La Parole écriteThe Word Written
Réunie à Westminster dès 1643, l’Assemblée commence sa Confession par l’Écriture : suffisante, claire, s’interprétant elle-même et destinée à être traduite dans toutes les langues. Elle confesse ensuite le Dieu trinitaire, son décret éternel et l’élection traitée « avec une prudence et un soin particuliers », la création en six jours et une providence qui gouverne tout et prend un soin particulier de son Église.Meeting at Westminster from 1643, the Assembly begins its Confession with Scripture: sufficient, clear, self-interpreting and to be translated into every language. It then confesses the triune God, his eternal decree and election “with special prudence and care,” creation in six days, and a providence that governs all things and cares especially for his Church.
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La Parole écrite : l’Écriture, Dieu et son décret éternelThe Word Written: Scripture, God and His Eternal Decree
Une lecture du Séminaire théologique de Chapala — les chapitres 1 à 5 de la Confession de foi de Westminster, où l’Assemblée pose son fondement dans l’Écriture et dans le Dieu qui parle, décrète, crée et gouverneA Chapala Theological Seminary reading — chapters 1–5 of the Westminster Confession of Faith, where the Assembly lays its foundation in Scripture and in the God who speaks, decrees, creates and governs
Un résumé du STC des chapitres 1 à 5 de la Confession de foi de Westminster (1647), d’après le texte achevé par l’Assemblée de Westminster en 1646–47. L’original est dans le domaine public (1647) ; les brèves citations ci-dessous en sont traduites et servent à l’étude.A CTS digest of chapters 1–5 of the Westminster Confession of Faith (1647), from the text completed by the Westminster Assembly in 1646–47. The original is in the public domain (1647); it is quoted briefly below for study.
- CFW chapitres 1–5WCF chapters 1–5
- Source primairePrimary source
- 1643–16491643–1649
- Assemblée de WestminsterWestminster Assembly
1.Un Parlement convoque une Assemblée1.A Parliament Calls an Assembly
En 1643, l’Angleterre était en guerre contre elle-même : le roi Charles Ier contre le Long Parlement. Beaucoup au Parlement voulaient réformer plus profondément l’Église d’Angleterre. Le Parlement convoqua donc une assemblée de « théologiens savants et pieux » pour le conseiller sur la doctrine, le culte et le gouvernement de l’Église. L’Assemblée de Westminster se réunit pour la première fois le 1er juillet 1643 dans la chapelle d’Henri VII à l’abbaye de Westminster, puis dans la chambre de Jérusalem. Elle comptait environ 121 pasteurs, auxquels s’ajoutaient 30 membres laïques de la Chambre des lords et de la Chambre des communes. En septembre 1643, l’Angleterre et l’Écosse signèrent la Ligue et Alliance solennelle, et des commissaires écossais comme Samuel Rutherford et George Gillespie descendirent vers le sud. Ils pouvaient parler mais non voter ; leur influence fut pourtant grande.In 1643 England was at war with itself: King Charles I against the Long Parliament. Many in Parliament wanted the Church of England reformed more fully. So Parliament summoned an assembly of “learned and godly divines” to advise it on the church’s doctrine, worship and government. The Westminster Assembly first met on 1 July 1643 in Henry VII’s Chapel at Westminster Abbey, and later in the Jerusalem Chamber. It had about 121 ministers, joined by 30 lay members from the House of Lords and the House of Commons. In September 1643 England and Scotland signed the Solemn League and Covenant, and Scottish commissioners such as Samuel Rutherford and George Gillespie came south. They could speak but not vote, yet their influence was great.
L’Assemblée n’était pas unanime. Une majorité presbytérienne voulait que l’Église soit gouvernée par des anciens et des assemblées. Un petit groupe d’indépendants, les « Frères dissidents » comme Thomas Goodwin et Philip Nye, voulait que chaque assemblée locale se gouverne elle-même. Quelques érastiens, comme John Selden, voulaient que l’État contrôle la discipline de l’Église. De ces années de débat sortirent le Directoire pour le culte public (1645), une forme de gouvernement ecclésiastique, la Confession de foi (achevée en décembre 1646 et envoyée au Parlement avec des preuves bibliques en avril 1647) et le Grand et le Petit Catéchisme (1647). L’Église d’Écosse adopta la Confession le 27 août 1647. Le travail régulier de l’Assemblée prit fin en 1649. Lorsque la monarchie revint en 1660, l’Angleterre retourna aux évêques, et la demeure durable de la Confession fut l’Écosse puis, plus tard, la famille presbytérienne mondiale.The Assembly was not of one mind. A Presbyterian majority wanted the church governed by elders and assemblies. A small group of Independents, the “Dissenting Brethren” such as Thomas Goodwin and Philip Nye, wanted each congregation to govern itself. A few Erastians, like John Selden, wanted the state to control church discipline. From years of debate came the Directory for Public Worship (1645), a form of church government, the Confession of Faith (finished in December 1646 and sent to Parliament with Scripture proofs in April 1647), and the Larger and Shorter Catechisms (1647). The Church of Scotland adopted the Confession on 27 August 1647. The Assembly’s regular work ended in 1649. When the monarchy returned in 1660, England went back to bishops, and the Confession’s lasting home became Scotland and, later, the worldwide Presbyterian family.
2.Pourquoi commencer par l’Écriture ?2.Why Begin with Scripture?
Les credos plus anciens, comme le Symbole des apôtres, commencent par Dieu. Westminster commence par la Bible, à la suite des Articles irlandais de 1615 rédigés par James Ussher. La raison est simple : avant de dire quoi que ce soit de vrai sur Dieu, il faut demander comment nous le savons. Le chapitre 1 reconnaît d’abord que la lumière de la nature et les œuvres de la création montrent assez de Dieu pour rendre les hommes « inexcusables » (Romains 1.20). Mais la nature ne peut donner la connaissance « nécessaire au salut ». Dieu s’est donc révélé de bien des manières, puis il a voulu mettre sa parole « entièrement par écrit », pour la préserver contre la corruption de la chair et la malice de Satan. Les anciennes manières de révélation, ajoute la Confession, ont « maintenant cessé ».Older creeds, like the Apostles’ Creed, begin with God. Westminster begins with the Bible, following the Irish Articles of 1615 written by James Ussher. The reason is simple: before we can say anything true about God, we must ask how we know it. Chapter 1 opens by granting that the light of nature and the works of creation show enough of God to leave people “inexcusable” (Romans 1:20). But nature cannot give the knowledge “necessary unto salvation.” So God revealed himself in many ways and then chose to commit his word “wholly unto writing,” to preserve it against the corruption of the flesh and the malice of Satan. The older ways of revelation, the Confession adds, have “now ceased.”
Les sections 2 et 3 énumèrent les soixante-six livres de l’Ancien et du Nouveau Testament et écartent les apocryphes comme « nulle partie du canon ». C’était une réponse au concile de Trente (1546), qui les avait déclarés Écriture. La section 4 fait alors une affirmation décisive : l’autorité de l’Écriture dépend « entièrement de Dieu », son Auteur, et non d’aucune Église. Le témoignage de l’Église peut nous conduire à estimer la Bible (§5), et la Bible offre ses propres preuves : « la majesté du style », « l’accord de toutes les parties » et sa pleine manifestation du chemin du salut. Pourtant, notre pleine persuasion vient de « l’œuvre intérieure du Saint-Esprit », qui rend témoignage par la Parole et avec elle dans nos cœurs. Ici l’Assemblée suit Jean Calvin.Sections 2 and 3 list the sixty-six books of the Old and New Testaments and set aside the Apocrypha as “no part of the Canon.” This answered the Council of Trent (1546), which had called them Scripture. Section 4 then makes a decisive claim: the authority of Scripture depends “wholly upon God,” its Author, not on any church. The church’s witness may lead us to esteem the Bible (§5), and the Bible offers its own evidences: “the majesty of the style,” “the consent of all the parts,” and its full display of the way of salvation. Yet our full persuasion comes from “the inward work of the Holy Spirit,” bearing witness by and with the Word in our hearts. Here the Assembly follows John Calvin.
3.Suffisante, claire et traduite3.Sufficient, Clear and Translated
La section 6 enseigne la suffisance de l’Écriture. Tout ce qui est nécessaire à la gloire de Dieu et à notre salut, à notre foi et à notre vie, est soit expressément dans l’Écriture, soit peut en être tiré « par une conséquence bonne et nécessaire ». Cette expression compte. Le mot « Trinité » n’est pas dans la Bible, mais la doctrine découle nécessairement de ce que dit la Bible. Rien ne doit être ajouté, ni par de « nouvelles révélations de l’Esprit », ni par des « traditions des hommes ». Mais certaines circonstances du culte et du gouvernement de l’Église, comme l’heure d’un service ou la forme d’un bâtiment, doivent être réglées par « la lumière de la nature et la prudence chrétienne », dans les règles générales de la Parole.Section 6 teaches the sufficiency of Scripture. Everything necessary for God’s glory and our salvation, faith and life is either stated in Scripture or may be drawn from it “by good and necessary consequence.” This phrase matters. The word “Trinity” is not in the Bible, yet the doctrine follows necessarily from what the Bible says. Nothing is to be added, whether by “new revelations of the Spirit” or by “traditions of men.” Yet some circumstances of worship and church government, such as the hour of a service or the shape of a building, are to be ordered by “the light of nature and Christian prudence,” within the general rules of the Word.
La section 7 enseigne la clarté de l’Écriture. Tous les passages ne sont pas également simples, mais ce qui est nécessaire au salut est exposé si clairement que « non seulement les savants, mais aussi les ignorants » peuvent le comprendre par les moyens ordinaires. La section 8 dit que l’Ancien Testament hébreu et le Nouveau Testament grec sont l’instance d’appel finale, et que la Bible doit être traduite dans « la langue vulgaire de chaque nation ». Dans l’anglais du XVIIe siècle, vulgar voulait simplement dire commun ou courant. Pour un séminaire qui enseigne en anglais, en espagnol et en français, c’est presque une charte. La section 9 donne la grande règle d’interprétation : l’Écriture interprète l’Écriture, et le vrai sens d’un texte « n’est pas multiple, mais un ». La section 10 nomme le Juge suprême de toute controverse : non les conciles, ni les auteurs anciens, ni les « esprits particuliers », mais le Saint-Esprit parlant dans l’Écriture.Section 7 teaches the clarity of Scripture. Not every passage is equally plain, but what is necessary for salvation is so clearly set out that “not only the learned, but the unlearned” may understand it by ordinary means. Section 8 says that the Hebrew Old Testament and Greek New Testament are the final court of appeal, and that the Bible must be translated into “the vulgar language of every nation.” In seventeenth-century English, vulgar simply meant common or everyday. For a seminary that teaches in English, Spanish and French, this is something close to a charter. Section 9 states the great rule of interpretation: Scripture interprets Scripture, and the true sense of any text “is not manifold, but one.” Section 10 names the Supreme Judge in every controversy: not councils or ancient writers or “private spirits,” but the Holy Spirit speaking in the Scripture.
4.Le Dieu vivant et vrai4.The Living and True God
Le chapitre 2 est un portrait dense et plein d’adoration de Dieu. Il n’y a « qu’un seul Dieu vivant et vrai », infini, éternel, tout-puissant, très sage et très saint. Il est « sans corps, sans parties ni passions », c’est-à-dire que Dieu n’est pas changé ni ému par les créatures comme nous le sommes. Cette doctrine protège la parfaite stabilité de Dieu ; elle ne le rend pas froid. La même section l’appelle « très aimant, plein de grâce, miséricordieux, patient », et aussi très juste, un Dieu qui « ne tient point le coupable pour innocent » (Exode 34.6–7).Chapter 2 is a dense, worshipful portrait of God. There is “but one only living and true God,” infinite, eternal, almighty, most wise and most holy. He is “without body, parts, or passions,” meaning that God is not changed or moved by creatures the way we are. This doctrine guards God’s perfect stability; it does not make him cold. The very same section calls him “most loving, gracious, merciful, long-suffering,” and also most just, a God who “will by no means clear the guilty” (Exodus 34:6–7).
La section 2 ajoute que Dieu se suffit à lui-même. Il n’a pas besoin de ses créatures et ne reçoit pas de gloire d’elles ; il manifeste seulement sa gloire en elles. La section 3 confesse la Trinité dans le langage de l’Église ancienne : trois personnes « d’une même substance, puissance et éternité ». Le Fils est éternellement engendré du Père, et l’Esprit procède du Père et du Fils, selon la forme occidentale du Symbole de Nicée. Avant qu’on nous dise ce que Dieu fait pour nous, on nous montre qui il est.Section 2 adds that God is all-sufficient in himself. He does not need his creatures or gain glory from them; he only shows his glory in them. Section 3 confesses the Trinity in the language of the ancient church: three persons “of one substance, power, and eternity.” The Son is eternally begotten of the Father, and the Spirit proceeds from the Father and the Son, following the Western form of the Nicene Creed. Before we are told what God does for us, we are shown who he is.
5.Le décret éternel5.The Eternal Decree
Le chapitre 3 est le plus débattu de la Confession. Dieu, « de toute éternité », a ordonné librement et immuablement « tout ce qui arrive ». Mais la Confession ajoute aussitôt trois garde-fous. Dieu n’est pas l’auteur du péché ; aucune violence n’est faite à la volonté des créatures ; et la liberté des « causes secondes » n’est pas ôtée, mais établie. La section 2 insiste sur le fait que Dieu n’a pas décrété les choses parce qu’il les a prévues. La section 5 dit que les élus ont été choisis en Christ « par sa pure et libre grâce et son amour », et non parce que Dieu aurait prévu leur foi ou leurs bonnes œuvres. La section 6 unit la fin aux moyens : les élus sont rachetés, appelés, justifiés, adoptés, sanctifiés et gardés. La section 7 parle du « reste de l’humanité », que Dieu a voulu « laisser de côté », l’ordonnant à la colère « pour son péché ». Les théologiens appellent ce fait de laisser de côté la prétérition.Chapter 3 is the most debated chapter of the Confession. God “from all eternity” freely and unchangeably ordained “whatsoever comes to pass.” Yet the Confession at once adds three guards. God is not the author of sin; no violence is done to the will of creatures; and the freedom of “second causes” is not removed but established. Section 2 insists that God did not decree things because he foresaw them. Section 5 says that the elect were chosen in Christ “out of his mere free grace and love,” not because God foresaw their faith or good works. Section 6 joins the end to the means: those chosen are redeemed, called, justified, adopted, sanctified and kept. Section 7 speaks of “the rest of mankind,” whom God was pleased “to pass by,” ordaining them to wrath “for their sin.” Theologians call this passing by preterition.
Derrière ce chapitre se tient le synode de Dordrecht (1618–19), où les Églises réformées répondirent aux disciples de Jacobus Arminius. Pourtant, l’Assemblée termine sur une note pastorale. La section 8 dit que ce « haut mystère » doit être traité « avec une prudence et un soin particuliers », afin que les croyants, voyant leur appel efficace, soient assurés de leur élection. Bien enseignée, la prédestination donne « humilité, diligence et abondante consolation ». C’est un oreiller pour celui qui est las, non une énigme pour le curieux.Behind this chapter stands the Synod of Dort (1618–19), where the Reformed churches answered the followers of Jacobus Arminius. Yet the Assembly ends on a pastoral note. Section 8 says this “high mystery” must be handled “with special prudence and care,” so that believers, seeing their effectual calling, may be assured of their election. Rightly taught, predestination gives “humility, diligence, and abundant consolation.” It is a pillow for the weary, not a puzzle for the curious.
6.La création et la providence6.Creation and Providence
Le chapitre 4 confesse que le Dieu trinitaire a créé le monde « de rien », le visible et l’invisible, « en l’espace de six jours, et le tout très bon ». Les presbytériens d’aujourd’hui tiennent fermement à la création mais diffèrent sur la durée des jours ; en 2000, l’Église presbytérienne en Amérique (PCA) a reconnu plusieurs positions parmi ses responsables. La section 2 décrit l’humanité, « homme et femme », faite à l’image de Dieu avec connaissance, justice et sainteté, avec la loi de Dieu écrite dans le cœur et l’ordre de ne pas manger d’un arbre. Cet ordre prépare l’alliance des œuvres de la lecture 2.Chapter 4 confesses that the triune God created the world “of nothing,” visible and invisible, “in the space of six days, and all very good.” Presbyterians today hold the creation firmly but differ on the length of the days; in 2000 the Presbyterian Church in America (PCA) recognized several views among its officers. Section 2 describes humanity, “male and female,” made in God’s image with knowledge, righteousness and holiness, with God’s law written on their hearts and a command not to eat of one tree. That command prepares for the covenant of works in Reading 2.
Le chapitre 5 enseigne la providence. Dieu soutient, dirige et gouverne toutes les créatures et toutes les actions, « depuis la plus grande jusqu’à la plus petite ». Il est la cause première, mais il agit par des causes secondes, nécessaires, libres ou contingentes. Il se sert ordinairement de moyens, mais il peut agir « sans eux, au-dessus d’eux et contre eux ». Même le péché tombe sous sa sage limitation et sa direction, bien que son caractère pécheur vienne seulement de la créature. Dieu laisse parfois ses propres enfants dans la tentation pour un temps, afin de les humilier et de les rapprocher de lui (§5). Et d’une manière particulière, sa providence « prend soin de son Église » (§7). Pour des croyants qui affrontent la maladie, le tremblement de terre ou la pauvreté, cela veut dire que rien ne les atteint hors de la main de leur Père (Romains 8.28).Chapter 5 teaches providence. God upholds, directs and governs all creatures and actions, “from the greatest even to the least.” He is the first cause, yet he works through second causes, whether necessary, free or contingent. He ordinarily uses means, but may work “without, above, and against them.” Even sin falls under his wise bounding and ordering, though its sinfulness comes only from the creature. God sometimes leaves his own children to temptation for a season, to humble them and draw them closer to himself (§5). And in a special way his providence “taketh care of his Church” (§7). For believers facing illness, earthquake or poverty, it means that nothing reaches them apart from their Father’s hand (Romans 8:28).
7.Ce qu’un pasteur presbytérien en retient aujourd’hui7.What a Presbyterian Pastor Takes from It Today
Ces chapitres restent le fondement de la prédication presbytérienne. Dans l’Église presbytérienne en Amérique (PCA, 1973) et l’Église presbytérienne orthodoxe (OPC, 1936), chaque pasteur et chaque ancien promet de recevoir la Confession comme contenant le système de doctrine enseigné dans l’Écriture. L’Église presbytérienne (États-Unis) la garde dans son Livre des confessions à côté d’autres credos. L’Église nationale presbytérienne du Mexique et les Églises sœurs du Brésil, de Corée et d’Afrique la lisent dans leurs propres langues. Un pasteur en retient, d’abord, la confiance que toute la Bible suffit à la vie de l’Église ; ensuite, le devoir de mettre l’Écriture dans la langue du peuple ; troisièmement, un culte qui commence par la grandeur de Dieu ; quatrièmement, du soin dans l’enseignement de l’élection, toujours pour la consolation ; et cinquièmement, une parole ferme sur la providence pour le peuple qui souffre.These chapters are still the foundation of Presbyterian preaching. In the Presbyterian Church in America (PCA, 1973) and the Orthodox Presbyterian Church (OPC, 1936), every minister and elder vows to receive the Confession as containing the system of doctrine taught in Scripture. The Presbyterian Church (U.S.A.) keeps it in its Book of Confessions beside other creeds. The National Presbyterian Church of Mexico and sister churches in Brazil, Korea and Africa read it in their own languages. A pastor takes from it, first, confidence that the whole Bible is sufficient for the church’s life; second, a duty to put Scripture in the people’s own tongue; third, worship that begins with God’s greatness; fourth, care in teaching election, always for comfort; and fifth, a strong word of providence for suffering people.
D’autres traditions diffèrent sur certains points. Les baptistes qui tiennent la Seconde Confession de Londres (1677, rééditée en 1689) ont gardé ces chapitres presque mot pour mot. Les wesleyens, beaucoup de pentecôtistes et les baptistes du libre arbitre croient que Dieu élit ceux dont il prévoit qu’ils croiront. Les luthériens enseignent l’élection au salut par grâce seule, mais refusent un décret de réprobation. Les pentecôtistes affirment l’Écriture comme règle finale, mais se demandent si les dons de prophétie ont vraiment « cessé » ; ils éprouvent toute parole de ce genre par la Bible, et certains chrétiens réformés d’aujourd’hui croient aussi que ces dons continuent.Other traditions differ at points. Baptists who hold the Second London Confession (1677, reissued 1689) kept these chapters almost word for word. Wesleyans, many Pentecostals and Free Will Baptists believe God elects those he foresees will believe. Lutherans teach election to salvation by grace alone but refuse a decree of reprobation. Pentecostals affirm Scripture as the final rule, yet question whether the gifts of prophecy have “ceased”; they test every such word by the Bible, and some Reformed Christians today also believe these gifts continue.