Théologie réformée et doctrines de la grâceReformed Theology and the Doctrines of Grace

Salle de lecture complémentaireSupplemental Reading Room

Théologie réformée et doctrines de la grâceReformed Theology and the Doctrines of Grace

Lire différentes perspectives théologiques. Les lectures historiques expriment les perspectives de leurs auteurs, notamment les traditions arminienne et réformée ou calviniste. Leur inclusion ne fait pas de la position d’un auteur une doctrine établie du STC. Lisez à la lumière de l’Écriture et des textes assignés. Une réponse étayée venant d’une autre perspective évangélique doit être évaluée selon son raisonnement, sans être pénalisée simplement parce qu’elle diffère de l’auteur. Si une note automatique rejette une telle réponse, demandez une relecture au STC.Reading different theological perspectives. Historical readings express their authors' perspectives, including Arminian and Reformed or Calvinist traditions. Inclusion does not make an author's position settled CTS doctrine. Read with Scripture and the assigned material. A supported answer from another evangelical perspective should be assessed on its reasoning, not penalized simply for differing from the author. If an automated score rejects such an answer, ask CTS for review.

Lectures assignées du master (les cinq)Master’s Assigned Readings (all five)

Les étudiants M.Div. et Th.M. lisent les cinq textes assignés et passent leur examen distinct après son activation. La page de l’examen indique la règle en vigueur ; les validations antérieures restent acquises.M.Div. and Th.M. students read all five assigned selections and take their separate exam after activation. The test page states the current rule; valid earlier completions remain valid.

Mention facultative (choisissez trois textes)Optional Honors (choose three)

La mention est facultative pour tous les parcours. Les étudiants du Certificat et du diplôme associé peuvent lire trois textes pour la mention sans examen des lectures obligatoires. La mention ne remplace aucun des examens du master.Honors is optional on every track. Certificate and Associate students may read three honors selections without a required-reading exam. Honors does not replace either master’s exam.

Le test du manuel du Master : lisez Calvin et la grâce : extraits de l’Institution, livre III, puis passez son test : vingt questions à compléter, tirées d’un ensemble de quarante ; dix-huit bonnes réponses suffisent pour réussir. Chaque réponse est immédiatement marquée comme correcte ou incorrecte. Les bonnes réponses et les explications deviennent disponibles après la réussite de la tentative. Il est distinct du test de lecture sur les cinq résumés ci-dessous : réussir l’un ne valide pas l’autre. Dans les parcours M.Div. et Th.M., les deux tests sont en cours de mise en place ; la page de chaque test indique s’il est déjà en vigueur. D’ici là, tout étudiant peut les passer, et une réussite est conservée dans votre dossier.The Master's textbook test: read Calvin on Grace: Selections from the Institutes, Book III, then take its test: twenty fill-in-the-blank questions, drawn from forty; eighteen right passes. Each answer is marked right or wrong at once. Correct answers and explanations are available after the attempt passes. It is separate from the reading test on the five digests below: passing one does not pass the other. On the M.Div. and Th.M. tracks both tests are being introduced; each test's page says whether it is in force yet. Until then any student may take them, and a pass is kept in your record.
Le test de lecture du Master : distinct de l’invitation à la mention ci-dessous. La mention vous demande de lire trois de ces résumés au choix ; le test du Master porte sur les cinq. Il comporte vingt questions à compléter, quatre par lecture, tirées d’un ensemble de quarante ; dix-huit bonnes réponses suffisent pour réussir. Chaque réponse est immédiatement marquée comme correcte ou incorrecte ; les bonnes réponses et les explications deviennent disponibles après la réussite de la tentative. Vous pouvez réessayer après une courte attente. Le test est en cours de mise en place : sa page indique s’il est déjà en vigueur. D’ici là, tout étudiant peut le passer, et une réussite est conservée dans votre dossier.The Master's reading test: separate from the honors invitation below. Honors asks you to read any three of these digests; the Master's test covers all five. It has twenty fill-in-the-blank questions, four from each reading, drawn from forty; eighteen right passes. Each answer is marked right or wrong at once; correct answers and explanations are available after the attempt passes. You may try again after a short wait. The test is being introduced: its page says whether it is in force yet. Until then any student may take it, and a pass is kept in your record.
Option mention : lisez intégralement trois des cinq lectures ci-dessous, au choix. Ces lectures complètent le cours ; elles ne remplacent ni ses unités ni ses examens.Honors option: Complete any three of the five readings below. These readings supplement the course and do not replace its units or examinations.
Sur ce site : chacune des cinq lectures est un résumé du STC, rédigé par le STC et disponible en anglais, en espagnol et en français ici sur le site — tous s’ouvrent directement depuis cette page, sans rien à télécharger. Chaque carte nomme l’œuvre dont son résumé est tiré.On this site: Each of the five readings is a Chapala Theological Seminary digest, written by CTS, available in English, Spanish and French here on the site — every one opens directly from this page, with nothing to download. Each card names the work its digest is made from.
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Lecture 1 · L’Esprit, la foi et la repentanceReading 1 · The Spirit, Faith and Repentance

Le lien de l’EspritThe Bond of the Spirit

Calvin ouvre le livre III en demandant comment l’œuvre de Christ devient nôtre. Sa réponse : le Saint-Esprit est le lien qui nous unit à Christ. Il définit la foi comme une connaissance ferme et certaine de la bonne volonté de Dieu envers nous, fondée sur la promesse gratuite, et décrit la repentance comme une régénération de toute la vie qui découle de la foi, non un prix payé d’avance.Calvin opens Book III by asking how Christ’s work becomes ours. His answer: the Holy Spirit is the bond that unites us to Christ. He defines faith as a firm and certain knowledge of God’s good will toward us, resting on the free promise, and describes repentance as lifelong regeneration that flows from faith, not a price paid before it.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Le lien de l’Esprit : union avec Christ, foi et repentanceThe Bond of the Spirit: Union with Christ, Faith and Repentance

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — comment les richesses acquises par Christ deviennent nôtres : le Saint-Esprit qui nous unit à lui, la foi qui le reçoit et la repentance qui refait toute une vieA Chapala Theological Seminary reading — how the riches won by Christ become ours: the Holy Spirit who joins us to Him, the faith that receives Him, and the repentance that remakes a whole life

Un résumé du STC du livre III, chapitres I–III, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (édition latine définitive, 1559), d’après la traduction anglaise de John Allen (Projet Gutenberg n° 45001). L’œuvre et la traduction sont dans le domaine public ; les brèves citations ci-dessous sont traduites d’Allen.A CTS digest of Book III, chapters I–III, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (final Latin edition, 1559), in the English translation of John Allen (Project Gutenberg #45001). The work and the translation are in the public domain; the short quotations below are from Allen.

  • Institution III.i–iiiInstitutes III.i–iii
  • Source primairePrimary source
  • La grâce appliquéeApplied grace
  • Jean CalvinJohn Calvin
Un mot avant de lire. Ce cours lit Calvin de l’intérieur de la tradition réformée et presbytérienne, la famille d’Églises qui confesse les Standards de Westminster, le Catéchisme de Heidelberg, la Confession des Pays-Bas et les Canons de Dordrecht. Trois mots reviennent. La « régénération » est la nouvelle naissance, le renouvellement de toute la personne par Dieu. La « mortification » consiste à mettre le péché à mort. La « vivification » consiste à être rendu vivant pour Dieu. Allen écrit souvent « les scolastiques » ou « les sophistes » pour les théologiens universitaires du Moyen Âge. A word before you read. This course reads Calvin from within the Reformed and Presbyterian tradition, the family of churches that confess the Westminster Standards, the Heidelberg Catechism, the Belgic Confession and the Canons of Dort. Three words recur. “Regeneration” is the new birth, God’s renewing of the whole person. “Mortification” means putting sin to death. “Vivification” means being made alive to God. Allen often writes “the schoolmen” or “sophists” for the medieval university theologians.

1.La charnière entre deux livres1.The Hinge Between Two Books

Le livre II de l’Institution s’achève sur l’œuvre accomplie de Christ : son obéissance, sa mort, sa résurrection et son ascension. Le livre III s’ouvre sur une question que tout prédicateur doit affronter. Si Christ a tout fait, pourquoi tous ne sont-ils pas sauvés ? La réponse de Calvin gouverne la suite du livre. Un trésor enfermé dans la maison d’autrui n’enrichit personne. Calvin écrit que « tant qu’il y a séparation entre Christ et nous », tout ce qu’il a souffert est « inutile et sans profit pour nous ». Christ doit devenir nôtre et habiter en nous. Ainsi, le livre III traite de l’application de la rédemption : comment les dons du Père, acquis par le Fils, parviennent par l’Esprit à de vrais pécheurs. Tout bienfait, insiste-t-il, se trouve en Christ, et nous recevons Christ lui-même, non seulement ses dons.Book II of the Institutes ends with Christ’s finished work: His obedience, death, resurrection and ascension. Book III opens with a question that every preacher must face. If Christ has done everything, why is not everyone saved? Calvin’s answer governs the rest of the book. A treasure locked in another man’s house enriches no one. Calvin writes that “as long as there is a separation between Christ and us,” all He suffered is “useless and unavailing to us.” Christ must become ours and dwell within us. So Book III is about the application of redemption: how the gifts of the Father, purchased by the Son, reach real sinners by the Spirit. Every benefit, he insists, is found in Christ, and we receive Christ Himself, not merely His gifts.

2.L’Esprit comme lien (chapitre I)2.The Spirit as the Bond (Chapter I)

Comment sommes-nous unis à Christ ? Le résumé de Calvin est bref et mémorable : « le Saint-Esprit est le lien par lequel Christ nous unit efficacement à lui-même ». L’Esprit a d’abord été répandu sur Christ sans mesure, en tant que Messie, afin que de sa plénitude il répande le même Esprit sur son peuple. Calvin rassemble les noms bibliques de l’Esprit pour montrer son œuvre. Il est « l’Esprit d’adoption », qui nous assure de l’amour du Père et nous apprend à crier : « Abba, Père ». Il est les arrhes et le sceau de notre héritage. Il est l’eau qui purifie et rend fécond, l’huile qui oint et le feu qui consume la convoitise et allume l’amour. Sans lui, Christ demeure une figure lointaine de l’histoire ; par lui, Christ vit en nous. L’œuvre principale de l’Esprit, dit Calvin, est la foi. L’Évangile résonne à bien des oreilles, mais c’est seulement quand l’Esprit, le « maître éternel », ouvre le cœur que la promesse pénètre au-delà de l’oreille.How are we joined to Christ? Calvin’s summary is short and memorable: “the Holy Spirit is the bond by which Christ efficaciously unites us to himself.” The Spirit was first poured on Christ without measure, as Messiah, so that from His fullness He might pour the same Spirit on His people. Calvin gathers the Bible’s names for the Spirit to show His work. He is “the Spirit of adoption,” who assures us of the Father’s love and teaches us to cry, “Abba, Father.” He is the earnest and the seal of our inheritance. He is water that cleanses and makes fruitful, oil that anoints, and fire that burns away lust and kindles love. Without Him Christ remains a distant figure in history; by Him Christ lives in us. The Spirit’s chief work, Calvin says, is faith. The gospel sounds in many ears, but only when the Spirit, the “eternal teacher,” opens the heart does the promise pierce beyond the ear.

3.Connaissance, non confiance aveugle (chapitre II, 1–6)3.Knowledge, Not Blind Trust (Chapter II, 1–6)

Calvin demande ensuite ce qu’est la foi. Beaucoup, à son époque, enseignaient que la foi consistait à accepter tout ce que l’Église enseignait, même sans le comprendre. Les scolastiques avaient « fabriqué la notion de foi implicite », qui, selon Calvin, honorait l’ignorance et laissait les gens simples sans défense. La foi, répond-il, repose sur la connaissance, non sur la révérence envers l’Église. Il ne suffit pas de soumettre son esprit au jugement de l’Église. Calvin concède que toute foi est en un sens implicite tant que nous vivons, car beaucoup de choses nous restent cachées ; même les disciples avaient « une foi vraie, mais implicite » avant la Pentecôte. Mais l’apprentissage humble qui désire grandir est très différent de l’ignorance satisfaite. La vraie foi regarde à Christ « tel qu’il est offert par le Père », revêtu de son Évangile. La foi et la Parole vont ensemble. Ôtez la Parole, et la foi meurt.Calvin then asks what faith is. Many in his day taught that faith meant agreeing with whatever the church taught, even without understanding it. The schoolmen had “fabricated the notion of implicit faith,” which in Calvin’s view honored ignorance and left ordinary people helpless. Faith, he answers, rests on knowledge, not on reverence for the church. It is not enough to submit one’s mind to the church’s judgment. Calvin grants that all faith is in some sense implicit while we live, because much remains hidden from us; even the disciples had “a true but an implicit faith” before Pentecost. But humble learning that wants to grow is very different from contented ignorance. True faith looks to Christ “as he is offered by the Father,” clothed in His gospel. Faith and the Word belong together. Take away the Word, and faith dies.

4.La foi repose sur la promesse (chapitre II, 7, 28–32)4.Faith Rests on the Promise (Chapter II, 7, 28–32)

Toute parole de Dieu ne produit pas la foi. Un commandement peut terrifier, et une menace peut pousser à se cacher. Ce que la foi cherche dans la Parole, c’est le visage d’un Père. C’est pourquoi Calvin fait de « la promesse gratuite » le fondement propre de la foi. La foi croit tout ce que Dieu dit, mais elle appuie tout son poids sur sa promesse de miséricorde en Christ. Toute promesse, ajoute-t-il, s’accomplit en Christ, en qui toutes les promesses de Dieu sont « oui » et « amen ». Ce n’est pas rétrécir la foi, c’est lui donner son centre. Le croyant qui lit les avertissements de l’Écriture les lit encore comme un enfant qui connaît le cœur du Père. On vient à faire confiance à Dieu quand on entend une promesse digne de confiance.Not every word of God produces faith. A command can terrify, and a threat can drive a person to hide. What faith seeks in the Word is the face of a Father. So Calvin makes “the gratuitous promise” the proper foundation of faith. Faith believes all that God says, but it leans its whole weight on His promise of mercy in Christ. Every promise, he adds, is fulfilled in Christ, in whom all of God’s promises are “yea” and “amen.” This is not a narrowing of faith but its center. A believer who reads the warnings of Scripture still reads them as a child who knows the Father’s heart. People come to trust God when they hear a promise worthy of trust.

5.La définition et ses parties (chapitre II, 7, 14–16, 33–36)5.The Definition and Its Parts (Chapter II, 7, 14–16, 33–36)

Vient maintenant la définition que les Églises réformées ont chérie. La foi est « une connaissance ferme et certaine de la bienveillance divine envers nous », fondée sur la promesse gratuite en Christ, révélée à notre intelligence et scellée en notre cœur par le Saint-Esprit. Chaque partie compte. C’est une connaissance, mais une connaissance qui dépasse la portée de la raison, plus affaire de persuasion que de compréhension. Elle est ferme et certaine, non une opinion vacillante. Son objet est la bonne volonté de Dieu envers nous, non seulement son existence. Son fondement est la promesse. Et son auteur est l’Esprit, qui agit sur l’intelligence et sur le cœur. Calvin appelle cela « le gond principal sur lequel tourne la foi » : nous ne devons pas penser que les promesses de Dieu sont vraies pour d’autres mais non pour nous. La foi ose l’appeler mon Père. Calvin insiste : la foi n’est pas une idée froide qui flotte dans la tête ; ce que l’intelligence reçoit doit « passer dans le cœur ».Now comes the definition that the Reformed churches have treasured. Faith is “a steady and certain knowledge of the Divine benevolence towards us,” founded on the free promise in Christ, revealed to our minds and confirmed to our hearts by the Holy Spirit. Each part matters. It is knowledge, though a knowledge that rises above the reach of reason, more a matter of persuasion than of comprehension. It is steady and certain, not a wavering opinion. Its object is God’s good will toward us, not merely His existence. Its ground is the promise. And its author is the Spirit, who works on both mind and heart. Calvin calls this the “principal hinge on which faith turns”: we must not think God’s promises are true for others but not for ourselves. Faith dares to call Him my Father. Calvin insists that faith is not a cold idea floating in the head; what the mind receives must “be transfused into the heart.”

6.La certitude attaquée (chapitre II, 11, 17–27, 37–40)6.Certainty Under Attack (Chapter II, 11, 17–27, 37–40)

Un lecteur honnête objecte aussitôt : les croyants ne doutent-ils pas ? Calvin l’accorde, et ces sections sont parmi les plus tendres de l’Institution. La foi est « agitée de doutes divers », mais elle n’est jamais finalement renversée. Il décrit un prisonnier dans un cachot obscur qui ne voit le soleil que par une petite fenêtre, et qui pourtant le voit vraiment. Ainsi la foi la plus faible contemple vraiment le visage de Dieu. Le croyant est partagé entre la chair et l’Esprit, et la lutte montre que la foi est vivante. La foi s’arme de la Parole et répond à la tentation par la promesse. Calvin explique aussi un fait pastoral difficile. Certains semblent croire pour un temps, puis se détournent. Il l’appelle une foi temporaire, une opération inférieure de l’Esprit, assez réelle pour les laisser sans excuse, mais qui n’est pas la racine vivante qu’on trouve chez les élus. Contre les scolastiques, qui disaient qu’on ne peut connaître la faveur de Dieu que par conjecture, Calvin affirme fermement que Dieu veut que ses enfants soient sûrs de son amour.An honest reader objects at once: do not believers doubt? Calvin agrees, and these sections are some of the most tender in the Institutes. Faith is “agitated with various doubts,” yet it is never finally overthrown. He describes a prisoner in a dark cell who sees the sun only through a narrow window, yet truly sees it. So the weakest faith truly beholds God’s face. The believer is divided between flesh and Spirit, and the struggle shows that faith is alive. Faith arms itself with the Word and answers temptation with promise. Calvin also explains a hard pastoral fact. Some people seem to believe for a time and then fall away. He calls this a temporary faith, an inferior working of the Spirit that is real enough to leave them without excuse but is not the living root found in the elect. Against the schoolmen, who said no one could know God’s favor except by guesswork, Calvin says firmly that God wants His children to be sure of His love.

7.La foi et l’espérance, deux sœurs (chapitre II, 41–43)7.Faith and Hope as Sisters (Chapter II, 41–43)

Calvin revient à Hébreux 11.1, la foi comme « la substance des choses qu’on espère ». Partout où existe une foi vivante, l’espérance l’accompagne. La foi croit que Dieu est véridique ; l’espérance attend qu’il le montre. La foi croit qu’il est notre Père ; l’espérance s’attend à ce qu’il agisse toujours comme tel. La foi croit que la vie éternelle nous a été donnée ; l’espérance attend qu’elle soit révélée. L’espérance, à son tour, nourrit la foi et la garde patiente quand la promesse tarde.Calvin returns to Hebrews 11:1, faith as “the substance of things hoped for.” Wherever living faith exists, hope goes with it. Faith believes that God is true; hope waits for Him to show it. Faith believes He is our Father; hope expects Him always to act as one. Faith believes eternal life has been given; hope looks for it to be revealed. Hope, in turn, feeds faith, keeping it patient when the promise is delayed.

8.La repentance, régénération de toute la vie (chapitre III, 1–10)8.Repentance as Lifelong Regeneration (Chapter III, 1–10)

Calvin fait maintenant un choix délibéré quant à l’ordre. La repentance, soutient-il, ne précède pas la foi comme un prix payé pour l’obtenir. Au contraire, la repentance « non seulement suit immédiatement la foi, mais elle est produite par elle ». Nul ne se tourne sincèrement vers Dieu avant de croire que Dieu est miséricordieux. Sa définition est célèbre : la repentance est « une vraie conversion de notre vie à Dieu, procédant d’une crainte sincère et sérieuse de Dieu », et elle consiste en la mortification de la chair et la vivification de l’Esprit. La mortification n’est pas une saison de misère, ni la vivification le simple soulagement qui suit. Toutes deux découlent de l’union avec Christ : en participant à sa mort, le vieil homme meurt ; en participant à sa résurrection, nous ressuscitons à une vie nouvelle. Calvin peut donc dire : « En un mot, j’entends que la repentance est la régénération », dont le but est de restaurer l’image de Dieu, défigurée en Adam. Ce n’est pas un moment unique, mais une course que Dieu assigne aux croyants « durant toute leur vie ». Calvin fait ici écho à la première thèse de Luther en 1517 : toute la vie du croyant doit être repentance.Calvin now makes a deliberate choice of order. Repentance, he argues, does not come before faith as a price paid to get it. Rather, repentance “not only immediately follows faith, but is produced by it.” No one turns to God sincerely until he believes God is gracious. His definition is famous: repentance is “a true conversion of our life to God, proceeding from a sincere and serious fear of God,” consisting in the mortification of the flesh and the vivification of the Spirit. Mortification is not a season of misery, and vivification is not merely the relief that follows. Both flow from union with Christ: sharing His death, the old self dies; sharing His resurrection, we rise to new life. Calvin can therefore say, “In one word I apprehend repentance to be regeneration,” whose goal is the restoration of God’s image, defaced in Adam. This is not a single moment but a race God assigns believers “during their whole life.” Here Calvin echoes Luther’s first thesis of 1517, that the whole life of the believer should be repentance.

9.Le péché qui demeure, les fruits et le péché impardonnable (chapitre III, 10–25)9.Remaining Sin, Fruit, and the Unpardonable Sin (Chapter III, 10–25)

La régénération met-elle fin à la lutte contre le péché ? Non. Le péché ne règne plus dans les croyants, mais il habite encore en eux. Calvin, à la suite d’Augustin, considère cette corruption restante comme un vrai péché, bien que sa culpabilité ne soit pas imputée aux enfants de Dieu. Il rejette l’opinion de certains anabaptistes de son temps selon laquelle les régénérés seraient élevés au-dessus de tout désir pécheur, ce qui, selon son expérience, menait à une vie négligente. Les fruits de la repentance sont la piété envers Dieu, l’amour du prochain et la sainteté de vie ; le jeûne et les larmes sont des signes appropriés, mais les signes extérieurs ne doivent jamais remplacer la conversion du cœur. La repentance est un don de Dieu, non une force que nous pourrions convoquer. Enfin, Calvin traite du péché contre le Saint-Esprit. Ce n’est pas une chute quelconque, mais un rejet délibéré et malveillant d’une vérité que l’on sait venir de Dieu. Les pasteurs réformés ont souvent ajouté une consolation tirée de là : ceux qui s’affligent de l’avoir peut-être commis montrent par cette affliction même qu’ils ne l’ont pas commis.Does regeneration end the struggle with sin? No. Sin no longer reigns in believers, but it still dwells in them. Calvin, following Augustine, treats this remaining corruption as truly sin, though its guilt is not counted against God’s children. He rejects the view of some Anabaptists of his day that the reborn are lifted beyond all sinful desire, which in his experience led to careless living. The fruits of repentance are piety toward God, love toward neighbor, and holiness of life; fasting and weeping are fitting signs, but outward signs must never replace the turning of the heart. Repentance is God’s gift, not a power we can summon. Finally Calvin treats the sin against the Holy Spirit. It is not any single fall, but a deliberate, malicious rejection of truth that a person knows comes from God. Reformed pastors have often added a comfort drawn from this: those who grieve that they may have committed it show by that grief that they have not.

Une note du STC sur la polémique de Calvin. Calvin écrit durement sur les « scolastiques », les anabaptistes et les « demi-papistes ». Dans les années 1550, ces débats touchaient la sécurité des Églises et des vies, et chaque camp écrivait avec passion. Le STC rapporte son langage comme un fait d’histoire. La question qu’il posait, savoir si la foi peut être certaine de la faveur de Dieu, a reçu une autre réponse au concile de Trente (1547), et les chercheurs catholiques et protestants en discutent aujourd’hui avec beaucoup plus de charité. A CTS note on Calvin’s polemic. Calvin writes sharply about the “schoolmen,” the Anabaptists, and “semi-Papists.” In the 1550s these debates touched the safety of churches and lives, and every side wrote with heat. CTS records his language as history. The question he raised, whether faith can be sure of God’s favor, was answered differently by the Council of Trent (1547), and Roman Catholic and Protestant scholars still discuss it with far more charity today.

10.Ces chapitres dans les confessions10.These Chapters in the Confessions

Le Catéchisme de Heidelberg (1563) donne la définition de Calvin sous une forme chaleureuse et personnelle. La question 21 appelle la vraie foi « une connaissance certaine » et « une confiance assurée », produite par le Saint-Esprit au moyen de l’Évangile, que non seulement à d’autres, mais aussi à moi, le pardon est accordé. La Confession de Westminster (1646/47) traite de la « foi qui sauve » comme d’une œuvre de l’Esprit, ordinairement par le ministère de la Parole (chapitre 14), et enseigne la « repentance qui mène à la vie » comme une grâce évangélique que tout ministre doit prêcher (chapitre 15). Les Canons de Dordrecht (1619), aux troisième et quatrième chapitres, décrivent l’Esprit qui pénètre puissamment dans le cœur et renouvelle la volonté. Chaque confession garde l’accent de Calvin : la grâce est appliquée par l’Esprit, au moyen de la Parole, pour rendre les personnes vraiment nouvelles.The Heidelberg Catechism (1563) gives Calvin’s definition in warm personal form. Question 21 calls true faith “a certain knowledge” and “an assured confidence,” wrought by the Holy Spirit through the gospel, that not only others but I too have forgiveness. The Westminster Confession (1646/47) treats “saving faith” as the work of the Spirit, ordinarily through the ministry of the Word (chapter 14), and teaches “repentance unto life” as an evangelical grace that every minister should preach (chapter 15). The Canons of Dort (1619), in the third and fourth heads, describe the Spirit powerfully entering the heart and renewing the will. Each confession keeps Calvin’s emphasis: grace is applied by the Spirit, through the Word, to make people truly new.

11.Le prendre à cœur11.Taking It to Heart

Pour réfléchir. Calvin dit que l’œuvre de Christ ne nous profite en rien tant que nous restons séparés de lui. Comment la vérité selon laquelle l’Esprit est le lien de l’union change-t-elle votre prière avant de prêcher ? Votre foi est-elle une connaissance confiante de la bonne volonté de Dieu envers vous, ou surtout un accord avec ce que dit votre Église ? Quand les doutes viennent, quelle promesse de l’Écriture prenez-vous comme arme ? La repentance est-elle dans votre vie un seul souvenir ou une conversion quotidienne ? Comment consoleriez-vous un croyant qui craint d’avoir péché au-delà du pardon ? For reflection. Calvin says Christ’s work profits us nothing while we remain apart from Him. How does the truth that the Spirit is the bond of union change the way you pray before preaching? Is your faith a confident knowledge of God’s good will toward you, or mostly agreement with what your church says? When doubts come, what promise of Scripture do you take up as your weapon? Is repentance in your life a single memory or a daily turning? How might you comfort a believer who fears that he has sinned beyond forgiveness?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala du livre III, chapitres I–III, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (1559), traduite en anglais par John Allen (1813), édition de la Presbyterian Board of Publication, Philadelphie (Projet Gutenberg n° 45001). Calvin est mort en 1564 et Allen en 1839 ; l’œuvre et la traduction sont dans le domaine public et sont citées ici brièvement à des fins d’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes historiques proviennent d’histoires générales de la Réforme.Source. A Chapala Theological Seminary digest of Book III, chapters I–III, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (1559), translated by John Allen (1813), Presbyterian Board of Publication edition, Philadelphia (Project Gutenberg #45001). Calvin died in 1564 and Allen in 1839; the work and the translation are in the public domain and are quoted here briefly for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; historical notes come from standard histories of the Reformation.

Lire avec discernement. Les expressions du Catéchisme de Heidelberg et de la Confession de Westminster suivent des versions anciennes courantes, elles aussi dans le domaine public. La comparaison du texte de travail du STC avec le latin de 1559 reste à faire.Reading claims carefully. The phrases from the Heidelberg Catechism and the Westminster Confession follow common older English versions, also in the public domain. Comparison of the CTS working text with the Latin of 1559 is still pending.

Lecture 2 · Pénitence, purgatoire et vie chrétienneReading 2 · Penance, Purgatory and the Christian Life

Nous ne sommes pas à nousNot Our Own

Calvin pèse la pénitence, la satisfaction, les indulgences et le purgatoire face au pardon gratuit et complet de Christ, en distinguant le châtiment paternel de Dieu de la punition. Puis, dans des chapitres aimés comme un « petit livre d’or », il peint la vie pardonnée : « Nous ne sommes pas à nous », le renoncement envers Dieu et le prochain, la croix, le désir du ciel et l’usage reconnaissant de ce monde dans notre vocation.Calvin weighs penance, satisfaction, indulgences and purgatory against Christ’s free and complete pardon, distinguishing God’s fatherly chastisement from punishment. Then, in chapters loved as a “golden booklet,” he portrays the forgiven life: “We are not our own,” self-denial toward God and neighbor, bearing the cross, longing for heaven, and the grateful use of this world in our callings.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Nous ne sommes pas à nous : de la pénitence à la vie chrétienneNot Our Own: From Penance to the Christian Life

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — Calvin pèse le système médiéval de la pénitence, de la satisfaction, des indulgences et du purgatoire face au pardon gratuit de Christ, puis peint la vie que ce pardon fait naître : le renoncement à soi-même, la croix, l’espérance du ciel et l’usage reconnaissant de ce mondeA Chapala Theological Seminary reading — Calvin weighs the medieval system of penance, satisfaction, indulgences and purgatory against the free pardon of Christ, then paints the life that pardon creates: self-denial, the cross, hope of heaven and grateful use of this world

Un résumé du STC du livre III, chapitres IV–X, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (édition latine définitive, 1559), d’après la traduction anglaise de John Allen (Projet Gutenberg n° 45001). L’œuvre et la traduction sont dans le domaine public ; les brèves citations ci-dessous sont traduites d’Allen.A CTS digest of Book III, chapters IV–X, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (final Latin edition, 1559), in the English translation of John Allen (Project Gutenberg #45001). The work and the translation are in the public domain; the short quotations below are from Allen.

  • Institution III.iv–xInstitutes III.iv–x
  • Source primairePrimary source
  • La vie chrétienneChristian life
  • Jean CalvinJohn Calvin
Un mot avant de lire. Ces sept chapitres se divisent en deux moitiés très différentes. Les chapitres IV et V relèvent de la controverse : Calvin examine le sacrement de pénitence tel que l’enseignait l’Église de la fin du Moyen Âge. Les chapitres VI à X relèvent de la dévotion : un bref portrait de la vie chrétienne. Quelques termes : la « pénitence » est le rite de l’Église pour les péchés commis après le baptême ; la « satisfaction » est une œuvre ou une peine offerte pour réparer le péché ; une « indulgence » est la remise de ces peines temporelles accordée par l’autorité de l’Église ; le « purgatoire » est un état de purification après la mort. A word before you read. These seven chapters fall into two very different halves. Chapters IV and V are controversy: Calvin examines the sacrament of penance as the late medieval church taught it. Chapters VI to X are devotion: a short portrait of the Christian life. Some terms: “penance” is the church’s rite for sins committed after baptism; “satisfaction” is a work or penalty offered to make amends for sin; an “indulgence” is a release from such temporal penalties granted by church authority; “purgatory” is a state of cleansing after death.

1.D’une querelle sur les pardons à un petit livre sur la sainteté1.From a Quarrel over Pardons to a Booklet on Holiness

La Réforme a commencé par une querelle sur les pardons. En 1517, on prêchait des indulgences en Allemagne pour financer Saint-Pierre de Rome, et les Quatre-vingt-quinze thèses de Martin Luther demandaient ce qu’est la vraie repentance. Pour lui, le système pénitentiel n’était pas une question secondaire. Il touchait la question qui tourmentait les simples croyants : comment puis-je savoir que mes péchés commis après le baptême sont pardonnés ? Mais Calvin ne s’arrête pas à la critique. Après avoir écarté ce qu’il jugeait faux, il donne un portrait positif de la vie pardonnée. Les chapitres VI à X furent bientôt imprimés à part et sont toujours aimés ; en anglais, on les connaît comme le Petit livre d’or de la vraie vie chrétienne. L’ordre est instructif. Calvin ne peut parler de sainteté avant que la conscience ait été libérée.The Reformation began with a quarrel over pardons. In 1517 indulgences were being preached in Germany to raise money for St Peter’s in Rome, and Martin Luther’s Ninety-five Theses asked what real repentance is. For him the system of penance was not a side issue. It touched the question that tormented ordinary believers: how can I know that my sins after baptism are forgiven? Yet Calvin does not stop at criticism. Having cleared away what he thought was false, he gives a positive picture of the forgiven life. Chapters VI to X were soon printed on their own and are still loved, in English, as the Golden Booklet of the True Christian Life. The order is instructive. Calvin cannot speak of holiness until the conscience has been set free.

2.La pénitence en trois parties (chapitre IV, 1–3)2.Penance in Three Parts (Chapter IV, 1–3)

Les scolastiques divisaient la pénitence en « contrition du cœur, confession de la bouche et satisfaction d’œuvre ». L’objection de Calvin est pratique autant que biblique. Si le pardon dépend de la contrition, combien de douleur suffit ? Une conscience délicate ne peut jamais être sûre d’avoir été assez affligée, et elle est ainsi poussée soit au désespoir, soit à la feinte. Calvin insiste : ce n’est « pas une dispute sur une bagatelle ». Il veut que les pécheurs détournent les yeux de la mesure de leur propre douleur pour les fixer sur la miséricorde de Dieu. La contrition compte, accorde-t-il, mais elle n’est pas le prix du pardon. Le pécheur blessé par le péché doit embrasser Christ, non mesurer ses larmes.The schoolmen divided penance into “contrition of heart, confession of mouth, and satisfaction of work.” Calvin’s objection is practical as well as biblical. If forgiveness depends on contrition, how much sorrow is enough? A tender conscience can never be sure it has grieved sufficiently, and so it is driven either to despair or to pretense. Calvin insists that this is “not a contention about an insignificant trifle.” He wants sinners to look away from the measure of their own sorrow to the mercy of God. Contrition matters, he agrees, but it is not the price of pardon. The sinner who is wounded by sin should embrace Christ, not measure his tears.

3.La confession que demande l’Écriture (chapitre IV, 4–19)3.What Confession Scripture Requires (Chapter IV, 4–19)

Calvin examine ensuite la confession auriculaire, l’obligation de dire chaque péché en privé à un prêtre. Il soutient que les passages invoqués pour la prouver, comme l’envoi des lépreux aux prêtres, ne l’enseignent pas, et il note qu’aucune loi contraignante n’existait avant qu’Innocent III, au IVe concile du Latran en 1215, n’exige la confession au moins une fois par an. Que demande l’Écriture ? D’abord, la confession à Dieu, de qui seul vient le pardon. Ensuite, la confession publique dans l’assemblée, à laquelle Calvin attache beaucoup de prix ; aujourd’hui encore, le culte réformé commence souvent par une prière de confession. Enfin, la confession les uns aux autres, soit pour se réconcilier avec celui qu’on a offensé, soit pour chercher conseil et consolation. Calvin recommande chaleureusement d’aller en privé vers un pasteur quand la conscience est troublée, pourvu que ce soit libre et non contraint. Son reproche est que l’énumération obligatoire de chaque péché était impossible à accomplir, et devint donc un tourment pour les sincères et une formalité pour les négligents.Calvin then examines auricular confession, the requirement that every sin be told privately to a priest. He argues that the passages used to prove it, such as Christ sending lepers to the priests, do not teach it, and he notes that no binding law existed until Innocent III, at the Fourth Lateran Council of 1215, required confession at least once a year. What does Scripture require? First, confession to God, from whom alone pardon comes. Second, public confession in the congregation, which Calvin values highly; Reformed worship to this day often begins with a prayer of confession. Third, confession to one another, whether to be reconciled with someone we have wronged or to seek counsel and comfort. Calvin warmly commends going privately to a pastor when the conscience is troubled, so long as it is free, not forced. His complaint is that a compulsory listing of every sin was impossible to fulfil and so became a torment to the sincere and a formality to the careless.

4.Les clés et la question de la satisfaction (chapitre IV, 20–39)4.The Keys and the Question of Satisfaction (Chapter IV, 20–39)

Le pouvoir des clés, dit Calvin, s’exerce surtout dans la prédication de l’Évangile : les ministres délient les consciences en déclarant la promesse divine du pardon à tous ceux qui croient. Puis il en vient à la satisfaction. À l’idée que Dieu pardonne la faute mais exige encore des peines temporelles, il oppose « la rémission gratuite des péchés », clairement enseignée dans l’Écriture. Si Christ a porté nos péchés sur le bois, quelle peine nous reste-t-il à payer ? Calvin demande : « Qu’aurait fait Christ pour nous, si la peine des péchés nous était encore infligée ? » Il ne nie pas que les croyants souffrent pour leurs péchés. Il trace une distinction capitale. La punition vindicative exprime la colère de Dieu et est destinée à ses ennemis. Le châtiment est la correction d’un Père, destinée à guérir. Quand Dieu a corrigé David après son péché, il ne recouvrait pas une dette, il éduquait un fils.The power of the keys, Calvin says, is exercised chiefly in preaching the gospel: ministers loose consciences by declaring God’s promise of forgiveness to all who believe. Then he turns to satisfaction. Against the view that God forgives the guilt but still requires temporal penalties, he sets “the gratuitous remission of sins,” plainly taught in Scripture. If Christ bore our sins on the tree, what punishment is left for us to pay? Calvin asks, “What would Christ have done for us, if punishment for sins were still inflicted on us?” He does not deny that believers suffer for their sins. He draws a crucial distinction. Punishment that is vindictive expresses God’s wrath and is for His enemies. Chastisement is a Father’s correction, meant to heal. When God disciplined David after his sin, He was not collecting a debt but training a son.

5.Indulgences et purgatoire (chapitre V)5.Indulgences and Purgatory (Chapter V)

Les indulgences reposaient sur l’idée d’un « trésor de l’Église », les mérites surabondants de Christ et des saints, que le pape pouvait appliquer à d’autres. Calvin répond que cela mêle le sang des martyrs au sang de Christ, comme si son sacrifice avait besoin d’aide. Il cite Léon le Grand, évêque de Rome au Ve siècle, qui enseignait que la mort des saints était un exemple précieux, mais que Christ seul rachète. La même logique défait le purgatoire. Si « le sang de Christ est la seule satisfaction, expiation et purification » pour les péchés des croyants, il ne reste rien à purger par le feu. Calvin examine les textes avancés, comme 1 Corinthiens 3, et soutient que le feu y désigne l’épreuve de la doctrine et des œuvres au jour du Seigneur. Il concède que les premiers chrétiens priaient pour les morts, mais maintient que l’Écriture ne l’ordonne pas, et que nous ne pouvons pas prier au-delà de ce que Dieu a promis.Indulgences rested on the idea of a “treasury of the Church,” the surplus merits of Christ and the saints, which the pope could apply to others. Calvin replies that this mixes the blood of martyrs with the blood of Christ, as if His sacrifice needed help. He cites Leo the Great, a fifth-century bishop of Rome, who taught that the saints’ deaths were precious examples, but that Christ alone redeems. The same logic undoes purgatory. If “the blood of Christ is the only satisfaction, expiation, and purgation” for the sins of believers, nothing remains to be purged by fire. Calvin examines the texts brought forward, such as 1 Corinthians 3, and argues that the fire there is the testing of doctrine and works on the Day of the Lord. He concedes that early Christians prayed for the dead, but holds that Scripture gives no command for it, and we may not pray beyond what God has promised.

Une note du STC sur la polémique de Calvin. Calvin parle d’« abominations », d’imposture et de cupidité, et les abus qu’il voyait étaient réels ; même beaucoup de responsables catholiques de son temps les condamnaient. Le concile de Trente (1545–1563) a réaffirmé le purgatoire et les indulgences tout en ordonnant de corriger les abus, et en 1567 le pape Pie V interdit d’accorder des indulgences contre de l’argent. L’enseignement catholique actuel maintient ces deux doctrines, mais non la vente des pardons. Les étudiants du STC doivent exposer le désaccord avec précision et charité : il porte sur la question de savoir s’il reste une peine temporelle pour les pécheurs pardonnés après la satisfaction de Christ. A CTS note on Calvin’s polemic. Calvin writes of “abominations,” imposture and greed, and the abuses he saw were real; even many Catholic leaders of his day condemned them. The Council of Trent (1545–1563) reaffirmed purgatory and indulgences while ordering abuses corrected, and in 1567 Pope Pius V forbade granting indulgences for money. Roman Catholic teaching today still holds both doctrines, but not the sale of pardons. CTS students should state the disagreement precisely and charitably: it concerns whether any temporal penalty remains for forgiven sinners after Christ’s satisfaction.

6.Pourquoi le chrétien doit être saint (chapitre VI)6.Why the Christian Must Be Holy (Chapter VI)

Calvin passe maintenant de l’argument à l’exhortation. L’Écriture nous pousse à la sainteté par deux grands motifs : la sainteté de Dieu lui-même, à laquelle nous sommes appelés, et Christ, qui nous a réconciliés afin que nous lui soyons rendus conformes. L’Évangile, écrit-il, est « une doctrine non de la langue, mais de la vie ». Il doit posséder l’âme entière et s’établir dans les affections les plus profondes. Pourtant Calvin est doux. Il n’exige pas la perfection avant d’appeler quelqu’un chrétien, car alors personne ne le serait. Ce qu’il demande, c’est un progrès constant : que nous continuions à courir, même lentement, vers le but, sans perdre courage parce que nous ne sommes pas encore arrivés.Calvin now turns from argument to exhortation. Scripture moves us to holiness by two great motives: God’s own holiness, to which we are called, and Christ, who reconciled us so that we might be conformed to Him. The gospel, he writes, is “a doctrine not of the tongue, but of the life.” It must possess the whole soul and settle in the deepest affections. Yet Calvin is gentle. He does not demand perfection before calling someone a Christian, for then no one would be one. What he asks is steady progress: that we keep running, however slowly, toward the goal, and do not lose heart because we have not yet arrived.

7.Nous ne sommes pas à nous (chapitre VII)7.We Are Not Our Own (Chapter VII)

Le chapitre VII contient quelques-unes des lignes les plus célèbres de Calvin. « Nous ne sommes pas à nous », répète-t-il ; c’est pourquoi notre raison et notre volonté ne doivent pas gouverner notre vie. « Nous sommes à Dieu ; vivons donc et mourons pour lui. » Renoncer à soi-même, c’est d’abord se donner à Dieu, puis au prochain. Il y a « un monde de vices caché dans l’âme de l’homme », et le remède est de cesser de chercher ce qui est à nous. Comment aimer ceux qui ne le méritent pas ? La réponse de Calvin est belle : ne pas regarder à leur mérite, mais « considérer en eux l’image de Dieu », qui mérite tout ce que nous pouvons donner. Le renoncement à soi devant Dieu signifie aussi le contentement. Si tout bien vient de sa seule bénédiction, nous ne chercherons pas le succès par des moyens tortueux, et nous supporterons la perte avec patience.Chapter VII contains some of Calvin’s most famous lines. “We are not our own,” he repeats; therefore our own reason and will must not rule our lives. “We are God’s; to him, therefore, let us live and die.” Self-denial means first giving ourselves to God, and then to our neighbor. There is “a world of vices concealed in the soul of man,” and the remedy is to stop seeking our own things. How can we love people who do not deserve it? Calvin’s answer is beautiful: do not regard their merit but “consider the image of God in them,” which deserves all we can give. Self-denial toward God also means contentment. If every good thing comes from His blessing alone, we will not chase success by crooked means, and we will bear loss with patience.

8.La croix et l’espérance du ciel (chapitres VIII–IX)8.The Cross and the Hope of Heaven (Chapters VIII–IX)

Tout disciple doit porter une croix. Christ a porté la sienne sans en avoir besoin, à cause de nous ; nous portons la nôtre parce que nous en avons besoin. Les épreuves abaissent notre orgueil, nous apprennent à compter sur Dieu, éprouvent notre patience et nous forment à l’obéissance, comme la discipline d’un Père sage. La persécution « pour la justice » est un honneur particulier. Calvin rejette les « stoïciens modernes », qui jugent coupable de pleurer ou de s’affliger. Christ lui-même a pleuré et gémi ; la patience n’est pas l’insensibilité, mais une soumission paisible dans la douleur. Le chapitre IX élève ensuite nos regards. Les épreuves desserrent notre attachement à cette vie pour que nous désirions celle qui vient. Calvin ne méprise pas la vie présente, qu’il appelle un don de Dieu dont il faut rendre grâce. Mais comparée au ciel, elle est petite, et le croyant n’a pas à craindre la mort.Every disciple must carry a cross. Christ carried His without needing to, for our sake; we carry ours because we need it. Trials humble our pride, teach us to rely on God, test our patience and train us in obedience, like a wise Father’s discipline. Persecution “for righteousness’ sake” is a special honor. Calvin rejects the “modern Stoics” who think it sinful to weep or grieve. Christ Himself wept and groaned; patience is not numbness but quiet submission in pain. Chapter IX then lifts our eyes. Trials loosen our grip on this life so that we long for the one to come. Calvin does not despise the present life, which he calls a gift of God for which we must give thanks. But compared with heaven it is small, and a believer need not fear death.

9.Bien user de ce monde (chapitre X)9.Using This World Rightly (Chapter X)

Pour qu’on ne prenne pas Calvin pour un ascète sombre, le chapitre X répond à la question de l’usage des biens terrestres. Dieu a donné la nourriture non seulement pour le besoin mais pour le plaisir, et les fleurs non seulement pour l’usage mais pour leur beauté et leur parfum. Calvin rejette « cette philosophie inhumaine » qui ne permet que le strict nécessaire. Mais la liberté a des limites : la modération, la reconnaissance, la patience dans la pauvreté et la gérance, car il faudra rendre compte de tout ce que nous avons. Il termine par la vocation. Dieu a assigné à chacun un appel, et le genre de vie de chacun est « un poste assigné par le Seigneur ». Cela apporte une riche consolation, car « aucun emploi si humble et si vil » ne manquera de briller devant Dieu quand il est accompli dans l’obéissance. Cet enseignement a façonné la dignité protestante du travail ordinaire.Lest anyone think Calvin a gloomy ascetic, chapter X answers the question how to use earthly goods. God gave food not only for need but for delight, and flowers not only for use but for beauty and fragrance. Calvin rejects “that inhuman philosophy” which allows only bare necessity. Yet freedom has limits: moderation, gratitude, patience in poverty and stewardship, since all we have must be accounted for. He ends with vocation. God has assigned each person a calling, and every individual’s line of life is “a post assigned him by the Lord.” This brings rich comfort, for “no employment so mean and sordid” will fail to shine before God when done in obedience. This teaching shaped the Protestant dignity of ordinary work.

10.Ces chapitres dans les confessions réformées10.These Chapters in the Reformed Confessions

Le Catéchisme de Heidelberg s’ouvre sur la note d’appartenance chère à Calvin : notre seule consolation est que « je ne suis pas à moi », mais que j’appartiens à mon fidèle Sauveur Jésus-Christ (question 1). La Confession de Westminster enseigne que la repentance n’est pas « une satisfaction pour le péché », mais qu’elle est si nécessaire que nul ne peut espérer le pardon sans elle (15.3), et que chacun doit confesser ses péchés en privé à Dieu (15.6). Elle enseigne aussi qu’à la mort, les âmes des justes sont reçues au ciel, rejetant tout troisième lieu (32.1). Les luthériens partagent le rejet des indulgences et du purgatoire par Calvin, et les wesleyens ont particulièrement aimé la recherche de la sainteté que décrivent ces chapitres.The Heidelberg Catechism opens with Calvin’s note of belonging: our only comfort is that we are “not my own,” but belong to our faithful Saviour Jesus Christ (Question 1). The Westminster Confession teaches that repentance is not “a satisfaction for sin,” yet is so necessary that none may expect pardon without it (15.3), and that every person should confess sins privately to God (15.6). It also teaches that at death the souls of the righteous are received into heaven, rejecting any third place (32.1). Lutherans share Calvin’s rejection of indulgences and purgatory, and Wesleyans have especially loved the pursuit of holiness these chapters describe.

11.Ce qu’un pasteur réformé en retient aujourd’hui11.What a Reformed Pastor Takes from It Today

D’abord, prêchez un pardon si complet que les consciences troublées puissent se reposer ; ne faites pas mesurer leurs larmes aux gens. Ensuite, gardez la confession dans le culte et rendez-vous disponible pour l’entretien privé sans l’imposer. Troisièmement, enseignez la discipline comme l’amour d’un Père, non comme un paiement. Quatrièmement, prêchez le renoncement à soi comme une liberté : ceux qui appartiennent à Dieu n’ont pas à faire leurs preuves. Cinquièmement, honorez l’ouvrier d’usine, le paysan et la mère au foyer comme des personnes au poste que Dieu leur a donné.First, preach a forgiveness so full that troubled consciences can rest; do not make people measure their tears. Second, keep confession in worship, and make yourself available for private counsel without forcing it. Third, teach discipline as a Father’s love, not as payment. Fourth, preach self-denial as freedom: those who belong to God need not prove themselves. Fifth, honor the factory worker, the farmer and the mother at home as people at their God-given post.

12.À méditer12.Taking It to Heart

Pour réfléchir. Avez-vous déjà essayé de mériter le pardon par la profondeur de votre douleur ? Comment la distinction de Calvin entre la punition et le châtiment paternel change-t-elle votre façon de comprendre vos propres épreuves ? Qui avez-vous du mal à aimer, et que signifierait voir l’image de Dieu en cette personne ? Où votre assemblée a-t-elle besoin d’entendre qu’elle n’est pas à elle-même ? Quel travail ordinaire, dans votre communauté, a besoin d’être honoré comme un appel de Dieu ? For reflection. Have you ever tried to earn forgiveness by the depth of your sorrow? How does Calvin’s distinction between punishment and fatherly chastisement change the way you understand your own trials? Whom do you find hard to love, and what would it mean to see God’s image in that person? Where does your congregation need to hear that it is not its own? Which ordinary work in your community needs to be honored as a calling from God?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala du livre III, chapitres IV–X, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (1559), traduite en anglais par John Allen (1813), édition de la Presbyterian Board of Publication, Philadelphie (Projet Gutenberg n° 45001). Calvin est mort en 1564 et Allen en 1839 ; l’œuvre et la traduction sont dans le domaine public et sont citées ici brièvement à des fins d’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes historiques proviennent d’histoires générales de la Réforme.Source. A Chapala Theological Seminary digest of Book III, chapters IV–X, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (1559), translated by John Allen (1813), Presbyterian Board of Publication edition, Philadelphia (Project Gutenberg #45001). Calvin died in 1564 and Allen in 1839; the work and the translation are in the public domain and are quoted here briefly for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; historical notes come from standard histories of the Reformation.

Lire avec discernement. Les expressions du Catéchisme de Heidelberg et de la Confession de Westminster suivent des versions anciennes courantes, elles aussi dans le domaine public. La comparaison du texte de travail du STC avec le latin de 1559 reste à faire.Reading claims carefully. The phrases from the Heidelberg Catechism and the Westminster Confession follow common older English versions, also in the public domain. Comparison of the CTS working text with the Latin of 1559 is still pending.

Lecture 3 · Grâce, œuvres et ÉvangileReading 3 · Grace, Works and the Gospel

Le fruit, non la racineFruit, Not Root

Calvin suit la justification tout au long de la vie. Même les meilleures œuvres des meilleurs saints ont besoin du pardon ; le mérite et les œuvres surérogatoires n’ont donc aucune place dans le fondement du salut. Mais Dieu, qui accepte d’abord la personne, accepte avec une bonté paternelle les œuvres imparfaites des croyants. Nous sommes justifiés « non sans les œuvres, mais non par les œuvres ».Calvin follows justification through the whole of life. Even the best works of the best saints need forgiveness, so merit and works of supererogation have no place in salvation’s foundation. Yet God, accepting the person first, accepts believers’ imperfect works with fatherly kindness. We are justified “not without works, yet not by works,” and the law’s promises are fulfilled in the gospel.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Le fruit, non la racine : les bonnes œuvres, le mérite et les promesses de la loiFruit, Not Root: Good Works, Merit and the Promises of the Law

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — Calvin suit la justification tout au long de la vie : pourquoi aucune œuvre humaine ne peut en être la racine, pourquoi les œuvres du croyant plaisent néanmoins à Dieu et comment les promesses de la loi s’accomplissent dans l’ÉvangileA Chapala Theological Seminary reading — Calvin follows justification through the whole of life: why no human work can be its root, why the believer’s works still please God, and how the promises of the law are fulfilled in the gospel

Un résumé du STC du livre III, chapitres XIV–XVII, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (édition latine définitive, 1559), d’après la traduction anglaise de John Allen (Projet Gutenberg n° 64392, volume II). L’œuvre et la traduction sont dans le domaine public ; les brèves citations ci-dessous sont traduites d’Allen.A CTS digest of Book III, chapters XIV–XVII, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (final Latin edition, 1559), in the English translation of John Allen (Project Gutenberg #64392, volume II). The work and the translation are in the public domain; the short quotations below are from Allen.

  • Institution III.xiv–xviiInstitutes III.xiv–xvii
  • Source primairePrimary source
  • Grâce et œuvresGrace and works
  • Jean CalvinJohn Calvin
Un mot avant de lire. Les chapitres XI–XIII, étudiés dans un cours antérieur du STC, ont défini la justification. Ces chapitres-ci posent les questions suivantes. La justification commence-t-elle par la grâce pour se poursuivre par les œuvres ? Que valent les bonnes actions des croyants ? Les récompenses promises dans l’Écriture prouvent-elles que nous gagnons le salut ? Deux mots aident. Le « mérite » est un droit à la récompense fondé sur ce que l’on a fait. Les « œuvres surérogatoires » sont des actions censées dépasser ce que Dieu exige. A word before you read. Chapters XI–XIII, studied in an earlier CTS course, defined justification. These chapters ask the next questions. Does justification begin by grace and continue by works? What are the good deeds of believers worth? Do the rewards promised in Scripture prove that we earn salvation? Two words help. “Merit” means a claim to reward based on what one has done. “Works of supererogation” are deeds thought to go beyond what God requires.

1.La question derrière la question1.The Question Behind the Question

Dans les années 1550, protestants et catholiques s’accordaient sur plus de points qu’ils ne l’admettaient parfois. Les uns et les autres disaient que le salut commence par la grâce de Dieu. Le désaccord le plus vif portait sur ce qui suit. Beaucoup de théologiens de la fin du Moyen Âge enseignaient que la grâce reçue au baptême rend une personne capable de faire des œuvres qui méritent vraiment un accroissement de grâce et finalement la vie éternelle. Le concile de Trente, dans son décret sur la justification de 1547, affirma que les bonnes œuvres des justifiés méritent vraiment. Calvin pensait que cela plaçait la paix du croyant sur un mauvais fondement pour le reste de sa vie. Il suit donc la justification non seulement à son début, mais dans son « progrès continuel », comme le dit son titre. Sa réponse se résume par une image du jardin : les bonnes œuvres sont le fruit de l’arbre, jamais sa racine.By the 1550s Protestants and Catholics agreed on more than they sometimes admitted. Both said that salvation begins with God’s grace. The sharpest point of difference was what happens next. Many late medieval theologians taught that grace given at baptism enables a person to do works that truly merit an increase of grace and finally eternal life. The Council of Trent, in its decree on justification of 1547, affirmed that the good works of the justified truly merit. Calvin believed this placed the believer’s peace on the wrong foundation for the rest of his life. So he follows justification not only at its start but through its “continual progress,” as his title says. His answer can be summed up in a garden picture: good works are the fruit of the tree, never its root.

2.Quatre sortes de personnes (chapitre XIV, 1–8)2.Four Kinds of People (Chapter XIV, 1–8)

Calvin répartit l’humanité en « quatre classes » : ceux qui ne connaissent pas Dieu et vivent dans l’idolâtrie ; les baptisés qui vivent dans l’impiété ; les hypocrites qui cachent la méchanceté derrière la religion ; et les vrais régénérés. Quelle justice chacun peut-il revendiquer ? Le premier groupe peut montrer de vraies vertus. Calvin refuse de prétendre qu’il n’y a aucune différence entre un empereur juste comme Titus ou Trajan et un empereur cruel comme Néron. Ces vertus sont des dons de Dieu, et il les récompense souvent en cette vie ; les théologiens réformés parleront plus tard de « grâce commune ». Pourtant, à la suite d’Augustin, Calvin dit que même les célèbres exploits des nobles Romains étaient péché devant Dieu, parce qu’ils ne procédaient pas de la foi et ne visaient pas sa gloire. Sans l’union avec Christ, « il n’y a pas de sanctification » ; le fruit peut être beau à l’œil, mais l’arbre n’est pas bon. Les chrétiens de nom et les hypocrites n’en sont pas mieux, car Dieu regarde au cœur.Calvin sorts humanity into “four classes”: those who do not know God and live in idolatry; those baptized but living ungodly lives; hypocrites who hide wickedness behind religion; and the truly regenerate. What righteousness can each claim? The first group may show real virtues. Calvin refuses to pretend there is no difference between a just emperor like Titus or Trajan and a cruel one like Nero. Such virtues are gifts of God, and He often rewards them in this life; Reformed theologians later spoke of “common grace.” Yet, following Augustine, Calvin says even the famous deeds of the noble Romans were sin before God, because they did not spring from faith or aim at His glory. Without union with Christ “there is no sanctification”; the fruit may be beautiful to the eye, but the tree is not good. Nominal Christians and hypocrites are in no better case, for God looks on the heart.

3.Les meilleures œuvres des meilleurs saints (chapitre XIV, 9–15)3.The Best Works of the Best Saints (Chapter XIV, 9–15)

Et les vrais croyants ? Ici Calvin insiste « avec vigueur » sur deux points. D’abord, « il n’y eut jamais une action accomplie par un homme pieux » qui ne mériterait pas la condamnation si Dieu la jugeait selon sa stricte justice. Même nos meilleures actions sont mêlées de faiblesse et d’amour-propre. Ensuite, même si une œuvre était parfaite, un seul péché annulerait tout droit qu’elle nous donnerait, car, comme le dit Jacques, quiconque pèche « en un seul point devient coupable de tous ». La notion d’œuvres surérogatoires s’effondre donc. Comment quelqu’un pourrait-il faire plus que ce que Dieu exige, quand Christ nous dit qu’après avoir fait tout ce qui était ordonné, nous devons dire : « Nous sommes des serviteurs inutiles » ? Ce n’est pas une fausse modestie, mais un compte honnête. Le pardon n’est pas donné une seule fois au début pour qu’ensuite nous payions notre propre chemin ; nous en avons besoin chaque jour.What of true believers? Here Calvin presses two points “strenuously.” First, “there never was an action performed by a pious man” that would not deserve condemnation if judged by God’s strict justice. Even our best deeds are mixed with weakness and self-love. Second, even if one work were perfect, a single sin would cancel any claim it gave us, as James says: whoever offends “in one point, he is guilty of all.” The notion of works of supererogation therefore collapses. How can anyone do more than God requires, when Christ tells us that after doing all we were commanded, we must say, “We are unprofitable servants”? This is not false modesty but honest accounting. Forgiveness is not given once at the beginning so that we may afterwards pay our own way; we need it every day.

4.Les quatre causes (chapitre XIV, 16–21)4.The Four Causes (Chapter XIV, 16–21)

Calvin emprunte aux philosophes les quatre causes pour montrer que les œuvres n’ont aucune place dans le fondement du salut. La cause efficiente, celle qui le produit, est la miséricorde et l’amour gratuit du Père. La cause matérielle, ce dont il est fait, est Christ et son obéissance. La cause instrumentale, le moyen par lequel nous le recevons, est la foi, qui est un don de l’Esprit. La cause finale, son but, est la louange de la bonté de Dieu. Chaque cause appartient à Dieu. Pourtant Calvin ne rejette pas les œuvres. Les saints de l’Écriture se consolent parfois de leur intégrité. Ils ont raison, dit-il, quand ils regardent leurs œuvres comme des fruits de leur vocation, des signes que Dieu les a adoptés, jamais comme le fondement de leur confiance. Dans le plan ordinaire de Dieu, les œuvres peuvent même être appelées « causes inférieures » de ce qui suit, comme des étapes sur le chemin par lequel il conduit ses enfants à l’héritage qu’il leur a déjà donné gratuitement.Calvin borrows the philosophers’ four causes to show that works have no place in the ground of salvation. The efficient cause, the one that brings it about, is the mercy and free love of the Father. The material cause, what it is made of, is Christ and His obedience. The instrumental cause, the means by which we receive it, is faith, which is the Spirit’s gift. The final cause, its purpose, is the praise of God’s goodness. Every cause is God’s. Yet Calvin does not throw works away. The saints in Scripture sometimes take comfort in their integrity. They do so rightly, he says, when they treat their works as fruits of their calling, signs that God has adopted them, never as the foundation of their confidence. In God’s ordinary plan, works can even be called “inferior causes” of what follows, as steps on the road by which He leads His children to the inheritance He has already freely given.

5.Le problème du « mérite » (chapitre XV)5.The Trouble with “Merit” (Chapter XV)

Calvin n’aime pas les querelles de mots, mais il voudrait que le terme « mérite » n’ait jamais été appliqué aux œuvres humaines devant le jugement de Dieu. Il n’est pas employé dans l’Écriture, et il engendre l’orgueil. Il cite Bernard de Clairvaux, un moine médiéval qu’il admire : ne pas présumer de nos mérites est un mérite suffisant. Tout ce qui est bon en nous est don de Dieu ; s’il couronne nos œuvres, il couronne donc ses propres dons. Calvin note que Pierre Lombard, le grand auteur de manuels des écoles médiévales, était plus sain que les maîtres postérieurs, bien qu’il rattachât encore le mérite en partie au libre arbitre. Le danger pastoral est clair. Dès que le mérite entre, les yeux du croyant glissent de Christ vers son propre bilan. C’est pourquoi Calvin demande que Christ demeure le seul fondement, sur lequel nous sommes édifiés et en qui nous avons toutes choses.Calvin is not fond of quarrels about words, but he wishes the term “merit” had never been applied to human works before God’s judgment. It is not used in Scripture, and it breeds pride. He quotes Bernard of Clairvaux, a medieval monk whom he admires: not to presume on our merits is merit enough. Everything good in us is God’s gift, so if He crowns our works He is crowning His own gifts. Calvin notes that Peter Lombard, the master textbook writer of the medieval schools, was sounder than later teachers, though he still traced merit partly to free will. The pastoral danger is plain. Once merit enters, the believer’s eyes slide from Christ to his own record. So Calvin urges that Christ remain the only foundation, upon whom we are built and in whom we have all things.

6.Réponse aux accusations (chapitre XVI)6.Answering the Charges (Chapter XVI)

Ses adversaires disaient que la doctrine de Calvin détruirait les bonnes œuvres et rendrait le salut trop facile. Il répond que c’est le contraire. Le même Christ qui justifie sanctifie aussi, et il ne donne jamais un don sans l’autre. La phrase de Calvin est classique : « nous sommes justifiés non sans les œuvres, mais non par les œuvres ». L’union avec Christ comprend à la fois la justice et la sainteté. Quant à la crainte que les gens cessent de servir Dieu sans l’espoir de gagner une récompense, Calvin répond que le service salarié n’est pas ce que Dieu veut. Il « veut être adoré et aimé librement ». Les motifs que l’Écriture donne à la sainteté sont la reconnaissance, l’amour de Dieu et l’honneur de Christ, non un salaire. La justification gratuite ne rend pas non plus les gens insouciants à l’égard du péché, car ce sont justement ceux qui ont goûté la miséricorde qui craignent le plus d’offenser.Opponents said Calvin’s doctrine would destroy good works and make salvation too easy. He answers that it is the opposite. The same Christ who justifies also sanctifies, and He never gives one gift without the other. Calvin’s sentence is a classic: “we are justified, not without works, yet not by works.” Union with Christ includes both righteousness and holiness. As for the fear that people will stop serving God without the hope of earning reward, Calvin replies that hired service is not what God wants. He “will be freely worshipped and freely loved.” The motives Scripture gives for holiness are gratitude, the love of God, and the honor of Christ, not wages. Nor does free justification make people careless about sin, since it is precisely those who have tasted mercy who most fear to offend.

7.La loi et l’Évangile en harmonie (chapitre XVII, 1–10)7.Law and Gospel in Harmony (Chapter XVII, 1–10)

Que dire alors des nombreuses promesses de la loi qui disent en substance : fais cela et tu vivras ? Calvin ne dit pas qu’elles étaient vides. Elles montrent ce qu’apporterait une obéissance parfaite. Mais comme aucun pécheur n’obéit parfaitement, toutes les promesses de la loi seraient vaines si l’Évangile ne venait à notre secours. En Christ, Dieu fait deux choses. D’abord, il reçoit les pécheurs par la foi seule, sans les œuvres. Ensuite, avec « bienveillance et indulgence paternelles », il accepte les œuvres imparfaites de ceux qu’il a réconciliés, fermant les yeux sur leurs défauts et les honorant comme si elles étaient complètes. Il y a donc une vraie justice des œuvres, bien que secondaire, non comme fondement de notre acceptation, mais comme son fruit. L’ordre est décisif. Dieu accepte d’abord la personne, puis les œuvres de la personne. Calvin l’applique à Corneille en Actes 10 : ses prières et ses aumônes plaisaient à Dieu parce qu’il craignait déjà Dieu par la foi.What then of the many promises in the law that say, in effect, do this and live? Calvin does not say they were empty. They show what perfect obedience would bring. But since no sinner obeys perfectly, all the promises of the law would be in vain unless the gospel came to our aid. In Christ, God does two things. First, He receives sinners by faith alone, without works. Second, in “paternal benignity and indulgence,” He accepts the imperfect works of those He has reconciled, overlooking their defects and honoring them as if they were complete. So there is a true, though secondary, righteousness of works, not as the ground of our acceptance but as its fruit. The order is decisive. God first accepts the person, then the person’s works. Calvin applies this to Cornelius in Acts 10: his prayers and alms pleased God because he already feared God through faith.

8.Jacques et les Psaumes (chapitre XVII, 11–15)8.James and the Psalms (Chapter XVII, 11–15)

La grande objection était Jacques 2 : « Abraham fut justifié par les œuvres ». Calvin répond que le même Esprit a parlé par Paul et par Jacques, de sorte qu’ils ne peuvent se contredire. Ils emploient le mot « justifier » en des sens différents. Paul parle d’être tenu pour juste devant Dieu. Jacques parle d’une justice montrée et prouvée devant les hommes. Calvin relève l’ordre des événements : Abraham fut tenu pour juste par la foi en Genèse 15, bien des années avant d’offrir Isaac en Genèse 22. Jacques attaque une foi vide et vantarde, non la foi qui reçoit Christ. De même, quand un psalmiste supplie : « Juge-moi, ô Seigneur, selon ma justice », il ne prétend pas être sans péché, mais il demande à Dieu de défendre une cause juste contre ses ennemis.The great objection was James 2: “Abraham was justified by works.” Calvin answers that the same Spirit spoke through Paul and James, so they cannot contradict each other. They use the word “justify” in different senses. Paul speaks of being counted righteous before God. James speaks of righteousness being shown and proved before people. Calvin notes the order of events: Abraham was counted righteous by faith in Genesis 15, many years before he offered Isaac in Genesis 22. James is attacking an empty, boasting faith, not the faith that receives Christ. Likewise, when a psalmist pleads, “Judge me, O Lord, according to my righteousness,” he is not claiming sinlessness, but appealing to God to vindicate a just cause against his enemies.

9.Le fruit et la racine dans les confessions réformées9.Fruit and Root in the Reformed Confessions

Le chapitre de la Confession de Westminster sur les bonnes œuvres (16) suit Calvin de près. Les bonnes œuvres sont « les fruits et les preuves d’une foi vraie et vivante ». Nos meilleures œuvres ne peuvent mériter le pardon, mais, « les personnes des croyants étant acceptées par Christ, leurs bonnes œuvres sont aussi acceptées en lui » (16.6). Les œuvres faites par les non-régénérés, bien qu’utiles, « ne peuvent plaire à Dieu » (16.7). Le Catéchisme de Heidelberg demande pourquoi nos bonnes œuvres ne peuvent être notre justice, et répond que même nos meilleures œuvres en cette vie sont imparfaites et souillées de péché (question 62) ; la récompense que Dieu donne est « de grâce » (question 63). Il ajoute que ceux qui sont greffés en Christ par une vraie foi ne peuvent manquer de produire des fruits de reconnaissance (question 64). D’autres entendent ces chapitres autrement. L’enseignement catholique continue de parler de mérite, entièrement fondé sur la grâce. Les luthériens s’accordent avec Calvin sur le mérite, et en 1999 des instances luthériennes et catholiques ont signé une Déclaration commune qui a réduit, sans le combler, l’écart. Les chrétiens wesleyens s’accordent pour dire que les œuvres ne sont pas la racine, mais ils soulignent que la sanctification peut croître vers un amour plus plein en cette vie.The Westminster Confession’s chapter on good works (16) follows Calvin closely. Good works are “the fruits and evidences of a true and lively faith.” Our best works cannot merit pardon, yet “the persons of believers being accepted through Christ, their good works also are accepted in him” (16.6). Works done by the unregenerate, though useful, “cannot please God” (16.7). The Heidelberg Catechism asks why our good works cannot be our righteousness, and answers that even our best works in this life are imperfect and defiled with sin (Question 62); the reward God gives is “of grace” (Question 63). It adds that those grafted into Christ by true faith cannot fail to bring forth fruits of thankfulness (Question 64). Others hear these chapters differently. Roman Catholic teaching continues to speak of merit, grounded wholly in grace. Lutherans agree with Calvin on merit, and in 1999 Lutheran and Catholic bodies signed a Joint Declaration narrowing, though not closing, the gap. Wesleyan Christians agree that works are not the root, but they stress that sanctification can grow toward a fuller love in this life.

10.Ce qu’un pasteur réformé en retient aujourd’hui10.What a Reformed Pastor Takes from It Today

D’abord, louez le bien accompli par des personnes hors de l’Église comme un don de Dieu, sans l’appeler salvifique. Ensuite, ne laissez jamais les croyants penser qu’ils ont commencé par la grâce et doivent maintenant continuer par leurs propres efforts. Troisièmement, enseignez hardiment les bonnes œuvres, mais comme un fruit qui pousse de la reconnaissance. Quatrièmement, consolez les saints faibles : Dieu le Père reçoit leurs offrandes tachées à cause de Christ, comme un père chérit le dessin d’un enfant.First, praise the good done by people outside the church as God’s gift, without calling it saving. Second, never let believers think they began by grace and must now continue by their own effort. Third, teach good works boldly, but as fruit that grows from gratitude. Fourth, comfort weak saints that God the Father receives their stained offerings for Christ’s sake, as a father treasures a child’s drawing.

11.Le prendre à cœur11.Taking It to Heart

Pour réfléchir. Vous attendez-vous en secret à ce que Dieu vous aime davantage les jours où vous l’avez bien servi ? Comment l’ordre de Calvin, la personne acceptée d’abord, puis les œuvres, change-t-il votre regard sur votre ministère ? Où avez-vous vu une vraie vertu chez des non-croyants, et comment l’expliqueriez-vous à partir de ces chapitres ? Comment aideriez-vous un membre de l’Église qui lit Jacques 2 et craint que ses œuvres ne suffisent pas ? Quel motif des bonnes œuvres touche le plus votre propre cœur ? For reflection. Do you secretly expect God to love you more on days when you have served Him well? How does Calvin’s order, the person accepted first and then the works, change the way you look at your ministry? Where have you seen real virtue in unbelievers, and how would you explain it from these chapters? How would you help a church member who reads James 2 and fears that his works are not enough? What motive for good works most moves your own heart?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala du livre III, chapitres XIV–XVII, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (1559), traduite en anglais par John Allen (1813), édition de la Presbyterian Board of Publication, Philadelphie (Projet Gutenberg n° 64392, volume II). Calvin est mort en 1564 et Allen en 1839 ; l’œuvre et la traduction sont dans le domaine public et sont citées ici brièvement à des fins d’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes historiques proviennent d’histoires générales de la Réforme.Source. A Chapala Theological Seminary digest of Book III, chapters XIV–XVII, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (1559), translated by John Allen (1813), Presbyterian Board of Publication edition, Philadelphia (Project Gutenberg #64392, volume II). Calvin died in 1564 and Allen in 1839; the work and the translation are in the public domain and are quoted here briefly for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; historical notes come from standard histories of the Reformation.

Lire avec discernement. Les expressions du Catéchisme de Heidelberg et de la Confession de Westminster suivent des versions anciennes courantes, elles aussi dans le domaine public. La comparaison du texte de travail du STC avec le latin de 1559 reste à faire.Reading claims carefully. The phrases from the Heidelberg Catechism and the Westminster Confession follow common older English versions, also in the public domain. Comparison of the CTS working text with the Latin of 1559 is still pending.

Lecture 4 · Élection et prédestinationReading 4 · Election and Predestination

La profondeur de la miséricordeThe Depth of Mercy

Calvin enseigne que Dieu, par un décret éternel, a librement choisi certains pour la vie en Christ, non pour des mérites prévus, et en a justement laissé d’autres. Il met en garde contre la curiosité indiscrète et le silence craintif, répond à l’accusation que Dieu serait injuste ou auteur du péché, et affirme que l’élection produit la sainteté et une humble prédication à tous. D’autres réponses chrétiennes sont présentées avec respect.Calvin teaches that God, by an eternal decree, freely chose some to life in Christ, not for foreseen merit, and justly passed by others. He warns against both prying curiosity and fearful silence, answers the charge that God is unjust or the author of sin, and insists that election produces holiness and humble preaching to all. Other Christian answers are noted with respect.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

La profondeur de la miséricorde : élection et prédestinationThe Depth of Mercy: Election and Predestination

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — l’enseignement de Calvin sur l’élection éternelle de Dieu, pourquoi il pensait qu’il fallait l’enseigner avec hardiesse et retenue à la fois, et comment il répondit aux objections qu’elle a toujours soulevéesA Chapala Theological Seminary reading — Calvin’s teaching on God’s eternal election, why he believed it must be taught with both boldness and restraint, and how he answered the objections it has always raised

Un résumé du STC du livre III, chapitres XXI–XXIII, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (édition latine définitive, 1559), d’après la traduction anglaise de John Allen (Projet Gutenberg n° 64392, volume II). L’œuvre et la traduction sont dans le domaine public ; les brèves citations ci-dessous sont traduites d’Allen.A CTS digest of Book III, chapters XXI–XXIII, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (final Latin edition, 1559), in the English translation of John Allen (Project Gutenberg #64392, volume II). The work and the translation are in the public domain; the short quotations below are from Allen.

  • Institution III.xxi–xxiiiInstitutes III.xxi–xxiii
  • Source primairePrimary source
  • ÉlectionElection
  • Jean CalvinJohn Calvin
Un mot avant de lire. C’est la partie la plus débattue de la théologie de Calvin, et des chrétiens sincères sont en désaccord à son sujet. Le STC présente la position de Calvin avec exactitude et telle que la reçoivent les Églises réformées, et mentionne avec respect d’autres réponses. Termes clés : l’« élection » est le choix que Dieu fait de certains pour le salut ; la « réprobation » est le fait qu’il en laisse d’autres de côté, les abandonnant au juste jugement que mérite leur péché ; un « décret » est le dessein éternel de Dieu. A word before you read. This is the most debated part of Calvin’s theology, and sincere Christians disagree about it. CTS presents Calvin’s view accurately and as the Reformed churches receive it, and notes other answers with respect. Key terms: “election” is God’s choosing of some to salvation; “reprobation” is His passing by of others, leaving them to the just judgment their sin deserves; a “decree” is God’s eternal purpose.

1.Pourquoi ici, et pourquoi alors ?1.Why Here, and Why Now?

Beaucoup imaginent que la prédestination était le centre du système de Calvin. Elle ne l’était pas. Dans l’Institution de 1559, elle n’apparaît pas au livre I avec la providence de Dieu, comme on pourrait s’y attendre, mais tard dans le livre III, après la foi, la repentance, la justification et la prière. Cette place est voulue. Calvin veut que les croyants rencontrent l’élection après avoir rencontré Christ, comme l’explication de la grâce qu’ils connaissent déjà. La doctrine était aussi devenue un sujet de dispute publique à Genève. En 1551, un ancien moine nommé Jérôme Bolsec l’attaqua ouvertement, et Calvin avait déjà répondu au théologien catholique Albert Pighius. En 1552, il publia un traité sur la prédestination éternelle. Ces chapitres rassemblent ces débats dans un ordre serein.Many people imagine that predestination was the center of Calvin’s system. It was not. In the 1559 Institutes it does not appear in Book I with God’s providence, as one might expect, but late in Book III, after faith, repentance, justification and prayer. That placement is deliberate. Calvin wants believers to meet election after they have met Christ, as an explanation of the grace they already know. The doctrine had also become a matter of public dispute in Geneva. In 1551 a former monk named Jerome Bolsec attacked it openly, and Calvin had already answered the Catholic theologian Albert Pighius. In 1552 he published a treatise on eternal predestination. These chapters gather those debates into calm order.

2.Ni curiosité ni silence (chapitre XXI, 1–4)2.Neither Curiosity nor Silence (Chapter XXI, 1–4)

Calvin commence par une observation que chacun peut faire. L’Évangile n’est pas prêché également à tous les peuples, et là où il est prêché, tous ne le reçoivent pas. Cette diversité révèle « la merveilleuse profondeur du jugement divin ». Il met ensuite en garde contre deux dangers opposés. Le premier est la curiosité, qui s’égare « dans des labyrinthes interdits » et tente de sonder les secrets de Dieu. Ici, nous ne devons pas avoir honte d’« une sorte d’ignorance savante ». Le second danger est le silence. Certains, effrayés par le mauvais usage de la doctrine, veulent qu’on n’en parle jamais. Calvin répond que « l’Écriture est l’école du Saint-Esprit », qui n’enseigne rien qui ne soit profitable. Là où l’Écriture parle, nous devons parler ; là où elle se tait, nous devons nous arrêter. Bien enseignée, l’élection apporte trois bienfaits : elle montre que le salut découle de la libre miséricorde de Dieu, elle abaisse l’orgueil humain et elle donne aux croyants une solide consolation.Calvin begins with an observation anyone can make. The gospel is not preached to all peoples equally, and where it is preached, not all receive it. This diversity reveals “the wonderful depth of the Divine judgment.” He then warns of two opposite dangers. The first is curiosity, which wanders “into forbidden labyrinths” and tries to search out God’s secrets. Here we should not be ashamed of “a kind of learned ignorance.” The second danger is silence. Some, frightened by misuse of the doctrine, want it never mentioned. Calvin answers that “the Scripture is the school of the Holy Spirit,” which teaches nothing that is not profitable. Where Scripture speaks, we should speak; where it is silent, we should stop. Rightly taught, election brings three benefits: it shows that salvation flows from God’s free mercy, it humbles human pride, and it gives believers solid comfort.

3.La définition (chapitre XXI, 5)3.The Definition (Chapter XXI, 5)

Calvin distingue la prescience de la prédestination. Dieu connaît d’avance toutes choses, car tout est toujours présent devant ses yeux. Mais il ne choisit pas les personnes parce qu’il prévoit quelque chose en elles. La définition de Calvin est directe : « Nous appelons prédestination le décret éternel de Dieu », par lequel il a déterminé ce qu’il veut qu’il advienne de chaque personne. Tous ne sont pas créés pour la même fin, mais « la vie éternelle est préordonnée pour les uns, et la damnation éternelle pour les autres ». On parle souvent de « double prédestination ». Calvin ne l’adoucit pas. Pourtant il insiste sur le fait que les deux côtés ne sont pas de même nature. L’élection est la miséricorde gratuite de Dieu, qui donne ce que personne ne mérite. La réprobation est la justice de Dieu, qui laisse les pécheurs à ce qu’ils méritent déjà.Calvin distinguishes foreknowledge from predestination. God foreknows all things, since everything is always present before His eyes. But He does not choose people because He foresees something in them. Calvin’s definition is direct: “Predestination we call the eternal decree of God,” by which He has determined what He wills to become of every person. Not all are created with the same end, but “eternal life is fore-ordained for some, and eternal damnation for others.” This is often called “double predestination.” Calvin does not soften it. Yet he insists that the two sides are not equal in kind. Election is God’s free mercy, giving what no one deserves. Reprobation is God’s justice, leaving sinners to what they already deserve.

4.Israël, puis les personnes (chapitre XXI, 5–7)4.Israel, Then Individuals (Chapter XXI, 5–7)

Calvin suit l’élection à travers l’Écriture avec un détail croissant. D’abord, Dieu a choisi une nation, les enfants d’Abraham, sans autre raison que son amour gratuit, comme Moïse le dit à Israël en Deutéronome 7. Puis, au sein de cette nation, il trouve « un second degré d’élection, plus restreint encore » : Isaac et non Ismaël, Jacob et non Ésaü, bien que tous portassent le signe de l’alliance. Calvin concède qu’Ismaël et Ésaü sont tombés par leur propre faute, mais la différence entre les frères a commencé en Dieu. Enfin, l’élection atteint des personnes particulières, choisies pour être unies à Christ par l’Esprit. L’élection générale, aux privilèges extérieurs, peut être perdue par l’incrédulité ; l’élection particulière des individus à la vie ne peut faillir.Calvin traces election through Scripture in widening detail. First, God chose one nation, the children of Abraham, for no reason but His free love, as Moses tells Israel in Deuteronomy 7. Then within that nation he finds “a second degree of election, still more restricted”: Isaac and not Ishmael, Jacob and not Esau, though all bore the sign of the covenant. Calvin grants that Ishmael and Esau fell by their own fault, yet the difference between the brothers began in God. Finally, election reaches particular persons, chosen to be joined to Christ by the Spirit. General election, to outward privileges, can be lost by unbelief; the special election of individuals to life cannot fail.

5.Élus en Christ, non pour des mérites prévus (chapitre XXII, 1–9)5.Chosen in Christ, Not for Foreseen Merit (Chapter XXII, 1–9)

Au chapitre XXII, Calvin montre par l’Écriture que l’élection ne repose ni sur la foi ni sur les œuvres prévues. Paul dit que nous avons été « élus en Christ avant la fondation du monde », et élus « pour que nous soyons saints », non parce que nous le serions. La sainteté est le fruit de l’élection, non sa cause. Romains 9 est central : avant que Jacob et Ésaü fussent nés ou eussent fait le bien ou le mal, Dieu aima l’un et laissa l’autre, afin que son dessein demeure. Jésus lui-même dit : « Tout ce que le Père me donne viendra à moi ». Calvin cite Augustin : la grâce de Dieu ne trouve pas les hommes aptes à être élus, « mais elle les rend tels ». Il traite brièvement de Thomas d’Aquin et de Pères anciens comme Ambroise et Origène, qui enseignaient que Dieu a élu ceux dont il prévoyait qu’ils croiraient, et il répond que la foi elle-même est un don de Dieu.In chapter XXII Calvin argues from Scripture that election does not rest on foreseen faith or works. Paul says we were “chosen in Christ before the foundation of the world,” and chosen “that we should be holy,” not because we would be. Holiness is the fruit of election, not its cause. Romans 9 is central: before Jacob and Esau were born or had done good or evil, God loved one and passed by the other, so that His purpose might stand. Jesus Himself says, “All that the Father giveth me, shall come to me.” Calvin quotes Augustine: the grace of God does not find people fit to be elected, “but makes them so.” He deals briefly with Thomas Aquinas and with early fathers such as Ambrose and Origen, who taught that God chose those He foresaw would believe, and he answers that faith itself is God’s gift.

6.La volonté de Dieu et la justice de Dieu (chapitre XXIII, 1–5)6.God’s Will and God’s Justice (Chapter XXIII, 1–5)

Le chapitre XXIII aborde les objections. Certains acceptent l’élection mais nient la réprobation. Calvin répond qu’élire les uns, c’est nécessairement ne pas élire les autres. Dieu est-il alors injuste ? Calvin répond que, depuis la chute, toute l’humanité forme une masse corrompue, de sorte que personne ne peut se plaindre de recevoir justice. Pressé davantage, il dit que « la volonté de Dieu est la règle suprême de la justice ». Il prend soin d’ajouter qu’il ne s’agit pas de la volonté sans loi d’un tyran, mais de la volonté de Celui qui est lui-même justice pure et parfaite. Au-delà de ce point, Calvin fait écho à Paul : « Ô homme, qui es-tu pour contester avec Dieu ? » Avec Augustin, il préfère s’écrier « Ô profondeur ! » plutôt que d’argumenter.Chapter XXIII takes up objections. Some accept election but deny reprobation. Calvin replies that choosing some necessarily means not choosing others. Is God then unjust? Calvin answers that all people since the fall form a corrupt mass, so no one can complain of receiving justice. Pressed further, he says that “the will of God is the highest rule of justice.” He is careful to add that this is not the lawless will of a tyrant, but the will of the One who is Himself pure and perfect justice. Beyond that point, Calvin echoes Paul: “O man, who art thou that repliest against God?” With Augustine he prefers to exclaim, “O the depth!” rather than to argue.

7.Dieu est-il l’auteur du péché ? (chapitre XXIII, 6–9)7.Is God the Author of Sin? (Chapter XXIII, 6–9)

L’objection la plus difficile est que, si Dieu a décrété la chute, c’est lui qui en est coupable. Calvin n’y échappe pas en disant que Dieu a seulement permis la chute sans la vouloir ; il pense que cette distinction n’explique rien. Il reconnaît ouvertement : « C’est un décret redoutable, je le confesse ». C’est la phrase que d’anciennes traductions rendent par « décret horrible » ; le mot latin de Calvin désigne ce qui inspire l’effroi et le respect. Mais il ne fera pas de Dieu l’auteur du péché. Adam est tombé « selon la disposition de la divine Providence ; mais il tombe par sa propre faute ». Il a corrompu la bonne nature que Dieu lui avait donnée. Calvin nous exhorte donc à regarder « la cause évidente de la condamnation », la corruption de la nature humaine que chacun sent en lui-même, plutôt qu’une cause cachée que nous ne pouvons comprendre.The hardest objection is that if God decreed the fall, He is to blame for it. Calvin does not escape by saying God merely permitted the fall without willing it; he thinks that distinction explains nothing. He admits openly, “It is an awful decree, I confess.” This is the sentence older translations render as the “horrible decree”; Calvin’s Latin word means something that inspires dread and awe. Yet he will not make God the author of sin. Adam fell “according to the appointment of Divine Providence; but he falls by his own fault.” He corrupted the good nature God gave him. So Calvin urges us to look at “the evident cause of condemnation,” the corruption of human nature that each person feels within, rather than at a hidden cause we cannot understand.

8.Sainteté, prédication et prière pour tous (chapitre XXIII, 10–14)8.Holiness, Preaching and Prayer for All (Chapter XXIII, 10–14)

L’élection rend-elle les gens insouciants ? Calvin répond que Dieu nous a élus pour être saints, de sorte que celui qui raisonne si je suis élu, je peux vivre comme il me plaît prouve qu’il n’a pas compris. Rend-elle la prédication inutile ? Non. Dieu sauve ses élus par des moyens, et les exhortations en font partie. Ici Calvin cite longuement la sagesse pastorale d’Augustin. Il serait insensé et nuisible de dire à une assemblée : « Si vous ne croyez pas, c’est que vous êtes déjà destinés à la perdition par un décret divin ». Au contraire, « parce que nous ne savons pas qui appartient » aux élus, il nous convient de « désirer avec affection le salut de tous », et de chercher à rendre participant de la paix quiconque nous rencontrons.Does election make people careless? Calvin answers that God chose us to be holy, so anyone who reasons, if I am elect, I may live as I please, proves he has not understood. Does it make preaching useless? No. God saves His elect through means, and exhortations are among them. Here Calvin quotes Augustine’s pastoral wisdom at length. It would be foolish and harmful to tell a congregation, “If you believe not, it is because you are by a Divine decree already destined to destruction.” Rather, “because we know not who belongs” to the elect, it becomes us “affectionately to desire the salvation of all,” and seek to make everyone we meet a partaker of peace.

Comment répondent d’autres chrétiens. Après la mort de Calvin, Jacobus Arminius et les remontrants (1610) enseignèrent que Dieu élit ceux dont il prévoit qu’ils croiront, par une grâce à laquelle on peut résister. John Wesley prêcha plus tard la « grâce gratuite » pour tous et soutint que la grâce prévenante de Dieu rend chaque personne capable de répondre. Les luthériens, suivant la Formule de Concorde (1577), confessent que Dieu élit librement au salut, mais nient tout décret de réprobation et placent la cause de la damnation entièrement dans le péché humain. Chaque tradition cherche à honorer à la fois la grâce de Dieu et sa bonté envers tous, et le STC demande aux étudiants d’exposer ces positions comme le feraient ceux qui les tiennent. How other Christians answer. After Calvin’s death, Jacob Arminius and the Remonstrants (1610) taught that God elects those He foresees will believe, by a grace that can be resisted. John Wesley later preached “free grace” for all and held that God’s prevenient grace enables every person to respond. Lutherans, following the Formula of Concord (1577), confess that God elects freely to salvation, but deny any decree of reprobation and place the cause of damnation wholly in human sin. Each tradition seeks to honor both God’s grace and His goodness to all, and CTS asks students to state these views as their own holders would.

9.L’élection dans les confessions réformées9.Election in the Reformed Confessions

Les Canons de Dordrecht (1619), rédigés pour répondre aux remontrants, enseignent l’élection inconditionnelle : Dieu a choisi un nombre déterminé « par pure grâce », non à cause de la foi prévue, qui est plutôt le fruit de l’élection (chapitre I, articles 7 et 9). Ils décrivent la réprobation comme la décision de Dieu de laisser les autres dans la misère où ils se sont eux-mêmes précipités (I.15), et ils insistent sur le fait que la cause de l’incrédulité est en l’homme, non en Dieu (I.5). Fait remarquable, Dordrecht offre aussi une consolation pastorale : ceux qui ne ressentent pas encore l’assurance, mais usent des moyens de grâce, ne doivent pas être terrifiés par cette doctrine (I.16). La Confession de Westminster, au chapitre 3, dit que Dieu a laissé de côté les autres et les a destinés « au déshonneur et à la colère pour leur péché », et ajoute que ce « haut mystère » doit être traité « avec une prudence et un soin particuliers » (3.7–8). La Confession des Pays-Bas (article 16) présente l’élection comme manifestant à la fois la miséricorde et la justice de Dieu.The Canons of Dort (1619), written to answer the Remonstrants, teach unconditional election: God chose a definite number “out of mere grace,” not because of foreseen faith, which is rather the fruit of election (Head I, articles 7 and 9). They describe reprobation as God’s decision to pass by others and leave them in the misery into which they have plunged themselves (I.15), and they insist that the cause of unbelief lies in man, not in God (I.5). Notably, Dort also gives pastoral comfort: those who do not yet feel assurance but use the means of grace should not be terrified by this doctrine (I.16). The Westminster Confession, chapter 3, says God passed by the rest and ordained them “to dishonour and wrath for their sin,” and adds that this “high mystery” must be handled “with special prudence and care” (3.7–8). The Belgic Confession (article 16) presents election as showing both God’s mercy and His justice.

10.Ce qu’un pasteur réformé en retient aujourd’hui10.What a Reformed Pastor Takes from It Today

D’abord, enseignez l’élection là où l’Écriture l’enseigne, sans la cacher ni en faire un passe-temps. Ensuite, enseignez-la comme Calvin l’a placée, après l’Évangile, comme une consolation pour ceux qui se confient déjà en Christ. Troisièmement, ne l’utilisez jamais pour décourager l’évangélisation ; nous prêchons à tous parce que nous ne savons pas qui sont les élus. Quatrièmement, parlez des perdus avec des larmes, non avec satisfaction. Cinquièmement, traitez les frères et sœurs de convictions arminiennes, wesleyennes ou luthériennes comme des membres du corps de Christ.First, teach election where Scripture teaches it, neither hiding it nor making it a hobby. Second, teach it as Calvin placed it, after the gospel, as comfort for those who already trust Christ. Third, never use it to discourage evangelism; we preach to all because we do not know who the elect are. Fourth, speak of the lost with tears, not with satisfaction. Fifth, treat brothers and sisters who hold Arminian, Wesleyan or Lutheran views as fellow members of Christ’s body.

11.Le prendre à cœur11.Taking It to Heart

Pour réfléchir. Calvin met en garde à la fois contre la curiosité indiscrète et contre le silence craintif. Lequel de ces dangers est le plus grand dans votre Église ? Comment la vérité selon laquelle la sainteté est le fruit, et non la cause, de l’élection façonne-t-elle votre manière de faire des disciples ? Calvin dit que l’élection de Dieu doit nous humilier. Vous humilie-t-elle, ou vous tente-t-elle à l’orgueil ? Comment expliqueriez-vous cette doctrine à un nouveau croyant de façon à lui apporter consolation plutôt que crainte ? Et comment parlerez-vous à un ami qui est sincèrement en désaccord ? For reflection. Calvin warns against both prying curiosity and fearful silence. Which danger is greater in your church? How does the truth that holiness is the fruit, not the cause, of election shape your discipleship? Calvin says God’s election should humble us. Does it humble you, or tempt you to pride? How would you explain this doctrine to a new believer in a way that brings comfort rather than fear? And how will you speak to a friend who honestly disagrees?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala du livre III, chapitres XXI–XXIII, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (1559), traduite en anglais par John Allen (1813), édition de la Presbyterian Board of Publication, Philadelphie (Projet Gutenberg n° 64392, volume II). Calvin est mort en 1564 et Allen en 1839 ; l’œuvre et la traduction sont dans le domaine public et sont citées ici brièvement à des fins d’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes historiques proviennent d’histoires générales de la Réforme.Source. A Chapala Theological Seminary digest of Book III, chapters XXI–XXIII, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (1559), translated by John Allen (1813), Presbyterian Board of Publication edition, Philadelphia (Project Gutenberg #64392, volume II). Calvin died in 1564 and Allen in 1839; the work and the translation are in the public domain and are quoted here briefly for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; historical notes come from standard histories of the Reformation.

Lire avec discernement. Les expressions des Canons de Dordrecht et de la Confession de Westminster suivent des versions anciennes courantes, elles aussi dans le domaine public. La comparaison du texte de travail du STC avec le latin de 1559 reste à faire.Reading claims carefully. The phrases from the Canons of Dort and the Westminster Confession follow common older English versions, also in the public domain. Comparison of the CTS working text with the Latin of 1559 is still pending.

Lecture 5 · Appel, assurance et résurrectionReading 5 · Calling, Assurance and Resurrection

Appelés et gardésCalled and Kept

L’élection cachée de Dieu se fait connaître par son appel, la Parole prêchée jointe à la lumière intérieure de l’Esprit. Calvin exhorte les croyants anxieux à chercher l’assurance non dans le décret secret de Dieu, mais en Christ, « le miroir » de l’élection, et enseigne que les élus sont gardés jusqu’à la fin. Le livre III s’achève sur la résurrection du corps et l’espérance que Dieu soit tout en tous.God’s hidden election is made known by His call, the preached Word joined to the Spirit’s inward light. Calvin urges anxious believers to look for assurance not in God’s secret decree but in Christ, “the mirror” of election, and teaches that the elect are kept to the end. Book III closes with the bodily resurrection and the hope of God being all in all.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Appelés et gardés : l’assurance et la résurrection finaleCalled and Kept: Assurance and the Final Resurrection

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — comment l’élection cachée de Dieu se fait connaître par son appel, où les croyants troublés doivent chercher l’assurance, pourquoi les élus sont gardés jusqu’à la fin et l’espérance de la résurrection qui couronne tout le livre IIIA Chapala Theological Seminary reading — how God’s hidden election is made known by His call, where troubled believers should look for assurance, why the elect are kept to the end, and the hope of the resurrection that crowns the whole of Book III

Un résumé du STC du livre III, chapitres XXIV–XXV, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (édition latine définitive, 1559), d’après la traduction anglaise de John Allen (Projet Gutenberg n° 64392, volume II). L’œuvre et la traduction sont dans le domaine public ; les brèves citations ci-dessous sont traduites d’Allen.A CTS digest of Book III, chapters XXIV–XXV, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (final Latin edition, 1559), in the English translation of John Allen (Project Gutenberg #64392, volume II). The work and the translation are in the public domain; the short quotations below are from Allen.

  • Institution III.xxiv–xxvInstitutes III.xxiv–xxv
  • Source primairePrimary source
  • Appel et espéranceCalling and hope
  • Jean CalvinJohn Calvin
Un mot avant de lire. Ces chapitres mènent le livre III à son terme. Le chapitre XXIV fait de l’élection, doctrine à débattre, une consolation à goûter, et affronte aussi la difficile question de savoir pourquoi certains sont endurcis. Le chapitre XXV élève les yeux du lecteur vers le dernier jour. Deux termes aident. L’« appel efficace » est l’appel intérieur de Dieu par l’Esprit qui amène réellement un pécheur à la foi. La « persévérance » signifie que ceux qui sont vraiment unis à Christ sont gardés par Dieu et ne tomberont pas définitivement. A word before you read. These chapters bring Book III to its end. Chapter XXIV turns election from a doctrine to be argued into a comfort to be enjoyed, and also faces the hard question of why some are hardened. Chapter XXV lifts the reader’s eyes to the last day. Two terms help. “Effectual calling” is God’s inward call by the Spirit that actually brings a sinner to faith. “Perseverance” means that those truly joined to Christ are kept by God and will not finally fall away.

1.Du décret au seuil de la porte1.From the Decree to the Doorstep

Calvin savait que l’enseignement sur l’élection pouvait rendre les croyants anxieux. Dans la génération suivante, certains pasteurs réformés et puritains consacreraient beaucoup d’énergie à aider les gens à discerner s’ils étaient élus, et des chrétiens de nombreuses traditions ont ressenti le poids de cette question. La réponse de Calvin lui-même, donnée ici, est d’une simplicité frappante et centrée sur Christ. Nous ne montons pas dans le conseil secret de Dieu ; nous descendons là où Dieu s’est fait connaître : en Christ, dans l’Évangile et dans l’appel de l’Esprit. Le chapitre XXIV est donc l’une des sections les plus pastorales de l’Institution. Le chapitre XXV clôt ensuite le livre III par la résurrection, parce que tout bienfait de Christ s’avance vers ce jour final.Calvin knew that teaching on election could leave believers anxious. In the generation after him, some Reformed and Puritan pastors would spend much energy helping people discern whether they were elect, and Christians of many traditions have felt the weight of that question. Calvin’s own answer, given here, is strikingly simple and Christ-centered. We do not climb up into God’s secret counsel; we come down to the place where God has made Himself known, in Christ, the gospel and the Spirit’s call. Chapter XXIV is therefore one of the most pastoral sections of the Institutes. Chapter XXV then closes Book III with the resurrection, because every benefit of Christ moves toward that final day.

2.L’appel qui révèle l’élection (chapitre XXIV, 1–3)2.The Call That Reveals Election (Chapter XXIV, 1–3)

L’élection de Dieu, dit Calvin, « est autrement cachée en lui-même », mais il la « manifeste seulement par son appel ». L’appel est la preuve visible d’un choix caché. Il consiste « non dans la simple prédication de la parole, mais dans l’illumination de l’Esprit qui l’accompagne ». Calvin désigne l’Esprit comme « l’Esprit d’adoption », le sceau et les arrhes de l’héritage, qui confirme l’élection dans le cœur des croyants. Il met en garde contre « deux erreurs ». Certains font du consentement humain le facteur décisif, comme si Dieu donnait seulement la capacité de croire et non la foi elle-même. D’autres disent que l’élection n’a pas de force tant que la foi ne l’a pas confirmée. Calvin répond que la foi est la confirmation de l’élection pour nous, mais non sa cause. La foi est le sceau qui montre ce que Dieu avait déjà écrit.God’s election, Calvin says, “is otherwise concealed within himself,” but He “manifests” it “only by his calling.” Calling is the visible evidence of a hidden choice. It consists “not in the mere preaching of the word, but in the accompanying illumination of the Spirit.” Calvin points to the Spirit as “the Spirit of adoption,” the seal and earnest of the inheritance, who confirms election in believers’ hearts. He warns against “two errors.” Some make human consent the deciding factor, as if God gave only an ability to believe and not faith itself. Others say election has no force until faith confirms it. Calvin answers that faith is the confirmation of election to us, but not its cause. Faith is the seal that shows what God had already written.

3.Christ, miroir de l’élection (chapitre XXIV, 4–6)3.Christ the Mirror of Election (Chapter XXIV, 4–6)

« Satan n’attaque jamais les croyants par une tentation plus grave ou plus dangereuse », écrit Calvin, que le doute au sujet de leur élection, les poussant à la chercher « d’une mauvaise manière ». La mauvaise manière consiste à vouloir lire directement le décret éternel de Dieu, ce qui revient à fixer un abîme. La bonne manière est de commencer et de finir par Christ. Nous ne pouvons trouver l’assurance en nous-mêmes, ni même en Dieu le Père considéré à part de son Fils. Mais « Christ est donc le miroir dans lequel il nous faut contempler notre élection », et là nous pouvons regarder « en sécurité ». Le Père a décidé d’unir à Christ tous ceux qu’il a élus. Si donc nous avons communion avec Christ par la foi, nous avons un témoignage suffisamment clair que nous sommes inscrits dans le livre de vie. Christ lui-même promet : « Tout ce que le Père me donne viendra à moi », et nul ne sera arraché de sa main. Calvin ajoute que la promesse de persévérance regarde l’avenir, de sorte que les croyants n’ont pas à craindre que le Dieu qui a commencé l’œuvre l’abandonne.“Satan never attacks believers with a more grievous or dangerous temptation,” Calvin writes, than doubt about their election, tempting them to seek it “in a wrong way.” The wrong way is to try to read God’s eternal decree directly, which is like staring into an abyss. The right way is to begin and end with Christ. We cannot find assurance in ourselves, nor even in God the Father considered apart from His Son. But “Christ, therefore, is the mirror, in which it behoves us to contemplate our election,” and here we may look “with safety.” The Father chose to unite to Christ all whom He elected. So if we have fellowship with Christ by faith, we have a sufficiently clear testimony that we are written in the book of life. Christ Himself promises, “All that the Father giveth me, shall come to me,” and none will be plucked from His hand. Calvin adds that the promise of perseverance belongs to the future, so believers need not fear that the God who began the work will abandon it.

4.Ceux qui se détournent (chapitre XXIV, 7–11)4.Those Who Fall Away (Chapter XXIV, 7–11)

L’expérience pose une question douloureuse. Des personnes qui semblaient appartenir à Christ se détournent parfois. Cela ne rend-il pas tout le monde incertain ? Calvin répond que ces personnes « ne se sont jamais attachées à Christ » avec la confiance du cœur qui donne la vraie assurance. Judas en est l’exemple : Jésus dit qu’aucun des siens ne s’est perdu « sinon le fils de perdition », car Judas ne fut jamais vraiment l’une des brebis. Calvin explique la parole « beaucoup sont appelés, mais peu sont élus » en distinguant deux sortes d’appel. Il y a « un appel universel », par lequel Dieu, au moyen de la prédication, invite tous à venir ; et « un appel spécial », par lequel, au moyen de l’illumination intérieure de l’Esprit, il fait pénétrer la parole dans le cœur. Calvin rappelle aussi que les élus ne sont pas rassemblés dès la naissance, mais au temps de Dieu, souvent après des années d’égarement. Des avertissements comme « que celui qui croit être debout prenne garde de tomber » ne visent pas à ébranler la vraie foi, mais à abattre l’orgueil négligent.Experience raises a painful question. People who seemed to belong to Christ sometimes turn away. Does this not make everyone uncertain? Calvin answers that such persons “never adhered to Christ” with the heartfelt trust that brings true assurance. Judas is the example: Jesus says none of His were lost “but the son of perdition,” for Judas was never truly one of the sheep. Calvin explains the saying “many are called, but few chosen” by distinguishing two kinds of calling. There is “a universal call,” by which God through preaching invites all to come; and “a special call,” by which, through the inward illumination of the Spirit, He makes the word sink into the heart. Calvin also reminds us that the elect are not gathered from birth but in God’s time, often after years of wandering. Warnings such as “Let him that thinketh he standeth, take heed lest he fall” are not meant to unsettle true faith, but to cut down careless pride.

5.Aveuglement et endurcissement (chapitre XXIV, 12–17)5.Blinding and Hardening (Chapter XXIV, 12–17)

Le titre de Calvin parle aussi des réprouvés, dont la perdition est « procurée par eux-mêmes ». Pourquoi Dieu donne-t-il la grâce aux uns et laisse-t-il les autres ? Calvin cite Augustin : Dieu pourrait convertir la volonté des méchants ; pourquoi il ne le fait pas « demeure en lui-même ». Mais Calvin insiste : ceux qui périssent ne sont pas des victimes innocentes. Leur endurcissement vient de leur propre rejet de la lumière, et l’Écriture montre Dieu envoyant sa parole même à ceux qui la refuseront, les laissant sans excuse. Il traite ensuite de textes souvent opposés à lui. En Ézéchiel, Dieu dit qu’il ne prend pas plaisir à la mort du méchant ; Calvin y lit l’offre sincère de miséricorde de Dieu à tous ceux qui se repentent. Quand Paul dit que Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés », Calvin comprend « tous les hommes » comme des personnes de toute sorte et de tout rang, y compris les rois et les gouvernants pour lesquels Paul vient de demander la prière. Quelle que soit notre conclusion, dit-il, nous ne devons ni accuser Dieu ni cesser de prêcher à tous.Calvin’s title also speaks of the reprobate, whose destruction is “procured by themselves.” Why does God give grace to some and pass over others? Calvin quotes Augustine: God could convert the will of the wicked; why He does not “remains with himself.” Yet Calvin insists that those who perish are not innocent victims. Their hardening comes through their own rejection of light, and Scripture shows God sending His word even to those who will refuse it, leaving them without excuse. He then treats texts often raised against him. In Ezekiel, God says He has no pleasure in the death of the wicked; Calvin reads this as God’s sincere offer of mercy to all who repent. When Paul says God “will have all men to be saved,” Calvin takes “all men” to mean people of every kind and rank, including kings and rulers for whom Paul has just urged prayer. Whatever we conclude, he says, we must neither accuse God nor stop preaching to all.

Une note du STC sur ces textes. Beaucoup de chrétiens lisent autrement Ézéchiel 18 et 33 et 1 Timothée 2.4. Les croyants arminiens et wesleyens y voient la volonté salvatrice de Dieu pour chaque personne, avec une grâce qui rend chacun capable de répondre. Les luthériens confessent que Dieu veut sérieusement le salut de tous, tout en maintenant que les sauvés doivent tout à la grâce. Des théologiens réformés postérieurs, comme ceux de Dordrecht, ont parlé de l’offre de l’Évangile comme « sans feinte » et sincère pour tous ceux qui l’entendent (Canons III/IV.8). Les étudiants doivent connaître chaque lecture de ces versets et les traiter avec humilité. A CTS note on these texts. Many Christians read Ezekiel 18 and 33 and 1 Timothy 2:4 differently. Arminian and Wesleyan believers see in them God’s saving will for every person, with grace enabling each to respond. Lutherans confess that God earnestly wills all to be saved, while holding that the saved owe everything to grace. Later Reformed theologians, such as those at Dort, spoke of the gospel offer as “unfeigned” and sincere to all who hear (Canons III/IV.8). Students should know each reading of these verses and handle them with humility.

6.Le Soleil s’est levé (chapitre XXV, 1–3)6.The Sun Has Risen (Chapter XXV, 1–3)

Le chapitre XXV commence par Christ, « le Soleil de justice », qui a « aboli la mort » et « mis en lumière la vie et l’immortalité ». Pourtant nous vivons encore parmi les peines ; nous avons donc besoin d’espérance. Les philosophes anciens disputaient du « souverain bien » ; seul Platon a vu qu’il consiste dans l’union avec Dieu, mais il ignorait le lien qui nous unit à lui. Un croyant a vraiment progressé dans l’Évangile, dit Calvin, quand il s’est habitué à méditer sur la résurrection. La résurrection de Christ est le modèle et le gage de la nôtre : il est « les prémices ; puis ceux qui sont à Christ, lors de son avènement ». Parce qu’il est ressuscité dans le même corps où il a souffert, nous avons un fondement ferme pour notre espérance.Chapter XXV begins with Christ, “the Sun of Righteousness,” who has “abolished death” and “brought life and immortality to light.” Yet we still live among sorrows, so we need hope. The ancient philosophers argued over the “supreme good”; only Plato saw that it lies in union with God, but he did not know the bond that unites us to Him. A believer has made real progress in the gospel, Calvin says, when he has grown used to meditating on the resurrection. Christ’s own resurrection is the pattern and pledge of ours: He is “the first-fruits, afterward they that are Christ’s at his coming.” Because He rose in the same body in which He suffered, we have a firm foundation for our hope.

7.Erreurs sur les fins dernières (chapitre XXV, 4–9)7.Errors About the Last Things (Chapter XXV, 4–9)

Calvin répond à plusieurs erreurs. Contre les sadducéens de tous les temps, qui nient la résurrection, il invoque l’Écriture et l’antique coutume chrétienne d’une sépulture honorable. Contre les millénaristes, qui, selon sa lecture, limitaient le règne de Christ à mille ans, il dit que leur idée est « trop puérile pour exiger ou mériter une réfutation », car le règne de Christ n’a pas de fin. Contre ceux qui pensent que les âmes dorment ou meurent avec le corps, il avait écrit son premier ouvrage théologique, achevé en 1534. Contre ceux qui imaginent que de nouveaux corps seront créés, il affirme que « nous ressusciterons avec les mêmes corps que nous avons maintenant, quant à la substance », mais avec une qualité différente et glorifiée. Nos corps sont les temples de l’Esprit et les membres de Christ ; ils ne seront pas jetés.Calvin answers several errors. Against the Sadducees of every age, who deny the resurrection, he points to Scripture and to the ancient Christian custom of honorable burial. Against the Millenarians, who in his reading limited Christ’s reign to a thousand years, he says their idea is “too puerile to require or deserve refutation,” since Christ’s kingdom has no end. Against those who think souls sleep or die with the body, he had written his first theological work, completed in 1534. Against those who imagine new bodies will be created, he insists “we shall rise again with the same bodies we have now, as to the substance,” but with a different, glorified quality. Our bodies are temples of the Spirit and members of Christ; they will not be thrown away.

8.Gloire et jugement (chapitre XXV, 10–12)8.Glory and Judgment (Chapter XXV, 10–12)

Que sera le ciel ? Calvin reste sobre. Puisque Dieu « contient en lui-même la plénitude de toutes les bénédictions », rien hors de lui ne sera désiré ; il est la « très grande récompense » de son peuple. La joie des saints sera de participer à la gloire de Dieu, bien qu’en des mesures diverses, et nul n’enviera l’autre. Le châtiment des méchants est décrit dans l’Écriture par des « images corporelles », comme les ténèbres, le feu et le ver qui ronge. Ces images doivent nous remplir d’une sainte crainte, mais leur sens le plus profond est le malheur d’être « éloignés de la présence de Dieu ». Calvin termine le livre III avec les fidèles qui avancent sous la croix « jusqu’à ce qu’il soit tout en tous ».What will heaven be? Calvin is restrained. Since God “contains within himself a plenitude of all blessings,” nothing beyond Him will be desired; He is His people’s “exceeding great reward.” The joy of the saints will be to share in God’s glory, though in different measures, and none will envy another. The punishment of the wicked is described in Scripture through “corporeal images,” such as darkness, fire and the gnawing worm. These pictures are meant to fill us with holy dread, but their deepest meaning is the calamity of being “alienated from the presence of God.” Calvin ends Book III with the faithful pressing forward under the cross “till he shall be all in all.”

9.Appel, assurance et espérance dans les confessions9.Calling, Assurance and Hope in the Confessions

La Confession de Westminster traite de l’« appel efficace » au chapitre 10, décrivant l’œuvre de Dieu par sa Parole et son Esprit, « éclairant leur intelligence » et « renouvelant leur volonté ». Le chapitre 17 enseigne que les saints « ne peuvent déchoir ni totalement ni définitivement de l’état de grâce », et le chapitre 18 que les vrais croyants peuvent parvenir à « une assurance infaillible de la foi », même si elle peut être ébranlée. Les Canons de Dordrecht, au chapitre V, enseignent la persévérance des saints comme l’œuvre de la fidélité de Dieu, non de leur force. Le Catéchisme de Heidelberg confesse que « non seulement mon âme », mais aussi « mon corps », ressuscité par la puissance de Christ, sera rendu semblable à son corps glorieux (question 57). Les chrétiens luthériens et wesleyens partagent cette espérance de la résurrection du corps, bien que beaucoup, dans les deux traditions, tiennent qu’un vrai croyant peut déchoir de la grâce.The Westminster Confession treats “effectual calling” in chapter 10, describing God’s work by His Word and Spirit, “enlightening their minds” and “renewing their wills.” Chapter 17 teaches that saints “can neither totally nor finally fall away from the state of grace,” and chapter 18 that true believers may attain “an infallible assurance of faith,” though it may be shaken. The Canons of Dort, Head V, teach the perseverance of the saints as the work of God’s faithfulness, not their strength. The Heidelberg Catechism confesses that “not only my soul” but also “my body,” raised by Christ’s power, will be made like His glorious body (Question 57). Lutheran and Wesleyan Christians share this hope of bodily resurrection, though many in both traditions hold that a true believer can fall from grace.

10.Pour l’appliquer à votre cœur10.Taking It to Heart

Pour réfléchir. Quand des doutes sur votre salut surgissent, où regardez-vous d’abord : en vous-même, dans le décret secret de Dieu ou vers Christ ? Comment utiliseriez-vous l’image de Calvin, Christ miroir de l’élection, pour conseiller un croyant anxieux ? L’avertissement contre la chute vous rend-il orgueilleux, craintif ou vigilant ? Méditez-vous souvent sur la résurrection, et comment cette espérance pourrait-elle changer votre manière d’enterrer les morts et de consoler ceux qui pleurent ? Que signifierait, pour votre prédication, avancer « jusqu’à ce qu’il soit tout en tous » ? For reflection. When doubts about your salvation come, where do you look first: into yourself, into God’s secret decree, or to Christ? How would you use Calvin’s image of Christ as the mirror of election to counsel an anxious believer? Does the warning against falling make you proud, fearful or watchful? How often do you meditate on the resurrection, and how might that hope change the way you bury the dead and comfort the grieving? What would it mean for your preaching to press forward “till he shall be all in all”?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala du livre III, chapitres XXIV–XXV, de Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne (1559), traduite en anglais par John Allen (1813), édition de la Presbyterian Board of Publication, Philadelphie (Projet Gutenberg n° 64392, volume II). Calvin est mort en 1564 et Allen en 1839 ; l’œuvre et la traduction sont dans le domaine public et sont citées ici brièvement à des fins d’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes historiques proviennent d’histoires générales de la Réforme.Source. A Chapala Theological Seminary digest of Book III, chapters XXIV–XXV, of John Calvin, Institutes of the Christian Religion (1559), translated by John Allen (1813), Presbyterian Board of Publication edition, Philadelphia (Project Gutenberg #64392, volume II). Calvin died in 1564 and Allen in 1839; the work and the translation are in the public domain and are quoted here briefly for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; historical notes come from standard histories of the Reformation.

Lire avec discernement. Les expressions de la Confession de Westminster, des Canons de Dordrecht et du Catéchisme de Heidelberg suivent des versions anciennes courantes, elles aussi dans le domaine public. La comparaison du texte de travail du STC avec le latin de 1559 reste à faire.Reading claims carefully. The phrases from the Westminster Confession, the Canons of Dort and the Heidelberg Catechism follow common older English versions, also in the public domain. Comparison of the CTS working text with the Latin of 1559 is still pending.

Attestez votre lectureRecord your reading

Lorsque vous aurez lu intégralement les trois lectures choisies, saisissez votre nom et attestez-le ci-dessous. Cette attestation repose sur votre honneur et reste dans ce navigateur ; elle figure sur votre certificat sous la forme avec mention.When you have read your three chosen readings in full, enter your name and affirm it below. This record is kept on your honor, in this browser; it shows on your certificate as with honors.

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Lecture pour la mention — attestéeHonors Reading — recorded

a attesté le avoir lu intégralement :affirmed on to have read, in full:

    Pour aller plus loin : six œuvres du domaine publicFurther Study: Six Public-Domain Works

    Ces six œuvres sont destinées à l’approfondissement, pour l’étudiant qui veut poursuivre sa lecture. Elles ne font pas partie de la lecture avec mention ci-dessus, qui reste inchangée — les cinq résumés du STC, dont trois au choix lus en entier et attestés sur l’honneur. Les six sont du domaine public ; chaque lien ouvre l’œuvre en ligne, et la plupart se trouvent aussi sur Internet Archive ou le Projet Gutenberg. La plupart sont en anglais : le navigateur Chrome peut traduire une page (clic droit, « Traduire en… » ; sur un téléphone, le menu du navigateur).These six works are for further study, for the student who wants to go on reading. They are not part of the honors reading above: that stays as it is — the five CTS digests, any three read in full and recorded on your honor. All six are in the public domain; each link opens the work online, and most can also be found in the Internet Archive or Project Gutenberg. Most are in English: the Chrome browser can translate a page (right-click, “Translate to…”; on a phone, the browser menu).
    Avant les lectures · Livre IIBefore the Readings · Book II
    1. Institutes of the Christian Religion (Institution de la religion chrétienne), vol. IInstitutes of the Christian Religion, vol. I

    Lisez le livre II, sur le péché, la liberté de la volonté et Christ le Médiateur : l’enseignement sur lequel repose le livre III.Read Book II, on sin, freedom of the will and Christ the Mediator: the teaching Book III builds on.

    Mérite et prière · Livre III, XVIII–XXMerit and Prayer · Book III, XVIII–XX
    2. Institutes of the Christian Religion (Institution de la religion chrétienne), vol. IIInstitutes of the Christian Religion, vol. II

    Lisez le livre III, chapitres XVIII–XX, sur la récompense et le mérite et sur la prière, que les cinq lectures laissent de côté.Read Book III, chapters XVIII–XX, on reward and merit and on prayer, which the five readings leave out.

    Une confession sur la grâce · WestminsterA Confession on Grace · Westminster
    3. Westminster Confession of Faith (Confession de foi de Westminster)Westminster Confession of Faith

    Lisez les chapitres sur le décret éternel de Dieu, la vocation efficace et la justification. Choisissez le texte original de 1647 ; les versions révisées ultérieures de la Confession diffèrent.Read the chapters on God’s eternal decree, effectual calling and justification. Choose the original 1647 text; later revised versions of the Confession differ.

    Comparer les définitions · WestminsterComparing Definitions · Westminster
    4. Westminster Confession of Faith (Confession de foi de Westminster)Westminster Confession of Faith

    Comparez les définitions de la grâce, de la justification et de la persévérance de la Confession avec celles de Calvin. Vérifiez quelle édition la page donne avant de la citer.Compare the Confession’s definitions of grace, justification and perseverance with Calvin’s. Check which edition the page gives before you quote it.

    Une confession continentale · de BrèsA Continental Confession · de Brès
    5. Belgic Confession (Confession belge)Belgic Confession

    Lisez les articles 16–26, sur l’élection, le Christ et le salut. Le lien ouvre une présentation moderne du texte en ligne.Read Articles 16–26, on election, Christ and salvation. The link opens a modern online presentation of the text.

    Un catéchisme continental · HeidelbergA Continental Catechism · Heidelberg
    6. Heidelberg Catechism (Catéchisme de Heidelberg)Heidelberg Catechism

    Comparez ses questions sur la grâce, la foi et la consolation avec Calvin. Le lien ouvre un texte historique en néerlandais avec des numérisations ; lisez-le avec la traduction du navigateur, et ne vous fiez pas à des traductions modernes non vérifiées.Compare its questions on grace, faith and comfort with Calvin. The link opens a historical Dutch text with scans; read it with the browser’s translation, and do not rely on unverified modern translations.

    Attestation sur l’honneur : en sélectionnant trois lectures ci-dessus, vous attestez avoir lu ces trois résumés intégralement. Les résumés sont rédigés par le STC et peuvent contenir de brefs extraits ou adaptations d’œuvres du domaine public.Honor attestation: By selecting three readings above, you affirm that you have read those three digests in full. The digests are CTS-authored summaries that may include brief excerpts or adaptations of public-domain works.