Manuel de masterMaster's textbook

📘 Evangelism — Torrey (chapitres choisis)Evangelism — Torrey (assigned chapters)

Manuel historique · intégralité des extraits au programmeHistorical textbook · complete assigned selections

R. A. Torrey · original anglais du domaine public ; traductions espagnole et française du STCR. A. Torrey · public-domain English original; CTS Spanish and French translations

À propos de ce manuelAbout this textbook

Les lectures assignées de ce livre se trouvent sur cette page, en anglais et dans des traductions espagnole et française réalisées par le STC.The assigned readings from this book are on this page, in English and in a CTS Spanish translation. La page de l’examen explique quand il est obligatoire pour valider le cours au niveau master. Les validations antérieures restent acquises.The test page explains when this examination is required for master’s course completion. Valid earlier completions remain valid.

1. Les conditions générales du succès pour amener les hommes à Christ1. The General Conditions of Success in Bringing Men to Christ

R. A. Torrey, How to Bring Men to Christ (1893), chapitre I. Chapitre au programme. Les interprétations sont celles de l’auteur.R. A. Torrey, How to Bring Men to Christ (1893), chapter I. Assigned chapter. The interpretations are the author’s.

Il existe certaines conditions générales dont l’accomplissement est absolument indispensable pour réussir réellement à amener les hommes à Christ. Ces conditions, heureusement, sont peu nombreuses et simples, et chacun peut les remplir.There are certain general conditions, the fulfilment of which is absolutely essential to real success in bringing men to Christ. These conditions, fortunately, are few and simple and such as any one can meet.

1. Celui qui veut réussir réellement à amener d’autres personnes à Christ doit être lui-même UNE PERSONNE PLEINEMENT CONVERTIE. Jésus dit à Pierre : « quand tu seras converti, affermis tes frères. » Il n’était pas en état d’aider ses frères tant que lui-même, après son lâche reniement, ne s’était pas tourné de nouveau de tout son cœur vers son Seigneur. Si nous voulons amener d’autres personnes à Christ, nous devons nous détourner de tout notre cœur de tout péché, de toute mondanité et de tout égoïsme, en cédant à Jésus la souveraineté absolue sur nos pensées, nos projets et nos actes. S’il y a un domaine dans lequel nous cherchons à faire notre propre volonté sans le laisser faire la sienne dans notre vie, notre puissance sera paralysée, et des hommes que nous aurions pu sauver seront perdus. Quant à l’application de ce principe aux nombreuses questions qui se posent dans la vie de tout jeune chrétien — doit-il faire ceci ou cela ? —, chacun peut les trancher pour lui-même, si l’honneur de Christ, et non son propre plaisir, occupe la première place dans son esprit, et s’il regarde sincèrement à Dieu pour être guidé.1. The one who would have real success in bringing others to Christ must himself be A THOROUGHLY CONVERTED PERSON. Jesus said to Peter, “When thou art converted strengthen thy brethren.” He was in no position to help his brethren until he himself, after his cowardly denial, had turned again to his Lord with his whole heart. If we would bring others to Christ we must turn away from all sin, and worldliness and selfishness with our whole heart, yielding to Jesus the absolute lordship over our thoughts, purposes and actions. If there is any direction in which we are seeking to have our own way and not letting Him have His own way in our lives, our power will be crippled and men lost that we might have saved. The application of this principle to the numerous questions that come up in the life of every young Christian as to whether he should do this or that, each individual can settle for himself if Christ’s honor and not his own pleasure is upper–most in his mind and if he looks honestly to God to guide him.

2. Celui qui veut réussir réellement à amener d’autres personnes à Christ doit avoir L’AMOUR DES ÂMES, c’est-à-dire un ardent désir du salut des perdus. Si nous n’avons pas l’amour des âmes, nos efforts seront mécaniques et sans puissance. Nous pouvons savoir comment aborder les hommes et ce qu’il faut leur dire, mais il n’y aura aucune puissance dans nos paroles, et elles ne toucheront pas le cœur. Mais si, comme Paul, nous éprouvons « une grande tristesse » et avons « dans le cœur un chagrin continuel » pour ceux qui ne sont pas sauvés, il y aura dans notre ton et dans nos manières un sérieux qui frappera les plus insouciants. De plus, si nous avons l’amour des âmes, nous serons constamment à l’affût d’occasions de parler à ceux qui ne sont pas sauvés, et nous trouverons dans la rue, au magasin, à la maison, dans le tramway et partout ailleurs des occasions qui, sans cela, nous auraient complètement échappé. Mais comment acquérir l’amour des âmes ? Il est facile de répondre à cette question.2. The one who would have real success in bringing others to Christ must have a LOVE FOR SOULS, i. e. a longing for the salvation of the lost. If we have no love for souls, our efforts will be mechanical and powerless. We may know how to approach men and what to say to them, but there will be no power in what we say and it will not touch the heart. But if like Paul we have “great heaviness and unceasing pain in our hearts” for the unsaved, there will be an earnestness in our tone and manner that will impress the most careless. Furthermore if we have a love for souls we will be on the constant watch for opportunities to speak with the unsaved and will find opportunities on the street, in the store, in the home, on the cars and everywhere that would otherwise have entirely escaped our notice. But how is one to get a love for souls? This question is easily answered.

Tout d’abord, l’amour des âmes, comme toute autre grâce du caractère chrétien, est l’œuvre du Saint-Esprit. Si donc nous avons conscience de ne pas avoir pour les âmes l’amour que nous devrions avoir, la première chose à faire est d’aller à Dieu, de lui confesser humblement ce manque dans notre vie, de lui demander de pourvoir par son Saint-Esprit à ce dont nous avons si cruellement besoin, et de compter sur lui pour le faire (1 Jean 5.14, 15 ; Philippiens 4.19).First of all, a love for souls like every other grace of Christian character, is the work of the Holy Spirit. If then we are conscious that we do not have that love for souls that we should have, the first thing to do is to go to God and humbly confess this lack in our lives and ask Him by His Holy Spirit to supply that which we so sorely need, and expect Him to do it (1 Jno. v. 14, 15; Phil. iv. 19).

En second lieu, Jésus-Christ avait un amour intense pour les âmes (Matthieu 23.37 ; Luc 19.10), et une communion intime et constante avec lui communiquera à notre vie cette grâce qui était si manifeste dans la sienne.In the second place Jesus Christ had an intense love for souls (Matt. xxiii. 37; Luke xix. 10), and intimate and constant companionship with Him will impart to our lives this grace which was so prominent in His.

En troisième lieu, les sentiments sont le fruit des pensées. Si nous désirons qu’un sentiment donné existe dans notre vie, nous devons nous arrêter sur les pensées propres à produire ce sentiment. Si une personne sauvée s’arrête assez longtemps sur le péril et la misère de tout homme qui est hors de Christ, et sur la valeur de son âme aux yeux de Dieu, telle qu’elle se voit dans la mort du Fils de Dieu pour le sauver, un désir intense du salut de cet homme en découlera presque certainement.In the third place feelings are the outcome of thoughts. If we desire any given feeling in our lives we should dwell upon the thoughts which are adapted to produce that feeling. If any saved person will dwell long enough upon the peril and wretchedness of any man out of Christ and the worth of his soul in God’s sight as seen in the death of God’s Son to save him, a feeling of intense desire for that man’s salvation is almost certain to follow.

En quatrième lieu, la méditation de notre propre condition perdue et malheureuse sans Christ, et du grand sacrifice que Christ a fait pour nous sauver, ne manquera pas de remplir notre cœur du désir d’amener d’autres personnes au Sauveur que nous avons trouvé.In the fourth place, reflection upon our own ruined and unhappy condition without Christ and the great sacrifice that Christ made to save us, is sure to fill our hearts with a desire to bring others to the Saviour we have found.

3. Celui qui veut réussir réellement à amener les hommes à Christ doit avoir UNE CONNAISSANCE PRATIQUE DE LA BIBLE. La Parole de Dieu est l’épée de l’Esprit (Éphésiens 6.17). C’est l’instrument dont Dieu se sert pour convaincre de péché, pour révéler Christ et pour régénérer les hommes. Si nous voulons travailler avec Dieu, la Bible est l’instrument sur lequel nous devons compter et dont nous devons nous servir pour amener les hommes à Christ. Nous devons savoir nous servir de la Bible de manière (1) à montrer aux hommes leur besoin d’un Sauveur, (2) à leur montrer Jésus comme le Sauveur dont ils ont besoin, (3) à leur montrer comment faire de ce Sauveur leur propre Sauveur, (4) à répondre aux difficultés qui les empêchent d’accepter Christ. Une grande partie des pages qui suivent sera consacrée à transmettre cette connaissance.3. The one who would have real success in bringing men to Christ must have a WORKING KNOWLEDGE OF THE BIBLE. The Word of God is the sword of the Spirit (Eph. vi. 17). It is the instrument God uses to convict of sin, to reveal Christ and to regenerate men. If we would work together with God, the Bible is the instrument upon which we must rely and which we must use in bringing men to Christ. We must know how to use the Bible so as (1) to show men their need of a Saviour, (2) to show them Jesus as the Saviour they need, (3) to show them how to make this Saviour their own Saviour, (4) to meet the difficulties that stand in the way of their accepting Christ. A large part of the following pages will be devoted to imparting this knowledge.

4. Celui qui veut réussir réellement à amener les hommes à Christ doit BEAUCOUP PRIER. Un travail solide pour gagner les âmes doit être accompagné de prière à chaque pas.4. The one who would have real success in bringing men to Christ must PRAY MUCH. Solid work in soul winning must be accompanied by prayer at every step.

(1). Nous devons prier Dieu de nous conduire vers les personnes qu’il convient d’aborder. Dieu ne veut pas que nous parlions à tous ceux que nous rencontrons. Si nous essayons de le faire, nous perdrons beaucoup d’un temps précieux à parler à ceux que nous ne pouvons pas aider, temps que nous aurions pu employer à parler à ceux à qui nous aurions pu faire beaucoup de bien. Dieu seul connaît la personne à qui il veut que nous parlions, et nous devons lui demander de nous la désigner, et compter sur lui pour le faire (Actes 8.29).(1). We must pray God to lead us to the right persons to approach. God does not intend that we speak to every one we meet. If we try to do it, we will waste much valuable time in speaking to those whom we cannot help, that we might have used in speaking to those to whom we could have done much good. God alone knows the one to whom He intends us to speak, and we must ask Him to point him out to us, and, expect Him to do it. (Acts viii. 29).

(2). Nous devons prier Dieu de nous montrer exactement ce qu’il faut dire à ceux vers qui il nous conduit. Malgré toute notre étude des passages à employer avec les diverses catégories d’hommes, nous aurons besoin de la direction de Dieu dans chaque cas particulier. Tout ouvrier expérimenté peut témoigner des nombreux cas où Dieu l’a conduit à employer un texte de l’Écriture qu’il n’aurait pas employé autrement, mais qui s’est révélé être précisément celui dont on avait besoin.(2). We must pray God to show us just what to say to those to whom He leads us. After all our study of the passages to be used in dealing with the various classes of men, we shall need God’s guidance in each specific case. Every experienced worker will testify to the many instances in which God has led them to use some text of Scripture that they would not otherwise have used but which proved to be just the one needed.

(3). Nous devons prier Dieu de donner de la puissance à ce qu’il nous a donné à dire. Nous avons besoin non seulement d’un message de Dieu, mais aussi d’une puissance de Dieu pour faire pénétrer le message. La plupart des ouvriers doivent apprendre cette leçon par des expériences humiliantes. Ils s’assoient à côté d’un homme qui n’est pas sauvé ; ils raisonnent, ils supplient, ils tirent des textes de la Parole de Dieu, mais l’homme n’accepte pas Christ. Enfin, ils comprennent qu’ils essaient de convertir cet homme par leurs propres forces ; alors ils élèvent vers Dieu une prière humble et ardente pour obtenir sa force, et Dieu exauce, et en peu de temps ce « cas très difficile » a réglé la question et se réjouit en Christ.(3). We must pray God to give power to that which He has given us to say. We need not only a message from God but power from God to send the message home. Most workers have to learn this lesson by humiliating experiences. They sit down beside an unsaved man and reason and plead and bring forth texts from the word of God, but the man does not accept Christ. At last it dawns upon them that they are trying to convert the man in their own strength and then they lift an humble and earnest prayer to God for his strength, and God hears and in a short time this “very difficult case” has settled the matter and is rejoicing in Christ.

(4). Nous devons prier Dieu de poursuivre l’œuvre après que notre travail a pris fin. Après avoir fait ce qui semble avoir été tout notre devoir dans un cas donné, quelle qu’ait été l’issue apparente de notre travail, succès ou échec, nous devons expressément remettre le cas à Dieu dans la prière. S’il y a une chose dont l’ouvrier moyen de notre époque pressée a besoin d’être pénétré, c’est la nécessité de prier davantage. En priant davantage, nous ne travaillerons pas moins, et nous accomplirons infiniment plus.(4). We must pray God to carry on the work after our work has come to an end. After having done that which seems to have been our whole duty in any given instance, whatever may have been the apparent issue of our work, whether successful or unsuccessful, we should definitely commit the case to God in prayer. If there is anything the average worker in this hurrying age needs to have impressed upon him, it is the necessity of more prayer. By praying more we will not work any less and we will accomplish vastly more.

5. Celui qui veut réussir réellement à amener les hommes à Christ doit être « BAPTISÉ DU SAINT-ESPRIT ». « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous », dit Jésus à ses disciples, après leur avoir donné le grand mandat d’aller amener les hommes à lui. La condition suprême de la puissance pour gagner les âmes est la même aujourd’hui : « le Saint-Esprit survenant sur vous ». Un chapitre ultérieur sera consacré à l’étude de ce qu’est « le baptême du Saint-Esprit » et de la manière dont tout chrétien peut l’obtenir.5. The one who would have real success in bringing men to Christ must be “BAPTIZED WITH THE HOLY GHOST.” “Ye shall receive power after that the Holy Ghost, is come upon you,” said Jesus to his disciples after having given them the great commission to go out and bring men to Himself. The supreme condition of soul winning power is the same to–day: “after that the Holy Ghost is come upon you.” A later chapter will be given to a study of what “the Baptism of the Holy Ghost” is and how any Christian can obtain it.

2. Comment commencer2. How to Begin

R. A. Torrey, How to Bring Men to Christ (1893), chapitre II. Chapitre au programme. Les interprétations sont celles de l’auteur.R. A. Torrey, How to Bring Men to Christ (1893), chapter II. Assigned chapter. The interpretations are the author’s.

Lorsque Dieu nous a amenés à penser qu’il désire que nous nous efforcions de conduire telle personne à Christ, la première question qui se pose à nous est : « Comment commencer ? » Si la personne est entrée dans une salle d’entretien, ou est restée pour une réunion après le culte, ou même si elle est simplement présente à une réunion de prière, à l’école du dimanche ou à quelque autre service ordinaire de l’église, c’est relativement facile. Vous pouvez alors lui demander si elle est chrétienne, ou si elle n’aimerait pas l’être, ou pourquoi elle ne l’est pas, ou lui poser quelque autre question directe et simple qui conduira inévitablement à une conversation sur ce sujet. Mais si la personne est quelqu’un à qui vous vous êtes intéressé en dehors d’une réunion religieuse, et qui vous est peut-être entièrement étrangère, cela ne paraît pas si simple à première vue ; pourtant, ce n’est pas si difficile.When God has led us to think that He wishes us to make an effort to lead some given individual to Christ, the first question that confronts us is, “How shall I begin?” If the person has gone into an inquiry room, or remained to an after–meeting, or even if they are merely present at prayer–meeting, Sunday–school or other ordinary service of the church, it is comparatively easy. You can then ask him if he is a Christian, or if he would not like to be a Christian, or why he is not a Christian or some other direct and simple question that will lead inevitably to a conversation along this line. But if the person is one in whom you have become interested outside the religious meeting and who is perhaps an entire stranger, it does not at first sight appear so simple, and yet it is not so very difficult.

On peut engager la conversation avec la personne sur un sujet général, ou sur quelque chose que suggèrent les événements du moment, et l’amener bientôt au grand sujet. La conversation de Christ avec la femme de Samarie, au chapitre 4 de Jean, en est une illustration très instructive. Souvent, même avec de parfaits inconnus, il est bon d’aborder le sujet tout de suite et de leur demander s’ils sont chrétiens, ou s’ils sont sauvés, ou de leur poser une question semblable. Si on le fait avec courtoisie et sérieux, cela amènera souvent même des gens insouciants à réfléchir et aboutira à leur conversion. Il est étonnant de voir combien souvent celui qui entreprend ce travail dans une humble dépendance de Dieu et sous sa direction trouve le chemin préparé, et combien rarement il essuie une rebuffade.The person can be engaged in conversation on some general topic or on something suggested by passing events, and soon brought around to the great subject. Christ’s conversation with the woman of Samaria in the 4th chapter of John is a very instructive illustration of this. Oftentimes even in dealing with entire strangers it is well to broach the subject at once and ask them if they are Christians or if they are saved or some similar question. If this is done courteously and earnestly it will frequently set even careless people to thinking and result in their conversion. It is astonishing how often one who undertakes this work in humble dependence upon God and under His direction, finds the way prepared and how seldom he receives any rebuff.

Un jour, l’auteur de ces lignes rencontra un homme dans l’une des rues les plus fréquentées de Chicago. Comme je le croisais, j’éprouvai l’impulsion de lui parler du Sauveur. Je m’arrêtai un instant pour demander à Dieu de me montrer si cette impulsion venait de lui, puis je fis demi-tour et suivis l’homme. Je le rattrapai au milieu de la rue, posai la main sur son épaule et lui dis : « Mon ami, êtes-vous chrétien ? » Il sursauta et dit : « C’est une étrange question à poser à quelqu’un. » Je répondis : « Je le sais, et je ne pose pas cette question à tous les inconnus, mais Dieu m’a mis au cœur de vous la poser. » Il me raconta alors que son cousin était pasteur et l’avait pressé à ce sujet même, et que lui-même était diplômé de l’Amherst College, mais qu’il avait été ruiné par la boisson.One day the writer met a man on one of the most crowded streets of Chicago. As I passed him the impulse came to speak to him about the Saviour. Stopping a moment and asking God to show me if the impulse was from Him, I turned around and followed the man. I overtook him in the middle of the street, laid my hand upon his shoulder and said: “My friend, are you a Christian?” He started and said: “That’s a strange question to ask a man.” I said, “I know it, and I do not ask that question of every stranger, but God put it into my heart to ask it of you.” He then told me that his cousin was a minister and had been urging this very matter upon him, that he himself was a graduate of Amherst college, but had been ruined by drink.

Après avoir encore conversé, nous nous séparâmes, mais plus tard l’homme accepta Christ comme son Sauveur. Il vaut souvent mieux gagner la confiance et l’affection d’une personne avant d’aborder le sujet. Il est bon de choisir quelqu’un, puis de faire des plans pour le gagner à Christ. Cultivez sa connaissance, montrez-lui beaucoup d’attentions, accomplissez envers lui de nombreux actes de bonté, grands et petits, et enfin, quand le moment opportun arrive, abordez la grande question. Un vieil incrédule endurci de Chicago fut ainsi gagné à Christ par une jeune femme qui l’avait trouvé malade et seul. Elle venait le voir jour après jour et lui témoignait beaucoup de bonté, et à mesure que la phtisie le tenait plus fermement, elle lui parla du Sauveur et eut la joie de le voir accepter Christ.After further conversation we separated but later the man accepted Christ as his Saviour. It is often best to win a person’s confidence and affection before broaching the subject. It is well to select some one and then lay your plans to win him to Christ. Cultivate his acquaintance, show him many attentions and perform many acts of kindness great and small and at last when the fitting moment arrives take up the great question. An old and thorough going infidel in Chicago was in this way won to Christ by a young woman, who found him sick and alone. She called day after day and showed him many kindnesses and as the consumption fastened itself more firmly upon him she spoke to him of the Saviour and had the joy of seeing him accept Christ.

Un traité judicieusement choisi, placé dans la main de celui à qui vous voulez parler, conduira souvent facilement et naturellement au sujet. Un jour, je voyageais en train et je priais Dieu de se servir de moi pour amener quelqu’un à son Fils. Une jeune fille, fille de pasteur, avec qui j’avais déjà eu une conversation à ce sujet, entra avec une amie et prit place juste devant moi. Je sortis un petit paquet de traités, en choisis un qui semblait convenir à mon but, le lui tendis et lui demandai de le lire. Pendant qu’elle lisait, je priais. Quand elle eut fini, je me penchai vers elle et lui demandai ce qu’elle en pensait. Elle était profondément émue, et je lui demandai si elle ne voulait pas accepter Christ sur-le-champ.A wisely chosen tract placed in the hand of the one with whom you wish to speak will often lead easily and naturally to the subject. One day I was riding on a train and praying that God would use me to lead some one to His Son. A young lady, daughter of a minister, with whom I had had some conversation on this subject came in with a friend and took the seat immediately in front of me. I took out a little bundle of tracts and selected one that seemed adapted for the purpose and handed it to her and asked her to read it. As she read, I prayed. When she had finished, I leaned over and asked her what she thought about it. She was deeply moved and I asked her if she would not accept Christ right there.

Ses difficultés furent bientôt examinées et résolues, et elle accepta Christ. En descendant du train, elle me remercia très chaleureusement de ce que j’avais fait pour elle. Vous rencontrerez souvent quelqu’un dont le visage trahit le malheur ou le mécontentement : en pareil cas, il est facile de demander à la personne si elle est heureuse, et quand elle répond « non », vous pouvez dire : « Je puis vous parler de quelqu’un qui vous rendra heureux, si seulement vous voulez le recevoir. » L’habileté à engager une conversation viendra avec la pratique. On peut être un peu maladroit au début, mais en persévérant, on acquiert de l’aisance. Une fois le sujet ouvert, la première chose à découvrir est où en est la personne avec qui vous traitez ; vous saurez alors comment traiter son cas avec sagesse.Her difficulties were soon met and answered and she accepted Christ. As she left the train she thanked me very heartily for what I had done for her. You will often meet some one whose face tells the story of unhappiness or discontent: in such a case it is easy to ask the person if he is happy and when he answers “no” you can say, “I can tell you of one who will make you happy if you will only take Him.” Skill in beginning a conversation will come with practice. One may be rather awkward about it at first but as we go on we will acquire facility. When the subject is once opened the first thing to find out is where the person with whom you are dealing stands; then you will know how to wisely treat his case.

Dans les chapitres qui suivent immédiatement celui-ci seront présentées toutes les catégories d’hommes que l’on est susceptible de rencontrer, et le premier point à établir est de savoir à quelle catégorie appartient une personne donnée. Mais comment découvrir à quelle catégorie appartient une personne ? Premièrement, en lui posant des questions. Des questions telles que : « Êtes-vous chrétien ? », « Êtes-vous sauvé ? », « Savez-vous que vos péchés sont pardonnés ? », « Avez-vous la vie éternelle ? », « Confessez-vous ouvertement Christ devant le monde ? », « Êtes-vous un ami de Jésus ? », « Êtes-vous né de nouveau ? » On peut répondre à ces questions de façon inexacte, soit par ignorance, soit par désir de vous tromper. Néanmoins, les réponses et la manière dont elles sont données vous en apprendront beaucoup sur l’état réel de la personne.In the chapters immediately following this all the classes of men one is likely to meet will be given, and the first point to be ascertained is to which class any given individual belongs. But how can we find out to which class any person belongs? First. By asking him questions. Such questions as “Are you a Christian?” “Are you saved?” “Do you know that your sins are forgiven?” “Have you eternal life?” “Are you confessing Christ openly before the world?” “Are you a friend of Jesus?” “Have you been born again?” One may answer these questions untruthfully, either through ignorance or a desire to mislead you. Nevertheless, their answers and the manner of them will show you a great deal about their real state.

Deuxièmement, en observant son visage. Le visage d’un homme révèle souvent ce que ses paroles essaient de cacher. Quiconque s’exerce à étudier le visage de ceux avec qui il traite pourra bientôt, dans bien des cas, discerner l’état exact de ces personnes, indépendamment de ce qu’elles peuvent dire. Troisièmement, par le Saint-Esprit. Si seulement nous comptons sur lui pour le faire, le Saint-Esprit fera souvent jaillir dans notre esprit une vue de la situation de l’homme, et précisément le passage de l’Écriture dont il a besoin. Quand nous avons appris où en est la personne avec qui nous traitons, la chose suivante à faire est de la conduire aussi directement que possible à accepter Jésus-Christ comme son Sauveur et son Maître personnel. Nous devons toujours nous rappeler que le but premier de notre travail n’est pas d’amener les gens à se joindre à l’église, ni à abandonner leurs mauvaises habitudes, ni à faire quoi que ce soit d’autre que ceci : accepter Jésus-Christ comme leur Sauveur — celui qui a porté leurs péchés en son corps sur le bois, et par qui ils peuvent recevoir un pardon immédiat et complet —, et comme leur Maître, à qui ils remettent absolument la direction de leurs pensées, de leurs sentiments, de leurs projets et de leurs actes.Second. By watching his face. A man’s face will often reveal that which his words try to conceal. Any one who cultivates the study of the faces of those with whom he deals will soon be able to tell in many instances the exact state of those with whom they are dealing irrespective of anything they may say. Third. By the Holy Spirit. The Holy Spirit if we only look to Him to do it will often flash into our minds a view of the man’s position, and just the scripture he needs. When we have learned where the person with whom we are dealing stands, the next thing to do is to lead him as directly as we can to accept Jesus Christ, as his personal Savior and Master. We must always bear in mind that the primary purpose of our work, is not to get persons to join the church or to give up their bad habits or to do anything else than this, to accept Jesus Christ, as their Saviour—the one who bore their sins in his own body on the tree and through whom they can have immediate and entire forgiveness,—and as their Master to whom they surrender absolutely the guidance of their thoughts, feelings, purposes and actions.

Lorsque vous avez conduit quelqu’un à accepter ainsi Christ, l’étape suivante sera de lui montrer par la Parole de Dieu qu’il a le pardon des péchés et la vie éternelle. Actes 10.43 ; 13.39 ; Jean 3.36 ; 5.24 serviront à cet effet. L’étape suivante sera de lui montrer comment réussir dans la vie chrétienne dans laquelle il est entré. Nous dirons plus loin comment le faire. Chaque personne doit être conduite à accepter Christ par l’usage de la Parole de Dieu. Dans les chapitres qui suivent immédiatement celui-ci, nous essaierons de montrer quelles portions précises de la Parole employer dans des cas donnés, et comment les employer.Having led any one to thus accept Christ the next step will be to show him from God’s word that he has forgiveness of sins and eternal life. Acts x. 43; xiii. 39; Jno. iii. 36; v. 24, will answer for this purpose. The next step will be to show him how to make a success of the Christian life upon which he has entered. How to do this will be told later. Each person is to be led to accept Christ through a use of the word of God. In the chapters that immediately follow this we will try to show what specific portions of the word to use in given cases and how to use them.

3. Comment traiter les indifférents ou les insouciants3. Dealing with the Indifferent or Careless

R. A. Torrey, How to Bring Men to Christ (1893), chapitre III. Chapitre au programme. Les interprétations sont celles de l’auteur.R. A. Torrey, How to Bring Men to Christ (1893), chapter III. Assigned chapter. The interpretations are the author’s.

L’une des catégories d’hommes que l’on rencontre le plus souvent est celle des indifférents, ou insouciants. Il y a plusieurs manières de les traiter. L’une consiste à leur montrer leur besoin d’un Sauveur. Un bon verset à employer à cette fin est Romains 3.23. Faites lire le verset à la personne avec qui vous traitez : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » Puis dites-lui : « Qui a péché ? » — « Tous. » — « Qui cela comprend-il ? » Et continuez à l’interroger jusqu’à ce qu’elle dise : « Cela me comprend. » Demandez-lui alors ce qu’elle a fait, et insistez jusqu’à ce qu’elle déclare clairement : « J’ai péché et je suis privé de la gloire de Dieu. » Il est probable que cela lui fera sentir son besoin d’un Sauveur.One of the classes of men most frequently met with, is The Indifferent, or Careless. There are several ways of dealing with them. One is to show them their need of a Saviour. A good verse to use for this purpose is Romans iii. 23. Get the person with whom you are dealing to read the verse, “For all have sinned and come short of the glory of God.” Then say to him: “Who have sinned?” “All.” “Who does that include?” and keep up the questioning until he says, “It includes me.” Then ask him what it is that he has done, and keep at it until he comes out plainly and says: “I have sinned and come short of the glory of God.” This is likely to make him feel his need of a Saviour.

Un autre bon verset à employer est Ésaïe 53.6. Après la lecture du verset, demandez-lui qui s’est égaré, et par une série de questions, amenez-le au point où il dira : « Je me suis égaré. » Puis demandez-lui quel genre de brebis est celle qui « s’est égarée », et maintenez-le sur ce point jusqu’à ce qu’il dise : « Une brebis perdue. » — « Qu’êtes-vous donc ? » — « Perdu. » Puis demandez-lui ce que l’Éternel a fait de son péché, et maintenez-le sur ce point jusqu’à ce qu’il voie la vérité du verset : Dieu a fait retomber son péché sur Jésus-Christ. Maintenant, il est en mesure d’entendre la question directe : « Voulez-vous accepter ce Sauveur sur qui l’Éternel a fait retomber votre péché ? »Another good verse to use is Isaiah liii. 6. After the verse has been read, ask him who it is that has gone astray and by a series of questions bring him to the point where he will say, “I have gone astray.” Then ask him what kind of a sheep one is that has “gone astray” and hold him to it until he says “a lost sheep.” “What are you then?” “Lost.” Then ask him what the Lord has done with his sin, and hold him to that point until he sees the truth of the verse, that God has laid his sin on Jesus Christ. Now, he is in a position for you to put to him the direct question: “Will you accept this Saviour upon whom the Lord has laid your sin?”

Un autre verset encore à employer est Psaumes 130.3. Quand le verset a été lu, demandez-lui : « Si l’Éternel gardait le souvenir des iniquités, pourriez-vous subsister ? »Still another verse to use is Psalms cxxx. 3. When the verse has been read, ask him, “If the Lord marked iniquities could you stand?”

Avec cette catégorie d’hommes, j’emploie Matthieu 22.37, 38 plus souvent qu’aucun autre passage de l’Écriture. Avant de faire lire le verset à la personne, il est bon de lui demander : « Savez-vous que vous avez commis le plus grand péché qu’un homme puisse commettre ? » Selon toute probabilité, elle répondra : « Non, je ne l’ai pas commis. » Demandez-lui alors quel est, selon elle, le plus grand péché qu’un homme puisse commettre. Quand elle a répondu, dites-lui : « Voyons maintenant ce que Dieu considère comme le plus grand péché. » Lisez les versets et demandez-lui : « Quel est le premier et le plus grand des commandements ? » Puis demandez-lui : « Quel est donc le plus grand péché ? » Elle répondra bientôt que la violation du premier et du plus grand des commandements doit être le plus grand péché. Demandez-lui si elle a observé ce commandement, et quand elle reconnaît, comme elle devra tôt ou tard le faire, qu’elle ne l’a pas observé, demandez-lui de quoi elle est coupable aux yeux de Dieu, et maintenez-la sur ce point jusqu’à ce qu’elle admette être coupable d’avoir commis le plus grand péché qu’un homme puisse commettre.In dealing with this class of men I use Matthew xxii. 37, 38 more frequently than any other passage of Scripture. Before having the person read the verse, it is well to ask him, “Do you know that you have committed the greatest sin that a man can commit?” In all probability he will answer, “No, I have not.” Then ask him what he thinks the greatest sin a man can commit. When he has answered, say to him, Now let us see what God considers the greatest sin. Read the verses and ask him, “What is the first and greatest of the commandments?” Then ask him, “What then is the greatest sin?” He will soon answer that the violation of the first and greatest of the commandments must be the greatest sin. Ask him if he has kept that commandment and when he confesses, as sooner or later he must, that he has not, ask him of what he is guilty in the sight of God, and hold him to that point until he admits that he is guilty of committing the greatest sin that a man can commit.

Un exemple tiré de la vie peut aider à montrer clairement l’usage de ce verset. Je m’entretenais avec un jeune homme très intelligent qui, de toute évidence, n’avait aucun sentiment profond du péché ni de son besoin d’un Sauveur. En fait, quand je lui demandai s’il était chrétien, il répondit aussitôt qu’il l’avait toujours été ; mais il y avait dans son attitude quelque chose qui montrait qu’il n’avait aucune idée claire de ce que signifie être chrétien. Je lui demandai alors s’il était né de nouveau, et il ne comprit même pas de quoi je parlais. Je lui demandai ensuite s’il savait qu’il avait commis le plus grand péché qu’un homme puisse commettre, et il répondit aussitôt : « Non, jamais de ma vie. » Je lui demandai ce qu’il considérait comme le plus grand péché, et il répondit : « Le meurtre. » Je pris ma Bible, l’ouvris à Matthieu 22.37, 38, et lui demandai de lire les versets, ce qu’il fit. Je lui demandai alors : « Si c’est là le premier et le plus grand commandement, quel doit être le plus grand péché ? » Il répondit : « Je suppose que c’est de transgresser ce commandement. » Je lui demandai alors s’il avait toujours observé ce commandement, s’il avait toujours aimé Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée ; s’il avait toujours donné la première place à Dieu en toutes choses. Il répondit que non. Je lui demandai alors : « De quoi êtes-vous donc coupable ? » L’Esprit de Dieu fit pénétrer le texte, et avec le plus grand sérieux il répondit : « J’ai commis le plus grand péché qu’un homme puisse commettre, mais je ne l’avais jamais vu de ma vie. »An illustration from life may help to make the use of this verse clear. I was dealing with a very bright young man who evidently had no deep sense of sin nor of his need of a Saviour. In fact when I asked if he was a Christian he said promptly that he always had been; but there was something in his manner that showed that he had no clear understanding of what it meant to be a Christian. I then asked if he had been born again and he did not even understand what I was talking about. I next asked if he knew he had committed the greatest sin that a man could possibly commit and he at once answered, “No, I never did in my life.” I asked what he considered the greatest sin, and he replied “murder.” I took my Bible and opened it to Matthew xxii. 37, 38, and asked him to read the verses, which he did. I then asked him, “If this is the first and greatest commandment, what must be the greatest sin?” He answered, “I suppose the breaking of that commandment.” I then asked if he had always kept that commandment, if he had always loved God with all his heart, with all his soul, and with all his mind. If he had always put God first in everything. He replied that he had not. I then asked him, “Of what then are you guilty?” The Spirit of God carried the text home and with the greatest earnestness he replied, “I have committed the greatest sin that a man can commit, but I never saw it before in my life.”

Un autre verset que l’on peut employer avec efficacité est Jean 8.34. Après que l’homme a lu le verset : « Quiconque se livre au péché est esclave du péché », demandez-lui : « Qu’est-ce que celui qui se livre au péché ? » Puis demandez-lui s’il commet le péché. Puis posez-lui la question directe : « Qu’êtes-vous donc ? », et maintenez-le sur ce point jusqu’à ce qu’il dise : « L’esclave du péché. » Puis demandez-lui s’il ne désire pas être délivré de cet affreux esclavage. Maintenez-le sur ce point jusqu’à ce qu’il voie son besoin de Jésus-Christ comme Libérateur de l’esclavage du péché.Another verse that can be used with effect is John viii. 34. After the man has read the verse, “Whosoever committeth sin is the servant of sin,” ask him “what is one who commits sin?” Then ask him if he commits sin. Then put to him the direct question, “What are you then,” and hold him to it until he says “the servant of sin.” Then ask him if he does not desire to be delivered from that awful bondage. Hold him to this point until he sees his need of Jesus Christ as a Deliverer from the slavery of sin.

Le Saint-Esprit s’est servi d’Ésaïe 57.21 pour le salut de beaucoup d’hommes qui étaient restés indifférents aux appels de l’Évangile. Après avoir lu lentement, avec réflexion et avec sérieux le verset : « Il n’y a point de paix pour les méchants, dit mon Dieu », demandez-lui qui dit cela. Puis demandez-lui si c’est vrai ; puis demandez-lui si c’est vrai dans son cas : « Avez-vous la paix ? »The Holy Spirit has used Isaiah lvii. 21 to the salvation of many men who have been indifferent to the claims of the Gospel. After the verse, “There is no peace saith my God to the wicked,” has been read slowly, thoughtfully, and earnestly, ask him who it is that says this. Then ask him if it is true; then ask him if it is true in his case. “Have you peace?”

Un soir, un jeune homme insouciant sortait de l’une de nos tentes à Chicago, et comme il passait près de moi, je le pris par la main et lui dis : « Vous avez besoin du Sauveur. » Il voulut savoir pourquoi je pensais cela. Je répondis : « Parce que vous n’avez pas la paix. » Il dit : « Si, je l’ai. » — « Non, vous ne l’avez pas. » Il me demanda alors comment je le savais. Je lui dis que Dieu le disait, et je lui citai le passage ci-dessus. Il essaya d’en rire et de dire que le verset n’était pas vrai dans son cas. Puis il se mit en colère et sortit de la tente furieux ; mais le soir suivant, je le vis à genoux en prière avec l’un de nos ouvriers, et quand il se releva, l’ouvrier vint me dire qu’il désirait me parler. Comme je m’approchais, il me tendit la main et dit : « Je voulais vous demander pardon pour ce que j’ai dit hier soir ; ce que vous avez dit était vrai, je n’avais pas la paix. » Je lui demandai s’il avait maintenant accepté le Sauveur. Il répondit que oui.One night a careless young man was going out of one of our tents in Chicago and as he passed by me I took him by the hand and said to him, “You need the Saviour.” He wanted to know why I thought so. I replied, “Because you have no peace.” He said, “Yes I have.” “No you have not.” He then asked me how I knew that. I told him God said so and quoted the above passage. He tried to laugh it off and say the verse was not true in his case. Then he became angry and went out of the tent in a rage, but the next night I saw him kneeling with one of our workers in prayer and when he arose from his knees, the worker came over and said he wished to speak with me. As I approached him he held out his hand and said, “I wanted to beg your pardon for what I said last night; what you said was true, I didn’t have peace.” I asked him if he had now accepted the Saviour. He said he had.

Galates 3.10 est un verset que nous employons très souvent dans notre travail auprès des indifférents. Après que la personne avec qui vous traitez a lu le verset : « Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique », posez-lui la question : « Qu’est-ce que quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi et ne le met pas en pratique ? » Quand il répond : « Maudit », demandez-lui s’il a observé tout ce qui est écrit dans le livre de la loi et l’a mis en pratique, et quand il répond : « Non, je ne l’ai pas fait », posez-lui la question directe : « Qu’êtes-vous donc ? », et maintenez-le sur ce point jusqu’à ce qu’il dise : « Je suis sous la malédiction. » Dans un très grand nombre de cas, celui qui cherche sera aussitôt prêt à être conduit au treizième verset du même chapitre, qui montre comment il peut être sauvé de cette malédiction sous laquelle il se trouve.Galatians iii. 10 is a verse which we very frequently use in our work in dealing with the Indifferent. After the one with whom you are dealing has read the verse, “For as many as are of the works of the law are under the curse; for it is written cursed is every one that continueth not in all things which are written in the book of the law to do them” ask him the question, “What is every one that continueth not in all things which are written in the book of the law to do them?” When he answers, “Cursed,” ask him if he has continued in all things which are written in the book of the law to do them and when he replies, “No, I have not,” put to him the direct question, “What are you then?” and hold him to that point until he says, “I am under the curse.” In very many cases the inquirer will be ready at once to be led to the thirteenth verse of the same chapter which shows how he may be saved from that curse under which he rests.

Romains 6.23 peut souvent être employé avec un bon effet : « Car le salaire du péché, c’est la mort. » Demandez : « Quel est le salaire du péché ? » Puis : « Qui gagne ce salaire ? » Puis : « Êtes-vous un pécheur ? » — « Quel salaire avez-vous donc gagné ? » — « Désirez-vous recevoir votre salaire ? » Jean 3.36 est un verset que l’on peut employer de manière semblable. Posez la question : « Sur qui la colère de Dieu demeure-t-elle ? » Puis : « Croyez-vous au Fils ? » — « Qu’est-ce qui demeure donc sur vous ? » Puis posez la question décisive : « Êtes-vous disposé à vous en aller avec la colère de Dieu demeurant sur vous ? » 2 Thessaloniciens 1.7-9, et Jean 8.24 ; Apocalypse 20.15 ; 21.8 ; 14.10-11 exposent de la manière la plus saisissante les terribles conséquences du péché. Si l’on emploie ces versets, il faut les lire avec le plus profond sérieux et la plus grande solennité, et s’y arrêter jusqu’à ce que la personne avec qui vous traitez en saisisse la terrible portée.Romans vi. 23 can often be used with good effect. “For the wages of sin is death.” Ask “what are the wages of sin?” Then, “who earns those wages?” Then, “Are you a sinner?” “What wages then have you earned?” “Do you wish to take your wages?” John iii. 36 is a verse which can be used in a similar way. Ask the question, “Upon whom is it that the wrath of God abides?” Then, “Do you believe on the Son?” “What then abides upon you?” Then put the decisive question, “Are you willing to go away with the wrath of God abiding upon you?” 2 Thes. i. 7–9, and John viii. 24; Rev. xx. 15; xxi. 8; xiv. 10–11, set forth in a most impressive way the awful consequences of sin. If these verses are used they should be read with the deepest earnestness and solemnity and dwelt upon until the person with whom you are dealing realizes their terrible import.

Il existe une autre manière de tirer un homme de son indifférence : lui montrer ce que Jésus a fait pour lui. J’ai trouvé qu’Ésaïe 53.5-6 était plus efficace à cet effet qu’aucun autre passage de la Bible.There is another way to arouse a man from his indifference, and that is by showing what Jesus has done for him. I have found Isaiah liii. 5–6 more effectual for this purpose than any other passage in the Bible.

Un incident tiré de la vie en illustrera l’usage. Une dame avait demandé des prières pour sa fille, une jeune femme d’environ vingt ans. À la fin des réunions, je m’approchai de la fille et lui demandai si elle ne voulait pas accepter tout de suite Jésus-Christ comme son Sauveur. Elle frappa du pied avec colère et dit : « Ma mère aurait dû savoir qu’il ne fallait pas faire cela ; elle sait que cela ne fera que me rendre pire. » Je lui demandai si elle ne voulait pas s’asseoir quelques minutes, et dès que nous fûmes assis, j’ouvris ma Bible à ce passage et commençai à lire : « Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. » Je ne fis absolument aucun commentaire sur ces versets, mais l’Esprit de Dieu les fit pénétrer, et des larmes se mirent à couler sur les joues de la jeune femme. Elle ne se déclara pas chrétienne ce soir-là, mais elle le fit peu après.An incident from life will illustrate its use. A lady had asked prayers for her daughter, a young woman about twenty years of age. At the close of the services I stepped up to the daughter and asked her if she would not accept Jesus Christ as her Saviour at once. She stamped her foot in anger and said, “My mother should have known better than to do that; she knows it will only make me worse.” I asked her if she would not sit down for a few minutes and as soon as we were seated I opened my Bible to this passage and began to read, “But he was wounded for our transgressions, he was bruised for our iniquities; the chastisement of our peace was upon him; and with his stripes we are healed. All we like sheep have gone astray; we have turned every one to his own way; and the Lord hath laid on him the iniquity of us all.” I made no comment upon the verses whatever, but the Spirit of God carried them home and tears began to roll down the cheeks of the young woman. She did not come out as a Christian that night but did shortly afterward.

En employant ces versets, il est bon, chaque fois que c’est possible, d’amener celui qui cherche à remplacer le pluriel par le singulier : « Il était blessé pour mes péchés, brisé pour mes iniquités, etc. »It is well in using these verses, whenever it is possible, to get the inquirer to change the pronoun from the plural to the singular. “He was wounded for my transgressions; he was bruised for my iniquities, etc.”

Jean 3.16 peut être employé de manière semblable. Je parlais un soir à une femme apparemment des plus indifférentes et des plus endurcies. Elle me raconta l’histoire de son péché avec, semblait-il, très peu de honte, et quand je la pressai d’accepter Christ, elle refusa tout simplement. Je lui mis une Bible entre les mains et lui demandai de lire ce verset. Elle commença à lire : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique », et avant d’avoir fini de lire le verset, elle avait fondu en larmes, attendrie par la pensée du merveilleux amour de Dieu pour elle.John iii. 16 can be used in a similar way. I was talking one night to one who was apparently most indifferent and hardened. She told me the story of her sin, with seemingly very little sense of shame, and when I urged her to accept Christ, she simply refused. I put a Bible in her hands and asked her to read this verse. She began to read, “God so loved the world that He gave His only begotten Son,” and before she had finished reading the verse she had broken into tears, softened by the thought of God’s wondrous love to her.

1 Pierre 2.24 est un verset du même genre. Demandez à celui qui cherche de qui étaient les péchés que Jésus a portés en son corps sur le bois, et maintenez-le sur ce point jusqu’à ce qu’il dise : « Mes péchés. » 1 Pierre 1.18-19 ; Luc 22.44 ; Matthieu 27.46 sont utiles pour faire ressortir en détail ce que Christ a souffert pour nous.First Peter ii. 24 is a verse of similar character. Ask the inquirer whose sins they were that Jesus bore in his own body on the tree, and hold him to it until he says, “My sins.” 1 Peter i. 18–19; Luke xxii. 44; Matt. xxvii. 46, are useful as bringing out in detail what Christ has suffered for us.

Il existe encore une autre manière de réveiller les indifférents : leur montrer que le seul péché qui damne est celui dont ils sont eux-mêmes coupables — le péché de rejeter Jésus-Christ. Hébreux 10.28-29 est très efficace à cet effet. On peut aussi employer Jean 16.9 ; 3.18, 19, 20 et Actes 2.36.There is still another way to arouse indifferent persons, and that is by showing them that the one damning sin is that of which they themselves are guilty—the sin of rejecting Jesus Christ. Heb. x. 28–29 is very effective for this purpose. John xvi. 9; iii. 18, 19, 20, and Acts ii. 36 can also be used.

Souvent, vous rencontrerez quelqu’un qui ne veut pas s’asseoir et vous laisser le traiter de cette manière posée. Dans ce cas, la seule chose à faire est de lever les yeux vers Dieu pour obtenir direction et puissance, de lui donner avec un grand sérieux quelque verset bien ciblé, comme par exemple Hébreux 10.28-29 ; Romains 6.23 ; Jean 3.36 ; Ésaïe 57.21, et de laisser à l’Esprit de Dieu le soin de faire pénétrer la vérité dans son cœur. Un trait lancé ainsi au passage a souvent abouti au salut d’une âme.Oftentimes you will meet one who is not willing to sit down and let you deal with him in this deliberate way. In that case the only thing to do is to look up to God for guidance and power and give him some pointed verse in great earnestness, such for example as Heb. x. 28–29; Romans vi. 23; John iii. 36; Isaiah lvii. 21, and leave it for the Spirit of God to carry the truth home to his heart. A passing shot of this kind has often resulted in the salvation of a soul.

Les passages donnés ci-dessus peuvent être employés avec sagesse auprès de quelqu’un qui n’est pas tout à fait indifférent ou insouciant, mais qui n’a pas un sentiment assez profond du péché et de son besoin pour être prêt à accepter l’Évangile.The passages given above can be wisely used with one who is not altogether indifferent or careless but who has not a sufficiently deep sense of sin and need to be ready to accept the Gospel.

4. Comment traiter ceux qui désirent être sauvés mais ne savent pas comment4. Dealing with Those Who Are Anxious to Be Saved but Do Not Know How

R. A. Torrey, How to Bring Men to Christ (1893), chapitre IV. Chapitre au programme. Les interprétations sont celles de l’auteur.R. A. Torrey, How to Bring Men to Christ (1893), chapter IV. Assigned chapter. The interpretations are the author’s.

Il existe une très grande catégorie de personnes qui désirent être sauvées mais qui ne savent tout simplement pas comment. Il n’est pas difficile de conduire cette catégorie de personnes à Christ. Il n’y a peut-être pas de passage de la Bible plus employé à cette fin qu’Ésaïe 53.6. Il rend le chemin du salut très clair. Lisez à celui qui cherche la première partie du verset : « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie. » Puis demandez : « Est-ce vrai de vous ? » Et quand il y a réfléchi et a dit « oui », dites-lui : « Voyons maintenant ce que Dieu a fait de vos péchés », et lisez le reste du verset : « Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. » — « Que vous faut-il donc faire pour être sauvé ? » Très vite, on peut l’amener à voir que tout ce qu’il lui faut faire, c’est accepter celui qui porte les péchés, que Dieu a pourvu.There is a very large class of persons who are anxious to be saved but simply do not know how. It is not difficult to lead this class of persons to Christ. Perhaps no other passage in the Bible is more used for this purpose than Isaiah liii. 6. It makes the way of salvation very plain. Read the first part of the verse to the inquirer, “All we like sheep have gone astray, we have turned every one to his own way.” Then ask, “Is that true of you,” and when he has thought it over and said “yes,” then say to him, “Now let us see what God has done with your sins,” and read the remainder of the verse, “And the Lord hath laid on him the iniquity of us all.” “What then is it necessary for you to do to be saved?” Very soon he can be led to see that all that it is necessary for him to do is to accept the sin bearer whom God has provided.

Il y a quelques années, je remarquai dans une réunion un homme aux cheveux blancs qui ne s’était pas levé avec les chrétiens. À la fin du culte, je descendis vers lui et lui dis : « N’êtes-vous pas chrétien ? » Il répondit que non. J’étais sûr qu’il était intéressé ; je lui posai donc la question directe : « Deviendriez-vous chrétien ce soir si je vous montrais le chemin ? » Et il répondit que oui. Nous nous assîmes ensemble, j’ouvris ma Bible à Ésaïe 53.6 et lus la première partie du verset : « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie. » Je lui dis alors : « Est-ce vrai de vous ? » Et il répondit : « Oui. » — « Maintenant, dis-je, lisons le reste du verset : “Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.” Qu’est-ce que l’Éternel a fait, dis-je, de vos péchés ? » Il réfléchit un instant et dit : « Il les a fait retomber sur Christ. » — « Qu’avez-vous donc, dis-je, à faire pour être sauvé ? » Et il répondit sans hésiter : « L’accepter. » — « Eh bien, dis-je, voulez-vous l’accepter ce soir ? » Il dit : « Oui. » — « Alors, mettons-nous à genoux et disons-le à Dieu. » Nous nous agenouillâmes ; je priai le premier, et il me suivit d’une manière très simple, disant à Dieu qu’il était un pécheur, mais qu’il croyait que Dieu avait fait retomber ses péchés sur Jésus-Christ, et demandant à Dieu, pour l’amour de Christ, de pardonner ses péchés. Quand il eut fini, je lui demandai s’il pensait que Dieu avait entendu sa prière et que ses péchés étaient pardonnés, et il répondit : « Oui. » Je lui demandai alors s’il voulait commencer tout de suite à mener une vie chrétienne, établir le culte de famille et confesser ouvertement Christ devant le monde, et il répondit que oui. Quelques mois plus tard, je rencontrai son pasteur et pris de ses nouvelles ; j’appris qu’il était rentré chez lui dans un village éloigné, avait établi le culte de famille et s’était joint à l’église avec son fils, le seul membre de la famille qui restait encore hors de Christ.Some years ago I noticed in a meeting a white–haired man who did not stand up with the Christians. At the close of the service I walked down to him and said, “Are you not a Christian?” He said he was not. I was sure he was interested, so I put to him the direct question, “Would you become a Christian to–night if I would show you the way?” and he replied that he would. We sat down together and I opened my Bible to Isaiah liii. 6 and read the first part of the verse, “All we like sheep have gone astray, we have turned every one to his own way.” I then said to him, “Is that true of you?” and he answered “yes.” “Now,” I said, “let us read the rest of the verse, ‘And the Lord hath laid on him the iniquity of us all.’” “What has the Lord done,” I said, “with your sins?” He thought a moment and said “he has laid them on Christ.” “What then” I said “is all that you have to do to be saved?” and he replied quite promptly, “Accept him.” “Well,” I said, “will you accept him to–night?” He said, “I will.” “Let us then kneel down and tell God so.” We knelt down and I led in prayer and he followed in a very simple way telling God that he was a sinner but that he believed that He had laid his sins upon Jesus Christ, and asking God for Christ’s sake to forgive his sins. When he had finished I asked him if he thought God had heard his prayer and that his sins were forgiven, and he said “yes.” I then asked him if he would begin to lead a Christian life at once, set up the family altar and openly confess Christ before the world, and he replied that he would. Some months after I met his pastor and made inquiries about him and found that he had gone to his home in a distant village, set up the family altar and united with the church together with his son, the only remaining member of the family out of Christ.

Apparemment, tout ce que cet homme attendait, c’était que quelqu’un lui rende clair le chemin du salut. Il m’arrive de présenter les choses ainsi en employant ce verset : « Il y a deux choses qu’un homme a besoin de savoir et une chose qu’il a besoin de faire pour être sauvé. Ce qu’il a besoin de savoir, c’est premièrement qu’il est un pécheur perdu, et ce verset le lui dit ; deuxièmement, que Christ est un Sauveur pleinement suffisant, et ce verset le lui dit. Ce qu’il a besoin de faire, c’est simplement d’accepter ce Sauveur pleinement suffisant que Dieu a pourvu. »Apparently all that this man was waiting for was for some one to make the way of salvation plain to him. I sometimes put it this way in using this verse: “There are two things which a man needs to know and one thing he needs to do in order to be saved. What he needs to know is, first, that he is a lost sinner and this verse tells him that; second, that Christ is an all–sufficient Saviour and this verse tells him that. What he needs to do is simply to accept this all–sufficient Saviour whom God has provided.”

Jean 1.12 fait ressortir cette pensée très clairement : « Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. » Après la lecture du verset, vous pouvez demander à la personne avec qui vous traitez : « À qui Dieu donne-t-il le pouvoir de devenir enfants de Dieu ? » — « À tous ceux qui l’ont reçu. » — « Que devez-vous donc faire pour devenir enfant de Dieu ? » — « Le recevoir. » — « Eh bien, voulez-vous le recevoir maintenant comme votre Sauveur et votre Maître ? »John i. 12 brings out this thought very clearly, “As many as received him to them gave he power to become the sons of God, even to them that believe on his name.” After the verse has been read you can ask the one with whom you are dealing, “To whom is it that God gives the power to become the sons of God?” “As many as receive him.” What must you then do to become a son of God? “Receive him.” Well, will you receive him as your Saviour and as your master now?

Ésaïe 55.7 ; Actes 16.31 ; Jean 3.16 et 3.36 sont tous utiles pour rendre clair le chemin du salut.Isaiah lv. 7; Acts xvi. 31; John iii. 16 and iii. 36 are all useful in making the way of salvation plain.

Jean 3.14, comparé à Nombres 21.8 et aux versets suivants, peut souvent être employé avec un bon effet. Quand on les emploie, il faut amener celui qui cherche à voir exactement ce que l’Israélite mordu par le serpent avait à faire pour être sauvé — qu’il avait simplement à regarder le serpent d’airain élevé sur la perche —, puis lui montrer que l’homme mordu par le péché n’a qu’à faire exactement la même chose : regarder à Christ élevé sur la croix pour ses péchés.John iii. 14 compared with Numbers xxi. 8 and the following verses, can often be used with good effect. When they are used you should lead the inquirer to see just what the serpent–bitten Israelite had to do to be saved—that he had simply to look at the brazen serpent lifted up upon the pole—then show him that the sin–bitten man has to do simply the same thing—look at Christ lifted up on the Cross for his sins.

Romains 1.16 est un autre excellent verset à employer. Il rend le chemin du salut très clair. Vous pouvez demander à celui qui cherche qui, selon ce verset, l’Évangile sauve, et il verra que c’est « quiconque croit ». Puis demandez-lui : « Que faut-il donc faire, en tout et pour tout, pour être sauvé ? », et il verra qu’il s’agit simplement de croire. Puis demandez-lui : « Croire quoi ? », et la réponse est : « L’Évangile. » La question suivante qui se pose naturellement est : qu’est-ce que l’Évangile ? 1 Corinthiens 15.1-4 y répond. Ces versets montrent ce qu’est l’Évangile : « Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; il a été enseveli, et il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures » ; et c’est ce qu’il doit croire pour être sauvé. Il doit croire de tout son cœur que Christ est mort pour ses péchés et qu’il est ressuscité. Puis demandez à celui qui cherche : « Croyez-vous que Christ est mort pour vos péchés ? Croyez-vous qu’il est ressuscité ? » S’il répond que oui, demandez-lui s’il veut faire de cela une foi du cœur, se mettre à genoux et demander à Dieu, pour l’amour de Christ, de pardonner ses péchés, croire qu’il le fait parce qu’il le dit, puis se confier dans le Sauveur vivant pour le sauver jour après jour de la puissance du péché.Romans i. 16 is another excellent verse to use. It makes the way of salvation very clear. You can ask the inquirer whom it is, according to his verse, that the Gospel saves, and he will see that it is “every one that believeth.” Then ask him, “What then is all that is necessary for one to do in order to be saved,” and he will see that it is simply to believe. Then ask him “believe what,” and the answer is “the Gospel.” The next question that naturally arises is, what is the Gospel? This is answered by 1 Cor. xv.; 1–4. These verses show what the Gospel is, “that Christ died for our sins according to the Scriptures; that he was buried and that he rose the third day according to the scriptures” and this is what he must believe in order to be saved. He must believe from his heart that Christ died for his sins and that he rose again. Then ask the inquirer, “do you believe that Christ died for your sins? do you believe that he rose again?” If he says that he does, ask him if he will make this a heart faith and get down and ask God for Christ’s sake, to forgive his sins and believe he does it because he says so, and then trust in the living Saviour to save him day by day from the power of sin.

Romains 10.9-10 rend aussi le chemin du salut clair à bien des esprits pour lesquels d’autres versets échouent. Romains 10.13 le rend, si possible, plus simple encore. Il montre que tout ce qu’un homme a à faire pour être sauvé, c’est d’« invoquer le nom du Seigneur ». Vous pouvez demander à celui qui cherche : « Êtes-vous prêt, maintenant et ici, à vous mettre à genoux, à invoquer le nom du Seigneur pour être sauvé, et à croire que Dieu vous sauve parce qu’il dit qu’il le fera ? »Romans x. 9–10 also makes the way of salvation clear to many minds where other verses fail. Romans x. 13 makes it, if possible, more simple still. This shows that all that a man has to do to be saved is to “call upon the name of the Lord.” You can ask the inquirer “Are you ready now and here to get down and call upon the name of the Lord for salvation and to believe that God saves you because he says he will?”

On peut rendre clair le chemin du salut en employant Exode 12.7, 13, 23. Ces versets montrent que c’est le sang qui mettait les Israélites en sûreté ; de même aujourd’hui, c’est le sang qui nous met en sûreté, et quand Dieu voit le sang, il passe par-dessus nous. La seule chose que nous ayons à faire est de nous mettre à l’abri du sang. Montrez ensuite à celui qui cherche que le moyen d’être à l’abri du sang est la simple foi en Jésus-Christ.The way of salvation can be made plain by the use of Exodus xii. 7, 13, 23. These verses show that it was the blood that made the Israelites safe and just so it is to–day the blood that makes us safe, and when God sees the blood he passes over us. The only thing for us to do is to get behind the blood. Then show the inquirer that the way to be behind the blood is by simple faith in Jesus Christ.

Luc 18.10-14 est extrêmement utile pour montrer ce qu’un homme peut avoir tout en étant perdu (le pharisien), et ce qu’il peut lui manquer tout en étant sauvé (le publicain), et que tout ce qu’un homme a à faire pour être sauvé, c’est simplement de faire comme le publicain, c’est-à-dire prendre la place du pécheur et crier à Dieu pour obtenir miséricorde ; alors il descendra dans sa maison justifié.Luke xviii. 10–14 is exceedingly useful in showing what a man may have and yet be lost (the Pharisee) and what a man may lack and yet be saved (the Publican) and that all that a man has to do to be saved is simply to do as the Publican did, that is take the sinner’s place and cry to God for mercy and then he will go down to his house justified.

On peut employer ce passage de la manière suivante pour en rendre le sens plus clair. Demandez à celui qui cherche : « Lequel des deux (le pharisien ou le publicain) descendit dans sa maison justifié ? » Puis demandez-lui : « Qu’a fait le publicain, que le pharisien n’a pas fait, et qui lui a valu le pardon de ses péchés, tandis que le pharisien sortit du temple sans être pardonné ? » En étudiant le passage, il verra bientôt que ce que fit le publicain, ce fut simplement de prendre devant Dieu la place du pécheur et de crier pour obtenir miséricorde, et que dès qu’il le fit, il fut « justifié », c’est-à-dire pardonné. Vous pouvez alors lui demander : « Que vous faut-il faire, en tout et pour tout, pour trouver le pardon ? » Puis demandez-lui : « Voulez-vous le faire maintenant et ici ? » Et quand il l’a fait, demandez-lui s’il croit la Parole de Dieu, et s’il descend dans sa maison justifié.This passage can be used in the following manner to make the meaning more clear. Ask the inquirer, “Which one of these two (the Pharisee or the Publican) went down to his house justified?” Then ask him, “What did the Publican do that the Pharisee did not do, that brought him the forgiveness of his sins while the Pharisee went out of the Temple unforgiven?” When he studies the passage he will soon see that what the Publican did was simply to take the sinner’s place before God and cry for mercy and that as soon as he did this he was “justified” or forgiven. Then you can ask him, “What is all that it is necessary for you to do to find forgiveness?” Then ask him, “Will you do it now and here?” and when he has done so ask him if he believes God’s word and if he is going down to his house justified.

Ce qu’est la foi qui sauve est magnifiquement illustré par Luc 7.48-50. Le cinquantième verset nous dit que cette femme avait la foi qui sauve. Demandez alors à celui qui cherche : « Quelle était la foi qu’elle avait ? », et montrez-lui que sa foi était simplement la foi que Jésus pouvait pardonner ses péchés et qu’il le ferait, de sorte qu’elle vint à lui pour qu’il le fasse. Voilà la foi qui sauve.What saving faith is, is beautifully illustrated by Luke vii. 48–50. The fiftieth verse tells us that this woman had saving faith. Now ask the inquirer, “What was the faith she had,” and show him that her faith was simply such faith that Jesus could and would forgive her sins, that she came to him to do it. This is saving faith.

Galates 3.10-13 rend aussi le chemin du salut très simple. Le dixième verset montre la position du pécheur avant qu’il accepte Christ : « sous la malédiction ». Le treizième verset montre ce que Christ a fait : il est devenu malédiction pour nous. Ce que le pécheur a à faire est, de toute évidence, simplement d’accepter Christ.Galatians iii. 10–13 also makes the way of salvation very simple. The tenth verse shows the sinner’s position before accepting Christ—“under the curse.” The thirteenth verse shows what Christ has done—has been made a curse for us. What the sinner had to do is, evidently, simply to accept Christ.

5. Quelques conseils et suggestions5. Some Hints and Suggestions

R. A. Torrey, How to Bring Men to Christ (1893), chapitre XII. Chapitre au programme. Les interprétations sont celles de l’auteur.R. A. Torrey, How to Bring Men to Christ (1893), chapter XII. Assigned chapter. The interpretations are the author’s.

Il y a quelques suggestions générales à faire qui se révéleront utiles à l’ouvrier.There are a few general suggestions to be made that will prove helpful to the worker.

1. En règle générale, choisissez pour vous en occuper des personnes de votre propre sexe et à peu près de votre âge. Il y a des exceptions à cette règle. On doit toujours regarder au Saint-Esprit pour être guidé quant à la personne à aborder, et il peut nous conduire vers une personne de l’autre sexe ; mais à moins d’une direction claire en la matière, il est assez communément admis, parmi ceux qui ont une grande expérience du travail chrétien, que les hommes font, dans l’ensemble, le meilleur travail auprès des hommes, et les femmes auprès des femmes. Cela est particulièrement vrai des jeunes. Bien des complications fâcheuses surgissent souvent lorsque des jeunes gens essaient de conduire des jeunes filles à Christ, ou inversement. Bien entendu, une femme âgée et maternelle peut faire un excellent travail auprès d’un jeune homme ou d’un garçon, et un homme âgé et paternel peut faire du bon travail auprès d’une jeune femme ou d’une fillette. Il n’est généralement pas sage qu’une personne jeune et inexpérimentée aborde ce sujet avec quelqu’un de beaucoup plus âgé, plus mûr et plus sage qu’elle.1. As a rule choose persons to deal with of your own sex and about your own age. There are exceptions to this rule. One should be always looking to the Holy Spirit for his guidance as to whom to approach, and He may lead us to one of the opposite sex, but unless there is clear guidance in the matter, it is quite commonly agreed among those who have had large experience in Christian work that men do, on the whole, most satisfactory work with men, and women with women. Especially is this true of the young. Many unfortunate complications oftentimes arise when young men try to lead young women to Christ or vice versa. Of course, an elderly motherly woman may do excellent work with a young man or boy, and an elderly, fatherly man may do good work with a young woman or girl. It is not wise ordinarily for a young and inexperienced person to approach one very much older and maturer and wiser than themselves on this subject.

2. Chaque fois que c’est possible, prenez à part la personne avec qui vous traitez. Personne n’aime ouvrir librement son cœur à un autre sur ce sujet, le plus personnel et le plus sacré de tous, quand d’autres sont présents. Beaucoup, par orgueil, défendront une position fausse en présence de plusieurs personnes, alors qu’ils reconnaîtraient pleinement leur erreur, leur péché ou leur besoin s’ils étaient seuls avec vous. En règle générale, il vaut beaucoup mieux qu’un seul ouvrier s’occupe d’une seule personne non convertie, plutôt que plusieurs ouvriers ne s’occupent d’une seule personne qui cherche, ou qu’un seul ouvrier ne s’occupe de plusieurs à la fois. Si vous avez affaire à plusieurs personnes, prenez-les une à une. Les ouvriers constatent souvent que là où ils n’avaient fait aucun progrès en parlant à plusieurs à la fois, en prenant chacun à part, ils réussissent bientôt à les conduire un à un à Christ.2. Whenever it is possible, get the person with whom you are dealing alone. No one likes to open his heart freely to another on this most personal and sacred of all subjects when there are others present. Many will from pride defend themselves in a false position when several are present, who would fully admit their error or sin or need, if they were alone with you. As a rule it is far better for a single worker to deal with a single unconverted person, than for several workers to deal with a single inquirer or for a single worker to deal with several inquirers at once. If you have several to deal with take them one by one. Workers often find that when they have made no headway while talking to several at once, by taking individuals off by themselves they soon succeed in leading them one by one to Christ.

3. Que votre confiance repose entièrement sur l’Esprit de Dieu et sur la Parole de Dieu.3. Let your reliance be wholly in the Spirit of God and the Word of God.

4. Ne vous contentez pas de simplement lire des passages de la Bible — encore moins de simplement les citer —, mais faites-les lire à la personne elle-même, afin que la vérité entre dans le cœur par l’œil aussi bien que par l’oreille.4. Do not content yourself with merely reading passages from the Bible—much less in merely quoting them, but have the one with whom you are dealing read them himself that the truth may find entrance into the heart through the eye as well as the ear.

5. Il est souvent bon de n’employer qu’un seul passage de l’Écriture, de le faire pénétrer et de l’enfoncer si bien que la personne avec qui vous avez traité ne puisse l’oublier, mais l’entende résonner dans sa mémoire longtemps après que vous avez cessé de parler. Le Dr Ichabod Spencer, s’occupant un jour d’un jeune homme qui avait beaucoup de difficultés, ne cessait de citer le passage : « voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut ». Le jeune homme essayait d’amener le Dr Spencer sur autre chose, mais encore et encore il faisait retentir ces paroles. Le lendemain, le jeune homme revint, se réjouissant en Christ et remerciant le docteur de l’avoir « martelé » avec ce texte. Les paroles n’avaient cessé de résonner à ses oreilles pendant la nuit, et il n’avait pu trouver de repos avant d’avoir réglé la question en acceptant Christ.5. It is ofttimes well to use but a single passage of scripture, drive that home and clinch it so that the one with whom you have been dealing cannot forget it, but will hear it ringing in his memory long after you have ceased talking. Dr. Ichabod Spencer once in dealing with a young man who had many difficulties kept continually quoting the passage “now is the accepted time, behold now is the day of salvation.” The young man tried to get Dr. Spencer on to something else, but over and over again he rang out the words. The next day the young man returned rejoicing in Christ and thanking the doctor that he had “hammered” him with that text. The words kept ringing in his ears during the night and he could not rest until he had settled the matter by accepting Christ.

C’est une bonne chose quand une personne peut montrer un verset précis de la Parole de Dieu et dire : « Je sais, sur l’autorité de ce verset, que mes péchés sont pardonnés et que je suis enfant de Dieu. » Il y a des moments, cependant, où un effet puissant est produit par l’accumulation de passages sur un même point, jusqu’à ce que l’esprit soit convaincu et le cœur conquis.It is a good thing when a person can point to some definite verse in the word of God and say “I know on the authority of that verse that my sins are forgiven and I am a child of God.” There are times, however when a powerful effect is produced by a piling up of passages along some line until the mind is convinced and the heart conquered.

6. Maintenez toujours la personne avec qui vous traitez sur le point principal : accepter Christ. Si elle veut discuter des prétentions des diverses dénominations, ou de la question du baptême, ou de théories sur le châtiment futur, ou de toute autre question que la question centrale de son besoin d’un Sauveur et de Christ, le Sauveur dont elle a besoin, dites-lui que ces questions méritent d’être abordées en leur lieu et en leur temps, mais que le moment de les régler viendra après qu’elle aura réglé la question première et fondamentale : accepter ou rejeter Christ. Bien des cas ont été perdus parce qu’un ouvrier inexpérimenté s’est laissé entraîner dans la discussion d’une question secondaire qu’il est de la dernière folie de discuter avec une personne non régénérée.6. Always hold the person with whom you are dealing to the main point of accepting Christ. If he wishes to discuss the claims of various denominations, or the question of baptism, or theories of future punishment or any other question other than the central one of his need of a Saviour and Christ the Saviour he needs; tell him that those questions are proper to take up in their right place and time, but the time to settle them is after he has settled the first and fundamental question of accepting or rejecting Christ. Many a case has been lost by an inexperienced worker allowing himself to be involved in a discussion of some side issue which it is utter folly to discuss with an unregenerated person.

7. Soyez courtois. Bien des chrétiens bien intentionnés mais indiscrets repoussent par leur grossièreté et leur impertinence ceux qu’ils voudraient gagner à Christ. Il est tout à fait possible d’être à la fois parfaitement franc et parfaitement courtois. Vous pouvez montrer aux hommes leur terrible péché et leur besoin sans les insulter. Vos paroles peuvent être très pénétrantes, tandis que vos manières sont très douces et engageantes. En vérité, plus nos manières sont douces et engageantes, plus nos paroles pénètrent profondément, car elles ne suscitent pas l’opposition de ceux avec qui nous traitons. Certains ouvriers zélés abordent ceux à qui ils veulent parler de telle manière que ces derniers se mettent aussitôt sur la défensive et se revêtent d’une armure impossible à percer.7. Be courteous. Many well–meaning but indiscreet Christians by their rudeness and impertinence repel those whom they would win to Christ. It is quite possible to be at once perfectly frank and perfectly courteous. You can point out to men their awful sin and need without insulting them. Your words may be very searching, while your manner is very gentle and winning. Indeed, the more gentle and winning our manner is, the deeper our words will go, for they will not stir up the opposition of those with whom we deal. Some zealous workers approach those with whom they wish to deal in such a manner that the latter at once assume the defensive and clothe themselves with an armor that it is impossible to penetrate.

8. Soyez profondément sérieux. Seul l’homme sérieux peut faire sentir à celui qui n’est pas sauvé la vérité de la Parole de Dieu. Il est bon de laisser d’abord les passages que nous voulons employer avec les autres pénétrer notre propre âme. Je connais une ouvrière qui obtenait de grands succès et qui, pendant longtemps, employa avec chacune des personnes dont elle s’occupait un seul passage : « prépare-toi à la rencontre de ton Dieu » ; mais ce passage avait pris si complètement possession de son cœur et de son esprit qu’elle l’employait avec une efficacité extraordinaire. Quelques passages qui se sont rendus maîtres de nous valent mieux que beaucoup de passages dont nous nous sommes rendus maîtres dans quelque manuel. Il est conseillé au lecteur de ce livre de méditer à genoux ceux des passages qui y sont suggérés et qu’il décide d’employer, jusqu’à ce qu’il en sente lui-même la puissance. Nous lisons de Paul qu’il n’a « cessé nuit et jour d’exhorter avec larmes chacun » (Actes 20.31). Un sérieux authentique ira plus loin que toute habileté apprise dans un cours de formation ou par l’étude d’un livre comme celui-ci.8. Be dead in earnest. Only the earnest man can make the unsaved man feel the truth of God’s word. It is well to let the passages that we would use with others first sink into our own souls. I know of a very successful worker who for a long time used the one passage, “prepare to meet thy God,” with every one with whom she dealt, but that passage had taken such complete possession of her heart and mind that she used it with tremendous effect. A few passages that have mastered us are better than many passages that we have mastered from some text book. The reader of this book is advised to ponder, upon his knees, such of the passages suggested in it as he decides to use until he himself feels their power. We read of Paul that he “ceased not to warn every one night and day, with tears.” (Acts xx. 31.) Genuine earnestness will go farther than any skill learned in a training class or from the study of such a book as this.

9. Ne perdez jamais votre calme quand vous essayez de conduire une âme à Christ. Certaines personnes sont exaspérantes à dessein, mais même celles-là peuvent être gagnées par la patience, la longanimité et la douceur. Elles ne peuvent certainement pas l’être si vous perdez votre calme. Rien ne leur fait plus plaisir, ni ne les conforte davantage dans leurs péchés. Plus elles sont irritantes dans leurs paroles et leurs actes, plus elles seront frappées si vous rendez la bonté pour l’insulte. Souvent, celui qui s’est montré le plus insupportable reviendra repentant. L’un des hommes les plus insultants que j’aie jamais rencontrés est devenu par la suite l’un des ouvriers les plus patients, les plus persévérants et les plus efficaces.9. Never lose your temper when trying to lead a soul to Christ. Some persons are purposely exasperating, but even such may be won, by patience, forbearance and gentleness. They certainly cannot be won if you lose your temper. Nothing delights them more, or gives them more comfort in their sins. The more extremely irritating they are in their words and actions the more impressed they will be if you return insults with kindness. Often times the one who has been most insufferable will come back in penitence. One of the most insulting men I ever met afterwards became one of the most patient, persistent and effective of workers.

10. N’ayez jamais de discussion enflammée avec quelqu’un que vous voulez conduire à Christ. Cela vient toujours de la chair, et non de l’Esprit (Galates 5.20, 22, 23). Cela naît de l’orgueil et du refus de laisser l’autre l’emporter sur vous dans la discussion. Refusez de discuter. Si la personne à qui vous parlez a des idées fausses qui doivent être écartées avant qu’elle puisse être conduite à Christ, montrez-lui calmement et aimablement son erreur. Si l’erreur n’est pas essentielle, refusez d’en discuter et maintenez la personne sur la question principale.10. Never have a heated argument with one whom you would lead to Christ. This always comes from the flesh and not from the spirit. (Gal. v. 20, 22, 23.) It arises from pride and unwillingness to let the other person get the best of you in argument. Refuse to argue. If the one with whom you are talking has mistaken notions that must be removed before he can be led to Christ quietly and pleasantly show him their error. If the error is not essential refuse to discuss it and hold the person to the main question.

11. N’interrompez jamais quelqu’un d’autre qui s’occupe d’une âme. Vous pouvez penser qu’il ne s’y prend pas de la manière la plus sage, mais si vous pouvez mieux faire, attendez votre heure et vous en aurez l’occasion. Bien des ouvriers inexpérimentés ont amené quelqu’un au point même de la décision, lorsqu’un importun est intervenu et a ruiné toute l’œuvre. D’un autre côté, ne laissez pas les autres vous interrompre, si vous pouvez l’éviter. Un petit mot, dit clairement mais courtoisement, suffira généralement à l’empêcher.11. Never interrupt any one else who is dealing with a soul. You may think he is not doing it in the wisest way, but if you can do it any better, bide your time and you will have the opportunity. Many an unskilled worker has had some one at the very point of decision when some meddler has broken in and upset the whole work. On the other hand, do not let others, if you can help it, interrupt you. Just a little word plainly but courteously spoken will usually prevent it.

12. Ne soyez pas pressé. L’un des grands défauts du travail chrétien aujourd’hui est la précipitation. Nous sommes trop impatients d’obtenir des résultats immédiats, et nous faisons ainsi un travail superficiel. Il est très frappant de voir combien de ceux avec qui Christ a traité se sont déclarés lentement. Nicodème, Joseph, Pierre et même Paul — bien que, dans son cas, le pas final paraisse très soudain — en sont des exemples. Même après l’apparition personnelle de Jésus à Paul sur le chemin de Damas, il fallut trois jours avant que celui-ci entre dans la lumière et confesse ouvertement Christ (Actes 22.16). Un seul homme avec qui l’on a fait un travail lent mais approfondi, et qui a enfin été amené à se déclarer clairement pour Christ, vaut mieux qu’une douzaine avec qui l’on a fait un travail hâtif et qui pensent avoir accepté Christ alors qu’en réalité ils ne l’ont pas fait. Il est souvent sage de planter une vérité dans le cœur d’un homme et de la laisser agir. La semence tombée dans les endroits pierreux lève vite, mais se dessèche tout aussi vite.12. Don’t be in a hurry. One of the great faults of Christian work to–day is haste. We are too anxious for immediate results and so do superficial work. It is very noticeable how many of those with whom Christ dealt came out slowly. Nicodemus, Joseph, Peter and even Paul—though the final step in his case seems very sudden—are cases in point. It was three days even after the personal appearance of Jesus to Paul on the way to Damascus before the latter came out into the light and openly confessed Christ. (Acts xxii. 16.) One man with whom slow but thorough work has been done, and who at last has been brought out clearly for Christ, is better than a dozen with whom hasty work has been done, who think they have accepted Christ when in reality they have not. It is often a wise policy to plant a truth in a man’s heart and leave it to work. The seed on rocky ground springs up quickly but withers as quickly.

13. Chaque fois que c’est possible et sage, amenez la personne avec qui vous traitez à se mettre à genoux devant Dieu. Il est merveilleux de voir combien de difficultés disparaissent dans la prière, et avec quelle facilité les gens obstinés cèdent quand ils sont amenés dans la présence même de Dieu. Je me souviens d’avoir parlé avec une jeune femme, dans une salle d’entretien, pendant peut-être deux heures, sans faire de progrès apparent ; mais quand enfin nous nous agenouillâmes pour prier, en moins de cinq minutes elle se réjouissait en son Sauveur.13. Whenever it is possible and wise, get the person with whom you are dealing on his knees before God. It is wonderful how many difficulties disappear in prayer, and how readily stubborn people yield when they are brought into the very presence of God himself. I remember talking with a young woman, in an inquiry room, for perhaps two hours and making no apparent headway; but, when at last we knelt in prayer, in less than five minutes she was rejoicing in her Saviour.

14. Chaque fois que vous semblez échouer dans un cas donné, rentrez chez vous, priez à ce sujet et étudiez-le pour voir pourquoi vous avez échoué. Si vous avez été embarrassé quant au passage de l’Écriture à employer, étudiez la partie de ce livre qui décrit les différentes catégories de personnes que nous rencontrons et la manière de les traiter, et voyez à quelle catégorie ce cas appartient et comment vous auriez dû le traiter. Puis retournez-y si vous le pouvez, et essayez de nouveau. En tout cas, vous serez mieux préparé la prochaine fois. Le plus grand succès dans cette œuvre vient à travers beaucoup de défaites apparentes. Il sera bon d’étudier souvent ces conseils et suggestions, pour voir si vos échecs viennent de ce que vous les avez négligés.14. Whenever you seem to fail in any given case go home and pray over it and study it to see why you failed. If you have been at a loss as to what scripture to use, study that portion of this book that describes the different classes we meet and how to deal with them and see where this case belongs and how you ought to have treated it. Then go back if you can and try again. In any case you will be better prepared next time. The greatest success in this work comes through many apparent defeats. It will be well to frequently study these hints and suggestions to see if your failures come through neglect of them.

15. Avant de vous séparer de celui qui a accepté Christ, ne manquez pas de lui donner des instructions précises sur la manière de réussir dans la vie chrétienne. Voici des points sur lesquels il faut toujours insister. (a.) Confessez Christ de votre bouche devant les hommes chaque fois que vous en avez l’occasion. Romains 10.9, 10 ; Matthieu 10.32, 33. (b.) Faites-vous baptiser et prenez régulièrement part à la cène du Seigneur. Actes 2.38, 42 ; Luc 22.19 ; 1 Corinthiens 11.24-26. (c.) Étudiez chaque jour la Parole de Dieu. 1 Pierre 2.2 ; Actes 20.32 ; 2 Timothée 3.13-17 ; Actes 17.11. (d.) Priez chaque jour, souvent, et à chaque moment de tentation. Luc 11.9-13 ; 22.40 ; 1 Thessaloniciens 5.17. (e.) Ôtez de votre vie tout péché, même le plus petit, et tout ce sur quoi vous avez des doutes, et obéissez à chaque parole de Christ. 1 Jean 1.6, 7 ; Romains 14.23 ; Jean 14.23. (f.) Recherchez la compagnie des chrétiens. Éphésiens 4.12-16 ; Actes 2.42, 47 ; Hébreux 10.24, 25. (g.) Mettez-vous au travail pour Christ. Matthieu 25.14-29. (h.) Quand vous tombez dans le péché, ne vous découragez pas, mais confessez-le aussitôt, croyez qu’il est pardonné parce que Dieu le dit, relevez-vous et continuez. 1 Jean 1.9 ; Philippiens 3.13-14. Il serait bon de donner ces instructions sous une forme durable à celui que vous avez conduit à Christ. Vous pouvez les écrire, ou vous procurer un petit traité appelé « Christian Life Card », publié par Jno. C. Collins, Bureau of Supplies, New Haven (Connecticut). Il les contient, ainsi que d’autres éléments.15. Before parting from the one who has accepted Christ, be sure to give him definite instructions as to how to succeed in the Christian life. The following are points that should be always insisted upon. (a.) Confess Christ with the mouth before men every opportunity you get. Rom. x. 9, 10; Matt. x. 32, 33. (b.) Be baptized and partake regularly of the Lord’s supper. Acts ii. 38, 42; Luke xxii. 19; 1 Cor. xi. 24–26. (c.) Study the Word of God daily. 1 Pet. ii. 2; Acts xx. 32; 2 Tim. iii. 13–17; Acts xvii. 11. (d.) Pray daily, often and in every time of temptation. Luke xi. 9–13; xxii. 40; 1 Thes. v. 17. (e.) Put away out of your life every sin, even the smallest, and everything you have doubts about, and obey every word of Christ 1 Jno. i. 6, 7; Rom. xiv. 23; Jno. xiv. 23. (f.) Seek the society of Christians. Eph. iv. 12–16; Acts ii. 42, 47; Heb. x. 24, 25. (g.) Go to work for Christ. Matt. xxv. 14–29. (h.) When you fall into sin don’t be discouraged, but confess it at once, believe it is forgiven because God says so and get up and go on. 1 Jno. i. 9; Phil. iii. 13–14. It would be well to give these instructions in some permanent form to the one whom you have led to Christ. You can write them out or get a little tract called the “Christian Life Card” published by Jno. C. Collins, Bureau of Supplies, New Haven, Conn. This contains them and some other matter.

16. Quand vous avez conduit quelqu’un à Christ, suivez-le et aidez-le dans le développement de sa vie chrétienne. Beaucoup sont conduits à Christ, puis négligés, et progressent très mal. C’est une grande erreur. Le travail de suivi de ceux qui sont convertis est aussi important que le travail qui consiste à les conduire à Christ, et en règle générale, personne ne peut le faire aussi bien que la personne dont Dieu s’est servi pour leur conversion.16. When you have led any one to Christ, follow him up and help him in the development of his Christian life. Many are led to Christ and then neglected and get on very poorly. This is a great mistake. The work of following up those who are converted is as important as the work of leading them to Christ, and as a rule no one can do it so well as the person whom God used in their conversion.

Lectures assignées tirées d’une édition historique du domaine public (CTS 2026-10-11) ; l’espagnol et le français sont des traductions du STC.Assigned readings from a historical public-domain edition (CTS 2026-10-11); the Spanish is a CTS translation.