Théologie de l'alliance, Écriture et confessions de foi réforméesCovenant Theology, Scripture, and Reformed Confessions

Salle de lecture complémentaireSupplemental Reading Room

Théologie de l'alliance, Écriture et confessions de foi réforméesCovenant Theology, Scripture, and Reformed Confessions

Lire différentes perspectives théologiques. Les lectures historiques expriment les perspectives de leurs auteurs, notamment les traditions arminienne et réformée ou calviniste. Leur inclusion ne fait pas de la position d’un auteur une doctrine établie du STC. Lisez à la lumière de l’Écriture et des textes assignés. Une réponse étayée venant d’une autre perspective évangélique doit être évaluée selon son raisonnement, sans être pénalisée simplement parce qu’elle diffère de l’auteur. Si une note automatique rejette une telle réponse, demandez une relecture au STC.Reading different theological perspectives. Historical readings express their authors' perspectives, including Arminian and Reformed or Calvinist traditions. Inclusion does not make an author's position settled CTS doctrine. Read with Scripture and the assigned material. A supported answer from another evangelical perspective should be assessed on its reasoning, not penalized simply for differing from the author. If an automated score rejects such an answer, ask CTS for review.

Lectures assignées du master (les cinq)Master’s Assigned Readings (all five)

Les étudiants M.Div. et Th.M. lisent les cinq textes assignés et passent leur examen distinct après son activation. La page de l’examen indique la règle en vigueur ; les validations antérieures restent acquises.M.Div. and Th.M. students read all five assigned selections and take their separate exam after activation. The test page states the current rule; valid earlier completions remain valid.

Mention facultative (choisissez trois textes)Optional Honors (choose three)

La mention est facultative pour tous les parcours. Les étudiants du Certificat et du diplôme associé peuvent lire trois textes pour la mention sans examen des lectures obligatoires. La mention ne remplace aucun des examens du master.Honors is optional on every track. Certificate and Associate students may read three honors selections without a required-reading exam. Honors does not replace either master’s exam.

Le test du manuel du Master : lisez La Confession de foi et le Petit Catéchisme de Westminster (1647), puis passez son test : vingt questions à compléter, tirées d’un ensemble de quarante ; dix-huit bonnes réponses suffisent pour réussir. Chaque réponse est immédiatement marquée comme correcte ou incorrecte. Les bonnes réponses et les explications deviennent disponibles après la réussite de la tentative. Il est distinct du test de lecture sur les cinq résumés ci-dessous : réussir l’un ne valide pas l’autre. Dans les parcours M.Div. et Th.M., les deux tests sont en cours de mise en place ; la page de chaque test indique s’il est déjà en vigueur. D’ici là, tout étudiant peut les passer, et une réussite est conservée dans votre dossier.The Master's textbook test: read The Westminster Confession of Faith and Shorter Catechism (1647), then take its test: twenty fill-in-the-blank questions, drawn from forty; eighteen right passes. Each answer is marked right or wrong at once. Correct answers and explanations are available after the attempt passes. It is separate from the reading test on the five digests below: passing one does not pass the other. On the M.Div. and Th.M. tracks both tests are being introduced; each test's page says whether it is in force yet. Until then any student may take them, and a pass is kept in your record.
Le test de lecture du Master : distinct de l’invitation à la mention ci-dessous. La mention vous demande de lire trois de ces résumés au choix ; le test du Master porte sur les cinq. Il comporte vingt questions à compléter, quatre par lecture, tirées d’un ensemble de quarante ; dix-huit bonnes réponses suffisent pour réussir. Chaque réponse est immédiatement marquée comme correcte ou incorrecte ; les bonnes réponses et les explications deviennent disponibles après la réussite de la tentative. Vous pouvez réessayer après une courte attente. Le test est en cours de mise en place : sa page indique s’il est déjà en vigueur. D’ici là, tout étudiant peut le passer, et une réussite est conservée dans votre dossier.The Master's reading test: separate from the honors invitation below. Honors asks you to read any three of these digests; the Master's test covers all five. It has twenty fill-in-the-blank questions, four from each reading, drawn from forty; eighteen right passes. Each answer is marked right or wrong at once; correct answers and explanations are available after the attempt passes. You may try again after a short wait. The test is being introduced: its page says whether it is in force yet. Until then any student may take it, and a pass is kept in your record.
Option mention : lisez intégralement trois des cinq lectures ci-dessous, au choix. Ces lectures complètent le cours ; elles ne remplacent ni ses unités ni ses examens.Honors option: Complete any three of the five readings below. These readings supplement the course and do not replace its units or examinations.
Sur ce site : chacune des cinq lectures est un résumé du STC, rédigé par le STC et disponible en anglais, en espagnol et en français ici sur le site — tous s’ouvrent directement depuis cette page, sans rien à télécharger. Chaque carte nomme l’œuvre dont son résumé est tiré.On this site: Each of the five readings is a Chapala Theological Seminary digest, written by CTS, available in English, Spanish and French here on the site — every one opens directly from this page, with nothing to download. Each card names the work its digest is made from.
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Lecture 1 · L’Écriture et DieuReading 1 · Scripture and God

La Parole écriteThe Word Written

Réunie à Westminster dès 1643, l’Assemblée commence sa Confession par l’Écriture : suffisante, claire, s’interprétant elle-même et destinée à être traduite dans toutes les langues. Elle confesse ensuite le Dieu trinitaire, son décret éternel et l’élection traitée « avec une prudence et un soin particuliers », la création en six jours et une providence qui gouverne tout et prend un soin particulier de son Église.Meeting at Westminster from 1643, the Assembly begins its Confession with Scripture: sufficient, clear, self-interpreting and to be translated into every language. It then confesses the triune God, his eternal decree and election “with special prudence and care,” creation in six days, and a providence that governs all things and cares especially for his Church.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

La Parole écrite : l’Écriture, Dieu et son décret éternelThe Word Written: Scripture, God and His Eternal Decree

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — les chapitres 1 à 5 de la Confession de foi de Westminster, où l’Assemblée pose son fondement dans l’Écriture et dans le Dieu qui parle, décrète, crée et gouverneA Chapala Theological Seminary reading — chapters 1–5 of the Westminster Confession of Faith, where the Assembly lays its foundation in Scripture and in the God who speaks, decrees, creates and governs

Un résumé du STC des chapitres 1 à 5 de la Confession de foi de Westminster (1647), d’après le texte achevé par l’Assemblée de Westminster en 1646–47. L’original est dans le domaine public (1647) ; les brèves citations ci-dessous en sont traduites et servent à l’étude.A CTS digest of chapters 1–5 of the Westminster Confession of Faith (1647), from the text completed by the Westminster Assembly in 1646–47. The original is in the public domain (1647); it is quoted briefly below for study.

  • CFW chapitres 1–5WCF chapters 1–5
  • Source primairePrimary source
  • 1643–16491643–1649
  • Assemblée de WestminsterWestminster Assembly
Un mot avant de lire. Cette option est écrite de l’intérieur de la tradition réformée et presbytérienne. Nous présentons son enseignement avec sympathie, comme le feraient ses propres pasteurs, et nous indiquons loyalement où d’autres familles évangéliques lisent la Bible autrement. Rappelez-vous que la Confession de Westminster est un document d’Église, non l’Écriture. Elle ne réclame d’autorité que dans la mesure où elle s’accorde avec la Bible, et elle le dit elle-même (31.4). Ses cinq premiers chapitres suivent un ordre clair : comment Dieu parle (l’Écriture), qui est Dieu (la Trinité), ce que Dieu se propose (son décret) et ce que Dieu fait (la création et la providence). A word before you read. This elective is written from within the Reformed and Presbyterian tradition. We present its teaching sympathetically, as its own pastors would, and we note fairly where other evangelical families read the Bible differently. Remember that the Westminster Confession is a church document, not Scripture. It claims authority only as far as it agrees with the Bible, and it says so itself (31.4). Its first five chapters move in a clear order: how God speaks (Scripture), who God is (the Trinity), what God purposes (his decree), and what God does (creation and providence).

1.Un Parlement convoque une Assemblée1.A Parliament Calls an Assembly

En 1643, l’Angleterre était en guerre contre elle-même : le roi Charles Ier contre le Long Parlement. Beaucoup au Parlement voulaient réformer plus profondément l’Église d’Angleterre. Le Parlement convoqua donc une assemblée de « théologiens savants et pieux » pour le conseiller sur la doctrine, le culte et le gouvernement de l’Église. L’Assemblée de Westminster se réunit pour la première fois le 1er juillet 1643 dans la chapelle d’Henri VII à l’abbaye de Westminster, puis dans la chambre de Jérusalem. Elle comptait environ 121 pasteurs, auxquels s’ajoutaient 30 membres laïques de la Chambre des lords et de la Chambre des communes. En septembre 1643, l’Angleterre et l’Écosse signèrent la Ligue et Alliance solennelle, et des commissaires écossais comme Samuel Rutherford et George Gillespie descendirent vers le sud. Ils pouvaient parler mais non voter ; leur influence fut pourtant grande.In 1643 England was at war with itself: King Charles I against the Long Parliament. Many in Parliament wanted the Church of England reformed more fully. So Parliament summoned an assembly of “learned and godly divines” to advise it on the church’s doctrine, worship and government. The Westminster Assembly first met on 1 July 1643 in Henry VII’s Chapel at Westminster Abbey, and later in the Jerusalem Chamber. It had about 121 ministers, joined by 30 lay members from the House of Lords and the House of Commons. In September 1643 England and Scotland signed the Solemn League and Covenant, and Scottish commissioners such as Samuel Rutherford and George Gillespie came south. They could speak but not vote, yet their influence was great.

L’Assemblée n’était pas unanime. Une majorité presbytérienne voulait que l’Église soit gouvernée par des anciens et des assemblées. Un petit groupe d’indépendants, les « Frères dissidents » comme Thomas Goodwin et Philip Nye, voulait que chaque assemblée locale se gouverne elle-même. Quelques érastiens, comme John Selden, voulaient que l’État contrôle la discipline de l’Église. De ces années de débat sortirent le Directoire pour le culte public (1645), une forme de gouvernement ecclésiastique, la Confession de foi (achevée en décembre 1646 et envoyée au Parlement avec des preuves bibliques en avril 1647) et le Grand et le Petit Catéchisme (1647). L’Église d’Écosse adopta la Confession le 27 août 1647. Le travail régulier de l’Assemblée prit fin en 1649. Lorsque la monarchie revint en 1660, l’Angleterre retourna aux évêques, et la demeure durable de la Confession fut l’Écosse puis, plus tard, la famille presbytérienne mondiale.The Assembly was not of one mind. A Presbyterian majority wanted the church governed by elders and assemblies. A small group of Independents, the “Dissenting Brethren” such as Thomas Goodwin and Philip Nye, wanted each congregation to govern itself. A few Erastians, like John Selden, wanted the state to control church discipline. From years of debate came the Directory for Public Worship (1645), a form of church government, the Confession of Faith (finished in December 1646 and sent to Parliament with Scripture proofs in April 1647), and the Larger and Shorter Catechisms (1647). The Church of Scotland adopted the Confession on 27 August 1647. The Assembly’s regular work ended in 1649. When the monarchy returned in 1660, England went back to bishops, and the Confession’s lasting home became Scotland and, later, the worldwide Presbyterian family.

2.Pourquoi commencer par l’Écriture ?2.Why Begin with Scripture?

Les credos plus anciens, comme le Symbole des apôtres, commencent par Dieu. Westminster commence par la Bible, à la suite des Articles irlandais de 1615 rédigés par James Ussher. La raison est simple : avant de dire quoi que ce soit de vrai sur Dieu, il faut demander comment nous le savons. Le chapitre 1 reconnaît d’abord que la lumière de la nature et les œuvres de la création montrent assez de Dieu pour rendre les hommes « inexcusables » (Romains 1.20). Mais la nature ne peut donner la connaissance « nécessaire au salut ». Dieu s’est donc révélé de bien des manières, puis il a voulu mettre sa parole « entièrement par écrit », pour la préserver contre la corruption de la chair et la malice de Satan. Les anciennes manières de révélation, ajoute la Confession, ont « maintenant cessé ».Older creeds, like the Apostles’ Creed, begin with God. Westminster begins with the Bible, following the Irish Articles of 1615 written by James Ussher. The reason is simple: before we can say anything true about God, we must ask how we know it. Chapter 1 opens by granting that the light of nature and the works of creation show enough of God to leave people “inexcusable” (Romans 1:20). But nature cannot give the knowledge “necessary unto salvation.” So God revealed himself in many ways and then chose to commit his word “wholly unto writing,” to preserve it against the corruption of the flesh and the malice of Satan. The older ways of revelation, the Confession adds, have “now ceased.”

Les sections 2 et 3 énumèrent les soixante-six livres de l’Ancien et du Nouveau Testament et écartent les apocryphes comme « nulle partie du canon ». C’était une réponse au concile de Trente (1546), qui les avait déclarés Écriture. La section 4 fait alors une affirmation décisive : l’autorité de l’Écriture dépend « entièrement de Dieu », son Auteur, et non d’aucune Église. Le témoignage de l’Église peut nous conduire à estimer la Bible (§5), et la Bible offre ses propres preuves : « la majesté du style », « l’accord de toutes les parties » et sa pleine manifestation du chemin du salut. Pourtant, notre pleine persuasion vient de « l’œuvre intérieure du Saint-Esprit », qui rend témoignage par la Parole et avec elle dans nos cœurs. Ici l’Assemblée suit Jean Calvin.Sections 2 and 3 list the sixty-six books of the Old and New Testaments and set aside the Apocrypha as “no part of the Canon.” This answered the Council of Trent (1546), which had called them Scripture. Section 4 then makes a decisive claim: the authority of Scripture depends “wholly upon God,” its Author, not on any church. The church’s witness may lead us to esteem the Bible (§5), and the Bible offers its own evidences: “the majesty of the style,” “the consent of all the parts,” and its full display of the way of salvation. Yet our full persuasion comes from “the inward work of the Holy Spirit,” bearing witness by and with the Word in our hearts. Here the Assembly follows John Calvin.

3.Suffisante, claire et traduite3.Sufficient, Clear and Translated

La section 6 enseigne la suffisance de l’Écriture. Tout ce qui est nécessaire à la gloire de Dieu et à notre salut, à notre foi et à notre vie, est soit expressément dans l’Écriture, soit peut en être tiré « par une conséquence bonne et nécessaire ». Cette expression compte. Le mot « Trinité » n’est pas dans la Bible, mais la doctrine découle nécessairement de ce que dit la Bible. Rien ne doit être ajouté, ni par de « nouvelles révélations de l’Esprit », ni par des « traditions des hommes ». Mais certaines circonstances du culte et du gouvernement de l’Église, comme l’heure d’un service ou la forme d’un bâtiment, doivent être réglées par « la lumière de la nature et la prudence chrétienne », dans les règles générales de la Parole.Section 6 teaches the sufficiency of Scripture. Everything necessary for God’s glory and our salvation, faith and life is either stated in Scripture or may be drawn from it “by good and necessary consequence.” This phrase matters. The word “Trinity” is not in the Bible, yet the doctrine follows necessarily from what the Bible says. Nothing is to be added, whether by “new revelations of the Spirit” or by “traditions of men.” Yet some circumstances of worship and church government, such as the hour of a service or the shape of a building, are to be ordered by “the light of nature and Christian prudence,” within the general rules of the Word.

La section 7 enseigne la clarté de l’Écriture. Tous les passages ne sont pas également simples, mais ce qui est nécessaire au salut est exposé si clairement que « non seulement les savants, mais aussi les ignorants » peuvent le comprendre par les moyens ordinaires. La section 8 dit que l’Ancien Testament hébreu et le Nouveau Testament grec sont l’instance d’appel finale, et que la Bible doit être traduite dans « la langue vulgaire de chaque nation ». Dans l’anglais du XVIIe siècle, vulgar voulait simplement dire commun ou courant. Pour un séminaire qui enseigne en anglais, en espagnol et en français, c’est presque une charte. La section 9 donne la grande règle d’interprétation : l’Écriture interprète l’Écriture, et le vrai sens d’un texte « n’est pas multiple, mais un ». La section 10 nomme le Juge suprême de toute controverse : non les conciles, ni les auteurs anciens, ni les « esprits particuliers », mais le Saint-Esprit parlant dans l’Écriture.Section 7 teaches the clarity of Scripture. Not every passage is equally plain, but what is necessary for salvation is so clearly set out that “not only the learned, but the unlearned” may understand it by ordinary means. Section 8 says that the Hebrew Old Testament and Greek New Testament are the final court of appeal, and that the Bible must be translated into “the vulgar language of every nation.” In seventeenth-century English, vulgar simply meant common or everyday. For a seminary that teaches in English, Spanish and French, this is something close to a charter. Section 9 states the great rule of interpretation: Scripture interprets Scripture, and the true sense of any text “is not manifold, but one.” Section 10 names the Supreme Judge in every controversy: not councils or ancient writers or “private spirits,” but the Holy Spirit speaking in the Scripture.

4.Le Dieu vivant et vrai4.The Living and True God

Le chapitre 2 est un portrait dense et plein d’adoration de Dieu. Il n’y a « qu’un seul Dieu vivant et vrai », infini, éternel, tout-puissant, très sage et très saint. Il est « sans corps, sans parties ni passions », c’est-à-dire que Dieu n’est pas changé ni ému par les créatures comme nous le sommes. Cette doctrine protège la parfaite stabilité de Dieu ; elle ne le rend pas froid. La même section l’appelle « très aimant, plein de grâce, miséricordieux, patient », et aussi très juste, un Dieu qui « ne tient point le coupable pour innocent » (Exode 34.6–7).Chapter 2 is a dense, worshipful portrait of God. There is “but one only living and true God,” infinite, eternal, almighty, most wise and most holy. He is “without body, parts, or passions,” meaning that God is not changed or moved by creatures the way we are. This doctrine guards God’s perfect stability; it does not make him cold. The very same section calls him “most loving, gracious, merciful, long-suffering,” and also most just, a God who “will by no means clear the guilty” (Exodus 34:6–7).

La section 2 ajoute que Dieu se suffit à lui-même. Il n’a pas besoin de ses créatures et ne reçoit pas de gloire d’elles ; il manifeste seulement sa gloire en elles. La section 3 confesse la Trinité dans le langage de l’Église ancienne : trois personnes « d’une même substance, puissance et éternité ». Le Fils est éternellement engendré du Père, et l’Esprit procède du Père et du Fils, selon la forme occidentale du Symbole de Nicée. Avant qu’on nous dise ce que Dieu fait pour nous, on nous montre qui il est.Section 2 adds that God is all-sufficient in himself. He does not need his creatures or gain glory from them; he only shows his glory in them. Section 3 confesses the Trinity in the language of the ancient church: three persons “of one substance, power, and eternity.” The Son is eternally begotten of the Father, and the Spirit proceeds from the Father and the Son, following the Western form of the Nicene Creed. Before we are told what God does for us, we are shown who he is.

5.Le décret éternel5.The Eternal Decree

Le chapitre 3 est le plus débattu de la Confession. Dieu, « de toute éternité », a ordonné librement et immuablement « tout ce qui arrive ». Mais la Confession ajoute aussitôt trois garde-fous. Dieu n’est pas l’auteur du péché ; aucune violence n’est faite à la volonté des créatures ; et la liberté des « causes secondes » n’est pas ôtée, mais établie. La section 2 insiste sur le fait que Dieu n’a pas décrété les choses parce qu’il les a prévues. La section 5 dit que les élus ont été choisis en Christ « par sa pure et libre grâce et son amour », et non parce que Dieu aurait prévu leur foi ou leurs bonnes œuvres. La section 6 unit la fin aux moyens : les élus sont rachetés, appelés, justifiés, adoptés, sanctifiés et gardés. La section 7 parle du « reste de l’humanité », que Dieu a voulu « laisser de côté », l’ordonnant à la colère « pour son péché ». Les théologiens appellent ce fait de laisser de côté la prétérition.Chapter 3 is the most debated chapter of the Confession. God “from all eternity” freely and unchangeably ordained “whatsoever comes to pass.” Yet the Confession at once adds three guards. God is not the author of sin; no violence is done to the will of creatures; and the freedom of “second causes” is not removed but established. Section 2 insists that God did not decree things because he foresaw them. Section 5 says that the elect were chosen in Christ “out of his mere free grace and love,” not because God foresaw their faith or good works. Section 6 joins the end to the means: those chosen are redeemed, called, justified, adopted, sanctified and kept. Section 7 speaks of “the rest of mankind,” whom God was pleased “to pass by,” ordaining them to wrath “for their sin.” Theologians call this passing by preterition.

Derrière ce chapitre se tient le synode de Dordrecht (1618–19), où les Églises réformées répondirent aux disciples de Jacobus Arminius. Pourtant, l’Assemblée termine sur une note pastorale. La section 8 dit que ce « haut mystère » doit être traité « avec une prudence et un soin particuliers », afin que les croyants, voyant leur appel efficace, soient assurés de leur élection. Bien enseignée, la prédestination donne « humilité, diligence et abondante consolation ». C’est un oreiller pour celui qui est las, non une énigme pour le curieux.Behind this chapter stands the Synod of Dort (1618–19), where the Reformed churches answered the followers of Jacobus Arminius. Yet the Assembly ends on a pastoral note. Section 8 says this “high mystery” must be handled “with special prudence and care,” so that believers, seeing their effectual calling, may be assured of their election. Rightly taught, predestination gives “humility, diligence, and abundant consolation.” It is a pillow for the weary, not a puzzle for the curious.

6.La création et la providence6.Creation and Providence

Le chapitre 4 confesse que le Dieu trinitaire a créé le monde « de rien », le visible et l’invisible, « en l’espace de six jours, et le tout très bon ». Les presbytériens d’aujourd’hui tiennent fermement à la création mais diffèrent sur la durée des jours ; en 2000, l’Église presbytérienne en Amérique (PCA) a reconnu plusieurs positions parmi ses responsables. La section 2 décrit l’humanité, « homme et femme », faite à l’image de Dieu avec connaissance, justice et sainteté, avec la loi de Dieu écrite dans le cœur et l’ordre de ne pas manger d’un arbre. Cet ordre prépare l’alliance des œuvres de la lecture 2.Chapter 4 confesses that the triune God created the world “of nothing,” visible and invisible, “in the space of six days, and all very good.” Presbyterians today hold the creation firmly but differ on the length of the days; in 2000 the Presbyterian Church in America (PCA) recognized several views among its officers. Section 2 describes humanity, “male and female,” made in God’s image with knowledge, righteousness and holiness, with God’s law written on their hearts and a command not to eat of one tree. That command prepares for the covenant of works in Reading 2.

Le chapitre 5 enseigne la providence. Dieu soutient, dirige et gouverne toutes les créatures et toutes les actions, « depuis la plus grande jusqu’à la plus petite ». Il est la cause première, mais il agit par des causes secondes, nécessaires, libres ou contingentes. Il se sert ordinairement de moyens, mais il peut agir « sans eux, au-dessus d’eux et contre eux ». Même le péché tombe sous sa sage limitation et sa direction, bien que son caractère pécheur vienne seulement de la créature. Dieu laisse parfois ses propres enfants dans la tentation pour un temps, afin de les humilier et de les rapprocher de lui (§5). Et d’une manière particulière, sa providence « prend soin de son Église » (§7). Pour des croyants qui affrontent la maladie, le tremblement de terre ou la pauvreté, cela veut dire que rien ne les atteint hors de la main de leur Père (Romains 8.28).Chapter 5 teaches providence. God upholds, directs and governs all creatures and actions, “from the greatest even to the least.” He is the first cause, yet he works through second causes, whether necessary, free or contingent. He ordinarily uses means, but may work “without, above, and against them.” Even sin falls under his wise bounding and ordering, though its sinfulness comes only from the creature. God sometimes leaves his own children to temptation for a season, to humble them and draw them closer to himself (§5). And in a special way his providence “taketh care of his Church” (§7). For believers facing illness, earthquake or poverty, it means that nothing reaches them apart from their Father’s hand (Romans 8:28).

7.Ce qu’un pasteur presbytérien en retient aujourd’hui7.What a Presbyterian Pastor Takes from It Today

Ces chapitres restent le fondement de la prédication presbytérienne. Dans l’Église presbytérienne en Amérique (PCA, 1973) et l’Église presbytérienne orthodoxe (OPC, 1936), chaque pasteur et chaque ancien promet de recevoir la Confession comme contenant le système de doctrine enseigné dans l’Écriture. L’Église presbytérienne (États-Unis) la garde dans son Livre des confessions à côté d’autres credos. L’Église nationale presbytérienne du Mexique et les Églises sœurs du Brésil, de Corée et d’Afrique la lisent dans leurs propres langues. Un pasteur en retient, d’abord, la confiance que toute la Bible suffit à la vie de l’Église ; ensuite, le devoir de mettre l’Écriture dans la langue du peuple ; troisièmement, un culte qui commence par la grandeur de Dieu ; quatrièmement, du soin dans l’enseignement de l’élection, toujours pour la consolation ; et cinquièmement, une parole ferme sur la providence pour le peuple qui souffre.These chapters are still the foundation of Presbyterian preaching. In the Presbyterian Church in America (PCA, 1973) and the Orthodox Presbyterian Church (OPC, 1936), every minister and elder vows to receive the Confession as containing the system of doctrine taught in Scripture. The Presbyterian Church (U.S.A.) keeps it in its Book of Confessions beside other creeds. The National Presbyterian Church of Mexico and sister churches in Brazil, Korea and Africa read it in their own languages. A pastor takes from it, first, confidence that the whole Bible is sufficient for the church’s life; second, a duty to put Scripture in the people’s own tongue; third, worship that begins with God’s greatness; fourth, care in teaching election, always for comfort; and fifth, a strong word of providence for suffering people.

D’autres traditions diffèrent sur certains points. Les baptistes qui tiennent la Seconde Confession de Londres (1677, rééditée en 1689) ont gardé ces chapitres presque mot pour mot. Les wesleyens, beaucoup de pentecôtistes et les baptistes du libre arbitre croient que Dieu élit ceux dont il prévoit qu’ils croiront. Les luthériens enseignent l’élection au salut par grâce seule, mais refusent un décret de réprobation. Les pentecôtistes affirment l’Écriture comme règle finale, mais se demandent si les dons de prophétie ont vraiment « cessé » ; ils éprouvent toute parole de ce genre par la Bible, et certains chrétiens réformés d’aujourd’hui croient aussi que ces dons continuent.Other traditions differ at points. Baptists who hold the Second London Confession (1677, reissued 1689) kept these chapters almost word for word. Wesleyans, many Pentecostals and Free Will Baptists believe God elects those he foresees will believe. Lutherans teach election to salvation by grace alone but refuse a decree of reprobation. Pentecostals affirm Scripture as the final rule, yet question whether the gifts of prophecy have “ceased”; they test every such word by the Bible, and some Reformed Christians today also believe these gifts continue.

8.Le prendre à cœur8.Taking It to Heart

Pour la réflexion. Pourquoi pensez-vous que les théologiens de Westminster ont commencé par l’Écriture plutôt que par Dieu ? Où, dans votre ministère, êtes-vous tenté d’ajouter à l’Écriture, par la tradition ou par des impressions personnelles ? Comment enseigneriez-vous le chapitre 3 « avec une prudence et un soin particuliers » à un croyant qui craint de ne pas être élu ? Et dans quelle épreuve présente avez-vous le plus besoin de la consolation de la providence de Dieu ? For reflection. Why do you think the Westminster divines began with Scripture rather than with God? Where in your ministry are you tempted to add to Scripture, by tradition or by private impressions? How would you teach chapter 3 “with special prudence and care” to a believer who fears that he is not chosen? And in what present trial do you most need the comfort of God’s providence?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala des chapitres 1 à 5 de la Confession de foi de Westminster (1647), d’après le texte achevé par l’Assemblée de Westminster en 1646–47. Le texte est dans le domaine public (1647) et il est cité ici brièvement pour l’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes historiques sur l’Assemblée et sur les Églises presbytériennes ultérieures sont tirées d’histoires de référence des Églises réformées.Source. A Chapala Theological Seminary digest of chapters 1–5 of the Westminster Confession of Faith (1647), from the text completed by the Westminster Assembly in 1646–47. The text is in the public domain (1647) and is quoted briefly here for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; historical notes on the Assembly and on later Presbyterian churches are drawn from standard histories of the Reformed churches.

Lire les affirmations avec soin. La Confession est une déclaration historique de la foi réformée, non la politique actuelle du STC. Le STC la présente fidèlement comme texte d’étude. Le texte de travail du STC suit une transcription publique de la Confession de 1647 ; la comparaison avec un scan de l’édition imprimée est encore en attente.Reading claims carefully. The Confession is a historic statement of Reformed belief, not present-day CTS policy. CTS presents it faithfully as a study text. The CTS working text follows a public transcription of the 1647 Confession; comparison with a scan of the printed edition is still pending.

Lecture 2 · L’alliance et ChristReading 2 · Covenant and Christ

Une seule alliance de grâceOne Covenant of Grace

Le cœur de la théologie de l’alliance : la chute d’Adam et sa culpabilité imputée, la « condescendance volontaire » de Dieu dans l’alliance, l’alliance des œuvres et l’unique alliance de grâce sous la loi et l’Évangile, la théologie fédérale de Cocceius et Witsius, Christ le Médiateur, l’appel efficace, la justification par la foi seule et les privilèges chaleureux de l’adoption.The heart of covenant theology: Adam’s fall and its imputed guilt, God’s “voluntary condescension” in covenant, the covenant of works and the one covenant of grace under law and gospel, the federal theology of Cocceius and Witsius, Christ the Mediator, effectual calling, justification by faith alone and the warm privileges of adoption.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Une seule alliance de grâce : la chute, l’alliance, Christ et la rédemption appliquéeOne Covenant of Grace: Fall, Covenant, Christ and Redemption Applied

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — les chapitres 6 à 12 de la Confession de foi de Westminster, le cœur de la théologie de l’alliance, de la chute d’Adam à l’adoption du croyant comme enfant de DieuA Chapala Theological Seminary reading — chapters 6–12 of the Westminster Confession of Faith, the heart of covenant theology, from Adam’s fall to the believer’s adoption as a child of God

Un résumé du STC des chapitres 6 à 12 de la Confession de foi de Westminster (1647), d’après le texte achevé par l’Assemblée de Westminster en 1646–47. L’original est dans le domaine public (1647) ; les brèves citations ci-dessous en sont traduites et servent à l’étude.A CTS digest of chapters 6–12 of the Westminster Confession of Faith (1647), from the text completed by the Westminster Assembly in 1646–47. The original is in the public domain (1647); it is quoted briefly below for study.

  • CFW chapitres 6–12WCF chapters 6–12
  • Source primairePrimary source
  • Théologie de l’allianceCovenant theology
  • Cocceius et WitsiusCocceius and Witsius
Un mot avant de lire. Ces sept chapitres sont le centre de la Confession. Ils racontent une seule histoire : comment l’humanité est tombée en Adam, comment Dieu s’est lié aux pécheurs par alliance, comment Christ le Médiateur a accompli la rédemption, et comment l’Esprit l’applique dans l’appel, la justification et l’adoption. Le mot clé est alliance, un lien solennel que Dieu lui-même conclut et garde. La théologie réformée bâtie sur ce mot est souvent appelée « théologie fédérale », du latin foedus, alliance. A word before you read. These seven chapters are the centre of the Confession. They tell one story: how humanity fell in Adam, how God bound himself to sinners by covenant, how Christ the Mediator accomplished redemption, and how the Spirit applies it in calling, justification and adoption. The key word is covenant, a solemn bond that God himself makes and keeps. Reformed theology built on this word is often called “federal theology,” from the Latin foedus, covenant.

1.La chute et son fruit1.The Fall and Its Fruit

Le chapitre 6 commence par un bref récit du premier péché. Nos premiers parents, « séduits par la ruse » de Satan, mangèrent le fruit défendu. Dieu permit ce péché, s’étant proposé de l’ordonner à sa propre gloire, mais la culpabilité était la leur. Par lui, ils tombèrent de leur justice originelle et de la communion avec Dieu, et devinrent « entièrement souillés dans toutes les facultés et parties de l’âme et du corps » (§2). C’est ce que des maîtres ultérieurs ont appelé la dépravation totale : non que les gens soient aussi mauvais qu’ils pourraient l’être, mais qu’aucune partie de la nature humaine n’échappe au péché.Chapter 6 begins with a short account of the first sin. Our first parents, “seduced by the subtlety” of Satan, ate the forbidden fruit. God permitted this sin, having purposed to order it to his own glory, yet the guilt was theirs. By it they fell from original righteousness and communion with God, and became “wholly defiled in all the faculties and parts of soul and body” (§2). This is what later teachers called total depravity: not that people are as evil as they could be, but that no part of human nature is untouched by sin.

La section 3 présente une idée centrale de l’alliance. Adam et Ève étaient « la racine de toute l’humanité », si bien que la culpabilité de leur péché fut imputée à leurs descendants, et qu’une nature corrompue fut transmise à tous ceux qui descendent d’eux « par génération ordinaire » (Christ, né d’une vierge, fait exception). Adam se tenait comme notre représentant, notre chef fédéral. De cette corruption originelle découlent tous les péchés actuels (§4). Et la section 5 ajoute une parole sobre pour les croyants : cette corruption demeure même chez les régénérés. Elle est pardonnée et affaiblie en Christ, mais elle est « véritablement et proprement péché ».Section 3 introduces a central covenant idea. Adam and Eve were “the root of all mankind,” so the guilt of their sin was imputed to their descendants, and a corrupted nature was passed on to all who descend from them “by ordinary generation” (Christ, born of a virgin, is the exception). Adam stood as our representative, our federal head. From this original corruption flow all actual sins (§4). And section 5 adds a sober word for believers: this corruption remains even in the regenerate. It is pardoned and weakened in Christ, but it is “truly and properly sin.”

2.L’alliance, condescendance de Dieu2.Covenant as God’s Condescension

Le chapitre 7, section 1, contient l’une des plus belles phrases de la Confession. La distance entre Dieu et la créature est si grande que, bien que nous lui devions obéissance comme Créateur, nous ne pourrions jamais jouir de lui comme notre bonheur et notre récompense, sinon par « quelque condescendance volontaire de la part de Dieu ». Dieu a voulu exprimer cette condescendance « par voie d’alliance ». L’alliance n’est donc pas un contrat froid. C’est le grand Seigneur qui s’abaisse pour se lier par promesse à ses créatures.Chapter 7, section 1, is one of the most beautiful sentences in the Confession. The distance between God and the creature is so great that, though we owe him obedience as our Creator, we could never enjoy him as our blessedness and reward except by “some voluntary condescension on God’s part.” God has chosen to express that condescension “by way of covenant.” Covenant, then, is not a cold contract. It is the great Lord stooping down to bind himself in promise to his creatures.

La première alliance fut « une alliance des œuvres » (§2). La vie fut promise à Adam, et en lui à ses descendants, « à condition d’une obéissance parfaite et personnelle ». Le Petit Catéchisme l’appelle une « alliance de vie ». L’épreuve était l’ordre concernant l’arbre (4.2). Adam échoua, et par sa chute se rendit incapable de la vie par cette alliance. Le Seigneur fit alors une seconde alliance, « communément appelée l’alliance de grâce » (§3). Dans celle-ci, Dieu offre gratuitement aux pécheurs la vie et le salut par Jésus-Christ, leur demande la foi en lui, et promet de donner son Saint-Esprit à tous ceux qui sont destinés à la vie, « pour les rendre disposés et capables de croire ». Ce que Dieu demande, Dieu le donne aussi. La section 4 ajoute que l’Écriture appelle souvent cette alliance un testament, parce qu’elle fut scellée par la mort de Christ le testateur, qui a légué un héritage éternel à son peuple (Hébreux 9.15–17).The first covenant was “a covenant of works” (§2). Life was promised to Adam, and in him to his descendants, “upon condition of perfect and personal obedience.” The Shorter Catechism calls it a “covenant of life.” The test was the command about the tree (4.2). Adam failed, and by his fall made himself incapable of life by that covenant. So the Lord made a second covenant, “commonly called the covenant of grace” (§3). In it God freely offers sinners life and salvation by Jesus Christ, requires faith in him, and promises to give his Holy Spirit to all those ordained to life, “to make them willing and able to believe.” What God requires, God also gives. Section 4 adds that Scripture often calls this covenant a testament, because it was sealed by the death of Christ the testator, who bequeathed an everlasting inheritance to his people (Hebrews 9:15–17).

3.Une seule alliance, deux administrations3.One Covenant, Two Administrations

Les sections 5 et 6 expliquent comment la Bible forme un tout. Sous la loi, l’alliance de grâce était administrée par « des promesses, des prophéties, des sacrifices, la circoncision, l’agneau pascal » et d’autres figures, qui toutes annonçaient le Christ à venir. Par l’Esprit, elles suffisaient à édifier les élus dans la foi au Messie promis, et par lui ils avaient le plein pardon et le salut éternel. Sous l’Évangile, Christ, la substance, est venu, et l’alliance est maintenant dispensée par la prédication et par les deux sacrements, le Baptême et la Cène du Seigneur. Ils sont moins nombreux et plus simples, mais ils montrent l’alliance avec plus de plénitude et de puissance, aux Juifs comme aux non-Juifs. La conclusion est ferme : il n’y a pas « deux alliances de grâce différentes en substance, mais une seule et même sous diverses dispensations ».Sections 5 and 6 explain how the Bible holds together. Under the law, the covenant of grace was administered by “promises, prophecies, sacrifices, circumcision, the paschal lamb,” and other types, all pointing to Christ to come. These were sufficient, through the Spirit, to build up the elect in faith in the promised Messiah, and by him they had full forgiveness and eternal salvation. Under the gospel, Christ the substance has come, and the covenant is now dispensed by preaching and by the two sacraments, Baptism and the Lord’s Supper. These are fewer and simpler, yet they show the covenant in more fullness and power, to Jews and Gentiles alike. The conclusion is firm: there are not “two covenants of grace differing in substance, but one and the same under various dispensations.”

Ce principe façonne toute la vie presbytérienne. Abraham fut sauvé par la foi comme nous (Romains 4). L’Ancien Testament est Écriture chrétienne, rempli de Christ. Et parce que la promesse de l’alliance de Dieu était « pour vous et pour vos enfants » (Genèse 17.7 ; Actes 2.39), les presbytériens baptisent les enfants des croyants, comme Israël circoncisait ses fils. Nous y reviendrons dans la lecture 5.This principle shapes everything in Presbyterian life. Abraham was saved by faith as we are (Romans 4). The Old Testament is Christian Scripture, full of Christ. And because God’s covenant promise was “to you and to your children” (Genesis 17:7; Acts 2:39), Presbyterians baptize the children of believers, as Israel circumcised its sons. We return to this in Reading 5.

4.La théologie fédérale : Cocceius et Witsius4.Federal Theology: Cocceius and Witsius

L’Assemblée n’a pas inventé la théologie de l’alliance. Henri Bullinger, de Zurich, écrivit sur l’alliance unique en 1534. À Heidelberg, Zacharias Ursinus et Gaspard Olevianus développèrent l’idée, et en Écosse Robert Rollock parla clairement d’une alliance des œuvres en 1596. Le puritain anglais John Ball publia un traité sur l’alliance de grâce en 1645, pendant que l’Assemblée siégeait. Westminster fut l’une des premières confessions à placer les deux alliances au centre de son enseignement.The Assembly did not invent covenant theology. Heinrich Bullinger of Zürich wrote on the one covenant in 1534. In Heidelberg, Zacharias Ursinus and Caspar Olevianus developed the idea, and in Scotland Robert Rollock spoke clearly of a covenant of works in 1596. The English Puritan John Ball published a treatise on the covenant of grace in 1645, while the Assembly sat. Westminster was among the first confessions to set the two covenants at the centre of its teaching.

Sur le continent, le savant néerlandais Johannes Cocceius (1603–1669), professeur à Franeker et à Leyde, publia sa Summa doctrinae de foedere et testamento Dei en 1648, un an après la Confession. Cocceius lisait la Bible comme une histoire d’alliances se déployant par étapes, où l’alliance des œuvres est mise de côté pas à pas tandis que l’alliance de grâce avance. Son approche contribua à faire naître ce que nous appelons aujourd’hui la théologie biblique, mais elle provoqua aussi de vifs débats avec Gisbertus Voetius sur des questions comme le sabbat. Herman Witsius (1636–1708), qui enseigna à Franeker, Utrecht et Leyde, écrivit ensuite L’Économie des alliances entre Dieu et l’homme (1677). Witsius chercha la paix entre les partis et donna au système sa forme classique : une alliance de rédemption entre le Père et le Fils dans l’éternité, une alliance des œuvres avec Adam et une alliance de grâce en Christ. La Confession fait allusion à cette alliance éternelle en 8.1, où le Père donne au Fils « un peuple pour être sa postérité ». Des maîtres ultérieurs comme Thomas Boston en Écosse, Charles Hodge à Princeton et Geerhardus Vos ont poursuivi cette tradition.On the Continent, the Dutch scholar Johannes Cocceius (1603–1669), professor at Franeker and Leiden, published his Summa doctrinae de foedere et testamento Dei in 1648, one year after the Confession. Cocceius read the Bible as a history of covenants unfolding in stages, with the covenant of works set aside step by step as the covenant of grace advanced. His approach helped give birth to what we now call biblical theology, though it also stirred sharp debates with Gisbertus Voetius over matters like the Sabbath. Herman Witsius (1636–1708), who taught at Franeker, Utrecht and Leiden, then wrote The Economy of the Covenants between God and Man (1677). Witsius sought peace between the parties and gave the classic shape of the system: a covenant of redemption between the Father and the Son in eternity, a covenant of works with Adam, and a covenant of grace in Christ. The Confession hints at that eternal covenant in 8.1, where the Father gives the Son “a people to be his seed.” Later teachers such as Thomas Boston in Scotland, Charles Hodge at Princeton and Geerhardus Vos carried this tradition forward.

5.Christ le Médiateur5.Christ the Mediator

Le chapitre 8 est le cœur christocentrique de l’alliance. Dieu choisit son Fils pour être « le Médiateur entre Dieu et l’homme », Prophète, Prêtre et Roi (§1). Le Fils éternel prit une vraie nature humaine, de sorte que deux natures entières et distinctes furent unies en une seule personne « sans conversion, composition ni confusion » (§2), en écho au concile de Chalcédoine (451). Il fut oint de l’Esprit « sans mesure » (§3). Il fut placé sous la loi et l’accomplit ; il souffrit dans son âme et dans son corps, mourut, fut enseveli, ressuscita le troisième jour avec le même corps, monta au ciel et intercède pour son peuple (§4).Chapter 8 is the Christ-centred core of the covenant. God chose his Son to be “the Mediator between God and man,” Prophet, Priest and King (§1). The eternal Son took a true human nature, so that two whole and distinct natures were joined in one person “without conversion, composition, or confusion” (§2), echoing the Council of Chalcedon (451). He was anointed by the Spirit “above measure” (§3). He was made under the law and fulfilled it; he suffered in soul and body, died, was buried, rose the third day with the same body, ascended, and intercedes for his people (§4).

Par son obéissance et son sacrifice, il a « pleinement satisfait la justice de son Père » et acquis la réconciliation et un héritage éternel pour tous ceux que le Père lui a donnés (§5). Ses bienfaits ont atteint les croyants avant sa venue, par des promesses et des sacrifices (§6). La section 8 insiste : à tous ceux pour qui Christ a acquis la rédemption, il l’applique « certainement et efficacement ». C’est l’enseignement réformé souvent appelé rédemption particulière. L’Assemblée en débattit longuement ; Edmund Calamy, par exemple, soutint que Christ était mort pour tous dans un sens conditionnel. Le texte final souligne que l’œuvre salvatrice de Christ n’échouera jamais dans son but.By his obedience and sacrifice he “fully satisfied the justice of his Father” and purchased reconciliation and an eternal inheritance for all whom the Father gave him (§5). Its benefits reached believers before his coming through promises and sacrifices (§6). Section 8 insists that to all for whom Christ purchased redemption he “doth certainly and effectually” apply it. This is the Reformed teaching often called particular redemption. The Assembly debated it at length; Edmund Calamy, for example, argued that Christ died for all in a conditional sense. The final text stresses that Christ’s saving work will never fail of its purpose.

6.Libre arbitre, appel, justification et adoption6.Free Will, Calling, Justification and Adoption

Le chapitre 9 suit la volonté à travers quatre états : dans l’innocence, libre mais capable de tomber ; dans le péché, incapable de vouloir aucun « bien spirituel accompagnant le salut » ; dans la grâce, libérée mais encore divisée ; et dans la gloire, « libre pour le bien seul ». Le chapitre 10 décrit l’appel efficace. Dieu appelle les élus par la Parole et l’Esprit, éclairant leur intelligence, ôtant le « cœur de pierre » et renouvelant leur volonté, de sorte qu’« ils viennent très librement, rendus disposés par sa grâce ». La grâce ne traîne pas les pécheurs vers Christ contre leur volonté ; elle les rend disposés.Chapter 9 traces the will through four states: in innocence, free but able to fall; in sin, unable to will any “spiritual good accompanying salvation”; in grace, freed but still divided; and in glory, “free to good alone.” Chapter 10 describes effectual calling. God calls the elect by Word and Spirit, enlightening their minds, taking away the “heart of stone,” and renewing their wills, so that “they come most freely, being made willing by his grace.” Grace does not drag sinners to Christ against their will; it makes them willing.

Note historique du STC. La section 10.3 parle des « enfants élus, mourant en bas âge ». En 1903, l’Église presbytérienne aux États-Unis ajouta une Déclaration explicative affirmant que tous ceux qui meurent en bas âge sont inclus dans l’élection de grâce. La même révision ajouta deux chapitres, « Du Saint-Esprit » et « De l’amour de Dieu et des missions », et facilita la réunion avec la plupart des presbytériens de Cumberland en 1906. La section 10.4 affirme avec force que personne ne peut être sauvé en dehors de Christ ; la plupart des presbytériens en affirmeraient encore la substance (Actes 4.12), tout en préférant aujourd’hui des mots plus doux. CTS historical note. Section 10.3 speaks of “elect infants, dying in infancy.” In 1903 the Presbyterian Church in the U.S.A. added a Declaratory Statement saying that all who die in infancy are included in the election of grace. The same revision added two chapters, “Of the Holy Spirit” and “Of the Love of God and Missions,” and helped the reunion with most Cumberland Presbyterians in 1906. Section 10.4 states strongly that people cannot be saved apart from Christ; most Presbyterians would still affirm the substance (Acts 4:12) while preferring gentler words today.

Le chapitre 11 expose la justification avec une grande précision. Dieu justifie gratuitement, « non en infusant la justice » dans les pécheurs, comme l’enseignait le concile de Trente, mais en pardonnant leurs péchés et en les acceptant comme justes à cause de Christ seul, en leur imputant son obéissance et sa satisfaction. La foi est « le seul instrument de la justification », mais elle n’est jamais seule dans la personne ; elle « agit par l’amour » (§2). Les croyants justifiés ne peuvent jamais déchoir de cet état, bien que leurs péchés puissent attirer le « déplaisir paternel » de Dieu (§5). Les saints de l’Ancien Testament furent justifiés de la même manière (§6). Le chapitre 12 donne à l’adoption son propre chapitre, un beau cadeau de Westminster. Les justifiés sont reçus dans la famille de Dieu, reçoivent l’Esprit d’adoption, crient « Abba, Père » et sont « pris en pitié, protégés, pourvus et châtiés » par lui comme par un père, mais « jamais rejetés ».Chapter 11 states justification with great precision. God justifies freely, “not by infusing righteousness” into sinners, as the Council of Trent taught, but by pardoning their sins and accepting them as righteous for Christ’s sake alone, imputing his obedience and satisfaction to them. Faith is “the alone instrument of justification,” yet it is never alone in the person; it “worketh by love” (§2). Justified believers can never fall from that state, though their sins may bring God’s “fatherly displeasure” (§5). Old Testament saints were justified in the same way (§6). Chapter 12 then gives adoption its own chapter, a fine gift of Westminster. The justified are taken into God’s family, receive the Spirit of adoption, cry “Abba, Father,” and are “pitied, protected, provided for, and chastened” by him as a father, but “never cast off.”

7.Ce qu’un pasteur presbytérien en retient aujourd’hui7.What a Presbyterian Pastor Takes from It Today

Un pasteur presbytérien prêche toute la Bible comme une seule histoire de l’alliance centrée sur Christ. Il console ceux qui luttent par le chapitre 12 : ils ne sont pas des serviteurs à l’essai, mais des enfants dans une famille. Il prêche avec assurance la justification par la foi seule, et il insiste sur la sainteté comme fruit de la grâce. D’autres traditions lisent ces chapitres autrement. Les baptistes qui tiennent la Seconde Confession de Londres (1689) sont aussi des théologiens de l’alliance, mais ils enseignent que la nouvelle alliance n’est conclue qu’avec des croyants, si bien que le baptême n’appartient qu’à ceux qui professent la foi. Les dispensationalistes distinguent plus nettement Israël et l’Église. Les wesleyens enseignent que Christ est mort pour tous et que la grâce prévenante de Dieu rend chaque personne capable de répondre, si bien que la grâce peut être refusée. Les luthériens s’accordent chaleureusement sur la justification par la foi seule, mais parlent moins de l’alliance et rejettent la rédemption particulière. Beaucoup de pentecôtistes tiennent ici des positions wesleyennes, tout en soulignant l’œuvre présente de l’Esprit. Les presbytériens peuvent honorer tous ceux-là comme des frères dans la foi, tout en expliquant pourquoi ils lisent l’alliance comme ils le font.A Presbyterian pastor preaches the whole Bible as one covenant story centred on Christ. He comforts the struggling with chapter 12: they are not servants on probation but children in a family. He preaches justification by faith alone with confidence, and he presses holiness as the fruit of grace. Other traditions read these chapters differently. Baptists who hold the Second London Confession (1689) are also covenant theologians, but they teach that the new covenant is made only with believers, so baptism belongs only to those who profess faith. Dispensationalists distinguish more sharply between Israel and the church. Wesleyans teach that Christ died for all and that God’s prevenient grace enables every person to respond, so grace can be resisted. Lutherans agree warmly on justification by faith alone, but they speak less of covenant and reject particular redemption. Many Pentecostals hold Wesleyan views here, while stressing the Spirit’s present work. Presbyterians can honour all of these as fellow believers while explaining why they read the covenant as they do.

8.Le prendre à cœur8.Taking It to Heart

Pour la réflexion. Que signifie pour vous que Dieu entre en relation avec nous « par voie d’alliance », en s’abaissant par une promesse ? Comment l’enseignement d’une seule alliance de grâce change-t-il votre manière de prêcher l’Ancien Testament ? Où voyez-vous la différence entre la foi comme « le seul instrument » de la justification et une foi qui n’est jamais seule ? Et qui, dans votre assemblée, a besoin d’entendre cette semaine que les enfants de Dieu ne sont « jamais rejetés » ? For reflection. What does it mean to you that God relates to us “by way of covenant,” stooping down in promise? How does the teaching of one covenant of grace change the way you preach the Old Testament? Where do you see the difference between faith as “the alone instrument” of justification and a faith that is never alone? And who in your congregation needs to hear, this week, that God’s children are “never cast off”?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala des chapitres 6 à 12 de la Confession de foi de Westminster (1647), d’après le texte achevé par l’Assemblée de Westminster en 1646–47. Le texte est dans le domaine public (1647) et il est cité ici brièvement pour l’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes sur la théologie fédérale, Cocceius, Witsius et la révision de 1903 sont tirées d’histoires de référence de la théologie réformée.Source. A Chapala Theological Seminary digest of chapters 6–12 of the Westminster Confession of Faith (1647), from the text completed by the Westminster Assembly in 1646–47. The text is in the public domain (1647) and is quoted briefly here for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; notes on federal theology, Cocceius, Witsius and the 1903 revision are drawn from standard histories of Reformed theology.

Lire les affirmations avec soin. La Confession est une déclaration historique de la foi réformée, non la politique actuelle du STC. Le STC la présente fidèlement comme texte d’étude. Le texte de travail du STC suit une transcription publique de la Confession de 1647 ; la comparaison avec un scan de l’édition imprimée est encore en attente.Reading claims carefully. The Confession is a historic statement of Reformed belief, not present-day CTS policy. CTS presents it faithfully as a study text. The CTS working text follows a public transcription of the 1647 Confession; comparison with a scan of the printed edition is still pending.

Lecture 3 · La vie chrétienneReading 3 · The Christian Life

La grâce qui fait grandir et qui gardeGrace That Grows and Keeps

Le cœur pastoral de la Confession : la sanctification comme une guerre réelle et de toute la vie, la foi qui sauve en se reposant sur Christ seul, la repentance comme grâce évangélique, les bonnes œuvres acceptées en Christ malgré leurs imperfections, la persévérance des saints fondée sur l’alliance de Dieu, et une assurance du salut qui peut être ébranlée mais jamais entièrement perdue.The Confession’s pastoral heart: sanctification as a real but lifelong war, saving faith that rests on Christ alone, repentance as an evangelical grace, good works accepted in Christ though imperfect, the perseverance of the saints grounded in God’s covenant, and an assurance of salvation that may be shaken yet never wholly lost.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

La grâce qui fait grandir et qui garde : sanctification, foi, œuvres et assuranceGrace That Grows and Keeps: Sanctification, Faith, Works and Assurance

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — les chapitres 13 à 18 de la Confession de foi de Westminster, sur la vie chrétienne depuis les premiers mouvements de la foi jusqu’à la joie stable de l’assuranceA Chapala Theological Seminary reading — chapters 13–18 of the Westminster Confession of Faith, on the Christian life from the first stirrings of faith to the settled joy of assurance

Un résumé du STC des chapitres 13 à 18 de la Confession de foi de Westminster (1647), d’après le texte achevé par l’Assemblée de Westminster en 1646–47. L’original est dans le domaine public (1647) ; les brèves citations ci-dessous en sont traduites et servent à l’étude.A CTS digest of chapters 13–18 of the Westminster Confession of Faith (1647), from the text completed by the Westminster Assembly in 1646–47. The original is in the public domain (1647); it is quoted briefly below for study.

  • CFW chapitres 13–18WCF chapters 13–18
  • Source primairePrimary source
  • La vie chrétienneThe Christian life
  • Piété puritainePuritan piety
Un mot avant de lire. Beaucoup imaginent que la Confession de Westminster ne parle que de décrets et de doctrines. Ces chapitres montrent son côté chaleureux et pastoral. Les théologiens de Westminster étaient des prédicateurs et des médecins de l’âme, héritiers des puritains anglais qui écrivaient sur la manière dont les croyants grandissent, luttent, se repentent et trouvent la paix. Lisez ces chapitres comme le conseil de pasteurs expérimentés à des chrétiens ordinaires. A word before you read. Many people imagine that the Westminster Confession is all about decrees and doctrine. These chapters show its warm, pastoral side. The Westminster divines were preachers and physicians of the soul, heirs of the English Puritans who wrote on how believers grow, struggle, repent and find peace. Read these chapters as the counsel of experienced pastors to ordinary Christians.

1.La sanctification : une guerre réelle et de toute la vie1.Sanctification: A Real and Lifelong War

Le chapitre 13 découle naturellement de la justification. Ceux qui sont efficacement appelés et régénérés sont « en outre sanctifiés, réellement et personnellement » (§1). La justification est un acte juridique : Dieu nous déclare justes en Christ une fois pour toutes. La sanctification est une œuvre : Dieu nous rend saints, peu à peu, par la puissance de la mort et de la résurrection de Christ, « par sa Parole et son Esprit qui habitent en eux ». La domination du péché est brisée. Ses convoitises sont « de plus en plus affaiblies et mortifiées », et les croyants sont de plus en plus fortifiés dans toutes les grâces, vers la sainteté sans laquelle « personne ne verra le Seigneur » (Hébreux 12.14).Chapter 13 follows naturally from justification. Those who are effectually called and regenerated are “further sanctified, really and personally” (§1). Justification is a legal act: God declares us righteous in Christ once for all. Sanctification is a work: God makes us holy, little by little, through the power of Christ’s death and resurrection, “by his Word and Spirit dwelling in them.” The dominion of sin is broken. Its desires are “more and more weakened and mortified,” and believers are more and more strengthened in every grace, toward the holiness without which “no man shall see the Lord” (Hebrews 12:14).

La section 2 ajoute une note réaliste. La sanctification atteint toute la personne, mais elle est « imparfaite en cette vie ». Des restes de corruption demeurent en chaque partie, et il y a donc « une guerre continuelle et irréconciliable » entre la chair et l’Esprit (Galates 5.17). La section 3 apporte l’espérance : bien que le péché qui reste puisse pour un temps « beaucoup prévaloir », la partie régénérée l’emporte grâce au secours continuel de l’Esprit. Les saints croissent dans la grâce. Ce n’est pas un conseil de désespoir, mais la description de la vie chrétienne normale. Le croyant qui sent le combat n’est pas anormal ; il est vivant.Section 2 adds a realistic note. Sanctification reaches the whole person, yet it is “imperfect in this life.” Remnants of corruption remain in every part, and so there is “a continual and irreconcilable war” between flesh and Spirit (Galatians 5:17). Section 3 brings hope: although remaining sin may for a time “much prevail,” the regenerate part overcomes through the Spirit’s continual supply of strength. The saints grow in grace. This is not a counsel of despair but a description of the normal Christian life. The believer who feels the battle is not abnormal; he is alive.

2.La foi qui sauve2.Saving Faith

Le chapitre 14 explique la foi qui sauve. Elle est « l’œuvre de l’Esprit de Christ » dans le cœur, produite ordinairement par le ministère de la Parole, et augmentée par les sacrements et la prière (§1). C’est pourquoi les presbytériens accordent tant de poids à la prédication. La section 2 décrit ce que fait la foi. Elle croit tout ce que Dieu révèle, parce que Dieu lui-même y parle. Elle agit selon chaque passage : elle obéit aux commandements, tremble devant les avertissements et embrasse les promesses. Mais les actes principaux de la foi qui sauve sont « accepter, recevoir et se reposer sur Christ seul » pour la justification, la sanctification et la vie éternelle. La foi n’est pas une œuvre qui mérite ; c’est une main vide qui reçoit.Chapter 14 explains the faith that saves. It is “the work of the Spirit of Christ” in the heart, ordinarily produced by the ministry of the Word, and increased by the sacraments and prayer (§1). That is why Presbyterians give such weight to preaching. Section 2 describes what faith does. It believes whatever God reveals, because God himself speaks in it. It acts according to each passage: it obeys the commands, trembles at the warnings and embraces the promises. But the principal acts of saving faith are “accepting, receiving, and resting upon Christ alone” for justification, sanctification and eternal life. Faith is not a work that earns; it is an empty hand that receives.

La section 3 est pleine de tendresse. La foi diffère en degrés, « faible ou forte ». Elle peut être souvent attaquée et affaiblie, mais elle « remporte la victoire », et chez beaucoup elle grandit jusqu’à la pleine assurance par Christ, « l’auteur et le consommateur de notre foi » (Hébreux 12.2). Un pasteur peut dire à un croyant tremblant : ce n’est pas la force de votre foi qui vous sauve, c’est Christ, et même une foi faible repose sur un Sauveur fort.Section 3 is tender. Faith differs in degree, “weak or strong.” It may be often attacked and weakened, but it “gets the victory,” growing in many to full assurance through Christ, “the author and finisher of our faith” (Hebrews 12:2). A pastor can say to a trembling believer: the strength of your faith does not save you; Christ does, and even weak faith rests on a strong Saviour.

3.La repentance à salut3.Repentance unto Life

Le chapitre 15 insiste sur le fait que la repentance est « une grâce évangélique », que tout pasteur doit prêcher avec la foi (§1). C’est un don de l’Évangile, et non seulement une exigence de la loi. Par elle, un pécheur voit non seulement le danger du péché mais aussi sa « souillure et son caractère odieux », saisit la miséricorde de Dieu en Christ, s’afflige de ses péchés et les hait, et s’en détourne tous pour revenir à Dieu, résolu à marcher dans tous ses commandements (§2). La section 3 protège l’Évangile : la repentance n’est pas une « satisfaction pour le péché » ni la cause du pardon, comme le suggérait le système médiéval de la pénitence. Le pardon est l’acte libre de Dieu en Christ. Pourtant, la repentance est si nécessaire que personne ne peut espérer le pardon sans elle.Chapter 15 insists that repentance is “an evangelical grace,” to be preached by every minister together with faith (§1). It is a gift of the gospel, not merely a demand of the law. In it a sinner sees not only the danger of sin but also its “filthiness and odiousness,” grasps God’s mercy in Christ, grieves for and hates his sins, and turns from them all to God, purposing to walk in all his commandments (§2). Section 3 guards the gospel: repentance is not a “satisfaction for sin” or the cause of pardon, as the medieval system of penance suggested. Pardon is God’s free act in Christ. Yet repentance is so necessary that no one may expect pardon without it.

La section 4 donne un équilibre pastoral parfait : « il n’y a pas de péché si petit qu’il ne mérite la damnation », et pas de péché si grand qu’il puisse condamner ceux qui se repentent vraiment. La section 5 dit qu’une repentance générale ne suffit pas ; chacun doit se repentir « de ses péchés particuliers, en particulier ». La section 6 ajoute que les péchés privés se confessent à Dieu, mais celui qui a offensé un frère ou l’Église doit le confesser ouvertement et être reçu de nouveau avec amour. Beaucoup de conseils d’anciens presbytériens suivent encore ce modèle de confession humble et de restauration.Section 4 gives a perfect pastoral balance: “there is no sin so small but it deserves damnation,” and no sin so great that it can condemn those who truly repent. Section 5 says that general repentance is not enough; each person must repent “of his particular sins particularly.” Section 6 adds that private sins are confessed to God, but one who has offended a brother or the church should confess openly and be lovingly received back. Many Presbyterian sessions still follow this pattern of humble confession and restoration.

4.Les bonnes œuvres4.Good Works

Le chapitre 16 définit les bonnes œuvres comme celles que Dieu a commandées, et non celles qu’invente un « zèle aveugle » ou de bonnes intentions (§1). Les bonnes œuvres sont « les fruits et les preuves d’une foi vraie et vivante » ; par elles les croyants manifestent leur reconnaissance, affermissent leur assurance, édifient les autres, ornent l’Évangile, ferment la bouche des critiques et glorifient Dieu (§2). La capacité de les accomplir vient entièrement de l’Esprit, mais les croyants ne doivent pas devenir paresseux en attendant un sentiment spécial ; ils doivent ranimer la grâce qui est en eux (§3).Chapter 16 defines good works as those that God has commanded, not those invented by “blind zeal” or good intentions (§1). Good works are the “fruits and evidences of a true and lively faith”; by them believers show thankfulness, strengthen assurance, build up others, adorn the gospel, silence critics and glorify God (§2). Our ability to do them comes wholly from the Spirit, yet believers must not grow lazy, waiting for a special feeling, but must stir up the grace that is in them (§3).

Les sections 4 et 5 répondent à l’enseignement médiéval sur le mérite. Personne ne peut faire plus que ce que Dieu exige (les théologiens appellent cela la surérogation), et nos meilleures œuvres ne peuvent mériter le pardon ni la vie éternelle, car lorsque nous avons tout fait, nous sommes des « serviteurs inutiles » (Luc 17.10). La section 6 est pleine de consolation : parce que les croyants sont acceptés en Christ, leurs œuvres le sont aussi. Dieu, les regardant en son Fils, se plaît à accepter et à récompenser ce qui est sincère, bien qu’imparfait, comme un père se réjouit du cadeau maladroit d’un enfant. La section 7 dit que les bonnes actions des incroyants, bien qu’utiles, ne plaisent pas à Dieu parce qu’elles ne viennent pas de la foi ; pourtant, les négliger est « plus coupable encore ». La révision américaine de 1903 a reformulé cette section avec plus de douceur, en appelant ces œuvres louables et utiles, sans renoncer à son propos.Sections 4 and 5 answer the medieval teaching on merit. No one can do more than God requires (theologians call that supererogation), and our best works cannot merit pardon or eternal life, for when we have done all, we are “unprofitable servants” (Luke 17:10). Section 6 is full of comfort: because believers are accepted in Christ, their works are accepted too. God, looking on them in his Son, is pleased to accept and reward what is sincere, though imperfect, as a father delights in a child’s clumsy gift. Section 7 says that the good deeds of unbelievers, though useful, do not please God because they do not come from faith; yet neglecting them is “more sinful.” The 1903 American revision reworded this section more gently, calling such works praiseworthy and useful while keeping its point.

5.La persévérance des saints5.The Perseverance of the Saints

Le chapitre 17 enseigne que ceux que Dieu a acceptés dans son Bien-Aimé « ne peuvent déchoir ni totalement ni définitivement » de la grâce, mais persévéreront jusqu’à la fin (§1). Le fondement de cette certitude n’est pas le libre arbitre du croyant, mais Dieu : le décret immuable de l’élection, qui découle de l’amour du Père, le mérite et l’intercession de Christ, la présence durable de l’Esprit et « la nature de l’alliance de grâce » (§2). Ici la théologie de l’alliance devient profondément personnelle. Dieu garde son alliance même quand nous chancelons.Chapter 17 teaches that those whom God has accepted in his Beloved “can neither totally nor finally fall away” from grace, but will persevere to the end (§1). The ground of this certainty is not the believer’s free will but God: the unchangeable decree of election flowing from the Father’s love, the merit and intercession of Christ, the abiding of the Spirit, and “the nature of the covenant of grace” (§2). Here covenant theology becomes deeply personal. God keeps his covenant even when we falter.

La section 3 est honnête. Les croyants peuvent, par la tentation, la corruption qui demeure et la négligence des moyens de grâce, tomber dans des « péchés graves » et y rester un temps. Pensez à David ou à Pierre. Alors ils attristent l’Esprit, perdent leur consolation, font du tort aux autres et attirent sur eux la discipline. La persévérance n’est pas une permission de pécher ; c’est la promesse que Dieu ramènera à la maison ses enfants égarés. Le synode de Dordrecht (1618–19) avait enseigné la même chose dans son cinquième chapitre de doctrine.Section 3 is honest. Believers may, through temptation, remaining corruption and neglect of the means of grace, fall into “grievous sins” and continue in them for a time. Think of David or of Peter. When they do, they grieve the Spirit, lose comfort, harm others and bring discipline on themselves. Perseverance is not permission to sin; it is the promise that God will bring his wandering children home. The Synod of Dort (1618–19) had taught the same in its fifth head of doctrine.

6.L’assurance de la grâce et du salut6.The Assurance of Grace and Salvation

Le chapitre 18 est le grand cadeau des puritains aux âmes anxieuses. Les hypocrites peuvent se tromper par de faux espoirs, mais ceux qui croient vraiment en Christ, l’aiment avec sincérité et marchent en bonne conscience « peuvent dès cette vie être certainement assurés » de leur salut (§1). Cette assurance est « une assurance infaillible de foi », qui repose sur trois fondements (§2) : la vérité divine des promesses de Dieu, la preuve intérieure des grâces auxquelles ces promesses sont faites, et « le témoignage de l’Esprit d’adoption » qui rend témoignage à notre esprit (Romains 8.16).Chapter 18 is the Puritans’ great gift to anxious souls. Hypocrites may deceive themselves with false hope, but those who truly believe in Christ, love him in sincerity and walk in good conscience “may in this life be certainly assured” of their salvation (§1). This assurance is “an infallible assurance of faith,” resting on three grounds (§2): the divine truth of God’s promises, the inward evidence of the graces to which those promises are made, and “the testimony of the Spirit of adoption” witnessing with our spirits (Romans 8:16).

La section 3 ajoute une précision pastorale. L’assurance n’appartient pas à « l’essence de la foi » : un vrai croyant peut « attendre longtemps » et lutter avant d’en jouir. Mais il peut y parvenir par le bon usage des moyens ordinaires, sans révélation extraordinaire, et c’est le devoir de tout chrétien d’affermir sa vocation et son élection (2 Pierre 1.10). Loin de rendre les gens insouciants, l’assurance produit la paix, la joie, l’amour et une obéissance joyeuse. La section 4 reconnaît que l’assurance peut être ébranlée par la négligence, le péché, la tentation ou parce que Dieu cache sa face, mais les croyants ne sont jamais entièrement privés de « cette semence de Dieu ». En Écosse, la controverse de la Moelle (Marrow Controversy, 1718–1723), avec Thomas Boston et Ebenezer Erskine, débattit plus tard du lien étroit entre l’assurance et la foi elle-même.Section 3 adds a pastoral clarification. Assurance does not belong to “the essence of faith”: a true believer may “wait long” and struggle before he enjoys it. Yet he may reach it by the right use of ordinary means, without special revelation, and it is every Christian’s duty to make his calling and election sure (2 Peter 1:10). Far from making people careless, assurance produces peace, joy, love and cheerful obedience. Section 4 admits that assurance may be shaken by negligence, sin, temptation or God’s hiding of his face, yet believers are never wholly without “that seed of God.” In Scotland, the Marrow Controversy (1718–1723), with Thomas Boston and Ebenezer Erskine, later debated how closely assurance belongs to faith itself.

7.Ce qu’un pasteur presbytérien en retient aujourd’hui7.What a Presbyterian Pastor Takes from It Today

Ces chapitres donnent au pasteur une boîte à outils complète pour le soin des âmes. À celui qui lutte, il dit que la guerre intérieure est un signe de vie. À l’orgueilleux, il prêche qu’aucun péché n’est petit. À celui qui désespère, il dit qu’aucun péché n’est trop grand pour celui qui se repent. À celui qui doute, il explique les trois fondements de l’assurance et l’encourage à user patiemment de la Parole, des sacrements et de la prière. D’autres traditions diffèrent ici. Les wesleyens enseignent que les croyants peuvent être remplis d’un amour parfait en cette vie et qu’un croyant peut finalement tomber, bien que Wesley ait estimé le témoignage de l’Esprit autant que les puritains. Les luthériens tiennent aussi que la vraie foi peut se perdre, et ils fondent l’assurance sur la promesse objective de la Parole et du sacrement. La plupart des baptistes affirment la persévérance ; la Seconde Confession de Londres reprend ces chapitres, même si la formule populaire « une fois sauvé, toujours sauvé » peut perdre l’insistance de Westminster sur la persévérance dans la sainteté. Les baptistes du libre arbitre et beaucoup de pentecôtistes tiennent que l’apostasie est possible, et les pentecôtistes de sainteté enseignent la sanctification comme une seconde œuvre de grâce.These chapters give a pastor a full toolbox for soul care. To the struggling, he says the war within is a sign of life. To the proud, he preaches that no sin is small. To the despairing, he says no sin is too great for the penitent. To the doubting, he explains the three grounds of assurance and urges patient use of Word, sacraments and prayer. Other traditions differ here. Wesleyans teach that believers may be filled with perfect love in this life and that a believer can finally fall away, though Wesley prized the Spirit’s witness as much as the Puritans did. Lutherans also hold that true faith can be lost, and they ground assurance in the objective promise of Word and sacrament. Most Baptists affirm perseverance; the Second London Confession repeats these chapters, though the popular phrase “once saved, always saved” can lose Westminster’s stress on persevering in holiness. Free Will Baptists and many Pentecostals hold that apostasy is possible, and holiness Pentecostals teach sanctification as a second work of grace.

8.Le prendre à cœur8.Taking It to Heart

Pour la réflexion. Où sentez-vous la « guerre continuelle et irréconciliable » dans votre propre vie, et comment le chapitre 13 vous encourage-t-il ? Avez-vous appris à vous repentir de péchés particuliers, en particulier ? Sur lequel des trois fondements de l’assurance avez-vous le plus besoin de vous reposer aujourd’hui ? Et comment conseilleriez-vous un membre de l’Église qui dit : « Je crois, mais je n’ai pas d’assurance » ? For reflection. Where do you feel the “continual and irreconcilable war” in your own life, and how does chapter 13 encourage you? Have you learned to repent of particular sins particularly? Which of the three grounds of assurance do you most need to rest on today? And how would you counsel a church member who says, “I believe, but I have no assurance”?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala des chapitres 13 à 18 de la Confession de foi de Westminster (1647), d’après le texte achevé par l’Assemblée de Westminster en 1646–47. Le texte est dans le domaine public (1647) et il est cité ici brièvement pour l’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes sur la piété puritaine, le synode de Dordrecht, la controverse de la Moelle et la révision de 1903 sont tirées d’histoires de référence des Églises réformées.Source. A Chapala Theological Seminary digest of chapters 13–18 of the Westminster Confession of Faith (1647), from the text completed by the Westminster Assembly in 1646–47. The text is in the public domain (1647) and is quoted briefly here for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; notes on Puritan piety, the Synod of Dort, the Marrow Controversy and the 1903 revision are drawn from standard histories of the Reformed churches.

Lire les affirmations avec soin. La Confession est une déclaration historique de la foi réformée, non la politique actuelle du STC. Le STC la présente fidèlement comme texte d’étude. Le texte de travail du STC suit une transcription publique de la Confession de 1647 ; la comparaison avec un scan de l’édition imprimée est encore en attente.Reading claims carefully. The Confession is a historic statement of Reformed belief, not present-day CTS policy. CTS presents it faithfully as a study text. The CTS working text follows a public transcription of the 1647 Confession; comparison with a scan of the printed edition is still pending.

Lecture 4 · Loi, culte et ÉgliseReading 4 · Law, Worship and Church

Seigneur de la conscienceLord of the Conscience

La loi morale de Dieu comme règle d’une vie reconnaissante, la liberté chrétienne et la conviction que Dieu seul est Seigneur de la conscience, le culte réglé par l’Écriture et le jour du Seigneur, les serments honnêtes, le magistrat civil, le mariage et l’Église, avec des notes du STC sur la révision américaine de 1788 et les polémiques supprimées plus tard, en 1903.God’s moral law as a rule of grateful life, Christian liberty and the conviction that God alone is Lord of the conscience, worship regulated by Scripture and the Lord’s day, honest oaths, the civil magistrate, marriage and the church, with CTS notes on the American revision of 1788 and the polemics later removed in 1903.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Seigneur de la conscience : la loi, le culte, la liberté et l’ÉgliseLord of the Conscience: Law, Worship, Liberty and the Church

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — les chapitres 19 à 26 de la Confession de foi de Westminster, sur la loi de Dieu, la liberté chrétienne, le culte et le jour du Seigneur, les serments, le magistrat civil, le mariage et l’ÉgliseA Chapala Theological Seminary reading — chapters 19–26 of the Westminster Confession of Faith, on God’s law, Christian liberty, worship and the Lord’s day, oaths, the civil magistrate, marriage, and the church

Un résumé du STC des chapitres 19 à 26 de la Confession de foi de Westminster (1647), d’après le texte achevé par l’Assemblée de Westminster en 1646–47. L’original est dans le domaine public (1647) ; les brèves citations ci-dessous en sont traduites et servent à l’étude.A CTS digest of chapters 19–26 of the Westminster Confession of Faith (1647), from the text completed by the Westminster Assembly in 1646–47. The original is in the public domain (1647); it is quoted briefly below for study.

  • CFW chapitres 19–26WCF chapters 19–26
  • Source primairePrimary source
  • Révision américaine de 1788American revision of 1788
  • Église et ÉtatChurch and state
Un mot avant de lire. Ces chapitres passent du salut à la forme de la vie chrétienne en commun : comment les croyants usent de la loi de Dieu, comment ils rendent le culte, et comment l’Église, la famille et l’État se rapportent les uns aux autres. Ils furent écrits dans un monde où l’Église et l’État étaient étroitement liés, et où protestants et catholiques romains étaient souvent en guerre. Ils contiennent donc une partie de l’enseignement le plus précieux de la Confession, et aussi certaines de ses phrases les plus liées à leur époque. Le STC ajoute de brèves notes historiques là où elles aident. A word before you read. These chapters move from salvation to the shape of Christian life together: how believers use God’s law, how they worship, and how church, family and state relate. They were written in a world where church and state were tied closely, and where Protestants and Roman Catholics were often at war. So they contain some of the Confession’s most treasured teaching, and also some of its most time-bound sentences. CTS adds short historical notes where they help.

1.La loi de Dieu1.The Law of God

Le chapitre 19 commence là où commençait l’alliance des œuvres. Dieu donna à Adam une loi « comme alliance des œuvres », l’obligeant, lui et ses descendants, à une « obéissance personnelle, entière, exacte et perpétuelle » (§1). Après la chute, cette même loi demeura « une règle parfaite de justice » et fut donnée au Sinaï en dix commandements sur deux tables : quatre pour notre devoir envers Dieu, six pour notre devoir envers le prochain (§2). La Confession donne ensuite la division classique en trois parties. Les lois cérémonielles, données à Israël comme à « une Église mineure », annonçaient Christ et sont maintenant abrogées (§3). Les lois judiciaires, données à Israël comme nation, « ont expiré avec l’État de ce peuple », et n’obligent les autres que dans la mesure où leur « équité générale » l’exige (§4). La loi morale oblige tous les hommes pour toujours, et Christ la renforce au lieu de l’abolir (§5).Chapter 19 begins where the covenant of works began. God gave Adam a law “as a covenant of works,” binding him and his descendants to “personal, entire, exact, and perpetual obedience” (§1). After the fall that same law remained “a perfect rule of righteousness” and was given at Sinai in ten commandments on two tables: four for our duty to God, six for our duty to our neighbour (§2). The Confession then gives the classic threefold division. The ceremonial laws, given to Israel as “a Church under age,” pointed to Christ and are now abrogated (§3). The judicial laws, given to Israel as a nation, “expired together with the State of that people,” binding others only as far as their “general equity” requires (§4). The moral law binds all people forever, and Christ strengthens rather than dissolves it (§5).

La section 6 explique comment la loi sert les croyants qui ne sont plus sous elle « comme alliance des œuvres ». Elle est une règle de vie qui montre la volonté de Dieu ; elle révèle le péché et nous conduit à Christ ; elle freine la corruption ; et ses promesses montrent que Dieu prend plaisir à l’obéissance. Rien de cela n’est du légalisme. La section 7 dit que ces usages « s’accordent doucement » avec l’Évangile, parce que l’Esprit rend la volonté capable de faire librement et joyeusement ce que la loi exige.Section 6 explains how the law serves believers who are no longer under it “as a covenant of works.” It is a rule of life that shows God’s will; it exposes sin and drives us to Christ; it restrains corruption; and its promises show God’s pleasure in obedience. None of this is legalism. Section 7 says these uses “sweetly comply” with the gospel, because the Spirit enables the will to do freely and cheerfully what the law requires.

2.La liberté chrétienne2.Christian Liberty

Le chapitre 20 énumère la liberté que Christ a acquise : liberté à l’égard de la culpabilité, de la colère et de la malédiction de la loi, de l’esclavage de Satan et de la domination du péché, de l’aiguillon de la mort, et liberté de s’approcher de Dieu « non par une crainte servile, mais par un amour filial » (§1). Les croyants du Nouveau Testament sont aussi libres de la loi cérémonielle. Vient ensuite l’une des phrases les plus célèbres de la Confession : « Dieu seul est Seigneur de la conscience » (§2). Aucune Église et aucun gouvernant ne peut lier la conscience par des doctrines ou des commandements contraires à la Parole de Dieu, ou ajoutés à elle en matière de foi ou de culte. Exiger « une foi implicite » et une obéissance aveugle détruit à la fois la liberté et la raison. Mais la liberté n’est pas la licence : ceux qui s’en servent comme prétexte pour pécher détruisent son but même, qui est de servir le Seigneur dans la sainteté (§3).Chapter 20 lists the freedom Christ purchased: freedom from guilt, wrath and the curse of the law, from bondage to Satan and the dominion of sin, from the sting of death, and the freedom to approach God “not out of slavish fear, but a child-like love” (§1). New Testament believers are also free from the ceremonial law. Then comes one of the most famous sentences in the Confession: “God alone is Lord of the conscience” (§2). No church or ruler may bind the conscience with doctrines or commands contrary to God’s Word, or added to it in matters of faith or worship. Demanding “an implicit faith” and blind obedience destroys both liberty and reason. Yet liberty is not licence: those who use it as an excuse to sin destroy its very purpose, which is to serve the Lord in holiness (§3).

Note historique du STC. La section 20.4 dit que ceux qui répandent des erreurs peuvent être appelés à rendre compte par les censures de l’Église « et par le pouvoir du magistrat civil ». Lorsque les presbytériens américains organisèrent leur Assemblée générale, ils révisèrent la Confession en 1788 et supprimèrent cette clause. Dès 1729, l’Acte d’adoption avait permis aux pasteurs d’exprimer des réserves sur les chapitres concernant le magistrat. Les presbytériens américains en vinrent ainsi à défendre la liberté religieuse pour tous. CTS historical note. Section 20.4 says that people who spread errors may be called to account by church censures “and by the power of the Civil Magistrate.” When American Presbyterians organized their General Assembly, they revised the Confession in 1788 and removed that clause. Already in 1729 the Adopting Act had allowed ministers to state scruples about the chapters on the magistrate. American Presbyterians thus came to defend religious liberty for all.

3.Le culte et le jour du Seigneur3.Worship and the Lord’s Day

Le chapitre 21 énonce ce qu’on appelle le principe régulateur du culte. La lumière de la nature enseigne que Dieu doit être adoré, mais la manière acceptable de l’adorer est « instituée par lui-même » et limitée à sa volonté révélée, non aux « imaginations et inventions des hommes » (§1). Le culte est rendu au seul Dieu trinitaire, et par Christ seul (§2). La prière se fait au nom de Christ, avec l’aide de l’Esprit, et « dans une langue connue » (§3), pour les vivants mais non pour les morts (§4). Les parties ordinaires du culte sont la lecture de l’Écriture, la saine prédication, l’écoute attentive, « le chant des psaumes avec grâce dans le cœur » et les sacrements, avec les serments, les vœux, les jeûnes et les actions de grâces en des occasions particulières (§5). Certaines Églises presbytériennes ne chantent encore que des psaumes ; la plupart chantent aujourd’hui aussi des cantiques, tout en gardant le principe. Sous l’Évangile, aucun lieu n’est plus saint qu’un autre : Dieu doit être adoré dans les familles chaque jour, dans le secret et, surtout, dans les assemblées publiques (§6).Chapter 21 states what is called the regulative principle of worship. The light of nature teaches that God should be worshipped, but the acceptable way of worship is “instituted by himself” and limited to his revealed will, not “the imaginations and devices of men” (§1). Worship is given to the triune God alone, through Christ alone (§2). Prayer is made in Christ’s name, by the Spirit’s help, and “in a known tongue” (§3), for the living but not for the dead (§4). The ordinary parts of worship are the reading of Scripture, sound preaching, attentive hearing, “singing of Psalms with grace in the heart,” and the sacraments, with oaths, vows, fasts and thanksgivings on special occasions (§5). Some Presbyterian churches still sing only psalms; most today also sing hymns while keeping the principle. Under the gospel no place is holier than another: God is to be worshipped in families daily, in secret, and above all in public assemblies (§6).

Les sections 7 et 8 enseignent le sabbat comme un commandement « positif, moral et perpétuel ». De la création à la résurrection de Christ, c’était le dernier jour de la semaine ; depuis lors, c’est le premier, « le jour du Seigneur », le sabbat chrétien. On le garde en s’y préparant d’avance, en se reposant du travail et des loisirs ordinaires, et en consacrant la journée au culte public et privé et aux œuvres « de nécessité et de miséricorde ».Sections 7 and 8 teach the Sabbath as a “positive, moral, and perpetual” command. From creation to Christ’s resurrection it was the last day of the week; since then it is the first, “the Lord’s day,” the Christian Sabbath. It is kept by preparing beforehand, resting from ordinary work and recreation, and spending the day in public and private worship and in works “of necessity and mercy.”

4.Les serments et les vœux4.Oaths and Vows

Le chapitre 22 traite le serment légitime comme un acte de culte où l’on prend Dieu à témoin. On ne jure que par le nom de Dieu, jamais à la légère (§2). Les serments se prennent dans le sens simple des mots, « sans équivoque ni restriction mentale » (§4), un rejet des habiles échappatoires que permettaient certains moralistes de l’époque. Les vœux se font à Dieu seul, librement et avec reconnaissance (§5–6). La révision américaine de 1903 supprima une phrase du §3 qui appelait péché le refus d’un serment légitime, par respect pour des croyants, comme les quakers et les mennonites, qui ne jurent jamais. La section 7 rejette les vœux monastiques perpétuels comme des « pièges superstitieux et coupables ».Chapter 22 treats a lawful oath as an act of worship in which we call God to witness. We swear only by God’s name, never lightly (§2). Oaths are taken in the plain sense of the words, “without equivocation or mental reservation” (§4), a rejection of the clever evasions some moral teachers of the day allowed. Vows are made to God alone, freely and thankfully (§5–6). The 1903 American revision removed a sentence in §3 calling it sin to refuse a lawful oath, out of respect for believers, such as Quakers and Mennonites, who will not swear at all. Section 7 rejects lifelong monastic vows as “superstitious and sinful snares.”

5.Le magistrat civil et le mariage5.The Civil Magistrate and Marriage

Le chapitre 23 enseigne que Dieu a établi les autorités civiles « pour sa propre gloire et le bien public », armées de l’épée pour protéger les bons et punir les malfaiteurs (§1). Les chrétiens peuvent servir comme magistrats et faire la guerre « en une occasion juste et nécessaire » (§2). Les citoyens doivent prier pour les gouvernants, payer l’impôt et obéir aux ordres légitimes, même quand le gouvernant n’est pas croyant ; et le clergé n’en est pas exempté (§4).Chapter 23 teaches that God has ordained civil rulers “for his own glory and the public good,” armed with the sword to protect the good and punish evildoers (§1). Christians may serve as magistrates and may wage war “upon just and necessary occasion” (§2). Citizens must pray for rulers, pay taxes and obey lawful commands, even when the ruler is not a believer; and clergy are not exempt (§4).

Note historique du STC. Le texte de 1647 de 23.3 donne au magistrat le devoir de réprimer « tous les blasphèmes et toutes les hérésies » et le pouvoir de convoquer des synodes. Cela reflétait les États chrétiens d’Europe. La révision américaine de 1788 réécrivit la section : les gouvernants doivent protéger l’Église de notre Seigneur commun « sans donner la préférence à aucune dénomination », et protéger la liberté religieuse de chaque personne. La section 31.2 fut révisée de la même manière. La PCA, l’OPC et la PC(USA) utilisent toutes le texte révisé. Au Mexique, les lois de Réforme des années 1850 et 1860 séparèrent l’Église et l’État, et les presbytériens mexicains ont apprécié cette liberté depuis lors. CTS historical note. The 1647 text of 23.3 gives the magistrate a duty to suppress “all blasphemies and heresies” and power to call synods. This reflected the Christian states of Europe. The American revision of 1788 rewrote the section: rulers must protect the church of our common Lord “without giving the preference to any denomination,” and must protect every person’s religious freedom. Section 31.2 was revised in the same way. The PCA, OPC and PC(USA) all use the revised text. In Mexico, the Reform Laws of the 1850s and 1860s separated church and state, and Mexican Presbyterians have valued that liberty ever since.

Le chapitre 24 enseigne que le mariage est entre un homme et une femme, et rejette la polygamie (§1). Il existe pour l’aide mutuelle, pour l’accroissement de la famille humaine et de l’Église, et pour la pureté (§2). Les chrétiens doivent se marier « seulement dans le Seigneur » (§3). Les limites de parenté sont fixées par l’Écriture (§4) ; en 1887, les presbytériens américains supprimèrent la dernière phrase de cette section. Le divorce n’est permis que pour l’adultère ou pour « un abandon volontaire » auquel ni l’Église ni l’État ne peuvent remédier, et il doit suivre « une procédure publique et ordonnée » (§5–6), ce qui protège la personne vulnérable contre l’abandon arbitraire.Chapter 24 teaches that marriage is between one man and one woman, rejecting polygamy (§1). It exists for mutual help, for the increase of the human family and of the church, and for purity (§2). Christians should marry “only in the Lord” (§3). Kinship limits are set by Scripture (§4); in 1887 American Presbyterians removed the final sentence of that section. Divorce is permitted only for adultery or for “such wilful desertion” as neither church nor state can remedy, and it must follow “a public and orderly course” (§5–6), protecting the vulnerable from arbitrary abandonment.

6.L’Église et la communion des saints6.The Church and the Communion of Saints

Le chapitre 25 distingue l’Église invisible, « le nombre entier des élus » de tous les temps (§1), de l’Église visible, qui se compose de tous ceux qui professent la vraie religion dans le monde entier « et de leurs enfants » (§2). Hors d’elle, il n’y a « aucune possibilité ordinaire de salut », en écho au père de l’Église ancienne Cyprien. À cette Église, Christ a donné le ministère, les Écritures et les ordonnances (§3). Les Églises particulières sont plus ou moins pures (§4) ; même les plus pures sont sujettes au « mélange et à l’erreur », mais Christ aura toujours une Église sur la terre (§5).Chapter 25 distinguishes the invisible church, “the whole number of the elect” in every age (§1), from the visible church, which consists of all who profess the true religion throughout the world “and of their children” (§2). Outside it there is “no ordinary possibility of salvation,” an echo of the early church father Cyprian. To this church Christ gave the ministry, the Scriptures and the ordinances (§3). Particular churches are more or less pure (§4); even the purest are subject to “mixture and error,” yet Christ will always have a church on earth (§5).

Note historique du STC. La section 25.6 appelle le pape « cet Antichrist », et d’autres chapitres parlent de vœux « papistes » (22.7) et mettent en garde contre le mariage avec des « papistes » (24.3). Ces mots venaient d’un siècle de persécutions et de guerres de religion, où Luther, Calvin et la plupart des protestants lisaient ainsi 2 Thessaloniciens 2. L’Église presbytérienne aux États-Unis supprima la clause de l’Antichrist en 1903, et les éditions utilisées aujourd’hui par la PCA et l’OPC ne la contiennent pas. Les presbytériens nient toujours qu’un évêque puisse être chef de l’Église, car ce titre appartient à Christ seul. Le STC enseigne ce désaccord avec charité, en honorant nos voisins catholiques romains. CTS historical note. Section 25.6 calls the Pope “that Antichrist,” and other chapters speak of “Popish” vows (22.7) and warn against marrying “Papists” (24.3). These words came from a century of persecution and religious war, when Luther, Calvin and most Protestants read 2 Thessalonians 2 this way. The Presbyterian Church in the U.S.A. removed the Antichrist clause in 1903, and the editions used today by the PCA and OPC do not contain it. Presbyterians still deny that any bishop can be head of the church, for that title belongs to Christ alone. CTS teaches that disagreement with charity, honouring our Roman Catholic neighbours.

Le chapitre 26 décrit la communion des saints. Les croyants unis à Christ participent à sa grâce et à sa gloire et, unis dans l’amour, partagent leurs dons et se servent les uns les autres, notamment en « se soulageant les uns les autres dans les choses extérieures » (§1–2). Cette communion s’étend à tous ceux qui, « en tout lieu, invoquent le nom du Seigneur Jésus ». Mais l’union avec Christ ne nous rend pas divins, et la communion chrétienne n’abolit pas la propriété privée (§3).Chapter 26 describes the communion of saints. Believers united to Christ share in his grace and glory, and, united in love, share their gifts and serve one another, including “relieving each other in outward things” (§1–2). This fellowship reaches all “who, in every place, call upon the name of the Lord Jesus.” Yet union with Christ does not make us divine, and Christian fellowship does not abolish private property (§3).

7.Ce qu’un pasteur presbytérien en retient aujourd’hui7.What a Presbyterian Pastor Takes from It Today

Un pasteur presbytérien retient de ces chapitres une haute estime de la loi de Dieu comme guide d’une vie reconnaissante, une défense ferme de la conscience, un culte réglé par l’Écriture, le don d’un jour de repos hebdomadaire, un appel à une parole honnête, le respect du gouvernement sans lui rendre un culte, et une Église qui accueille les croyants et leurs enfants. D’autres traditions diffèrent. Les luthériens et les anglicans suivent un principe plus large : le culte peut inclure ce que l’Écriture n’interdit pas. Les luthériens et beaucoup d’Églises réformées du continent européen ne traitent pas le dimanche comme un sabbat strict. Les baptistes partagent le principe régulateur (Seconde Confession de Londres, chapitre 22), mais définissent l’Église visible comme composée de croyants seulement. Des baptistes comme Thomas Helwys (1612) et Roger Williams ont défendu très tôt la liberté religieuse, et la révision de 1788 a rapproché les presbytériens américains de cette même liberté. Les wesleyens et les pentecôtistes apprécient la direction morale de la loi et le jour du Seigneur, tandis que les pentecôtistes pratiquent un culte plus libre et plus spontané.A Presbyterian pastor takes from these chapters a high view of God’s law as a guide for grateful living, a fierce defence of the conscience, worship ordered by Scripture, the gift of a weekly day of rest, a call to honest speech, respect for government without worship of it, and a church that embraces believers and their children. Other traditions differ. Lutherans and Anglicans follow a broader principle: worship may include what Scripture does not forbid. Lutherans and many Continental Reformed churches do not treat Sunday as a strict Sabbath. Baptists share the regulative principle (Second London Confession, chapter 22) but define the visible church as believers only. Baptists such as Thomas Helwys (1612) and Roger Williams championed religious liberty early, and the 1788 revision moved American Presbyterians toward that same freedom. Wesleyans and Pentecostals value the law’s moral guidance and the Lord’s day, while Pentecostals practise freer, more spontaneous worship.

8.Le prendre à cœur8.Taking It to Heart

Pour la réflexion. Comment la loi vous sert-elle de « règle de vie » plutôt que d’alliance des œuvres ? Où avez-vous vu une Église ou un gouvernant essayer de lier les consciences au-delà de l’Écriture ? Comment votre assemblée garde-t-elle le jour du Seigneur, et qu’est-ce qui pourrait en faire davantage un jour de culte, de repos et de miséricorde ? Et comment pouvez-vous tenir des convictions fermes sur l’Église tout en parlant avec charité aux chrétiens d’autres traditions ? For reflection. How does the law serve you as “a rule of life” rather than a covenant of works? Where have you seen a church or ruler try to bind consciences beyond Scripture? How does your congregation keep the Lord’s day, and what could make it more a day of worship, rest and mercy? And how can you hold firm convictions about the church while speaking with charity toward Christians of other traditions?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala des chapitres 19 à 26 de la Confession de foi de Westminster (1647), d’après le texte achevé par l’Assemblée de Westminster en 1646–47. Le texte est dans le domaine public (1647) et il est cité ici brièvement pour l’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes sur l’Acte d’adoption de 1729 et les révisions américaines de 1788, 1887 et 1903 sont tirées d’histoires de référence du presbytérianisme américain.Source. A Chapala Theological Seminary digest of chapters 19–26 of the Westminster Confession of Faith (1647), from the text completed by the Westminster Assembly in 1646–47. The text is in the public domain (1647) and is quoted briefly here for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; notes on the Adopting Act of 1729 and the American revisions of 1788, 1887 and 1903 are drawn from standard histories of American Presbyterianism.

Lire les affirmations avec soin. La Confession est une déclaration historique de la foi réformée, non la politique actuelle du STC. Son langage sur la papauté et le magistrat appartient aux conflits de son époque. Le STC la présente fidèlement comme texte d’étude. Le texte de travail du STC suit une transcription publique de la Confession de 1647 ; la comparaison avec un scan de l’édition imprimée est encore en attente.Reading claims carefully. The Confession is a historic statement of Reformed belief, not present-day CTS policy. Its language about the papacy and the magistrate belongs to the conflicts of its age. CTS presents it faithfully as a study text. The CTS working text follows a public transcription of the 1647 Confession; comparison with a scan of the printed edition is still pending.

Lecture 5 · Sacrements et fins dernièresReading 5 · Sacraments and Last Things

Signes, sceaux et dernier jourSigns, Seals and the Last Day

Les sacrements comme signes et sceaux de l’alliance, le baptême des enfants par effusion ou aspersion, la présence réelle et spirituelle de Christ dans la Cène, la discipline de l’Église et les synodes presbytériens, la mort, la résurrection et le jugement dernier, et le voyage de la Confession vers la PCA, l’OPC et la PC(USA) et vers les Églises presbytériennes du Mexique, du Brésil, de Corée et d’Afrique.Sacraments as signs and seals of the covenant, infant baptism by pouring or sprinkling, Christ’s real spiritual presence in the Supper, church discipline and Presbyterian synods, death, resurrection and the last judgment, and the Confession’s journey to the PCA, OPC and PC(USA) and to Presbyterian churches in Mexico, Brazil, Korea and Africa.

DIGEST STCCTS DIGESTLire le résumé complet — il s’ouvre ici mêmeRead the full digest — opens right here
Le résumé du Séminaire théologique de Chapala — un résumé original rédigé par le STC, disponible en anglais, en espagnol et en français, lisible hors ligne. Ceci est le résumé du STC, et non le texte intégral de la source originale.The Chapala Theological Seminary digest — an original summary written by CTS, available in English, Spanish and French, readable offline. This is the CTS digest, not the full original source text.

Signes, sceaux et dernier jour : les sacrements, le gouvernement de l’Église et les fins dernièresSigns, Seals and the Last Day: Sacraments, Church Government and Last Things

Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — les chapitres 27 à 33 de la Confession de foi de Westminster, sur le baptême et la Cène, la discipline de l’Église et les synodes, la mort, la résurrection et le jugement, avec le voyage ultérieur de la Confession à travers le mondeA Chapala Theological Seminary reading — chapters 27–33 of the Westminster Confession of Faith, on baptism and the Lord’s Supper, church discipline and synods, death, resurrection and judgment, with the Confession’s later journey around the world

Un résumé du STC des chapitres 27 à 33 de la Confession de foi de Westminster (1647), d’après le texte achevé par l’Assemblée de Westminster en 1646–47. L’original est dans le domaine public (1647) ; les brèves citations ci-dessous en sont traduites et servent à l’étude.A CTS digest of chapters 27–33 of the Westminster Confession of Faith (1647), from the text completed by the Westminster Assembly in 1646–47. The original is in the public domain (1647); it is quoted briefly below for study.

  • CFW chapitres 27–33WCF chapters 27–33
  • Source primairePrimary source
  • Sacrements et gouvernementSacraments and polity
  • Une confession mondialeA worldwide confession
Un mot avant de lire. Les derniers chapitres de la Confession se tournent vers la vie visible de l’Église, ses sacrements, sa discipline et ses assemblées, puis élèvent notre regard vers la fin de l’histoire. C’est ici que les presbytériens diffèrent le plus ouvertement des baptistes, des luthériens et des pentecôtistes ; nous noterons donc ces différences avec un soin particulier. Les dernières sections de ce résumé suivent le voyage de la Confession de Londres jusqu’au Mexique, au Brésil, en Corée et en Afrique. A word before you read. The Confession’s last chapters turn to the visible life of the church, its sacraments, its discipline and its assemblies, and then lift our eyes to the end of history. Here Presbyterians differ most openly from Baptists, Lutherans and Pentecostals, so we will note those differences with special care. The final sections of this digest trace how the Confession travelled from London to Mexico, Brazil, Korea and Africa.

1.Les sacrements : signes et sceaux de l’alliance1.Sacraments: Signs and Seals of the Covenant

Le chapitre 27 définit les sacrements comme « de saints signes et sceaux de l’alliance de grâce », institués directement par Dieu (§1). Ils font quatre choses : ils représentent Christ et ses bienfaits, confirment notre part en lui, marquent une différence visible entre l’Église et le monde, et engagent solennellement les croyants à servir Dieu. Un signe désigne quelque chose ; un sceau le confirme, comme le cachet sur un document officiel. La section 2 explique une « union sacramentelle » entre le signe et la chose signifiée, et c’est pourquoi l’Écriture peut dire du pain : « ceci est mon corps ». La section 3 écarte deux erreurs. La grâce n’est pas conférée « par une quelconque puissance qui serait en eux », comme si le rite agissait automatiquement, et sa valeur ne dépend pas non plus de la sainteté du pasteur. Sa puissance vient de l’Esprit et de la parole d’institution. Il n’y a que deux sacrements, le Baptême et la Cène du Seigneur, administrés seulement par un pasteur légitimement consacré (§4). Les sacrements d’Israël, la circoncision et la Pâque, étaient en substance les mêmes (§5).Chapter 27 defines sacraments as “holy signs and seals of the covenant of grace,” instituted directly by God (§1). They do four things: they represent Christ and his benefits, confirm our interest in him, mark a visible difference between the church and the world, and solemnly engage believers to serve God. A sign points to something; a seal confirms it, like the stamp on a legal document. Section 2 explains a “sacramental union” between sign and thing signified, which is why Scripture can say of bread, “this is my body.” Section 3 guards two errors. Grace is not conferred “by any power in them,” as if the rite worked automatically, nor does its value depend on the minister’s holiness. Its power comes from the Spirit and the word of institution. There are only two sacraments, Baptism and the Lord’s Supper, administered only by a lawfully ordained minister (§4). The sacraments of Israel, circumcision and Passover, were in substance the same (§5).

2.Le baptême2.Baptism

Le chapitre 28 décrit le baptême comme l’admission dans l’Église visible et comme « un signe et un sceau de l’alliance de grâce », de l’union à Christ, de la régénération, du pardon et de la vie nouvelle (§1). On emploie l’eau au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (§2). La section 3 dit que l’immersion « n’est pas nécessaire » ; l’effusion ou l’aspersion conviennent. La section 4 énonce la pratique presbytérienne distinctive : non seulement les croyants qui professent la foi, mais aussi « les enfants d’un ou de deux parents croyants » doivent être baptisés. Le raisonnement vient de l’alliance de grâce unique (lecture 2) : comme les enfants d’Israël recevaient la circoncision, ainsi les enfants des croyants reçoivent le signe de l’alliance (Genèse 17 ; Actes 2.39 ; Colossiens 2.11–12). La section 5 est prudente : négliger le baptême est un grand péché, mais le salut n’y est pas lié au point que personne ne puisse être sauvé sans lui, ni que tous les baptisés soient régénérés. La section 6 dit que la grâce promise est réellement conférée par l’Esprit à ceux à qui elle appartient, au temps de Dieu, et non nécessairement au moment du baptême. Le baptême n’est administré qu’une seule fois (§7).Chapter 28 describes baptism as admission into the visible church and as “a sign and seal of the covenant of grace,” of ingrafting into Christ, regeneration, forgiveness and new life (§1). Water is used in the name of the Father, Son and Holy Spirit (§2). Section 3 says that dipping “is not necessary”; pouring or sprinkling is proper. Section 4 states the distinctive Presbyterian practice: not only professing believers but also “the infants of one or both believing parents” are to be baptized. The reasoning comes from the one covenant of grace (Reading 2): as children of Israel received circumcision, so children of believers receive the sign of the covenant (Genesis 17; Acts 2:39; Colossians 2:11–12). Section 5 is careful: neglecting baptism is a great sin, yet salvation is not so tied to it that no one can be saved without it, or that all the baptized are regenerate. Section 6 says that the grace promised is truly conferred by the Spirit to those to whom it belongs, in God’s time, not necessarily at the moment of baptism. Baptism is administered only once (§7).

3.La Cène du Seigneur3.The Lord’s Supper

Le chapitre 29 dit que la Cène sert à rappeler le sacrifice de Christ, à sceller ses bienfaits, à nourrir spirituellement, à renouveler l’engagement, et à exprimer la communion avec Christ et les uns avec les autres (§1). Ce n’est pas un nouveau sacrifice, mais la commémoration de l’unique offrande de Christ « une fois pour toutes » (§2). Les pasteurs déclarent les paroles d’institution, prient, bénissent les éléments et donnent au peuple le pain et la coupe (§3–4). Le pain et le vin restent « vraiment et seulement du pain et du vin » (§5).Chapter 29 says the Supper is for the remembrance of Christ’s sacrifice, the sealing of its benefits, spiritual nourishment, renewed commitment, and communion with Christ and with one another (§1). It is not a new sacrifice but a commemoration of Christ’s one offering “once for all” (§2). Ministers declare the words of institution, pray, bless the elements, and give both bread and cup to the people (§3–4). The bread and wine remain “truly, and only, bread and wine” (§5).

Note historique du STC. Les sections 29.2 et 29.6 emploient des mots très durs sur la messe catholique romaine et la transsubstantiation, et appellent la messe « des plus injurieuses » envers le sacrifice de Christ. Elles furent écrites un siècle après le concile de Trente, en un temps de guerres de religion. Les presbytériens tiennent toujours que le sacrifice de Christ a été offert une fois pour toutes et que les éléments ne sont pas changés. Aujourd’hui, au Mexique et ailleurs, ils expriment cette conviction avec respect envers leurs voisins catholiques. CTS historical note. Sections 29.2 and 29.6 use very sharp words about the Roman Catholic mass and transubstantiation, calling the mass “most abominably injurious” to Christ’s sacrifice. They were written a century after the Council of Trent, in an age of religious war. Presbyterians still hold that Christ’s sacrifice was offered once for all and that the elements are not changed. Today, in Mexico and elsewhere, they state that conviction with respect for Catholic neighbours.

La section 7 est le cœur de la position réformée. Ceux qui communient dignement reçoivent par la foi Christ crucifié et se nourrissent de lui, « réellement et véritablement, non charnellement ni corporellement, mais spirituellement ». Le corps de Christ n’est pas présent « dans, avec ou sous » le pain, formule qui répond à l’enseignement luthérien ; pourtant Christ est aussi réellement présent à la foi que le pain l’est à nos sens. C’est l’enseignement de Jean Calvin : par l’Esprit, les croyants sont élevés jusqu’à la communion avec le Christ ressuscité. La section 8 avertit que les ignorants et les impies ne reçoivent que le signe et ne doivent pas venir à la table tant qu’ils restent tels. C’est pourquoi les conseils d’anciens presbytériens « gardent la table » par l’enseignement et l’examen.Section 7 is the heart of the Reformed view. Worthy receivers, by faith, “really and indeed, yet not carnally and corporally, but spiritually,” receive and feed upon Christ crucified. Christ’s body is not present “in, with, or under” the bread, a phrase that answers Lutheran teaching, yet Christ is as truly present to faith as the bread is to our senses. This is John Calvin’s teaching: by the Spirit, believers are lifted up to commune with the risen Christ. Section 8 warns that the ignorant and ungodly receive only the sign and should not come to the table while they remain such. Presbyterian sessions therefore “fence the table” with teaching and examination.

4.La discipline de l’Église et les synodes4.Church Discipline and Synods

Le chapitre 30 enseigne que Christ, comme Roi de son Église, a établi un gouvernement « entre les mains des responsables de l’Église, distinct du magistrat civil » (§1). Il leur a donné les clés du royaume : pour le fermer aux impénitents et l’ouvrir à ceux qui se repentent (§2). La discipline vise à ramener les fautifs, à dissuader les autres, à ôter « ce levain qui pourrait infecter toute la pâte », à honorer Christ et à protéger l’Église (§3). Elle procède par étapes : l’avertissement, la suspension de la Cène et l’excommunication (§4). Son premier but est toujours la restauration.Chapter 30 teaches that Christ, as King of his church, has appointed a government “in the hand of Church officers, distinct from the civil magistrate” (§1). To them he gave the keys of the kingdom: to shut it against the impenitent and to open it to the penitent (§2). Discipline aims to reclaim offenders, deter others, purge “that leaven which might infect the whole lump,” honour Christ, and protect the church (§3). It proceeds in steps: admonition, suspension from the Supper, and excommunication (§4). Its first goal is always restoration.

Le chapitre 31 décrit les synodes et les conciles. Dans la pratique presbytérienne, l’assemblée locale est dirigée par un conseil d’anciens ; les assemblées locales sont unies en un consistoire ou presbytère ; les presbytères se réunissent en synodes et en une assemblée générale. Les synodes peuvent trancher des controverses et ordonner le culte, et leurs décisions, si elles s’accordent avec l’Écriture, doivent être reçues « avec révérence et soumission » (§3). Mais la section 4 est humble : tous les conciles depuis les apôtres « peuvent errer, et beaucoup ont erré », de sorte qu’ils sont une aide, non la règle, de la foi. Cela vaut aussi pour l’Assemblée de Westminster elle-même. Les synodes ne doivent pas se mêler des affaires civiles, sauf par humble requête (§5). La révision américaine de 1788 réécrivit la section 2, retirant au magistrat le pouvoir de convoquer des synodes et affirmant le droit propre de l’Église à se réunir.Chapter 31 describes synods and councils. In Presbyterian practice, the congregation is led by a session of elders; congregations are joined in a presbytery; presbyteries meet in synods and a general assembly. Synods may settle controversies and order worship, and their decisions, if agreeable to Scripture, are to be received “with reverence and submission” (§3). Yet section 4 is humble: all councils since the apostles “may err, and many have erred,” so they are a help, not the rule, of faith. This includes the Westminster Assembly itself. Synods must not meddle in civil affairs, except by humble petition (§5). The American revision of 1788 rewrote section 2, removing the magistrate’s power to call synods and affirming the church’s own right to meet.

5.La mort, la résurrection et le jugement dernier5.Death, Resurrection and the Last Judgment

Le chapitre 32 enseigne qu’à la mort le corps retourne à la poussière, mais que les âmes, qui « ne meurent ni ne dorment », retournent immédiatement à Dieu (§1). Les justes sont rendus parfaits en sainteté et contemplent la face de Dieu, attendant la rédemption de leur corps ; les méchants sont jetés en enfer. L’Écriture ne reconnaît pas de troisième lieu, ce qui exclut le purgatoire. Au dernier jour, les morts ressusciteront « avec les mêmes corps », bien qu’avec de nouvelles qualités (§2) : les justes pour l’honneur, rendus semblables au corps glorieux de Christ, et les injustes pour le déshonneur (§3).Chapter 32 teaches that at death the body returns to dust, but souls, which “neither die nor sleep,” return immediately to God (§1). The righteous are made perfect in holiness and behold God’s face, waiting for the redemption of their bodies; the wicked are cast into hell. Scripture acknowledges no third place, which rules out purgatory. At the last day the dead will be raised “with the self-same bodies,” though with new qualities (§2): the just to honour, made like Christ’s glorious body, and the unjust to dishonour (§3).

Le chapitre 33 enseigne que Dieu a fixé un jour où Christ jugera les anges et tous les êtres humains pour leurs « pensées, paroles et actions » (§1). Ce jour manifestera la miséricorde de Dieu dans le salut des élus et sa justice dans la condamnation des méchants (§2). Christ en garde la date cachée afin que nous « secouions toute sécurité charnelle » et restions vigilants (§3). La Confession ne tranche pas le débat sur le millénium, et les presbytériens tiennent plusieurs positions. Comme il convient, toute la Confession se termine par une prière : « Viens, Seigneur Jésus, viens bientôt. Amen. »Chapter 33 teaches that God has appointed a day when Christ will judge angels and all people for their “thoughts, words, and deeds” (§1). That day will display God’s mercy in saving the elect and his justice in condemning the wicked (§2). Christ keeps its date unknown so that we will “shake off all carnal security” and stay watchful (§3). The Confession does not settle the debate about the millennium, and Presbyterians hold several views. Fittingly, the whole Confession ends with a prayer: “Come, Lord Jesus, come quickly. Amen.”

6.Une confession qui a parcouru le monde6.A Confession That Travelled the World

Aux États-Unis, l’Acte d’adoption de 1729 reçut la Confession, et la révision de 1788 la prépara pour une terre de liberté religieuse. En 1903, l’Église du Nord ajouta des chapitres sur le Saint-Esprit et sur les missions. L’Église presbytérienne orthodoxe, formée sous J. Gresham Machen en 1936, et l’Église presbytérienne en Amérique, formée en 1973, tiennent les Standards de Westminster pour leur confession. L’Église presbytérienne (États-Unis), formée par une réunion en 1983, la garde dans son Livre des confessions, une collection commencée en 1967.In America, the Adopting Act of 1729 received the Confession, and the revision of 1788 prepared it for a land of religious freedom. In 1903 the northern church added chapters on the Holy Spirit and on missions. The Orthodox Presbyterian Church, formed under J. Gresham Machen in 1936, and the Presbyterian Church in America, formed in 1973, hold the Westminster Standards as their confession. The Presbyterian Church (U.S.A.), formed by a reunion in 1983, keeps it in its Book of Confessions, a collection begun in 1967.

Les missionnaires l’emportèrent vers le sud et vers l’est. Les missions presbytériennes au Mexique commencèrent en 1872, et l’Église nationale presbytérienne du Mexique, forte au Chiapas et au Tabasco et dans tout le pays, tient les Standards de Westminster en espagnol. Au Brésil, Ashbel Green Simonton arriva en 1859, et l’Église presbytérienne du Brésil est aujourd’hui l’une des plus grandes d’Amérique latine. En Corée, Horace Underwood arriva en 1885 ; après le réveil de Pyongyang en 1907, l’Église grandit rapidement, et les presbytériens coréens sont aujourd’hui parmi les plus nombreux du monde. En Afrique, des missions écossaises fondèrent des Églises au Malawi et au Kenya, et des Églises presbytériennes fleurissent au Ghana, au Cameroun et au Nigeria. Dans beaucoup de ces pays, les familles presbytériennes enseignent encore le Petit Catéchisme à leurs enfants.Missionaries carried it south and east. Presbyterian missions in Mexico began in 1872, and the National Presbyterian Church of Mexico, strong in Chiapas and Tabasco and across the country, holds the Westminster Standards in Spanish. In Brazil, Ashbel Green Simonton arrived in 1859, and the Presbyterian Church of Brazil is today one of the largest in Latin America. In Korea, Horace Underwood arrived in 1885; after the revival at Pyongyang in 1907 the church grew rapidly, and Korean Presbyterians are now among the most numerous in the world. In Africa, Scottish missions planted churches in Malawi and Kenya, and Presbyterian churches flourish in Ghana, Cameroon and Nigeria. In many of these lands, Presbyterian families still teach the Shorter Catechism to their children.

7.Ce qu’un pasteur presbytérien en retient aujourd’hui7.What a Presbyterian Pastor Takes from It Today

Un pasteur presbytérien retient de ces chapitres une haute estime des sacrements comme promesses visibles de Dieu ; la joie de baptiser les enfants dans la communauté de l’alliance ; une Cène où Christ nourrit vraiment son peuple ; une discipline qui vise à restaurer ; un gouvernement partagé par des anciens ; et une espérance qui soutient lors des funérailles et nourrit la vigilance. D’autres traditions diffèrent honnêtement. Les baptistes, y compris ceux qui tiennent la Seconde Confession de Londres (1689), appellent ces actes des « ordonnances », ne baptisent que des croyants et pratiquent l’immersion ; beaucoup de baptistes voient aussi la Cène surtout comme un mémorial. Les luthériens baptisent les enfants et enseignent que le baptême régénère, et ils confessent la vraie présence corporelle de Christ dans, avec et sous le pain et le vin. Les wesleyens baptisent les enfants, pratiquent une table ouverte et recommandent la « communion constante ». La plupart des pentecôtistes baptisent des croyants par immersion et sont gouvernés par des assemblées locales ou par des évêques plutôt que par des presbytères. Les presbytériens peuvent apprendre de tous, tout en expliquant, par l’Écriture, pourquoi ils croient ce qu’ils croient.A Presbyterian pastor takes from these chapters a high view of the sacraments as God’s visible promises; the joy of baptizing children into the covenant community; a Supper where Christ truly feeds his people; discipline that aims to restore; shared government by elders; and a hope that steadies funerals and fuels watchfulness. Other traditions differ honestly. Baptists, including those who hold the Second London Confession (1689), call these “ordinances,” baptize believers only, and practise immersion; many Baptists also see the Supper chiefly as a memorial. Lutherans baptize infants and teach that baptism regenerates, and they confess Christ’s true bodily presence in, with and under the bread and wine. Wesleyans baptize infants, practise an open table, and urge “constant communion.” Most Pentecostals baptize believers by immersion and are governed by congregations or bishops rather than presbyteries. Presbyterians can learn from all of them while explaining, with Scripture, why they believe as they do.

8.Le prendre à cœur8.Taking It to Heart

Pour la réflexion. Comment expliqueriez-vous à un nouveau croyant la différence entre un signe et un sceau ? Que signifie pour vous que Christ soit présent à la Cène « réellement et véritablement, mais... spirituellement » ? Comment la discipline de l’Église, dans votre contexte, peut-elle devenir plus clairement un acte d’amour qui vise la restauration ? Et comment la promesse du dernier jour, et la prière « Viens, Seigneur Jésus », façonnent-elles votre manière de vivre et de servir cette semaine ? For reflection. How would you explain to a new believer the difference between a sign and a seal? What does it mean to you that Christ is present at the Supper “really and indeed, yet... spiritually”? How can church discipline in your setting become more clearly an act of love aimed at restoration? And how does the promise of the last day, and the prayer “Come, Lord Jesus,” shape the way you live and minister this week?

Source. Un résumé du Séminaire théologique de Chapala des chapitres 27 à 33 de la Confession de foi de Westminster (1647), d’après le texte achevé par l’Assemblée de Westminster en 1646–47. Le texte est dans le domaine public (1647) et il est cité ici brièvement pour l’étude. Il s’agit d’un enseignement rédigé par le STC, non d’une reproduction ; les notes sur les révisions américaines, la PCA, l’OPC et la PC(USA), et les Églises presbytériennes du Mexique, du Brésil, de Corée et d’Afrique sont tirées d’histoires de référence du presbytérianisme mondial.Source. A Chapala Theological Seminary digest of chapters 27–33 of the Westminster Confession of Faith (1647), from the text completed by the Westminster Assembly in 1646–47. The text is in the public domain (1647) and is quoted briefly here for study. This is CTS-authored teaching, not a reproduction; notes on the American revisions, the PCA, OPC and PC(USA), and Presbyterian churches in Mexico, Brazil, Korea and Africa are drawn from standard histories of world Presbyterianism.

Lire les affirmations avec soin. La Confession est une déclaration historique de la foi réformée, non la politique actuelle du STC. Ses mots durs sur la messe appartiennent aux conflits de son époque. Le STC la présente fidèlement comme texte d’étude. Le texte de travail du STC suit une transcription publique de la Confession de 1647 ; la comparaison avec un scan de l’édition imprimée est encore en attente.Reading claims carefully. The Confession is a historic statement of Reformed belief, not present-day CTS policy. Its sharp words about the mass belong to the conflicts of its age. CTS presents it faithfully as a study text. The CTS working text follows a public transcription of the 1647 Confession; comparison with a scan of the printed edition is still pending.

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    Pour aller plus loin : six œuvres du domaine publicFurther Study: Six Public-Domain Works

    Ces six œuvres sont destinées à l’approfondissement, pour l’étudiant qui veut poursuivre sa lecture. Elles ne font pas partie de la lecture avec mention ci-dessus, qui reste inchangée — les cinq résumés du STC, dont trois au choix lus en entier et attestés sur l’honneur. Les six sont du domaine public ; chaque lien ouvre l’œuvre en ligne, et la plupart se trouvent aussi sur Internet Archive ou le Projet Gutenberg. La plupart sont en anglais : le navigateur Chrome peut traduire une page (clic droit, « Traduire en… » ; sur un téléphone, le menu du navigateur).These six works are for further study, for the student who wants to go on reading. They are not part of the honors reading above: that stays as it is — the five CTS digests, any three read in full and recorded on your honor. All six are in the public domain; each link opens the work online, and most can also be found in the Internet Archive or Project Gutenberg. Most are in English: the Chrome browser can translate a page (right-click, “Translate to…”; on a phone, the browser menu).
    Le Grand Catéchisme · WestminsterThe Larger Catechism · Westminster
    1. Westminster Larger Catechism (Grand Catéchisme de Westminster)Westminster Larger Catechism

    Lisez à partir de la question 1, en prêtant une attention particulière aux questions sur l’alliance et la justification. Le Grand Catéchisme expose plus longuement l’enseignement de la Confession.Read from Question 1, giving special attention to the questions on the covenant and on justification. The Larger Catechism sets out the Confession’s teaching at greater length.

    Le Petit Catéchisme · WestminsterThe Shorter Catechism · Westminster
    2. Westminster Shorter Catechism (Petit Catéchisme de Westminster)Westminster Shorter Catechism

    Le manuel donne les 107 questions ; voici la transcription en ligne dont elles sont tirées. Lisez les questions 1–38, sur ce que nous devons croire, puis les questions 39 et suivantes, sur le devoir que Dieu requiert, et comparez les deux moitiés.The textbook carries all 107 questions; this is the online transcription it was taken from. Read Questions 1–38, on what we are to believe, and then Questions 39 onward, on the duty God requires, and compare the two halves.

    Un catéchisme continental · HeidelbergA Continental Catechism · Heidelberg
    3. Heidelberg Catechism (Catéchisme de Heidelberg)Heidelberg Catechism

    Lisez ses trois parties, sur notre misère, notre délivrance et notre reconnaissance. Le lien ouvre un texte historique en néerlandais ; lisez-le avec la traduction du navigateur, et ne vous fiez pas à des traductions modernes non vérifiées.Read its three parts, on our misery, our deliverance and our gratitude. The link opens a historical Dutch text; read it with the browser’s translation, and do not rely on unverified modern translations.

    Une confession continentale · de BrèsA Continental Confession · de Brès
    4. Belgic Confession (Confession belge)Belgic Confession

    Lisez les articles 1–26 et comparez l’ordre de la Confession belge avec celui de la Confession de Westminster. Le lien ouvre une présentation moderne du texte en ligne.Read Articles 1–26 and compare the order of the Belgic Confession with that of the Westminster Confession. The link opens a modern online presentation of the text.

    Derrière la Confession · Calvin, livre IIBehind the Confession · Calvin, Book II
    5. Institutes of the Christian Religion (Institution de la religion chrétienne), vol. IInstitutes of the Christian Religion, vol. I

    Lisez le livre II, sur le péché, l’alliance et le Christ. Calvin fournit la théologie plus large qui se trouve derrière les catégories de la Confession.Read Book II, on sin, the covenant and Christ. Calvin supplies the wider theology behind the Confession’s categories.

    Derrière la Confession · Calvin, livres III–IVBehind the Confession · Calvin, Books III–IV
    6. Institutes of the Christian Religion (Institution de la religion chrétienne), vol. IIInstitutes of the Christian Religion, vol. II

    Lisez la suite du livre III, sur la grâce, et le livre IV, sur l’Église, les sacrements et le gouvernement de l’Église, et comparez-les avec les chapitres de la Confession sur les mêmes sujets.Read the rest of Book III, on grace, and Book IV, on the church, the sacraments and church government, and compare them with the Confession’s chapters on the same subjects.

    Attestation sur l’honneur : en sélectionnant trois lectures ci-dessus, vous attestez avoir lu ces trois résumés intégralement. Les résumés sont rédigés par le STC et peuvent contenir de brefs extraits ou adaptations d’œuvres du domaine public.Honor attestation: By selecting three readings above, you affirm that you have read those three digests in full. The digests are CTS-authored summaries that may include brief excerpts or adaptations of public-domain works.