Le christianisme radicalRadical Christianity

Salle de lecture complémentaireSupplemental Reading Room

Un discipulat sans réserve : prière, sainteté, amour et missionWholehearted Discipleship, Prayer, Holiness, Love, and Mission

Lire différentes perspectives théologiques. Les lectures historiques expriment les perspectives de leurs auteurs, notamment les traditions arminienne et réformée ou calviniste. Leur inclusion ne fait pas de la position d’un auteur une doctrine établie du STC. Lisez à la lumière de l’Écriture et des textes assignés. Une réponse étayée venant d’une autre perspective évangélique doit être évaluée selon son raisonnement, sans être pénalisée simplement parce qu’elle diffère de l’auteur. Si une note automatique rejette une telle réponse, demandez une relecture au STC.Reading different theological perspectives. Historical readings express their authors' perspectives, including Arminian and Reformed or Calvinist traditions. Inclusion does not make an author's position settled CTS doctrine. Read with Scripture and the assigned material. A supported answer from another evangelical perspective should be assessed on its reasoning, not penalized simply for differing from the author. If an automated score rejects such an answer, ask CTS for review.

Lectures assignées du master (les cinq)Master’s Assigned Readings (all five)

Les étudiants M.Div. et Th.M. lisent les cinq textes assignés et passent leur examen distinct après son activation. La page de l’examen indique la règle en vigueur ; les validations antérieures restent acquises.M.Div. and Th.M. students read all five assigned selections and take their separate exam after activation. The test page states the current rule; valid earlier completions remain valid.

Mention facultative (choisissez trois textes)Optional Honors (choose three)

La mention est facultative pour tous les parcours. Les étudiants du Certificat et du diplôme associé peuvent lire trois textes pour la mention sans examen des lectures obligatoires. La mention ne remplace aucun des examens du master.Honors is optional on every track. Certificate and Associate students may read three honors selections without a required-reading exam. Honors does not replace either master’s exam.

Le test du manuel (maîtrise) : lisez Holiness Through the Ages (extraits assignés), puis passez son test : vingt questions à compléter, tirées d’un ensemble de quarante ; dix-huit bonnes réponses suffisent pour réussir. Chaque réponse est immédiatement marquée comme correcte ou incorrecte. Les bonnes réponses et les explications deviennent disponibles après la réussite de la tentative. Ce test est distinct du test de lecture portant sur les cinq résumés ci-dessous : réussir l’un ne vaut pas réussite de l’autre. Dans les parcours M.Div. et Th.M., les deux tests sont en cours d’introduction ; la page de chaque test indique s’il est déjà en vigueur. D’ici là, tout étudiant peut les passer, et une réussite est conservée dans votre dossier.The Master's textbook test: read Holiness Through the Ages (assigned excerpts), then take its test: twenty fill-in-the-blank questions, drawn from forty; eighteen right passes. Each answer is marked right or wrong at once. Correct answers and explanations are available after the attempt passes. It is separate from the reading test on the five digests below: passing one does not pass the other. On the M.Div. and Th.M. tracks both tests are being introduced; each test's page says whether it is in force yet. Until then any student may take them, and a pass is kept in your record.
Le test de lecture du Master : distinct de l’invitation à la mention ci-dessous. La mention vous demande de lire trois de ces résumés au choix ; le test du Master porte sur les cinq. Il comporte vingt questions à compléter, quatre par lecture, tirées d’un ensemble de quarante ; dix-huit bonnes réponses suffisent pour réussir. Chaque réponse est immédiatement marquée comme correcte ou incorrecte ; les bonnes réponses et les explications deviennent disponibles après la réussite de la tentative. Vous pouvez réessayer après une courte attente. Le test est en cours de mise en place : sa page indique s’il est déjà en vigueur. D’ici là, tout étudiant peut le passer, et une réussite est conservée dans votre dossier.The Master's reading test: separate from the honors invitation below. Honors asks you to read any three of these digests; the Master's test covers all five. It has twenty fill-in-the-blank questions, four from each reading, drawn from forty; eighteen right passes. Each answer is marked right or wrong at once; correct answers and explanations are available after the attempt passes. You may try again after a short wait. The test is being introduced: its page says whether it is in force yet. Until then any student may take it, and a pass is kept in your record.
Option mention : lisez intégralement trois des cinq lectures ci-dessous, au choix. Ces lectures complètent le cours ; elles ne remplacent ni ses unités ni ses examens.Honors option: Complete any three of the five readings below. These readings supplement the course and do not replace its units or examinations.
Sur ce site : chacune des cinq lectures est un résumé du STC, rédigé par le STC et disponible en anglais, en espagnol et en français ici sur le site — tous s’ouvrent directement depuis cette page, sans rien à télécharger. Les résumés sont un enseignement rédigé par le STC qui repose sur les grands classiques du discipulat du domaine public (Thomas a Kempis, William Law, John Bunyan, Charles M. Sheldon, Andrew Murray, E. M. Bounds, A. B. Bruce, Henry Drummond, George Müller et d’autres) ; ces ouvrages classiques sont librement accessibles en ligne pour tous ceux qui souhaitent les lire en entier.On this site: Each of the five readings is a Chapala Theological Seminary digest, written by CTS, available in English, Spanish and French here on the site — every one opens directly from this page, with nothing to download. The digests are CTS-authored teaching that rests on the great public-domain classics of discipleship (Thomas à Kempis, William Law, John Bunyan, Charles M. Sheldon, Andrew Murray, E. M. Bounds, A. B. Bruce, Henry Drummond, George Müller, and others); those classic works are freely available online for any who wish to read them in full.
Sélection :Selected: 0 sur 3of 3
Lecture 1 · Le prix à payerReading 1 · The Cost of Following

Le prix à payer pour suivre ChristThe Cost of Following Christ

« Radical » au sens d’enraciné, et non d’extrême : la foi de tout cœur opposée à la foi nominale ; l’appel pénétrant « Suis-moi » et l’imitation de Christ ; le renoncement à soi comme détrônement du moi (et non haine de soi) ; se charger de la croix en vue de la joie réservée ; calculer la dépense, mais tout donner de bon cœur parce qu’il en vaut la peine ; perdre sa vie pour la trouver ; marcher « sur ses traces » dans toute la vie ordinaire ; et surtout, la grâce pour le suivre — le tout fondé sur la grâce, et non sur nos propres forces.“Radical” as rooted, not extreme: wholehearted versus nominal faith; the searching call “Follow Me” and the imitation of Christ; self-denial as dethroning self (not self-hatred); taking up the cross with the joy set before us; counting the cost yet giving all gladly because He is worth it; losing life to find it; “in His steps” reshaping all of ordinary life; and above all, grace to follow — the whole thing grounded in grace, not our own strength.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Le prix à payer pour suivre ChristThe Cost of Following Christ

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — l’appel à un discipulat de tout cœur, et la grâce qui le rend possibleA Chapala Theological Seminary reading — the call to wholehearted discipleship, and the grace that makes it possible

Un résumé du STC, ancré dans les ouvrages classiques du domaine public sur le discipulat (Thomas a Kempis, Charles M. Sheldon et d’autres), et dans l’Écriture.A CTS-authored survey, anchored in the classic public-domain works on discipleship (Thomas à Kempis, Charles M. Sheldon, and others), and in Scripture.

  • Le christianisme radicalRadical Christianity
  • Le discipulatDiscipleship
  • Le prix à payerThe Cost of Following
  • Ancré dans les classiquesAnchored in classics
Un mot avant de lire. Être chrétien, c’est suivre Christ — non pas de loin, mais de tout son cœur. Cette lecture considère le prix de cette marche à sa suite : renoncer à soi-même, se charger de sa croix et regarder toutes choses comme une perte à cause de Christ. Mais elle commence et s’achève là où l’Évangile commence et s’achève : dans la grâce. Nous ne le suivons pas pour mériter son amour, mais parce que nous sommes déjà aimés ; et la force de le suivre est son don, non notre réussite. A word before you read. To be a Christian is to follow Christ — not at a distance, but with the whole heart. This reading considers the cost of that following: to deny ourselves, take up the cross, and count all things loss for Christ. But it begins and ends where the gospel begins and ends: in grace. We do not follow to earn His love, but because we are already loved; and the strength to follow is His gift, not our achievement.

1.Enraciné, et non de nom seulement1.Rooted, Not Nominal

Le mot « radical » peut induire en erreur ; commençons donc par bien le comprendre. Il vient d’un mot latin qui signifie « racine », et le christianisme radical n’est pas une affaire d’excès ou de bizarrerie ; c’est une affaire d’enracinement — une foi qui descend jusqu’à la racine du cœur et saisit la vie entière, au lieu de rester à la surface. Il s’oppose ainsi à un danger qui a toujours menacé l’Église : celui d’un christianisme simplement nominal, une foi chrétienne de nom mais non en réalité, qui a l’apparence de la piété mais en renie la force. On peut porter le nom de Christ, fréquenter son Église et avoir sur lui des opinions justes, tandis que le cœur reste intact et la vie inchangée. Contre toute cette tiédeur, le Nouveau Testament nous appelle à suivre Christ de tout notre cœur. Mais avant de dire un mot du prix de cette marche, nous devons être au clair sur son fondement. Le discipulat de tout cœur auquel nous sommes appelés n’est jamais le moyen de gagner la faveur de Dieu ou d’acheter notre salut. Il est, du début à la fin, la réponse reconnaissante de ceux qui ont déjà été sauvés par grâce, par le moyen de la foi, comme un don gratuit. Nous ne suivons pas Christ pour être aimés de lui ; nous le suivons parce que nous sommes aimés, et nous ne pouvons que suivre celui qui nous a aimés le premier et qui s’est livré lui-même pour nous.The word "radical" can be misleading, so let us begin by understanding it rightly. It comes from a Latin word meaning "root," and radical Christianity is not a matter of being extreme or strange; it is a matter of being rooted — of a faith that goes down to the root of the heart and takes hold of the whole life, rather than remaining on the surface. And this is set in contrast to a danger that has always threatened the church: the danger of a merely nominal Christianity, a faith that is Christian in name but not in reality, that has the form of godliness but not its power. It is possible to bear the name of Christ, to attend His church, and to hold correct opinions about Him, while the heart remains untouched and the life unchanged. Against all such half-heartedness, the New Testament calls us to a whole-hearted following of Christ. But before we say a word about the cost of that following, we must be clear about its foundation. The wholehearted discipleship to which we are called is never the way we earn God's favor or purchase our salvation. It is, from first to last, the grateful response of those who have already been saved by grace, through faith, as a free gift. We do not follow Christ in order to be loved by Him; we follow because we are loved, and cannot help but follow the One who first loved us and gave Himself for us.

2.Suis-moi2.Follow Me

Au cœur de la vie chrétienne se trouve le plus simple et le plus pénétrant de tous les commandements de Christ : « Suis-moi. » Être disciple, au sens simple du mot, c’est être quelqu’un qui suit et qui apprend — quelqu’un qui marche derrière le Maître, apprend ses voies et lui devient peu à peu semblable. Et c’est bien plus que croire certaines choses sur Jésus dans notre tête ; c’est se donner soi-même pour marcher à sa suite de toute sa vie. Les anciens auteurs de dévotion l’avaient bien compris. Thomas a Kempis ouvrait son livre bien-aimé, The Imitation of Christ, en exhortant à faire de la méditation de la vie de Jésus-Christ notre principale étude et notre principal effort, et à y conformer notre propre vie. Car il nous sert peu, disait-il, de discourir savamment de choses élevées si nous manquons de l’humilité et de l’amour qui plaisent à Dieu ; mieux vaut ressentir une vraie contrition du péché que savoir la définir. Autrement dit, le but de la vie chrétienne n’est pas seulement de savoir des choses sur Christ, mais de le connaître, de l’aimer et de lui devenir semblable en le suivant là où il conduit. Voilà ce que signifie être son disciple : entendre son « Suis-moi », se lever et marcher après lui, jour après jour.At the heart of the Christian life stands the simplest and most searching of all Christ's commands: "Follow Me." To be a disciple, in the plain meaning of the word, is to be a follower and a learner — one who walks behind the Master, learns His ways, and is gradually made like Him. And this is far more than believing certain things about Jesus in our heads; it is the giving of ourselves to walk after Him with our whole lives. The old devotional writers understood this well. Thomas à Kempis opened his beloved book, The Imitation of Christ, by urging that our chief study and endeavor should be to meditate upon the life of Jesus Christ, and to conform our own lives to His. For it profits us little, he said, to speak learnedly about lofty matters if we lack the humility and love that please God; better to feel true sorrow for sin than to be able to define it. In other words, the goal of the Christian life is not merely to know about Christ, but to know Him, to love Him, and to become like Him by following where He leads. This is what it means to be His disciple: to hear His "Follow Me," and to rise and go after Him, day by day.

3.Renonce à toi-même3.Deny Yourself

Quand le Seigneur Jésus parla clairement de ce qu’impliquerait le fait de le suivre, sa première parole fut saisissante : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même. » Le renoncement à soi se tient à la porte même du discipulat. Mais il faut bien comprendre ce qu’il signifie, car on le comprend souvent mal. Renoncer à soi-même ne veut pas dire se haïr, ni mépriser la personne que Dieu a faite, ni sombrer dans une misère écrasée et sans joie. Ce n’est pas l’Évangile, et ce n’est pas ce que Christ demande. Renoncer à soi-même signifie plutôt détrôner le moi — faire descendre du trône de notre vie notre propre volonté, notre confort, notre orgueil et notre égocentrisme, et y placer Christ à leur place. Le grand combat de la vie chrétienne porte sur la question de savoir qui régnera : notre propre moi, ou le Seigneur. Et renoncer à nous-mêmes, c’est simplement dire, dans des milliers de décisions quotidiennes : « Que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. » Ce n’est pas une chose sinistre ou morose. Car lorsque le moi descend et que Christ s’élève, nous ne perdons pas notre vrai moi ; nous le trouvons. La tyrannie de la volonté propre est un esclavage dur et malheureux ; et en être affranchi, vivre pour Christ et pour les autres plutôt que pour nous-mêmes, c’est le commencement de la vraie joie et de la vraie liberté.When the Lord Jesus spoke plainly of what following Him would involve, His first word was startling: "If anyone desires to come after Me, let him deny himself." Self-denial stands at the very door of discipleship. But we must understand rightly what this means, for it is often misunderstood. To deny oneself does not mean to hate oneself, or to despise the person God has made, or to sink into a joyless, crushed misery. That is not the gospel, and it is not what Christ asks. To deny oneself means, rather, to dethrone self — to take our own will, our own comfort, our own pride and self-centeredness down from the throne of our lives, and to put Christ there instead. The great struggle of the Christian life is the struggle over who shall reign: our own self, or the Lord. And to deny ourselves is simply to say, in ten thousand daily decisions, "Not my will, but Yours." This is not a grim or gloomy thing. For when self comes down and Christ goes up, we do not lose our true selves; we find them. The tyranny of self-will is a hard and unhappy bondage; and to be set free from it, to live for Christ and others rather than for ourselves, is the beginning of real joy and real freedom.

4.Charge-toi de ta croix4.Take Up Your Cross

Les paroles suivantes du Seigneur furent celles-ci : « qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. » Se charger de sa croix, c’est accepter, à cause de Christ, le prix que peut coûter le fait de le suivre — l’opprobre, l’incompréhension, les difficultés, et parfois la souffrance qui atteignent ceux qui lui appartiennent dans un monde qui ne le connaît pas. C’est être disposé à porter tout ce que notre discipulat peut nous coûter, et à le porter de bon cœur, par amour pour celui que nous suivons. Mais ici encore, nous devons tenir ferme l’esprit de l’Évangile. La croix dont nous nous chargeons n’est pas un moyen de nous punir nous-mêmes, ni un fardeau porté dans la tristesse. Nous la portons en ayant les regards sur Jésus, qui lui-même, « en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix ». Il y avait une joie au-delà de la souffrance, et elle le soutenait ; il en est de même pour nous. Nous portons le prix de cette marche non pas les dents serrées et le cœur lourd, mais avec espérance, parce que nous connaissons celui que nous suivons, nous connaissons l’amour qui nous a rachetés, et nous connaissons la gloire qui nous attend. Et nous ne le portons jamais seuls. Le Christ qui nous appelle à nous charger de la croix a porté le premier sa propre croix, jusqu’au Calvaire, pour nous ; et il marche à nos côtés dans chaque fardeau que nous portons à cause de lui.The Lord's next words were these: "and take up his cross daily, and follow Me." To take up the cross is to accept, for Christ's sake, the cost that following Him may bring — the reproach, the misunderstanding, the hardship, and sometimes the suffering that come to those who belong to Him in a world that does not know Him. It is to be willing to bear whatever our discipleship may cost us, and to bear it gladly, out of love for the One we follow. But here again we must hold fast to the spirit of the gospel. The cross we take up is not a means of punishing ourselves, nor a burden we carry in gloom. We take it up looking to Jesus, who Himself, "for the joy that was set before Him, endured the cross." There was a joy beyond the suffering, and it upheld Him; and so it is for us. We bear the cost of following not with clenched teeth and heavy hearts, but with hope, because we know the One we follow, we know the love that bought us, and we know the glory that lies ahead. And we never bear it alone. The Christ who calls us to take up the cross carried His own cross first, all the way to Calvary for us; and He walks beside us in every burden we carry for His sake.

5.Calculer la dépense5.Count the Cost

Jésus n’a jamais caché le prix à payer pour le suivre, et il n’a jamais attiré les gens par de fausses promesses d’un chemin facile. Au contraire, il pressait ceux qui voulaient le suivre de s’arrêter d’abord pour calculer la dépense. Il raconta deux petites paraboles pour le faire comprendre. Un homme qui veut bâtir une tour, dit-il, s’assied d’abord pour calculer s’il a de quoi l’achever, de peur qu’après avoir posé les fondements il ne puisse l’achever et ne devienne un objet de moquerie. Et un roi qui part en guerre examine d’abord s’il peut affronter son ennemi. Ainsi, dit Jésus, « quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple ». Ce sont des paroles qui donnent à réfléchir, et elles sont faites pour cela. Suivre Christ n’est pas une chose légère dans laquelle on glisse sans y penser ; c’est un engagement délibéré et entier de toute la vie, et il peut nous coûter cher. Pourtant, nous devons lire ces paroles à la lumière de tout ce que le Seigneur enseigne par ailleurs. Il nous demande de renoncer à tout — mais seulement parce qu’il nous offre lui-même, qui vaut infiniment plus que tout ce que nous pourrions jamais abandonner. Calculer la dépense, ce n’est pas se laisser effrayer, mais regarder en face ce qu’implique le discipulat, puis s’y donner de bon cœur, les yeux ouverts, sachant que, quel qu’en soit le prix, il en vaut la peine.Jesus never hid the cost of following Him, nor lured people with false promises of an easy road. On the contrary, He urged those who would follow Him to stop and count the cost first. He told two little parables to make the point. A man who wants to build a tower, He said, first sits down and calculates whether he has enough to finish it, lest he lay the foundation and be unable to complete it and become a laughingstock. And a king going to war first considers whether he can meet his enemy. So, said Jesus, "whoever of you does not forsake all that he has cannot be My disciple." These are sobering words, and they are meant to be. Following Christ is not a casual thing to be drifted into thoughtlessly; it is a deliberate, wholehearted commitment of the entire life, and it may cost us dearly. Yet we must read these words in the light of everything else the Lord teaches. He asks us to forsake all — but only because He offers us Himself, who is worth infinitely more than all we could ever give up. To count the cost is not to be frightened away, but to face honestly what discipleship involves, and then to give ourselves to it gladly, with open eyes, knowing that whatever it costs, He is worth it.

6.Perdre pour trouver6.Losing to Find

Cela nous conduit au grand paradoxe qui est au centre de la vie chrétienne, l’une des choses les plus profondes que le Seigneur ait jamais dites. « Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, enseignait-il, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera. Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il se détruisait ou se perdait lui-même ? » Voici le secret qui renverse toute la question du prix à payer. Celui qui s’agrippe à sa propre vie, qui vit pour lui-même et refuse de rien abandonner pour Christ, finira par perdre cela même qu’il cherche à garder. Mais celui qui donne sa vie à cause de Christ — qui lâche sa propre voie et se remet lui-même au Seigneur — découvre qu’il n’a nullement perdu sa vie, mais qu’il l’a véritablement trouvée. Le prix du discipulat, bien compris, n’est pas vraiment une perte ; c’est le plus grand de tous les gains. Car en nous abandonnant nous-mêmes nous recevons Christ, et en lui nous recevons la vie même, une vie réelle, pleine et éternelle. Que nous servirait-il de garder tout le reste et de perdre notre âme ? Et qu’avons-nous vraiment abandonné si, en perdant notre vie, nous gagnons Christ, et tout en lui ?And this brings us to the great paradox at the center of the Christian life, one of the deepest things the Lord ever said. "Whoever desires to save his life," He taught, "will lose it, but whoever loses his life for My sake will save it. For what profit is it to a man if he gains the whole world, and is himself destroyed or lost?" Here is the secret that turns the whole matter of cost on its head. The one who clutches at his own life, who lives for himself and refuses to give anything up for Christ, will in the end lose the very thing he is trying to keep. But the one who gives up his life for Christ's sake — who lets go of his own way and hands himself over to the Lord — discovers that he has not lost his life at all, but truly found it. The cost of discipleship, rightly seen, is not really loss; it is the greatest of all gains. For in giving up ourselves we receive Christ, and in Him we receive life itself, life that is real and full and everlasting. What could it profit us to keep everything else and lose our own souls? And what have we truly given up, if in losing our lives we gain Christ, and gain everything in Him?

7.Sur ses traces7.In His Steps

À quoi ressemble cette marche de tout cœur dans le cours ordinaire de la vie quotidienne ? Une histoire célèbre a autrefois posé cette question à toute une génération de lecteurs. Dans In His Steps de Charles Sheldon, une assemblée s’engage ensemble à se poser, avant chaque décision, une seule question : que ferait Jésus ? Et à mesure que ses membres s’efforcent honnêtement de suivre la réponse, leur vie, leur travail et leurs choix sont transformés. Quelle que soit la manière de formuler la question, l’idée est juste, et l’apôtre Pierre l’avait exprimée bien avant : Christ a souffert pour nous, « vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces ». Le discipulat ne concerne pas seulement le bâtiment de l’église ; il atteint chaque recoin de la vie — notre travail et notre foyer, nos affaires et nos amitiés, notre manière de traiter les pauvres, de dépenser notre argent et de parler des autres. Suivre Christ, c’est laisser son exemple et son Esprit tout remodeler, afin qu’en chaque lieu et en chaque choix nous cherchions à marcher comme il a marché. Et pourtant, même ici, nous devons garder l’esprit de la grâce. Nous ne suivons pas ses traces pour gagner son approbation, comme si nous cochions une liste de devoirs. Nous le suivons parce que nous l’aimons, et parce que son propre Esprit est à l’œuvre en nous, nous rendant doucement plus semblables à lui.What does this wholehearted following look like in the ordinary rounds of daily life? A famous story once pressed this question upon a whole generation of readers. In Charles Sheldon's In His Steps, a congregation covenants together to ask, before every decision, a single question: what would Jesus do? And as they honestly try to follow the answer, their lives, their work, and their choices are transformed. However we frame the question, the point is a true one, and the apostle Peter had made it long before: Christ suffered for us, "leaving us an example, that you should follow His steps." Discipleship is not a matter for the church building alone; it reaches into every corner of life — our work and our homes, our business and our friendships, how we treat the poor and how we spend our money and how we speak of others. To follow Christ is to let His example and His Spirit reshape all of it, so that in each place and each choice we seek to walk as He walked. And yet even here we must guard the spirit of grace. We do not follow His steps to earn His approval, as though ticking off a list of duties. We follow because we love Him, and because His own Spirit is at work within us, gently making us more like Him.

8.La grâce pour le suivre8.Grace to Follow

Nous avons beaucoup parlé du prix à payer et du renoncement à soi, et à juste titre, car le Seigneur lui-même en a beaucoup parlé. Mais nous devons finir là où toute la question doit être fondée, sinon elle nous écrasera : nous devons finir dans la grâce. Si l’appel à un discipulat de tout cœur nous laissait suivre par nos propres forces, ce serait un fardeau sans espoir, car nous sommes faibles, nous chutons, et aucun de nous ne pourrait payer un tel prix par sa propre puissance. Mais nous ne sommes pas laissés à nous-mêmes. La même grâce qui nous a sauvés nous porte aussi ; le Christ qui nous appelle à le suivre nous donne aussi son propre Esprit pour nous en rendre capables, car c’est Dieu qui produit en nous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. Notre discipulat n’est donc pas l’effort de la chair, mais le fruit de la grâce — sa puissance à l’œuvre dans notre faiblesse. Et quand nous trébuchons et chutons, comme cela arrivera sûrement, la réponse n’est ni de désespérer ni de nous punir, mais simplement de nous tourner de nouveau vers Christ, de recevoir à nouveau son pardon, de nous relever et de le suivre encore. Il est patient avec nous ; notre croissance est souvent lente ; et il ne rejette pas ceux qui tombent, mais il les relève. Suivons-le donc de tout notre cœur, en calculant la dépense et en lui donnant tout — non dans la force d’une résolution crispée, mais dans la liberté et la joie de ceux qui sont aimés, pardonnés et portés à chaque pas par la grâce.We have spoken much of cost and of self-denial, and rightly so, for the Lord Himself spoke much of them. But we must end where the whole matter must be grounded, or it will crush us: we must end in grace. If the call to wholehearted discipleship left us to follow in our own strength, it would be a hopeless burden, for we are weak, and we fail, and none of us could bear such a cost by our own power. But we are not left to ourselves. The same grace that saved us also carries us; the Christ who calls us to follow also gives us His own Spirit to enable us, for it is God who works in us both to will and to do His good pleasure. Our discipleship, then, is not the striving of the flesh, but the fruit of grace — His power at work in our weakness. And when we stumble and fail, as we surely will, the answer is not to despair or to punish ourselves, but simply to turn again to Christ, to receive His forgiveness afresh, and to rise and follow once more. He is patient with us; our growth is often slow; and He does not cast off those who fall, but lifts them up again. So let us follow Him wholeheartedly, counting the cost and giving Him all — not in the strength of grim resolve, but in the freedom and joy of those who are loved, and forgiven, and carried every step by grace.

9.À méditer9.Taking It to Heart

Pour réfléchir. Votre foi est-elle enracinée et entière, ou est-elle devenue simplement nominale — et êtes-vous réconforté de savoir que l’appel à suivre Christ repose entièrement sur la grâce, et non sur vos propres forces ? Où le moi est-il encore sur le trône de votre vie, et que signifierait pour vous de dire : « Que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne » ? Et quand vous trébuchez en suivant Christ, vous tournez-vous de nouveau vers lui avec espérance, plutôt que vers le désespoir ? For reflection. Is your faith rooted and wholehearted, or has it grown merely nominal — and does it comfort you that the call to follow rests entirely on grace, not on your own strength? Where is self still on the throne of your life, and what would it mean to say, "Not my will, but Yours"? And when you stumble in following Christ, do you turn again to Him in hope, rather than to despair?

Source. Une étude du Séminaire théologique de Chapala sur le prix du discipulat, ancrée dans les ouvrages classiques du domaine public sur la marche à la suite de Christ (The Imitation of Christ de Thomas a Kempis, In His Steps de Charles M. Sheldon, et d’autres), et dans l’Écriture, en particulier les Évangiles. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les ouvrages classiques sont librement accessibles.Source. A Chapala Theological Seminary study of the cost of discipleship, anchored in the classic public-domain works on following Christ (Thomas à Kempis's The Imitation of Christ, Charles M. Sheldon's In His Steps, and others), and in Scripture, especially the Gospels. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; the classic works are freely available.

À propos des guides. Cette lecture s’appuie en particulier sur The Imitation of Christ de Thomas a Kempis et sur In His Steps de Charles M. Sheldon, tous deux dans le domaine public.About the guides. This reading draws especially on Thomas à Kempis's The Imitation of Christ and Charles M. Sheldon's In His Steps, both in the public domain.

Lecture 2 · La saintetéReading 2 · Holiness

Une vie pieuse et sainteA Devout and Holy Life

« Vous serez saints, car je suis saint », fondé d’abord sur la grâce (la sainteté comme don et œuvre de Dieu, et non comme moyen de gagner sa faveur) ; la beauté de la sainteté qui dissipe la caricature aigre ; le défi de William Law contre le faux mur entre un coin « religieux » et la vie ordinaire ; « Dieu en toutes choses » ; le sacrifice vivant demandé « par les compassions de Dieu » ; la sainteté dans les détails comme débordement de l’amour ; le combat contre le péché mené avec espérance dans la force de l’Esprit ; et Christ, notre sainteté, à qui nous devenons semblables en le contemplant.“Be holy, for I am holy” grounded first in grace (holiness as God’s gift and work, not a way to earn favor); the beauty of holiness dispelling the sour caricature; William Law’s challenge to the false wall between a “religious” corner and ordinary life; “God in everything”; the living sacrifice pleaded “by the mercies of God”; holiness in the details as the overflow of love; the fight against sin waged hopefully in the Spirit’s strength; and Christ our holiness, whom we grow like by beholding.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Une vie pieuse et sainteA Devout and Holy Life

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — une sainteté qui remplit toute la vie ordinaire, par la puissance de la grâceA Chapala Theological Seminary reading — holiness that fills the whole of ordinary life, by the power of grace

Un résumé du STC, ancré dans les ouvrages classiques du domaine public sur la vie pieuse (William Law, Thomas a Kempis et d’autres), et dans l’Écriture.A CTS-authored survey, anchored in the classic public-domain works on the devout life (William Law, Thomas à Kempis, and others), and in Scripture.

  • Le christianisme radicalRadical Christianity
  • La saintetéHoliness
  • La vie dévoteThe Devout Life
  • Ancré dans les classiquesAnchored in classics
Un mot avant de lire. Dieu appelle son peuple à la sainteté — mais la sainteté n’est pas un pesant fardeau de règles. C’est appartenir entièrement à Dieu, et lui être rendu semblable dans l’amour et la bonté ; et elle doit remplir non seulement nos prières, mais toute la vie ordinaire. Cette lecture considère cet appel et l’enracine, comme il le faut, dans la grâce : la sainteté n’est pas le moyen de gagner la faveur de Dieu, mais le fruit de son Esprit à l’œuvre en ceux qu’il a déjà sauvés. A word before you read. God calls His people to holiness — but holiness is not a grim burden of rules. It is belonging wholly to God, and being made like Him in love and goodness; and it is meant to fill not just our prayers but the whole of ordinary life. This reading considers that call, and roots it, as we must, in grace: holiness is not how we earn God's favor, but the fruit of His Spirit at work in those He has already saved.

1.Appelés à la sainteté1.Called to Holiness

Tout au long de la Bible retentit un appel auquel nous ne pouvons échapper et que nous n’osons pas adoucir : « Vous serez saints, car je suis saint. » Le peuple de Dieu est appelé à être un peuple saint — mis à part pour lui, et rendu semblable à lui dans son caractère. Et le Nouveau Testament est tout aussi clair : nous devons rechercher « la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur ». Qu’est-ce donc que cette sainteté ? À la racine, elle signifie deux choses. Elle signifie être mis à part, appartenir entièrement à Dieu, lui être consacré comme une chose réservée à son usage et à nul autre. Et elle signifie être conformé à son caractère — devenir, par sa grâce, pur, aimant et bon, comme il l’est. Mais avant d’aller plus loin, nous devons poser un fondement, sinon tout ce qui suit sera déformé en un fardeau trop lourd à porter. Cette sainteté n’est pas le moyen de gagner notre salut, ni le prix que nous payons pour l’amour de Dieu. Elle est, du début à la fin, le fruit de la grâce. Nous recherchons la sainteté non comme des esclaves qui tentent de gagner la faveur d’un maître, mais comme des enfants déjà aimés et déjà acceptés en Christ, qui désirent, par reconnaissance, ressembler au Père qui les a sauvés. La sainteté est le don de Dieu et l’œuvre de Dieu en nous, avant d’être notre tâche. Tenez ferme cela, et l’appel à être saint devient non un poids écrasant, mais une glorieuse invitation.Running all through the Bible is a call that we cannot escape and dare not soften: "Be holy, for I am holy." God's people are called to be a holy people — set apart for Him, and made like Him in character. And the New Testament is just as plain: we are to pursue "holiness, without which no one will see the Lord." What, then, is this holiness? At its root, it means two things. It means to be set apart, to belong wholly to God, to be consecrated to Him as something reserved for His use and no other. And it means to be conformed to His character — to become, by His grace, pure and loving and good, as He is. But before we go a step further, we must lay a foundation, or everything that follows will be twisted into a burden too heavy to bear. This holiness is not the way we earn our salvation, nor the price we pay for God's love. It is, from beginning to end, the fruit of grace. We pursue holiness not as slaves trying to win a master's favor, but as children who are already loved and already accepted in Christ, and who long, out of gratitude, to be like the Father who saved us. Holiness is God's gift and God's work in us, before it is ever our task. Hold that fast, and the call to be holy becomes not a crushing weight, but a glorious invitation.

2.La beauté de la sainteté2.The Beauty of Holiness

Nous devons aussi écarter une fausse image de la sainteté qui a fait beaucoup de mal. Beaucoup de gens, en entendant ce mot, imaginent quelque chose d’aigre et sans joie — une vie d’observance morose des règles, de visages allongés et d’interdits sans fin, une existence étroite et resserrée, vidée de toute couleur. Mais c’est là une calomnie contre la sainteté, et rien n’est plus éloigné de la réalité. La vraie sainteté n’est pas laide ; elle est belle. Les Écritures parlent de « la beauté de la sainteté », et avec raison, car la sainteté n’est rien d’autre que la ressemblance avec Dieu, qui est la source de toute beauté, de toute bonté et de toute joie. Une vie vraiment sainte est une vie pleine d’amour, de bonté, de pureté, de paix et d’allégresse — une vie semblable à celle de Christ, qui fut l’homme le plus saint qui ait jamais vécu, et aussi le plus attirant et le plus rempli de joie. La sainteté n’est pas le rétrécissement de la vie, mais son épanouissement ; non la perte du bonheur, mais sa découverte. Car le péché, auquel la sainteté s’oppose, est le vrai voleur de joie ; et être sanctifié, c’est être libéré de ce qui nous gâte et nous asservit, et être rendu à ce pour quoi nous avons été faits. Que personne ne s’imagine donc qu’en nous appelant à la sainteté, Dieu nous appelle à la misère. Il nous appelle à la beauté la plus vraie et au bonheur le plus profond que l’âme puisse connaître.We must also clear away a false picture of holiness that has done great harm. Many people, when they hear the word, imagine something sour and joyless — a life of grim rule-keeping, of long faces and endless prohibitions, of a cramped and narrow existence with all the color drained out of it. But this is a slander upon holiness, and utterly unlike the thing itself. True holiness is not ugly; it is beautiful. The Scriptures speak of "the beauty of holiness," and rightly, for holiness is nothing other than likeness to God, who is the source of all beauty, all goodness, and all joy. A truly holy life is a life full of love, of kindness, of purity, of peace, of gladness — a life like the life of Christ, who was the holiest man who ever lived and also the most winsome and the most full of joy. Holiness is not the shrinking of life, but its flowering; not the loss of happiness, but the finding of it. For sin, which holiness opposes, is the real thief of joy; and to be made holy is to be set free from the things that spoil and enslave us, and restored to what we were made to be. Let no one imagine, then, that in calling us to holiness God is calling us to misery. He is calling us to the truest beauty and the deepest happiness the soul can know.

3.Aucun mur entre les deux3.No Wall Between

Nous pouvons ici reprendre la grande question posée avec insistance par William Law dans son célèbre livre, A Serious Call to a Devout and Holy Life. Law observait chez les chrétiens une étrange incohérence. Beaucoup, qui n’auraient jamais songé à négliger leurs prières et qui étaient attentifs et respectueux à l’église, vivaient pourtant tout le reste de leur vie — leurs affaires, leurs dépenses, leurs loisirs, leurs conversations — sans presque jamais penser à plaire à Dieu. C’était comme s’ils avaient divisé la vie en deux compartiments : un petit coin « religieux », où l’on tenait compte de Dieu, et toute la grande masse restante de la vie ordinaire, où on ne le faisait pas. Et l’argument pénétrant de Law était que cette division est fausse et ne peut tenir. Si Dieu est Dieu, il est le Dieu de toute notre vie, et non seulement de nos prières. La dévotion, insistait Law, ne consiste pas à réciter des prières ; elle consiste en une vie entièrement donnée à Dieu, une intention de lui plaire en tout ce que nous faisons. Celui qui est fervent dans le culte un jour, mais insouciant de Dieu dans son travail et ses relations le reste de la semaine, n’a pas compris ce que signifie être chrétien. La sainteté n’est pas une activité parmi d’autres ; c’est l’esprit qui doit remplir et gouverner toutes nos activités. Il ne peut y avoir aucun mur entre le sacré et l’ordinaire dans une vie vraiment donnée à Dieu.Here we may take up the great question pressed by William Law in his famous book, A Serious Call to a Devout and Holy Life. Law observed a strange inconsistency among Christians. Many who would never dream of neglecting their prayers, and who were careful and reverent in church, nevertheless lived the whole rest of their lives — their business, their spending, their leisure, their conversation — with hardly a thought of pleasing God at all. It was as though they had divided life into two compartments: a small "religious" corner, where God was considered, and the great remaining bulk of ordinary life, where He was not. And Law's searching argument was that this division is false and cannot stand. If God is God at all, He is God of the whole of our lives, not merely of our prayers. Devotion, Law insisted, does not mean saying prayers; it means a life given wholly to God, an intention to please Him in everything we do. The person who is fervent in worship on one day but careless of God in his work and his dealings the rest of the week has not understood what it means to be a Christian. Holiness is not one activity among many; it is the spirit that is to fill and govern all our activities. There can be no wall between the sacred and the ordinary in a life truly given to God.

4.Dieu en toutes choses4.God in Everything

Law ne s’en tint pas à un simple reproche ; il brossa un tableau positif et beau de ce qu’est vraiment une vie pieuse. La personne pieuse, écrivait-il, est celle qui considère Dieu en toutes choses, qui sert Dieu en toutes choses, et qui fait de toutes les parties ordinaires de sa vie des parties de sainteté, en les accomplissant toutes au nom de Dieu et selon sa volonté. Voilà le cœur d’une vie sainte : non pas ajouter un grand nombre d’exercices religieux à une existence par ailleurs mondaine, mais prendre toute notre existence ordinaire — notre travail, notre repos, nos repas, nos relations, nos tâches et nos devoirs — et tout faire pour Dieu et pour sa gloire. L’apôtre Paul disait la même chose en une seule phrase ample : « Quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus » ; et encore : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. » Voici la sainteté rendue pratique et possible pour tout croyant, quelle que soit l’humilité de sa condition. Le plus pauvre des ouvriers et la mère la plus occupée peuvent vivre une vie sainte là où ils sont, non en fuyant leurs devoirs ordinaires, mais en accomplissant ces devoirs mêmes comme pour le Seigneur, en offrant à Dieu toute une journée ordinaire. Voilà la vie pieuse et sainte — Dieu en toutes choses.Law did not leave this as a mere rebuke; he painted a positive and beautiful picture of what a devout life truly is. The devout person, he wrote, is the one who considers God in everything, who serves God in everything, and who makes all the common parts of his life into parts of holiness by doing them all in the name of God and according to His will. This is the heart of a holy life: not to add a great many religious exercises onto an otherwise worldly existence, but to take up the whole of our ordinary existence — our work, our rest, our meals, our relationships, our tasks and duties — and to do all of it for God and unto His glory. The apostle Paul said the same thing in a single sweeping sentence: "Whatever you do, in word or deed, do all in the name of the Lord Jesus"; and again, "whether you eat or drink, or whatever you do, do all to the glory of God." Here is holiness made practical and possible for every believer, however humble their station. The poorest laborer and the busiest mother can live a holy life just where they are, not by escaping their ordinary duties, but by doing those very duties as unto the Lord, offering the whole of an ordinary day to God. That is the devout and holy life — God in everything.

5.Un sacrifice vivant5.A Living Sacrifice

À la racine d’une telle vie se trouve un acte de consécration — le don de soi tout entier à Dieu. L’apôtre Paul y exhorte en des termes mémorables : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. » Remarquez comment Paul commence : « par les compassions de Dieu ». Il n’ordonne pas cette consécration comme un moyen de gagner la miséricorde de Dieu ; il la demande avec instance comme la seule réponse qui convienne à une miséricorde déjà reçue. Parce que Dieu a été si miséricordieux envers nous en Christ, la réponse raisonnable et aimante est de nous redonner entièrement à lui — non une partie de nous-mêmes, non nos seuls moments religieux, mais tout notre être, notre corps et notre esprit, notre temps et notre force, déposés sur l’autel comme une offrande vivante. Tel est le sens de la dévotion : être dévoué, livré, appartenir entièrement à Dieu. Et c’est un abandon fait une fois pour toutes, qui doit aussi être renouvelé chaque matin, lorsque nous nous levons et remettons entre ses mains la journée qui vient, avec toutes ses tâches ordinaires. Une vie sainte commence ici, dans ce don joyeux et reconnaissant de nous-mêmes au Dieu qui s’est d’abord donné lui-même pour nous.At the root of such a life lies an act of consecration — the giving over of the whole self to God. The apostle Paul urges it in memorable words: "I beseech you therefore, brethren, by the mercies of God, that you present your bodies a living sacrifice, holy, acceptable to God, which is your reasonable service." Notice how Paul begins: "by the mercies of God." He does not command this consecration as a way of earning God's mercy; he pleads for it as the only fitting response to mercy already received. Because God has been so merciful to us in Christ, the reasonable and loving response is to give ourselves wholly back to Him — not a part of ourselves, not our religious moments only, but our whole selves, our bodies and minds and time and strength, laid on the altar as a living offering. This is the meaning of devotion: to be devoted, given over, belonging entirely to God. And it is a once-for-all surrender that must also be renewed each morning, as we rise and place the coming day, with all its ordinary tasks, into His hands. A holy life begins here, in this glad and grateful giving of ourselves to the God who first gave Himself for us.

6.La sainteté dans les détails6.Holiness in the Details

Quand tout l’être est ainsi donné à Dieu, la sainteté commence à se manifester dans tous les petits détails de la vie quotidienne, car c’est de cela même que nos vies sont faites. Elle façonne l’usage de notre temps, nous apprenant à ne pas gaspiller dans l’oisiveté ou les futilités les heures que Dieu nous a données. Elle façonne la manière dont nous gérons notre argent, afin que nous le tenions en économes pour Dieu, que nous le dépensions avec sagesse et le partagions généreusement avec ceux qui sont dans le besoin. Elle façonne nos paroles, afin que notre langage soit vrai, bienveillant et pur, plutôt que mensonger, cruel ou grossier. Elle façonne notre travail, afin que nous travaillions honnêtement et avec diligence comme pour le Seigneur. Et elle façonne même nos loisirs et nos plaisirs, afin qu’ils soient purs et sains et ne nous éloignent pas de Dieu. Dans toutes ces choses ordinaires, le cœur pieux se demande tranquillement : comment puis-je faire cela d’une manière qui plaise à Dieu et reflète son caractère ? Pourtant, nous devons veiller à l’esprit dans lequel cela se fait. Il ne s’agit pas d’une observance anxieuse des règles, toujours dans la crainte de quelque faux pas. C’est le débordement naturel d’un cœur épris de Dieu, qui se plaît à lui plaire dans les petites choses comme dans les grandes, et qui le fait librement, par amour, et non par crainte.When the whole self is thus given to God, holiness begins to work its way out into all the small details of daily living, for these are the very stuff of which our lives are made. It shapes how we use our time, teaching us not to waste in idleness or trifles the hours God has given us. It shapes how we handle our money, so that we hold it as stewards for God, spend it wisely, and share it generously with those in need. It shapes our words, so that our speech is truthful, kind, and pure, rather than false or cruel or coarse. It shapes our work, so that we labor honestly and diligently as unto the Lord. And it shapes even our leisure and our pleasures, so that they are clean and wholesome and do not draw us from God. In all these ordinary things, the devout heart asks quietly: how may I do this in a way that pleases God and reflects His character? Yet we must guard the spirit in which this is done. It is not a matter of anxious rule-keeping, forever fearful of some misstep. It is the natural overflow of a heart in love with God, which delights to please Him in the small things as in the great, and does so freely, out of love, and not out of fear.

7.Le combat contre le péché7.The Fight Against Sin

La recherche de la sainteté implique bien un vrai combat contre le péché, et nous ne devons pas prétendre le contraire. Grandir en sainteté, c’est en partie se détourner du mal et faire mourir les désirs coupables qui s’attachent encore à nous. Il y a là un véritable combat, et il dure toute notre vie. Mais il est de la plus haute importance de mener ce combat dans le bon esprit, car beaucoup ont été poussés au désespoir pour l’avoir mal mené. Nous ne combattons pas le péché par nos propres forces, en serrant les dents et en nous fiant à notre volonté ; nous le combattons dans la force de l’Esprit de Dieu, qui habite en tout croyant, et dans l’assurance de la victoire de Christ déjà remportée à la croix. Et quand nous échouons — comme, étant encore faibles et imparfaits, nous le ferons tous parfois —, la bonne réponse n’est pas de sombrer dans la haine de soi, de nous flageller de culpabilité ou d’abandonner, découragés. La bonne réponse est simplement de nous tourner de nouveau vers Christ, de confesser notre péché, de recevoir à nouveau son pardon plein et gratuit, de nous relever et de continuer. Notre croissance en sainteté est généralement lente, avec beaucoup de faux pas en chemin, et Dieu le sait et il est patient avec nous. Il ne méprise pas un enfant meurtri qui lutte, et il ne rejette jamais ceux qui tombent et reviennent à lui. Le combat contre le péché est réel, mais c’est un combat d’espérance, mené sous un Sauveur qui a déjà vaincu.The pursuit of holiness does involve a real struggle against sin, and we must not pretend otherwise. To grow in holiness is, in part, to turn away from what is evil and to put to death the sinful desires that still cling to us. There is a genuine fight here, and it lasts our whole lives long. But it is of the greatest importance that we wage this fight in the right spirit, for many have been driven to despair by fighting it wrongly. We do not battle sin in our own strength, gritting our teeth and trusting our own willpower; we battle it in the strength of the Spirit of God, who dwells in every believer, and in the confidence of Christ's victory already won at the cross. And when we fail — as, being still weak and imperfect, we all sometimes will — the right response is not to sink into self-hatred, or to lash ourselves with guilt, or to give up in discouragement. The right response is simply to turn again to Christ, to confess our sin, to receive afresh His full and free forgiveness, and to rise and go on. Our growth in holiness is usually slow, with many stumbles along the way, and God knows this and is patient with us. He does not despise a bruised and struggling child, and He never casts off those who fall and come back to Him. The fight against sin is real, but it is a fight of hope, waged under a Savior who has already won.

8.Christ, notre sainteté8.Christ Our Holiness

Nous revenons ainsi, à la fin, là où nous avons commencé : à la grâce, et à Christ. Car si la sainteté était finalement notre propre réussite, notre propre projet à achever par nos propres efforts, ce serait un labeur sans espoir et une lourde chaîne. Mais l’Évangile nous dit quelque chose de bien meilleur. Christ lui-même a été fait pour nous sanctification — notre sainteté. Il est à la fois le modèle de la vie sainte, auquel nous sommes rendus conformes, et la puissance de la vie sainte, qui opère cette ressemblance en nous par son Esprit qui habite en nous. C’est la volonté déclarée de Dieu de nous sanctifier, et celui qui a commencé en nous cette bonne œuvre la rendra sûrement parfaite. Notre part n’est donc pas de fabriquer la sainteté à force d’efforts, mais de continuer à regarder à Christ, de nous livrer chaque jour à lui, et de laisser son Esprit accomplir en nous son œuvre de transformation. Nous devenons saints non en nous examinant anxieusement, mais en le contemplant ; car en contemplant la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire. Voilà la vie pieuse et sainte à laquelle nous sommes appelés : non une amélioration de soi pénible, mais un joyeux abandon au Dieu qui nous aime, une vie entière qui lui est rendue en offrande, et un regard constant tourné vers Christ, qui est notre sainteté et qui, fidèlement, nous rend semblables à lui.And so we come back, at the end, to where we began: to grace, and to Christ. For if holiness were finally our own achievement, our own project to be completed by our own effort, it would be a hopeless labor and a heavy chain. But the gospel tells us something far better. Christ Himself has been made unto us our sanctification — our holiness. He is both the pattern of the holy life, whom we are being conformed to, and the power of the holy life, working that likeness in us by His indwelling Spirit. It is God's own declared will to make us holy, and He who began that good work in us will surely complete it. Our part, then, is not to manufacture holiness by straining, but to keep looking to Christ, to yield ourselves daily to Him, and to let His Spirit do His transforming work within us. We grow holy not by staring anxiously at ourselves, but by beholding Him; for as we behold the glory of the Lord, we are changed into His likeness, from one degree of glory to another. This is the devout and holy life to which we are called: not a grim self-improvement, but a glad surrender to the God who loves us, a whole life offered back to Him, and a steady looking to Christ, who is our holiness, and who is faithfully making us like Himself.

9.À méditer9.Taking It to Heart

Pour réfléchir. Avez-vous divisé votre vie en un coin « religieux » et un reste « ordinaire » — ou bien la totalité de votre vie, votre travail, votre argent et vos paroles, est-elle offerte à Dieu ? Cela vous libère-t-il de savoir que la sainteté est le fruit de la grâce et l’œuvre de l’Esprit, et non un fardeau que vous devez porter seul ? Et quand vous échouez dans le combat contre le péché, vous tournez-vous de nouveau vers Christ avec espérance, plutôt que vers le désespoir ? For reflection. Have you divided your life into a "religious" corner and an "ordinary" remainder — or is the whole of it, your work and money and words, being offered to God? Does it free you to know that holiness is the fruit of grace and the Spirit's work, not a burden you must carry alone? And when you fail in the fight against sin, do you turn again to Christ in hope, rather than to despair?

Source. Une étude du Séminaire théologique de Chapala sur la vie pieuse et sainte, ancrée dans les ouvrages classiques du domaine public sur la sainteté (A Serious Call to a Devout and Holy Life de William Law, The Imitation of Christ de Thomas a Kempis, et d’autres), et dans l’Écriture. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les ouvrages classiques sont librement accessibles.Source. A Chapala Theological Seminary study of the devout and holy life, anchored in the classic public-domain works on holiness (William Law's A Serious Call to a Devout and Holy Life, Thomas à Kempis's The Imitation of Christ, and others), and in Scripture. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; the classic works are freely available.

À propos des guides. Cette lecture s’appuie en particulier sur A Serious Call to a Devout and Holy Life de William Law et sur The Imitation of Christ de Thomas a Kempis, tous deux dans le domaine public.About the guides. This reading draws especially on William Law's A Serious Call to a Devout and Holy Life and Thomas à Kempis's The Imitation of Christ, both in the public domain.

Lecture 3 · L’humilitéReading 3 · Humility

La grâce de l’humilitéThe Grace of Humility

L’humilité comme racine et mère de toute grâce ; la correction essentielle — l’humilité n’est pas la haine de soi (qui n’est que de l’orgueil retourné vers l’intérieur), mais un joyeux oubli de soi, « non pas penser moins de bien de soi, mais penser moins à soi » ; la main vide de la dépendance, qui seule reçoit la grâce ; les sentiments de Christ qui s’est humilié lui-même ; la subtilité de l’orgueil démasquée avec espérance ; « Dieu fait grâce aux humbles » ; comment l’humilité grandit en contemplant Christ ; et la beauté et le repos de l’humilité, le fardeau du moi enlevé.Humility as the root and mother of every grace; the crucial correction — humility is not self-hatred (which is only pride turned inward), but glad self-forgetfulness, “not thinking less of yourself, but thinking of yourself less”; the empty hand of dependence that alone receives grace; the mind of Christ who humbled Himself; pride’s subtlety exposed hopefully; “God gives grace to the humble”; how humility grows by beholding Christ; and the beauty and rest of humility, the burden of self lifted.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

La grâce de l’humilitéThe Grace of Humility

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — la racine de toute grâce, et la beauté d’une vie donnée à DieuA Chapala Theological Seminary reading — the root of every grace, and the beauty of a life given to God

Un résumé du STC, ancré dans les ouvrages classiques du domaine public sur l’humilité (Andrew Murray, Thomas a Kempis et d’autres), et dans l’Écriture.A CTS-authored survey, anchored in the classic public-domain works on humility (Andrew Murray, Thomas à Kempis, and others), and in Scripture.

  • Le christianisme radicalRadical Christianity
  • L’humilitéHumility
  • La beauté de la saintetéThe Beauty of Holiness
  • Ancré dans les classiquesAnchored in classics
Un mot avant de lire. L’humilité est la moins remarquée et la plus belle des grâces chrétiennes. Mais on la comprend facilement de travers. Ce n’est pas penser du mal de soi-même, encore moins se haïr ; ce n’est là que de l’orgueil retourné vers l’intérieur. La vraie humilité est un joyeux oubli de soi — la place reposante d’une créature qui dépend entièrement de Dieu et lui rend toute la gloire. Cette lecture considère cette grâce, et la trouve, en fin de compte, en Christ. A word before you read. Humility is the least noticed and most beautiful of the Christian graces. But it is easily misunderstood. It is not thinking badly of ourselves, still less hating ourselves; that is only pride turned inward. True humility is a glad self-forgetfulness — the restful place of a creature who depends wholly on God and gives Him all the glory. This reading considers that grace, and finds it, in the end, in Christ.

1.La racine de toute grâce1.The Root of Every Grace

Parmi toutes les vertus chrétiennes, l’humilité occupe une place particulière, car elle est la racine d’où poussent les autres. Andrew Murray, dans son beau petit livre sur le sujet, appelait l’humilité la mère de toutes les grâces, la première et la principale des vertus de la vie chrétienne. Et il y a là une vérité profonde. L’humilité, c’est simplement la créature qui prend sa vraie place devant Dieu — reconnaissant qu’elle n’est rien par elle-même, que tout ce qu’elle est, tout ce qu’elle a et tout ce qu’elle peut faire vient de lui, et qu’à lui seul appartient la gloire. Elle est le contraire de l’orgueil ; et si l’orgueil est la racine de tout péché — le désir de nous élever nous-mêmes, d’être comme Dieu, de prendre le mérite et la gloire qui lui reviennent —, alors l’humilité est la racine de toute sainteté. Car toutes les autres grâces poussent dans ce sol humble. L’amour, la foi, la patience, l’obéissance et toutes les autres ne peuvent s’épanouir que dans un cœur qui a d’abord été rendu humble, qui a cessé de se confier en lui-même et de s’élever, et qui a appris à dépendre entièrement de Dieu. Voilà pourquoi l’humilité compte tant, et pourquoi nous devons y réfléchir avec soin. Elle n’est pas une vertu parmi d’autres ; elle est le terrain où toutes les vertus prennent racine, et sans elle aucune ne peut vraiment croître.Among all the Christian virtues, humility holds a peculiar place, for it is the root from which the others grow. Andrew Murray, in his beautiful little book on the subject, called humility the mother of all the graces, the first and chief of the virtues of the Christian life. And there is deep truth in this. Humility is simply the creature taking its true place before God — recognizing that we are nothing in ourselves, that all we are and have and can do comes from Him, and that to Him alone belongs the glory. It is the opposite of pride; and if pride is the root of all sin — the desire to exalt ourselves, to be as God, to take the credit and the glory that are His — then humility is the root of all holiness. For every other grace grows out of this lowly soil. Love, faith, patience, obedience, and all the rest can only flourish in a heart that has first been made humble, that has ceased to trust and exalt itself and has learned to depend wholly upon God. This is why humility matters so much, and why we must give it careful thought. It is not one virtue among many; it is the ground in which all the virtues are rooted, and without it none of them can truly grow.

2.Non pas penser moins de bien de soi2.Not Thinking Less of Yourself

Mais il faut être très prudent ici, car l’humilité est l’une des grâces les plus mal comprises, et les idées fausses à son sujet ont fait un tort réel à des âmes sensibles. Beaucoup s’imaginent qu’être humble, c’est penser du mal de soi-même — se mépriser, s’attarder sur ses fautes et son indignité, sombrer dans un mépris de soi rampant et sans joie. Ce n’est pas du tout l’humilité ; et, si étrange que cela paraisse, c’est souvent une forme subtile d’orgueil. Car celui qui est obsédé par sa propre méchanceté et son indignité est encore obsédé par lui-même ; son regard est fixé vers l’intérieur, sur le moi, mais désormais de façon négative. Et ce n’est pas ce que Dieu nous demande. La vraie humilité ne consiste pas à penser moins de bien de soi ; elle consiste, comme on l’a bien dit, à penser moins à soi. C’est un joyeux oubli de soi tout entier — être libéré de la préoccupation interminable et épuisante de nous-mêmes, de notre réputation, de notre rang, de nos sentiments, que ce soit pour les louer ou pour les mépriser —, afin d’être libres de nous occuper plutôt de Dieu et du bien des autres. La personne vraiment humble n’est pas celle qui se dénigre sans cesse ; c’est celle qui a cessé de tant penser à elle-même, parce que son cœur est rempli de Dieu. C’est une vérité libératrice, qui nous délivre de la fausse et misérable « humilité » de la haine de soi, que Dieu ne désire jamais pour aucun de ses enfants.But we must be very careful here, for humility is one of the most misunderstood of all graces, and false notions of it have done real harm to tender souls. Many imagine that to be humble means to think badly of oneself — to despise oneself, to dwell on one's faults and worthlessness, to sink into a grovelling, joyless self-contempt. This is not humility at all; and, strange as it sounds, it is often a subtle form of pride. For the person consumed with how bad and unworthy he is, is still consumed with himself; his gaze is fixed inward, upon self, only now in a negative way. And that is not what God asks of us. True humility is not thinking less of yourself; it is, as it has been well said, thinking of yourself less. It is a glad forgetfulness of self altogether — being set free from the endless, exhausting preoccupation with ourselves, our reputation, our standing, our feelings, whether to praise or to despise them — so that we are free to be occupied instead with God and with the good of others. The truly humble person is not the one who is always running himself down; he is the one who has stopped thinking about himself so much at all, because his heart is full of God. This is a liberating truth, and it delivers us from the false and miserable "humility" of self-hatred, which God never desires for any of His children.

3.La main vide3.The Empty Hand

Au fond, l’humilité est donc une affaire de dépendance. La personne humble est celle qui a appris qu’elle n’a rien en propre dont elle puisse se glorifier, et qui s’appuie donc entièrement sur Dieu pour toutes choses. C’est l’exact opposé d’un esprit qui se confie en sa propre bonté, sa propre sagesse ou ses propres réussites religieuses. Il y a là un grand danger, surtout pour les chrétiens sérieux et dévoués. Il est terriblement facile que notre zèle même pour Dieu devienne une source d’orgueil secret — que nous commencions, sans vraiment nous en apercevoir, à nous confier en nos prières, en notre sainteté, en notre service, et à regarder de haut ceux qui semblent moins dévoués que nous. C’est l’orgueil que Jésus a démasqué chez le pharisien qui rendait grâces à Dieu de n’être pas comme le reste des hommes. La vraie humilité ne se confie en aucune de ces choses. Elle vient à Dieu la main vide, sans revendiquer aucun mérite propre, recevant tout — le pardon, la force, la croissance, tout bien — comme un don gratuit de sa grâce. Et c’est précisément pourquoi l’humilité et la grâce vont ensemble. La grâce ne peut être reçue que par la main vide de l’humble ; les orgueilleux, dont les mains sont pleines de leur prétendue bonté, n’ont pas de place pour la recevoir. Les humbles savent qu’ils vivent entièrement de ce que Dieu donne, et c’est pourquoi ce sont eux dont les mains sont ouvertes pour être remplies.At its heart, then, humility is a matter of dependence. The humble person is one who has learned that he has nothing of his own to boast in, and who therefore leans wholly upon God for everything. This is the very opposite of a spirit that trusts in its own goodness, its own wisdom, or its own religious attainments. Herein lies a great danger, especially for earnest and devoted Christians. It is dreadfully easy for our very zeal for God to become a source of secret pride — to begin, without quite noticing, to trust in our own prayers, our own holiness, our own service, and to look down upon others who seem less devoted than ourselves. This is the pride that Jesus exposed in the Pharisee who thanked God that he was not like other men. True humility trusts in none of these things. It comes to God with an empty hand, claiming no merit of its own, receiving everything — forgiveness, strength, growth, every good thing — as a free gift of His grace. And this is exactly why humility and grace belong together. Grace can only be received by the empty hand of the humble; the proud, whose hands are full of their own supposed goodness, have no room to receive it. The humble know that they live entirely by what God gives, and so they are the ones whose hands are open to be filled.

4.Les sentiments de Christ4.The Mind of Christ

Si nous voulons voir l’humilité elle-même, sous sa forme la plus pure et la plus glorieuse, nous devons regarder au Seigneur Jésus-Christ, car il en est le grand modèle. L’apôtre Paul nous le présente en des termes d’une beauté incomparable : « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu… s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur… il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » Considérez la profondeur de cet abaissement. Le Fils éternel de Dieu, à qui appartient toute gloire, a laissé de côté sa gloire, a pris sur lui notre humble nature humaine, a vécu comme un serviteur parmi nous, et s’est abaissé enfin jusqu’à la mort honteuse de la croix — tout cela pour nous. Et dans sa vie terrestre, il a montré la même humilité à chaque instant. « Recevez mes instructions, disait-il, car je suis doux et humble de cœur. » Il prit un linge et lava les pieds de ses disciples. Il dit : « Je suis au milieu de vous comme celui qui sert. » Voici une humilité qui n’est pas faiblesse mais force, non misère mais amour qui se répand. Ce sont là les sentiments que nous sommes appelés à avoir ; et, merveille, ce sont des sentiments que Christ lui-même, par son Esprit, forme en ceux qui lui appartiennent.If we would see humility itself, in its purest and most glorious form, we must look to the Lord Jesus Christ, for He is the great pattern of it. The apostle Paul sets Him before us in words of surpassing beauty: "Let this mind be in you which was also in Christ Jesus, who, being in the form of God… made Himself of no reputation, taking the form of a servant… He humbled Himself and became obedient to the point of death, even the death of the cross." Consider the depth of that humbling. The eternal Son of God, to whom all glory belongs, laid aside His glory, took upon Himself our lowly human nature, lived as a servant among us, and stooped at last to the shameful death of the cross — all for our sake. And in His earthly life He showed the same lowliness at every turn. "Learn from Me," He said, "for I am gentle and lowly in heart." He took a towel and washed His disciples' feet. He said, "I am among you as the One who serves." Here is humility that is not weakness but strength, not misery but love pouring itself out. This is the mind we are called to have; and, wonderfully, it is a mind that Christ Himself, by His Spirit, forms within those who belong to Him.

5.La subtilité de l’orgueil5.The Subtlety of Pride

Pour estimer l’humilité à sa juste valeur, nous devons compter avec l’ennemi qu’elle combat, car l’orgueil est un adversaire profond et subtil. L’orgueil fut le premier de tous les péchés — la prétention à être comme Dieu — et il est à la racine de toute la ruine de notre race. Et il est remarquablement tenace, s’accrochant même au cœur des hommes pieux et se déguisant sous mille formes. Il y a l’orgueil de nos biens et de notre apparence, l’orgueil de notre savoir et de nos capacités ; mais il y a aussi un orgueil plus dangereux encore, un orgueil spirituel qui se complaît dans nos propres réussites religieuses, nos dons, notre service, et même, si nous ne veillons pas, dans notre propre humilité. Il est si subtil que nous pouvons être fiers d’avoir vaincu notre orgueil. Nous ne devons cependant pas laisser cela nous pousser à un examen de nous-mêmes anxieux et maladif, à fouiller sans cesse en nous pour extirper par nos propres efforts toute trace d’orgueil, car ce chemin ne mène qu’au désespoir et à une nouvelle préoccupation de soi. Au contraire, la mise à nu de notre orgueil doit nous pousser vers Christ — nous amener à nous jeter sur sa grâce et à lui demander d’opérer en nous l’humilité que nous ne pouvons produire nous-mêmes. Nous ne sommes pas appelés à vaincre l’orgueil en le fixant du regard, mais à en être délivrés en détournant les yeux de nous-mêmes vers le Sauveur humble et plein de grâce.To value humility rightly, we must reckon with the enemy it opposes, for pride is a deep and subtle foe. Pride was the first of all sins — the reaching up to be as God — and it lies at the root of the whole ruin of our race. And it is remarkably persistent, clinging even to the hearts of the godly, and disguising itself in a thousand forms. There is pride in our possessions and our appearance, pride in our knowledge and our abilities; but there is also a more dangerous pride still, a spiritual pride that takes satisfaction in our own religious achievements, our gifts, our service, and even, if we are not watchful, in our own humility. So subtle is it that we may be proud of having overcome our pride. We should not, however, let this drive us to anxious and morbid self-scrutiny, forever digging within to root out every trace of pride by our own effort, for that way lies only despair, and a new preoccupation with self. Rather, the exposing of our pride is meant to drive us to Christ — to make us cast ourselves upon His grace, and ask Him to work in us the humility we cannot produce in ourselves. We are not called to defeat pride by staring at it, but to be delivered from it by looking away from self to the humble and gracious Savior.

6.La grâce aux humbles6.Grace to the Humble

Les Écritures attachent à l’humilité une promesse merveilleuse, qui apparaît plus d’une fois : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. » Voici une vérité de la plus grande importance pratique. Aux orgueilleux, qui s’élèvent et se confient en eux-mêmes, Dieu s’oppose ; mais aux humbles, qui s’inclinent bien bas et dépendent de lui, il se plaît à donner grâce sur grâce. L’humilité n’est donc pas seulement belle en elle-même ; elle est le canal même par lequel toutes les bénédictions de Dieu nous parviennent. Elle est la main ouverte et vide dans laquelle il verse ses dons. C’est pourquoi Pierre exhorte : « Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable. » Dans le royaume de Dieu, le chemin qui monte passe par le bas. Ceux qui cherchent à s’élever eux-mêmes sont abaissés ; mais ceux qui prennent volontairement la place humble, contents d’être petits et inaperçus, confiants que Dieu les élèvera quand et comme il le jugera bon, sont ceux que Dieu lui-même élève en son temps. Nous n’avons donc pas besoin de jouer des coudes ni de lutter pour être reconnus, ni d’être abattus quand on nous oublie. Nous pouvons nous humilier et laisser entièrement notre élévation entre les mains de Dieu, qui fait grâce aux humbles et les élève enfin.The Scriptures attach a wonderful promise to humility, one that appears more than once: "God resists the proud, but gives grace to the humble." Here is a truth of the greatest practical importance. The proud, who exalt themselves and trust in themselves, God sets Himself against; but to the humble, who bow low and depend on Him, He delights to give grace upon grace. Humility, then, is not only beautiful in itself; it is the very channel through which all God's blessings flow to us. It is the open, empty hand into which He pours His gifts. This is why Peter urges, "Humble yourselves under the mighty hand of God, that He may exalt you in due time." The way up, in God's kingdom, is down. Those who grasp at exaltation for themselves are brought low; but those who willingly take the lowly place, content to be small and unnoticed, trusting God to lift them when and how He sees fit, are the ones God Himself raises up in His own good time. We need not, then, push and strive for recognition, nor be cast down when we are overlooked. We may humble ourselves and leave our exaltation entirely in the hands of God, who gives grace to the humble and lifts them up at last.

7.Comment l’humilité grandit7.How Humility Grows

Comment donc cette précieuse grâce grandit-elle en nous ? Certainement pas en décidant simplement d’être humble et en s’y efforçant, car l’effort pour être humble par nos propres forces devient très facilement une nouvelle forme d’orgueil, lorsque nous nous félicitons de nos progrès. L’humilité grandit plutôt de deux manières, qui toutes deux nous détournent de nous-mêmes. Elle grandit à mesure que nous nous approchons de Dieu et demeurons en sa présence. Car à la lumière de sa grandeur, de sa sainteté et de sa gloire, nous nous voyons tels que nous sommes vraiment, et nous sommes rendus humbles sans effort ; ceux qui ont entrevu ne serait-ce qu’un peu de Dieu n’en sont jamais revenus orgueilleux. Et elle grandit surtout à mesure que nous contemplons et recevons Christ, et que nous demeurons en lui. L’humilité est moins une chose que nous accomplissons qu’une chose qu’il communique ; elle est le fruit de son Esprit humble qui habite en nous, et elle s’approfondit à mesure que nous restons près de lui et laissons ses sentiments humbles et aimants devenir les nôtres. Notre part n’est pas de nous tendre et de lutter pour produire l’humilité, mais de rester près de Christ, de nous livrer à lui, et de laisser son Esprit accomplir tranquillement son œuvre. À mesure que nous nous regardons moins nous-mêmes et que nous le regardons davantage, la grâce de l’humilité grandit d’elle-même, comme le fruit sur un sarment qui demeure attaché au cep.How, then, does this precious grace grow in us? Not, certainly, by simply resolving to be humble and trying hard at it, for the effort to be humble in our own strength very easily becomes a new form of pride, as we congratulate ourselves on our progress. Humility grows, rather, in two ways, both of which lead us away from ourselves. It grows as we draw near to God and dwell in His presence. For in the light of His greatness, His holiness, and His glory, we see ourselves as we truly are, and are made lowly without effort; those who have caught even a glimpse of God have never come away proud. And it grows, above all, as we behold and receive Christ, and abide in Him. Humility is not so much something we achieve as something He imparts; it is the fruit of His humble Spirit dwelling in us, and it deepens as we keep close to Him and let His lowly, loving mind become ours. Our part is not to strain and struggle to produce humility, but to stay near to Christ, to yield ourselves to Him, and to let His Spirit quietly do His work. As we look less at ourselves and more at Him, the grace of humility grows of itself, like fruit on a branch that abides in the vine.

8.La beauté et le repos de l’humilité8.The Beauty and Rest of Humility

Andrew Murray appelait l’humilité « la beauté de la sainteté », et l’expression est bien choisie, car un esprit humble est l’une des choses les plus belles du monde, et l’une des plus reposantes. Considérez le fardeau que l’orgueil fait peser sur nous : le travail constant de défendre notre réputation, de nous comparer aux autres, de désirer être remarqués et admirés, d’être blessés par le moindre affront. C’est un esclavage épuisant et sans joie. Et l’humilité nous en libère entièrement. L’âme humble est en repos, car elle n’a rien à prouver ni rien à protéger ; elle a déposé le lourd fardeau de l’importance de soi et pris le joug doux et léger de Christ, qui est doux et humble, et qui a promis qu’en lui nous trouverions du repos pour nos âmes. Voilà pourquoi l’humilité n’est pas seulement la racine de la sainteté, mais aussi une grande source de paix et de joie. Et elle n’est, en fin de compte, que la ressemblance avec Christ. Le Seigneur qui s’est humilié jusqu’à la croix a ensuite été souverainement élevé par Dieu ; et il est à la fois le modèle de notre humilité et sa puissance. Recherchons donc cette grâce par-dessus toutes les autres — non par un effort anxieux, mais en restant près de l’humble Sauveur, en recevant sa grâce les mains vides, et en nous perdant nous-mêmes, avec joie, dans l’amour pour Dieu et les uns pour les autres.Andrew Murray called humility "the beauty of holiness," and the phrase is well chosen, for a humble spirit is one of the loveliest things in all the world, and one of the most restful. Consider what a burden pride lays upon us: the constant labor of defending our reputation, of comparing ourselves with others, of craving to be noticed and admired, of being wounded by every slight. It is an exhausting and joyless bondage. And humility sets us free from all of it. The humble soul is at rest, for it has nothing to prove and nothing to protect; it has laid down the heavy load of self-importance and taken up the light and easy yoke of Christ, who is gentle and lowly, and who promised that in Him we would find rest for our souls. This is why humility is not only the root of holiness but a great source of peace and joy. And it is, in the end, simply Christlikeness. The Lord who humbled Himself to the cross was afterward exalted by God to the highest place; and He is both the pattern of our humility and the power of it. Let us, then, seek this grace above all others — not by anxious striving, but by keeping close to the humble Savior, receiving His grace with empty hands, and losing ourselves, gladly, in love for God and for one another.

9.À méditer9.Taking It to Heart

Pour réfléchir. Avez-vous confondu l’humilité avec la haine de soi — et cela vous libère-t-il de savoir que la vraie humilité est un joyeux oubli de soi, et non un mépris de soi ? Où votre zèle pour Dieu est-il discrètement devenu une source d’orgueil, et que signifierait pour vous venir à lui la main vide ? Et cherchez-vous l’humilité en vous efforçant de l’atteindre, ou en restant près de Christ, doux et humble ? For reflection. Have you mistaken humility for self-hatred — and does it free you to know that true humility is a glad forgetting of self, not a despising of it? Where has your zeal for God quietly become a source of pride, and what would it mean to come to Him with an empty hand? And are you seeking humility by straining after it, or by keeping close to the gentle and lowly Christ?

Source. Une étude du Séminaire théologique de Chapala sur la grâce de l’humilité, ancrée dans les ouvrages classiques du domaine public sur le sujet (Humility d’Andrew Murray, The Imitation of Christ de Thomas a Kempis, et d’autres), et dans l’Écriture. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les ouvrages classiques sont librement accessibles.Source. A Chapala Theological Seminary study of the grace of humility, anchored in the classic public-domain works on the subject (Andrew Murray's Humility, Thomas à Kempis's The Imitation of Christ, and others), and in Scripture. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; the classic works are freely available.

À propos des guides. Cette lecture s’appuie en particulier sur Humility d’Andrew Murray et sur The Imitation of Christ de Thomas a Kempis, tous deux dans le domaine public.About the guides. This reading draws especially on Andrew Murray's Humility and Thomas à Kempis's The Imitation of Christ, both in the public domain.

Lecture 4 · La prièreReading 4 · Prayer

La puissance par la prièrePower Through Prayer

« Les hommes sont la méthode de Dieu », selon Bounds — la puissance spirituelle vient de la personne, non de la machinerie, et la personne est nourrie par la prière ; la prière comme source secrète d’une puissance durable ; la prière comme toute une vie de communion ; le Christ qui prie ; la vie de confiance de George Müller ; la correction attentive — la prière n’est pas une formule pour faire plier Dieu, mais une dépendance confiante et un « que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne » ; l’Esprit qui soulage notre faiblesse ; et l’invitation pleine de grâce à nous approcher avec assurance d’un Père plein d’amour.Bounds’s “men are God’s method” — spiritual power flows from the person, not the machinery, and the person is fed by prayer; prayer as the secret source of lasting power; prayer as a whole life of communion; the praying Christ; George Müller’s life of trust; the careful correction — prayer is not a formula to bend God, but trusting dependence and “not my will, but Yours”; the Spirit who helps our weakness; and the gracious invitation to come boldly to a loving Father.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

La puissance par la prièrePower Through Prayer

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — comment la puissance spirituelle découle d’une vie façonnée par la prière, et d’un Dieu qui répondA Chapala Theological Seminary reading — how spiritual power flows from a prayer-shaped life, and a God who answers

Un résumé du STC, ancré dans les ouvrages classiques du domaine public sur la prière (E. M. Bounds, George Müller et d’autres), et dans l’Écriture.A CTS-authored survey, anchored in the classic public-domain works on prayer (E. M. Bounds, George Müller, and others), and in Scripture.

  • Le christianisme radicalRadical Christianity
  • PrièrePrayer
  • La vie de confianceThe Life of Trust
  • Ancré dans les classiquesAnchored in classics
Un mot avant de lire. Le grand secret d’une vie chrétienne féconde n’est ni l’intelligence ni la méthode, mais la prière. Cette lecture considère la place de la prière dans la vie d’un disciple — non comme une technique pour obtenir ce que nous voulons, mais comme la dépendance humble et confiante d’un enfant envers un Père plein d’amour. Et elle vient, comme tout le reste, enveloppée de grâce : même notre prière est aidée par l’Esprit de Dieu lui-même. A word before you read. The great secret of a fruitful Christian life is not cleverness or method, but prayer. This reading considers the place of prayer in the life of a disciple — not as a technique for getting our own way, but as the humble, trusting dependence of a child upon a loving Father. And it comes, like all the rest, wrapped in grace: even our praying is helped by God's own Spirit.

1.Des hommes, non des méthodes1.Men, Not Methods

Dans son petit livre pénétrant, Power Through Prayer, E. M. Bounds a fait valoir avec force une vérité que l’Église oublie sans cesse. Le grand besoin de l’Église, insistait-il, n’est pas de meilleures méthodes, une meilleure organisation ou une machinerie plus impressionnante, mais de meilleures personnes — des hommes et des femmes que le Saint-Esprit puisse utiliser. « Les hommes sont la méthode de Dieu », écrivait-il. L’œuvre de Dieu dans le monde ne s’accomplit pas d’abord par des programmes et des plans, mais par des personnes ; et la puissance de tout ministère ne réside pas dans ses techniques, mais dans la vie spirituelle de celui qui l’exerce. Un sermon n’a de puissance que celle de l’âme qui le porte ; une œuvre pour Dieu tire sa vie de la marche avec Dieu de ceux qui l’accomplissent. Et cette vie spirituelle, soutenait Bounds, est nourrie et entretenue avant tout par la prière. C’est un message que notre époque affairée et organisée a grand besoin d’entendre. Nous sommes sans cesse tentés de penser que si seulement nous trouvions le bon programme, la bonne stratégie, la bonne méthode, notre œuvre prospérerait. Mais la leçon la plus profonde est que Dieu ne regarde pas d’abord nos méthodes, mais nous-mêmes, et que ce qu’il peut faire par nous dépend moins de notre habileté que de notre proximité avec lui dans la prière.In his searching little book Power Through Prayer, E. M. Bounds pressed home a truth that the church perpetually forgets. The great need of the church, he insisted, is not for better methods, better organization, or more impressive machinery, but for better people — men and women whom the Holy Spirit can use. "Men are God's method," he wrote. God's work in the world is done not chiefly through programs and plans, but through people; and the power of any ministry lies not in its techniques but in the spiritual life of the one who carries it out. A sermon is only as powerful as the soul behind it; a work for God draws its life from the walk with God of those who do it. And that spiritual life, Bounds argued, is fed and sustained above all by prayer. This is a message our busy and organized age badly needs to hear. We are endlessly tempted to think that if we could only find the right program, the right strategy, the right method, our work would prosper. But the deepest lesson is that God looks first not at our methods but at ourselves, and that what He can do through us depends less on our cleverness than on our closeness to Him in prayer.

2.La source secrète de la puissance2.The Secret Source of Power

De là découle la conviction centrale de toute la question : la prière est la source secrète de toute puissance spirituelle. Le travail accompli sans prière, si actif, énergique et habile soit-il, est au sens le plus profond sans puissance ; il peut produire beaucoup d’activité, mais peu de choses qui durent pour l’éternité. Mais le travail qui découle d’une vie cachée de prière porte une puissance spirituelle qu’aucune capacité naturelle ne peut fournir. La vraie force derrière toute prédication, tout enseignement ou tout service qui touche vraiment les cœurs et change les vies n’est pas le talent de l’orateur, mais la prière qui est montée avant et derrière lui. C’est une chose cachée, invisible au monde, qui ne voit que l’œuvre publique et admire les dons visibles. Mais ceux qui connaissent les choses profondes de Dieu savent que la vraie puissance naît dans le secret, à genoux, bien avant de se manifester en public. Comme Bounds et beaucoup d’autres l’ont observé, la mesure de notre puissance spirituelle tend à suivre la mesure de notre prière : peu de prière, peu de puissance ; beaucoup de prière, beaucoup de puissance. La fécondité de nos vies est liée, plus qu’à toute autre chose, à la réalité de notre prière.Following from this is the central conviction of the whole matter: that prayer is the secret source of all spiritual power. Work done without prayer, however busy, energetic, and skillful it may be, is in the deepest sense powerless; it may produce much activity, but little that lasts for eternity. But work that flows out of a hidden life of prayer carries a spiritual power that no amount of natural ability can supply. The real force behind any preaching, teaching, or service that truly touches hearts and changes lives is not the talent of the speaker but the prayer that has gone up before and behind it. This is a hidden thing, unseen by the world, which sees only the public work and admires the visible gifts. But those who know the deep things of God know that the true power is generated in secret, on the knees, long before it is displayed in public. As Bounds and many others have observed, the measure of our spiritual power tends to follow the measure of our prayer: little praying, little power; much praying, much power. The fruitfulness of our lives is bound up, more than with anything else, with the reality of our prayer.

3.La prière comme mode de vie3.Prayer as a Life

Nous devons cependant veiller à ne pas réduire la prière à une simple activité, un élément sur une liste de devoirs religieux à accomplir et à cocher. La prière qui apporte la puissance est moins un acte occasionnel qu’une manière de vivre tout entière. C’est un appui continuel sur Dieu, un esprit de dépendance et de communion qui traverse toutes nos journées, de sorte que nous vivons dans une atmosphère de prière même au milieu de notre travail. Cela comprend certainement des moments fixes de prière délibérée, où nous nous retirons pour être seuls avec Dieu ; ces moments sont d’une grande importance et méritent d’être jalousement protégés. Mais cela comprend aussi un retour constant du cœur vers Dieu au milieu de toutes choses — une élévation rapide de l’âme vers lui dans chaque besoin, chaque décision, chaque joie et chaque peine, tout au long du jour. C’est ce que voulait dire l’apôtre par son commandement : « Priez sans cesse. » Il ne voulait pas dire que nous ne devrions rien faire d’autre que réciter des prières, ce qui serait impossible, mais que nous devrions vivre dans une communion ininterrompue avec Dieu, toujours en contact avec lui, toujours prêts à nous tourner vers lui. La prière, en ce sens le plus profond, n’est pas une chose que nous faisons ; elle est le souffle même de la vie spirituelle.We must be careful, however, not to reduce prayer to a mere activity, one item on a list of religious duties to be performed and ticked off. The prayer that brings power is not so much an occasional act as a whole way of life. It is a continual leaning upon God, a spirit of dependence and communion that runs through the whole of our days, so that we live in an atmosphere of prayer even amid our work. Certainly this includes set times of deliberate prayer, when we withdraw to be alone with God; and these are of great importance, and worth guarding jealously. But it also includes a constant turning of the heart Godward in the midst of everything — a quick lifting of the soul to Him in every need, every decision, every joy and sorrow, all through the day. This is what the apostle meant by his command to "pray without ceasing." He did not mean that we should do nothing but say prayers, which would be impossible, but that we should live in unbroken communion with God, always in touch with Him, always ready to turn to Him. Prayer, in this deepest sense, is not something we do; it is the very breath of the spiritual life.

4.Le Christ qui prie4.The Praying Christ

Si nous voulons être convaincus de la nécessité de la prière, il nous suffit de regarder notre Seigneur lui-même. Voici la plus frappante de toutes les considérations : Jésus-Christ, le Fils de Dieu sans péché, qui vivait dans une communion ininterrompue avec son Père et n’avait besoin de rien de ce dont nous avons besoin, a pourtant mené une vie imprégnée de prière. Les Évangiles le montrent sans cesse se retirant des foules pour être seul avec Dieu. Il se levait longtemps avant le jour pour prier ; il passait des nuits entières à prier Dieu ; il priait avant chaque grande étape et chaque grande décision de son ministère ; et il pria dans sa plus profonde agonie au jardin. Si le Seigneur Jésus, qui était lui-même divin, ressentait un besoin si constant de prier, combien plus devons-nous, nous qui sommes faibles, pécheurs et entièrement dépendants, ressentir ce besoin. Son exemple réduit pour toujours au silence l’idée que la prière serait un supplément facultatif pour ceux qui ont du temps libre. Elle est au contraire le sang même de la communion avec Dieu, si essentielle que même le Fils incarné ne voulait pas s’en passer. Et sa prière n’est pas seulement notre exemple, mais aussi notre encouragement ; car le même Seigneur qui priait sur la terre vit maintenant à jamais pour intercéder en notre faveur dans le ciel.If we would be convinced of the necessity of prayer, we need only look at our Lord Himself. Here is the most striking of all considerations: that Jesus Christ, the sinless Son of God, who had unbroken fellowship with His Father and needed nothing that we need, nevertheless lived a life saturated with prayer. The Gospels show Him again and again withdrawing from the crowds to be alone with God. He rose a great while before day to pray; He spent whole nights in prayer to God; He prayed before every great step and decision of His ministry; and He prayed in His deepest agony in the garden. If the Lord Jesus, who was Himself divine, felt so constant a need to pray, how much more must we, who are weak and sinful and utterly dependent, feel that need. His example silences forever the idea that prayer is an optional extra for those with time to spare. It is, rather, the very lifeblood of communion with God, so essential that even the incarnate Son would not do without it. And His praying is not only our example but our encouragement; for the same Lord who prayed on earth now lives forever to intercede for us in heaven.

5.La vie de confiance5.The Life of Trust

La puissance d’une vie de prière a rarement été montrée plus clairement que dans l’histoire de George Müller, dont la longue vie fut un témoignage constant de la prière et de la dépendance envers Dieu. Müller entreprit de prendre soin de plusieurs centaines, puis avec le temps de milliers, d’enfants orphelins ; et il résolut, pour démontrer la réalité de Dieu et la fiabilité de ses promesses, de ne jamais demander d’argent à aucun être humain, mais de faire connaître ses besoins à Dieu seul dans la prière, et de compter sur lui pour y pourvoir. Et Dieu y pourvut, au cours de nombreuses décennies, encore et encore, souvent au tout dernier moment, d’une manière qu’on ne pouvait expliquer par le simple hasard. Les journaux publiés de Müller rapportent d’innombrables exaucements de ce genre, des moments où il n’y avait pas de nourriture pour le repas suivant ni d’argent pour en acheter, et où il priait simplement — et le besoin était comblé, parfois dans l’heure. Toute sa vie demeure un témoignage vivant que Dieu entend et exauce les prières de ceux qui se confient en lui, et qu’une personne peut s’appuyer sur Dieu pour pourvoir à des besoins réels et pressants sans être confuse. C’est un témoignage qui a fortifié depuis lors la foi d’innombrables croyants.The power of a praying life has rarely been shown more plainly than in the story of George Müller, whose long life was one sustained testimony to prayer and dependence upon God. Müller undertook to care for many hundreds, and in time thousands, of orphan children; and he resolved, as a demonstration of the reality of God and the trustworthiness of His promises, never to ask any human being for money, but to make his needs known to God alone in prayer, and to trust Him to provide. And provide God did, over the course of many decades, again and again, often at the very last moment, in ways that could not be explained away as mere chance. Müller's published journals record countless such answers to prayer, times when there was no food for the next meal and no money to buy it, and he simply prayed — and the need was met, sometimes within the hour. His whole life stands as a living witness that God hears and answers the prayers of those who trust Him, and that a person may lean upon God for the supply of real and pressing needs, and not be put to shame. It is a testimony that has strengthened the faith of countless believers ever since.

6.Non une formule, mais une confiance6.Not a Formula but a Trust

Pourtant, nous devons bien comprendre ce qu’enseigne la vie de Müller, et ce qu’elle n’enseigne pas, car c’est un point sur lequel beaucoup se sont gravement égarés. La confiance de Müller n’était pas une formule pour obtenir tout ce qu’il voulait, et la prière n’est jamais une technique par laquelle nous plions Dieu à notre volonté ou lui ordonnons de nous accorder nos désirs. C’est là un grave malentendu, et un malentendu dangereux. La vraie prière est tout le contraire d’une telle présomption : c’est nous remettre à Dieu dans une humble dépendance, et confier nos besoins à sa sagesse et à son amour. Müller priait pour les besoins de l’œuvre de Dieu, dans la soumission à la volonté de Dieu, et il plut à Dieu de répondre ; mais Müller lui-même aurait été le premier à dire que nous ne dictons pas sa conduite à Dieu. Quand nous prions, nous demandons avec hardiesse, car nous y sommes invités ; mais nous demandons toujours comme des gens qui ont confiance que notre Père sait mieux que nous, et qui sont prêts à dire, avec notre Seigneur au jardin : « que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. » Et cela signifie que lorsque Dieu exauce nos prières autrement que nous l’avions demandé, ou nous demande d’attendre, ou nous donne quelque chose de meilleur que ce que nous savions demander, ce n’est pas l’échec de la prière, mais son fruit le plus vrai. Dieu entend toujours, et répond toujours, de la manière que la sagesse parfaite et l’amour parfait jugent la meilleure.Yet we must understand rightly what Müller's life teaches, and what it does not, for this is a point on which many have gone badly astray. Müller's confidence was not a formula for getting whatever he wanted, and prayer is never a technique by which we bend God to our will or command Him to give us our desires. That is a grave misunderstanding, and a dangerous one. True prayer is the very opposite of such presumption: it is the casting of ourselves upon God in humble dependence, and the entrusting of our needs to His wisdom and love. Müller prayed for the needs of God's work, in submission to God's will, and God was pleased to answer; but Müller himself would have been the first to say that we do not dictate to God. When we pray, we ask boldly, for we are invited to; but we always ask as those who trust that our Father knows best, and who are ready to say, with our Lord in the garden, "not my will, but Yours be done." And this means that when God answers our prayers differently from what we asked, or bids us wait, or gives us something better than we knew to ask for, this is not the failure of prayer but its truest fruit. God always hears, and always answers, in the way that perfect wisdom and perfect love see to be best.

7.L’Esprit nous aide à prier7.The Spirit Helps Us Pray

Il y a ici un réconfort supplémentaire pour tous ceux qui se sentent faibles et pauvres dans la prière, comme la plupart d’entre nous. Nous ne sommes pas laissés à prier par nos propres forces ou avec notre propre sagesse. L’Écriture nous dit clairement que « nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède ». Même notre prière est une œuvre de la grâce. Quand nous venons à Dieu en sentant que nous savons à peine quoi dire, ni comment le dire, ni si nos pauvres prières hésitantes peuvent bien l’atteindre, nous pouvons prendre courage : l’Esprit même de Dieu habite en nous pour soulager notre faiblesse, nous apprendre à prier, et porter nos paroles balbutiantes jusqu’au Père. La prière n’est donc pas une réussite élevée réservée aux experts spirituels, ni une œuvre par laquelle nous gagnons la faveur de Dieu ou lui forçons la main. Elle est le cri naturel d’un enfant dépendant vers un Père plein d’amour, rendu possible et efficace par l’Esprit de Dieu lui-même en nous. Cela devrait nous libérer de toute inquiétude quant à bien prier. Nous n’avons besoin ni d’éloquence ni d’une grande foi qui viendrait de nous ; il nous suffit de venir, dans notre faiblesse, et l’Esprit nous aidera.There is a further comfort here for all who feel themselves weak and poor in prayer, as most of us do. We are not left to pray in our own strength, or out of our own wisdom. The Scripture tells us plainly that "we do not know what we should pray for as we ought, but the Spirit Himself makes intercession for us." Even our praying is a work of grace. When we come to God feeling that we hardly know what to say, or how to say it, or whether our poor, stumbling prayers can possibly reach Him, we may take heart: the very Spirit of God dwells within us to help our weakness, to teach us to pray, and to carry our halting words to the Father. Prayer, then, is not a lofty achievement reserved for spiritual experts, nor a work by which we earn God's favor or twist His arm. It is the natural cry of a dependent child to a loving Father, made possible and made effective by God's own Spirit within us. This should free us from all anxiety about praying well. We do not need eloquence or great faith of our own; we need only come, in our weakness, and the Spirit will help us.

8.Approchez-vous avec assurance d’un Père plein d’amour8.Come Boldly to a Loving Father

N’entendons donc pas tout cela comme un nouveau fardeau pesant, ou comme un reproche qui nous laisse condamnés pour le peu que nous prions. Ce n’est pas l’esprit de l’Évangile. L’appel à la prière n’est pas une exigence imposée à des esclaves, mais une invitation pleine de grâce adressée à des enfants bien-aimés. Le Dieu qui nous invite à prier n’est pas une puissance réticente et lointaine qu’il faudrait user à force d’insistance, mais un Père plein d’amour qui se plaît à entendre ses enfants et à donner de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. Et le chemin qui mène à lui est grand ouvert, car par Christ nous pouvons nous approcher « avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins ». Quel privilège — que le Dieu de tout l’univers nous invite, à tout moment, dans tout besoin, à venir répandre notre cœur devant lui, et promette de nous entendre. La prière, bien comprise, n’est pas une corvée mais un refuge, non une performance mais un lieu de repos, où ceux qui sont fatigués et chargés peuvent venir trouver secours et paix. Apprenons donc à prier, et à faire de la prière l’atmosphère de nos vies — non dans la force d’une résolution crispée, mais dans la liberté et la joie d’enfants qui sont aimés, attirés par l’Esprit, et toujours accueillis par un Père heureux de les entendre. Car c’est ici, dans la prière humble et confiante, que se trouve la vraie puissance de la vie chrétienne.Let us not, then, hear all of this as a heavy new burden, or a rebuke that leaves us feeling condemned for how little we pray. That is not the spirit of the gospel. The call to prayer is not a demand laid upon slaves, but a gracious invitation held out to beloved children. The God who bids us pray is not a reluctant and distant power who must be worn down, but a loving Father who delights to hear His children and to give good gifts to those who ask Him. And the way to Him stands wide open, for through Christ we may "come boldly to the throne of grace, that we may obtain mercy and find grace to help in time of need." What a privilege this is — that the God of all the universe invites us, at any moment, in any need, to come and pour out our hearts to Him, and promises to hear. Prayer, seen rightly, is not a chore but a refuge, not a performance but a resting place, where the weary and burdened may come and find help and peace. So let us learn to pray, and to make prayer the atmosphere of our lives — not in the strength of grim resolve, but in the freedom and gladness of children who are loved, drawn by the Spirit, and welcomed always by a Father who is glad to hear us. For it is here, in humble and trusting prayer, that the real power of the Christian life is found.

9.À méditer9.Taking It to Heart

Pour réfléchir. Cherchez-vous la puissance de votre vie et de votre service dans les méthodes et l’effort, ou dans la prière — et la prière de Christ lui-même vous convainc-t-elle de sa nécessité ? Avez-vous pris la prière pour un moyen de faire votre propre volonté, plutôt que pour une manière de confier vos besoins à un Père sage et plein d’amour ? Et venez-vous à la prière comme à un lourd devoir, ou comme à l’invitation pleine de grâce d’un Père qui se plaît à vous entendre ? For reflection. Do you look for the power of your life and service in methods and effort, or in prayer — and does the praying of Christ Himself convince you of its necessity? Have you mistaken prayer for a way of getting your own will done, rather than a trusting of your needs to a wise and loving Father? And do you come to prayer as to a heavy duty, or as to a gracious invitation from a Father who delights to hear you?

Source. Une étude du Séminaire théologique de Chapala sur la vie de prière, ancrée dans les ouvrages classiques du domaine public sur le sujet (Power Through Prayer d’E. M. Bounds, The Life of Trust de George Müller, et d’autres), et dans l’Écriture. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les ouvrages classiques sont librement accessibles.Source. A Chapala Theological Seminary study of the life of prayer, anchored in the classic public-domain works on the subject (E. M. Bounds's Power Through Prayer, George Müller's The Life of Trust, and others), and in Scripture. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; the classic works are freely available.

À propos des guides. Cette lecture s’appuie en particulier sur Power Through Prayer d’E. M. Bounds et sur The Life of Trust de George Müller, tous deux dans le domaine public.About the guides. This reading draws especially on E. M. Bounds's Power Through Prayer and George Müller's The Life of Trust, both in the public domain.

Lecture 5 · La plus grande choseReading 5 · The Greatest Thing

La plus grande de ces choses : l’amourThe Greatest of These: Love

Le couronnement : Drummond sur 1 Corinthiens 13 — l’amour comme mesure suprême du disciple, au-dessus de la connaissance, des dons et du zèle ; « quand j’aurais toute… si je n’ai pas la charité, je ne suis rien » ; le spectre de l’amour tissé de petites grâces ordinaires ; l’amour qui ne périt jamais ; la source libératrice, « nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier » ; l’amour qui déborde en mission ; et la synthèse de tout le cours — discipulat, sainteté, humilité, prière et amour, tous reçus par grâce et centrés sur Christ, avec l’amour pour couronne.The capstone: Drummond on 1 Corinthians 13 — love as the supreme measure of a disciple, above knowledge, gifts, and zeal; “though I have all… but have not love, I am nothing”; the spectrum of love woven from small ordinary graces; love that never fails; the liberating source, “we love because He first loved us”; love overflowing into mission; and the synthesis of the whole course — discipleship, holiness, humility, prayer, and love, all grace-received and Christ-centered, with love the crown.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

La plus grande de ces choses : l’amourThe Greatest of These: Love

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — la marque suprême du disciple, et la couronne de toute la vie chrétienneA Chapala Theological Seminary reading — the supreme mark of the disciple, and the crown of the whole Christian life

Un résumé du STC, ancré dans les ouvrages classiques du domaine public sur l’amour chrétien (Henry Drummond, Thomas a Kempis et d’autres), et dans l’Écriture, en particulier 1 Corinthiens 13.A CTS-authored survey, anchored in the classic public-domain works on Christian love (Henry Drummond, Thomas à Kempis, and others), and in Scripture, especially 1 Corinthians 13.

  • Le christianisme radicalRadical Christianity
  • L’amourLove
  • La plus grande choseThe Greatest Thing
  • Synthèse finaleCapstone
Un mot avant de lire. Nous arrivons maintenant à la plus grande chose de toutes, la couronne de tout ce que nous avons considéré. Paul, dans son grand hymne à l’amour de 1 Corinthiens 13, montre que sans l’amour la foi la plus impressionnante n’est rien. Cette dernière lecture suit ce chapitre et enracine l’amour là où il doit l’être : dans le Dieu qui nous a aimés le premier. Car nous ne fabriquons pas un tel amour par nos efforts ; nous le recevons de lui, et nous le transmettons. A word before you read. We come now to the greatest thing of all, and the crown of everything we have considered. Paul, in his great hymn to love in 1 Corinthians 13, shows that without love the most impressive faith is nothing. This closing reading follows that chapter, and roots love where it belongs: in the God who first loved us. For we do not manufacture such love by effort; we receive it from Him, and pass it on.

1.La plus grande chose1.The Greatest Thing

Henry Drummond prononça un jour un discours célèbre sur le treizième chapitre de la première lettre de Paul aux Corinthiens, et il l’appela « la plus grande chose au monde ». Le titre était bien choisi, car c’est exactement ce que Paul affirme de l’amour. Nous avons l’habitude d’admirer bien des choses dans la vie chrétienne — une foi forte, une connaissance profonde, des dons puissants, un grand zèle, un sacrifice héroïque. Mais Paul, dans ce chapitre, prend toutes ces choses, place l’amour à côté d’elles, et déclare que l’amour est plus grand que chacune d’elles. À la fin, il nomme les trois grâces qui demeurent — la foi, l’espérance et l’amour — puis il ajoute : « mais la plus grande de ces choses, c’est la charité », c’est-à-dire l’amour. C’est une vérité qui devrait nous sonder tous, et surtout ceux qui sont sérieux et zélés dans leur religion. Car elle signifie que la vraie mesure d’un chrétien n’est pas l’étendue de son savoir, ni ses dons, ni même ce qu’il fait ou sacrifie, mais la mesure de son amour. La maturité chrétienne se mesure à un amour semblable à celui de Christ, et à rien d’autre. Tout le reste de la vie chrétienne, tout ce que nous avons considéré dans ces lectures, trouve ici sa couronne et son but ; car la fin de tout cela, c’est que nous devenions des gens qui aiment.Henry Drummond once gave a famous address on the thirteenth chapter of Paul's first letter to the Corinthians, and he called it "the greatest thing in the world." The title was well chosen, for that is exactly what Paul is claiming for love. We are accustomed to admire many things in the Christian life — strong faith, deep knowledge, powerful gifts, great zeal, heroic sacrifice. But Paul, in this chapter, takes all of these, sets love beside them, and declares that love is greater than every one of them. At the end he names the three abiding graces — faith, hope, and love — and then adds, "but the greatest of these is love." This is a truth that should search all of us, and especially those who are earnest and zealous in their religion. For it means that the true measure of a Christian is not how much we know, nor how gifted we are, nor even how much we do or sacrifice, but how much we love. Christian maturity is measured by Christlike love, and by nothing else. All the rest of the Christian life, everything we have considered in these readings, finds here its crown and its goal; for the end of it all is that we should become people who love.

2.Rien sans l’amour2.Nothing Without Love

Paul fait valoir son propos par une série d’affirmations saisissantes que nul ne peut oublier s’il les prend au sérieux. « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien. » Considérez ce qu’il dit. Les dons de parole les plus éblouissants, la connaissance la plus profonde, une foi capable de transporter des montagnes, le don de tous ses biens, et même le sacrifice de sa propre vie — tout cela, sans l’amour, ne vaut absolument rien. Voici le grand garde-fou de tout notre discipulat et de tout notre zèle. Il est possible d’être actif, doué, instruit, et même prêt au sacrifice, et pourtant, si l’amour est absent, de n’être rien aux yeux de Dieu. C’est une parole qui humilie, et elle est faite pour cela. Elle nous dit qu’aucune réussite, si impressionnante soit-elle, ne peut tenir lieu d’amour ; que l’amour n’est pas une vertu parmi d’autres, mais la seule chose indispensable, sans laquelle tout le reste est vide.Paul makes his point with a series of startling statements that no one who takes them seriously can ever forget. "Though I speak with the tongues of men and of angels, but have not love, I have become sounding brass or a clanging cymbal. And though I have the gift of prophecy, and understand all mysteries and all knowledge, and though I have all faith, so that I could remove mountains, but have not love, I am nothing. And though I bestow all my goods to feed the poor, and though I give my body to be burned, but have not love, it profits me nothing." Consider what he is saying. The most dazzling gifts of speech, the deepest knowledge, a faith that could move mountains, the giving away of all one's possessions, even the sacrifice of one's own life — all of these, without love, amount to nothing at all. Here is the great check upon all our discipleship and zeal. It is possible to be busy, gifted, knowledgeable, even sacrificial, and yet, if love be absent, to be in God's sight nothing. This is a humbling word, and it is meant to be. It tells us that no achievement, however impressive, can take the place of love; that love is not one virtue among many, but the one indispensable thing, without which everything else is empty.

3.Le spectre de l’amour3.The Spectrum of Love

Après avoir montré la suprématie de l’amour, Paul nous dit ensuite ce qu’est réellement cet amour ; et Drummond en a donné ici une image mémorable. De même qu’un rayon de lumière qui traverse un prisme se décompose en couleurs du spectre, ainsi Paul fait passer l’amour à travers un prisme et le décompose en ses nombreux éléments. La charité, dit-il, « est patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n’est point envieuse ; la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité ». Remarquez ce que sont ces éléments. Ils ne sont ni grandioses ni héroïques ; ce sont les grâces simples et ordinaires de la vie quotidienne — la patience, la bonté, la générosité, l’humilité, la courtoisie, le désintéressement, la bonne humeur, la sincérité. Cela nous apprend quelque chose de très important sur l’amour. Il n’est pas d’abord une affaire d’actions grandes et spectaculaires, mais de la manière dont nous traitons les gens qui nous entourent, jour après jour, en mille petites choses. L’amour est tissé d’innombrables petits actes de patience et de bonté, accomplis discrètement et sans ostentation. Et un tel amour, ajoute Paul, « excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout ». Ce n’est pas un sentiment passager, mais une bienveillance forte et constante qui tient bon et continue d’aimer à travers tout.Having shown love to be supreme, Paul goes on to tell us what this love actually is; and here Drummond offered a memorable picture. Just as a beam of light, passed through a prism, is broken into the colors of the spectrum, so Paul passes love through a prism and breaks it into its many ingredients. Love, he says, "suffers long and is kind; love does not envy; love does not parade itself, is not puffed up; does not behave rudely, does not seek its own, is not provoked, thinks no evil; does not rejoice in iniquity, but rejoices in the truth." Notice what these ingredients are. They are not grand or heroic; they are the plain, ordinary graces of daily life — patience, kindness, generosity, humility, courtesy, unselfishness, good temper, sincerity. This tells us something very important about love. It is not chiefly a matter of great and dramatic deeds, but of the way we treat the people around us, day in and day out, in a thousand small things. Love is woven out of countless little acts of patience and kindness, done quietly and without display. And such love, Paul adds, "bears all things, believes all things, hopes all things, endures all things." It is not a fleeting feeling, but a strong and steady goodwill that holds firm and keeps loving through everything.

4.L’accomplissement de la loi4.The Fulfilling of the Law

Quand nous mettons ainsi l’amour à sa place, nous commençons à voir qu’il est le résumé et la couronne de toute la vie chrétienne. L’apôtre dit ailleurs que « l’amour est donc l’accomplissement de la loi », car tous les commandements se résument et s’accomplissent en lui. Quand on demanda au Seigneur Jésus quel était le plus grand commandement, il répondit par deux commandements qui n’en font en réalité qu’un : aimer Dieu de tout notre cœur, et aimer notre prochain comme nous-mêmes ; et il dit que de ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. Tout ce que Dieu nous demande, en fin de compte, c’est l’amour — l’amour pour lui et l’amour les uns pour les autres. Voilà pourquoi l’amour est la couronne de toutes les autres grâces que nous avons considérées. Le discipulat de tout cœur, la sainteté, l’humilité, la prière — tout cela doit servir l’amour et s’épanouir en amour ; ce sont les branches, et l’amour est le fruit. Une sainteté sans amour serait froide ; un zèle sans amour serait dur ; même une grande foi et beaucoup de prière, si elles ne nous rendaient pas plus aimants, auraient manqué leur but. L’amour est le fil qui relie toutes les vertus en une seule ; il est, comme le dit Paul, « le lien de la perfection ».When we set love in its place like this, we begin to see that it is the summary and crown of the whole Christian life. The apostle says elsewhere that "love is the fulfillment of the law," for all the commandments are gathered up and completed in it. When the Lord Jesus was asked which was the greatest commandment, He answered with two that are really one: to love God with all our heart, and to love our neighbor as ourselves; and He said that on these two hang all the Law and the Prophets. Everything God asks of us, in the end, is love — love to Him and love to one another. This is why love stands as the crown of all the other graces we have considered. Wholehearted discipleship, holiness, humility, prayer — all of these are meant to serve love and to flower into love; they are the branches, and love is the fruit. A holiness without love would be cold; a zeal without love would be harsh; even great faith and much prayer, if they did not make us more loving, would have missed their purpose. Love is the thread that binds all the virtues together into one; it is, as Paul says, "the bond of perfection."

5.L’amour ne périt jamais5.Love Never Fails

Paul donne encore une raison pour laquelle l’amour est le plus grand : c’est la seule chose qui dure éternellement. « La charité ne périt jamais, écrit-il. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra. » Les dons qui semblent si importants aujourd’hui n’appartiennent qu’à l’âge présent, encore incomplet ; quand ce qui est parfait sera venu, et que nous verrons Dieu face à face, ils auront rempli leur rôle et disparaîtront. Mais l’amour ne disparaîtra pas. L’amour appartient au monde éternel ; il est la vie même du ciel, et la seule part de notre vie présente que nous emporterons avec nous dans la vie à venir. Voilà pourquoi, des trois grandes choses qui demeurent, l’amour est la plus grande. La foi sera un jour engloutie dans la vue, lorsque nous verrons celui en qui nous avons cru ; l’espérance se perdra dans la joyeuse possession, lorsque tout ce que nous espérions sera à nous ; mais l’amour continuera simplement, toujours plus profond et plus plein, éternellement. « Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, la charité ; mais la plus grande de ces choses, c’est la charité. » De tout ce que nous sommes et faisons, seul l’amour est impérissable ; il est le trésor que nous amassons dans le ciel, et la seule chose que la mort ne peut atteindre.Paul gives one more reason why love is the greatest: it is the one thing that lasts forever. "Love never fails," he writes; "but whether there are prophecies, they will fail; whether there are tongues, they will cease; whether there is knowledge, it will vanish away." The gifts that seem so important now belong only to this present, incomplete age; when the perfect comes, and we see God face to face, they will have served their purpose and will pass away. But love will not pass away. Love belongs to the eternal world; it is the very life of heaven, and the one part of our present life that we shall carry with us into the life to come. This is why, of the three great abiding things, love is the greatest. Faith will one day be swallowed up in sight, when we see the One in whom we have believed; hope will be lost in glad possession, when all we hoped for is ours; but love will simply go on, deeper and fuller forever. "And now abide faith, hope, love, these three; but the greatest of these is love." Of all that we are and do, love alone is imperishable; it is the treasure that we lay up in heaven, and the one thing that death cannot touch.

6.Nous aimons parce qu’il nous a aimés le premier6.We Love Because He First Loved Us

Mais nous devons maintenant poser la question la plus importante de toutes : d’où vient un tel amour ? Car si cet amour élevé et saint était une chose que nous devions produire de nous-mêmes, par nos efforts et notre volonté, nous désespérerions aussitôt, sachant combien nos cœurs sont en réalité froids et égoïstes. Ici, cependant, l’Évangile prononce sa parole la plus libératrice. Cet amour n’est pas une chose que nous produisons ; c’est une chose que nous recevons. Sa source est Dieu lui-même, car « Dieu est amour » ; et la raison pour laquelle nous sommes capables d’aimer est donnée en une seule phrase d’or : « Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier. » Ce n’est pas nous qui commençons ; c’est lui. Il nous a aimés le premier, gratuitement, lorsque nous étions encore pécheurs, et il a donné pour nous son propre Fils ; et à mesure que nous apprenons à connaître cet amour, à y croire et à nous y reposer, il commence à réchauffer et à changer nos cœurs froids, et l’amour s’allume en nous en retour. L’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. Ainsi, nous n’apprenons pas à aimer en serrant les dents et en faisant plus d’efforts ; nous apprenons à aimer en nous approchant de Christ et en demeurant dans son amour, jusqu’à ce que son amour, reflété en nous, se répande à nouveau vers les autres. Comme le fer tenu près d’un aimant devient lui-même aimanté, ainsi un cœur tenu près de Christ est rendu aimant par son amour.But now we must ask the most important question of all: where does such love come from? For if this high and holy love were something we had to produce out of ourselves, by our own effort and willpower, we should despair at once, knowing how cold and selfish our hearts really are. Here, however, the gospel speaks its most liberating word. This love is not something we generate; it is something we receive. Its source is God Himself, for "God is love"; and the reason we are able to love at all is given in a single golden sentence: "We love Him because He first loved us." We do not begin the transaction; He does. He loved us first, freely, while we were yet sinners, and gave His own Son for us; and as we come to know and believe that love, and to rest in it, it begins to warm and change our cold hearts, and love is kindled in us in return. The love of God is poured out in our hearts by the Holy Spirit whom He has given us. So we do not learn to love by gritting our teeth and trying harder; we learn to love by drawing near to Christ and abiding in His love, until His love, reflected in us, flows out again to others. As iron held near a magnet becomes magnetic itself, so a heart held near to Christ is made loving by His love.

7.Un amour qui déborde7.Love That Overflows

Et cet amour, une fois reçu, ne peut être gardé pour nous-mêmes ; par sa nature même, il déborde. L’amour de Dieu qui remplit le cœur ne reste pas enfermé, comme une chaleur privée ; il pousse vers l’extérieur, vers le service, la bonté, le témoignage, la mission. « L’amour de Christ nous presse », dit Paul ; c’est l’amour qui a envoyé le Fils dans le monde pour chercher et sauver ce qui était perdu, et c’est l’amour, son amour à l’œuvre en nous, qui envoie son peuple porter aux autres la bonne nouvelle de cet amour. Voilà la source profonde de toute vraie mission et de tout vrai service chrétien : non le seul devoir, ni la culpabilité, mais l’amour — l’amour pour Christ, qui nous a aimés le premier, et l’amour pour les gens qui nous entourent, pour lesquels il est aussi mort. Quand nous aimons comme il a aimé, nous ne pouvons nous contenter de garder le trésor pour nous-mêmes tandis que d’autres périssent faute de l’avoir. Nous désirons le partager ; nous sommes poussés à prendre soin des pauvres, à consoler les affligés, à porter l’Évangile à ceux qui ne l’ont jamais entendu. La marche de tout cœur à la suite de Christ n’aboutit donc pas à une sainteté privée, mais déborde en un amour qui se tend vers un monde dans le besoin. L’amour reçu de Dieu devient amour donné aux autres, en son nom.And this love, once received, cannot be kept to ourselves; by its very nature it overflows. The love of God that fills the heart does not stay within, a private warmth; it presses outward, into service, into kindness, into witness, into mission. "The love of Christ compels us," Paul says; it was love that sent the Son into the world to seek and save the lost, and it is love, His love working in us, that sends His people out to bring the good news of that love to others. This is the deep spring of all true Christian mission and service: not duty alone, nor guilt, but love — love for Christ, who first loved us, and love for the people around us, for whom He also died. When we love as He loved, we cannot be content to keep the treasure to ourselves while others perish for want of it. We long to share it; we are moved to care for the poor, to comfort the sorrowing, to carry the gospel to those who have never heard. The wholehearted following of Christ, then, does not end in a private holiness, but overflows in love that reaches out to a needy world. Love received from God becomes love given to others, in His name.

8.La couronne de l’ensemble8.The Crown of the Whole

Nous arrivons ainsi à la fin de ces lectures sur la vie chrétienne radicale et entière, et il convient de terminer ici, par l’amour, car l’amour est la couronne et le résumé de l’ensemble. Nous avons commencé par l’appel à suivre Christ et à calculer la dépense ; nous avons parlé d’une vie pieuse et sainte, de la grâce de l’humilité et de la puissance de la prière. Mais tout cela, nous le voyons maintenant, se résume dans l’amour et trouve en lui son sens et son but. Toute la vie chrétienne, en fin de compte, n’est que ceci : être aimé de Dieu, et l’aimer en retour, ainsi que les autres. Et chacune de ses parties a la même racine. Notre discipulat, notre sainteté, notre humilité, notre prière et notre amour sont tous également la réponse reconnaissante de cœurs que Dieu a d’abord touchés par sa grâce ; tous sont également opérés en nous non par nos propres forces, mais par son Esprit qui habite en nous ; et tous sont également centrés sur Christ, qui est notre modèle et notre vie. Le christianisme radical auquel nous sommes appelés n’est donc pas un effort de soi pénible et héroïque, mais une vie d’amour — un amour reçu gratuitement de Dieu, et répandu avec joie vers lui et vers un monde qu’il aime. C’est la plus grande chose au monde, et la seule qui demeurera quand tout le reste aura passé. Que Dieu nous accorde, étant enracinés et fondés dans son amour, d’y grandir toujours davantage ; car la plus grande de ces choses, c’est l’amour.And so we come to the end of these readings on the radical, wholehearted Christian life, and it is fitting that we end here, with love, for love is the crown and summary of the whole. We began with the call to follow Christ and count the cost; we spoke of a devout and holy life, of the grace of humility, and of the power of prayer. But all of these, we now see, are gathered up into love, and find in love their meaning and their goal. The whole of the Christian life, in the end, is simply this: to be loved by God, and to love Him and others in return. And every part of it is the same in its root. Our discipleship, our holiness, our humility, our prayer, and our love are all alike the grateful response of hearts that God has first touched with His grace; all alike are worked in us not by our own strength but by His indwelling Spirit; and all alike are centered upon Christ, who is our pattern and our life. The radical Christianity to which we are called, then, is not a grim and heroic self-effort, but a life of love — love received freely from God, and poured out gladly to Him and to a world He loves. This is the greatest thing in the world, and the one thing that will remain when all else has passed away. May God grant that we, being rooted and grounded in His love, may grow up into it more and more; for the greatest of these is love.

9.À méditer9.Taking It to Heart

Pour réfléchir. Si l’amour est la vraie mesure d’un disciple, comment votre propre vie apparaît-elle à sa lumière — et êtes-vous réconforté de savoir que cet amour est reçu de Dieu, et non fabriqué par vos efforts ? Où l’amour de Christ vous appelle-t-il peut-être à déborder de patience, de bonté et de service envers ceux qui vous entourent ? Et pouvez-vous vous reposer dans cette vérité : nous n’aimons que parce qu’il nous a aimés le premier ? For reflection. If love is the true measure of a disciple, how does your own life appear in its light — and does it comfort you that this love is received from God, not manufactured by your effort? Where might the love of Christ be calling you to overflow in patience, kindness, and service toward those around you? And can you rest in the truth that we love only because He first loved us?

Source. Une étude du Séminaire théologique de Chapala sur l’amour chrétien, ancrée dans les ouvrages classiques du domaine public sur le sujet (The Greatest Thing in the World de Henry Drummond, The Imitation of Christ de Thomas a Kempis, et d’autres), et dans l’Écriture, en particulier 1 Corinthiens 13. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les ouvrages classiques sont librement accessibles.Source. A Chapala Theological Seminary study of Christian love, anchored in the classic public-domain works on the subject (Henry Drummond's The Greatest Thing in the World, Thomas à Kempis's The Imitation of Christ, and others), and in Scripture, especially 1 Corinthians 13. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; the classic works are freely available.

À propos des guides. Cette lecture s’appuie en particulier sur The Greatest Thing in the World de Henry Drummond et sur The Imitation of Christ de Thomas a Kempis, tous deux dans le domaine public.About the guides. This reading draws especially on Henry Drummond's The Greatest Thing in the World and Thomas à Kempis's The Imitation of Christ, both in the public domain.

Attestez votre lectureRecord your reading

Lorsque vous aurez lu intégralement les trois lectures choisies, saisissez votre nom et attestez-le ci-dessous. Cette attestation repose sur votre honneur et reste dans ce navigateur ; elle figure sur votre certificat sous la forme avec mention.When you have read your three chosen readings in full, enter your name and affirm it below. This record is kept on your honor, in this browser; it shows on your certificate as with honors.

✓ Attesté — ce cours compte pour votre mention. Lecture avec mention ↗✓ Recorded — this class counts toward your With Honors progress. Reading With Honors ↗

Lecture pour la mention — attestéeHonors Reading — recorded

a attesté le avoir lu intégralement :affirmed on to have read, in full:

    Pour aller plus loin : dix œuvres du domaine publicFurther Study: Ten Public-Domain Works

    Ces dix œuvres sont proposées pour aller plus loin, à l’étudiant qui souhaite continuer à lire. Elles ne font pas partie de la lecture pour la mention ci-dessus, qui reste inchangée — les cinq résumés du STC, dont trois au choix lus intégralement et attestés sur l’honneur. Les dix sont dans le domaine public ; chaque lien ouvre l’œuvre en ligne, et la plupart se trouvent aussi sur Internet Archive ou le Projet Gutenberg. La plupart sont en anglais : le navigateur Chrome peut traduire une page (clic droit, « Traduire en… » ; sur téléphone, le menu du navigateur).These ten works are for further study, for the student who wants to go on reading. They are not part of the honors reading above: that stays as it is — the five CTS digests, any three read in full and recorded on your honor. All ten are in the public domain; each link opens the work online, and most can also be found in the Internet Archive or Project Gutenberg. Most are in English: the Chrome browser can translate a page (right-click, “Translate to…”; on a phone, the browser menu).
    Suivre Christ · The Imitation of ChristFollowing Christ · The Imitation of Christ
    1. L’Imitation de Jésus-ChristThe Imitation of Christ

    Depuis six siècles, ce petit livre appelle les chrétiens à la seule chose qui compte : suivre Christ de près, renoncer à soi-même, et préférer une humble marche avec Dieu à tout savoir et à tout confort. Il est le cœur du discipulat radical, et il parle à chaque unité de ce cours — aimer Dieu, être saint, être humble — enseignant que la plus vraie grandeur est d’être le plus petit, et que la vie la plus pleine consiste à la perdre pour Christ.For six centuries this little book has called Christians to the one thing that matters: to follow Christ closely, to deny self, and to prize a humble walk with God above all learning and all comfort. It is the heart of radical discipleship, and it speaks to unit after unit of this course — loving God, being holy, being humble — teaching that the truest greatness is to be least, and the fullest life is to lose it for Christ.

    A Serious Call · Une consécration de tout cœurA Serious Call · Wholehearted Devotion
    2. A Serious Call to a Devout and Holy LifeA Serious Call to a Devout and Holy Life

    Le classique pénétrant de Law pose une seule question radicale : si nous croyons vraiment l’Évangile, pourquoi une si grande partie de notre vie ne diffère-t-elle en rien de celle du monde ? Il appelle le lecteur à donner toute sa vie — son temps, son argent, son travail et sa prière — entièrement à Dieu, et peu de livres ont autant poussé les gens vers un christianisme sérieux et entier. Il va droit à l’appel du cours à un discipulat coûteux et à la sainteté.Law's searching classic asks a single, radical question: if we really believe the gospel, why is so much of our life no different from the world's? It calls the reader to give the whole of life — time, money, work, and prayer — wholly to God, and few books have so stirred people to a serious, thoroughgoing Christianity. It goes straight to the course's call to costly discipleship and to be holy.

    Le voyage du disciple · Calculer la dépenseThe Disciple's Journey · Counting the Cost
    3. The Pilgrim’s ProgressThe Pilgrim's Progress

    L’allégorie immortelle de Bunyan suit Chrétien qui fuit la Cité de la Destruction et persévère, à travers tous les dangers et toutes les tentations, jusqu’à la Cité céleste. C’est la grande image du discipulat comme un voyage coûteux — le chemin étroit, le fardeau qui tombe au pied de la croix, les combats et la persévérance — et elle parle à l’appel initial du cours : calculer la dépense et suivre jusqu’au bout du chemin.Bunyan's immortal allegory follows Christian as he flees the City of Destruction and presses on, through every danger and temptation, to the Celestial City. It is the great picture of discipleship as a costly journey — the narrow way, the burden rolled away at the cross, the battles and the perseverance — and it speaks to the course's opening call to count the cost and follow all the way home.

    In His Steps · Que ferait Jésus ?In His Steps · What Would Jesus Do?
    4. In His StepsIn His Steps

    Le célèbre récit de Sheldon raconte l’histoire d’une ville dont les habitants s’engagèrent à ne rien faire pendant un an sans se demander d’abord : « Que ferait Jésus ? » — et comment cette seule question bouleversa leur vie ordinaire. Il ramène tout le cours sur terre, montrant le discipulat radical non comme un sentiment mais comme un choix quotidien, mis en œuvre dans la manière dont nous traitons notre prochain, dépensons notre argent et suivons Jésus dans chaque décision.Sheldon's famous story tells of a town whose people pledged to do nothing for a year without first asking, “What would Jesus do?” — and of how that one question turned their ordinary lives upside down. It brings the whole course to earth, showing radical discipleship not as a feeling but as a daily choice, worked out in how we treat our neighbor, spend our money, and follow Jesus in every decision.

    Être humble · La beauté de l’humilitéBe Humble · The Beauty of Lowliness
    5. L’humilitéHumility

    Le court et pénétrant classique de Murray présente l’humilité de Jésus — qui s’est dépouillé lui-même et a pris une forme de serviteur — comme le cœur même de la sainteté et la marque de tout vrai disciple. C’est le compagnon idéal de l’appel du cours à être humble, enseignant que l’orgueil est le dernier ennemi à tomber, et que la place humble aux pieds de Christ est la seule sûre et la seule vraiment grande.Murray's short, piercing classic holds up the humility of Jesus — who emptied Himself and took the form of a servant — as the very heart of holiness and the mark of every true disciple. It is the ideal companion to the course's call to be humble, teaching that pride is the last enemy to fall, and that the lowly place at the feet of Christ is the only safe and the only truly great one.

    Être un homme de prière · Power Through PrayerBe Prayerful · Power Through Prayer
    6. La puissance par la prièrePower Through Prayer

    Bounds écrit sur la prière avec un feu sacré, insistant sur le fait que Dieu agit par des gens qui prient, et qu’aucun don ni aucun effort ne peut remplacer le temps passé à genoux. C’est le compagnon parfait de l’appel du cours à la prière, rappelant à tout disciple — et à quiconque veut servir Dieu — que la puissance secrète d’une vie pour Christ se trouve dans la prière secrète, et nulle part ailleurs.Bounds writes on prayer with a holy fire, insisting that God works through praying people, and that no gift or effort can take the place of time spent on the knees. It is the perfect companion to the course's call to be prayerful, pressing on every disciple — and every would-be servant of God — that the secret power of a life for Christ is found in secret prayer, and nowhere else.

    Faire des disciples · Comment Jésus a formé les DouzeBe a Disciplemaker · How Jesus Trained the Twelve
    7. The Training of the TwelveThe Training of the Twelve

    Bruce étudie comment Jésus prit douze hommes ordinaires et, en trois ans, en fit les disciples qui allaient porter l’Évangile au monde. C’est le compagnon idéal de l’appel du cours à faire des disciples, montrant la méthode patiente du Seigneur lui-même — enseigner, corriger et former le caractère — et apprenant à tout disciple que nous sommes faits non seulement pour suivre, mais pour entraîner d’autres sur le chemin.Bruce studies how Jesus took twelve ordinary men and, over three years, made them into the disciples who would carry the gospel to the world. It is the ideal companion to the course's call to be a disciplemaker, showing the Lord's own patient method — teaching, correcting, and shaping character — and teaching every disciple that we are made not only to follow but to bring others along the way.

    Aimer Dieu, aimer son prochain · La plus grande choseLove God, Love Neighbor · The Greatest Thing
    8. The Greatest Thing in the WorldThe Greatest Thing in the World

    Le discours bien-aimé de Drummond sur 1 Corinthiens 13 montre que l’amour est la plus grande chose de toutes — le résumé de toute la loi, l’accomplissement de chaque commandement d’aimer Dieu et le prochain. Il parle au centre même du cours, où les commandements de Jésus se résument dans l’amour, et il enseigne qu’un amour bienveillant, patient et désintéressé est la preuve la plus sûre qu’une vie a vraiment été donnée à Christ.Drummond's beloved address on First Corinthians thirteen shows that love is the greatest thing of all — the sum of the whole law, the fulfilling of every command to love God and neighbor. It speaks to the very center of the course, where the commands of Jesus are gathered into love, and it teaches that a kind, patient, unselfish love is the surest proof that a life has truly been given to Christ.

    Une confiance radicale · Une vie de foiRadical Trust · A Life of Faith
    9. La vie de confianceThe Life of Trust

    Le récit de Müller raconte comment il prit soin de milliers d’orphelins pendant des décennies, sans demander un sou à personne d’autre qu’à Dieu, et vit chaque besoin comblé en réponse à la prière. C’est la confiance radicale rendue visible — l’appel du cours à se confier en Dieu devenu une vie — et il reprend notre petite foi et élève nos regards vers un Père sur qui l’on peut compter entièrement, pour quiconque a l’audace de le prendre au mot.Müller's narrative tells how he cared for thousands of orphans for decades, asking no one but God for a penny, and seeing every need supplied in answer to prayer. It is radical trust made visible — the course's call to trust God turned into a life — and it rebukes our small faith and lifts our eyes to a Father who can be relied upon utterly, by anyone bold enough to take Him at His word.

    Bouleverser le monde · Une vie consuméeTurning the World Upside Down · A Consumed Life
    10. The Life of David BrainerdThe Life of David Brainerd

    Edwards édita le journal de David Brainerd, un jeune missionnaire qui répandit sa courte vie pour l’Évangile parmi les peuples autochtones de la frontière américaine, et mourut à vingt-neuf ans, consumé d’amour pour Christ et pour les âmes. Ce livre a poussé plus de chrétiens à un service radical et sacrificiel que presque aucun autre, et il forme un couronnement approprié — l’image d’une seule vie abandonnée qui, entre les mains de Dieu, a contribué à bouleverser le monde.Edwards edited the diary of David Brainerd, a young missionary who poured out his short life for the gospel among the native peoples of the American frontier, and died at twenty-nine, consumed with love for Christ and for souls. It has stirred more Christians to radical, sacrificial service than almost any book, and it is a fitting capstone — the picture of a single surrendered life that, in God's hands, helped turn a world upside down.

    Attestation sur l’honneur : en sélectionnant trois lectures ci-dessus, vous attestez avoir lu ces trois résumés intégralement. Les résumés sont rédigés par le STC et peuvent contenir de brefs extraits ou adaptations d’œuvres du domaine public.Honor attestation: By selecting three readings above, you affirm that you have read those three digests in full. The digests are CTS-authored summaries that may include brief excerpts or adaptations of public-domain works.