et maintenant, par cet acte, en tant qu’Église, et cessons d’exister comme organisation corporative et liée par l’alliance », atteindra le but. Ce qu’il adviendra des registres, du mobilier ou d’autres effets leur appartenant aura été déterminé au préalable.3. If a Church be disbanded, and absolutely dissolved, and a new one constituted on the same ground, and of the same materials, the new one cannot hold the property, retain the officers, perpetuate the history, or claim the immunities of the old one, but must begin anew, unless, indeed, it may so far be allowed by legal process to hold the property, appropriating it to its legitimate use. The process by which the organization is disbanded, or dissolved, is very simple. After all preliminary precautions are attended to — for no Church acts can be performed after the final act of dissolution has been passed — letters having been voted to its members, and the clerk authorized to give such letters to any person who may subsequently appear, and have right to them; then a simple vote, “that we do here and now, by this act, disband as a Church, and cease to exist as a corporate and covenant organization,” will accomplish the purpose. What disposition shall be made of the records, of any furniture, or other effects belonging to them, would previously have been determined.

2. L’appartenance à l’Église : conditions, admission et départ2. Church Membership: Conditions, Admission and Dismission

Edward T. Hiscox, The New Directory for Baptist Churches (1894), chapitre III, « L’appartenance à l’Église ». Extraits ; les paragraphes omis sont signalés par […] et les notes de bas de page sont laissées de côté ; traduction du Séminaire théologique de Chapala. Les interprétations sont celles de l’auteur.Edward T. Hiscox, The New Directory for Baptist Churches (1894), chapter III, “Church Membership.” Selections; omitted paragraphs are marked […] and footnotes are left out; the interpretations are the author’s.

Note du STC : Hiscox décrit l’appartenance à l’Église réservée aux régénérés, le baptême des croyants et l’admission par vote de l’assemblée, qui sont des convictions baptistes historiques. Les Églises qui baptisent les enfants tiennent une autre théologie de l’alliance, et sa critique à leur égard doit être lue comme l’un des côtés d’un long débat. Des pratiques comme les lettres de transfert, les votes unanimes et le refus de lettres pour d’autres dénominations varient aujourd’hui entre les Églises baptistes. Le texte anglais provient de l’OCR non collationné du scan de 1894, nettoyé par règles ; les mots illisibles sont signalés [illisible].CTS note: Hiscox describes regenerate church membership, believer’s baptism and admission by vote of the congregation, which are historic Baptist convictions. Churches that baptize infants hold a different covenant theology, and his criticism of them should be read as one side of a long debate. Practices such as letters of dismission, unanimous votes and the refusal of letters to other denominations vary among Baptist churches today. The English is uncollated OCR of the 1894 scan, cleaned by rule; words that cannot be read are marked [illegible].

Le caractère d’un édifice dépend beaucoup des matériaux avec lesquels il est construit. Les disciples chrétiens « sont édifiés ensemble pour être une habitation de Dieu en Esprit ». Toute société ou association est en grande partie ce que sont ses éléments constitutifs. L’union et les relations peuvent, dans une certaine mesure, modifier les particularités individuelles, mais le caractère corporatif sera le résultat des diverses personnalités qui composent le corps. L’estime dans laquelle on tiendra sa vie intérieure et son ordre, l’efficacité avec laquelle il travaillera vers la fin qu’il se propose, tout cela sera déterminé par le caractère de ses éléments individuels. On dit parfois qu’une Église est une société volontaire. Cela est vrai en un sens, et seulement avec une explication. C’est vrai en ce qu’aucune force ou autorité extérieure ne peut contraindre à former ou à dissoudre la relation de membre.The character of a building depends very much on the materials of which it is constructed. Christian disciples “are builded together for a habitation of God, through the Spirit.” Any society or association is largely what its constructive elements are. Combination and intercourse may, to a certain extent, modify individual peculiarities, but the corporate character will be the result of the various personalities which compose the body. The estimation in which will be held its internal life and order, the efficiency with which it will work toward its purposed end, will all be determined by the character of its individual elements. It is sometimes said that a Church is a voluntary society. This is true in a sense, and only with an explanation. It is true in that no external force or authority can compel the relation of membership to be formed, or dissolved.

L’Église ne peut contraindre personne à s’unir à elle, et l’individu ne peut obliger le corps à le recevoir. Mais il n’est pas vrai que ce soit une affaire simplement facultative et indifférente qu’un croyant s’associe ou non à la famille de la foi. Il est moralement obligé de le faire. Il le fait pour son propre bien spirituel ; c’est l’un des moyens de grâce établis ; l’Église a besoin de sa présence et de son influence, et la cause de la vérité progresse par l’union de l’influence et de l’effort chrétiens. Tous sont sous la loi de Christ et liés par des obligations sacrées à lui obéir et à lui plaire. Il a ordonné que ses disciples s’associent dans ces fraternités de foi et d’affection. Une Église est donc plus qu’une société volontaire : c’est une société sous la loi de Christ. La qualité de membre de l’Église devient par conséquent une question de grande importance, qui doit être étudiée avec soin et bien comprise. Que l’on observe :The Church can compel no one to unite with it, nor can the individual oblige the body to receive him. But it is not true that it is a matter merely optional and indifferent whether or not a believer identifies himself with the Household of Faith. He is under moral obligation to do that. It is for his own spiritual good to do it; it is one of the appointed means of grace; the Church needs his presence and influence, and the cause of Truth is furthered by a combination of Christian influence and effort. All are under law to Christ, and are bound by sacred obligations to obey and please Him. He has ordained that His followers should associate themselves together in these brotherhoods of faith and affection. A Church, therefore, is more than a voluntary society: it is a society under law to Christ. Church membership, therefore, becomes a question of grave moment, and should be carefully studied and well understood. Let it be observed:

Note 1. — Le caractère des personnes qui doivent constituer les Églises et en être membres est fixé et prescrit par Christ lui-même, et doit demeurer permanent et inchangé.Note 1. — The character of the persons who are to constitute the churches and hold membership therein, is fixed and prescribed by Christ Himself, and is to remain permanent and unchanged.

Note 2. — Par conséquent, l’Église, par l’acte de laquelle les personnes doivent être formellement admises comme membres, n’a ni le droit ni l’autorité de modifier les termes ou les conditions de l’admission, mais doit se conformer strictement à celles qu’a prescrites le Législateur ; encore moins peut-on permettre que le désir ou la volonté du pasteur changent ces conditions, puisqu’il n’a aucune autorité en la matière ; et moins encore le désir ou le jugement du candidat lui-même peuvent-ils modifier les conditions divinement prescrites.Note 2. — Consequently, the Church, by whose act persons are to be formally admitted to membership, has no right or authority to alter the terms or conditions of membership, but must conform strictly to those prescribed by the Lawgiver; much less can the wish or the will of the pastor be allowed to change these conditions, since he has no authority in the case; still less can the desire or judgment of the candidate himself modify the divinely prescribed conditions.

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Note 5. — La pureté morale et la vitalité spirituelle des membres sont la meilleure sauvegarde et la plus sûre garantie de la solidité doctrinale et de la vitalité spirituelle du ministère lui-même. Là où la piété vivante règne dans le corps, on l’exigera et on la soutiendra chez celui qui enseigne et dirige, et là un ministère non évangélique ne sera pas longtemps toléré. Mais un corps de membres charnels supportera, et même exigera, un ministère charnel. « Tel peuple, tel prêtre. »Note 5. — The moral purity and spiritual vitality of the membership is the best conservation and the surest guaranty of the doctrinal soundness and spiritual vitality of the ministry itself. Where vital godliness rules in the body, the same will be demanded and supported in a teacher and leader, and there an unevangelical ministry will not long be tolerated. But a carnal membership will endure, and even demand a carnal ministry. “Like people, like priest.”

I. Les conditions pour être membreI. Conditions of Membership

La très grande importance du sujet apparaît ainsi, et la question de savoir qui peut et qui ne peut pas être admis comme membre est d’une importance capitale. Quelles sont les qualifications scripturaires pour être citoyen de ce royaume spirituel, frère dans la famille des fidèles, membre de la société de Jésus ? Quelles sont les conditions dont dépend ce privilège ? Ces conditions sont au nombre de quatre : 1. Un cœur régénéré. 2. Une confession de foi. 3. La réception du baptême. 4. Une vie chrétienne.The very great importance of the subject hereby becomes apparent, and the question of who may and who may not be admitted to membership is one of primary moment. What are the scriptural qualifications for citizenship in this spiritual kingdom, for brotherhood in the family of the faithful, for membership in the society of Jesus? What are the conditions on which this privilege depends? These conditions are four: 1. A regenerate heart. 2. A confession of faith. 3. The reception of baptism. 4. A Christian life.

1. Un cœur régénéré. Seules les personnes converties et pieuses ont un droit quelconque d’être membres de l’Église de Christ. Admettre les impies et les profanes à la communion des saints, au partage des privilèges des fidèles et à la sainte communion du corps et du sang de Christ, serait un scandale et une honte que ne doivent ni commettre ni tolérer ceux qui font profession d’être ses disciples. Il ne suffit pas non plus que le caractère moral de quelqu’un soit irréprochable et sa vie réglée. Il doit donner de bonnes preuves qu’il est « une nouvelle créature en Jésus-Christ », qu’il « est passé de la mort à la vie » et que « Christ est formé en lui » ; sinon il n’a pas de place dans son corps, qui est l’Église. Si nos Églises veulent remplir leur mission, rester fidèles à leurs traditions et honorer leur prétention apostolique, elles doivent insister, avec une vigueur constante, sur un corps de membres régénérés. Et elles ne doivent pas y insister seulement en théorie, mais prendre toutes les précautions pour le maintenir dans la pratique. Cette position, cependant, n’est pas partagée par beaucoup de chrétiens réputés évangéliques, par bon nombre d’enseignants chrétiens et par quelques dénominations entières ; ces personnes soutiennent qu’on ne doit exiger des candidats rien de plus qu’un bon caractère moral et une sérieuse disposition à suivre l’instruction religieuse.1. A regenerate heart. None but converted and godly persons have any right in the Church of Christ as members. To admit the ungodly and the profane to the fellowship of the holy, to share the privileges of the faithful, and partake of the sacred Communion of the Body and the Blood of Christ, would be a scandal and a shame, not to be perpetrated or endured by those who profess to be His disciples. Nor is it enough that one’s moral character be without reproach, and his life orderly. He must give good evidence that he is “a new creature in Christ Jesus,” that he “has passed from death unto life,” and that “Christ is formed in him,” or he has no place in His body, which is the Church. If our churches are to fulfill their mission, remain true to their traditions, and honor their apostolical pretensions, they must insist, with unabated vigor, on a regenerated membership. Nor must they insist on it in theory only, but take every precaution to maintain it in practice. This position, however, is one with which many Christians, deemed evangelical, not a few Christian teachers, and some entire denominations do not agree; such persons claiming that nothing more than good moral character and a serious disposition to attend to religious instruction should be demanded in candidates for Church membership.

Leur théorie est que la régénération et le salut se trouvent dans l’Église plutôt qu’avant d’y entrer. Par cette pratique, le saint et le profane sont amenés à une communion inconvenante dans le corps de Christ ; la large distinction entre l’Église et le monde est diminuée ou effacée ; le sel perd sa saveur, et la ville située sur une montagne est dans cette mesure cachée et cesse d’être un monument de la grâce devant les hommes. Cela est d’autant plus vrai que les Églises qui soutiennent cette théorie soutiennent aussi le baptême des enfants et l’appartenance à l’Église sans prétention de foi salvatrice ni de naissance spirituelle. De telles associations perdent la caractéristique première des Églises chrétiennes et deviennent des sociétés religieuses où le charnel et le spirituel se mêlent dans une communion sans harmonie, dont une partie seulement peut prétendre être membre du corps de Christ. Les enseignements du Nouveau Testament sont clairs et formels sur ce point. Jésus et ses apôtres ont manifesté l’un et l’autre que son royaume n’était pas de ce monde, et que ceux qui le constituaient étaient ceux qui sont nés de l’Esprit. Dans la constitution des premières Églises, tant juives que païennes, les personnes qui les composaient n’ont pas été rassemblées sans discernement, mais appelées hors de la masse du peuple sur une confession de foi en Christ et un changement qui révélait une nature régénérée.Their theory is, that within the Church regeneration and salvation are to be found, rather than before entering it. By this practice the holy and the profane are brought into unseemly fellowship in the body of Christ, the broad distinction between the Church and the world is diminished or obliterated, the salt loses its savor, and the city set on a hill to that extent is hid, and ceases to be a monument of grace to men. This becomes more emphatically true, since churches which hold this theory hold also to infant baptism and Church membership without pretension of saving faith or spiritual birth. Such associations lose the foremost characteristic of Christian churches, and become religious societies, where carnal and spiritual mingle in inharmonious fellowship, only a part of which can pretend to be members of the body of Christ. The teachings of the New Testament are clear and emphatic on this point. Both Jesus and His Apostles made it manifest that His kingdom was not of this world, and those who constituted it were such as are born of the Spirit. In the constitution of the first churches, both Jewish and Gentile, the persons who composed them were not indiscriminately gathered, but those called out from the masses of the people on a confession of faith in Christ, and a change which betokened a regenerate nature.

Il en fut ainsi à la Pentecôte, et ensuite ce furent « ceux qui étaient sauvés » qui furent ajoutés aux Églises. Il en fut de même en Samarie, à Antioche, à Éphèse, à Corinthe, à Philippes : partout. L’Église de Rome est saluée comme « bien-aimés de Dieu, appelés à être saints » (Rm 1:7). Et à ces mêmes disciples Paul rappelle leur condition passée : « Lorsque vous étiez esclaves du péché », et il l’oppose à leur condition présente : « Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle » (Rm 6:20, 22).This was the case at the Pentecost, and subsequently it was “the saved” who were added to the churches. So was it at Samaria, at Antioch, at Ephesus, at Corinth, at Philippi — everywhere. The Church at Rome was addressed as “Beloved of God, called to be saints.” — Rom. 1:7. And these same disciples Paul reminds of their former condition, “When ye were servants of sin,” and contrasts it with their present condition: “But now, being made free from sin, and become servants to God, ye have your fruit unto holiness, and the end everlasting life.” — Rom. 6:20, 22.

La salutation aux Corinthiens est : « À l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, appelés à être saints » (1 Co 1:2). Sa seconde épître est adressée ainsi : « À l’Église de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les saints qui sont dans toute l’Achaïe » (2 Co 1:1). Il s’adresse aux Éphésiens comme « aux saints qui sont à Éphèse et aux fidèles en Jésus-Christ ». Il dit qu’ils « ont été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis ». Et aussi qu’ils « étaient morts par leurs offenses et par leurs péchés », mais que Dieu les avait « rendus à la vie avec Christ » (Ép 1:1 ; 2:1, 6). La large distinction entre ce qu’ils avaient été et ce qu’ils étaient devenus, signe du grand changement, se retrouve dans toutes les épîtres.The salutation to the Corinthians is, “Unto the Church of God, which is at Corinth, to them that are sanctified in Christ Jesus, called to be saints.” — 1 Cor. 1:2. His second epistle he inscribes: “Unto the Church of God, which is at Corinth, with all the saints which are in Achaia.” — 2 Cor. 1:1. The Ephesians he addresses as: “The saints which are at Ephesus, and the faithful in Christ Jesus.” He says they “were sealed with the Holy Spirit of promise.” Also, they “were dead in trespasses and sins,” but God had “quickened them together with Christ.” — Eph. 1:1; 2:1, 6. The broad distinction between what they once were and what they had become, indicative of the great change, is carried through all the epistles.

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Le ton invariable des déclarations du Nouveau Testament est le même. Ceux qui sont rassemblés dans une communion fraternelle pour constituer les Églises de notre Seigneur sont ceux qui ont été appelés des ténèbres à la lumière, et de la puissance de Satan à Dieu. Autrefois ils étaient ténèbres ; maintenant ils sont lumière dans le Seigneur. N’était une disposition trop facile, en bien des endroits, à admettre dans les Églises presque quiconque désirait y entrer ou pouvait être amené à y venir, non seulement l’or, l’argent et les pierres précieuses, mais aussi le bois, le foin et le chaume, il paraîtrait puéril d’insister sur une nature spirituelle, un cœur régénéré, comme première condition pour être membre de l’Église de Christ.The unvarying tone of New Testament utterance is the same. Those gathered in fraternal fellowship to constitute the churches of our Lord, are such as have been called out of darkness into light, and from the power of Satan unto God. Once were they darkness, now are they light in the Lord. Were it not for a too ready disposition in many quarters to admit to the churches almost any one who might desire to enter, or could be induced to come — not only gold, silver and precious stones, but wood, hay and stubble as well — it would appear puerile to insist on a spiritual nature, a regenerate heart, as the first requisite for membership in the Church of Christ.

2. Une foi professée. Avant que l’Église puisse, de manière conséquente, accueillir quelqu’un dans sa communion, les membres doivent obtenir la preuve qu’il a, lui aussi, une foi du même prix que la leur ; qu’il est, lui aussi, passé de la mort à la vie et devenu une nouvelle créature en Christ. Le lien de communion entre les saints est l’amour de Christ répandu également dans tous les cœurs, qui les unit tous dans une expérience commune, une espérance commune et un commun attachement à la croix, unique centre commun de leur vie nouvelle. Pour que cette communion soit réelle et personnelle pour chacun, le nouveau venu qui demande à être admis dans leur compagnie doit leur donner la preuve qu’il est, lui aussi, né de l’Esprit et devenu héritier de Dieu. Comment doit-il donner cette preuve, et comment doivent-ils l’obtenir ?2. A professed faith. Before the Church can consistently welcome one to its fellowship, the members must obtain the evidence that he, too, is of like precious faith with themselves; that he has also passed from death unto life, and become a new creature in Christ. The bond of fellowship among the saints is the love of Christ shed abroad in all hearts alike, binding all in a common experience, a common hope and a common sympathy to the Cross, the one common centre of their new life. In order to make this fellowship real and personal to each, the new-comer who seeks admission to their company must give them the evidence that he, too, has been born of the Spirit, and become an heir of God. How is he to give and they to obtain this evidence?

Par une confession dans ce sens, et par le changement de caractère et de conduite qu’il est en mesure de montrer. Sans cela, aucune preuve d’aptitude à être membre avec les disciples n’apparaît, et aucune communion fraternelle ne naît. Cette confession de foi se fait de vive voix, par une déclaration du grand changement qui s’est produit. Celui qui reste muet et ne peut rendre aucun témoignage à la bonté du Seigneur donne peu de raisons de croire qu’il est enfant de Dieu. La déclaration de ceux qui font l’expérience de cette transformation spirituelle, à toutes les époques, sous tous les climats et dans toutes les conditions, est substantiellement la même : « Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu, et je raconterai ce qu’il a fait à mon âme » (Ps 66:16).By a confession to that effect, and by such change in character and conduct on his part as he is able to show. Without this, no evidence of fitness for membership with the disciples becomes apparent, and no fraternal fellowship is begotten. This confession of faith is made verbally, by a declaration of the great change which has transpired. He who remains silent, and can bear no testimony to the loving kindness of the Lord, gives small reason to believe that he is a child of God. The declaration of those who experience this spiritual transformation in all ages, climes and conditions, is substantially the same: “Come and hear, all ye that fear God, and I will declare what He hath done for my soul.” — Ps. 66:16.

Et ainsi se réalise la déclaration : « Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut » (Rm 10:10). Sans une confession de foi salvatrice en Christ, et une profession de pardon et de paix par le sang de l’alliance, il ne peut y avoir de communion spirituelle, et l’appartenance à l’Église ne serait guère plus qu’un faux-semblant. On attend de ceux qui acceptent Christ comme leur Seigneur et Sauveur qu’ils déclarent leur nouvel engagement. C’est en grande partie par cette confession que l’Église obtient la preuve qu’ils sont passés de la mort à la vie. L’ancienne coutume baptiste, depuis des temps immémoriaux, veut que les personnes désirant s’unir à l’Église se présentent personnellement devant elle et « racontent leur expérience », disent ce que le Seigneur a fait pour elles et en elles. Si souvent que ces questions soient d’abord renvoyées au pasteur, aux diacres ou à des comités, à titre préliminaire, les candidats doivent se présenter personnellement devant l’Église et parler pour eux-mêmes. Et cette coutume doit être maintenue avec courage. Ils n’ont pas à alléguer leur timidité et à dire qu’ils ne peuvent pas parler en présence d’autrui. Ils se trompent eux-mêmes. S’ils ont vécu quelque chose, ils peuvent en dire quelque chose. Si leur cœur a été changé, ils peuvent en parler. S’ils connaissent l’amour de Dieu, ils peuvent le dire.And thus is realized the declaration: “With the heart man believeth unto righteousness, and with the mouth confession is made unto salvation.” — Rom. 10:10. Without a confession of saving faith in Christ, and a profession of pardon and peace through the blood of the Covenant, there can be no spiritual fellowship, and membership in the Church would be little more than a pretense. Those who accept Christ as their Lord and Saviour are expected to declare their new obligation. By this confession largely the Church gains the evidence that they have passed from death unto life. The old Baptist way, from times immemorial, is, to have persons wishing to unite with the Church, to come personally before it and “relate their experience,” tell what the Lord had done for them and in them. However much such matters may be referred to pastor or deacons or committees, as preliminary, candidates must come personally before the Church and speak for themselves. And this custom should be heroically maintained. They need not plead timidity, and say they cannot speak in the presence of others. They deceive themselves. If they have experienced anything, they can say something about it. If their hearts have been changed, they can speak of it. If they know the love of God, they can say so.

3. La réception du baptême. C’est surtout dans le baptême qu’une confession de foi doit être faite. Un cœur régénéré constitue la qualification spirituelle pour être membre de l’Église. Une foi professée et une vie chrétienne conséquente en constituent les qualifications morales. Et le baptême constitue la qualification rituelle ou cérémonielle pour cette sainte communion. Sans le baptême, personne ne peut être reçu comme membre de l’Église sans violer les conditions prescrites et vicier la méthode divine. On peut devenir membre du « royaume des cieux » en « naissant d’en haut », mais on ne peut devenir membre de l’Église visible qu’en confessant ce changement spirituel dans les eaux du baptême. Dans cet acte symbolique, on se déclare mort au monde et au péché, enseveli et ressuscité pour une vie nouvelle par la mort et la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts. Le changement spirituel de la nouvelle naissance fait naître la communion chrétienne ; mais pour obtenir la communion de l’Église, ce changement doit être confessé dans le baptême. Tel est l’ordre du Nouveau Testament. Il en fut ainsi au commencement : ils se repentirent, ils crurent, ils furent baptisés, puis ils furent ajoutés à l’Église. Sans la confession dans le baptême, il ne pourrait y avoir d’Églises chrétiennes.3. A Reception of Baptism. Especially is a confession of faith to be made in baptism. A regenerate heart constitutes the spiritual qualification for Church membership. A professed faith and a consistent Christian life constitute the moral qualifications. And baptism constitutes the ritual or ceremonial qualification for that sacred fellowship. Except by baptism no person can be received as a member of the Church, without violating the prescribed conditions, and vitiating the divine method. One may become a member of “the kingdom of heaven” by being “born from above,” but he cannot become a member of the visible Church except he confess that spiritual change in the waters of baptism. In that symbolic act he declares himself dead to the world and sin, buried, and raised up to newness of life through the death and resurrection of Jesus Christ from the dead. The spiritual change of the new birth begets Christian fellowship; but to secure Church fellowship, that change must be confessed in baptism. This is the New Testament order. At the first it was so; they repented, they believed, they were baptized, then added to the Church. Without confession in baptism there could be no Christian churches.

4. Une conduite chrétienne. Cette condition doit être manifeste. Le premier acte d’obéissance chrétienne après la conversion est, naturellement, le baptême. Dans la plupart des cas, aux temps primitifs, il suivait immédiatement l’exercice de la foi salvatrice. « Ils crurent et furent baptisés. » Il y avait donc peu ou point d’occasion d’éprouver la sincérité de leur profession ou de prouver l’authenticité de leur conversion par une vie réglée et une conduite pieuse. Chez nous, il en va habituellement un peu autrement ; car, bien qu’aucun délai déterminé ne soit exigé à titre d’épreuve ou de preuve de sincérité, un certain temps s’écoule habituellement, et doit prudemment s’écouler, après la profession de foi, avant que l’admission comme membre soit accomplie. L’union à l’Église suit habituellement le baptême immédiatement, mais le baptême ne suit habituellement pas la conversion immédiatement, comme il le pourrait légitimement. Mais quels que soient le temps et l’occasion d’observer l’esprit et la conduite de ceux qui se disent convertis, cet esprit et cette conduite doivent être en harmonie avec le changement de cœur professé.4. A Christian deportment. This condition must appear manifest. The first act of Christian obedience after conversion, is, naturally, baptism. In most cases, in primitive times, it followed immediately after an exercise of saving faith. “They believed and were baptized.” There was, consequently, little or no opportunity to test the sincerity of their profession, or prove the genuineness of their conversion by a well-ordered life and godly conversation. With us it is usually somewhat different; for while no specified time is required for probation, or proof of sincerity, some time usually does, and prudently should, elapse after a profession of faith, before Church membership is consummated. Union with the Church usually follows baptism immediately, but baptism does not usually follow conversion immediately, as it might lawfully do. But whatever time and opportunity there may be for observing the spirit and conduct of professed converts, that spirit and conduct should be found in harmony with the professed change of heart.

S’ils choisissent encore leurs anciens compagnons, trouvent du plaisir dans leurs anciennes occupations mondaines, se laissent captiver par les vanités et les frivolités de la vie, pour ne rien dire de plus, qui pourrait croire qu’un changement vital et radical, opéré par la grâce, est passé sur leur âme ? Si les choses anciennes ne sont pas passées et si toutes choses ne sont pas devenues nouvelles, comment discerner en eux un caractère chrétien ? Et si celui-ci n’apparaît pas, comment peuvent-ils être des membres aptes pour l’Église de Dieu ? Une vie chrétienne extérieure doit corroborer la profession d’une foi chrétienne intérieure. Ce commandement apostolique doit être rendu manifeste à tous, dans une bonne mesure, chez tout disciple qui fait profession : « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu » (Col 3:1, 2). Aucune somme de témoignages ne peut faire croire au monde qu’est chrétien celui dont la conduite ne correspond pas à sa profession. Et s’il ne peut y avoir un bon degré de conformité entre ce qui est professé et ce qui est pratiqué, mieux vaut que les personnes restent hors de l’Église que d’y entrer. À plus forte raison s’il y a entre les deux une disparité et une contradiction manifestes.If they still choose their old companions, find pleasure in their old pursuits of worldliness, are captivated with the vanities and frivolities of life, to say no more, who could believe that any vital and radical change by grace had passed upon the soul? If the old things have not passed away, and all things become new, how can a Christian character be detected in them? And if that be not apparent, how can they be fit members for the Church of God? An external Christian life must corroborate the profession of an internal Christian faith. This apostolic injunction must, to a good degree, be made manifest to all in every professed disciple. “If ye then be risen with Christ, seek those things which are above, where Christ sitteth on the right hand of God; set your affections on things above, and not on things on the earth. For ye are dead, and your life is hid with Christ in God.” — Col. 3:1, 2. No amount of attestation can make the world believe that he is a Christian whose conduct does not correspond to his profession. And if there cannot be a good degree of conformity between the professed and the practical, persons had better remain out of the Church than to enter it. Positively so, if there be a manifest disparity and contradiction between the two.

Note 1. — Tout le monde ne peut pas faire devant l’Église un récit également satisfaisant de son expérience chrétienne, et ceux qui peuvent raconter l’expérience la plus remarquable ne sont pas toujours les plus sûrement régénérés. Mais personne ne peut être admis de façon conséquente dans sa communion sans que l’Église obtienne d’une manière ou d’une autre une preuve satisfaisante de sa conversion et l’entende déclarer personnellement sa foi.Note 1. — Not every person can give an equally satisfactory relation of Christian experience before the Church, nor are those always the most certainly regenerate who can tell the most remarkable experience. But no person can consistently be admitted to its fellowship unless the Church in some way obtains satisfactory evidence of his conversion, and hears him personally declare his faith.

Note 2. — Les personnes qui entrent dans une Église peuvent ignorer bien des choses de la doctrine chrétienne, et ignorent forcément bien des choses de la vie chrétienne pratique, qu’elles apprendront ensuite. On ne doit pas les rejeter pour cette seule raison. En effet, elles entrent dans l’Église comme dans une école de savoir sacré, pour y être instruites. Mais on ne doit admettre personne qui soutienne et défende, en matière de foi ou de morale, des choses contraires aux Écritures telles que l’Église les comprend. Surtout s’il est probable que ces divergences seront proclamées et défendues. Car, même en admettant que le candidat ait raison et l’Église tort sur les points où ils diffèrent, de telles oppositions produiraient des discordes et des dissensions qui troubleraient l’harmonie du corps et deviendraient ainsi un obstacle à sa paix comme à son utilité.Note 2. — Persons on entering a Church may be ignorant of many things in Christian doctrine, and must be ignorant of many things in practical Christian life, which they will afterward learn. Nor should they be rejected simply on that account. Indeed, they enter the Church as a school of sacred learning, to be instructed. But no one should be admitted who holds and maintains matters, either of faith or morals, contrary to the Scriptures, as understood by the Church. Especially so, if such differences are likely to be proclaimed and advocated. For, even admitting that the candidate may be right and the Church wrong in the matters wherein they differ, such oppositions would produce discords and dissensions, interrupting the harmony of the body, and thus becoming obstructive, both to its peace and to its usefulness.

Note 3. — Dans toutes les questions fondamentales, de foi comme de pratique, les membres d’une même Église doivent penser et agir de même, puisque l’harmonie dans le corps est de la plus haute importance. Mais il serait déraisonnable d’exiger ou d’attendre qu’un nombre considérable de personnes, différant par l’éducation, les habitudes de pensée, la tournure d’esprit et l’indépendance de leurs opinions, parviennent à une parfaite uniformité de croyance sur tous les points de la vérité chrétienne. Ce serait impraticable, et dans les questions secondaires une large liberté chrétienne doit être permise.Note 3. — In all matters fundamental, both as to faith and practice, members of the same Church should hold and act alike, since harmony in the body is of the greatest importance. But it would be unreasonable to demand or expect that considerable numbers of persons, differing in education, habits of thought, constitution of mind and independent opinions, could attain perfect uniformity of belief in all matters of Christian truth. This would be impracticable, and in minor matters large Christian liberty should be allowed.

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Note 6. — Ils commettent une grave erreur, et sont gravement en faute, les pasteurs qui font entrer précipitamment des personnes dans l’Église sans donner au corps une occasion juste et complète d’obtenir des preuves de leur état de régénération. Ils posent eux-mêmes quelques questions orientées, auxquelles n’importe qui, saint ou pécheur, pourrait répondre, et empêchent pratiquement les autres d’en poser d’autres ; ils mettent aux voix leur réception, à laquelle quelques-uns répondent tandis que beaucoup se taisent. Le corps n’accorde aucune communion, puisqu’il n’obtient aucune preuve. L’Église peut sembler prospère parce que les baptêmes sont fréquents ; mais la force morale du corps est plutôt affaiblie, et le désordre est introduit là où l’ordre devrait régner.Note 6. — Those pastors make a grave mistake, and are grievously in fault, who hurry persons into the Church without giving the body a fair and full opportunity of gaining evidence of their regenerate state. They may ask a few leading questions themselves, which anyone, saint or sinner, could answer, and virtually debar others the privilege of asking others, call a vote on their reception, to which a few will respond and many remain silent. No fellowship is accorded by the body, since no evidence is obtained. The Church may seem to be prosperous, because baptisms frequently occur; but the moral strength of the body is weakened, rather, and disorder introduced where order should prevail.

Note 7. — Ni l’âge, ni le sexe, ni la race, ni le caractère passé, ni la condition sociale ne doivent servir à tenir quelqu’un hors de l’Église, si la preuve est abondante et satisfaisante que cette personne est l’objet de la grâce qui renouvelle et qui sauve, et que son caractère et sa conduite depuis sa conversion déclarée sont conformes à l’Évangile de Christ.Note 7. — Neither age, sex, race, past character, nor condition in life should serve to keep one out of the Church, if the evidence be abundant and satisfactory that such an one be a subject of renewing and saving grace; and that the character and conduct since professed conversion be in accordance with the gospel of Christ.

II. Les modes d’admissionII. Modes of Admission

On ne se propose pas d’admettre les personnes comme membres par un cérémonial imposant, pour mieux leur faire sentir, à elles et aux autres, l’importance de l’acte, comme on le fait dans certaines sociétés et même dans certaines Églises. Car, bien que l’acte soit important, la simplicité de Christ ne demande pas d’apparat pour qu’il paraisse impressionnant. La forme est simple, bien que l’acte soit sérieux. Si aucune pompe somptueuse ne marque l’initiation à la communion des mystères chrétiens, on peut bien se demander si nous ne faisons pas trop peu de cas de l’admission comme membres dans cette sainte fraternité. Il y a trois modes d’usage courant, par l’un ou l’autre desquels les personnes peuvent être admises dans l’Église, selon leur situation religieuse et leur rapport à une profession de foi. Mais la différence, dans chaque cas, se rapporte à la forme ou au mode, l’acte substantiel étant le même dans tous ces cas, à savoir : un vote du corps pour recevoir le candidat.It is not proposed to admit persons to membership by an imposing ceremonial, the better to impress on them and others the importance of the act, as is done in some societies, and even in some churches. For, though the act be an important one, the simplicity of Christ does not call for parade to make it seem impressive. The form is simple, though the act be serious. While no gorgeous pageant marks initiation to the fellowship of the Christian mysteries, it may well be questioned if we do not hold too lightly and make too little of admission to membership in this sacred brotherhood. There are three ways in common use, by either of which persons may be admitted to the Church, according to their religious standing and their relation to a profession of faith. But the difference in either case has reference to the form or mode, the substantial act in all these cases being the same, viz.: a vote of the body to receive the candidate.

Chaque nouveau membre doit être admis par le consentement et l’approbation libres et volontaires de ceux qui sont déjà membres, consentement habituellement exprimé par un vote formel. C’est par cette seule méthode, et non par l’action personnelle du pasteur, ni par la décision d’un conseil de membres officiels, ni par quelque comité exécutif spécialement nommé à cette fin, que les nouveaux membres doivent être reçus, si l’on veut assurer à chacun de ceux qui sont ajoutés la sympathie et la confiance du corps. Un examen devant le pasteur et les diacres, ou devant quelque consistoire ou comité officiel, pourrait être préféré par beaucoup de candidats, et même paraître plus souhaitable à d’autres, parce que plus discret. Tout cela peut se faire, mais si cela se fait, c’est à titre préliminaire et de précaution. L’acte final et effectif est le vote de l’Église en sa qualité de corps, après avoir entendu la déclaration personnelle du candidat et s’être assurée de son aptitude. Voici les trois modes d’admission :Each new member must be admitted by the free and voluntary consent and approval of those already members, which consent is usually expressed by a formal vote. By this method alone, and not by the personal action of the minister, nor yet by the decision of a board of official members, nor yet by some executive committee specially appointed for this purpose, are new members to be received, if the sympathy and confidence of the body are to be secured to each one added. An examination before the pastor and deacons, or before some official consistory or committee, might be preferred by many candidates, and even to others might seem more desirable, because more private. All this may be had, but if had, it is preliminary and precautionary. The final and efficient act is the vote of the Church in its corporate capacity, after having listened to the candidate’s personal statement, and being satisfied as to his fitness. The following are the three modes of admission:

1. Par le baptême. — Une personne peut être admise dans l’Église, sur profession de foi en Christ, par le baptême. C’est la méthode la plus courante. Cette personne fait connaître au pasteur ou aux frères son espérance chrétienne et son désir d’être baptisée et unie à l’Église. Si ceux-ci, après un examen convenable du cas, sont convaincus de son aptitude à cette démarche, on l’encourage à se présenter devant l’Église au moment où l’on a coutume de recevoir les candidats, et à raconter son expérience chrétienne et son désir d’être reçue dans leur communion. Après qu’elle a fait ce récit et s’est retirée, l’Église examine la question de sa réception, entend le témoignage de ceux qui connaissent le cas, puis, si elle est satisfaite, on propose et l’on vote qu’elle soit reçue comme membre lors de son baptême.1. By Baptism. — A person may be admitted to the Church, on a profession of faith in Christ, by baptism. This is the more common method. Such an one makes known his Christian hope and desire for baptism and union with the Church, to the pastor or brethren. If they, after proper investigation of the case, become satisfied of his fitness for that step, he is encouraged to come before the Church at such time as they are accustomed to receive candidates, relate his Christian experience and his desire to be received to their fellowship. After he has made this relation and retired, the Church considers the question of his reception, hears the testimony of those who have become familiar with the case, and then, if satisfied, it is moved and voted that he be received as a member, on being baptized.

2. Par lettre. — Dans les changements de la vie sociale et familiale, qui se produisent constamment, il arrive souvent que des membres s’éloignent de l’Église à laquelle ils se sont unis. Il devient alors leur devoir, et ce devrait être leur désir, de se joindre à une Église de même foi près de leur nouveau domicile, où ils puissent commodément travailler et adorer. Par la courtoisie de la communion chrétienne et par les égards que chaque Église doit aux autres, celle dont il est membre lui remet une lettre de recommandation et de transfert, par laquelle son appartenance peut être transférée à l’autre. Cette lettre atteste son bon caractère chrétien et sa situation régulière, et le recommande à la confiance de l’autre Église et à l’admission en son sein. Si celle-ci est satisfaite, il est reçu par un vote de l’Église, comme dans le cas précédent, la lettre servant de certificat de caractère et de situation, avec permission de s’unir. Bien que cela ne soit pas considéré comme essentiel, il est souhaitable que la personne soit présente lorsqu’on lit sa lettre et qu’elle exprime de vive voix son désir d’être reçue.2. By Letter. — In the changes of social and domestic life, which are constantly transpiring, members often remove from the vicinity of the Church with which they have united. Then it becomes their duty, and should be their desire, to connect themselves with a Church of the same faith near their new home, where they can conveniently work and worship. By the comity of Christian fellowship, and by that courtesy which each Church owes to each other, the one of which he is a member gives him a letter of commendation and dismission, by which his membership may be transferred to the other. This letter certifies to his good Christian character and regular standing, and commends him to the confidence of, and membership in, the other Church. If satisfied, he is received by a vote of the Church, as in the former case — the letter serving as a certificate of character and standing, with permission to unite. Though not considered essential, yet it is desirable that the person should be present when his letter is read, and verbally express his desire to be received.

3. Par expérience. — Il arrive parfois que des personnes qui ont été baptisées, mais qui pour une raison ou une autre ont perdu leur qualité de membre, désirent s’unir à une Église. Elles n’apportent pas de lettre et ne sont pas rebaptisées ; mais elles rendent compte de leur conversion et de leur vie chrétienne, et, ce récit étant satisfaisant, elles sont reçues par un vote sur leur confession, ou, comme on le dit habituellement, « sur expérience ».3. By Experience. — It sometimes happens that persons who have been baptized, but by some means have lost their membership, desire to unite with a Church. They bring no letters, nor are they rebaptized; but give an account of their conversion and Christian life, which, being satisfactory, they are received by vote on their confession — or, as it is usually stated, “on experience.”

Note 1. — Dans certaines Églises, on annonce les noms de tous les candidats lors d’une réunion précédant celle où la décision doit être prise, afin que tous soient informés et présentent une objection s’ils en connaissent un motif valable.Note 1. — In some churches the names of all candidates are announced at a meeting previous to that on which action is to be taken, in order that all may be acquainted with the fact, and make objection, if they know of any good reason for objection.

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Note 4. — On ne peut pas recevoir des personnes comme membres sur la seule foi de lettres d’autres dénominations. De telles lettres sont acceptées comme témoignages de la situation antérieure dans une Église et du caractère chrétien ; mais les candidats doivent être reçus par le baptême, s’ils ne sont pas déjà baptisés, ou sinon sur leur expérience chrétienne, racontée en personne devant l’Église.Note 4. — Persons cannot be received to membership on the credit of letters from other denominations. Such letters are accepted as testimonials of previous Church standing and Christian character; but the applicants are to be received by baptism — if not already baptized — or otherwise on their Christian experience, related in person before the Church.

Note 5. — C’est une règle généralement suivie que nul ne soit reçu dans l’Église au chagrin de l’un de ceux qui sont déjà membres. C’est pourquoi les membres doivent être reçus non pas simplement à la majorité, mais à l’unanimité. Si une objection est soulevée, le cas doit être ajourné pour établir les faits. Si l’on trouve que les objections sont factieuses et déraisonnables, il n’y a plus à en tenir compte ; et si l’on y persiste, elles exposeraient leurs auteurs au blâme et à la censure.Note 5. — It is a rule generally acted on, that no person shall be taken into the Church to the grief of any one already a member. Hence, members should be received not simply by a majority, but by a unanimous vote. If objection be made, the case should be postponed, to ascertain the facts. If the objections be found to be factious and unreasonable, they should not be further regarded; and if persisted in, would subject the objectors to reproof and censure.

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Note 7. — Baptiser des personnes qui ne s’unissent à aucune Église est considéré comme une mauvaise pratique, car cela renverse le bon ordre et détruit l’organisation de l’Église. Elles doivent être approuvées et reçues par le corps en pleine communion lorsqu’elles sont baptisées. Il y a cependant des exceptions possibles à cette règle là où il n’existe pas d’Église, ou lorsqu’elles sont baptisées pour en constituer une, et dans quelques autres circonstances inhabituelles.Note 7. — To baptize persons who do not unite with any Church, is considered bad policy, as subversive of good order and destructive of Church organization. They should be approved and received by the body for full fellowship when baptized. Yet there are possible exceptions to this rule where no Church exists, or where they are baptized to constitute one, and in some other unusual circumstances.

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Note 10. — S’unir à une Église doit être un acte libre et volontaire de la part de l’individu ; il n’existe chez nous aucune autorité civile ou ecclésiastique pour l’y contraindre ou l’exiger. Mais tout homme qui fait profession d’aimer le Sauveur a l’obligation morale de s’associer, dans une union fraternelle, à la compagnie de ses disciples.Note 10. — Uniting with a Church must be a free and voluntary act on the part of the individual; there is neither civil nor ecclesiastical authority among us to compel or require it. But there is a moral obligation resting on every professed lover of the Saviour to identify himself in fraternal union with the company of His disciples.

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Note 12. — Il est d’usage, lorsque des membres sont admis dans l’Église, que ce soit par le baptême, par lettre ou par expérience, que le pasteur leur donne la main d’association. Cela se fait habituellement lors du service de communion, immédiatement avant la distribution des éléments. Le candidat se lève, tandis qu’on lui tend la main avec quelques mots d’accueil cordial. L’acte est fraternel, mais non essentiel ; il est simplement destiné à exprimer l’accueil de l’Église. Il ne les fait pas membres et n’ajoute rien à leur situation, mais il les reconnaît en présence du corps comme condisciples. Dans certaines Églises, particulièrement dans le Sud, outre la main d’association du pasteur, les divers membres défilent à tour de rôle, chacun tendant la main en signe d’accueil ; pratique qui, quoique un peu moins conventionnelle, est plus expressive.Note 12. — It is customary, when members are admitted to the Church, whether by baptism, letter or experience, for the pastor to give them the right hand of fellowship. This is usually done at the communion service immediately before the elements are distributed. The candidate rises, while the hand is extended with a few words of kindly welcome. The act is fraternal, but not essential; is designed simply as an expression of the Church’s welcome. It does not make them members, and adds nothing to their standing, but recognizes them in the presence of the body as fellow-disciples. In some churches — particularly at the South — in addition to the pastor’s hand of fellowship, the various members pass by in order, each extending the hand of welcome; a practice which, though somewhat less conventional, is more expressive.

Note 13. — La réception de personnes par réintégration ne diffère pas essentiellement de la réception par expérience. Les membres qui ont été exclus de la communion peuvent être reçus de nouveau lorsque les causes qui ont conduit au retrait de la communion ont disparu et que la personne demande sa réintégration ; l’Église, satisfaite de son aptitude, vote sa réception. La « main d’association » suit à juste titre dans ce cas, comme dans les autres. De tels cas sont rapportés comme additions par « réintégration ».Note 13. — The reception of persons by restoration is not essentially different from that by experience. Members who have been excluded from fellowship may be received back, when the causes which led to the withdrawal of fellowship are removed, and the individual requests restoration — the Church, being satisfied with his fitness, votes his reception. The “hand of fellowship” properly follows in this case, as in the others. Such cases are reported as additions by “restoration.”

Note 14. — Les personnes reçues comme membres ont des droits et des immunités égaux à ceux de tous les autres membres, sans distinction de sexe, d’âge ou de condition, sauf si, pour une cause justifiée, elles sont sous discipline et sous censure. Les personnes qui ne sont pas membres jouissent du privilège d’adorer avec l’Église, mais ne peuvent revendiquer aucun droit corporatif, y compris les ordonnances.Note 14. — Persons received to membership have equal rights and immunities with any and all other members, without distinction of sex, age or condition, unless for cause under discipline and censure. Persons not members enjoy the privilege of worship with the Church, but can claim no corporate rights, including the ordinances.

III. Les modes de départIII. Modes of Dismission

On tient que l’appartenance à l’Église est d’obligation perpétuelle. Ce qui a été dit ailleurs de son caractère volontaire s’applique à la dissolution comme à la formation de cette relation. Aucune autorité humaine ne peut retenir dans l’Église celui qui est résolu à en sortir. L’Église est plus qu’une simple confédération d’hommes et de femmes ; elle est « le corps de Christ », où chacun « est membre pour sa part ». Quiconque s’y unit le fait, on le présume, non par simple commodité ou caprice personnel, mais par sentiment d’obligation religieuse : volontairement et par choix, certes, mais en le faisant « comme pour le Seigneur ». Lorsqu’il devient membre, c’est donc pour la vie, à moins que quelque intervention de la Providence ne vienne rompre les liens. Les baptistes estiment que les chrétiens ne doivent pas vivre hors de la bergerie du bon Berger, mais à l’abri de sa communion ; à moins, en vérité, qu’ils ne se rendent indignes de cette position et doivent être « ôtés ». Des dispositions sont cependant prévues pour le transfert de l’appartenance d’une Église à une autre. Il y a trois modes, par l’un ou l’autre desquels la relation des membres avec le corps peut être dissoute :Church membership is held to be of perpetual obligation. What has been elsewhere said as to its voluntary character will apply to the dissolving as well as to the forming of this relation. No human authority can hold one in the Church, who resolves to go out of it. The Church is more than a mere confederation of men and women; it is “the body of Christ,” where each one, “is a member in particular.” Each one who unites with it does so, presumably, not as a mere matter of convenience, or personal caprice, but from a sense of religious obligation. Voluntarily and of choice indeed, yet still doing it, “as unto the Lord.” When he becomes a member therefore, it is for life, unless some providential interposition should break the bonds. Baptists hold that Christians should not live outside the fold of the Good Shepherd, but within the shelter of its fellowship; unless, indeed, they become unworthy the position, and have to be “put away.” Provision is, however, made for a transference of membership from one Church to another. There are three ways, by either of which the relation of members to the body may be dissolved:

1. Par lettre. — Un membre peut, sur sa demande, recevoir de son Église une lettre de recommandation et de transfert, avec laquelle s’unir à une autre de même foi, et ainsi ne pas sortir des relations d’Église, mais être transféré d’une communion à une autre.1. By Letter. — A member may, on application, receive a letter of commendation and dismission from his Church, with which to unite with another of the same faith, and thus, not pass out of Church relations, but be transferred from one fellowship to another.

2. Par exclusion. — Lorsque l’Église, dans l’exercice de son autorité et de sa discipline légitimes, retire la communion à quelqu’un dont il est prouvé qu’il est un membre indigne, son lien avec le corps est dissous et cesse dès lors.2. By Exclusion. — When the Church, in the exercise of its lawful authority and discipline, withdraws fellowship from one proven to be an unworthy member, his connection with the body is dissolved and thenceforth ceases.

3. Par la mort. — La mort des membres dissout naturellement la relation et les transfère de l’Église sur la terre à celle d’en haut. Aucun autre mode de départ ou de séparation n’est reconnu dans nos Églises.3. By Death. — The death of members of course dissolves the relation, and transfers them from the Church on earth, to that above. No other modes of dismission, or disconnection are recognized among our churches.

Note 1. — Il est d’usage de limiter la validité des lettres à une durée déterminée, habituellement six mois, après quoi elles n’ont plus de valeur ; mais elles peuvent être renouvelées si l’on donne à l’Église une raison satisfaisante de ne pas les avoir utilisées.Note 1. — It is customary for the validity of letters to be limited to some specified time — usually six months — after the expiration of which time they are worthless; but may be renewed, if satisfactory reason be given the Church for their non-use.

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Note 5. — On ne peut pas convenablement donner des lettres destinées à servir pour s’unir à une Église d’une autre dénomination. Il serait manifestement inconséquent qu’une Église recommande et transfère ses membres pour qu’ils s’unissent à ceux avec qui elle n’entretient pas de communion d’Église.Note 5. — Letters cannot properly be given to be used in uniting with a Church of another denomination. It would be manifestly inconsistent for a Church to commend and dismiss its members to unite with those with whom it did not hold Church fellowship.

Note 6. — Lorsqu’un membre s’unit à une Église d’une autre dénomination, on lui retire la main d’association, même s’il est par ailleurs d’un bon caractère chrétien et s’il a agi selon sa conscience dans ce qu’il a fait. Cet acte n’implique aucune censure ; mais puisque son Église n’est pas en communion avec celle où il est allé, elle ne peut, de façon conséquente, continuer d’être en communion avec lui dans cette Église.Note 6. — When a member unites with a Church of another denomination, the hand of fellowship is withdrawn from him, though otherwise of good Christian character, and though he may have acted conscientiously in what he had done. This act implies no censure; but since his Church is not in fellowship with that to which he has gone, they cannot consistently continue fellowship with him in that Church.

Note 7. — Aucun membre ne peut se retirer de lui-même de l’Église. Il doit être régulièrement libéré par une décision du corps. On ne peut pas non plus faire rayer son nom, ni être exclu à sa propre demande. Une telle mesure, si elle est prise, doit l’être selon la procédure régulière de discipline de la part de l’Église.Note 7. — No member can withdraw from the Church. He must be regularly dismissed by the action of the body. Nor can one have his name dropped, or be excluded at his own request. Such action, if taken at all, must be taken by due process of discipline on the part of the Church.

Note 8. — L’Église ne peut pas non plus contraindre un membre à prendre une lettre et à se retirer sans son consentement. Ce serait en fait une exclusion de sa communion ; pour cela, il faut suivre la procédure régulière de discipline, sur des accusations formulées et pour des raisons suffisantes.Note 8. — Nor can the Church compel a member to take a letter and withdraw, without his consent. Such would be a virtual exclusion from its fellowship; in order to which, due course of discipline must be pursued, on charges made, and for sufficient reasons.

Note 9. — Lorsque des membres s’établissent si loin qu’il leur devient impossible d’adorer avec leur Église, ils doivent prendre des lettres et s’unir là où ils vont. Leurs Églises doivent l’exiger d’eux, si c’est possible. La pratique trop répandue d’être membre d’une Église et d’adorer dans une autre mérite un sévère blâme.Note 9. — When members remove their residence so far as to render worship with their Church impracticable, they should take letters, and unite where they go. Their churches should require this of them, if at all practicable. The too common practice of holding membership in one Church, and worshiping in another deserves severe reproof.

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Note 11. — Radier des membres consiste simplement à porter sur une liste séparée les noms de ceux dont l’Église a perdu toute nouvelle. Ils ne sont ni libérés ni comptés comme membres ; et chaque fois qu’on les retrouve, leurs noms sont rétablis au registre. Personne ne peut être radié à titre de mesure disciplinaire, ni lorsqu’on connaît son domicile, ni simplement pour se débarrasser d’un élément perturbateur.Note 11. — The dropping of members is merely placing on a separate list the names of those of whom the Church has lost all knowledge. They are neither dismissed, nor reported as members; and whenever found, their names are restored to the record. No one can be dropped as an act of discipline, nor when his residence is known, nor simply to get rid of a disturbing element.

Note 12. — Les personnes exclues d’une Église ne doivent pas être reçues dans la communion d’une autre, sinon après une enquête attentive, et lorsqu’une injustice tout à fait manifeste a été commise envers ces membres ; et aussi lorsque l’Église qui les a exclues refuse de réparer le tort causé. Il peut cependant se produire, et il se produit, des cas où il est du devoir d’une Église de rendre ce témoignage contre le tort commis par une autre et de recevoir dans sa communion le membre injustement exclu.Note 12. — Persons excluded from one Church should not be received to the fellowship of another, except after careful investigation, and when most manifest injustice has been done such members; and also when the excluding Church refuses to correct the wrong done. Yet cases may, and do occur, where it is the duty of one Church to bear this testimony against the wrong done by another, and receive the unjustly excluded member to its fellowship.

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Note 14. — L’idéal d’une parfaite fraternité chrétienne ne doit pas se réaliser sur la terre. Il faut s’attendre à bien des défauts et des fautes, tant chez l’individu que dans le corps. Le membre peut penser que l’Église ne vaut guère mieux que le monde ; et l’Église peut considérer le membre comme un fardeau plutôt que comme une bénédiction, et souhaiter s’en débarrasser. Mais ceux qui sont véritablement à Christ « ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs », et doivent « porter les fardeaux les uns des autres », et ne recourir à aucun moyen illégitime ou peu charitable pour rompre les liens de leur communion et rompre leur attache.Note 14. — The conception of a perfect Christian brotherhood is not to be realized on earth. Many defects and faults may be expected, both in the individual, and in the body. The member may think the Church little better than the world; and the Church may regard the member as a burden rather than a blessing, and wish to be rid of him. But those who are truly Christ’s “have crucified the flesh with its affections and lusts,” and must “bear one another’s burdens,” and take no unlawful or unkindly means to break the bonds of their fellowship, and sever their connection.

3. Les officiers de l’Église : pasteurs, diacres et autres3. Church Officers: Pastors, Deacons and Others

Edward T. Hiscox, The New Directory for Baptist Churches (1894), chapitre IV, « Les officiers de l’Église ». Extraits ; les paragraphes omis sont signalés par […] et les notes de bas de page sont laissées de côté ; traduction du Séminaire théologique de Chapala. Les interprétations sont celles de l’auteur.Edward T. Hiscox, The New Directory for Baptist Churches (1894), chapter IV, “Church Officers.” Selections; omitted paragraphs are marked […] and footnotes are left out; the interpretations are the author’s.

Note du STC : Hiscox soutient que le Nouveau Testament présente deux charges, les pasteurs (évêques ou anciens) et les diacres ; aujourd’hui, beaucoup d’Églises baptistes ont aussi plusieurs anciens ou d’autres structures. Ses paroles dures sur les Églises épiscopales appartiennent aux débats du XIXe siècle et ne sont pas la position du STC. Dans la note 10, il se montre favorable à ce que des femmes servent comme diaconesses. Sur le rôle des femmes, les chrétiens tiennent des positions complémentariennes, égalitaires et de ministère en équipe ; le STC présente ces positions sans trancher entre elles. Ses remarques sur les administrateurs et les traitements supposent les lois et les usages américains des années 1890. La référence biblique de la note 10 est reproduite telle quelle. Le texte anglais provient de l’OCR non collationné du scan de 1894, nettoyé par règles ; les mots illisibles sont signalés [illisible].CTS note: Hiscox holds that the New Testament gives two offices, pastors (bishops or elders) and deacons; many Baptist churches today also have plural elders or other structures. His harsh words about episcopal churches belong to nineteenth-century debate and are not CTS’s view. In Note 10 he favors women serving as deaconesses. On women’s roles, Christians hold complementarian, egalitarian and team-ministry views; CTS presents these views without deciding among them. His remarks on trustees and salaries assume American law and customs of the 1890s. The scripture reference in Note 10 is printed as found. The English is uncollated OCR of the 1894 scan, cleaned by rule; words that cannot be read are marked [illegible].

Toute forme de société organisée, qu’elle soit civile, sociale ou religieuse, est censée avoir des officiers dûment établis pour exécuter les lois, administrer le gouvernement et atteindre les fins que se propose l’organisation. L’Église est une communauté, une société, une famille, et elle a ses officiers comme conducteurs et administrateurs de ses affaires. Les officiers, cependant, ne sont pas essentiels à l’existence d’un État, ni à celle d’une Église. Ils sont néanmoins importants pour leur plus haute efficacité et pour le meilleur exercice de leurs fonctions légitimes. L’État ne disparaît pas et ne cesse pas d’exister parce que son chef meurt, démissionne ou est destitué. L’Église ne cesse pas davantage d’être une Église même si elle se trouve sans officiers. Elle était une Église avant d’avoir des officiers, et elle a tiré ces fonctionnaires administratifs de ses propres membres. Et si tous démissionnaient ou étaient destitués, l’Église survivrait encore et comblerait le manque en élisant d’autres personnes à leur place. Quels sont les officiers d’une Église chrétienne ? Comment les obtient-on ? Quelles sont leurs fonctions ? Et d’où vient leur autorité ? Ce sont là des questions importantes qu’il faut poser et résoudre, et auxquelles on donnera diverses réponses selon la théorie ecclésiastique dont procède la réponse.Every form of organized society, whether civil, social or religious, is supposed to have officers, duly constituted to execute the laws, administer the government, and secure the ends contemplated by the organization. The Church is a commonwealth, a society, a family, and has its officers as leaders and administrators of its affairs. Officers, however, are not essential to the existence of a State, nor are they to the existence of a Church. They are nevertheless important to their highest efficiency, and the best exercise of their legitimate functions. The State does not lapse and cease to be, because its executive dies, resigns, or is removed. Nor does the Church cease to be a Church though it may be without officers. It was a Church before it had officers, and supplied these administrative functionaries from among its own members. And should they all resign, or be removed, the Church would still survive, and supply the deficiency by the election of others to fill their places. What are the officers of a Christian Church? How are they secured? What are their functions? And whence is their authority? These are questions of importance to be asked and answered; and to which various replies will be given, according to the ecclesiastical theory on which the reply proceeds.

Mais supposons que nous rendions les questions un peu plus précises et que nous demandions : « Quels sont les officiers scripturaires d’une Église chrétienne ? » Nous simplifierons ainsi l’enquête, et nous serons dirigés, non vers les normes ecclésiastiques, mais vers le Nouveau Testament pour obtenir une réponse : source d’autorité qui, pour tous les chrétiens, devrait être plus satisfaisante que toute autre en ces matières, et qui le sera certainement pour les baptistes, s’ils sont fidèles à leurs convictions de chrétiens de la Bible. Ils sont de deux degrés. Dans le Nouveau Testament, nous ne trouvons que deux ordres relevant du ministère, que deux sortes d’officiers dans une Église. Ce sont les pasteurs et les diacres. Et pourtant, c’est une question encore débattue dans une certaine mesure.But suppose we make the questions somewhat more specific, and ask, “What are the Scriptural officers of a Christian Church?” We shall by this means simplify the inquiry, and be directed not to ecclesiastical standards, but to the New Testament for an answer — a source of authority which to all Christians ought to be more satisfactory than any other, in such matters; and to Baptists, certainly will be, if they be true to their convictions as Bible Christians. They are of two grades. In the New Testament we find but two orders pertaining to the ministry; but two officers to a Church. These are pastors and deacons. And, yet, this is a question still to some extent in dispute.

Toutes les Églises épiscopales soutiennent qu’il y a, et qu’il doit y avoir de droit, trois ordres, et l’Église romaine en a porté le nombre jusqu’à dix ou douze. Mais si l’on en appelle aux Écritures et qu’on accepte les Églises primitives comme exemples, il semblerait que ce soit une question tranchée qu’aux temps apostoliques, et pendant bien des années ensuite, seuls les pasteurs et les diacres étaient connus comme officiers permanents de l’Église. L’introduction ultérieure d’autres ordres fit partie de ce système de changement et de perversion qui finit par élever une hiérarchie gigantesque et corrompue sur les ruines de la simplicité de l’Évangile, et qui substitua à l’Église de Christ une institution mondaine oppressive et tyrannique. Tous ces changements et ces corruptions sont venus en grande partie des prétentions injustifiées du clergé lui-même.All prelatical churches insist there are, and of right should be, three orders, and the Romish Church has carried the number up to ten or twelve. But if the Scriptures be appealed to, and primitive churches be accepted as examples, it would seem to be a question settled, that in apostolic times, and for many years after, pastors and deacons only were known as permanent Church officers. The introduction of other orders subsequently, was a part of that system of change and perversion, which eventually reared a gigantic and corrupt hierarchy on the ruins of the simplicity of the Gospel, and substituted an oppressive and tyrannical worldly establishment for the Church of Christ. All of which changes and corruptions come largely through the unwarranted assumptions of the clergy themselves.

I. Les pasteursI. Pastors

Dans le Nouveau Testament, les termes episcopos, habituellement traduit par « évêque », et presbuteros, traduit par « ancien », sont employés indifféremment et souvent appliqués à la même personne. L’episcopos était un surveillant, ce que le terme désigne proprement ; c’était le mot employé surtout par les chrétiens grecs pour désigner le pasteur, qui avait la surveillance du troupeau et accomplissait l’œuvre de berger dans les choses spirituelles. Le terme presbuteros, ou ancien, venait manifestement de la synagogue, et il était employé surtout par les chrétiens juifs pour désigner la même personne, d’autant que dans la synagogue on choisissait des personnes âgées et respectables comme directeurs officiels des affaires religieuses. Le terme pasteur signifie berger, et il indique bien la nature de la relation qu’il soutient avec l’Église : celle de conduire, nourrir, guider et garder le troupeau confié à ses soins. On l’appelle aussi ministre (diakonos), celui qui sert les autres et exerce un ministère auprès d’eux, puisque le pasteur est censé servir l’Église dans les choses saintes. Ainsi, la distinction épiscopale entre évêques, prêtres et diacres, constituant trois ordres dans le clergé, correspondant aux trois ordres de souverain sacrificateur, de sacrificateur et de lévite dans la hiérarchie juive, ne trouve aucun appui dans l’emploi des termes episcopos, presbuteros et diakonos dans les écrits apostoliques. Et sur ce point, beaucoup de partisans de l’épiscopat, d’historiens et de commentateurs éminents sont d’accord.In the New Testament the term episcopos, which is usually rendered bishops and presbuteros, which is rendered elder, are used interchangeably, and often applied to the same person. The episcopos was an overseer, what the term properly denotes; it was the word used chiefly by the Greek Christians as applied to the pastor, who had the oversight of the flock, and performed the work of a shepherd in spiritual concerns. The term presbuteros or elder, was evidently derived from the synagogue, and used chiefly by Jewish Christians, to designate the same person, especially as in the synagogue elderly and dignified persons were selected as the official directors of religious affairs. The term pastor signifies a shepherd, and well indicates the nature of the relation he sustains to the Church; that of leading, feeding, guiding and guarding the flock committed to his care. He is also called a minister (diakonos), one who serves and ministers to others; as the pastor is supposed to minister in holy things to the Church. Thus the prelatical distinction of Bishops, Priests and Deacons, constituting three orders in the clergy, corresponding to the three orders, High-priest, Priest and Levite, in the Jewish hierarchy, finds no warrant in the use of the terms, episcopos, presbuteros and diakonos, in apostolic writings. And to this many distinguished prelatists, historians and commentators agree.

Neander, le plus éminent des historiens de l’Église, donne l’explication suivante : « Le nom de presbytres, qu’on appliqua à ce corps, venait de la synagogue juive. Mais dans les Églises païennes fondées par l’apôtre Paul, ils prirent le nom d’évêques (episcopoi), terme plus expressif de leur fonction dans la langue généralement parlée par les membres de ces Églises. Le nom de presbytres désignait la dignité de leur charge ; celui d’évêques, en revanche, exprimait plutôt la nature de leur charge, qui était de surveiller l’Église. Très certainement, aucune autre distinction n’existait à l’origine entre eux. » « Ils n’étaient pas destinés à exercer une autorité absolue, mais à agir comme présidents et guides d’une république ecclésiastique ; à tout conduire avec la coopération des communautés, comme leurs serviteurs et non comme leurs maîtres. » « Je ne puis découvrir d’autre différence entre les anciens et les évêques, à l’âge apostolique, sinon que le premier nom désigne la dignité et le second les devoirs de la charge, qu’il s’agisse d’un seul ou de plusieurs. » — Ch. Hist., vol. I, p. 184 ; Plant. and Train., p. 147 ; introduction à la Prim. Ch. de Coleman, p. 20 ; Plant. and Train., p. 148.Neander, the most distinguished of Church historians, gives the following explanation: “The name of presbyters, which was appropriated to this body, was derived from the Jewish Synagogue. But in the Gentile churches, formed by the Apostle Paul, they took the name (episcopoi) bishops, a term more significant of their office, in the language generally spoken by the members of these churches. The name of presbyters denoted the dignity of their office: that of bishops, on the other hand, was expressive rather of the nature of their office, to take the oversight of the Church. Most certainly no other distinction originally existed between them.” “They were not designed to exercise absolute authority, but to act as presiding officers and guides of an ecclesiastical republic; to conduct all things with the cooperation of the communities; as their ministers, and not as their masters.” “I can discover no other difference between the elders and bishops, in the Apostolic age, than that the first denotes the dignity, the second the duties of the office, whether the reference is to one or more.” — Ch. Hist. Vol. I., p. 184; Plant. and Train., p. 147; Intro. to Coleman’s Prim. Ch., p. 20; Plant. and Train., p. 148.

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En Actes 20:17, il est dit que Paul fit appeler les anciens (presbytres) de l’Église d’Éphèse. Mais en Actes 20:28, il appelle ces mêmes personnes évêques (surveillants). Dans ce cas, les deux termes s’appliquaient à la même charge et étaient employés indifféremment pour désigner le même officier.In Acts 20:17 it is stated that Paul called together the elders (presbyters) of the Ephesian Church. But in Acts 20:28, he calls these same persons bishops (overseers). In this case both terms were applied to the same office, and were used interchangeably to designate the same officer.

Le doyen Alford dit : « La version anglaise n’a guère été loyale, dans ce cas, envers le texte sacré en rendant episcopous, au v. 28, par “surveillants” ; alors qu’il aurait fallu là, comme partout ailleurs, traduire par “évêques”, afin que le lecteur anglais aperçoive que les anciens et les évêques étaient à l’origine, et à l’époque apostolique, synonymes. » — Com. on Acts, 20:17. « Les episcopoi du Nouveau Testament n’ont rien de commun avec nos évêques. » « L’identité de l’episcopos et du presbuteros aux temps apostoliques est évidente d’après Tite 1:5-7. » — Com. on 1 Tim. 3:1. Paul et Timothée, dans leur salutation aux chrétiens de Philippes, mentionnent trois classes comme composant l’Église, et considèrent manifestement qu’elles constituent le corps tout entier. Ils disent : « À tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres » (Ph 1:1). Les saints, les évêques et les diacres comprenaient donc l’ensemble des membres : l’Église entière. Évêques et pasteurs étaient identiques. Timothée reçoit de Paul des instructions sur les qualités nécessaires à ceux qui devaient être choisis comme pasteurs et placés à la tête des Églises.Dean Alford says: “The E. V. has hardly dealt fairly in this case with the sacred text in rendering episcopous, v. 28, overseers; whereas, it ought there, as in all other places, to have been bishops, that the fact of elders and bishops having been originally and apostolically synonymous, might be apparent to the English reader.” — Com. on Acts, 20:17. “The episcopoi of the N. T. have nothing in common with our bishops.” “The identity of the episcopos and presbuteros in apostolic times is evident, from Titus 1:5-7.” — Com. on 1 Tim. 3:1. Paul and Timothy, in their address to the Philippian Christians, specify three classes as composing the Church, and manifestly consider these as constituting the entire body. They say: “To all the saints in Christ Jesus, which are at Philippi, with the bishops and deacons.” — Phil. 1:1. Saints, bishops and deacons, therefore, comprised the entire membership — the whole Church. Bishops and pastors were identical. Timothy is instructed by Paul as to the qualifications necessary for those who should be chosen as pastors and placed over the churches.

Ces officiers sont appelés évêques. Des directives particulières sont données pour le choix des évêques et des diacres, mais il n’est fait ici aucune mention d’anciens ou de presbytres, manifestement parce qu’ils étaient les mêmes que les évêques (1 Tm 3:1-10). De même, Paul charge Tite d’établir des pasteurs sur les Églises de Crète. Ces pasteurs, il les appelle anciens au cinquième verset et évêques au septième. Ici les deux termes s’appliquent aux mêmes personnes et doivent désigner la même charge (Tt 1:[illisible]). Il n’y aurait guère besoin de discuter une question si claire, du moins à la lumière des épîtres apostoliques, n’était l’obstination avec laquelle les dénominations épiscopales, clergé et laïcs, avancent la prétention quelque peu arrogante, et souvent offensante, qu’il n’y a de véritables Églises que celles qui sont dûment organisées avec trois ordres dans leur ministère, et de ministres ordonnés selon l’Écriture que ceux qui l’ont été par l’imposition des mains d’évêques épiscopaux, comme ordre supérieur du clergé.These officers are called bishops. Particular directions are given as to the choice of bishops and deacons, but no mention is here made of elders or presbyters, clearly because they were the same as bishops. — 1 Tim. 3:1-10. Titus is in like manner directed by Paul to place pastors over the churches in Crete. These pastors he calls elders in the fifth verse and bishops in the seventh. Here both terms are applied to the same persons, and must indicate the same office. — Titus 1:[illegible]. But little discussion would be needed on a question so clear, at least when viewed from the position of the apostolical epistles, were it not for the pertinacity with which the somewhat arrogant, and not seldom offensive assumption is put forth by Episcopal denominations — both clergy and laity — that there are no genuine churches save those duly organized with three orders in their ministry, and no scripturally ordained ministers except such as have been ordained by the imposition of hands by Episcopal bishops, as a superior order of the clergy.

Combien de si hautes prétentions sont dénuées de fondement et absurdes, que tout lecteur attentif du Nouveau Testament en juge. L’« épiscopat historique » ne trouve ni fondement ni appui dans le Nouveau Testament. De leur vivant, les apôtres devaient nécessairement être entourés d’une vénération particulière, comme ayant été les compagnons de Christ lui-même et ayant reçu de lui directement leur mission, et aussi comme ayant été spécialement inspirés et qualifiés pour leur œuvre. Mais en tout cela ils n’eurent pas de successeurs. Après leur mort, les pasteurs qui leur avaient été associés, ou qu’ils avaient établis dans leur charge, recevaient pour cette raison une considération particulière de la part des Églises et des ministres plus jeunes ; et cette considération pouvait se changer en une révérence si profonde qu’on leur concédait une position officielle prééminente, une sorte d’attitude patriarcale parmi les Églises, avec une plus grande dignité de charge et une plus grande liberté d’action que celles qu’on accordait aux autres.How groundless and absurd such lofty pretensions are, let any careful reader of the New Testament judge. The “historic episcopate” finds no foundation and no warrant in the New Testament. During their lifetime the Apostles would, of necessity, be regarded with peculiar veneration, as having been the companions of, and received their appointment directly from, Christ Himself; and, also, as having been specially inspired and qualified for their work. But in all of this, they had no successors. After their death, such pastors as had associated with them, or had been appointed to office by them, would, for that reason, receive special regard from the churches and the younger ministry, and this special regard might deepen into reverence so profound as to concede them a foremost official position — a kind of patriarchal attitude among the churches, with a larger dignity of office and a larger liberty of action than was allowed to others.

Avec le temps, cela pouvait facilement conduire à la reconnaissance d’un rang plus élevé et d’un ordre supérieur dans le ministère. De plus, au fil du temps, à mesure que les premières Églises implantées dans les villes plus importantes vieillissaient et se fortifiaient, elles pouvaient aisément réclamer, et se voir accorder, une prééminence sur les plus récentes et les plus faibles, en particulier les Églises de banlieue et de campagne. De même, les pasteurs des Églises urbaines plus anciennes pouvaient sans difficulté s’arroger une prééminence sur les pasteurs des petites Églises des environs. C’est ainsi que s’établit la domination des Églises métropolitaines sur les Églises provinciales, et l’autorité que s’attribuèrent les pasteurs des premières sur leurs frères de position plus humble, ce qui aboutit finalement à une caste cléricale, ou ordre supérieur du clergé.This in time could easily lead to the recognition of a higher rank and a superior order in the ministry. Moreover, in process of time, as the first planted churches in the more important cities grew older and stronger, they might readily claim, and have accorded to them, a preeminence over the newer and feebler — especially the suburban and rural churches. In like manner the pastors of the older city churches could, without difficulty, assume a preeminence over the pastors of the smaller churches about them. In this way grew up the rule of the metropolitan churches over the provincial churches, and the authority assumed by the pastors of the former over their brethren in humbler positions, resulting finally in a clerical caste, or higher order of the clergy.

Gieseler, dans son histoire de l’Église, déclare : « Après la mort des apôtres et de leurs disciples, à qui l’on avait toujours concédé la direction générale des Églises, on laissa graduellement l’un des presbytres de chaque Église prendre la direction de ses affaires. De la même manière irrégulière, ce premier presbytre s’appropria le titre d’évêque. » — Ch. Hist., période I, div. I, chap. III, sect. 32. Dans le même sens va le témoignage de Neander et de presque tous les premiers historiens de l’Église, y compris de nombreux partisans de l’épiscopat. De plus, il apparaît que chaque Église comptait habituellement plusieurs anciens, et que celui d’entre eux qui présidait leurs réunions et qui, par son âge ou sa capacité, était le plus en vue, finissait par être reconnu comme l’episcopos par excellence, bien que tous fussent de rang égal.Gieseler, in his history of the Church, declares that: “After the death of the Apostles and their pupils, to whom the general direction of the churches had always been conceded, some one among the presbyters of each Church was suffered gradually to take the lead in its affairs. In the same irregular way the title of bishop was appropriated by this first presbyter.” — Ch. Hist., Period I., div. I., chap. III., sec. 32. To the same effect is the testimony of Neander and nearly all early Church historians, including many prelatists. Moreover, it appears that each Church usually contained several elders, and the one among them who presided in their meetings, and, whether for age or ability, was more prominent, would come to be recognized as peculiarly the episcopos, though all were of equal rank.

Ainsi mûrit graduellement, au cours des années, soit par usurpation d’un côté, soit par concession de l’autre, soit par les deux, ce vaste, complexe et despotique système de domination ecclésiastique et de tyrannie hiérarchique qui culmina dans le gouvernement oppressif des institutions grecque et romaine, faussement appelées Églises. Ce large éloignement de la pratique apostolique, ainsi que de l’ordre et de la simplicité de l’Évangile, était naturel, quoique malheureux, et aucune imitation de celui-ci, si lointaine soit-elle, ne doit être approuvée ni poursuivie aujourd’hui. Le cours de ses funestes progrès se suit aisément dans l’histoire, et les savants et les théologiens le reconnaissent généralement. Il n’en est pas moins déplorable qu’il ait commencé peu après que les apôtres et leurs successeurs immédiats eurent cessé de veiller sur les Églises qu’ils avaient implantées et de les guider par leur sagesse et leur piété.Thus gradually matured, through a course of years, either because of assumption on the one hand, or of concession on the other, or of both, that vast, complicated and despotical system of ecclesiastical domination and hierarchical tyranny, which culminated in the oppressive rule of the Greek and Roman establishments, falsely called churches. This broad departure from apostolic practice, and from the order and simplicity of the Gospel, was natural, though unfortunate, and no imitation of it, however remote, should be countenanced or continued now. Its course of evil progress is easily traced in history, and generally conceded by scholars and divines. Not the less to be deplored that it was begun soon after the Apostles and their immediate successors had ceased to watch over and guide, by their wisdom and piety, the churches they had planted.

Le pastorat et le ministèreThe Pastorate and the Ministry

Le pastorat et le ministère sont liés, mais non identiques. Un pasteur est un ministre, mais un ministre n’est pas nécessairement un pasteur. Le ministre est le kerux, le héraut, qui prêche l’Évangile, qui proclame aux hommes la bonne nouvelle. Le pasteur est le poimen, qui rassemble, nourrit et conduit le troupeau. Le pasteur a la charge d’une Église ; le ministre est un prédicateur, et il peut avoir ou non la charge d’une Église. On considère que Jacques fut pasteur de l’Église de Jérusalem ; mais Paul et Barnabas, Apollos et Céphas prêchèrent l’Évangile de lieu en lieu, comme ambassadeurs de Christ et hérauts du grand salut, implantant des Églises et mettant les choses en ordre, mais sans charge d’âmes locale et permanente.The Pastorate and the Ministry are related, but not identical. A pastor is a minister, but a minister is not necessarily a pastor. The minister is the kerux, the herald, who preaches the Gospel, who proclaims the glad tidings to men. The pastor is the poimen, who folds and feeds and leads the flock. The pastor has the care of a Church; the minister is a preacher, and may or may not have the care of a Church. James is understood to have been pastor of the Church in Jerusalem; but Paul and Barnabas, Apollos and Cephas preached the Gospel from place to place, as ambassadors of Christ and heralds of the great salvation, planting churches and setting in order affairs, but without a local and permanent cure of souls.

De nos jours, bien que nous ayons des évangélistes, des missionnaires et d’autres services ministériels sans responsabilité pastorale, le service ministériel est le plus souvent identifié au pastorat. Il se peut, comme certains l’ont supposé, qu’aux temps primitifs, lorsque dans chaque Église l’Esprit suscitait une pluralité de ministres, certains, selon leurs dons et leurs grâces particuliers, se soient consacrés spécialement à l’œuvre pastorale, selon que chaque Église le désirait ou en avait besoin, et d’autres seulement, ou principalement, à la prédication. Certainement, à toutes les époques, certains ont été plus aptes à l’un des domaines du ministère, et d’autres à l’autre. Ainsi les Églises pouvaient-elles avoir la plus grande somme et la meilleure application du service ministériel, et être le plus édifiées. La présente étude se limitera au pastorat, à ses fonctions et à ses relations, en laissant à un autre chapitre une considération plus générale du ministère.In our time — though we have evangelists, missionaries and other ministerial service without pastoral responsibility — yet, for the most part, ministerial service is identified with the pastorate. It may be, as some have supposed, that in primitive times, when in each Church the Spirit developed a plurality of ministers, some — according to their peculiar gifts and graces — devoted themselves especially to pastoral work, as each Church might desire or have need, and some to preaching only, or chiefly. Certainly, in all ages, some have been better adapted to the one department of the ministry, and some to the other. Thus could the churches have the largest amount and the best application of the ministerial service, and be most edified. The present discussion will be confined to the pastorate, its functions and relations, leaving a more general consideration of the ministry to another chapter.

1. La nature de l’œuvre du pasteur. La culture religieuse de son Église et de son auditoire constitue l’œuvre propre du pasteur. C’est la conduite pastorale du troupeau. Il ne doit pas être indifférent à leurs intérêts temporels, mais leur bien spirituel est sa charge particulière. Il doit être pour tous l’ami toujours prêt, compatissant et serviable ; mais ses efforts doivent viser le but ultime de l’Évangile et lui être subordonnés : gagner des âmes à Christ et édifier les saints. Les détails de son œuvre seront multiples ; et s’il ne doit pas assumer trop de devoirs ni prendre des responsabilités étrangères à sa vocation propre, il ne doit pas repousser trop vite ceux qui lui accordent leur confiance, et à qui il peut être utile de bien des manières par des services variés. La chaire sera la forteresse de son influence sur son auditoire et sur la localité. Car, bien que pasteur, il doit rester prédicateur, héraut de l’Évangile pour son troupeau. Le ministre est peut-être, avant tout, un enseignant. C’est pourquoi il ne doit pas négliger la préparation de ses prédications. S’il ne peut retenir le peuple par sa prédication, il ne le pourra d’aucune autre manière.1. Nature of the pastor’s work. The religious cultivation of his Church and congregation constitutes the peculiar work of the pastor. It is the shepherding of the flock. He is not to be indifferent to their temporal interests, but their spiritual welfare is his special charge. He is to be the ever ready, sympathizing and helpful friend to all; but his endeavors should aim at, and be made subservient to, the ultimate purpose of the Gospel — to win souls to Christ, and edify the saints. The details of his work will be manifold; and while he should not assume too many duties, or take responsibilities alien to his proper calling, he must not too hastily repulse those who repose confidence in him, and whom he may be able in many ways to benefit by a variety of service. The pulpit will constitute the stronghold of his power on his congregation and the community. For though a pastor, he must still be a preacher, a Gospel herald to his flock. The minister is, perhaps, first of all, a teacher. Therefore he must not neglect his preparations for the pulpit. If he cannot hold the people by his preaching, he cannot in any other way.

On peut recourir à bien des moyens pour attirer et retenir un auditoire, dont certains ne méritent pas d’autre nom que celui d’artifices, qui, s’ils servent à quelque chose, sont de courte durée et ne réussissent nullement à gagner la confiance des gens réfléchis. Car si certains hommes n’ont pas, et ne peuvent avoir, le même pouvoir d’attraction en chaire que d’autres, des sermons sains et évangéliques, préparés avec compétence et prêchés avec ardeur, sont la seule sorte de service de la chaire qui puisse longtemps se recommander à la conscience du peuple. Celui qui néglige la préparation de ses prédications, pour quelque cause que ce soit, verra que de fréquents changements de pastorat deviennent inévitables, et peut-être pas toujours de la manière la plus agréable. Il en ira de même de celui qui compte sur sa facilité à improviser, sous l’inspiration de l’auditoire présent, au détriment d’une préparation soigneuse et préalable. Il faut aussi insister sur la visite pastorale. C’est là tout particulièrement qu’il est pasteur. Il ne visitera peut-être pas autant que beaucoup le souhaiteraient. Certains ne sont jamais satisfaits. Il ne doit pas non plus visiter au détriment de la préparation de ses prédications.Many devices may be resorted to, to draw and hold an audience, some of which deserve no better name than tricks, which if they serve their purpose at all, are short-lived, and fail utterly to command the confidence of thoughtful people. For, while some men have not, and cannot, have the same attractive power in the pulpit as others, yet sound Gospel sermons, ably prepared, and earnestly delivered, constitute the only kind of pulpit service which can long commend itself to the consciences of the people. He who neglects his pulpit preparations for any cause whatever, will find frequent pastoral changes to be imperative — and possibly, not always in the most pleasant way. The same will be true of him who relies on a facility for extemporaneous discourse, under the inspiration of a present audience, to the neglect of previous careful preparation. Emphasis must also be laid on pastoral visitation. Here peculiarly he is the pastor. He may not visit so much as many would wish. Some are never satisfied. Nor should he visit to the detriment of his pulpit preparation.

Puisque, selon l’organisation actuelle de la société religieuse, on attend du ministre chrétien qu’il remplisse la double fonction de prédicateur et de pasteur, il doit s’efforcer de remplir les fonctions de l’une et de l’autre avec la plus grande fidélité et le plus grand succès possibles, en donnant consciencieusement à chacune la part de ses capacités qui lui revient. Il doit connaître ses gens dans leur foyer ; il doit connaître leurs joies et leurs peines telles qu’ils les lui confieront eux-mêmes. Ils doivent le connaître, comme ils ne peuvent le connaître en chaire seulement. Lui et eux perdent un bien immense si cela ne se fait pas. Ces visites doivent être brèves et religieuses. Elles ne doivent pas dégénérer en bavardage mondain, ni même en commérage religieux. Elles ne doivent être ni moroses ni mélancoliques, mais cordiales, douces et compatissantes. Les jeunes ministres peuvent trouver ce travail pénible et le redouter comme une corvée ; mais ils en jugeront autrement lorsque, quelquefois, ils auront pu consoler les affligés, soulager ceux qui sont accablés et connaître la joie de faire du bien à ceux qui sont dans la peine. Il ne serait ni juste ni vrai de dire que la sphère du pasteur est exclusivement la vie spirituelle de l’Église, tandis que les diacres sont affectés à ses biens temporels.Since, according to the present constitution of religious society, the Christian minister is expected to fill the twofold office of preacher and pastor, he should labor to discharge the functions of both, with the greatest possible fidelity and success, giving to each conscientiously its appropriate share of his ability. He must know his people in their homes; must know their joys and sorrows as they themselves will relate them. They must know him, as they cannot know him in the pulpit simply. Both he and they miss boundless good, if this be not done. These visits should be brief and religious. They should not degenerate into social chit-chat, or even into religious gossip. They must not be morose nor melancholy, but genial, gentle and sympathetic. Young ministers may find it hard work, and dread it as a drudgery; but they will come to feel differently when for a few times they have been able to comfort the sorrowing, relieve the burdened, and know the luxury of doing good to those in trouble. It would not be just nor true to say, that the pastor’s sphere is exclusively the spiritual life of the Church, while the deacons are assigned to its temporalities.

Le pasteur a la surveillance et la direction de tous les intérêts de l’Église et de tous les domaines de son œuvre, spirituels et temporels. Et s’il ne doit pas dominer sur l’héritage de Dieu, il doit se sentir responsable de la garde et de la surveillance de tout ce qui lui est confié. Il ne doit pas non plus intervenir inutilement auprès des diacres, des administrateurs ou des moniteurs de l’école du dimanche, ni s’arroger une autorité dictatoriale sur d’autres dans leur service. C’est pourtant son privilège et son devoir d’exercer une surveillance attentive sur tout, afin que tout se fasse pour l’édification du corps de Christ. Le pasteur doit prendre grand soin de la formation religieuse des enfants et des jeunes, mais sans négliger les autres. Les distinctions de classe sont odieuses, néfastes dans leur influence au sein d’une Église, et ne doivent jamais être encouragées ni tolérées. Comme ceci n’est pas un traité des devoirs pastoraux, il n’est pas nécessaire d’aller plus loin que de dire que le pastorat doit être assumé, non par contrainte ni pour des fins égoïstes, mais par amour pour Christ et pour le triomphe de sa vérité.The pastor has the oversight and superintendence of all the interests of the Church, and of all departments of its work, both spiritual and temporal. And while he should not lord it over God’s heritage, he should feel himself responsible for the guardianship and watch-care of all with which he is put in trust. Nor should he needlessly interfere with the deacons, or trustees, or Sunday-school workers, nor assume dictatorial authority over others in their service. Yet it is his privilege and his duty to hold a watchful supervision over all, that all may be done to the edifying of the body of Christ. The pastor should have great care for the religious culture of children and the youth. But not to the neglect of others. Class distinctions are invidious, unhappy in their influence in a Church, and should never be encouraged, or countenanced. As this is not a treatise on pastoral duties, it need be pursued no further than to say, the pastorate should be assumed, not of constraint, nor for selfish ends, but out of love to Christ, and for the triumphs of His truth.

Note. — Les ministres ne sont pas des prêtres, dans aucun sens ecclésiastique, pour offrir des sacrifices au nom du peuple ou apaiser une divinité offensée ; et ils ne sont pas non plus médiateurs entre Dieu et les hommes, comme l’enseignent l’Église romaine et d’autres communions sacramentalistes. Ils ne peuvent pas consacrer les éléments, et ils n’ont aucun droit exclusif à l’administration des sacrements ; en vérité, il n’y a pas de sacrements au sens communément entendu de ce terme, comme moyens qui, par eux-mêmes, communiquent efficacement la grâce. Le ministre n’est prêtre qu’au sens où tous les vrais chrétiens constituent un « sacerdoce royal ». La condition de saint, sans distinction de rang ni de charge, constitue donc un sacerdoce spirituel. Ainsi Pierre disait-il aux croyants élus et dispersés : « Et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. » « Une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis » (1 P 2:5, 9). Jésus-Christ, le grand souverain sacrificateur de notre profession, est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes.Note. — Ministers are not priests in any ecclesiastical sense to offer sacrifices on behalf of the people, or propitiate an offended Deity; nor yet do they mediate between God and men, as is taught by the Romish, and other sacramentarian communions. They cannot consecrate elements, and have no exclusive right to the ministration of sacraments — indeed, there are no sacraments, in the commonly understood sense of that term, as means which in themselves effectually convey grace. The minister is not a priest, save in that sense in which all true Christians constitute a “royal priesthood.” Sainthood, therefore, without distinction of rank or office, constitutes a spiritual priesthood. Thus also said Peter to the elect believers, scattered abroad. “Ye also as living stones, are built up a spiritual house, to be a holy priesthood, to offer up spiritual sacrifices, acceptable to God, through Jesus Christ.” “A chosen generation, a royal priesthood, a holy nation, a peculiar people.” — 1 Peter 2:5, 9. Christ Jesus, the Great High-Priest of our profession, is the one only mediator between God and men.

2. Comment on obtient des pasteurs. Si l’on demande comment les Églises doivent se procurer des pasteurs, la réponse est : par l’élection, comme libre choix du peuple, dans chaque Église particulière. C’est une partie essentielle de l’indépendance des Églises que le droit de choisir leurs pasteurs et leurs docteurs ; et aucun individu ni aucun groupe d’hommes ne peut leur imposer des pasteurs, ni contraindre une Église à accepter comme officiers ceux qu’elle n’a pas choisis par ses libres suffrages. Tel est le régime du Nouveau Testament, et tel a toujours été l’usage de notre peuple. Un peuple libre exige et maintient le droit de choisir ses propres conducteurs.2. How pastors are obtained. If it be asked how the churches are to secure pastors, the reply is, by election, as the free choice of the people, in each individual Church. It is an essential part of the independency of the churches, the right to choose their pastors and teachers; and that no individual, or combination of men, can appoint pastors over them, or compel a Church to accept as officers those whom they have not chosen by their free suffrages. This is the polity of the New Testament, and has ever been the usage of our people. A free people demand and maintain the right to choose their own rulers.

Il peut demander ou accepter des conseils ; mais aucun homme n’est pasteur d’un peuple tant qu’il n’a pas été élu par un vote majoritaire de cette Église. Et il n’est pas nécessaire d’obtenir le consentement d’aucun synode, presbytère ou conseil pour qu’il entre aussitôt dans les devoirs de sa charge. Premièrement et proprement, mais non nécessairement, le pasteur est choisi parmi les membres, après que l’Église a eu la preuve que l’Esprit l’a appelé à l’œuvre du ministère et l’y a rendu apte, et après avoir eu d’abondantes preuves de son aptitude à ce poste. Mais s’il n’est pas membre de cette Église particulière, il doit le devenir avant d’entrer dans ses fonctions officielles de pasteur de celle-ci.They may ask, or accept advice; but no man is a pastor to any people until he has been chosen by a majority vote of that Church. Nor does it require the consent of any synod, presbytery or council for him to enter at once upon the duties of the office. Primarily and properly, though not necessarily, the pastor is chosen from among the members, after the Church has had evidence that the Spirit had called to, and fitted him for, the work of the ministry; and after having abundant evidence of his adaptation to the position. But if not a member of that particular Church, he should become such before entering upon his official duties as pastor of it.

Le choix et l’élection d’un pasteur est l’un des actes les plus importants, sinon le plus important, qui relèvent de l’indépendance de l’Église. L’intérêt du corps et le bien de la religion en dépendent tellement qu’il faut s’y engager avec le plus grand soin, une grande réflexion et la prière : la prière pour demander la direction divine. Qu’on obtienne pour la charge sacrée un conducteur sage et sûr, un docteur capable et instructif, un homme pieux, spirituel et saint, et que le choix ne soit influencé par aucune ambition charnelle ni aucun préjugé personnel, et ne se fasse pour aucune fin égoïste. Une fois le choix fait et le pasteur obtenu, qu’il soit reçu, aimé, soutenu, honoré et obéi comme un envoyé de Dieu pour cette œuvre sacrée. Et que l’on considère en outre qu’aucun homme ne peut faire par lui-même tout ce que l’on désire et attend d’un pasteur. Il doit avoir non seulement le secours divin, mais aussi la sympathie, la coopération et les prières de l’Église. Certains échecs lamentables dans le ministère sont dus aux fautes des ministres eux-mêmes ; davantage encore sont dus aux Églises, qui trop souvent maltraitent ce qu’elles déclaraient être le don de Dieu lorsqu’elles se sont procuré leurs pasteurs.The selection and election of a pastor is one of the most important acts — if not the most important — pertaining to the independency of the Church. The interest of the body, and the welfare of religion depend so largely on it, that it should be entered upon with the utmost care, deliberation and prayer — prayer for divine direction. That a wise and safe leader, an able and instructing teacher, a devout, spiritual and holy man may be secured for the sacred office, and that the choice be influenced by no carnal ambition, by no personal prejudices, and for no selfish ends. When the choice is made, and the pastor secured, then let him be received, loved, supported, honored and obeyed, as one sent of God for this sacred work. And let it be further considered that no man can do of himself all that is desired and expected of a pastor. He must not only have divine help, but he must have the sympathy, cooperation, and prayers of the Church. Some miserable failures in the ministry are due to the faults of the ministers themselves; still more are due to the churches, which too often abuse what they professed was the gift of God, when they secured their pastors.

3. L’autorité du pasteur. Le pasteur doit être aimé, honoré et obéi dans le Seigneur. Il est placé à la tête de l’Église à la fois par le Chef du corps et par l’acte libre et volontaire du corps lui-même. Bien qu’il ne revendique aucune autorité de magistrat et n’ait aucun pouvoir, spirituel ou temporel, d’imposer des ordres ou d’infliger des peines, la position même qu’il occupe comme docteur et conducteur suppose qu’il est investi d’autorité. D’un côté, on ne doit pas regarder le ministre avec une dévotion ignorante et aveugle, comme s’il possédait des attributs surhumains, et comme si ses actes officiels devaient être vénérés même si sa vie privée était scandaleuse ; et, de l’autre, on ne doit pas le considérer comme une simple marionnette livrée aux mauvais traitements capricieux de ceux qui veulent montrer leur indépendance et « faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté ». En règle générale, le pasteur qui mène une vie chrétienne et pastorale digne et conséquente, et qui gagne la confiance du peuple, recevra toute la déférence qu’il désire, et on lui accordera tout le respect personnel et toute la révérence officielle qu’il a besoin de réclamer.3. The Pastor’s Authority. The pastor is to be loved, honored and obeyed, in the Lord. He is placed over the Church by both the Head of the body, and by the free and voluntary act of the body itself. Though he professes no magisterial authority, and has no power, either spiritual or temporal, to enforce mandates or inflict penalties, yet the very position he occupies as teacher and leader supposes authority vested in him. On the one hand, the minister is not to be regarded with ignorant and blind devotion, as if possessed of superhuman attributes, whose official acts must be venerated even though his private life be scandalous; nor yet, on the other hand, is he to be considered a mere puppet for the capricious mistreatment of such as wish to show their independence, and “use their liberty for a cloak of maliciousness.” As a rule, the pastor who maintains a dignified and consistent Christian and ministerial life, commending himself to the confidence of the people, will receive all the deference he desires, and will have accorded to him all that personal respect and official reverence which he needs to claim.

Son autorité sera une force morale, à laquelle céderont ceux qui l’aiment et l’honorent. Il n’a pas à s’inquiéter ni à se tourmenter parce qu’il ne reçoit pas le respect qu’il pense lui être dû. Qu’il l’impose par son caractère et sa conduite. Il se peut qu’il cherche trop à imposer son autorité. Comme prédicateur de l’Évangile, son autorité est d’une autre sorte, plus élevée, car il est ambassadeur du Roi et parle avec une autorité plus qu’humaine. Il est vrai que ses paroles, même en chaire, ne sont pas au-dessus de toute discussion, puisqu’elles doivent être jugées par la règle infaillible de la parole de Dieu. Mais dans l’administration des affaires de l’Église, il doit s’assurer la coopération de ses membres et atteindre son but par la raison et la persuasion, plutôt que de chercher à imposer l’obéissance par des injonctions autoritaires.His authority will be a moral force, to which those who love and honor him will yield. He need not worry and fret because he does not receive the respect which he thinks his due. Let him command it by his character and deportment. He may too much attempt to enforce his authority. As a preacher of the gospel his authority is of another and a higher kind, in that he is an ambassador from the king, and speaks with an authority more than human. True, his words, even in the pulpit, are not beyond question, since they are to be judged by the infallible standard of the word of God. But in the administration of Church affairs he should secure the cooperation of his members, and gain his object by reason and persuasion, rather than attempt to force compliance by authoritative dictation.

4. La durée du pastorat. L’esprit de la liberté chrétienne, et le principe volontaire sur lequel toutes les institutions chrétiennes doivent reposer, régissent les relations entre le pasteur et le peuple. Aucun pouvoir ne peut contraindre une Église à accepter un pasteur, ni un pasteur à accepter une Église. La relation se forme par un accord mutuel entre eux. Et une fois formée, aucune autorité extérieure, civile ou ecclésiastique, ne peut la dissoudre ; seul le consentement mutuel des parties elles-mêmes le peut. Dans certaines autres dénominations, où prévalent des systèmes ecclésiastiques au lieu de l’indépendance de l’Église, les relations du pastorat sont réglées par une autorité officielle supérieure, au lieu de l’accord mutuel des parties. Même là, cependant, l’esprit libre de la vie religieuse se manifeste, indirectement sinon directement, et les Églises ne consentent pas tranquillement à recevoir des pasteurs dont elles ne veulent pas, ni à les garder lorsque la relation devient pénible, malgré les décisions des évêques, des conférences ou des presbytères.4. Length of the Pastorate. The spirit of Christian liberty, and the voluntary principle on which all Christian institutions should be supported, control the relations of pastor and people. There is no power that can compel a Church to accept a pastor, or a pastor to accept a Church. The relation is formed by mutual agreement between them. And when once formed, the relation can be dissolved by no external authority, civil or ecclesiastical, but by the mutual consent of the parties themselves. In some of the other denominations, where ecclesiastical systems instead of Church independency prevail, the relations of the pastorate are regulated by higher official authority, instead of by the mutual agreement of the parties. Even there, however, the free spirit of religious life manifests itself, indirectly, if not directly, and the churches do not quietly consent to receive pastors unwelcome to them, nor to retain them when the relation becomes irksome, notwithstanding the action of bishops, conferences, or presbyteries.

Le pastorat idéal dure sans doute toute une vie ; mais dans la pratique, cela se réalise rarement. En théorie, il y a quelque chose de beau dans le cas d’un ministre qui passe toute sa vie au milieu du même peuple, aimé, honoré et vénéré jusqu’à sa mort ; autour duquel la nouvelle génération grandit pour le soutenir quand les pères s’en sont allés. Honoré de ses pairs, aimé des jeunes, vénéré des enfants, il devient le type même du patriarche et du berger du troupeau. De telles choses ont existé ; mais on les trouve rarement aujourd’hui, et certainement pas dans notre dénomination. Et peut-être, tout compte fait, cela vaut-il aussi bien. L’esprit agité d’une époque impétueuse et d’une vie affairée réclame le changement : le changement dans l’espoir du progrès, mais le changement de toute façon. Le charme d’une belle théorie ne peut gouverner les activités de la société, pas même dans les milieux chrétiens, puisque là aussi un esprit charnel et utilitaire risque de dominer.The ideal pastorate is, no doubt, life-long; but in practical life this is seldom realized. In theory there is something beautiful in the case of a minister who spends his whole life among the same people, loved, honored and venerated till his death; around whom the new generation grows up as his supporters, when the fathers have passed away. Honored by his compeers, loved by the young, venerated by the children, he becomes the typical patriarch and shepherd of the flock. Such things have been; but seldom can they now be found — certainly not in our denomination. And perhaps, on the whole, it may be just as well. The restless spirit of a headlong age and a busy life demands change — change in hope of progress, but change at any rate. The romance of a beautiful theory cannot control the activities of society, not even in Christian circles, since there, also, a carnal, utilitarian spirit is likely to rule.

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Il y a dans toute Église, très probablement, des fauteurs de troubles dont l’influence se fait surtout sentir en s’opposant aux autres et en suscitant des querelles. Que le pasteur possède son âme par la patience, et qu’il ne se laisse pas attrister par chaque petit contre-courant dans ses affaires. Mais si un nombre considérable de ses frères bienveillants, prudents et judicieux pensent qu’un changement est souhaitable, ou si lui-même, après une longue réflexion dans la prière, croit qu’il est de son devoir de partir, qu’il agisse en conséquence. Mais que le ministre fuie les « querelles d’Église » comme il fuirait la peste. Il n’en est peut-être pas responsable, mais s’il s’y trouve mêlé, même si le droit est de son côté, il ne peut rester pour les mener jusqu’au bout sans souffrir, dans sa paix intérieure et sa réputation, plus que ne vaudrait aucune victoire qu’il pourrait remporter. Qu’il se retire dans des champs plus paisibles, où il puisse vivre en paix et faire le bien sans conflit, et qu’il laisse le combat à ceux qui ont moins à perdre. Le monde est vaste, et il peut faire le bien et être heureux dans bien d’autres champs.There are in every Church, most likely, mischief-makers, whose influence is chiefly felt in opposing others and stirring up strife. Let a pastor possess his soul in patience, and not be made unhappy by every little cross-current in his affairs. But if any considerable number of his kind, prudent and judicious brethren think a change is desirable; or if he himself, after long and prayerful consideration, believes it his duty to leave, let him act accordingly. But let a minister flee “Church quarrels” as he would a pestilence. He may not be responsible for them, but if he becomes involved in them, though the merits of the case may be on his side, yet he cannot remain to fight them out without suffering more in peace of mind and reputation than any victory he can win will be worth. Let him retire to more quiet fields, where he can live in peace and do good without conflict, and leave the fighting to those who have less at stake. The world is wide, and he can do good and be happy in many another field.

5. L’entretien du pasteur. Un pasteur doit être bien et généreusement entretenu quant à son traitement, selon les moyens de l’Église qu’il sert. Peu de choses montrent plus clairement la mesquinerie foncière de la nature humaine, même de la nature humaine chrétienne, que de voir un peuple lésiner et réduire son pasteur à la plus maigre pitance, tandis qu’il vit lui-même dans l’abondance ou l’aisance. Le vrai ministre de Christ partagera de bon cœur les privations de son peuple. Mais il est cruel et méprisable de le charger de lourds fardeaux qu’on ne veut pas l’aider à porter. Il ne s’attendra pas à vivre au niveau des plus riches ; on ne doit pas s’attendre à ce qu’il vive au niveau des plus pauvres. Et s’il est une chose plus déshonorante que de le restreindre au traitement le plus faible, c’est ce raffinement de cruauté qui consiste à ne pas lui payer le traitement convenu lorsqu’il est dû, l’obligeant à supporter la honte et le chagrin de vivre endetté, incapable de payer le nécessaire, tandis que les autres sont dans l’abondance. Lorsque l’Église adresse un appel, elle indique le montant qu’elle est disposée à payer. Naturellement, il est libre d’accepter ou non l’appel à ces conditions. S’il l’accepte, il ne peut se plaindre qu’on ne lui donne pas davantage.5. Pastoral Support. A pastor should be well and generously supported as to his salary, according to the ability of the Church he serves. Few things exhibit the essential meanness of human nature — Christian human nature even — more clearly than for a people to stint and crowd a pastor down to the smallest pittance, while they have an abundance, or live in affluence. The true minister of Christ will cheerfully share necessities with his people. But it is cruel and contemptible for them to lade him with heavy burdens which they are not willing to help him bear. He will not expect to live up to the standard of the wealthiest; he ought not to be expected to live down to the standard of the poorest. And if there be one thing more dishonorable than cramping him to the smallest amount of salary, it is that refinement of cruelty of not paying him the salary agreed upon, when it is due, compelling him to endure the shame and grief of living in debt, unable to pay for the necessaries of life, while they have an abundance. When the Church extends a call they name the amount they are willing to pay. Of course it is optional with him whether to accept the call on such conditions. If he does, he cannot find fault that they give no more.

À moins, en vérité, comme cela arrive assez souvent, qu’on ne l’abuse par la promesse d’augmenter le montant l’année suivante ; promesse souvent faite, mais très rarement tenue. Mais que la somme stipulée soit payée régulièrement et ponctuellement ; sinon il ne pourra pas payer ses dettes ponctuellement, sa réputation sera compromise et son caractère mis en péril. C’est une chose terriblement mauvaise et nuisible pour un ecclésiastique que d’acquérir la réputation de ne pas payer ses dettes. Dans le paiement du traitement, ne permettez jamais que l’on compte les dons et les cadeaux personnels. C’est presque une insulte que de demander à un ministre de déduire de son traitement un boisseau de pommes de terre, un sac de farine ou un tonneau de pommes.Unless, indeed, as is not unfrequently the case, they delude him with the promise that they will increase the amount the next year; a promise often made, but very seldom kept. But let the stipulated sum be regularly and promptly paid, otherwise he will not be able promptly to pay his debts, and his reputation will be compromised, and his character imperiled. It is a fearfully bad and injurious thing for a clergyman to get the name of not paying his debts. In the payment of salary, never allow donations and personal presents to be counted. It is little less than an insult to ask a minister to discount his salary for a bushel of potatoes, a bag of meal, or a barrel of apples.

Ces cadeaux personnels ont de la valeur dans la famille ; ils peuvent souvent se faire sans sacrifice et contribuent beaucoup à compléter un entretien insuffisant. Mais qu’ils restent des cadeaux personnels, et que le traitement vienne à part, intégralement et ponctuellement. On peut ajouter aussi, à juste titre, qu’un ministre consacré à l’œuvre chrétienne ne doit pas s’engager dans des emplois séculiers simplement pour gagner de l’argent. Mais si l’Église ne peut pas, ou ne veut pas, l’entretenir convenablement, il peut, si l’occasion se présente, ajouter par le travail de ses mains de quoi préserver du besoin lui-même et sa famille, comme Paul subvenait à ses besoins en faisant des tentes afin de mieux prêcher l’Évangile.These personal presents are of value in the family; can often be made without sacrifice, and will go far to eke out a scanty support. But let them be personal presents and the salary come by itself, in full tale, and promptly. It may be added also, with propriety, that a minister devoted to Christian work should not engage in secular employments simply for the purpose of making money. But if the Church cannot, or will not, support him in comfort, he may, if opportunity offers, add by the labors of his hands what will relieve himself and family from want — as Paul sustained himself by tent-making that he might the better preach the Gospel.

6. Le pasteur, artisan de paix. Il arrive malheureusement que des difficultés surgissent dans la vie de l’Église. Et que le pasteur en soit la cause ou seulement la victime, il en souffre toujours plus ou moins. Sans doute un très grand nombre de ces difficultés doivent-elles être imputées aux pasteurs eux-mêmes. S’ils ne les font pas naître, leur gestion indiscrète et imprudente et leur conduite partisane attisent la dissension au lieu de l’apaiser. Certains pasteurs, comme certains simples membres, sont imprudents, irascibles, impétueux et durs. Il n’est pas sage de prêter attention à tout ce qui se dit et se fait. Beaucoup de choses irritantes se guérissent ou se surmontent quand on les laisse tranquilles. Un ministre de l’Évangile, plus que tout autre, doit être un artisan de paix. Il doit apaiser et guérir. C’est mieux pour lui-même et mieux pour tous ceux qui sont concernés. Il doit « souffrir comme un bon soldat de Jésus-Christ ». Il a naturellement ses droits, qu’on ne doit pas fouler à la légère ; il n’est pas tenu de se laisser bafouer ou piétiner pour l’amusement des envieux ou des méchants. Mais il doit être un modèle pour le troupeau dans la patience. D’autre part, l’Église doit veiller avec soin sur la réputation et les sentiments de son pasteur, et ne pas permettre que les amateurs de commérages ou les envieux s’en prennent à lui.6. The Pastor a Peacemaker. Troubles in Church life unfortunately do sometimes arise. And whether the pastor be the cause, or only the victim of them, he always more or less suffers from them. Very many of these troubles are no doubt to be charged upon pastors themselves. If they do not originate them, their indiscreet and unwise management and partisan conduct foment instead of allaying dissension. Some pastors, like some private members, are imprudent, irascible, impetuous and severe. It is not wise to give heed to everything said and done. Many exasperating things are cured or conquered by letting them alone. A minister of the Gospel, of all men, should be a peacemaker. He should soothe and heal. It is better for himself and better for all concerned. He must “endure hardness as a good soldier of Jesus Christ.” Of course he has his rights, which are not to be lightly invaded; he is not required to be trifled with, or trampled on, for the sport of the envious or the vile. But he is to be an example to the flock in patient endurance. On the other hand, the Church should carefully guard the reputation and the feelings of their pastor, and not allow the gossip-loving or the envious to assail him.

Son peuple est tenu de le protéger. S’il est en faute, qu’on le lui dise et qu’on le gagne à renoncer à ses erreurs. Un pasteur ne devrait pas être obligé de monter la garde comme une sentinelle vigilante autour de sa propre réputation, pour la défendre contre les calomnies oiseuses, mais méchantes, des langues malveillantes. Il devrait y avoir de tous côtés des avocats et des défenseurs. Ordinairement, il y en aura. Le pasteur et le peuple doivent redouter toute dissension et toute querelle au point de les arrêter dès le commencement, à n’importe quel prix d’effort et de sacrifice. Si toutefois elles défient toute tentative de répression et compromettent la paix et l’harmonie de l’Église, le pasteur trouvera sage de fuir la tempête et de servir la cause qu’il aime dans quelque sphère plus paisible. On ne peut s’attendre à ce que les Églises prospèrent, ni à ce que l’Évangile se répande librement, tandis qu’elles sont déchirées par la dissension et la querelle, surtout s’il s’agit d’une querelle liée au pasteur ou causée par lui. La philosophie de la croissance spirituelle et religieuse est la même aujourd’hui qu’au commencement, lorsque fut écrit ce récit : « L’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s’édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et elle s’accroissait par l’assistance du Saint-Esprit » (Ac 9:31).His people are bound to protect him. If he be in fault, let them tell him so, and win him from his mistakes. A pastor ought not to be compelled to stand guard as a watchful sentinel over his own good name, to defend it against the idle but wicked calumnies of mischievous tongues. There ought to be advocates and defenders on every side. Ordinarily there will be. Both pastor and people should regard all dissension and strife with so much dread as to check it by any amount of effort and sacrifice at the very beginning. If, however, it defies all attempts at repression, and involves the peace and harmony of the Church, the pastor will find it wise to flee from the windy storm, and serve the cause he loves in some more quiet sphere. Churches cannot be expected to prosper, or the Gospel to have free course, while rent by dissension and strife, especially if it be strife connected with, or on account of the pastor. The philosophy of spiritual and religious growth is the same now as at first, when this record was made: “Then had the churches rest throughout all Judea and Galilee and Samaria, and were edified; and walking in the fear of the Lord, and in the comfort of the Holy Ghost, were multiplied.” — Acts 9:31.

Note 1. — Un grand soin est nécessaire dans le choix d’un pasteur. De graves intérêts sont confiés à sa charge, comme docteur religieux, conducteur et modèle du troupeau. Une très sérieuse responsabilité incombe surtout aux diacres et aux membres influents de l’Église. Un acte si étroitement lié au bien de la cause et à la propagation de l’Évangile doit être précédé et accompagné d’une prière ardente et persévérante pour demander la direction divine dans ce choix.Note 1. — Great care is needed in the selection of a pastor. Grave interests are committed to his charge, as the religious teacher, leader, and example for the flock. Very serious responsibility devolves on the deacons and leading members of the Church especially. An act so vitally connected with the welfare of the cause and the spread of the Gospel, should be preceded by, and accompanied with, earnest and protracted prayer for divine direction in the choice.

Note 2. — En appelant un homme au pastorat, l’Église doit prendre délibérément soin de connaître ses antécédents : ce qu’il a fait ailleurs, et comment on l’estime et l’apprécie là où il a vécu et travaillé auparavant. C’est une folie téméraire, dont les Églises se rendent souvent coupables, et dont elles souffrent à juste titre, que d’appeler et d’installer des pasteurs sur la foi de quelques sermons brillants ou séduisants, en ignorant tout de leur caractère privé et de leur histoire pastorale. Un homme d’une piété profonde, sincèrement épris de la parole de Dieu, est de beaucoup préférable au brillant orateur de tribune.Note 2. — In calling a man to the pastorate, the Church should take deliberate care to know his record; what he has done elsewhere, and how he is esteemed and valued where he has previously lived and labored. It is a piece of reckless folly, of which churches are often guilty — and for which they justly suffer — that on the credit of a few flashy or fascinating sermons, wholly ignorant of his private character and of his ministerial history, they call and settle pastors. A man of deep piety, thoroughly in love with the word of God, is much to be preferred to the brilliant platform declaimer.

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Note 4. — Pour adresser un appel, l’Église fixe habituellement une réunion à cette fin expresse ; l’avis en est donné publiquement deux dimanches de suite, l’objet de la réunion étant clairement indiqué dans l’avis ; et un vote des trois quarts de tous les présents à cette réunion doit être tenu pour indispensable à un appel. Certainement aucun homme prudent et qui se respecte n’accepterait un appel à moins. Et même pas à ce taux, si un très petit nombre seulement lui est opposé. Une telle réunion doit être conduite avec une sincérité chrétienne, sans manœuvres ni esprit de parti en vue d’élire un homme favori. Le candidat doit être informé exactement du résultat du vote et des sentiments qu’on a à son égard, sans rien cacher. Qu’il y ait une honnêteté transparente dans une affaire si délicate et si importante, et qu’on n’use d’aucune tromperie.Note 4. — In giving a call, the Church usually appoints a meeting for that express purpose, notice being publicly given two Sundays in succession, the purpose of the meeting being distinctly stated in the notice, and a three-quarters vote of all present at such a meeting should be deemed essential to a call. Certainly no prudent or self-respecting man would accept a call on anything less than that. Nor even on that if but a very small number are opposed to him. Such meeting should be managed with Christian sincerity, without caucusing or partisanship for the purpose of electing a favorite man. The candidate should be informed exactly how the vote stands, and what the feeling toward him is, concealing nothing. Let there be transparent honesty in so delicate and important a matter, and no deception practised.

Note 5. — Le lien entre le pasteur et le peuple est parfois établi pour une durée déterminée et limitée. Mais plus généralement, et aujourd’hui presque partout, pour une durée indéterminée, pouvant être rompu au gré de l’une ou l’autre partie moyennant un préavis de trois mois, ou autrement par accord mutuel. La permanence de cette relation est très souhaitable, car elle tend au plus grand bien de tous les intéressés, s’il s’agit de la permanence d’une concorde active. Mieux vaut supporter de petits inconvénients que d’y remédier au prix de maux plus graves, que les changements fréquents ne manquent guère d’apporter au pasteur comme au peuple.Note 5. — The connection between pastor and people is sometimes made for a specified and limited time. But more generally — now almost universally — for an indefinite time, to be dissolved at the option of either party, by giving three months notice; or otherwise by mutual agreement. Permanency in this relation is greatly to be desired, as tending to the best good of all concerned, if it be the permanency of active concord. Trifling disadvantages are better endured than remedied at the expense of more serious evils, which frequent changes seldom fail to bring to both pastor and people.

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Note 7. — Est-il juste qu’une Église appelle à elle le pasteur d’une autre Église ? Le simple fait d’appeler un homme ne serait ni mal ni déshonorant ; cela ne violerait aucune loi de courtoisie personnelle ni d’égards chrétiens entre les Églises. Que la responsabilité d’accepter ou de refuser l’appel repose alors sur lui. Mais si une Église usait d’autres moyens pour l’ébranler par des arguments, des sollicitations et l’offre d’avantages particuliers, ce serait à la fois antichrétien et déshonorant. Ce ne serait certainement pas agir comme elle voudrait qu’on agisse envers elle.Note 7. — Is it right for one Church to call a pastor away from another Church? Merely to call a man would be neither wrong nor dishonorable — would violate no law of personal courtesy or of Christian comity as among the churches. Let the responsibility, then, rest with him of accepting or declining the call. But if one Church should use other means to unsettle him by arguments, persuasions, and the offer of special inducements, it would be both unchristian and dishonorable. It would surely not be doing as they would wish to be done by.

II. Les diacresII. Deacons

Le terme diacre (diakonos) signifie, dans le Nouveau Testament, ministre, serviteur, celui qui sert les autres ou exerce un ministère auprès d’eux. Pris dans un sens large, cela donne au mot un champ de signification très étendu. Il s’applique aux apôtres et même à Christ lui-même. Dans l’usage ecclésiastique, cependant, il désigne un officier de l’Église. Mais quelle est précisément la relation du diaconat avec l’Église et avec le pastorat, c’est une question d’opinion ou d’interprétation sur laquelle les hommes diffèrent. Ceux qui sont favorables aux formes épiscopales d’organisation et de gouvernement de l’Église réclament, comme on l’a déjà dit, un triple ministère, et exigent un épiscopat, un pastorat et un diaconat. Le diacre est alors le premier et le plus bas des ordres du ministère. Mais les formes presbytérienne et indépendante rejettent l’épiscopat, tenant que l’évêque et le pasteur sont la même chose, et que le diaconat ne constitue pas un ordre du ministère, au sens ordinaire de ce mot, bien que le diacre soit, au sens primitif, un ministre, mais un ministre des biens temporels et un aide du pasteur dans son ministère de la Parole.The term deacon (diakonos) in the New Testament means a minister; a servant; one who ministers to, or serves others. This, taken in a large sense, gives a very wide range of meaning to the word. It is applied to the Apostles and even to Christ himself. In ecclesiastical usage, however, it designates an officer in the Church. But precisely what relation the diaconate sustains to the Church and the pastorate is a matter of opinion or of interpretation, in respect to which men differ. Those who favor prelatical forms of Church organization and government, claim, as has been heretofore stated, a threefold ministry, and demand an episcopate, a pastorate, and a diaconate. The deacon, then, is the first and lowest order of the ministry. But Presbyterian and Independent forms reject the episcopate, holding that bishop and pastor are the same, and the deaconship does not constitute an order in the ministry, taking that word in its ordinary sense, though the deacon be in the primitive sense a minister, but a minister of temporalities, and a helper to the pastor in his ministry of the Word.

1. Leur origine. On suppose généralement que le diaconat a pris naissance dans l’élection des Sept comme aides des apôtres, rapportée en Actes 6:1-6, bien qu’ils ne fussent pas appelés diacres. Certains, cependant, ont considéré l’élection des Sept comme un expédient temporaire pour faire face à cette situation particulière, et soutiennent qu’ils n’eurent pas de successeurs. Mais puisqu’un service semblable dans l’œuvre de l’Église devint permanent, une aide semblable serait nécessaire de façon permanente. De plus, puisque l’apôtre reconnut ensuite cette charge dans les épîtres à Timothée et à Tite, en donnant des directives précises sur les qualités nécessaires à ceux qui devaient l’occuper, nous ne sommes guère embarrassés quant au fait ou à la nature du diaconat comme charge permanente dans les Églises.1. Their Origin. The diaconate is usually supposed to have originated in the election of the Seven, as helpers to the Apostles, recorded in Acts 6:1-6; though they were not called deacons. Some, however, have regarded the election of the Seven as a temporary expedient to meet that special emergency, and claim that they had no successors. But inasmuch as a similar service in Church work became permanent, similar help would be permanently needed. Also since the Apostle subsequently recognized the office in the Epistles to Timothy and Titus, giving specific directions as to the qualifications necessary for those who should fill it, we are in no great perplexity as to the fact or the nature of the diaconate as permanent in the churches.

Après la Pentecôte, la grande moisson de convertis en avait tant multiplié le nombre que le soin des nécessiteux parmi eux, et les affaires temporelles indispensables, devinrent pour les apôtres une charge si lourde qu’elle entravait gravement leurs devoirs spirituels dans le ministère de la parole. C’est pourquoi, ayant convoqué la multitude des disciples, ils leur expliquèrent la chose et leur demandèrent de choisir « sept hommes, de qui l’on rende un bon témoignage, qui soient pleins d’Esprit-Saint et de sagesse », à qui ce service serait confié, afin qu’eux-mêmes puissent « continuer à s’appliquer à la prière et au ministère de la parole ». On accéda à cette demande et sept hommes furent choisis, que les apôtres mirent à part pour l’œuvre à laquelle ils avaient été élus, par la prière et l’imposition des mains.Subsequent to the Pentecost, the large ingathering of converts had so multiplied the number, that the care of the needy among them and such temporal concerns as were a necessity, became a burden to the Apostles, so great as seriously to interfere with their spiritual duties in the ministry of the word. Hence, having called the multitude of the disciples together, they explained the matter and requested them to select “seven men of honest report, full of the Holy Ghost, and wisdom,” to whom this service should be committed, that they themselves might “give themselves continually to prayer and to the ministry of the word.” This request was complied with and seven men selected, whom the Apostles set apart to the work for which they were chosen, by prayer and the laying on of hands.

2. Leurs devoirs. Ils doivent être choisis par un libre vote de l’Église, « la multitude des disciples », et doivent être des hommes fidèles, prudents, expérimentés et pieux. Ils doivent avoir la charge des membres malades et nécessiteux, et de toutes les affaires temporelles qui demandent attention. Ils doivent aussi agir comme conseillers et aides du pasteur pour faire avancer les intérêts généraux du corps, temporels comme spirituels. Des sept premiers, Philippe et Étienne furent des prédicateurs très efficaces de l’Évangile, mais ce n’est pas pour cela qu’ils avaient été spécialement choisis. Dans beaucoup de nos Églises, le diaconat est devenu une chose purement nominale, tenue pour de peu d’importance et rendant un service douteux. Il ne devrait pas en être ainsi.2. Their Duties. They are to be chosen by a free vote of the Church — “the multitude of the disciples” — and are to be faithful, prudent, experienced, and devout men. They are to have charge of the sick and needy members, and whatever temporal affairs may require attention. They are also to act as counselors and assistants of the pastor in advancing the general interests of the body, both temporal and spiritual. Of the original seven, Philip and Stephen were most effective preachers of the Gospel, but it was not for this they were specially chosen. With many of our churches the deaconship has come to be a merely nominal affair, regarded as of small importance, and accomplishing a questionable service. This ought not so to be.

3. Leur nombre. Le nombre des diacres dans une Église est laissé à la discrétion du corps. Il va habituellement de deux à sept, selon les conditions et les besoins du cas ; et ce dernier étant le nombre scripturaire originel, beaucoup jugent imprudemment nécessaire d’en avoir sept, que l’Église soit grande ou petite. Les diacres, cependant, ne doivent pas être nommés simplement pour remplir les rangs, ni comme ornements officiels, mais seulement pour un service réel et nécessaire qu’ils auront à rendre. Et les hommes nommés doivent être aptes à ce service.3. Their Number. The number of deacons in a Church is a matter discretionary with the body. Usually it is from two to seven, according to the conditions and necessities of the case; the latter being the original scriptural number, many unwisely consider it needful to have seven, whether the Church be large or small. Deacons, however, should not be appointed merely to keep the ranks full, nor as official ornaments, but only for real and needed service to be rendered by them. And the men appointed should be fit men for that service.

4. La durée de leur service. La durée pour laquelle ils sont choisis, comme leur nombre, est laissée à la discrétion de l’Église, puisqu’aucun précepte ni précédent scripturaire n’en décide. Le plus souvent, on les a choisis pour une durée indéterminée, ce qui revenait en pratique à la vie entière, à moins qu’ils ne démissionnent, ne meurent ou ne déménagent. Mais comme il arrive assez souvent que des personnes en charge deviennent inefficaces et parfois un obstacle, la pratique de les élire pour une durée limitée s’est assez répandue, généralement pour trois ans. De cette manière, la charge expire d’elle-même, et s’il se trouve des hommes plus capables, on peut les choisir sans offenser personne. Quelle est la meilleure règle, chaque Église doit en juger par elle-même. Toutes choses égales d’ailleurs, la permanence dans cette charge, comme dans la charge pastorale, tend habituellement à assurer une plus haute estime pour la charge elle-même et une plus grande utilité de la part de ceux qui l’occupent.4. Their Time of Service. The period of time for which they are chosen, as well as the number, is discretionary with the Church, since no scriptural precept or precedent directs. More commonly they have been chosen for an indefinite period, which was substantially for life, unless they resigned, died, or removed. But since it not unfrequently happens that persons in the office become inefficient and sometimes obstructive, the practice of electing them for a limited period has come to be quite prevalent; generally for three years. In this way the office expires by limitation, and if better men are available they can be chosen without offense. Which is the better rule, each Church must judge for itself. Other things being equal, permanency in this as well as in the pastoral office, usually tends to secure a higher regard for the office itself and greater usefulness on the part of those who fill it.

5. Leur consécration. Les Sept furent mis à part pour l’accomplissement de leurs devoirs par la prière et l’imposition des mains des apôtres, pour marquer les devoirs sacrés et importants qui leur étaient confiés. Dans nos Églises plus anciennes, cette pratique était observée avec soin, comme elle l’est encore par certaines, particulièrement dans le Sud. Mais en bien des endroits, ces derniers temps, elle est tombée en grande désuétude, et le diaconat n’est guère considéré que comme un service de comité. La charge en vient à être beaucoup trop peu estimée, et l’on insiste beaucoup trop peu sur les qualités scripturaires des hommes choisis. La consécration, si elle était généralement pratiquée, donnerait plus d’importance à l’une et aux autres. On ne saurait prendre trop de soin pour trouver des hommes qui conviennent à cette charge, quand on considère que l’influence durable d’un diacre n’est guère surpassée que par celle du pasteur lui-même. Un bon diacre est une bénédiction particulière pour le pasteur comme pour l’Église.5. Their Ordination. The Seven were set apart to the discharge of their duties by prayer and the laying on of hands by the Apostles, as indicating the sacred and important duties committed to them. In our older churches this practice was carefully adhered to, as it still is by some, particularly at the South. But in many parts of late it has fallen very much into disuse, and the diaconate is regarded as little more than a committee service. The office is coming to be far too little esteemed, and the scriptural qualifications of the men chosen, too little insisted on. Ordination, if generally practised, would invest both with more importance. Too much care cannot be taken to secure the right kind of men for the office, when we consider that the permanent influence of a deacon is scarcely surpassed by that of the pastor himself. A good deacon is a peculiar blessing both to the pastor and the Church.

Note 1. — Remarquez que le diaconat n’a pas été institué par Christ, mais par les apôtres, et qu’il est né des nécessités du moment. Le fait que Paul ait ensuite reconnu cette charge et précisé les qualités que devaient posséder ceux qui l’occuperaient montre qu’elle devait demeurer une partie de la constitution permanente des Églises.Note 1. — Notice that the deaconship was not instituted by Christ, but by the Apostles, and grew out of the emergencies of the case. The fact that Paul subsequently recognized the office and specified the qualifications which the incumbents should possess, shows that it was to remain a part of the permanent constitution of the churches.

Note 2. — Les Sept furent élus par l’Église, c’est-à-dire par « la multitude des disciples » ; ils furent choisis parmi eux, mais leur mise à part ou leur désignation pour leur œuvre fut faite par les apôtres avec la prière et l’imposition des mains. C’est ce qu’on appelle leur consécration, et elle donna plus d’importance et de solennité à la charge et à l’œuvre pour laquelle ils avaient été choisis.Note 2. — The Seven were elected by the Church, that is, by “the multitude of the disciples;” they were chosen from among their own number, but their setting apart or designation to their work was by the Apostles with prayer and the laying on of hands. This is called their ordination, and gave added importance and impressiveness to the office, and the work to which they were chosen.

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Note 8. — Les diacres doivent être les gardiens vigilants de la pureté et du bon ordre des Églises, s’efforçant de maintenir dans le corps un climat sain de piété et d’activité chrétienne. Mais ils ne constituent pas une branche coordonnée pour l’administration de son gouvernement, et dans l’exercice de leurs fonctions ils ne doivent agir qu’en accord avec le pasteur, et non indépendamment de lui, sauf peut-être dans des cas très rares et urgents. C’est pourquoi, s’il est souhaitable que le pasteur se réunisse souvent ou régulièrement avec ses diacres pour se consulter et prendre conseil, il ne convient pas qu’ils tiennent des réunions en tant que « conseil des diacres », indépendamment du pasteur et sans son avis, comme cela se fait parfois.Note 8. — Deacons should be watchful guardians of the purity and good order of the churches, striving to maintain a healthful tone of piety and Christian activity in the body. But they do not constitute a coordinate branch for the administration of its government, and in the exercise of their functions must act only in conjunction with the pastor, not independent of him; possibly, except in very rare and urgent cases. Hence, while it is desirable for the pastor to have meetings with his deacons often or statedly for consultation and advice, it is not proper for them to hold meetings as a “board of deacons,” independent of and without the advice of the pastor, as sometimes is done.

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Note 10. — Les « femmes » des diacres (gunaikos), mentionnées en 1 Timothée 3:2, n’étaient probablement pas les épouses des diacres, comme on l’a généralement supposé, mais des diaconesses ou aides féminines, nommées par les Églises pour servir les malades et rendre d’autres services aux personnes de leur propre sexe, services qui pouvaient être rendus avec plus de convenance par elles que par les diacres ou d’autres membres masculins. Quelques Églises conservent cette pratique ; et puisque les membres féminins sont, dans toutes les Églises, les plus nombreux et, en règle générale, les plus efficaces dans les œuvres de charité, on voit difficilement pourquoi une telle catégorie d’aides, désignées plus ou moins formellement pour l’œuvre chrétienne, ne serait pas maintenue dans nos Églises.Note 10. — The deacons’ wives (gunaikos), mentioned in 1 Tim. 3:2, were probably not the wives of deacons, as has usually been inferred, but deaconesses or female assistants, appointed by the churches to minister to the sick and perform other services to those of their own sex, which could with more propriety be done by them than by the deacons or other male members. A few churches retain the practice; and since female members in all the churches are the more numerous, and as a rule, the more efficient in charitable ministrations, it is difficult to see why such a class of helpers, more or less formally designated for Christian work, should not be continued in our churches.

III. Les autres officiersIII. Other Officers

Les officiers nommés ci-dessus constituent un double ministère pour les Églises ; ce sont tous ceux que prévoit l’économie du Nouveau Testament, et tous ceux qui sont nécessaires à la meilleure organisation et à la plus grande efficacité de ces corps, puisque toutes les fonctions essentielles d’une Église active peuvent être remplies efficacement par eux seuls. On a cependant coutume de les compléter par plusieurs autres, appelés « officiers de l’Église », simplement par commodité ou par opportunité. Ainsi l’on nomme un secrétaire pour rédiger les procès-verbaux et conserver les registres de ses séances administratives, avec tous les autres documents appartenant au corps. On choisit un trésorier pour détenir, dépenser et justifier les fonds destinés aux besoins de l’Église. Dans la plupart des États, sinon dans tous, on élit des administrateurs, comme l’exige la loi, selon une procédure déterminée, afin de détenir légalement des biens et de gérer correctement ses affaires financières. Mais les devoirs de ces diverses charges pourraient bien être remplis par les diacres et faire partie de leur œuvre propre. Il peut cependant être juste et sage de répartir les travaux de l’Église entre ses membres, d’autant plus si l’on trouve des personnes plus aptes à ces services particuliers. Il faut surtout se conformer aux exigences de la loi civile, comme dans le cas des administrateurs, afin de jouir des droits légaux des personnes morales en tant que propriétaires.The above-named officers constitute a twofold ministry for the churches, and all that are provided for by the New Testament economy, and all that are necessary to the best organization and highest efficiency of these bodies, since all the functions essential to a working Church may be efficiently discharged by these alone. Yet it is usual to supplement these by several called “Church officers,” merely as a matter of convenience or of expediency. Thus a clerk is appointed to take minutes and preserve records of its business proceedings, with all other papers belonging to the body. A treasurer is chosen to hold, disburse, and account for moneys for Church purposes. In most of the States, if not all, trustees are elected, as required by law, according to specified procedure, in order legally to hold property and rightly to administer its financial affairs. But the duties of these various offices could well be performed by the deacons and constitute a part of their appropriate work. Yet it may be right and wise to distribute the labors of the Church among its members, all the more so if those better fitted for these peculiar services can be found. Especially should the requirements of civil law be conceded, as in the case of trustees, in order to enjoy the legal rights of corporate bodies as property holders.

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Note 5. — Les diverses charges et responsabilités dans l’Église doivent être réparties aussi largement que possible entre les membres, afin que les mêmes personnes n’aient pas à remplir plusieurs charges à la fois. Quelques individus ne doivent pas être surchargés de service, et personne ne doit être tenté, par un excès de charges, de s’arroger une autorité dictatoriale et une direction personnelle présomptueuse des affaires. Et pourtant, on ne doit pas nommer des personnes incompétentes et inaptes à des postes importants et de responsabilité, même s’il fallait confier deux charges à une même personne.Note 5. — The various offices and responsible services in the Church should be as widely distributed as possible among the members, so that the same persons need not fill several offices at the same time. A few individuals should not be overburdened with service, nor should any one be tempted, by too much office, to dictatorial authority and an assumptive personal control of affairs. And yet incompetent and unfit persons should not be appointed to important and responsible positions, even though two offices might be imposed on the same individual.

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4. Le gouvernement congrégationaliste et l’indépendance de l’Église4. Congregational Church Government and Church Independency

Edward T. Hiscox, The New Directory for Baptist Churches (1894), chapitre VI, « Le gouvernement de l’Église ». Extraits ; les paragraphes omis sont signalés par […] et les notes de bas de page sont laissées de côté ; traduction du Séminaire théologique de Chapala. Les interprétations sont celles de l’auteur.Edward T. Hiscox, The New Directory for Baptist Churches (1894), chapter VI, “Church Government.” Selections; omitted paragraphs are marked […] and footnotes are left out; the interpretations are the author’s.

Note du STC : Ce chapitre est le cœur du régime congrégationaliste baptiste : chaque Église locale se gouverne elle-même sous Christ, décide à la majorité et entretient avec les autres Églises des liens de communion et non d’autorité. Les chrétiens épiscopaux et presbytériens lisent autrement les mêmes données du Nouveau Testament, et beaucoup de baptistes coopèrent aujourd’hui au sein d’associations et de conventions selon des arrangements divers. Les historiens que cite Hiscox sont reproduits d’après son texte et n’ont pas été vérifiés dans leurs propres éditions. Le texte anglais provient de l’OCR non collationné du scan de 1894, nettoyé par règles ; les mots illisibles sont signalés [illisible].CTS note: This chapter is the heart of Baptist congregational polity: each local church governs itself under Christ, decides by majority, and relates to other churches by fellowship rather than authority. Episcopal and Presbyterian Christians read the same New Testament evidence differently, and many Baptists today cooperate through associations and conventions with varying arrangements. The historians Hiscox quotes are cited from his text and have not been checked against their own editions. The English is uncollated OCR of the 1894 scan, cleaned by rule; words that cannot be read are marked [illegible].

Y a-t-il une forme particulière de gouvernement de l’Église révélée dans le Nouveau Testament ? Et s’il y en a une, quelle est-elle ? Ces questions recevront des réponses diverses de la part des savants chrétiens et de ceux qui étudient la Bible. Certains soutiennent qu’aucune forme précise ne peut être déduite des documents sacrés, qu’aucune forme n’est la mieux adaptée à tous les peuples et à tous les lieux, et qu’on a laissé à dessein à la sagesse et à la prudence chrétiennes, guidées par l’expérience, le soin de trancher cette question. Mais la plupart croient qu’une forme précise est au moins esquissée dans le Nouveau Testament ; et, assez naturellement, chacun croit que la forme à laquelle il appartient est cette forme donnée par Dieu. On peut admettre sans crainte qu’aucune classe ou compagnie de chrétiens n’a atteint toute la vérité en laissant tous les autres dans l’erreur ; et c’est une consolation de savoir que, quelles que soient les divergences d’opinion entre croyants sur un point de doctrine ou de devoir, s’ils désirent sincèrement, d’un cœur aimant, connaître ce qui est juste et le faire, ils sont bénis de Dieu. Comme Pierre le dit dans la maison de Corneille, nous pouvons dire : « En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable » (Ac 10:34, 35).Is there any particular form of Church government revealed in the New Testament? And if so, what is it? These questions will be variously answered by Christian scholars and Bible students. Some hold that no specific form can be deduced from the sacred records, and that no one form is best suited for all people and for all places; and that it was purposely left for Christian wisdom and prudence, guided by experience, to decide that question. But the greater part believe that a specific form is at least outlined in the New Testament; and, naturally enough, each one believes the form with which he is identified is that divinely given form. It may be safely allowed that no one class or company of Christians has attained to all the truth, leaving all others exclusively in error; and it is a comfort to know that, however believers may differ in opinion as to any matter of doctrine or of duty, if with loving hearts they sincerely desire to know the right and do it, they are blessed of God. As Peter said at the house of Cornelius, we may say, “Of a truth I perceive that God is no respecter of persons: but in every nation he that feareth Him, and worketh righteousness, is accepted with Him.” — Acts 10:34, 35.

Si toutefois il existe un plan défini, clairement enseigné ou clairement déductible des paroles de Christ ou de ses apôtres inspirés, nous devons, si possible, nous en assurer et nous laisser guider en conséquence. Ou si, ce qui reviendrait au même, nous pouvons découvrir comment les apôtres, sous la direction de l’Esprit, ont organisé et réglé les Églises qu’ils ont fondées, selon quelles règles elles ont été instituées et quel régime leur a été donné, nos questions trouveront une réponse substantielle et, semble-t-il, satisfaisante. En vérité, il paraît y avoir de la lumière sur le sujet dans cette direction ; car, bien qu’aucun plan formel de gouvernement ne soit détaillé, il y a dans les épîtres de nombreuses références incidentes qui révèlent clairement des faits déterminants et concluants en la matière.If, however, there be any definite plan plainly taught or clearly deducible from the words of Christ or His inspired Apostles, we should, if possible, ascertain that fact and be guided accordingly. Or if — what would be equivalent — we can ascertain how the Apostles, under the guidance of the Spirit, organized and ordered the churches they founded, with what regulations they were instituted, and what polity was impressed upon them, our questions will be substantially, and, it should seem, satisfactorily answered. Indeed, there appears to be light on the subject in this direction; for though no formal plan of government is detailed, yet there are numerous incidental references in the Epistles which clearly disclose formative and conclusive facts in the case.

I. Trois formes principalesI. Three Principal Forms

Trois formes principales de gouvernement de l’Église sont actuellement en usage parmi les dénominations :Three principal forms of Church government are in current use among the denominations:

1. La forme épiscopale, dans laquelle le pouvoir de gouvernement est entre les mains de prélats ou d’évêques, et du clergé en général, comme dans les communions romaine, grecque, anglaise et la plupart des communions orientales.1. The Prelatical; in which the governing power is in the hands of prelates or bishops, and the clergy generally, as in the Roman, Greek, English, and most of the Oriental communions.

2. La forme presbytérienne, dans laquelle le pouvoir de gouvernement réside dans des assemblées, des synodes, des presbytères et des consistoires, comme dans l’Église d’Écosse, l’Église luthérienne et les divers corps presbytériens.2. The Presbyterian; in which the governing power resides in Assemblies, Synods, Presbyteries, and Sessions; as in the Scottish Kirk, the Lutheran, and the various Presbyterian bodies.

3. La forme indépendante, dans laquelle le pouvoir de gouvernement repose entièrement sur le peuple, c’est-à-dire sur l’ensemble des membres de chaque Église locale, chacune étant entièrement séparée de toutes les autres et indépendante d’elles quant à l’autorité et à la direction, comme chez les baptistes, les congrégationalistes, les indépendants et quelques autres. Or, l’une de ces formes est-elle enseignée dans le Nouveau Testament ? Et si oui, laquelle ? Et laquelle s’accorde le mieux avec le génie de l’Évangile, et avec ce que nous savons de la constitution et du gouvernement des Églises apostoliques ? Les baptistes affirment qu’une Église chrétienne est une assemblée de croyants baptisés, associés par une alliance mutuelle, qui se gouverne elle-même et est indépendante de toutes les autres ; qu’elle n’a de lien ecclésiastique avec aucune autre, tout en entretenant des relations amicales et associatives avec toutes celles de même foi et de même ordre. Elle n’a pas le pouvoir de faire des lois, mais seulement d’administrer celles que Christ a données.3. The Independent; in which the governing power rests entirely with the people, i. e., the body of the members of each local Church, each being entirely separate from and independent of all others, so far as authority and control are concerned; as among Baptists, Congregationalists, Independents, and some others. Now, is either of these forms taught in the New Testament? And if so, which? And which best accords with the genius of the gospel, and with what we know of the constitution and government of the apostolic churches? Baptists claim that a Christian Church is a congregation of baptized believers associated by mutual covenant, self-governing, and independent of all others; having no ecclesiastical connection with any other, though maintaining friendly and associational intercourse with all of like faith and order. It has no power to enact laws, but only to administer those which Christ has given.

Le gouvernement est exercé par le corps agissant ensemble, où personne n’a de prééminence, mais où tous jouissent de droits égaux ; et pour trancher les questions d’opinion, c’est la majorité qui décide. Le pasteur n’exerce sur le corps que l’autorité que lui permettent son influence officielle et personnelle, comme docteur, conducteur et interprète des décrets du grand Législateur. Son influence est prépondérante, mais non son autorité. Dans la décision des questions, il n’a que sa seule voix. Sa conduite s’exerce par la force morale de ses conseils, de son enseignement et de sa direction dans les questions de vérité et de devoir, et aussi par la sage direction des assemblées, qu’elles soient de culte ou d’affaires. Encore moins les diacres ont-ils une autorité ou une direction dictatoriale sur les affaires de l’Église. Les questions d’administration sont soumises au corps et tranchées par lui.The government is administered by the body acting together, where no one possesses a preeminence, but all enjoy an equality of rights; and in deciding matters of opinion, the majority bears rule. The pastor exercises only such control over the body as his official and personal influence may allow, as their teacher and leader and the expounder of the great Lawgiver’s enactments. His influence is paramount, but not his authority. In the decision of questions he has but his single vote. His rule is in the moral force of his counsels, his instruction and guidance in matters of truth and duty, and also in wisely directing the assemblies whether for worship or business. Much less have the deacons any authoritative or dictatorial control over Church affairs. Matters of administration are submitted to the body and by them decided.

II. L’indépendance de l’ÉgliseII. Church Independency

Comme on l’a dit, chaque Église particulière et individuelle est réellement et absolument indépendante dans l’exercice de tous ses droits, privilèges et prérogatives d’Église ; indépendante de toutes les autres Églises, de tous les individus et de tous les corps d’hommes quels qu’ils soient, et elle est sous la loi de Christ seul. La volonté et la loi du grand Législateur se trouvent dans le Nouveau Testament, qui est le seul recueil de lois faisant autorité pour son peuple. Cette affirmation est large et générale, et n’a pas besoin d’être défendue, mais seulement expliquée. Que l’indépendance soit la vraie forme de gouvernement de l’Église, par opposition à l’épiscopat et au presbytérianisme, on ne le démontrera pas ici ; on le suppose, comme une chose acceptée par tous les baptistes, enseignée dans le Nouveau Testament, confirmée par l’histoire et justifiée par le génie même de l’Évangile. Mais toute liberté humaine a ses limites ; à proprement parler, elle n’est pas absolue. Comment l’indépendance de l’Église est-elle limitée ?As has been said, each particular and individual Church is actually and absolutely independent in the exercise of all its churchly rights, privileges, and prerogatives; independent of all other churches, individuals, and bodies of men whatever, and is under law to Christ alone. The will and law of the great Lawgiver are to be found in the New Testament, which is the only authoritative statute book for His people. This statement is broad and comprehensive, and needs not defence, but explanation only. That Independency is the true form of Church government, as opposed to Prelacy and Presbyterianism, will not now be argued, but is assumed, as accepted by all Baptists, taught in the New Testament, verified by history, and justified by the genius of the gospel itself. But all human liberty is under limitations; strictly speaking it is not absolute. How is Church Independence Limited?

1. La liberté qu’exerce l’indépendance des Églises est limitée par les lois de Christ, telles qu’elles sont exprimées ou clairement impliquées dans les Écritures. Une Église n’est pas un corps législatif, mais seulement administratif. Elle ne peut pas faire de lois, mais elle est l’interprète des lois de Christ : interprète pour elle-même, non pour les autres. Et les autres ne peuvent pas non plus interpréter les lois pour elle. Les avis des sages et des gens de bien ont leur poids, mais aucun homme ni aucun corps d’hommes extérieur à elle n’a le droit de se faire l’interprète autorisé de la parole de Dieu pour une Église et d’imposer la soumission à ses décisions, ni à une Église, ni même à un individu. Les Églises peuvent accomplir bien des actes imprudents et injustifiables.1. The liberty which the independence of churches exercises is limited by the laws of Christ as expressed or clearly implied in the Scriptures. A Church is not a legislative body, but administrative only. It cannot make laws, but it is the interpreter of the laws of Christ; the interpreter for itself, not for others. Nor can others interpret laws for it. The opinions of the wise and good have their weight, but no man or body of men external to itself, has the right to become authoritative interpreters of the word of God to a Church, and compel submission to their dicta — to a Church, or indeed to an individual, even. Churches may perform many unwise and unjustifiable acts.

Elles peuvent mal appliquer ou mal interpréter la loi, ou faire ouvertement violence à sa lettre comme à son esprit. Mais il n’y a aucun tribunal humain devant lequel elles puissent être traduites pour être jugées et punies, sinon celui de l’opinion publique. D’autres, dans l’exercice de leur liberté personnelle ou ecclésiale, peuvent condamner leurs actes et décliner toute responsabilité à leur égard ; ils peuvent leur retirer toute communion et toute relation. Mais ils ne peuvent aller plus loin, sinon par la force morale de leur désaccord et de leur condamnation. Et il est heureux qu’il en soit ainsi, car écraser la liberté et détruire l’indépendance dans les Églises de Christ serait une plus grande calamité que de supporter tous les maux qui peuvent naître d’une mauvaise compréhension de l’une ou d’un mauvais usage de l’autre.They may misapply or misinterpret, or openly do violence to both the letter and spirit of law. But there is no human tribunal to which they can be brought for trial and punishment, except that of public opinion. Others, in the exercise of their personal or Church liberty, may condemn their acts and disclaim all responsibility in connection with them; may withdraw all fellowship and intercourse from them. But farther than this they cannot go, except by the moral force of their dissent and condemnation. And it is fortunate that such is the case, since to crush liberty and destroy independency in the churches of Christ would be a greater calamity than to bear all the evils which may spring from a misunderstanding of the one, or a misuse of the other.

2. L’indépendance des Églises est limitée, en ce qui concerne leurs actes corporatifs, ou lorsque des droits personnels ou l’équité légale sont en cause, par les lois de l’État où elles se trouvent. Cela ne concerne cependant que les biens temporels de la vie de l’Église, et ne peut toucher aucune question de doctrine, de culte ou de devoir chrétien. La plupart des Églises, au moyen d’une « société » organisée ou de quelque autre manière, entretiennent des rapports avec la loi civile, afin de jouir de sa protection dans leurs droits de propriété. Dans cette mesure, elles sont soumises à l’autorité civile, et, tant comme corps que comme individus, elles doivent observer les lois et non les enfreindre. Mais pour toutes les questions d’ordre spirituel, en matière de foi et de pratique religieuses, l’État et la loi civile n’ont aucun droit de diriger les Églises ni d’intervenir chez elles de quelque manière que ce soit, sinon pour les protéger dans la jouissance de tous leurs privilèges légitimes.2. The independence of the churches is limited, so far as its corporate acts are concerned, or any matters of personal rights or legal equity may be in question, by the laws of the State in which they are located. This, however, has reference only to the temporalities of Church life, and cannot touch any question of doctrine, worship, or Christian duty. Most churches, by an organized “society,” or in some other way, hold relations to civil law, in order to enjoy its protection in rights of property. To this extent they are subject to civil authority, and both as bodies and as individuals they should be law-keepers and not law-breakers. But as to all matters of spiritual concern in questions of religious faith and practice, the State and civil law have no rights of control over, or interference with, the churches in any manner whatever, except to protect them in the enjoyment of all their lawful privileges.

Il peut arriver aussi que, dans l’exercice de ses fonctions ecclésiastiques, lors d’actes de discipline ou d’exclusion, une Église, ou même un conseil, soit accusée d’avoir pris des décisions de nature diffamatoire, propres à nuire à la réputation ou aux intérêts temporels de la personne, et que celle-ci cherche réparation devant les tribunaux civils. De tels faits se sont parfois produits et, sous la pression des circonstances, ils peuvent se produire. Les tribunaux civils, lorsqu’on les saisit d’affaires ecclésiastiques, observent habituellement cette règle : les usages établis de tout corps de chrétiens ont le droit d’être suivis, et si ces usages ont été observés avec soin et n’ont pas été outrepassés, les tribunaux n’interviendront pas. Mais si, par passion, préjugé ou ignorance, ils ont été méconnus, et si les précédents et les coutumes de la dénomination ont été violés, le tribunal peut intervenir pour accorder réparation, mais seulement dans la mesure d’exiger que l’affaire soit jugée à nouveau, en observant strictement leurs propres règles et précédents établis.It may also happen that in the exercise of its ecclesiastical functions in acts of discipline or exclusion, a Church or even a Council may be charged with decisions which are defamatory in their nature, calculated to injure the reputation or interfere with the secular interests of the individual, and he may seek redress at the civil courts. Such occurrences have sometimes transpired, and under stress of circumstances, are liable to take place. Civil courts usually observe this rule when appealed to in ecclesiastical matters, viz.: that the established usages of any body of Christians have a right to be followed, and if these have been carefully observed and not transcended, the courts will not interfere. But if from passion, prejudice, or ignorance, these have been disregarded, and the precedents and customs of the denomination have been violated, the court may interfere to give relief, only so far, however, as to require that the case have a new trial, in which their own established rules and precedents shall be strictly observed.

3. Certains ont soutenu que, si chaque Église est indépendante en théorie, sa liberté se trouve quelque peu restreinte par ses relations avec les autres Églises, et à cause de la communion et de la courtoisie qui existent entre elles. Ceux-là affirment que la relation de chaque Église avec le grand ensemble des Églises est semblable à la relation de chaque membre d’une Église avec le corps des membres qui constituent cette Église ; et que, par conséquent, comme chaque membre renonce à une part de sa liberté personnelle en devenant membre et consent à être soumis à l’autorité du corps, ainsi fait chaque Église en entrant dans la communion générale des Églises. Ou bien, disent-ils, pour prendre une autre image : comme chaque État particulier, quoique souverain et indépendant en un sens, voit son indépendance limitée du fait qu’il est membre de la fédération des États, et accepte en certaines matières d’être soumis au gouvernement général tout en y étant représenté, ainsi en est-il d’une Église dans la fédération des Églises.3. By some it has been held, that, while each Church is independent in theory, its liberty is somewhat abridged by its relations to other churches, and because of that fellowship and comity which exists between them. By such it is claimed that the relation of each Church to the great body of churches is similar to the relation of each member of a Church to the body of members which constitute that Church; and, therefore, as each member relinquishes something of his personal liberty on becoming a member, and consents to be subject to the authority of the body, so the individual Church does on becoming one of the general fellowship of churches. Or, they argue, to take another figure; as each particular State, though in a sense sovereign and independent, yet has its independency limited by being a member of the federation of States, and submits in certain matters to be subject to the general government, while represented in it, so is it with a single Church in the federation of churches.

Cet état de choses a parfois été appelé l’interdépendance des Églises. Ce que ce terme signifie précisément n’est pas facile à expliquer. Mais on peut affirmer sans crainte que c’est une fiction. Il n’existe pas d’interdépendance au sens d’une limitation du droit et de l’autorité d’une Église à se gouverner elle-même. Et c’est en ce sens qu’on affirme leur interdépendance. Une Église peut être pauvre et avoir besoin de l’aide d’une Église riche ; ou elle peut être dans l’embarras et avoir besoin du conseil d’une autre qu’on suppose plus expérimentée, comme l’Église d’Antioche demanda conseil à l’Église plus ancienne et plus expérimentée de Jérusalem, ou comme les Églises de Macédoine et d’Achaïe contribuèrent pour les saints pauvres de Judée. Mais ces faits ne touchent pas à la question du régime ou du gouvernement ; leurs relations mutuelles à ces égards restent les mêmes.This condition of affairs has sometimes been called the interdependence of churches. Precisely what that term means is not easily explained. But it is safe to pronounce it a fiction. There is no such thing as interdependence in the sense of a limitation of the self-governing right and authority of a Church. And that is the sense in which their interdependence is asserted. One Church may be poor and need help from one that is rich; or it may be in perplexity and need advice from one supposed to be more experienced — as the Church at Antioch sought counsel of the older and more experienced Church at Jerusalem, or as the churches in Macedonia and Achaia contributed to the poor saints in Judea. But these facts do not touch the question of polity or government; their relations to each other in these respects remain the same.

La communion et la concorde fraternelle peuvent être fortifiées ; la générosité de l’une et la gratitude de l’autre peuvent grandir ; mais l’une n’en est pas plus indépendante, ni l’autre moins, à cause de ces échanges amicaux. Mais toute cette argumentation à laquelle on fait allusion est fallacieuse et trompeuse, et les comparaisons employées sont sans fondement, inapplicables et contraires aux faits. Il n’existe pas, entre les diverses Églises qui forment une communion générale, de relation semblable à celle qui existe entre les membres individuels d’une seule Église. On ne trouve aucun indice ni aucune allusion à une telle ressemblance dans le Nouveau Testament, où sont enseignés la constitution et le régime de l’Église. Il n’y est prévu aucune autre organisation plus vaste, avec des officiers, des ordres et des règlements, qui engloberait comme ses unités de nombreuses organisations plus petites appelées Églises. Si l’on insiste sur cette ressemblance de relation, nous aurons alors cette vaste confédération d’Églises revendiquant l’autorité sur les Églises particulières, les recevant, les disciplinant et les excluant, et exerçant par ailleurs des pouvoirs semblables à ceux que l’Église particulière exerce sur ses membres.Fellowship and fraternal concord may be strengthened; the helpfulness of the one and the gratitude of the other may be increased, but the one is none the more independent, nor the other any the less so, because of these friendly interchanges. But this whole course of argument alluded to is fallacious and misleading, and the illustrations used are unauthorized, inapplicable, and contrary to the facts. There is no such relation subsisting between the various churches constituting a general fellowship as exists between the individual members of a single Church. No hint or intimation of any such similarity is found in the New Testament, where the constitution and polity of a Church is taught. There is no other and larger organization provided for, with officers, orders, and regulations, including many smaller ones, called churches, as its units. If this similarity of relation be insisted on, then we shall have this comprehensive confederacy of churches claiming authority over the individual churches, receiving, disciplining, and excluding them, and otherwise exercising powers similar to those exercised by the individual Church over its members.

Admettez cela, et nous avons aussitôt l’épiscopat ou la papauté, en esprit et en fait. Il n’existe pas non plus entre les Églises séparées de relation qui puisse être justement comparée à l’union des États dans un gouvernement fédéral. S’il en était ainsi, nous aurions un presbytérianisme de fait. Tout ce raisonnement, poussé jusqu’à ses conséquences logiques, ne laisserait pas un vestige de l’indépendance de l’Église. La seule limite, le seul frein à l’exercice de la liberté chrétienne que l’Évangile exige, c’est la loyauté envers Christ comme Roi en Sion, la fidélité à sa vérité, et l’exercice constant de cette bienveillante courtoisie qui est inhérente à l’Évangile et essentielle à la vraie vie chrétienne, qu’elle soit individuelle ou organique, personnelle, sociale ou officielle. Cet esprit, s’il domine, donnera toute la communion dont les Églises ont besoin ou qu’elles peuvent exiger, et toute celle qu’un régime scripturaire peut offrir ou permettre.Admit so much, and we have prelacy or papacy at once, in spirit and in fact. Nor is there any relation subsisting between the separate churches, which can be fitly compared to the union of States in a federal government. If it were so we should have a de facto Presbyterianism. This whole course of reasoning, if carried out to its logical results, would not leave a vestige of Church independency. The only limitation, the only check upon the exercise of Christian liberty required by the Gospel, is loyalty to Christ as King in Zion, fidelity to His truth, and a constant exercise of that kindly courtesy which is innate in the Gospel and essential to the true Christian life, whether individual or organic, whether personal, social, or official. This spirit dominant will give all the fellowship which churches need or can demand; and all which a Scriptural polity can render or allow.

4. On objecte parfois que les baptistes sont trop indépendants et que leur liberté dégénère en licence. Or, à la réflexion, il faut nier tout cela. Ils ne peuvent pas, en tant qu’Églises, être trop indépendants, si l’on prend ce mot dans un vrai sens chrétien. Et la liberté ne peut pas devenir licence. On peut imputer bien des actes coupables à des hommes ignorants et insensés. Ils peuvent pratiquer l’injustice et l’oppression au nom de la liberté et sous prétexte d’indépendance. Mais la liberté et l’indépendance ne sont, tout au plus, que l’occasion, et elles ne doivent en aucun cas être tenues pour responsables des maux que des personnes perverses et obstinées commettent à l’abri de leur nom. L’indépendance de l’Église est exposée à ses propres risques de mauvais usage et d’abus, mais on ne peut montrer que ses difficultés soient plus nombreuses ou plus graves que celles auxquelles sont exposées les autres formes de gouvernement de l’Église. En vérité, si c’est là le vrai plan, le plan divin, alors c’est le meilleur plan, avec le moins de maux et le plus d’avantages. Les défauts ne sont pas dans le plan, mais chez ceux qui exercent le gouvernement ; et, de fait, on peut montrer que les Églises qui vivent sous le régime indépendant souffrent en réalité de difficultés moins nombreuses et moins graves que celles qui sont soumises à des gouvernements plus forts et plus centralisés.4. It is sometimes objected that Baptists are too independent, and that their liberty degenerates into license. Now, on calm reflection, all this must be denied. They cannot, as churches, be too independent, using that word in a true Christian sense. Nor can liberty become license. Ignorant and foolish men may be charged with many wrong acts. They may practise injustice and oppression in the name of liberty, and under pretence of independence. But liberty and independence are, at the very most, only the occasion, and are in no sense to be made responsible for the evils which perverse and wrong-headed persons perpetrate under the shelter of their name. Church independency has its peculiar liability to misuse and abuse, but it cannot be shown that its difficulties are any more numerous, or any more serious than those to which other forms of Church government are liable. Indeed, if this be the true, the divine plan, then it is the best plan, with the fewest evils and the most advantages. The defects lie not in the plan, but in those who administer the government; and, as a matter of fact, it can be shown that churches acting under the independent polity, actually suffer from fewer and less serious difficulties than those subject to stronger and more centralized governments.

5. L’indépendance d’une Église est limitée par les droits personnels de ses membres. Autrement dit, la liberté d’action du corps ne peut pas légitimement servir à porter atteinte à la liberté légitime de ses membres. Une Église, en tant que corps, n’a pas le droit de violer les droits de ses membres dans l’exercice de son autorité. Ces droits doivent être clairement définis et bien compris de part et d’autre. Si la morale du membre ne s’accorde pas avec la morale de l’Évangile, l’Église a le droit de le retrancher, s’il ne peut être ramené. Mais le corps ne peut pas légitimement porter atteinte aux droits de la foi et de la conscience de l’individu. Si sa foi est jugée hérétique et source de discorde, on peut lui retirer la communion ; mais on ne peut ni imposer l’uniformité ni punir la dissidence, sinon par la séparation.5. The independence of a Church is limited by the personal rights of its individual members. That is to say, the liberty of the body to act cannot lawfully be used to infringe the lawful liberty of its members. A Church, as a body, has no right to violate the rights of its members in the exercise of its authority. These rights need to be clearly defined and well understood on both sides. If the morals of the member do not coincide with the morals of the Gospel, the Church has the right to put him away from it, if he cannot be reclaimed. But the body cannot properly interfere with the rights of faith, of conscience, on the part of the individual. If his faith be judged heretical, and an element of discord, they can withdraw fellowship from him; but they can neither compel uniformity nor punish dissent — except by separation.

6. Et plus encore, la liberté d’une Église est limitée, par les termes de la grande mission et par son institution divine, aux activités et aux buts prévus dans l’Évangile. Quoi que fassent ses membres à titre individuel, comme citoyens et membres de la société, l’Église en tant que telle doit se borner à la mission pour laquelle elle a été fondée : la propagation de l’Évangile et l’avancement du royaume de Dieu dans le monde. Elle ne peut pas devenir une société commerciale ou industrielle ; elle ne peut pas devenir une organisation politique ; elle ne peut pas devenir une association scientifique ou littéraire. Sur toutes les questions morales, cependant, l’Église en tant que corps, aussi bien que ses membres individuels, doit se prononcer clairement et être clairement connue comme défendant la vertu, la pureté et le bon ordre, puisque ce sont des éléments essentiels du christianisme. Elle doit aussi avoir un témoignage indubitable de promotrice et d’auxiliaire des bonnes œuvres et des efforts charitables et bienfaisants, puisque ceux-ci sont inhérents à l’Évangile et en découlent. L’Église ne peut pas dicter ce qu’un membre mangera, boira ou portera, ni quel sera son métier ou son plaisir. Mais si, dans l’une de ces choses, des questions de morale et de religion viennent à être engagées, à l’opprobre de la vérité et de la profession chrétienne, alors l’Église a le droit d’intervenir.6. And still further, the liberty of a Church is limited by the terms of the great Commission, and by its divine institution, to the pursuits and the purposes contemplated in the Gospel. Whatever its members may do in their individual capacity as citizens and members of society, the Church as such must confine itself to the mission for which it was founded — the spread of the Gospel, and the advancement of the Kingdom of God in the world. It cannot become a corporation for mercantile or manufacturing pursuits; it cannot become a political organization; it cannot become a scientific or literary association. On all moral questions, however, the Church as a body, as well as its individual members, should be plainly pronounced and clearly understood as standing for the defence of virtue, purity and good order, since these are essential elements of Christianity. Also it should have an unmistakable record as an abettor and helper of good works, charitable and benevolent endeavors, since these are inherent in, and grow out of, the gospel. The Church cannot dictate what a member shall eat or drink or wear; what shall be his business or his pleasure. But if, in any of these matters, questions of morals and religion come to be involved to the reproach of truth and the Christian profession, then the Church has the right to interpose.

III. Les preuvesIII. Evidence of It

Où se trouve la preuve que le gouvernement de l’Église primitive était une indépendance ? En Matthieu 18:15-17, où notre Sauveur, pour la première fois et, à une exception près, la seule fois dans ses entretiens personnels, parle de l’Église de façon distincte, sa reconnaissance de celle-ci comme seule source d’autorité ecclésiastique est formelle et complète. En donnant des directives pour régler les différends entre frères et apaiser leurs troubles, il expose d’abord leurs devoirs personnels ; mais lorsqu’il parle d’une action investie d’autorité, elle appartient à l’Église. Et l’action de l’Église est définitive. Cette action n’admet ni annulation ni révision. Il ne devait y avoir aucun tribunal au-delà ou au-dessus de l’Église particulière. Il ne reconnut ni hiérarchie, ni presbytère, ni synode, ni assemblée, ni conseil, mais : « Dis-le à l’Église. » Cela clôt la question de l’appel. « Et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain. » Considérons la conduite de l’Église d’Antioche de Syrie lorsque surgit une difficulté au sujet de la greffe de coutumes juives sur un régime chrétien, sur laquelle ses membres avaient des doutes ; ils envoyèrent donc une délégation à l’Église de Jérusalem, parce qu’elle se trouvait non seulement au siège du culte juif, mais aussi de la connaissance chrétienne la plus ancienne, et qu’elle avait en outre les apôtres dans sa communion.Wherein lies the proof that the primitive Church government was an independency? In Matthew, chap. 18:15-17, where our Saviour for the first time, and, with one exception, the only time, in His personal conversation, speaks of the Church distinctively, His recognition of it as the only source of ecclesiastical authority is positive and complete. In giving directions for the adjustment of difficulties among brethren and the pacification of their social disturbances, He first expounds their personal duties; but when He speaks of authoritative action, that belongs to the Church. And the Church’s action is final. That action admits of no reversal and of no review. There was to be no court beyond or above the single Church. He recognized no hierarchy, no presbytery, no synod, no assembly, no council; but “tell it to the Church.” That ends the matter of appeal. “If he neglect to hear the Church, let him be unto thee as a heathen man and a publican.” The course pursued by the Church at Antioch, in Syria, when a difficulty arose pertaining to the engrafting of Jewish customs upon a Christian polity, respecting which they were in doubt, and therefore sent a delegation to the Church at Jerusalem, as being not only at the seat of the Jewish cultus, but of the earliest Christian knowledge as well, besides having in their fellowship the apostles.

C’est donc de cette source qu’ils obtiendraient un enseignement faisant autorité (Ac 15). Cette délégation, qui comprenait Paul et Barnabas, ne fit appel à son arrivée à aucun groupe choisi de responsables, pas même aux apôtres inspirés, mais à toute l’Église, ceux-ci compris. « Arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par l’Église, les apôtres et les anciens » (v. 4). Après un exposé et une discussion complets de la question, et un avis exprimé par Jacques, pasteur de l’Église, ils convinrent de la réponse à faire à l’Église d’Antioche. « Alors il parut bon aux apôtres et aux anciens, et à toute l’Église, de choisir parmi eux et d’envoyer à Antioche, avec Paul et Barnabas » (v. 22). Outre cette délégation, ils envoyèrent aussi des lettres faisant connaître leur jugement sur la question.From this source, therefore, they would obtain authoritative instruction. — Acts 15. This deputation, including Paul and Barnabas, on their arrival did not appeal to any select company of officials, not even to the inspired Apostles; but to the whole Church, inclusive of these. “And when they came to Jerusalem they were received of the Church, and of the Apostles, and elders.” — v. 4. After a full statement and discussion of the case, and an expressed opinion by James, the pastor of the Church, they agreed on what reply to make to the Church at Antioch. “Then pleased it the apostles, and elders, with the whole Church, to send chosen men of their own company to Antioch, with Paul and Barnabas.” — v. 22. In addition to this delegation they sent letters also conveying their judgment in the case.

Et ces lettres reconnaissaient l’Église dans ses trois ordres : « Les apôtres, les anciens et les frères, aux frères d’entre les païens, qui sont à Antioche, salut ! » (v. 23). Et ils ajoutèrent : « Nous avons jugé à propos, après nous être réunis tous ensemble » ; et : « il a paru bon au Saint-Esprit et à nous » (v. 25-28). Une Église indépendante, désirant un avis, demanda conseil à une autre Église indépendante, en l’expérience et la sagesse de laquelle elle avait plus de confiance qu’en les siennes. Et l’Église consultée, dans l’exercice de son indépendance, donna l’avis demandé. Les apôtres, bien qu’inspirés, ne prétendirent pas décider seuls en cette affaire, ni agir sans la coopération des anciens et des frères. Et les apôtres et les anciens ne prétendirent pas non plus agir seuls ; « toute la multitude » et « toute l’Église » étaient présentes pour entendre et agir avec leurs conducteurs. Les apôtres considéraient et traitaient les Églises comme des corps indépendants, ayant les droits du gouvernement propre, sans être soumis à aucune autre autorité. Ils rendaient compte de leurs propres actes aux Églises et leur adressaient leurs épîtres comme à des corps indépendants, et non à une confédération englobant de nombreuses assemblées distinctes, ni à des représentants officiels de ces assemblées.And these letters recognized the Church in its three estates. “The apostles and elders and brethren greeting, unto the brethren which are of the Gentiles in Antioch.” — v. 23. And they added: “it seemed good unto us, being assembled with one accord.” And “it seemed good to the Holy Ghost, and to us.” — vs. 25-28. One independent Church, wishing advice, sought counsel of another independent Church, in whose experience and wisdom they had more confidence than in their own. And the Church appealed to, in the exercise of their independence, gave the advice sought. Nor did the Apostles, though inspired, assume to dictate in this matter, or to act without the cooperation of the elders and brethren. Nor yet did the Apostles and elders assume to act alone; “all the multitude,” and “the whole Church,” were present to hear and act with their leaders. The Apostles regarded and treated the churches as independent bodies, having the rights of self-government, without subjection to any other authority. They reported their own doings to the churches, and addressed their epistles to them, as to independent bodies, and not to a confederacy, including many distinct congregations; nor yet to any official representatives of these congregations.

En communiquant avec elles, les apôtres reconnaissaient leur droit de choisir leurs propres officiers, d’admettre, de discipliner et d’exclure des membres : droits premiers et fondamentaux qui, une fois concédés, impliquent tous les autres droits nécessaires à une communauté qui se gouverne elle-même sous des lois établies par Dieu. Ils leur enjoignaient aussi, comme dépositaires responsables et investies d’autorité de ce pouvoir, l’exercice de ces fonctions, en particulier dans la discipline et l’exclusion des membres indignes. Et rien ne pourrait déclarer plus clairement ni plus fortement ce qui est affirmé ici que le fait que le Seigneur, dans les lettres de l’Apocalypse, s’adressa spécifiquement aux Églises particulières d’Asie, par l’intermédiaire des anges, ou pasteurs, de ces Églises. Les conseils, avertissements, reproches et éloges sont chaque fois destinés à l’Église particulière à laquelle il s’adresse, comme responsable, blâmable ou digne d’éloge. Ils ne furent pas adressés à une combinaison ou à un système d’Églises, ni hiérarchique ni synodal ; non à « l’Église d’Asie », mais aux Églises, particulières et séparées.In communicating with them the Apostles recognized their right to choose their own officers, to admit, discipline, and exclude members; primary and fundamental rights, which, being conceded, imply all other rights necessary to a self-governing community, acting under divinely enacted laws. They also enjoined upon them, as the responsible and authoritative executives of this power, the exercise of these functions, especially in the discipline and exclusion of unworthy members. And nothing could more distinctly or more emphatically declare what is here claimed, than the fact that the Lord, in the Apocalyptic Epistles, addressed specifically the individual churches of Asia, through the angels, or pastors of these churches. The counsels, warnings, reproofs and commendations are in each case for the particular Church addressed, as responsible, censurable, or commendable. They were not addressed as a combination, or system of churches, either hierarchical or synodical; not as “the Church of Asia,” but the churches, individual and separate.

Mosheim, l’historien de l’Église, dit du premier siècle : « En ces temps primitifs, chaque Église chrétienne se composait du peuple, des officiers qui présidaient et des aides ou diacres. Ce sont là nécessairement les parties constitutives de toute société. La voix principale était celle du peuple, ou de tout le corps des chrétiens. » « Le peuple assemblé élisait donc ses propres conducteurs et docteurs. » Du deuxième siècle, il ajoute : « Un président ou évêque présidait chaque Église. Il était établi par les suffrages communs de tout le peuple. » « Pendant une grande partie de ce siècle, toutes les Églises continuèrent d’être, comme au commencement, indépendantes les unes des autres. Chaque Église était une sorte de petite république indépendante, se gouvernant par ses propres lois, établies ou du moins approuvées par le peuple. » — Eccl. Hist., Ier siècle, partie I, chap. II, sect. 3, 6 ; IIe siècle, chap. II, sect. 1, 2.Mosheim, the Church historian, says of the first century: “In those primitive times each Christian Church was composed of the people, the presiding officers, and the assistants or deacons. These must be the component parts of every society. The principal voice was that of the people, or the whole body of Christians.” “The assembled people therefore elected their own rulers and teachers.” Of the second century, he adds: “One president or bishop presided over each Church. He was created by the common suffrages of the whole people.” “During a great part of this century all the churches continued to be, as at first, independent of each other. Each Church was a kind of small independent republic, governing itself by its own laws, enacted or at least sanctioned by the people.” — Eccl. Hist. Cent. I. part I. Ch. II. secs. 3, 6; Cent. II. Ch. II. secs. 1, 2.

Gieseler, dans son histoire de l’Église, parlant des changements survenus dans l’ordre ecclésiastique au cours du deuxième siècle, dit : « Les Églises de campagne, qui s’étaient formées autour de quelque ville, semblent avoir été habituellement, avec leurs évêques, dans une certaine mesure sous l’autorité de l’Église mère. À cette exception près, toutes les Églises étaient également indépendantes, bien que certaines fussent spécialement honorées pour des raisons telles que leur origine apostolique ou l’importance de la ville où elles se trouvaient. » — Ch. Hist., période I, div. I, chap. [illisible], sect. 32.Gieseler, in his Church history, speaking of the changes which occurred in ecclesiastical order during the second century, says: “Country churches, which had grown up around some city, seem, with their bishops, to have been usually, in a certain degree, under the authority of the mother Church. With this exception, all the churches were alike independent, though some were especially held in honor, on such ground as their Apostolic origin, or the importance of the city in which they were situated.” — Ch. Hist. Period I. Div. I. Ch. [illegible], sec. 32.

Schaff, dans son histoire, dit : « Ainsi l’Église apostolique apparaît comme une organisation libre, indépendante et complète ; un système de vie divine surnaturelle dans un corps humain. Elle contient en elle-même toutes les charges et toutes les énergies nécessaires à son but. Elle pourvoit à ses besoins extérieurs par son propre esprit libre. Au lieu de recevoir protection et soutien du pouvoir séculier, elle subit une haine mortelle et la persécution. Elle gère ses propres affaires intérieures avec une égale indépendance. D’une union avec l’État, que ce soit sous la forme d’une suprématie hiérarchique ou d’une subordination érastienne, les trois premiers siècles n’offrent aucune trace. » — Ch. Hist., vol. I, sect. 43, p. 138. New York, 1871.Schaff, in his history, says: “Thus the Apostolic Church appears as a free, independent, and complete organization; a system of supernatural divine life, in a human body. It contains in itself all the offices and energies required for its purpose. It produces the supply of its outward wants from its own free spirit. Instead of receiving protection and support from the secular power, it suffers deadly hatred and persecution. It manages its own internal affairs with equal independence. Of union with the State, either in the way of hierarchical supremacy or of Erastian subordination, the first three centuries afford no trace.” — Ch. Hist. Vol. I. sec. 43, p. 138. N. Y., 1871.

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Le Dr Francis Wayland dit : « Les baptistes ont toujours cru à l’indépendance entière et absolue des Églises. Nous entendons par là que toute Église de Christ, c’est-à-dire toute compagnie de croyants unis selon les lois de Christ, est entièrement indépendante de toute autre ; que toute Église est capable de se gouverner elle-même ; que, par conséquent, aucune ne reconnaît sous Christ d’autorité plus haute qu’elle-même ; que c’est avec l’Église que commence toute action ecclésiastique et avec elle qu’elle se termine. » « Plus nous tiendrons fermement à l’indépendance des Églises et rejetterons tout ce qui a la forme d’une corporation dénominationnelle, plus nous serons véritablement unis, et plus grande sera notre prospérité. » — Princ’s and Pracs of Bap. Chs., p. [illisible], 190.Dr. Francis Wayland says: “The Baptists have ever believed in the entire and absolute independence of the churches. By this we mean that every Church of Christ — that is, every company of believers united together according to the laws of Christ — is wholly independent of every other. That every Church is capable of self-government; and that therefore no one acknowledges any higher authority under Christ, than itself; that with the Church all ecclesiastical action commences, and with it all terminates.” “The more steadfastly we hold to the independency of the churches and abjure everything in the form of a denominational corporation, the more truly shall we be united, and the greater will be our prosperity.” — Princ’s and Pracs of Bap. Chs., pp. [illegible], 190.

Le Dr David Benedict, l’historien baptiste, dit : « La doctrine de l’indépendance absolue de l’Église a toujours été chère à notre peuple. Sous elle, il a grandement prospéré, et très peu se sont plaints de son fonctionnement. » — Fifty Years among the Baptists, p. [illisible]. Que les Églises apostoliques aient donc été indépendantes dans leur forme de gouvernement, cela semble clairement prouvé. Beaucoup de partisans de l’épiscopat, ainsi que d’autres que ceux qui sont cités ici, le concèdent. À cet égard donc, et en ce qui concerne leur indépendance, les baptistes sont manifestement fondés sur l’ordre du Nouveau Testament pour l’édification et la vie de l’Église ; et, dans cette mesure, ils sont de vrais successeurs des apôtres. Il ne sert à rien non plus d’élever des objections contre cette indépendance ou d’exagérer les difficultés auxquelles elle est exposée. On peut montrer que d’autres formes portent en elles des risques plus grands encore de mauvais usage ; tandis que celle-ci, si elle a été établie par la sagesse divine, doit être la mieux adaptée à son but, et c’est elle qu’il faut employer et préserver.Dr. David Benedict, the Baptist historian, says: “The doctrine of absolute Church independence has always been a favorite one with our people. Under it they have greatly flourished, and very few have complained of its operation.” — Fifty Years among the Baptists, p. [illegible]. That the apostolical churches, therefore, were independent in their form of government, seems to be clearly proven. Many prelatists, as well as others besides those here cited, concede this point. In this respect, therefore, and so far as their independency is concerned, Baptists are manifestly founded on the New Testament order of Church building and Church life; and, so far, are true successors of the Apostles. Nor does it avail to urge objections to this independency, or magnify the difficulties to which it is liable. It can be shown that other forms have inherent in them even greater liabilities to misuse; while this, if it were established by divine wisdom, must be the best fitted to its purpose, and is the one to be used and preserved.

5. La discipline de l’Église : offenses privées et publiques5. Church Discipline: Private and Public Offenses

Edward T. Hiscox, The New Directory for Baptist Churches (1894), chapitre VII, « La discipline de l’Église ». Extraits ; les paragraphes omis sont signalés par […] et les notes de bas de page sont laissées de côté ; traduction du Séminaire théologique de Chapala. Les interprétations sont celles de l’auteur.Edward T. Hiscox, The New Directory for Baptist Churches (1894), chapter VII, “Church Discipline.” Selections; omitted paragraphs are marked […] and footnotes are left out; the interpretations are the author’s.

Note du STC : Hiscox fonde la discipline sur Matthieu 18:15-17 et souligne que son but est de restaurer, non de punir. Ses procédures reflètent la pratique baptiste américaine des années 1890. Les Églises d’aujourd’hui doivent les appliquer avec un soin pastoral, protéger les personnes vulnérables et respecter les lois de leur propre pays sur la vie privée, les registres et la réputation. Le texte anglais provient de l’OCR non collationné du scan de 1894, nettoyé par règles ; les mots illisibles sont signalés [illisible].CTS note: Hiscox builds discipline on Matthew 18:15-17 and stresses that its aim is to restore, not to punish. His procedures reflect American Baptist practice of the 1890s. Churches today should apply them with pastoral care, protect the vulnerable, and respect the laws of their own country on privacy, records and reputation. The English is uncollated OCR of the 1894 scan, cleaned by rule; words that cannot be read are marked [illegible].

Toute organisation qui se propose de fonctionner sans heurts, et pourtant efficacement, doit avoir certaines règles et certains règlements à suivre ; certaines lois auxquelles les membres doivent obéir. Faute de quoi, soit qu’il n’y ait pas de lois, soit que les lois soient méconnues, tout effort manquera son but, et toutes les entreprises, au lieu de réussir et de se seconder les unes les autres, se contrarieront et s’entraveront ; la confusion s’ensuivra, les desseins les plus sages seront déjoués et les plans les mieux conçus avorteront. Cela est vrai partout. Dans l’État, dans la famille, dans toute association, qu’elle ait pour objet les affaires, la politique, la recherche ou le progrès scientifique, littéraire ou artistique, tout doit être réglé par des lois adoptées pour le bien commun, auxquelles les membres doivent obéir.Every organization which proposes to work smoothly, and yet efficiently, must have certain rules and regulations to be followed; certain laws for the individual members to obey. Failing in this — either without laws or with laws disregarded — all effort will go wide of the mark, and all endeavors, instead of succeeding and furthering each other, will counteract and interrupt each other; confusion will ensue, the wisest designs be frustrated, and the best-laid plans become abortive. This is true everywhere. In the State, in the family, every association whether for business, politics, scientific, literary or art research or improvement, all must be regulated by laws adopted for the common good, to which obedience is to be rendered by the members.

Et le but qu’on cherche à atteindre ne peut qu’échouer s’il n’y a pas conformité aux lois qui maintiennent l’unité de l’organisation et dont l’observation constitue sa force vitale. Il n’est aucune société à laquelle ces remarques s’appliquent avec plus de justesse et de force qu’à cette unique organisation divinement constituée, la « Société de Jésus », l’Église de Christ. Elle a ses lois, non des décrets humains, mais divins. Elles sont peu nombreuses et simples, ni difficiles à comprendre ni difficiles à observer. « Ses commandements ne sont pas pénibles » ; et de la conformité à ces lois, de la part de l’Église en tant que corps comme de la part de ses membres individuels, dépendent la paix, l’harmonie et l’efficacité de la société. Lorsque ces règles tombent en désuétude et que le bon ordre du corps est négligé, celui-ci devient faible et inefficace, n’inspirant ni la confiance de ses propres membres ni le respect du monde.And the object sought to be attained must fail unless there be conformity to the laws by which the organization is bound together, and obedience to which constitutes its vital force. There is no society to which these remarks apply more appropriately and with more emphasis, than to that one divinely constituted organization, the “Society of Jesus,” the Church of Christ. It has its laws, not human enactments, but divine. They are few and simple, not difficult to be understood or obeyed. “His commandments are not grievous;” and on conformity to them, both by the Church as a body, and by the individual members as well, depend the peace, harmony and efficiency of the society. When these regulations fall into disuse, and the good order of the body is neglected, it becomes weak and inefficient, neither commanding the confidence of its own members, nor the respect of the world.

Il est vrai que de simples lois sont lettre morte sans l’esprit de vie en Jésus-Christ qui demeure en nous. Mais l’esprit de vie qui demeure en nous ne devient efficace que lorsqu’il travaille à son but en harmonie avec les lois données pour le guider. La loi et la vie ! La vie et la loi ! La vie pour donner l’énergie ; la loi pour guider. Telle est la philosophie et la méthode de l’univers. Pour certains, le mot discipline a un son désagréable. Il paraît punitif. Il sent la transgression, le conflit et le châtiment. Mais la discipline de l’Église ne doit pas être prise dans ce seul sens étroit ; et elle ne présente ces traits peu aimables que là où, par la négligence coupable des pasteurs et d’autres, elle est tombée en décadence, où le bon ordre et le bien du corps ont été longtemps méconnus, et où l’Église est devenue une compagnie sans loi et désordonnée. Alors un effort très précipité, et peut-être immodéré, pour remettre les choses en ordre, sans prudence ni précaution suffisantes, peut faire naître des difficultés.It is true that mere laws are a dead letter without the indwelling spirit of life in Christ Jesus. But the indwelling spirit of life becomes effectual only as it works to its purpose in harmony with those laws given for its guidance. Law and life! Life and law! Life to energize; law to guide. This is the philosophy and the method of the universe. To some the word discipline has an unpleasant sound. It seems punitive. It savors of transgression, conflict and punishment. But Church Discipline is not to be taken in this narrow sense alone; nor does it develop these unlovely features, except where, by the culpable neglect of pastors and others, it has fallen into decay, good order and the well-being of the body have been long disregarded, and the Church has become a lawless and disorderly company. Then a very hasty, and possibly an intemperate effort to make matters right, without sufficient prudence and precaution, may develop difficulties.

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La discipline, dans son sens le plus large, signifie formation, culture, amélioration selon des règles prescrites ; subordination à la loi ; administration du gouvernement et soumission à l’autorité légitimement constituée ; du latin disco, j’apprends ; disciple, celui qui apprend, celui qui est sous discipline, enseigné et formé. On distingue parfois la discipline de l’Église en formative et corrective ; la première se rapporte à la culture, à la formation et au développement selon la loi chrétienne, et la seconde au traitement des difficultés et à la correction des offenses à mesure qu’elles surgissent dans la vie et la pratique de l’Église. C’est à cette dernière, plus particulièrement, que l’on s’attache dans les études sur ce sujet, et c’est d’elle qu’on entend habituellement parler lorsqu’on mentionne la discipline de l’Église. C’est à elle que l’on s’attachera plus particulièrement ici.Discipline, in its larger sense, means training, cultivation, improvement, according to prescribed rules; subordination to law; administration of government and submission to lawfully constituted authority; from disco, I learn; disciple, a learner, one under discipline, taught and trained. Church discipline is sometimes distinguished as formative and corrective; the former having reference to culture, training and development according to Christian law, and the latter to the management of difficulties, and the correction of offenses as they arise in Church life and practice. It is to the latter, more especially, that attention is given in discussions on the subject, and the latter is usually understood to be meant when Church discipline is mentioned. To this more particularly is attention here given.

Ce n’est pas que la discipline formative et éducative, en vue de l’édification et du développement, soit moins importante, mais ces fins sont largement atteintes par l’enseignement de la chaire, les divers aspects du culte et les activités générales de la vie chrétienne. On ne nie pas que la discipline corrective puisse être poussée à un degré imprudent et nuisible ; mais la tendance qui prévaut dans nos Églises va dans une autre direction : vers un trop grand relâchement, et non vers une trop grande sévérité. Les pasteurs et les membres officiels trouvent plus facile de laisser les choses aller à la dérive que d’entreprendre la tâche désagréable de corriger les abus. Mais ils ne prévoient sagement ni leur propre tranquillité ni l’honneur de l’Église, les pasteurs qui ne s’efforcent pas de préserver la pureté du corps, en tenant dehors et en rejetant tout ce qui peut à juste titre devenir un scandale pour l’Église chrétienne ou un déshonneur pour la profession chrétienne.But this is not because formative and cultural discipline for edification and development is less important, but these ends are largely attained by instruction from the pulpit, the various departments of worship and the general activities of Christian life. That corrective discipline may be carried to an unwise and an injurious extent is not denied; but the prevailing tendency among our churches is in another direction. It is to too great laxity, and not to too great severity. Pastors and official members find it easier to let things drift than to attempt the unpleasant task of correcting abuses. But pastors do not wisely forecast their own comfort, nor the honor of the Church, who do not strive to preserve the purity of the body while they keep out and cast out everything that can justly become a scandal to the Christian Church, or a disgrace to the Christian profession.

L’Église est l’école de Christ ; que l’école soit dirigée avec une discipline stricte, mais sage et bienveillante, sinon les élèves apprendront plus de mal que de bien, et l’anarchie et la confusion supplanteront le bon gouvernement. L’Église est une famille ; qu’il y ait loi et ordre dans la maison, tempérés par la tendresse et la discrétion, sinon la famille manque à sa mission et devient pour la société un opprobre plutôt qu’une bénédiction. L’Église est la représentante organique du royaume de Christ ; si la loi ne règne pas dans le royaume et si l’ordre n’est pas maintenu, comment le Roi sera-t-il honoré, le royaume avancera-t-il, ou le monde sera-t-il béni par sa venue et son triomphe ? Il est donc de la plus haute importance qu’une discipline juste et scripturaire soit strictement maintenue.The Church is the school of Christ; let the school be controlled with strict, yet wise and kindly discipline, or the pupils will learn more of evil than of good, and anarchy and confusion will supplant good government. The Church is a family; let there be law and order in the household, tempered with tenderness and discretion, otherwise the family fails of its mission, and becomes a reproach rather than a blessing to society. The Church is the organic representative of the kingdom of Christ; unless law prevail in the kingdom and order be maintained, how shall the King be honored, the kingdom be advanced, or the world be blessed by its coming and triumph? It is therefore of the utmost importance that a correct scriptural discipline be strictly maintained.

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I. Trois lois de la maison de ChristI. Three Laws of Christ’s House

Il y a trois lois de la maison de Christ, décrets royaux donnés par celui qui est « le chef suprême de l’Église », qui sont revêtues de toutes les sanctions de l’autorité divine, et qui, si elles pouvaient être connues, aimées et observées, même si elles n’empêchaient pas absolument toutes les offenses, rendraient inutiles les démarches privées et la discipline publique. Elles feraient des Églises des « familles de la foi », où les chrétiens demeureraient « dans l’unité de l’Esprit, par le lien de la paix » : de verts pâturages où le troupeau reposerait en sûreté et se nourrirait avec joie. Chaque membre d’Église n’en fera-t-il pas le guide de sa vie ?There are three laws of Christ’s house, royal decrees, given by Him who is “Head over all things to the Church,” which stand invested with all the sanctions of divine authority, and which, could they be known, loved and obeyed, if they did not absolutely prevent all offenses, would obviate the necessity for private labor and public discipline. They would make churches “households of faith,” where Christians should abide “in the unity of the Spirit, and in the bond of peace.” Green pastures where the flock should rest in safety, and feed with joy. Will not every Church member make them the guide of his life?

Première loi : pour tout disciple ; la loi de l’amour. « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres » (Jn 13:34). Cette loi, si elle était strictement observée, empêcherait toute cause de peine et d’offense, que ce soit personnellement envers des frères ou publiquement envers l’Église. Elle empêcherait la froide indifférence au bien d’autrui, les soupçons sans fondement, les accusations sans cause, les jalousies, les animosités, l’amertume, la haine et les querelles, et ferait que chacun aime l’autre « ardemment, de tout son cœur ».First law: for every disciple; the law of Love. “A new commandment I give unto you, that ye love one another; as I have loved you, that ye also love one another.” — John 13:34. This, if strictly obeyed, would prevent all cause of grief and offense, either personally to brethren or publicly to the Church. It would prevent cold indifference to each other’s welfare, unfounded suspicions, causeless accusations, jealousies, animosities, bitterness, hatred, and strife, and cause each to love the other “with a pure heart fervently.”

Deuxième loi : pour l’offenseur ; la loi de la confession. « Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande » (Mt 5:23, 24). Cette loi oblige quiconque suppose qu’un frère a quelque chose contre lui à aller vers lui sans délai et à obtenir, si possible, une réconciliation. Et il doit le faire, que ce frère ait ou non, à son avis, une juste raison d’être offensé, qu’il lui ait ou non donné un sujet d’offense. Sachant qu’un frère a de la peine à cause de lui, il doit aller tenter une réconciliation. Et il ne doit pas supposer que son offrande sera agréable à Dieu tant qu’il n’est pas réconcilié avec l’homme.Second law: for the offender; the law of Confession. “If thou bring thy gift to the altar, and there rememberest that thy brother hath aught against thee, leave there thy gift before the altar, and go thy way; first be reconciled to thy brother, and then come and offer thy gift.” — Matt. 5:23, 24. This law makes it obligatory on every one who supposes that a brother has aught against him, to go to such an one without delay and secure, if possible, a reconciliation. And this he must do, whether there be, in his opinion, just cause or not for that brother to be offended; whether or not he has given occasion for offense. But knowing that a brother has grief on his account, he must go and attempt a reconciliation. Nor must he suppose that his gift will be acceptable to God, while he is unreconciled to man.

Troisième loi : pour l’offensé ; la loi du pardon. « Si ton frère a péché, reprends-le ; et, s’il se repent, pardonne-lui. Et s’il a péché contre toi sept fois dans un jour et que sept fois il revienne à toi, disant : Je me repens, tu lui pardonneras » (Lc 17:3, 4). Cette loi prescrit un pardon personnel perpétuel des torts ; des torts dont on s’est repenti et qu’on a confessés. Elle ne prescrit pas que le récidiviste soit tenu dans la même estime qu’auparavant, ce qui pourrait être impossible. Elle n’exige pas non plus qu’une Église s’abstienne d’exercer une discipline nécessaire et salutaire, ni qu’elle interrompe une procédure déjà commencée parce que la personne déclare se repentir. Dans certains cas, on peut le faire ; mais il arrive assez souvent que cela ne soit pas requis. Sous une autre forme, Jésus affirma la substance de cette loi lorsque, en réponse à la question de Pierre sur le nombre de fois qu’il devait pardonner à un frère, il répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois » (Mt 18:22). C’est-à-dire constamment. Mais cela ne se rapporte pas à l’action de l’Église.Third law: for the offended; the law of Forgiveness. “If thy brother trespass against thee, rebuke him; and if he repent forgive him. And if he trespass against thee seven times in a day and seven times in a day turn again to thee, saying, I repent, thou shalt forgive him.” — Luke 17:3, 4. This law enjoins a perpetual personal forgiveness of injuries; of injuries repented of and confessed. It does not enjoin that the often transgressor be held in the same esteem as before, for that might be impossible. Nor does it require that a Church should abstain from the exercise of a needed and healthful discipline, nor that it should discontinue a course already begun because the individual declares his repentance. In some cases this may be done; but instances not unfrequently occur when it is not required. In another form, the substance of this law was affirmed by Jesus, when, in answer to Peter’s question as to how often he should forgive a brother, He replied, “I say not unto thee until seven times, but until seventy times seven.” — Matt. 18:22. That is, constantly. But this has no reference to Church action.

Note 1. — Il est vrai que Jésus n’a pas proclamé ces statuts précisément pour l’occasion, ni précisément dans le rapport mutuel, où ils ont été placés ici ; mais ils couvrent tout le domaine des relations sociales chrétiennes, à l’intérieur ou hors des relations d’Église, et s’appliquent avec une justesse éminente aux relations qui peuvent mettre en jeu des questions de discipline.Note 1. — It is true that Jesus did not proclaim these statutes for just the occasion for which, nor in just the relation to each other, in which they have been placed here, but they cover all the ground of social Christian intercourse, whether in or out of Church relations, and apply with preeminent fitness to that intercourse which may involve matters of discipline.

Note 2. — Certains ont conclu à tort que, puisque notre Seigneur prescrit un pardon personnel perpétuel, toute discipline corrective dans l’Église est inutile, sinon déplacée. C’est faire violence au bon sens et à l’évidence des faits. Parce qu’un père est tenu de pardonner constamment à un enfant qui s’égare mais se repent, est-ce une raison pour abolir toute autorité familiale et pour ne pas demander compte à l’enfant fautif de ses offenses répétées ? Certainement pas.Note 2. — Some have mistakenly inferred that because perpetual personal forgiveness is enjoined by our Lord, therefore all corrective Church discipline is needless, if not out of place. This is doing violence to common sense and plain facts. Because a father is bound constantly to forgive an erring but penitent child, is that a reason why all family government should be abrogated, and the sinning child not be called to account for his repeated offenses? Certainly not.

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II. La portée de la disciplineII. The Scope of Discipline

Malheureusement, les offenses arrivent, et ces décrets royaux ne sont pas toujours strictement observés. Il faut donc bien comprendre la nature, la portée et le but de ces méthodes administratives.Unhappily, offenses do come, and these royal decrees are not always strictly observed. Hence the nature, scope and purpose of these administrative methods need to be well understood.

1. L’objet de la discipline. L’objet et le but de la discipline sont de prévenir, de réprimer ou d’ôter le mal qui peut exister, d’encourager et de protéger ce qui est droit et d’entretenir ce qui est bon, « pour l’édification du corps de Christ », afin qu’il soit « parfait dans l’amour » et sans reproche. Elle ne vise pas à satisfaire des préjugés personnels ni à atteindre des fins égoïstes, mais à ramener ceux qui s’égarent, à guider ceux qui s’écartent, et à assurer les meilleurs intérêts spirituels de chaque membre, ainsi que la pureté, le bon ordre et l’efficacité de tout le corps. Une Église est toujours plus estimée de ses propres membres, et plus respectée et honorée du monde, lorsqu’on y maintient un haut niveau de morale chrétienne et qu’on y exerce une vigilance jalouse sur la foi et la conduite de ses membres.1. The Object of Discipline. The object and purpose of discipline is to prevent, restrain, or remove the evil that may exist, to encourage and protect the right, and cherish the good, “for the edifying of the body of Christ,” that it may be “perfect in love,” and without reproach. It is not to gratify personal prejudice, or secure any selfish ends, but to reclaim the wandering, guide the wayward, and secure the best spiritual interests of each member, and the purity, good order, and efficiency of the entire body. That Church is always held in higher esteem by its own members, and more respected and honored by the world, where a high standard of Christian morals is maintained, and a jealous watch-care is exercised over the faith and conduct of its members.

2. L’esprit de la discipline. La justification et l’efficacité de la discipline dépendent pour beaucoup de l’esprit dans lequel elle est exercée. Elle ne doit pas être exercée dans un esprit d’arrogance, ni d’autoritarisme, ni de prétendue supériorité, encore moins de vengeance, mais de sollicitude fraternelle, de douceur et d’amour. Si l’on donne à l’offenseur l’impression qu’on est disposé à condamner et à punir, tout le but est manqué. La recommandation de Paul aux Galates était : « Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté » (Ga 6:1). Ce devrait être un guide perpétuel pour l’esprit des démarches chrétiennes auprès des disciples qui s’égarent, et cela mérite d’être inscrit en lettres d’or sur les murs de chaque Église, ou mieux encore, écrit par l’Esprit de Dieu dans chaque cœur chrétien. L’œuvre de restauration doit être accomplie, et non négligée ; mais elle doit l’être dans un esprit de douceur, avec le sentiment que l’on est soi-même sujet à l’erreur.2. The Spirit of Discipline. The justification and the effectiveness of discipline depend not a little on the spirit with which it is exercised. It must not be exercised in a spirit of arrogance, nor of dictation, nor of assumed superiority, much less of vindictiveness, but of fraternal solicitude, of gentleness and love. If the impression be given to the offender that there is a disposition to condemn and punish, the whole purpose is frustrated. Paul’s injunction to the Galatians was, “Brethren, if a man be overtaken in a fault, ye which are spiritual restore such a one in the spirit of meekness; considering thyself lest thou also be tempted.” — Gal. 6:1. This should be a perpetual guide to the temper of Christian labor with erring disciples, and is worthy to be inscribed in gold on the walls of every Church; or, better still, written by the Spirit of God on every Christian heart. The work of restoration is to be done, and not neglected; but it is to be done in a spirit of meekness, with a sense of one’s own liability to err.

3. Le droit de discipline. Que les Églises aient le droit d’exercer une surveillance vigilante sur leurs membres, de les reprendre quand ils s’égarent et de leur retirer la communion quand ils sont incorrigibles, c’est une nécessité qui découle de la constitution même de leur organisation. Le droit d’exercer la discipline est inhérent à la nature même du gouvernement, que le gouvernement soit entre les mains d’un seul, de quelques-uns ou du grand nombre. Ce droit a été reconnu par Christ et ses apôtres, et il a été exercé par les premières Églises. « Et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain » (Mt 18:17). « Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon les instructions que vous avez reçues de nous » (2 Th 3:6). « Éloigne de toi, après un premier et un second avertissement, celui qui provoque des divisions » (Tt 3:10).3. The Right of Discipline. That churches have a right to exercise a watchful supervision over their members, to reprove them when erring, and withdraw fellowship from them when incorrigible, is a necessity arising from the very constitution of their organization. The right to exercise discipline inheres in the very nature of government, whether the government be in the hands of one, the few, or the many. This right was recognized by Christ and His Apostles, and was exercised by the first churches. “But if he neglect to hear the Church, let him be unto thee as a heathen man, and a publican.” — Matt. 18:17. “Now we command you, brethren, in the name of our Lord Jesus Christ, that ye withdraw yourselves from every brother that walketh disorderly, and not after the tradition which he received of us.” — 2 Thess. 3:6. “A man that is a heretic after the first and second admonition, reject.” — Titus 3:10.

4. Le devoir de discipline. Non seulement une Église a le droit d’exercer la discipline, dans les formes plus douces de la démarche fraternelle, pour ôter les maux, mais, jusqu’à l’extrémité du retranchement, c’est le devoir impérieux de chaque Église d’exercer cette partie nécessaire et salutaire du gouvernement. Elle est infidèle à elle-même, à ses membres et à son Chef vivant, l’Église qui la néglige. Non qu’elle doive chercher l’occasion de trouver des fautes, ou de s’occuper des faibles et des égarés ; mais elle doit être fidèle à le faire lorsque l’occasion l’exige. « Si ton frère a péché, reprends-le ; et, s’il se repent, pardonne-lui » (Lc 17:3). « Ceux qui pèchent, reprends-les devant tous, afin que les autres aussi éprouvent de la crainte » (1 Tm 5:20). « C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux » (2 Co 6:17) ; car « si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Co 12:26). « Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l’enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d’eux » (Rm 16:17). « Ôtez le méchant du milieu de vous » (1 Co 5:13).4. The Duty of Discipline. Not only has a Church the right to exercise discipline, in the milder forms of fraternal labor, for the removal of evils, but to the extreme of excision it is the imperative duty of every Church to administer this needed and salutary part of government. That Church is unfaithful to itself, to its members and to its living Head, that neglects it. Not that it should seek opportunity to find faults, or to deal with the weak and the wandering, but it should be faithful to do this when occasion calls for it. “If thy brother trespass against thee, rebuke him; and if he repent, forgive him.” — Luke 17:3. “Them that sin rebuke before all, that others also may fear.” — 1 Tim. 5:20. “Wherefore come out from among them.” — 2 Cor. 6:17; because “Whether one member suffer, all the members suffer with it.” — 1 Cor. 12:26. “I beseech you, brethren, mark them which cause divisions and offenses contrary to the doctrine which ye have learned, and avoid them.” — Rom. 16:17. “Therefore put away from among yourselves that wicked person.” — 1 Cor. 5:13.

5. La limite de la discipline. L’exercice de la discipline est limité dans sa portée par les lois de Christ appliquées à la foi et à la morale chrétiennes, interprétées avec bonté et générosité, dans un esprit d’affection fraternelle, et pourtant avec fidélité à la pureté de la vérité et à l’honneur de l’Évangile. Il est aussi limité aux points de l’alliance que chaque membre a compris, en entrant dans l’Église, comme formant les règles et règlements du corps. Évidemment, on ne s’attendrait pas à ce que des affaires purement personnelles à l’individu, qui ne sont des violations d’aucune loi du Nouveau Testament, ni des transgressions de la morale chrétienne, ni des engagements de l’alliance, soient tenues pour des offenses appelant la discipline. Les droits personnels doivent être tenus pour sacrés, et l’on ne doit placer sur le cou des disciples aucun joug non autorisé ; aucun joug, sinon le sien. « Je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards, et de ce que vous retenez mes instructions telles que je vous les ai données » (1 Co 11:2).5. The Limit of Discipline. The exercise of discipline is limited in its range, by the laws of Christ as applied to Christian faith and morals, kindly and generously interpreted, in the spirit of fraternal affection, and yet with fidelity to the purity of truth, and the honor of the Gospel. Also it is limited to such matters of covenant agreement as were understood by each member on entering the Church, as forming the rules and regulations of the body. Evidently it would not be expected that such matters as were purely personal to the individual, not violations of any law of the New Testament, not transgressions of Christian morals, nor yet of covenant obligations, should be deemed offenses for which discipline should be invoked. Personal rights are to be held sacred, and no unauthorized yoke placed upon the necks of the disciples; no yoke but His. “Now I praise you, brethren, that ye remember me in all things, and keep the ordinances, as I delivered them to you.” — 1 Cor. 11:2.

6. Le résultat de la discipline. La discipline a un but positif et défini. Ce n’est pas une administration sans but et vagabonde. Son dessein est de guérir l’offense ou d’écarter l’offenseur ; la correction du mal ou l’expulsion de celui qui fait le mal ; du moins en ce qui concerne la discipline corrective. Dès que celui qui s’égare peut être amené à se détourner de sa mauvaise voie, en le reconnaissant et en promettant une meilleure conduite, les démarches auprès de lui doivent cesser, le résultat voulu ayant été atteint ; cela, dans tous les cas ordinaires. Quelques exceptions pourront être mentionnées plus loin. « S’il se repent, pardonne-lui » (Lc 17:3). « Et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain » (Mt 18:17). « Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain » (1 Co 5:7).6. The Result of Discipline. Discipline has a positive and definite purpose. It is not an aimless and vagrant administration. Its design is to heal the offense, or remove the offender; the correction of the evil, or the expulsion of the evil-doer; so far, at least, as corrective discipline is concerned. So soon as the erring one can be induced to turn from his evil way, making acknowledgment of it, with promise of a better course, the labor with him is to cease, the proper result having been attained; that is, in all ordinary cases. Some exceptions may be hereafter mentioned. “If he repent, forgive him.” — Luke 17:3. “If he neglect to hear the Church, let him be unto thee as a heathen man and a publican.” — Matt. 18:17. “Purge out, therefore, the old leaven, that ye may be a new lump, as ye are unleavened.” — 1 Cor. 5:7.

III. Au sujet des offensesIII. As to Offenses

On considère habituellement les offenses comme étant de deux sortes : privées et publiques, ou personnelles et générales. Ces termes ne définissent pas très exactement la distinction et n’indiquent pas la nature des offenses elles-mêmes. Ces catégories de maux ne sont pas non plus très clairement délimitées, puisqu’elles empiètent souvent l’une sur l’autre. Il y a d’autres termes qui exprimeraient peut-être plus exactement les deux catégories ; mais comme ceux-ci sont d’usage courant, on les conservera ici. On a déjà laissé entendre que, dans les relations sociales de la vie d’Église, il peut apparaître chez certains des particularités personnelles que d’autres trouvent désagréables, voire choquantes, mais qui ne peuvent en aucun sens relever de la discipline. Il faut les supporter avec patience, comme on supporte les désagréments dans la famille, et y remédier, si l’on y remédie, par l’influence formatrice de relations bienveillantes et cordiales. Tout travers de caractère ou de conduite ne doit pas être considéré comme une occasion de démarche disciplinaire. Il faut une grande sagesse et une grande discrétion pour juger à la fois quand une telle démarche doit être entreprise et comment elle doit être conduite.Offenses are usually considered as of two kinds, private and public; or personal and general. These terms do not very accurately define the distinction, or indicate the nature of the offenses themselves. Nor are these classes of evils very clearly defined, since they often run into each other. There are other terms which would perhaps more accurately express the two classes; but as these are in common use, they will be retained here. It has been already intimated, that in the social relations of Church life, personal peculiarities on the part of some may appear, which to others are unpleasant and even offensive, but which can in no sense be amenable to discipline. Such are to be endured with patience, as disagreeable things in the family are borne with, and remedied, if remedied at all, by the moulding influence of kind and genial intercourse. Not every infelicity of character or of conduct is to be regarded as an occasion for disciplinary labor. Great wisdom and discretion are needed in order to judge, both when such labor shall be attempted, and how it shall be directed.

Note 5. — Il y a dans la plupart des Églises certaines personnes qui ont un flair si aigu pour les défauts d’autrui, et un sens si sévère, presque impitoyable, de l’orthodoxie judiciaire en matière d’ordre, qu’elles trouvent toujours quelqu’un qui mérite d’être discipliné. Ces censeurs sévères de leurs frères ne semblent jamais si à l’aise que lorsqu’ils s’occupent activement de faire juger quelque offenseur. C’est alors qu’ils sont à leur meilleur. Ils sont probablement honnêtes et consciencieux, et ne cherchent qu’à garder la pureté et la bonne réputation de l’Église. Mais il faut les surveiller et les modérer. Non moins déplorable est l’influence de ceux qui s’opposent à toute action disciplinaire.Note 5. — There are in most churches certain persons with so keen a scent for defects in others, and with such a stern, almost relentless, sense of judicial orthodoxy in matters of order, that they are always finding somebody who deserves to be disciplined. These severe censors of their brethren never seem so much at home as when actively engaged in bringing to justice some offender. Then they appear at their best. They are probably honest and conscientious, and mean only to guard the purity and good name of the Church. But they need watching and moderating. Not less deplorable is the influence of those who are opposed to all disciplinary action.

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IV. Les offenses privéesIV. Private Offenses

Une offense privée se rapporte aux relations personnelles entre des membres. Ce n’est peut-être pas un acte qui scandalise le nom chrétien ou qui nuit à l’Église en tant que corps, mais un tort fait, ou que l’on prétend avoir été fait, par un membre à un autre, intentionnellement ou non, par lequel ses sentiments sont blessés ou par lequel il croit, d’une manière ou d’une autre, avoir été lésé dans sa personne, sa réputation ou ses biens. L’offense est donc personnelle, et l’affaire ne regarde que ces deux membres. Sauf que, lorsqu’elle vient à être connue, d’autres peuvent s’y intéresser ou en être affectés. Tant que de telles difficultés sont traitées comme personnelles et restent privées, c’est-à-dire entre les parties elles-mêmes, sans être rendues publiques ni portées à la connaissance de l’Église, on les compte parmi les offenses privées ; mais lorsque, dans un cas quelconque, elles ne peuvent être réglées en privé et sont renvoyées à l’Église pour être jugées, elles deviennent alors des offenses publiques.A private offense has reference to the personal relations of individual members. It may not be an act which scandalizes the Christian name, or injures the Church as a body; but an injury done — or claimed to have been done — by one member to another, intentionally or unintentionally, by which his feelings are pained or in some way he believes himself to have been wronged in person, reputation, or estate. The offense is therefore personal, and the matter rests between those two members alone. Except that, when it becomes known, others may become interested in it or affected by it. So long as such matters of difficulty are treated as personal and kept private — that is between the parties themselves concerned, and are not made public, or brought to the notice of the Church, they are reckoned as private offenses; but when, in any case, they cannot be settled privately, they are referred to the Church to be adjudicated, then they become public offenses.

V. Leur traitementV. Their Treatment

La procédure à suivre dans tous les cas d’offenses privées est celle que notre Sauveur a prescrite et qui se trouve en Matthieu 18:15-17. La procédure qui y est prescrite doit être suivie ; et tout écart par rapport à cette règle est lui-même une offense qui mérite qu’on s’y arrête. De plus, tout écart modifierait l’action que l’Église pourrait entreprendre par la suite si l’affaire lui était soumise. Cette procédure comprend trois étapes, et les résultats finaux.The course of treatment in all cases of private offenses is the one prescribed by our Saviour, and to be found in Matthew 18:15-17. The course there prescribed is to be followed; and any departure from that rule is itself an offense deserving notice. Also any deviation from it would modify subsequent action which the Church might take if appealed to in the case. This course consists of three steps, and the final results.

Première étape. Celui qui se considère lésé doit aller trouver l’offenseur, lui dire le sujet de sa peine et, entre eux seuls, régler l’affaire si possible et résoudre la difficulté. « Si ton frère a péché contre toi, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. »First step. The one who considers himself injured must go to the offender, tell him his cause of grief, and between themselves alone adjust the matter, if possible, and settle the difficulty. “If thy brother shall trespass against thee, go and tell him his fault between thee and him alone; if he shall hear thee, thou hast gained thy brother.”

Note 7. — C’est ainsi une obligation pour celui qui est lésé ou offensé d’aller vers l’offenseur, et non l’inverse. C’est là une sage disposition, car, bien que l’offenseur soit tenu par toutes les considérations de justice d’aller vers le frère offensé et de confesser son péché, il se peut qu’il ne se rende pas compte du mal qu’il a fait, ou qu’il soit si pervers et si malveillant qu’il refuse de rendre justice à un frère lésé. Mais l’offensé, n’ayant lui-même fait aucun tort, irait vraisemblablement dans un esprit bienveillant et disposé à pardonner, prêt à « gagner un frère ». De plus, le fait de prendre lui-même l’initiative modérerait vraisemblablement l’irritation qu’il pourrait ressentir sous le sentiment du tort subi.Note 7. — It is thus made obligatory on the injured or offended one, to go to the offender, and not the reverse. This is wisely ordained, since, although the offender is bound by every consideration of justice to go to the offended brother, and confess his sin, yet possibly he may not be aware of the evil he has done, or he may be so perverse and evil-minded as to be unwilling to do justice to an injured brother. But the offended one, having done no wrong himself, would be likely to go in a kindly and forgiving temper of mind, prepared to “gain a brother.” Moreover, for him to take the initiative in the movement would be likely to moderate any exasperation he might feel under a sense of wrong suffered.

Note 8. — Cette règle exige que l’entretien ait lieu entre eux seuls. Aucune autre personne ne doit être présente, ni pour aider, ni pour gêner, ni pour répandre la connaissance du différend. Aucune crainte ni aucune fausse délicatesse ne doit l’empêcher de dire à l’offenseur sa faute. Il doit la lui dire à lui, mais à personne d’autre, jusqu’à ce que cette étape ait échoué à produire une réconciliation. Il ne doit pas la lui dire en présence d’une tierce personne ; et il ne doit pas prétendre que, l’autre étant l’offenseur, c’est à celui-ci de faire le premier pas. Et son but doit être de « gagner son frère », non de l’humilier, de l’accuser ou de le condamner.Note 8. — This rule requires that the interview should be between themselves alone. No other persons should be present, either to help or to hinder, or to spread abroad the knowledge of the trouble. No fear or false delicacy must prevent his telling the offender his fault. He must tell it to him, but to no one else, till this step has failed to effect a reconciliation. He must not tell it in the presence of a third person; nor must he plead that because the other is the offender, therefore the first step must be taken by him. And his object must be to “gain his brother,” not to humiliate, accuse, or condemn him.

Deuxième étape. Si l’étape précédente n’aboutit pas, l’offensé doit alors prendre avec lui un ou deux des frères. Qu’il cherche un nouvel entretien avec l’offenseur en leur présence et, avec l’aide de leur sagesse et de leur piété réunies, qu’il espère réussir là où il avait échoué seul. Il ne doit pas abandonner l’effort après l’échec de la première étape, ni rejeter sur l’offenseur la responsabilité de toute démarche ultérieure. « Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. »Second step. If the previous step shall fail of success, then the offended one must take one or two of the brethren with him. Seek another interview with the offender in their presence, and with the aid of their united wisdom and piety hope to succeed where he himself alone had failed. He is not to abandon the effort with the failure of the first step, nor throw the responsibility of further effort on the offender. “But if he will not hear thee, then take with thee one or two more, that in the mouth of two or three witnesses every word may be established.”

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Note 10. — Le but d’emmener « une ou deux personnes » est surtout que l’Église, si l’affaire vient devant elle, ait des témoins et ne dépende pas du plaignant, dont le témoignage serait très probablement contredit par l’accusé. Ils pourraient témoigner de l’humeur et de l’esprit des deux, et des faits, dans la mesure où ils ont été établis. De plus, ils pourraient servir de médiateurs entre les parties et peut-être aider à un règlement amiable du différend, sans recours à l’Église.Note 10. — The object of taking the “one or two more,” is chiefly that the Church, should the matter come before them, may have witnesses, and not depend on the complainant, whose testimony very likely would be contradicted by the defendant. They could witness to the temper and spirit of the two, and to the facts, so far as ascertained. Moreover, they could act as mediators between the parties, and possibly aid in a friendly adjustment of the trouble, without an appeal to the Church.

Troisième étape. Si la deuxième tentative échoue de la même manière et qu’aucune réconciliation n’est obtenue, l’offensé doit alors dire toute l’affaire à l’Église et la laisser entre ses mains pour qu’elle en dispose comme elle le jugera bon. Ses efforts personnels ont échoué ; son effort, avec un ou deux témoins et aides, n’a pas abouti ; il ne lui reste qu’un seul recours : l’Église. Et c’est le dernier. « S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église. »Third step. Should the second attempt be in like manner unsuccessful, and no reconciliation be effected, then the offended one must tell the whole matter to the Church, and leave it in their hands to be disposed of, as they shall judge best. His personal efforts failed; his effort, with one or two for witnesses and helpers, was unsuccessful; he has but one other appeal; that is to the Church. And this is ultimate. “And if he shall neglect to hear them, tell it unto the Church.”

Note 11. — Arrivé à ce point, on ne doit pas abandonner l’effort pour gagner un frère et ôter une offense. Le frère offensé ne doit pas dire qu’il est suffisamment justifié par le témoignage des « une ou deux personnes » et qu’il laissera tomber l’affaire. Le but n’est pas encore atteint. Il n’est salutaire ni pour l’un ni pour l’autre des frères, ni pour le corps, de la laisser inachevée. L’Église est l’arbitre final, et il faut faire appel à sa décision. L’affaire n’est plus une bagatelle maintenant, même si elle l’était au début ; que la voix de l’Église se fasse entendre.Note 11. — Having gone so far, the effort to gain a brother and to remove an offense is not to be abandoned. The offended brother is not to say he is sufficiently vindicated by the witness of the “one or two more,” and he will drop the matter. The end is not yet gained. The influence is not salutary on either of the brethren nor on the body, to leave it incomplete. The Church is the final arbiter, and its decision is to be invoked. The matter is not a trifle now, even if it were such at the first; let the voice of the Church be heard.

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Le résultat. L’Église doit prononcer la sentence finale, après avoir entendu complètement et équitablement toute l’affaire. Il n’y a pas de tribunal plus élevé ni d’autre appel. Le grand Chef de l’Église a indiqué quelle doit être cette décision, si l’offenseur reste insensible et incorrigible. Le but, d’un bout à l’autre, est de « gagner un frère ». Si l’on n’y parvient pas, il ne doit plus être un frère. Puisqu’il ne veut pas montrer l’esprit d’un frère ni agir en frère, il doit être retiré de la communion de la fraternité. « Et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain. »The result. The Church is to pass the final sentence, after a full and fair hearing of the whole case. There is no higher tribunal, and no further appeal. The great Head of the Church has directed what that decision shall be, if the offender be still unmoved and incorrigible. The object all the way through is to “gain a brother.” Failing in this he is to be no longer a brother. As he will not show a brother’s spirit, and will not act a brother’s part, he is to be removed from the fellowship of the brotherhood. “And if he neglect to hear the Church, let him be unto thee as a heathen man and a publican.”

Note 13. — Que l’on garde à l’esprit que le simple refus d’écouter le plaignant porte l’affaire devant les « une ou deux personnes », et que le refus d’écouter les « une ou deux personnes » porte l’affaire devant l’Église ; et que le refus d’« écouter l’Église » aboutit à l’exclusion. Aucune conduite offensante, aucune autre insubordination à l’autorité, aucun esprit vindicatif de la part de l’accusé n’est nécessaire pour entraîner cette sentence finale, mais simplement un « refus d’écouter ». Cela devient un refus de se soumettre à l’autorité légitimement constituée, ainsi qu’une violation des engagements de l’alliance volontairement acceptés lors de l’admission dans sa communion.Note 13. — Let it be borne in mind that the mere neglect to hear the complainant, brings it before the “one or two more,” and a neglect to hear the “one or two more,” brings the matter before the Church; and a neglect to “hear the Church” ends in exclusion. No offensive deportment, no other insubordination to authority, no vindictive spirit on the part of the accused, is necessary to secure this final sentence, but simply a “neglect to hear.” That becomes a refusal to submit to lawfully constituted authority, as well as a violation of voluntarily accepted covenant obligations when admitted to its fellowship.

Note 14. — Nous avons, dans ces paroles de notre Seigneur, seule occasion et seul endroit où il est rapporté qu’il ait parlé de l’action de l’Église, une reconnaissance claire et explicite de l’autorité et de l’indépendance de l’Église locale. L’affaire ne devait être portée devant aucun prêtre ni hiérarque, aucun évêque ni presbytère, aucun conseil, aucune conférence ni aucun autre corps représentatif, mais devant « l’Église », dont la décision devait être définitive en la matière.Note 14. — We have, in this language of our Lord, the only time and place where He is recorded to have spoken of Church action, a clear and explicit recognition of the authority and independency of the local Church. The case was not to be appealed to any priest or hierarch, to any bishop or presbytery, to any council or conference or any other representative body; but to “the Church,” whose decree was to be final in the case.

Remarquez. Il faut graver solennellement dans l’esprit des pasteurs, des diacres et de tous les membres de chaque Église que la procédure ci-dessus pour le traitement des difficultés personnelles dans les relations d’Église a été prescrite par Christ comme une loi positive pour ses Églises, toujours et partout ; qu’elle demeure revêtue de toutes les sanctions de l’autorité divine ; et qu’elle ne peut être abolie ni abandonnée impunément. Si chaque Église exigeait qu’on s’y conforme strictement et invariablement, cela réduirait grandement le nombre des difficultés personnelles et rendrait moins nuisibles celles qui sont inévitables. C’est en grande partie aux pasteurs, comme docteurs et conducteurs des Églises, qu’incombe la responsabilité de veiller à ce que ces dispositions positives, sages et salutaires soient observées.Observe. It should be solemnly impressed on the minds of pastors, deacons, and every member of every Church that the preceding course for the treatment of personal difficulties in Church relations was prescribed by Christ as a positive law for His churches, always and everywhere; and that it abides invested with all the sanctions of divine authority; that it cannot be abrogated, nor departed from with impunity. If every Church would require a strict and invariable compliance with its requirements, it would greatly lessen the number of personal difficulties, and make less harmful those which are inevitable. On pastors, as the teachers and leaders of the churches, largely rests the responsibility of seeing that these positive, wise, and salutary provisions are complied with.

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Note 16. — Bien que la loi divine exige que l’offensé aille d’abord trouver l’offenseur, quiconque sait le moindrement qu’il a peiné ou offensé quelqu’un doit sans délai aller trouver la personne lésée et, par les efforts qu’il peut faire, explications et aveux, ôter si possible la cause de la peine. Qu’il se réconcilie d’abord avec son frère, puis qu’il présente son offrande. Même s’il soutient qu’il n’a fait aucun tort à son frère, si ce frère croit le contraire, qu’il s’efforce d’effacer, si possible, une telle impression.Note 16. — Although the divine law requires that the offended shall first seek the offender, yet any one who is at all aware that he has grieved or offended another, should without delay seek the aggrieved, and by such efforts as he may be able to make — explanations and acknowledgments — remove, if possible, the cause of grief. Let him first be reconciled to his brother, then offer his gift. Even though he may claim that he has not injured his brother, yet if that brother believes he has, let him be sure to remove, if possible, such an impression.

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Note 23. — Rien ne peut être proprement considéré comme une cause raisonnable d’offense ou un juste motif de discipline, sinon ce qui est manifestement contraire aux Écritures. Les membres peuvent voir chez d’autres bien des choses qui leur déplaisent, des particularités personnelles peut-être choquantes, mais qui ne peuvent être justement considérées comme des sujets de plainte ou de censure ecclésiastique. Ce sont des questions de patience chrétienne, qu’il faut supporter si on ne peut les corriger autrement.Note 23. — Nothing can properly be considered a reasonable cause of offense or just ground for discipline, but what is manifestly contrary to the Scriptures. Members may see many things in others which they dislike — personal idiosyncrasies perhaps offensive, but which cannot be justly considered subjects for complaint, or ecclesiastical censure. They are matters for Christian forbearance, to be endured, if they cannot be corrected in some other way.

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VI. Les offenses publiquesVI. Public Offenses

Une offense publique est celle que l’on considère comme une atteinte à la morale chrétienne, ou comme une violation de la foi ou du devoir de l’alliance. Ce n’est pas un acte offensant commis contre un individu, dont cet individu pourrait se plaindre. C’est un tort fait à la cause de la piété, un scandale pour le nom et la profession chrétiens. Dans un tel cas, aucun membre n’est plus concerné ni plus lésé qu’un autre. Le corps tout entier est également concerné et également responsable. Et si les « démarches privées » entreprises par un membre dans un tel cas seraient appropriées et pourraient être efficaces, elles n’obligent cependant personne plus qu’un autre. Et comme il existe une répugnance naturelle à les entreprendre, cet effort personnel n’est habituellement pas fait, et il appartient à l’Église, ou à ses membres officiels, de prendre l’affaire en main. Par exemple, s’il est rapporté de façon digne de foi qu’un membre s’adonne à l’intempérance, au blasphème ou à la malhonnêteté, ou qu’il s’est écarté de la foi, ou qu’il a violé l’ordre de l’Église sur quelque point grave, ce sont là des offenses générales ou publiques, puisqu’elles ne sont en aucun sens personnelles ou privées, ni par la manière dont elles sont commises ni par leur portée.A public offense is one claimed to be a breach of Christian morals, or a violation of covenant faith or duty. It is not an offensive act committed against an individual, of which that individual might complain. It is an injury to the cause of piety, a scandal to the Christian name and profession. In such a case, one member is no more interested in or wronged by it than another. The whole body is equally concerned and equally responsible. And while the “steps of private labor” taken by any member in such a case would be appropriate, and might be effective, yet it is obligatory on no one more than another to take them. And since there is a natural indisposition to do it, such personal effort usually goes undone, and it is left to the Church, or its official members, to move in the matter. For instance, if it be credibly reported that a member is addicted to intemperance, or profanity, or dishonesty, or if he have departed from the faith, or violated the order of the Church in some grave matter, these are considered general, or public offenses, since in no sense are they personal or private in their commission or bearing.

VII. Leur natureVII. Their Character

Il serait impossible de chercher à énumérer toutes les occasions où des démarches pourraient être nécessaires dans ce domaine de la conduite chrétienne irrégulière. L’Église doit juger chaque cas selon ses mérites et décider si la discipline est nécessaire et, dans l’affirmative, dans quelle mesure. Mais dans les épîtres, non seulement une surveillance disciplinaire vigilante de l’Église est prescrite, mais diverses occasions d’exercer la discipline sont précisées. On peut mentionner ici les suivantes comme les principales :It would be impracticable to attempt to specify all possible occasions when labor might be called for in this line of irregular Christian conduct. The Church must judge each individual case on its merits, and decide whether discipline be needed, and if so, to what extent. But in the Epistolary writings we have not only a watchful disciplinary supervision of the Church enjoined, but various occasions for the exercise of discipline specified. The following may here be mentioned as prominent:

1. La fausse doctrine. Soutenir et enseigner des doctrines fondamentalement fausses, contraires à la loi de Dieu telle que le corps la comprend, et subversives de la foi qu’il a reçue. « Si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Ga 1:9). « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! » (2 Jn 10).1. False Doctrine. Holding and teaching doctrines fundamentally false, contrary to the law of God, as understood by the body, and subversive of their accepted faith. “If any man preach any other Gospel unto you, than that ye have received, let him be anathema.” — Gal. 1:9. “If there come any unto you, and bring not this doctrine, receive him not into your house, neither bid him God speed.” — 2 John 10.

2. Le mépris de l’autorité. Lorsqu’un membre refuse de se soumettre à ce que l’Église requiert, et devient ainsi insoumis à l’autorité légitimement constituée. « Et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain » (Mt 18:17). « Nous vous en prions aussi, frères, avertissez ceux qui vivent dans le désordre » (1 Th 5:14).2. Disregard of Authority. When a member refuses to submit to the requirements of the Church, and thus becomes insubordinate to lawfully constituted authority. “But if he neglect to hear the Church, let him be unto thee as a heathen man, and a publican.” — Matt. 18:17. “Now we exhort you, brethren, warn them that are unruly.” — 1 Thess. 5:14.

3. La querelle et la discorde. Lorsqu’un membre est factieux, fomente des discordes, suscite des querelles et se fait chef de parti, troublant ou détruisant la paix et l’harmonie du corps. « Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l’enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d’eux » (Rm 16:17). « Si quelqu’un se plaît à contester, nous n’avons pas cette habitude, non plus que les Églises de Dieu » (1 Co 11:16).3. Contention and Strife. Where a member is factious, foments discords, stirs up strife and becomes a leader of party, disturbing or destroying the peace and harmony of the body. “I beseech you, brethren, mark them which cause divisions and offenses contrary to the doctrines which ye have learned, and avoid them.” — Rom. 16:17. “But if any man seem to be contentious, we have no such custom, neither the churches of God.” — 1 Cor. 11:16.

4. La conduite immorale. Elle a une large portée et comprend bien des cas particuliers : les actes et pratiques incompatibles avec l’honneur, la droiture et la pureté que l’Évangile enseigne et exige. Elle repose sur ce principe que l’Église chrétienne doit avoir une norme de vertu morale plus élevée que celle que le monde juge essentielle. Sinon, comment pourrait-elle être la lumière du monde et le sel de la terre ? « Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir de relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme » (1 Co 5:11).4. Immoral Conduct. This takes a wide range and embraces many particulars. Such acts and practices as are inconsistent with the honor, rectitude and purity which the Gospel inculcates and requires. It is on the theory that the Christian Church must have a higher standard of moral virtue than the world holds essential. Otherwise how can it be the light of the world and the salt of the earth? “But now I have written unto you, not to keep company, if any man that is called a brother be a fornicator, or covetous, or an idolater, or a railer, or a drunkard, or an extortioner, with such a one, no, not to eat.” — 1 Cor. 5:11.

5. La conduite désordonnée. Une manière d’agir et un genre de vie qui jettent le discrédit sur la profession chrétienne et deviennent subversifs de la foi établie et du bon ordre de l’Église. Cela n’implique pas nécessairement une conduite immorale. « Éloignez-vous de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon les instructions que vous avez reçues de nous » (2 Th 3:6). « Nous apprenons qu’il y en a parmi vous quelques-uns qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent pas » (2 Th 3:11).5. Disorderly Walk. Such a course of conduct and habit of life as brings the Christian profession into disrepute, and becomes subversive of the established faith and good order of the Church. It does not necessarily imply immorality of conduct. “Withdraw yourselves from every brother that walketh disorderly, and not after the tradition which he received of us.” — 2 Thess. 3:6. “There are some which walk among you disorderly, working not at all.” — 2 Thess. 3:11.

6. L’esprit de cupidité. Les cas où des membres refusent de contribuer de leurs biens, selon leurs moyens évidents, à l’entretien de l’Évangile ou à d’autres œuvres chrétiennes, rejetant sur d’autres de lourds fardeaux dont ils refusent de porter leur part. Car, si l’Église ne peut contraindre à la libéralité ni dicter à ses membres ce qu’ils doivent donner, mais laisse toutes les offrandes à la libre volonté de chacun, la libéralité est néanmoins requise, et quiconque refuse de partager également la responsabilité tout en jouissant également des bienfaits s’expose au blâme et à la discipline. « Car, sachez-le bien, aucun impudique, ou impur, ou cupide, c’est-à-dire idolâtre, n’a d’héritage dans le royaume de Christ » (Ép 5:5). « Si quelqu’un, se nommant frère, est cupide, ne mangez pas même avec un tel homme » (1 Co 5:11).6. A Covetous Spirit. Cases where members will not contribute of their means, according to their evident ability for the support of the gospel, or for other Christian work; throwing heavy burdens on others, of which they refuse to bear their proportion. For while the Church cannot compel liberality, nor dictate what its members shall give, but leaves all offerings to be free-will, yet liberality is required, and any one who refuses to share an equality of responsibility while enjoying an equality of benefits, exposes himself to reproof and discipline. “For this ye know, that no covetous man, who is an idolater, hath any inheritance in the kingdom of Christ.” — Eph. 5:5. “If any man that is called a brother, be covetous, with such a one no, not to eat.” — 1 Cor. 5:11.

7. La conduite arrogante. Lorsqu’un membre, dans un esprit d’arrogance et d’orgueil, s’arroge l’autorité, affecte la supériorité et prétend dominer et gouverner l’Église. « J’ai écrit quelques mots à l’Église ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. C’est pourquoi, si je vais vous voir, je rappellerai les actes qu’il commet » (3 Jn 9, 10).7. Arrogant Deportment. When a member, in a spirit of arrogance and pride, assumes authority, and affects superiority, undertaking to domineer and rule the Church. “I wrote unto the Church, but Diotrephes, who loveth to have the preeminence among them, receiveth us not; wherefore, if I come, I will remember his deeds.” — 3 John 9, 10.

8. Les procès. Le fait d’aller en justice contre des frères « devant les infidèles », et de poursuivre des membres de la même Église devant les tribunaux civils, au lieu de recourir à un arbitrage privé et pacifique « devant les saints ». L’apôtre l’a sévèrement blâmé, et cela mérite d’être un motif de discipline dans toute Église où cela se produit. « Je le dis à votre honte : un frère plaide contre un frère, et cela devant des infidèles ! C’est déjà certes un défaut chez vous que d’avoir des procès les uns avec les autres. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt quelque injustice ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller ? » (1 Co 6:5-7).8. Going to Law. The going to law with brethren “before unbelievers,” and the prosecution of fellow-members at civil tribunals, instead of private and peaceable arbitration “before the saints.” This was severely censured by the Apostle, and deserves to be made a cause of discipline in every Church where it takes place. “I speak to your shame; brother goeth to law with brother, and that before the unbelievers. Now, therefore there is utterly a fault among you, because ye go to law with one another. Why do ye not rather take wrong? Why do ye not rather be defrauded?” — 1 Cor. 6:5-7.

Note 1. — Remarquez : là où, dans ces citations des épîtres, il est enjoint aux Églises de « ne pas manger » avec ceux qui vivent dans le désordre et avec les méchants, le sens évident est de ne pas manger avec eux dans la célébration de la cène, de ne pas communier avec eux. Et lorsqu’il est dit : « éloignez-vous de tels hommes », il s’agit évidemment de la communion de l’Église, et non des relations sociales.Note 1. — Observe: where in these Epistolary citations, the churches are enjoined, with disorderly walkers, and evil persons, “not to eat,” the evident meaning is not to eat with them in the celebration of the Supper. Not to commune with them. And when it is said, “from such withdraw yourselves,” reference is evidently had to Church fellowship, and not to social intercourse.

Note 2. — L’apôtre n’entendait manifestement pas donner une liste des offenses passibles de discipline, et celles qui sont citées ci-dessus ne sont que des cas fortuits survenus dans les Églises, au sujet desquels il eut l’occasion de donner des instructions. Mais elles montrent de façon concluante deux choses. Premièrement : que la pureté de la foi et de la doctrine, ainsi que la vertu et le bon ordre dans la conduite des affaires de l’Église, étaient des choses importantes qu’elles devaient comprendre. Deuxièmement : que chaque Église devait être tenue pour responsable d’une administration fidèle et zélée de son gouvernement, afin de rester fidèle à la loi et au royaume de Christ.Note 2. — The Apostle manifestly did not purpose to give a list of disciplinable offenses, and those cited above are only such incidental cases as occurred in the churches, with respect to which he had occasion to give instruction. But they show conclusively two things. First: that purity of faith and doctrine, and virtue and good order in the management of Church affairs, were matters of importance, which they needed to understand. Second: that each Church was to be held responsible for a faithful and earnest administration of its government, so as to keep itself true to the law and the kingdom of Christ.

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VIII. Leur traitementVIII. Their Treatment

Dans le traitement des offenses publiques, la marche à suivre pour les démarches et la discipline serait en substance la suivante. Il faut cependant garder à l’esprit que divers cas présentent des traits particuliers et demandent des traitements particuliers. Le traitement d’un cas variera donc quelque peu selon les circonstances. Ceux qui en ont la direction doivent bien connaître les principes généraux qui s’appliquent ; si l’on peut en outre donner quelques repères, des hommes sages et prudents ne s’égareront guère dans leurs dispositions.In the treatment of public offenses, the proper course of labor and discipline would be substantially as follows: It must, however, be borne in mind that various cases have some peculiar features, and require peculiar treatments. The treatment of the case will therefore vary somewhat with the circumstances. Those who have the direction of them must be familiar with the general principles which apply; if beyond these some way-marks can be given, wise and prudent men need not go far astray in their arrangements.

1. Le premier membre qui a connaissance de l’offense doit, comme dans les cas privés, aller trouver l’offenseur et, si possible, ôter la difficulté. Il est vrai qu’il n’est pas particulièrement obligé de le faire du simple fait qu’il a été le premier à apprendre la chose. Mais s’il peut détourner un frère de sa mauvaise voie et ôter un opprobre de l’Église, ce serait une œuvre de foi et un travail d’amour dont tout chrétien pourrait se sentir grandement satisfait. Cette démarche personnelle doit être entreprise parce que chaque membre du corps souffre de tout tort fait au corps, et parce que de tels efforts personnels sont souvent les plus efficaces. S’il y avait beaucoup d’efforts individuels, de la part de nombreux membres en même temps, visant le même but, ils seraient d’autant plus efficaces.1. The first member who has knowledge of the offense should, the same as in private cases, seek the offender, and, if possible, remove the difficulty. True, he is under no special obligation to do this simply because he chanced to be the first to learn the fact. But if he can win a brother from his evil way, and remove a reproach from the Church, such would be a work of faith and a labor of love, with which any Christian might feel greatly satisfied. This personal labor should be undertaken because each member of the body suffers in any wrong inflicted on the body, and because such personal efforts are often the most effectual. Should there be many individual efforts, by many members at the same time, aiming at the same end, so much the more effectual would it be.

2. Mais si personne ne peut ou ne veut suivre cette voie de démarche personnelle et privée, ou si elle se révèle infructueuse, alors celui qui a connaissance de l’affaire doit consulter le pasteur et les diacres, ou, s’il existe, comme dans certaines Églises, un comité de vigilance à cette fin, lui en référer, et laisser à leur jugement la décision sur la suite à donner. S’ils ne veulent pas s’occuper de l’affaire, ce frère pourrait la soulever à la prochaine réunion administrative de l’Église. Mais même alors, il serait bon de ne donner ni noms ni faits, mais de dire qu’un cas mérite attention et de demander la nomination d’un comité auquel les faits seraient soumis. Tous ces cas doivent être tenus hors de l’Église et traités en privé tant qu’il paraît y avoir espoir d’un règlement efficace par ce moyen.2. But if no one can or will pursue this course of personal private labor, or if such a course should prove unsuccessful, then should the one who has knowledge of it consult the pastor and deacons — or if, as in some churches, there be a prudential committee for such purposes, refer it to them — and leave it to their judgment as to what further course should be taken. If they will not notice the matter, this brother could bring it up at the next business Church meeting. But even then it would be well not to give names and facts, but say a case deserved attention, and ask that a committee be appointed, to which facts would be referred. All such cases should be kept out of the Church, and managed privately, so long as there seems hope of an effectual settlement by that means.

3. L’Église, ayant formellement connaissance de l’affaire, pourrait, comme « première étape » la plus bienveillante et la plus fraternelle de sa démarche, lui rendre visite, entendre ses explications et ses excuses, et s’enquérir de ses intentions. Elle pourrait d’ailleurs, sans dépasser les limites de la bienséance, le citer aussitôt devant le corps pour qu’il réponde lui-même, réfute les accusations ou présente sa défense. Mais cette manière de faire, au début, paraît un peu plus judiciaire et plus dure que la visite d’un comité, et un frère « égaré » pourrait ne pas l’accepter très facilement. Mais l’affaire doit finalement venir devant l’Église, où l’offenseur connaîtra les accusations, entendra les témoins et pourra répondre lui-même.3. The Church, having formal knowledge of the matter, would, perhaps, as the most kindly fraternal “first step” in their movement, visit him, hear his explanation and excuse, and ascertain his purpose in the case. They might, indeed, without transcending the limits of propriety, at once cite him before the body to answer for himself, disprove the charges; or make his defense. But this course at the beginning seems a little more judicial and harsh than the visit of a committee, and a brother “out of the way” might not accept it too readily. But the case should ultimately come before the Church, where the offender shall know the charges, hear the witnesses, and be allowed to answer for himself.

4. Si un comité intervient dans l’affaire, il doit agir au nom de l’Église et avec son autorité ; mais il doit y aller dans un esprit de douceur et d’amour, avec avant tout le désir de gagner un frère. Si l’offenseur refuse de comparaître devant l’Église, il défie par ce refus son autorité, et le corps doit décider combien de temps il supportera son insoumission. S’il est dans une situation qui l’empêche de comparaître devant elle, elle doit s’en remettre au rapport d’un comité et agir selon son meilleur jugement en la matière.4. If a committee act in the case, they should act in the name of the Church, and with their authority; but they should go in the spirit of meekness and love, with the desire uppermost to win a brother. If the offender will not appear before the Church, by that refusal he sets its authority at defiance, and the body must decide how long they will bear with his insubordination. If he be so situated that he cannot appear before them, they must depend on the report of a committee, and act according to their best judgment in the matter.

5. Si, dans un cas de discipline quelconque et à un stade quelconque de la procédure, le frère accusé réfute les accusations, ou, dans tout cas ordinaire, s’il les reconnaît, confesse son tort, fait les aveux et la réparation convenables, autant que possible, avec la promesse de s’amender, cela doit être jugé suffisant, et l’affaire doit être classée. La pureté de l’Église est justifiée, son autorité est maintenue, et un frère égaré est ramené à Christ et à la communion de son peuple.5. If, in any case of discipline, and at any stage of the proceedings, the accused brother disproves the charges, or, in any ordinary case, if he admits them, confesses the wrong, makes suitable acknowledgment and reparation, so far as possible, together with promise of amendment, this should be deemed sufficient, and the case be dismissed. The purity of the Church is vindicated, its authority sustained, and an erring brother is won back to Christ, and to the fellowship of His people.

6. Mais si, après une démarche patiente, réfléchie et accompagnée de prière, tous les efforts échouent à ramener l’offenseur, alors, si douloureuse que soit la nécessité, l’Église doit lui retirer sa communion. Il a refusé de l’écouter, et il doit être ôté. Avec un tel homme, « ne mangez pas même ». Mieux vaut perdre beaucoup de membres que de laisser le gouvernement et le bon ordre de l’Église être renversés et foulés aux pieds, et sa bonne réputation devenir un objet de risée. Lorsqu’une procédure de discipline a été engagée, elle doit être menée jusqu’à ce que l’offenseur soit ramené ou exclu.6. But if, after patient, deliberate and prayerful labor, all efforts fail to reclaim the offender, then, however painful the necessity, they must withdraw from him their fellowship. He has refused to hear them, and must be put away. With such a one, “no, not to eat.” Better to lose many members than that the government and good order of the Church should be prostrated and trampled on and its good name become a by-word. When a course of discipline has been inaugurated, it must be carried on till the offender is reclaimed, or excluded.

Note 4. — Quiconque est jugé par une Église doit recevoir toutes les possibilités, quant au moment, au lieu et aux circonstances, de se justifier. La justice même de la maison de Christ doit pencher vers la miséricorde. Il doit être manifeste que le but n’est pas de punir, mais de ramener.Note 4. — Any one tried by a Church should be allowed every opportunity, both as to time, place and circumstance, to vindicate himself. The very justice of Christ’s house should incline to mercy. It should be made manifest that the object is not to punish, but to reclaim.

Note 5. — Toute personne ainsi jugée a le droit de demander et de recevoir copie de toutes les accusations portées contre elle, ainsi que les noms des accusateurs et des témoins, avec le privilège de les rencontrer face à face, d’entendre leurs déclarations, de produire des témoins en sa faveur et de répondre elle-même devant l’Église, comme tribunal ultime et investi d’autorité.Note 5. — Every person so tried has a right to demand and receive copies of all charges against him, the names of the accusers and witnesses, both of whom he shall have the privilege of meeting face to face, hearing their statements, bringing witness on his side, and answering for himself before the Church itself as the ultimate and authoritative tribunal.

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Note 11. — Il peut se produire, et il se produit assez souvent, des offenses d’un caractère si grave qu’elles exigent, une fois confessées ou pleinement prouvées, l’exclusion immédiate, sans qu’il soit besoin d’autres démarches, et malgré les aveux, la repentance et les promesses ; mais non sans une audience. Aucun atermoiement ni aucun délai ne doit être permis ; l’Église de Christ doit montrer au monde qu’elle n’abritera pas en son sein et ne gardera pas dans sa communion de grands transgresseurs.Note 11. — Offenses may, and not unfrequently do, occur, of such an aggravated character as to require, when confessed or fully proven, immediate exclusion, without the need of further labor, and notwithstanding confessions, penitence and promises; though not without a hearing. No temporizing or delay should be allowed, but the Church of Christ should show the world that it will not shelter in its bosom, nor hold in its fellowship, gross transgressors.

Note 12. — Si l’Église découvre à un moment quelconque qu’elle a traité injustement un membre, ou qu’elle l’a exclu sans raison suffisante, elle doit aussitôt, d’elle-même et sans attendre d’être sollicitée, réparer autant que possible le tort causé, et, par la reconnaissance de son erreur et la réintégration, montrer qu’elle est aussi prête à revenir sur sa décision lorsqu’elle voit qu’elle était mauvaise qu’elle l’était à la prendre lorsqu’elle la croyait juste.Note 12. — Should the Church at any time find that it has dealt unjustly with a member, or excluded him without sufficient cause, it should at once proceed, of its own accord, without waiting for solicitation, to repair, so far as they may be able, the wrong done, and by concession and restoration make it apparent that they are as ready to reverse their action when they see it was wrong, as they were to take it when they believed it was right.

Note 13. — Il faut faire sentir aux membres de l’Église qu’ils doivent encore un devoir et un service d’amour à ceux qui ont été « retranchés ». Ceux-ci ont été autrefois parmi eux, membres de la famille et frères bien-aimés ; maintenant, bien qu’égarés et indignes de la communion à cause de leurs erreurs, ne peut-on espérer que, grâce à leurs prières et à un traitement bienveillant, ils rentreront en eux-mêmes, se repentiront de leurs erreurs et chercheront de nouveau la maison de leur Père ? Suivez-les de vos bénédictions ; ils peuvent être sauvés.Note 13. — The members of the Church should be impressed that they still owe a duty and a service of love to those “cut off.” They have once been among them, members of the family and brethren beloved, now, though wayward and unworthy of fellowship because of their errors, yet may it not be hoped that, through their prayers and kindly treatment, they may come to themselves, repent of their errors and seek again their Father’s house. Follow them with blessing; they may be saved.

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Note 16. — Les pasteurs, les diacres et tous les officiers sont soumis à la même discipline, exercée de la même manière, que les autres membres de l’Église ; sauf qu’il faut user d’une prudence particulière avant d’ajouter foi à des accusations qui mènent à la discipline, selon la recommandation apostolique : « Ne reçois point d’accusation contre un ancien, si ce n’est sur la déposition de deux ou trois témoins » (1 Tm 5:19). Et l’on peut ajouter aussi que, vu la position en vue qu’ils occupent, et vu qu’une procédure disciplinaire dans leur cas peut avoir des effets plus graves, sur eux-mêmes comme sur la cause, que dans les cas ordinaires, il faut user d’une prudence particulière et peut-être faire appel à l’aide d’un conseil ou à l’avis de frères sages.Note 16. — Pastors, deacons, and all officers are subject to the same discipline, administered in the same way, as other Church members; except that unusual caution should be had in giving credence to charges that lead to discipline, according to apostolic injunction: “Against an elder receive not an accusation, except at the mouth of two or three witnesses.” — 1 Tim. 5:19. And also it may be added, that considering the prominent position they occupy and considering the fact that disciplinary proceedings in their case may have a more serious effect, both on themselves and on the cause, than in ordinary cases, therefore unusual caution should be used and perhaps a Council, or the advice of wise brethren be called in aid.

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Note 20. — La relation du pasteur avec les personnes accusées et avec les procédures de jugement devant le corps est délicate et importante. Il ne doit pas se faire partisan pour ou contre l’accusé, encore moins se faire le procureur de ses frères qui s’égarent. Il doit être juge et interprète de la loi et des preuves ; et quelle que soit son opinion personnelle, il doit maintenir l’impartialité et l’équité de tous côtés et envers toutes les parties. Comme modérateur de la réunion, il doit maintenir toutes les parties dans le bon ordre et dans de justes mesures. Il est important qu’il connaisse bien les règles parlementaires et les principes de la discipline scripturaire, afin que les résultats obtenus se recommandent à l’approbation raisonnable de tous.Note 20. — The relation of the pastor to persons accused, and to processes of trial before the body, is delicate and important. He is not to act the partisan for or against the accused, much less is to be the prosecutor of his erring brethren. He is to be judge and expounder of law and evidence; and whatever may be his private opinion, he is to maintain fairness and equity on all sides and to all parties. As moderator of the meeting, he is to keep all parties to good order, and just measures. It is important that he be familiar with parliamentary rules, and with the principles of scriptural discipline, so that the results reached shall commend themselves to the reasonable approval of all.

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Lectures assignées tirées d’une édition historique du domaine public (Public-domain original / CTS interim elective edition 2026) ; l’espagnol et le français sont des traductions du STC.Assigned readings from a historical public-domain edition (Public-domain original / CTS interim elective edition 2026); the Spanish is a CTS translation.