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📖 Éthique pastorale et chrétienne — Unité 6 : L'éthique dans la prédication, la direction et la parole📖 Pastoral & Christian Ethics — Unit 6: Ethics in Preaching, Leadership & Speech

Professeur : Dr Wayne Cook | Directeur : Dr Ted RogersProfessor: Dr. Wayne Cook | Director: Dr. Ted Rogers

« Il n'en est pas de même au milieu de vous. » — Marc 10:43 (LSG)"Yet it shall not be so among you." — Mark 10:43 (NKJV)

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Section 6.1 — L'éthique de la chaire : une exposition fidèle et une parole honnêteSection 6.1 — The Ethics of the Pulpit: Faithful Exposition and Honest Speech

La chaire est une position d'immense confiance et, comme toute position de confiance, elle peut faire l'objet d'abus. Nous avons déjà appris, dans l'unité 2, à manier la Parole honnêtement — en lisant chaque texte dans son contexte et en nous soumettant à ce que l'auteur a réellement voulu dire. Ici, nous en faisons une question d'éthique, car tordre les Écritures pour leur faire dire ce que nous voulons, faire servir un texte à notre programme plutôt qu'à celui de Dieu, ce n'est pas seulement une mauvaise exégèse ; c'est une sorte de mensonge au nom de Dieu, et il n'existe guère de péché plus grave qu'un prédicateur puisse commettre. L'homme qui est en chaire parle comme s'il prononçait les paroles mêmes de Dieu. S'il plie ces paroles à ses propres fins, il a fait du Tout-Puissant le garant de ses opinions personnelles, et le peuple, qui lui fait confiance, ne verra jamais la différence.A pulpit is a position of enormous trust, and like every position of trust it can be abused. We have already learned, in Unit 2, how to handle the Word honestly — reading each text in its context and submitting to what the author actually meant. Here we press that into a matter of ethics, for to twist the Scriptures to say what we want them to say, to make a text serve our agenda rather than God's, is not merely poor exegesis; it is a kind of lying in God's name, and there is scarcely a graver sin a preacher can commit. The man in the pulpit speaks as though he speaks the words of God. If he bends those words to his own purposes, he has made the Almighty the endorser of his private opinions, and the people, trusting him, will never know the difference.

De là découle tout un ensemble de péchés de la chaire qu'il faut nommer et fuir. Il y a la manipulation — le fait de travailler les émotions de l'assemblée pour produire un effet, les larmes fabriquées, les techniques de pression qui contournent l'intelligence et la conscience pour arracher une réponse que la vérité elle-même n'a pas produite. Il y a l'usage de la chaire comme d'une arme : le prédicateur qui, trop lâche pour reprendre un homme en privé, dirige plutôt son sermon contre lui depuis la sécurité de l'estrade, là où la personne visée ne peut pas répondre. Et il y a le plagiat, que notre époque a rendu facile et courant : prêcher le travail d'un autre comme s'il était le vôtre. Se lever et prononcer un sermon que vous n'avez pas étudié, pour lequel quelqu'un d'autre a prié, et laisser votre peuple croire qu'il est sorti de votre propre communion avec Dieu, c'est le vol et la tromperie tressés ensemble. Servez-vous du travail des autres, bien sûr — aucun prédicateur n'est une île — mais servez-vous-en honnêtement, et que votre prédication soit le débordement de votre propre marche avec Dieu et de votre propre lutte avec le texte.From this flows a whole cluster of pulpit sins to be named and shunned. There is manipulation — the working of the congregation's emotions for effect, the engineered tears, the pressure tactics that bypass the mind and the conscience to extract a response the truth itself did not produce. There is the use of the pulpit as a weapon, the preacher who, too cowardly to confront a man privately, instead aims his sermon at him from the safety of the platform where the target cannot answer. And there is plagiarism, which our age has made easy and common: the preaching of another man's labor as though it were your own. To stand and deliver a sermon you did not study, prayed over by someone else, and let your people believe it came from your own communion with God, is theft and deceit braided together. Use the labors of other men, by all means — no preacher is an island — but use them honestly, and let your preaching be the overflow of your own walk with God and your own wrestling with the text.

Derrière tout cela se trouve une conviction que j'enseigne depuis de nombreuses années : on ne donne pas un sermon, on prêche du fond de l'âme. La prédication n'est pas une performance qu'on admire, mais un homme embrasé par la vérité, qui occupe l'espace que Dieu lui a donné et qui dit ce dont il a lui-même d'abord été saisi. La chaire n'est pas une scène, et le prédicateur qui apprend à en jouer comme d'une scène — prêchant pour les applaudissements, la réputation, l'effet produit — a échangé une vocation sainte contre une vocation de pacotille.Behind all of this stands a conviction I have taught for many years: you do not give a sermon, you preach from the soul. Preaching is not a performance to be admired but a man set on fire by the truth, occupying the space God has given him and speaking what he himself has first been gripped by. The pulpit is not a stage, and the preacher who learns to play it as one — preaching for the applause, the reputation, the effect — has traded a holy calling for a cheap one.

Renvoi · Prédication doctrinaleLes convictions qui sous-tendent cette section — « occuper l'espace », « prêcher du fond de l'âme », la prédication comme quelque chose que l'on est plutôt que quelque chose que l'on fait — sont développées dans le cours de Prédication doctrinale (en particulier l'unité 1, Qu'est-ce que la prédication doctrinale ?).Cross-Reference · Doctrinal PreachingThe convictions behind this section — “occupy the space,” “preach from the soul,” preaching as something you are rather than something you do — are developed in the Doctrinal Preaching course (especially Unit 1, What Is Doctrinal Preaching?).

Section 6.2 — Le leadership de serviteur : autorité, soumission et impartialitéSection 6.2 — Servant Leadership: Authority, Submission, and Impartiality

Le pasteur détient réellement une autorité dans l'église ; l'Écriture ne prétend pas le contraire, et l'assemblée est appelée à se soumettre à ses conducteurs fidèles. Mais la manière dont cette autorité est exercée est décisive, et c'est là que notre Seigneur a tracé la ligne la plus nette qui soit. « Vous savez que ceux qu'on regarde comme les chefs des nations les tyrannisent... Il n'en est pas de même au milieu de vous » (Marc 10:42–43). Il n'en est pas de même au milieu de vous. Le modèle de direction du monde — le fort qui commande, le grand qui se fait servir — est précisément le modèle que Christ interdit à ses sous-bergers. Pierre le reprend exactement : les anciens doivent diriger « non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau » (1 Pierre 5:3). Le modèle, c'est le linge et le bassin, le Roi qui s'est agenouillé pour laver les pieds d'hommes auxquels il aurait pu donner des ordres.The pastor genuinely holds authority in the church; Scripture does not pretend otherwise, and the congregation is called to submit to its faithful leaders. But the manner in which that authority is held is everything, and here our Lord drew the sharpest possible line. "You know that those who are considered rulers over the Gentiles lord it over them... Yet it shall not be so among you" (Mark 10:42–43). Not so among you. The world's pattern of leadership — the strong commanding, the great being served — is precisely the pattern Christ forbids to His undershepherds. Peter echoes it exactly: elders are to lead "not as being lords over those entrusted to you, but being examples to the flock" (1 Peter 5:3). The model is the towel and the basin, the King who knelt to wash the feet of men He could have commanded.

Permettez-moi de l'illustrer par une image toute simple. J'ai dans mon atelier une grande règle de métal. Quand je travaille sur un gros projet, je ne prends pas un mètre ruban ni un mètre de couturière ; je pose cette règle et je sais tout de suite quelle taille fait l'objet. Le problème, c'est que ma règle est graduée en pieds et en pouces. J'ai vécu des années au Canada et je vis maintenant au Mexique, où tout se mesure en mètres, mais mon esprit est resté bloqué sur l'unité de mesure de mon enfance. Nous portons tous une règle pour mesurer la réussite, et la plupart d'entre nous avons hérité de celle du monde. Nous disons qu'un homme a réussi s'il est intelligent, ou beau, ou s'il est un chef, ou s'il gagne beaucoup d'argent, ou s'il est connu. Il est peu probable que nous nous vantions en disant : « Mon fils est devenu un merveilleux serviteur. » Mais la règle de Dieu est une tout autre règle. La nuit qui précéda sa mort, alors que ses disciples se disputaient encore pour savoir lequel d'entre eux était le plus grand, le Seigneur de gloire se leva de table, mit un linge autour de sa taille, prit un bassin et leur lava les pieds — la tâche du dernier des serviteurs de la maison. Puis il dit : « Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres » (Jean 13:14). Voilà la mesure. Le monde demande : « Combien de personnes travaillent pour vous ? » Le Seigneur demande : « Pour combien de personnes travaillez-vous ? » Un homme appelé à diriger dans l'Église de Christ est d'abord appelé à s'y agenouiller.Let me put it in a homely picture. I have a big metal yardstick in my shop. When I am working on a large project I do not reach for a retractable tape or a cloth measure; I lay that yardstick down and I know at once what size a thing is. The trouble is that my yardstick reads in feet and inches. I lived years in Canada and now in Mexico, where everything is measured in meters, but my mind is still stuck in the measure I grew up with. We all carry a measuring stick for success, and most of us inherited the world’s. We say a man has done well if he is clever, or good-looking, or a leader, or makes a great deal of money, or is known. We would not likely brag, “My son has become a wonderful servant.” But God’s ruler is a different ruler altogether. On the night before His death, with His disciples still arguing over which of them was greatest, the Lord of glory rose from supper, wrapped a towel around His waist, took a basin, and washed their feet — the task of the lowest servant in the house. Then He said, "If I then, your Lord and Teacher, have washed your feet, you also ought to wash one another’s feet" (John 13:14). That is the measure. The world asks, “How many people work for you?” The Lord asks, “For how many people do you work?” A man called to lead in Christ’s church is called first to kneel in it.

Ainsi, l'autorité du pasteur est réelle, mais elle est l'inverse de celle du monde : c'est l'autorité d'un serviteur, exercée pour le bien de ceux qu'il sert et jamais pour le confort ou la gloire de celui qui la détient. Et la soumission que l'Écriture demande à l'assemblée, c'est de suivre avec joie un berger qui l'aime manifestement et qui la conduit à Christ — non l'obéissance craintive arrachée par un homme dominateur qui a confondu sa propre volonté avec la volonté de Dieu. Un dirigeant qui doit exiger la soumission en a généralement déjà perdu le droit.So the pastor's authority is real but inverted from the world's: it is the authority of a servant, exercised for the good of those served and never for the comfort or aggrandizement of the one who holds it. And the submission Scripture asks of the congregation is the glad following of a shepherd who plainly loves them and points them to Christ — not the cowed obedience extracted by a domineering man who has confused his own will with the will of God. A leader who must demand submission has usually already forfeited the right to it.

Une autre marque encore appartient à une direction pieuse : l'impartialité. L'Église est le seul endroit sur terre où les distinctions selon lesquelles vit le monde ne doivent rien signifier. « Mes frères, que votre foi en notre glorieux Seigneur Jésus-Christ soit exempte de toute acception de personnes » (Jacques 2:1). Le pasteur qui flatte le riche donateur et ignore la veuve pauvre, qui contourne les règles pour ses amis et les applique strictement à ceux qu'il n'aime pas, a trahi l'Évangile d'un Dieu qui ne fait point de favoritisme. Dans l'église, la justice doit être aveugle à la richesse, au statut, à l'amitié et aux préférences du dirigeant lui-même. La même exigence, la même patience et la même grâce doivent atteindre l'homme influent comme l'homme dérangeant.One more mark belongs to godly leadership: impartiality. The church is the one place on earth where the distinctions the world lives by are to mean nothing. "My brethren, do not hold the faith of our Lord Jesus Christ, the Lord of glory, with partiality" (James 2:1). The pastor who fawns over the wealthy donor and overlooks the poor widow, who bends the rules for his friends and applies them strictly to those he dislikes, has betrayed the gospel of a God who shows no favoritism. Justice in the church must be blind to wealth, to status, to friendship, and to the leader's own preferences. The same standard, the same patience, and the same grace must reach the influential man and the inconvenient one alike.

Section 6.3 — La discipline biblique de l'église — et ses abusSection 6.3 — Biblical Church Discipline — and Its Misuse

Peu de sujets sont plus négligés, et peu sont plus facilement mal maniés, que la discipline de l'église. Notre Seigneur a lui-même exposé la démarche avec beaucoup de soin. « Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul » (Matthieu 18:15). C'est la première étape, et celle qu'on saute le plus souvent : une parole en privé, entre les deux, dans le but de gagner le frère. S'il n'écoute pas, la deuxième étape consiste à prendre une ou deux autres personnes, afin que toute l'affaire soit établie sur la déclaration de témoins. S'il refuse encore, l'affaire est portée devant l'église. Et ce n'est que s'il refuse d'écouter même l'église qu'il doit finalement être traité comme quelqu'un qui est en dehors d'elle. Remarquez cette progression patiente : chaque étape laisse place à la repentance, chaque étape n'élargit le cercle qu'autant que l'endurcissement du frère l'exige, et pas davantage.Few subjects are more neglected, and few more easily mishandled, than the discipline of the church. Our Lord laid out the process Himself with great care. "If your brother sins against you, go and tell him his fault between you and him alone" (Matthew 18:15). That is the first step and the one most often skipped: a private word, between the two, aimed at winning the brother. If he will not hear, the second step is to take one or two others, that every word may be established by witnesses. If he still refuses, the matter comes before the church. And only if he will not hear even the church is he finally to be treated as one outside it. Note the patient escalation, each stage giving room for repentance, each stage widening the circle only as far as the brother's hardness requires and no farther.

À côté de Matthieu 18 se trouve le cas plus grave de 1 Corinthiens 5, où un péché notoire, public et non repenti dans l'église exigeait une action décisive pour le bien de tout le corps. De ces passages, nous tirons les trois buts de toute discipline, qui doivent être tenus dans cet ordre : premièrement, la restauration du frère qui a péché, qui est toujours le but ; deuxièmement, la pureté de l'église, afin qu'un peu de levain ne fasse pas lever toute la pâte ; et troisièmement, l'honneur du nom de Christ devant un monde qui observe. Une distinction utile guide la démarche : les péchés privés se traitent en privé et n'ont jamais besoin de devenir publics si la repentance vient tôt, tandis que les péchés publics, ou qui se durcissent en défi ouvert, peuvent exiger les étapes plus larges.Alongside Matthew 18 stands the graver case of 1 Corinthians 5, where a notorious, unrepented, public sin in the church demanded decisive action for the sake of the whole body. From these passages we draw the three purposes of all discipline, and they must be held in this order: first, the restoration of the sinning brother, which is always the goal; second, the purity of the church, that a little leaven not corrupt the whole lump; and third, the honor of Christ's name before a watching world. A useful distinction governs the process: private sins are dealt with privately and need never become public if repentance comes early, while sins that are public or that harden into open defiance may require the wider steps.

Je dois maintenant parler franchement de quelque chose que les manuels passent trop souvent sous silence, car rien dans le ministère pastoral ne se transforme plus facilement en arme que la discipline. La démarche même que notre Seigneur a donnée pour guérir peut être pervertie en instrument de contrôle, et une grande part d'abus spirituels ont été commis sous sa bannière. La discipline est détournée lorsqu'un dirigeant saute les étapes patientes faites en privé et passe directement à l'exposition publique, assouvissant sa colère plutôt que de chercher à gagner le frère. Elle est détournée lorsque son véritable moteur est l'orgueil blessé du dirigeant et non le bien du pécheur. Elle est détournée lorsqu'elle devient un outil pour faire taire ceux qui remettent en question la direction, ou pour écraser plutôt que pour restaurer. Écoutez-moi bien : une discipline qui a perdu le but de la restauration a cessé d'être une discipline biblique et est devenue autre chose, quelque chose de cruel. Paul en fixe l'esprit pour toujours : « si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté » (Galates 6:1). Redresser — non détruire. Avec douceur — non avec fureur. Et en prenant garde à soi-même — car l'homme qui corrige un autre en oubliant qu'il est lui-même capable du même péché est le plus susceptible de tous de devenir un tyran au nom de Dieu. La discipline doit toujours aiguiser l'examen de soi du dirigeant au moins autant qu'elle confronte le coupable.Now I must speak plainly about something the manuals too often leave unsaid, because nothing in pastoral ministry is more easily turned into a weapon than discipline. The same process our Lord gave for healing can be perverted into an instrument of control, and a great deal of spiritual abuse has been committed under its banner. Discipline is misused when a leader skips the patient private steps and escalates straight to public exposure, satisfying his anger rather than seeking the brother. It is misused when its true engine is the leader's wounded pride and not the sinner's good. It is misused when it becomes a tool for silencing those who question the leadership, or for crushing rather than restoring. Hear me on this: a discipline that has lost the goal of restoration has ceased to be biblical discipline and has become something else, something cruel. Paul fixes the spirit forever: "if a man is overtaken in any trespass, you who are spiritual restore such a one in a spirit of gentleness, considering yourself lest you also be tempted" (Galatians 6:1). Restore — not destroy. In gentleness — not in fury. And considering yourself — for the man who corrects another while forgetting his own capacity for the very same sin is the likeliest of all to become a tyrant in God's name. Discipline must always sharpen the leader's own self-examination at least as much as it confronts the offender.

Section 6.4 — La langue : le commérage, les paroles destructrices et une distinction essentielleSection 6.4 — The Tongue: Gossip, Destructive Speech, and a Vital Distinction

Si l'on peut abuser de la chaire et abuser de l'autorité, on peut par-dessus tout abuser de la simple langue humaine, et l'Écriture la traite avec un sérieux que nous égalons rarement. Jacques l'appelle un feu, « le monde de l'iniquité » placé parmi nos membres (Jacques 3:6). Salomon avertit que « le rapporteur divise les amis » (Proverbes 16:28). Et Paul, énumérant les péchés qu'il craignait de trouver en train de pourrir dans une église, nomme, à côté des vices plus grossiers, les tueurs plus silencieux : « des médisances, des calomnies » (2 Corinthiens 12:20). Nous sommes lents à voir dans le commérage le destructeur d'églises qu'il est, précisément parce qu'il paraît si petit, si naturel, si facilement déguisé en sollicitude ou en sujet de prière. Mais il est l'un des principaux dissolvants de l'unité chrétienne, et une assemblée qui s'y adonne sera rongée de l'intérieur jusqu'à n'être plus qu'une coquille vide, tandis que chacun y professe l'amour.If the pulpit can be abused and authority can be abused, so above all can the simple human tongue, and Scripture treats it with a seriousness we rarely match. James calls it a fire, "a world of iniquity" set among our members (James 3:6). Solomon warns that "a whisperer separates the best of friends" (Proverbs 16:28). And Paul, listing the sins he feared to find festering in a church, names alongside the grosser vices the quieter killers: "backbitings, whisperings" (2 Corinthians 12:20). We are slow to see gossip as the church-destroyer it is, precisely because it feels so small, so natural, so easily disguised as concern or prayer request. But it is among the chief solvents of Christian unity, and a congregation given to it will be eaten hollow from within while everyone professes love.

Le pasteur porte ici une double responsabilité. Il doit refuser d'en faire commerce lui-même — ne jamais répéter ce qu'il n'a pas besoin de répéter, ne jamais être la source ni l'auditeur avide d'une histoire — et il doit avoir le courage de l'affronter dans le troupeau, en arrêtant avec douceur la rumeur à sa propre porte et en enseignant à son peuple à faire de même. Un homme ne peut pas conduire une église à la langue pure tout en laissant libre cours, en privé, à une langue impure.The pastor bears a double responsibility here. He must refuse to traffic in it himself — never repeating what he need not repeat, never being the source or the eager hearer of a tale — and he must have the courage to confront it in the flock, gently stopping the whisper at his own door and teaching his people to do the same. A man cannot lead a pure-tongued church while indulging an impure tongue in private.

Et voici maintenant la distinction vers laquelle cette unité nous conduit, car c'est celle dont on abuse le plus souvent, dans les deux sens. Qu'est-ce qui sépare le commérage coupable de la confrontation légitime du péché ? Ce n'est pas le sujet, car tous deux peuvent concerner la faute d'une autre personne. La différence réside dans la direction, le motif et le but. Le commérage parle de quelqu'un à des personnes qui ne font partie ni du problème ni de la solution ; la confrontation biblique va vers la personne, par les voies mêmes que notre Seigneur a tracées en Matthieu 18. Le commérage cherche à blesser, à se défouler, ou à élever celui qui parle en rabaissant celui dont il parle ; la discipline vise la restauration du coupable. Porter le péché d'un frère à lui-même en privé, ou, par les étapes appropriées, à ceux qui sont chargés de l'aider, ce n'est pas du commérage — c'est de l'obéissance. Porter ce même péché de côté, dans une conversation oiseuse avec des gens qui ne peuvent rien faire d'autre que de l'estimer moins, c'est du commérage, quelle que soit la piété avec laquelle on le présente. Apprenez à distinguer les deux, enseignez à votre peuple à le faire, et vous aurez beaucoup fait pour protéger à la fois la sainteté et l'unité de l'église.And now the distinction this unit has been building toward, because it is the one most often abused in both directions. What separates sinful gossip from the legitimate confrontation of sin? Not the subject matter, for both may concern another person's fault. The difference lies in direction, motive, and goal. Gossip talks about a person to those who are neither part of the problem nor part of the solution; biblical confrontation goes to the person, through the very channels our Lord laid out in Matthew 18. Gossip aims to wound, to vent, or to elevate the teller by lowering the subject; discipline aims at the offender's restoration. To carry a brother's sin privately to him, or through the proper steps to those charged with helping, is not gossip — it is obedience. To carry that same sin sideways, into idle conversation with those who can do nothing but think less of him, is gossip however piously it is framed. Learn to tell the two apart, and teach your people to, and you will have done much to guard both the holiness and the unity of the church at once.

Renvoi · Ce coursLa confidentialité que suppose cette section a été traitée dans l'unité 5 ; la démarche complète de restauration d'un membre discipliné — évaluer la repentance, le modèle de 2 Corinthiens 2, la réintégration — est développée dans l'unité 10.Cross-Reference · This CourseThe confidentiality this section assumes was treated in Unit 5; the full process of restoring a disciplined member — evaluating repentance, the 2 Corinthians 2 model, reintegration — is developed in Unit 10.

Examen final de l'unité 6Unit 6 Final Exam

Étudiants du Certificat de ministère : répondez aux questions 1–20 (les phrases à compléter servent de révision). Étudiants du Diplôme associé en théologie : 1–20 et les 10 phrases à compléter. Étudiants M.Div. / Th.M. : les 30 questions et les phrases à compléter. Il faut 90 % pour réussir. Si vous ne réussissez pas, revoyez la leçon et réessayez après une courte pause.Certificate students: Answer 1–20 (the fill-in-the-blank questions are for review). Associate students: 1–20 and the 10 fill-in-the-blank. M.Div. / Th.M. students: all 30 and the fill-in-the-blank. 90% required to pass. If you don't pass, review the lesson and try again after a short pause.

📖 Lectures du cours — obligatoires et avec mention
Certificat et diplôme associé : la mention est facultative. Lisez trois des cinq textes pour la mention ; aucun examen distinct des lectures obligatoires n’est exigé.

M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.

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