Manuel de masterMaster's textbook

📘 The Expositor’s Bible: The Epistles of St. Peter (extraits choisis)The Expositor’s Bible: The Epistles of St. Peter (assigned excerpts)

Commentaire historique · J. Rawson LumbyHistorical commentary · J. Rawson Lumby

J. Rawson Lumby · original du domaine public ; cinq extraits assignés traduits par le STCJ. Rawson Lumby · public-domain original; five assigned excerpts translated by CTS

À propos de ce manuelAbout this textbook

Les lectures assignées de ce livre se trouvent sur cette page, en anglais et dans des traductions espagnole et française réalisées par le STC.The assigned readings from this book are on this page, in English and in a CTS Spanish translation. La page de l’examen explique quand il est obligatoire pour valider le cours au niveau master. Les validations antérieures restent acquises.The test page explains when this examination is required for master’s course completion. Valid earlier completions remain valid.

1. Enseignement pratique et Trinité1. Practical Teaching and the Trinity

J. Rawson Lumby, The Expositor’s Bible: The Epistles of St. Peter (1893), chapitre I. Extrait assigné ; traduction du Séminaire théologique de Chapala. Les interprétations sont celles de l’auteur.J. Rawson Lumby, The Expositor’s Bible: The Epistles of St. Peter (1893), chapter I. Assigned excerpt. The interpretations are the author’s.

Qu’une lettre de saint Pierre soit, comme celle-ci, d’un caractère très pratique, c’est bien ce que nous pouvions attendre d’après ce que les Évangiles nous apprennent de l’apôtre. Prompt en paroles et en actes, toujours le porte-parole des Douze, il semble fait pour guider et conduire les hommes. Ce à quoi nous ne nous serions peut-être pas attendus, c’est le langage doctrinal très précis par lequel s’ouvre l’épître. Nulle part, ni dans les écrits de saint Paul ni dans ceux de saint Jean, nous ne trouvons un enseignement plus complet ou plus instructif sur la sainte Trinité. Et en cela saint Pierre a été conduit à choisir le seul ordre qui tend à l’édification. Les leçons solides pour la vie chrétienne doivent être fondées sur une foi droite, et un frère ne peut apporter aucune force à ses frères s’il ne leur montre d’abord clairement la source d’où doit venir sa force et la leur.That a letter by St. Peter should be, as this is, of a very practical character is no more than we might expect from what we know of the Apostle from the Gospels. Prompt in word and action, ever the spokesman of the twelve, he seems made for a guide and leader of men. What perhaps we should not have expected is the very definite doctrinal language with which the Epistle opens. Nowhere in the writings either of St. Paul or St. John do we find more full or more instructive teaching concerning the Holy Trinity. And herein St. Peter has been guided to choose the only order which tends to edification. Sound lessons for Christian life must be grounded upon a right faith, and a brother can afford no strength to his brethren unless first of all he point them clearly to the source whence both his strength and theirs must come.

2. L’Église, maison spirituelle2. The Church as a Spiritual House

J. Rawson Lumby, The Expositor’s Bible: The Epistles of St. Peter (1893), chapitre VI. Extrait assigné ; traduction du Séminaire théologique de Chapala. Les interprétations sont celles de l’auteur.J. Rawson Lumby, The Expositor’s Bible: The Epistles of St. Peter (1893), chapter VI. Assigned excerpt. The interpretations are the author’s.

Laissant l’exhortation aux devoirs individuels, l’apôtre se tourne maintenant vers la description de la société chrétienne dans sa relation avec son divin Fondateur ; il parle à la fois des privilèges dont jouissent les croyants et des services qu’ils doivent rendre. Il emprunte pour cela une image très fréquente dans l’Écriture sainte et compare les fidèles aux pierres d’un noble édifice bâti sur un fondement sûr. Un tel langage avait sur ses lèvres une signification profonde. Il était l’homme-rocher ; son nom de Pierre lui avait été donné par Christ en reconnaissance de sa grande confession, et Jésus avait consacré par ses propres paroles l’image dont se sert l’apôtre : « sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Matthieu 16.18), paroles qui trouvaient chaque jour un heureux accomplissement dans la croissance de ces Églises d’Asie. Le rocher n’est pas une image rare dans l’Ancien Testament pour représenter la fidélité de Dieu, et on la rencontre surtout dans Ésaïe et dans les Psaumes. « Car l’Éternel est le rocher des siècles » (Ésaïe 26.4), dit le prophète ; ailleurs il appelle Dieu « le rocher d’Israël » (30.29) ; et les prières du psalmiste sont pleines de la même pensée de la puissance et de la protection divines : « Sois pour moi un rocher protecteur, une forteresse » (Psaume 31.3) ; « Conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre ! » (61.3) ; « Ô Éternel, mon rocher et mon libérateur ! » (19.15).Leaving the exhortation to individual duties, the Apostle turns now to describe the Christian society in relation to its Divine Founder, and tells both of the privileges possessed by believers, and of the services which they ought to render. He employs for illustration a figure very common in Holy Scripture, and compares the faithful to stones in the structure of some noble edifice, built upon a sure foundation. Such language on his lips must have had a deep significance. He was the rock-man; his name Peter was bestowed by Christ in recognition of his grand confession: and Jesus had consecrated the simile which the Apostle uses by His own words, "Upon this rock I will build My Church" (Matt. xvi. 18), words which were daily finding a blessed fulfilment in the growth of these Asian Churches. A rock is no unusual figure in the Old Testament to represent God's faithfulness, and its use is specially frequent in Isaiah and the Psalms. "In the Lord Jehovah is an everlasting rock" (Isa. xxvi. 4), says the prophet; again he calls God "the rock of Israel" (xxx. 29); while the prayers of the Psalmist are full of the same thought concerning the Divine might and protection: "Be Thou my strong rock and my fortress" (Psalm xxxi. 2); "Lead me to the rock that is higher than I" (lxi. 2); "O God, my rock and my Redeemer" (xix. 14).

3. Le caractère de l’unité chrétienne3. The Character of Christian Unity

J. Rawson Lumby, The Expositor’s Bible: The Epistles of St. Peter (1893), chapitre X. Extrait assigné ; traduction du Séminaire théologique de Chapala. Les interprétations sont celles de l’auteur.J. Rawson Lumby, The Expositor’s Bible: The Epistles of St. Peter (1893), chapter X. Assigned excerpt. The interpretations are the author’s.

L’apôtre cesse maintenant ses exhortations particulières et recommande de façon générale les qualités et la conduite qui doivent distinguer tous ceux qui craignent le Seigneur. Enfin, dit-il — et le mot peut annoncer la fin de ses conseils ; mais les vertus qu’il inculque ont une telle importance qu’il peut fort bien vouloir en faire le sommet et la couronne de tous ses avis précédents — soyez tous unanimes, compatissants, pleins d’amour fraternel, miséricordieux, humbles. Saint Pierre a réuni ici plusieurs qualificatifs dont tous, sauf un, ne sont employés dans le Nouveau Testament que par lui, et ils ont ce caractère imagé si frappant dans tout le langage de l’apôtre. Unanimes. Si le mot ne s’y trouve pas, l’esprit en est largement illustré dans l’histoire primitive de l’Église. Combien de fois entendons-nous l’expression « d’un commun accord » dans les premiers chapitres des Actes ! C’est ainsi que les disciples persévéraient dans la prière (1.14) ; ainsi qu’ils se rendaient chaque jour au temple (2.46) ; ainsi qu’ils élevaient leur voix vers Dieu (4.24), car la multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme (4.32). De telles vies montrent l’harmonie de la pensée, le même but et le même dessein. Ces hommes n’emploieront pas toujours les mêmes moyens et ne suivront pas toujours les mêmes méthodes, mais ils chercheront tous un même résultat. Une telle unité vaut mieux que l’uniformité.The Apostle now ceases from his special admonitions, and enforces generally such qualities and conduct as must mark all who fear the Lord. Finally , he says—and the word may indicate the close of his counsels; but the virtues which he inculcates are of so important a character that he may very well intend them as the apex and crown of all his previous advice— be ye all like-minded, compassionate, loving as brethren, tender-hearted, humble-minded . St. Peter has here grouped together a number of epithets of which all but one are only used in the New Testament by himself, and they are of that graphic character which is so conspicuous in all the Apostle's language. Like-minded. If the word be not there, the spirit is largely exemplified in the early history of the Church. How often we hear the phrase "with one accord" in the opening chapters of the Acts. Thus the disciples continued in prayer (i. 14); thus they went daily to the Temple (ii. 46); thus they lifted up their voices to God (iv. 24), for all they that believed were of one heart and one soul (iv. 32). Such lives exhibit harmony of thought, the same aim and purpose. The men may not, will not, always use the same means or follow the same methods, but they will all be seeking one result. Such unity is worth more than uniformity.

4. Souffrance, épreuve et discernement4. Suffering, Testing, and Discernment

J. Rawson Lumby, The Expositor’s Bible: The Epistles of St. Peter (1893), chapitre XIV. Extrait assigné ; traduction du Séminaire théologique de Chapala. Les interprétations sont celles de l’auteur.J. Rawson Lumby, The Expositor’s Bible: The Epistles of St. Peter (1893), chapter XIV. Assigned excerpt. The interpretations are the author’s.

De telles pensées apportaient de la consolation à ceux pour qui saint Pierre écrivait directement. Ils souffraient pour l’amour de Christ ; leur foi en lui était mise à l’épreuve. Mais les paroles de l’apôtre sont laissées pour l’édification de toutes les générations de croyants. En tout temps et en tout lieu, il y a eu abondance de chagrin et de douleur. Comment ceux qui souffrent aujourd’hui peuvent-ils avoir part à la consolation apostolique ? Comment peuvent-ils apprendre à ne pas trouver étrange d’être affligés ? Les paroles de l’apôtre répondent à ces questions. Et ce ne sont pas là des interrogations légères ou rares, pour nous-mêmes comme pour les autres. Les hommes sont enclins à se lamenter sur les pertes temporelles ou les souffrances corporelles, les leurs ou celles des autres, sur un ton qui laisse entendre que de telles épreuves seront à la fin compensées et rendues efficaces pour la bénédiction future de celui qui souffre. Le Nouveau Testament n’enseigne rien de tel. « La fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver » : telle est l’expression de saint Pierre. Il y a dans le monde beaucoup de souffrance qui n’est en aucun sens une participation aux souffrances de Christ, en aucun sens une épreuve envoyée par Dieu pour éprouver la foi de celui qui souffre.Such thoughts would yield comfort to those for whom St. Peter immediately wrote. They were suffering for Christ's sake; their faith in Him was being tested. But the Apostle's words are left for the edification of all generations of believers. Throughout all time and everywhere there has been abundance of grief and pain. How may sufferers to-day participate in the apostolic consolation? How may they learn to think it not strange that they are afflicted? The Apostle's words supply the answer to such questions. And they are no light or infrequent questionings both for ourselves and others. Men are prone to lament over temporal losses or bodily sufferings, their own or others', in tones which convey the idea that such trials will in the end be compensated and made efficacious for the future blessing of the sufferer. The New Testament has no such doctrine. "The trial which cometh upon you to prove you," is St. Peter's expression. There is much suffering in the world which is in no sense a participation of the sufferings of Christ, in no sense a God-sent trial for proving the faith of the sufferer.

5. Paître le troupeau avec humilité5. Shepherding with Humility

J. Rawson Lumby, The Expositor’s Bible: The Epistles of St. Peter (1893), chapitre XVI. Extrait assigné ; traduction du Séminaire théologique de Chapala. Les interprétations sont celles de l’auteur.J. Rawson Lumby, The Expositor’s Bible: The Epistles of St. Peter (1893), chapter XVI. Assigned excerpt. The interpretations are the author’s.

L’humilité qu’il va bientôt recommander à tout le corps, l’apôtre la manifeste en se plaçant au niveau de ceux à qui il parle : « moi ancien comme eux, je vous exhorte ». Il a de solides titres à être écouté, des titres qui ne pourront jamais être les leurs. Il a été témoin des souffrances de Christ. Il aurait pu faire mention de son apostolat ; il aurait pu rappeler la mission trois fois répétée qui fournit bientôt la matière de son exhortation. Il préfère être compté comme un égal, un compagnon d’œuvre avec eux. Certains ont pensé que, même lorsqu’il se dit témoin des souffrances de Christ, il ne pense pas tant à ce qu’il a vu de la vie et de la mort de Jésus qu’au témoignage qu’il a rendu à son Maître depuis l’effusion de la Pentecôte et à la part qu’il a eue aux souffrances pour l’amour de Christ. S’il en est ainsi, il se compterait ici encore comme l’un d’eux, ce qu’il veut clairement faire dans les paroles qui suivent, où il se dit participant, comme eux tous, de la gloire qu’ils attendent. Ainsi, en toutes choses, ils sont ses frères : dans le ministère, dans leur affliction et dans leur espérance de la gloire qui doit être révélée. Il ouvre sa charge solennelle par des paroles qui font écho à celles de Christ lui-même : « Pais mes brebis » ; « Pais mes agneaux ». Chaque mot dépeint la responsabilité de ceux à qui ce dépôt est confié. Ces frères sont le troupeau de Dieu. Les psalmistes et les prophètes avaient été conduits autrefois à employer cette image ; ils parlent du peuple de Dieu comme du « troupeau de son pâturage ». Mais notre Seigneur l’a consacrée davantage encore lorsqu’il s’est appelé lui-même « le bon berger, qui donne sa vie pour ses brebis ».The humility, which he is soon about to commend to the whole body, the Apostle manifests by placing himself on the level of those to whom he speaks: "I, who am a fellow-elder, exhort you." He has strong claims to be heard, claims which can never be theirs. He has been a witness of the sufferings of Christ. He might have made mention of his apostleship; he might have told of the thrice-repeated commission which soon supplies the matter of his exhortation. He will rather be counted an equal, a fellow-labourer with themselves. Some have thought that even when he calls himself a witness of Christ's sufferings he is not so much referring to what he saw of the life and death of Jesus, as to the testimony which he has borne to his Master since the pentecostal outpouring and the share which he has had of sufferings for Christ's sake. If this be so, he would here too be reckoning himself even as they, as he clearly intends to do in the words which follow, where he calls himself a sharer, as they all are, in the glory to which they look forward. Thus in all things they are his brethren: in the ministry, in their affliction, and in their hope of glory to be revealed. He opens his solemn charge with words which are the echo of Christ's own: "Feed My sheep"; "Feed My lambs." Every word pictures the responsibility of those to whom the trust is committed. These brethren are God's flock. Psalmists and prophets had been guided of old to use the figure; they speak of God's people as "the sheep of His pasture." But our Lord consecrated it still more when He called Himself "the good Shepherd, that giveth His life for the sheep."

Lectures assignées tirées d’une édition historique du domaine public (1893 / CTS faculty draft 2026) ; l’espagnol et le français sont des traductions du STC.Assigned readings from a historical public-domain edition (1893 / CTS faculty draft 2026); the Spanish is a CTS translation.