📖 Le christianisme radical : les dix commandements de Jésus — Unité 3 : Aimer Dieu📖 Radical Christianity: The Ten Commandments of Jesus — Unit 3: Love God

Professeur : Dr. Wayne Cook | Directeur : Dr. Ted RogersProfessor: Dr. Wayne Cook | Director: Dr. Ted Rogers

« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. » — Matthieu 22:37 (LSG)"You shall love the LORD your God with all your heart, with all your soul, and with all your mind." — Matthew 22:37 (NKJV)

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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.

1. La question qui met le cœur à nu1. The Question That Exposes the Heart

Matthieu 22:34-38 (LSG) : « Les pharisiens, ayant appris qu'il avait réduit au silence les sadducéens, se rassemblèrent, et l'un d'eux, docteur de la loi, lui fit cette question, pour l'éprouver: Maître, quel est le plus grand commandement de la loi? Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. »Matthew 22:34-38 (NKJV): "But when the Pharisees heard that He had silenced the Sadducees, they gathered together. Then one of them, a lawyer, asked Him a question, testing Him, and saying, 'Teacher, which is the great commandment in the law?' Jesus said to him, 'You shall love the LORD your God with all your heart, with all your soul, and with all your mind. This is the first and great commandment.'"

L'homme qui posa la question était un docteur de la loi, et le texte dit clairement qu'il la posa « pour l'éprouver », et non pour apprendre de Jésus. Les rabbins aimaient débattre pour savoir lequel des six cent treize commandements de la loi était le plus élevé, dans l'espoir de prendre un maître en défaut sur un classement imprudent. Jésus ne tomba pas dans le piège, et il n'hésita pas. Il remonta au Shema — « Écoute, Israël » —, la confession que tout Juif fidèle récitait chaque jour, tirée de Deutéronome 6, et il désigna l'amour pour Dieu comme le premier et le plus grand de tous les commandements.The man who asked was an expert in the law, and the text says plainly he asked in order to test Jesus, not to learn from Him. The rabbis loved to argue over which of the six hundred and thirteen commands stood highest, hoping to catch a teacher in a careless ranking. Jesus did not take the bait, and He did not hesitate. He reached back to the Shema, the confession every faithful Jew recited daily from Deuteronomy 6, and named love for God as the first and greatest commandment of all.

Remarquez ce que fait cette réponse. Elle retire toute la question de la surface, celle de l'observation extérieure des règles, et la fait descendre jusqu'au cœur. Ce que Dieu demande de plus grand, ce n'est pas une performance qu'il pourrait contrôler, mais une affection : l'amour, donné de tout son être. C'est le fondement sur lequel tout ce cours est bâti, et c'est le fondement de la vie chrétienne. Si ce commandement est bien compris et bien vécu, les autres ont un terrain où grandir ; s'il ne l'est pas, chacun des autres commandements devient un fardeau.Notice what that answer does. It moves the whole question off the surface of outward rule-keeping and drives it down to the heart. The greatest thing God requires is not a performance He can audit but an affection: love, given with the whole self. That is the foundation this entire course is built on, and it is the foundation of the Christian life. Get this command right and the others have somewhere to grow from; get it wrong and every other command becomes a burden.

2. Un amour total, et un amour de degré2. A Love That Is Total, and a Love of Degree

Ce passage nous dit que le fondement même du christianisme est l'amour pour Dieu. C'est une chose facile à dire — n'importe qui peut dire « J'aime le Seigneur », et beaucoup le disent, dans l'Église comme en dehors. Mais Jésus pose des conditions au genre d'amour dont il parle, et la première est qu'il doit être total. Le christianisme est une religion de la personne tout entière. Vous devez aimer Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme et de toute votre pensée — chaque faculté tournée vers lui. Ces trois mots ne désignent pas des compartiments séparés qu'on coche l'un après l'autre, mais trois angles sur un seul être, qui ne se divise pas ; ensemble, ils ne laissent aucune partie de la personne en dehors de cet amour.This passage tells us that the very foundation of Christianity is the love of God. That is an easy thing to talk about — anyone can say "I love the Lord," and many do, inside the church and out. But Jesus attaches conditions to the kind of love He means, and the first is that it must be total. Christianity is a religion of the whole person. You are to love God with all your heart, all your soul, and all your mind — every faculty bent toward Him. The three are not separate compartments to be ticked off but three angles on one undivided self, and together they leave no part of a person exempt.

Cet amour total est la base même de l'obéissance. Quand vous aimez Dieu de tout votre être, vous vous efforcez, de tout ce qui est en vous, de faire ce qu'il veut ; l'obéissance cesse d'être une exigence imposée du dehors et devient la pente naturelle d'une vie. Comme un arbre qui pousse au bord de la mer se courbe, au fil des années, dans la direction du vent dominant, le chrétien tout entier est appelé à être courbé, de façon constante et durable, par la volonté de Dieu. Et il y a une seconde condition : c'est un amour de degré, c'est-à-dire une question de rang, de première place. Dieu nous a donné beaucoup de bonnes choses à apprécier en ce monde, et ce sont des dons. Mais nous devons toujours garder l'ordre de nos amours, afin qu'aucun don — si bon soit-il — ne devienne jamais aussi important pour nous que le Donateur. Si nous aimons Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre pensée, alors rien n'a le droit de s'interposer entre lui et nous.This total love is the very basis of obedience. When you love God with everything, you strive with everything within you to do what He wants; obedience stops being a demand imposed from outside and becomes the natural leaning of a life. Just as a tree that grows by the seashore is bent over the years in the direction of the prevailing wind, the whole of the Christian is meant to be bent, steadily and permanently, by the will of God. And there is a second condition: this is a love of degree. God has given us many good things to enjoy in this world, and they are gifts. But we must always guard the order of our loves, so that no gift — however good — ever becomes as important to us as the Giver. If we love God with all our heart and soul and mind, then nothing is allowed to come between us and Him.

3. Appelés à aimer, et pas seulement à servir3. Called to Love, Not Merely to Serve

Il nous arrive, à nous chrétiens, de laisser l'arbre nous cacher la forêt. Nous adoptons l'idée que tout ce que Dieu veut vraiment de nous, c'est que nous nous tuions à la tâche pour lui ; alors nous voilà rongés par la culpabilité, travaillant jusqu'à l'épuisement et finissant malheureux. Nous l'écrivons même sur nos bulletins d'église et l'affichons au-dessus de nos portes : « Appelés à servir. » Mais cette devise, placée en premier, est fausse. Nous ne sommes pas d'abord appelés à servir ; nous sommes appelés à aimer. Le service est bon à sa place, mais il doit naître de l'amour, jamais le remplacer — et quand nous inversons l'ordre, la religion devient un devoir sans joie.We as Christians sometimes miss the forest for the trees. We pick up the idea that all God really wants from us is to work ourselves to death for Him, and so we become guilt-ridden, working our fingers to the bone and ending up miserable. We even inscribe it on our bulletins and hang it over our doors: "Called to serve." But that motto, taken first, is wrong. We are not first called to serve at all; we are called to love. Service is good in its place, but it is meant to grow out of love, never to replace it — and when we reverse the order, religion turns into joyless duty.

L'Écriture nous en donne un modèle discret. D'Hénoc, presque rien n'est rapporté, sinon la seule chose qui compte le plus : il marcha avec Dieu, et Dieu le prit. Quel commentaire sur une vie — que tout s'y résume à l'amitié avec Dieu ! Hénoc fut l'un des rares à accomplir vraiment le but pour lequel nous avons tous été faits, car Dieu nous a créés pour être en communion avec lui. La question qui nous sonde est simple : jusqu'à ce jour, le commentaire de ma vie pourrait-il se lire ainsi : « Il marcha avec Dieu » ?Scripture gives us one quiet model of this. Of Enoch almost nothing is recorded except the one thing that matters most: he walked with God, and God took him. What a commentary on a life — that the sum of it is friendship with God. Enoch was one of the few who actually fulfilled the purpose for which we were all made, for God created us for fellowship with Himself. The searching question for us is simple: to this point, would the commentary of my life read, "He walked with God"?

4. Le plus grand commandement et le plus grand péché4. The Greatest Commandment and the Greatest Sin

Avez-vous déjà réfléchi à ce qu'est réellement le plus grand péché ? Nous gardons tous une liste personnelle — le meurtre près du sommet, puis l'adultère, le vol, le mensonge, le blasphème, ces péchés dont nous sentons instinctivement le poids. Mais aucun d'eux n'est le plus grand. Comme le fait remarquer Peter Lord, le plus grand péché est très probablement lié au plus grand commandement, car commettre le plus grand péché, c'est tout simplement transgresser le plus grand commandement. Si aimer Dieu de tout notre être vient en premier, alors ne pas l'aimer est le premier et le plus grand des péchés — et c'est précisément celui que nous ne pensons jamais à mettre sur notre liste.Have you ever thought about what the greatest sin actually is? We all keep a private list — murder near the top, then adultery, theft, lying, blasphemy, the sins whose weight we feel instinctively. But none of these is the biggest. As Peter Lord points out, the greatest sin is most likely tied to the greatest commandment, for to commit the greatest sin is simply to break the greatest commandment. If loving God with everything is first, then failing to love Him is the first and greatest sin — and it is precisely the one we never think to put on our list.

Cela éclaire d'un jour nouveau tout ce que Dieu nous demande. Ce qui intéresse le plus Dieu depuis le tout début, ce n'est pas notre travail — il a toute puissance et n'a pas besoin de notre aide — ni notre argent, puisqu'il possède déjà tout ce qui existe. Ce qui lui importe, c'est notre communion avec lui, notre amour. Si nous travaillons pour Dieu sans aimer Dieu, toute l'entreprise devient une lutte épuisante au lieu d'une joie. La prière en est l'épreuve : il est difficile de rester même cinq minutes devant le Père s'il n'y a pas, en dessous, une vraie relation d'amour. Nous lisons l'histoire de saints qui se levaient à trois heures du matin pour prier pendant des heures, et nous devons nous demander s'ils étaient poussés par la culpabilité, ou s'ils aimaient simplement Dieu beaucoup plus que nous. Le désir sincère d'un cœur chrétien est d'aimer Dieu de toute sa vie.This reframes everything God asks of us. What God has been most interested in from the very beginning is not our work — He has all power and needs no help from us — nor our money, since He already owns everything that exists. What He cares about is our fellowship, our love. If we work for God without loving God, the whole enterprise becomes a grinding struggle instead of a joy. The test of it is prayer: it is hard to stay even five minutes before the Father unless there is a real love relationship underneath. We read of saints who rose at three in the morning to pray for hours, and we have to wonder whether they were driven by guilt or whether they simply loved God far more than we do. The honest desire of a Christian heart is to love God with the whole of life.

5. Aimer Dieu plus que sa famille5. Loving God More Than Family

Si cet amour est total, il sera parfois mis à l'épreuve face à nos autres amours — et Jésus a nommé en premier le plus difficile : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi » (Matthieu 10:37). Nous avons raison d'honorer l'attachement à la famille ; l'amour au sein d'une famille est l'un des bons dons de Dieu. Mais justement parce qu'il est si bon, il comporte un vrai danger : que nous en venions à aimer une chose aussi digne que notre famille plus que nous n'aimons Dieu. Il arrive que Dieu nous demande de trancher : quel amour vient en premier ?If that love is total, it will sometimes be tested against our other loves — and Jesus named the hardest one first. "Anyone who loves father or mother more than Me is not worthy of Me," He said, "and anyone who loves son or daughter more than Me is not worthy of Me" (Matthew 10:37). We rightly honor devotion to family; love within a family is one of God's good gifts. But precisely because it is so good, it carries a real danger: that we come to love even something as worthy as our family more than we love God. Sometimes God will ask us to settle which love is first.

Abraham affronta cette épreuve sous sa forme la plus aiguë quand Dieu lui demanda d'offrir Isaac, le fils qu'il avait attendu toute sa vie. Il aimait l'enfant plus que sa propre vie — et pourtant il aimait Dieu davantage, et dans son cœur et dans son intention, il donna son fils au Seigneur. Dieu n'a jamais voulu que le couteau tombe ; il retint la main d'Abraham. Le but n'était pas la mort d'Isaac, mais de révéler où se trouvait le premier amour d'Abraham. La même épreuve nous vient sous des formes plus discrètes : les attachements et les soucis familiaux peuvent, sans bruit, freiner une vie d'obéissance.Abraham faced that test in its sharpest form when God asked him to offer Isaac, the son he had waited a lifetime for. He loved the boy more than his own life — yet he loved God more, and in heart and intent he gave his son to the Lord. God never meant for the knife to fall; He stayed Abraham's hand. The point was never the death of Isaac but the discovery of where Abraham's first love lay. The same test comes to us in quieter forms: family attachments and family concerns can quietly hold back a life of obedience.

Bunyan et les Welch : John Bunyan, emprisonné en Angleterre pour avoir prêché, s'inquiétait moins pour lui-même que pour sa famille, et surtout pour sa fille aveugle — mais il savait qu'il devait obéir à Dieu, et il disait : « Je dois le faire. » John Welch, prédicateur non conformiste en Écosse (c'est-à-dire qui refusait de se plier à l'Église imposée par l'État), fut emprisonné pour l'Évangile jusqu'à ce que l'humidité de son cachot souterrain ruine sa santé. Lorsque sa femme, Mary, supplia le roi de le libérer, le roi répondit qu'il le relâcherait si elle promettait que son mari ne prêcherait plus jamais. Elle tendit son tablier et dit qu'elle préférerait y recevoir la tête de son mari plutôt que de faire une telle promesse. Elle aimait son mari — mais elle aimait Dieu davantage.Bunyan and the Welches: John Bunyan, imprisoned in England for preaching, was less troubled for himself than for his family, and especially his blind daughter — yet he knew he must obey God, and said, "I must do it." John Welch, a nonconformist preacher in Scotland, was jailed for the gospel until the dampness of the underground cell broke his health. When his wife Mary begged the king for his release, the king answered that he would free him if she would promise her husband would never preach again. She held up her apron and said she would rather have her husband's head in it than make such a promise. She loved her husband — but she loved God more.

6. Aimer Dieu plus que l'argent6. Loving God More Than Money

Le deuxième amour rival que Jésus a nommé, c'est l'argent. « Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon », dit-il (Matthieu 6:24) ; le mot araméen « Mamon » désigne la richesse, l'argent. Et l'une de ses paroles les plus dures fut adressée au jeune homme riche, qui sentait qu'il lui manquait quelque chose et demanda comment obtenir la vie éternelle. Jésus vit que cet homme aimait sa richesse plus qu'il n'aimait Dieu — que l'argent était devenu, sans bruit, son dieu, réclamant son temps, ses pensées et son énergie — et il mit donc le doigt exactement là : « va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel » (Matthieu 19:21). C'était la seule chose que le jeune homme ne pouvait pas faire, et il « s'en alla tout triste ».The second rival love Jesus named is money. "You cannot serve God and money," He said, and one of His hardest words was spoken to a rich young ruler who sensed something was missing and asked how to inherit eternal life. Jesus saw that the man loved his wealth more than he loved God — that money had quietly become his god, claiming his time, thought, and energy — and so He put His finger exactly there: sell what you have, give to the poor, and you will have treasure in heaven. It was the one thing the young man could not do, and he went away sorrowful.

La question que ce récit nous pose est celle de la propriété : à qui appartient vraiment ce que nous avons entre les mains ? Si c'est à moi, je l'utiliserai d'une manière ; si c'est à Dieu, je l'utiliserai d'une autre. L'Écriture répond clairement : la terre, le bétail, même les oiseaux appartiennent à Dieu, et il possède tout ce que nous avons. Il est généreux, il nous laisse utiliser ses biens et ne les réclame pas tous, mais il dit bien que la dîme appartient à l'Éternel. La retenir, ce n'est pas de l'économie ; c'est voler Dieu (Malachie 3:8, où Segond traduit « tromper » ; le verbe hébreu signifie littéralement « dépouiller »). Nous donnons nos dîmes et nos offrandes pour une raison : afin que Christ soit connu, que des gens soient sauvés et enseignés ici, et que d'autres puissent être envoyés annoncer le Sauveur au monde. C'est un glorieux privilège d'avoir part à cette œuvre, et la manière dont nous tenons notre argent révèle discrètement si nous aimons le don ou le Donateur.The question that story presses on us is one of ownership: who really owns what we hold? If it is mine, I will use it one way; if it is God's, I will use it another. Scripture answers plainly — the earth, the cattle, even the birds belong to God, and He owns all that we have. He is generous in letting us use His possessions and does not demand them all back, but He does say that the tithe is the Lord's. To withhold it is not thrift; it is to rob God. We give our tithes and offerings for a reason: so that Christ may be known, so that people are saved and taught here, and so that others can be sent out to tell the world of the Savior. It is a glorious privilege to have a part in that work, and how we hold our money quietly reveals whether we love the gift or the Giver.

La famille brésilienne : Au fin fond du Brésil, un forgeron fut converti par un évangéliste qui prêchait en plein air ; il reçut une Bible, rentra chez lui et, pendant des années, enseigna sa famille à partir de ce livre. Quand des ouvriers baptistes les trouvèrent enfin, ils découvrirent que la famille avait mis de côté, pendant tout ce temps, le dixième des gains tirés de son bétail, simplement parce que les Écritures disaient que la dîme appartenait à Dieu. Ces gens n'avaient même jamais vu une église — et pourtant ils avaient prouvé, avec leur troupeau, qu'ils aimaient Dieu plus que l'argent.The Brazilian family: Deep in the interior of Brazil a blacksmith was converted by an open-air evangelist, given a Bible, and went home and taught his family from it for years. When Baptist workers finally found them, they discovered the family had been setting aside a tenth of their cattle earnings the whole time, simply because the Scriptures said the tithe belonged to God. They had never even seen a church — yet they had proved, with their herd, that they loved God more than money.

7. Regarder à lui plus qu'à la vie7. Looking to Him More Than to Life

Aimer Dieu plus que la famille et l'argent revient finalement à garder les yeux fixés sur lui par-dessus tout, y compris notre propre vie et nos désirs. Hébreux 12:2 résume toute la vie chrétienne en quelques mots : « ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi ». Le mot grec rendu par « consommateur » désigne celui qui achève, qui mène à son terme. L'instruction est simple, et pourtant c'est la chose la plus difficile à continuer de faire. Beaucoup d'entre nous ont mis leur confiance en Christ très tôt et voulaient garder les yeux sur lui toute leur vie ; pourtant, à un moment, nous avons détourné le regard. C'est comme le jeu d'enfants où deux joueurs se fixent dans les yeux jusqu'à ce que l'un d'eux cligne des yeux ; dans notre vie spirituelle, nous clignons des yeux, nous perdons le Seigneur de vue et nous regardons ailleurs — généralement vers l'éclat, le pouvoir et les désirs que le monde nous tend.To love God above family and money finally comes down to keeping our eyes on Him above everything, including our own life and desires. Hebrews 12:2 puts the whole Christian life in three words: "looking unto Jesus, the author and finisher of our faith." The instruction is simple and somehow the hardest thing to keep doing. Many of us came to trust Christ early and meant to keep our eyes on Him for life, yet somewhere we looked away. It is like the children's game of staring until someone blinks; in our spiritual lives we blink, lose sight of the Lord, and look somewhere else — usually toward the glitter, power, and desires the world holds out.

David est le grand exemple d'un homme qui a cligné des yeux. Jeune berger, il avait une foi si forte qu'armé d'une fronde et de sa confiance en Dieu, il abattit un géant que toute l'armée craignait. Dieu le fit roi, et rien sur la terre ne pouvait résister à un tel homme. Mais ensuite David détourna le regard — absorbé par le gouvernement, par le pouvoir, par tous ceux qui lui disaient combien il était grand — et un soir, son regard glissa vers la femme de son prochain, et il tomba. Si ses yeux étaient restés fixés sur le Seigneur, il aurait pu échapper complètement à la tentation. Nous le pouvons aussi. Le combat de la vie chrétienne est en grande partie une question de direction du regard, et les choses ordinaires devant lesquelles nous passons sans nous arrêter peuvent être exactement l'endroit où Dieu attend d'être vu.David is the great example of a man who blinked. As a shepherd boy his faith was so strong that, armed with a sling and his trust in God, he brought down a giant the whole army feared. God made him king, and nothing on earth could stand against such a man. But then David looked away — caught up in ruling, in power, in everyone telling him how great he was — and one evening his gaze drifted to his neighbor's wife, and he fell. Had his eyes stayed on the Lord, he could have escaped the temptation altogether. So can we. The struggle of the Christian life is largely a struggle of where we are looking, and the everyday things we walk right past can be exactly where God is waiting to be seen.

Le billet de dix dollars : En rentrant à la maison un soir de grand vent, notre famille est passée devant un bout de papier par terre. Je n'y ai pas prêté attention ; ma femme Andi l'a même écarté du pied. Mais notre plus jeune fils, Aaron, l'a ramassé : « Ça alors, dix dollars ! » Nous avions tous vu exactement la même chose, mais seul celui qui avait vraiment regardé l'a reconnue pour ce qu'elle était.The ten-dollar bill: Walking home one windy evening, our family passed a scrap of paper on the ground. It did not register with me; my wife Andi even kicked it aside. But our youngest son, Aaron, picked it up — "Wow, ten dollars!" We had all seen the very same thing, yet only the one who truly looked recognized it for what it was.

8. Jamais trop tôt, jamais trop tard pour regarder8. Never Too Early and Never Too Late to Look

Si tout consiste à apprendre à regarder à Jésus, deux encouragements en découlent. Premièrement, il n'est jamais trop tôt pour commencer. Beaucoup de grands hommes et de grandes femmes de Dieu ont fixé leurs yeux sur Christ quand ils étaient jeunes, et un seul regard ferme vers lui peut décider du cours de toute une vie. Dans une chapelle anglaise bloquée par la neige, un prédicateur laïque ne savait que répéter un seul verset : « Tournez-vous vers moi, et vous serez sauvés » (Ésaïe 45:22) ; le verbe hébreu veut dire se tourner vers quelqu'un pour le regarder en face. Il pressa ce verset sur un garçon de quinze ans, malheureux, et Dieu se servit de lui ce jour-là pour faire de ce garçon un chrétien : il devint Charles Spurgeon. Un jeune cœur qui apprend à regarder à Jésus a reçu le meilleur de tous les commencements.If the whole of it is learning to look to Jesus, then two encouragements follow. First, it is never too early to begin. Many of the great men and women of God fixed their eyes on Christ when they were young, and a single steady look at Him can set the whole course of a life. The lay preacher in a snowbound English chapel who could only repeat one verse — "Look unto Me, and be saved" — and pressed it on a miserable fifteen-year-old, was used that day to turn the boy who became Charles Spurgeon into a Christian. A young heart that learns to look to Jesus has been given the best of all beginnings.

Deuxièmement, il n'est jamais trop tard. Il y a eu des gens chargés de grands péchés et aux cheveux blancs qui ont enfin regardé à Jésus seul et ont été reçus, car la porte reste ouverte, quelle qu'ait été la vie de la personne. B. H. Carroll, sans Dieu, aigri et estropié par la guerre, fut traîné à l'église contre son gré par sa mère ; le sermon le laissa vide, mais à la fin, une lumière venue du ciel sembla jaillir, Christ se tint devant lui et l'appela, et il leva les yeux une fois pour toutes et devint un grand homme de Dieu. Que nous venions tôt ou tard, le commandement est le même et la porte est la même : aimez Dieu de tout votre cœur, et continuez de regarder à lui jusqu'à ce que, comme le dit le vieux cantique, les choses de la terre pâlissent étrangement à la lumière de sa gloire et de sa grâce. Aimer Dieu est le premier et le plus grand commandement — et cet amour commence, et se maintient, en regardant à lui.Second, it is never too late. There have been people with great sin behind them and grey hair on their heads who at last looked to Jesus alone and were received, for the opportunity stands open regardless of how a person has lived. B. H. Carroll, godless and embittered and crippled by war, was dragged unwillingly to church by his mother; the sermon left him empty, but at its end a light from heaven seemed to break, Christ stood before him calling, and he looked up once and forever and became a great man of God. Whether we come early or late, the command is the same and the door is the same: love God with all your heart, and keep looking to Him until, as the old hymn says, the things of earth grow strangely dim in the light of His glory and grace. Loving God is the first and greatest commandment — and it begins, and is kept, by looking to Him.

Examen final de l'Unité 3Unit 3 Final Exam

Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiples. Parcours Associé en divinité : les questions à choix multiples et les 10 phrases à compléter. M.Div. et Th.M. : les questions à choix multiples, les phrases à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % dans chaque partie pour réussir. Si vous ne réussissez pas, l'examen impose un court délai avant que vous puissiez réessayer.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.

📖 Lectures du cours — obligatoires et avec mention
Certificat et diplôme associé : la mention est facultative. Lisez trois des cinq textes pour la mention ; aucun examen distinct des lectures obligatoires n’est exigé.

M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.

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