📖 L'Évangile de Jean — Unité 4 : Le Pain de vie📖 The Gospel of John — Unit 4: The Bread of Life

Professeur : Dr Wayne Cook | Directeur : Dr Ted RogersProfessor: Dr. Wayne Cook | Director: Dr. Ted Rogers

« Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif. » — Jean 6:35 (LSG)"I am the bread of life. He who comes to Me shall never hunger, and he who believes in Me shall never thirst." — John 6:35 (NKJV)

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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.

Introduction — Le seul miracle rapporté dans les quatre ÉvangilesIntroduction — The Only Miracle in All Four Gospels

De tous les prodiges accomplis par notre Seigneur, un seul a paru si important que les quatre évangélistes l'ont rapporté : la multiplication des pains pour les cinq mille. Elle eut lieu sur les collines herbeuses qui dominent la mer de Galilée, et elle nous ramène tout droit à Moïse dans le désert. Là, une immense foule d'anciens esclaves n'avait rien à manger, et aucun être humain n'avait de solution : c'était un problème à la mesure de Dieu. Dieu y répondit par la manne, un pain qu'il fit pleuvoir du ciel et qu'ils n'avaient jamais vu auparavant. En Jean 6, la scène revient : une autre grande foule, un autre désert vide, un autre problème à la mesure de Dieu — et le même Dieu pour le résoudre. Mais cette fois, celui qui fournit le pain dira, avant la fin du chapitre, qu'il est lui-même le Pain.Of all the wonders our Lord performed, only one was thought so important that all four Gospel writers recorded it: the feeding of the five thousand. It happened on the grassy hills above the Sea of Galilee, and it carries us straight back to Moses in the wilderness. There a vast crowd of former slaves had no food, and no human being had a solution — a God-sized problem. God answered it with manna, a bread He rained from heaven that they had never seen before. In John 6 the scene returns: another great crowd, another empty wilderness, another God-sized problem — and the same God to solve it. Only this time the One who provides the bread will say, before the chapter is done, that He Himself is the Bread.

I. Un problème à la mesure de DieuI. A God-Sized Problem

Jésus avait enseigné la foule toute la journée, et le soir approchait. Les disciples s'inquiétaient : les gens avaient faim et il n'y avait rien pour les nourrir. Philippe fit le calcul et renonça : deux cents deniers, huit mois de salaire, ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un peu. Puis André trouva un jeune garçon qui avait cinq pains d'orge et deux poissons. L'orge était le pain des plus pauvres, et ces petits poissons n'étaient guère que des sardines salées : c'était le petit repas d'un enfant, sans doute préparé par sa mère. « Mais qu'est-ce que cela pour tant de gens? » Remarquez que Jean nous dit que Jésus savait déjà ce qu'il allait faire. Il laissa le problème grandir aux yeux des disciples justement pour qu'ils voient que la réponse n'était pas dans leurs calculs, mais dans leur Seigneur.Jesus had taught the crowd all day, and evening was coming on. The disciples grew anxious: the people were hungry and there was nothing to feed them. Philip did the math and gave up — two hundred denarii, eight months' wages, would not buy enough for each to have a bite. Then Andrew found a boy with five barley loaves and two small fish. Barley was the bread of the very poor, and the little fish were no more than salted sardines; it was a child's sack lunch, likely packed by his mother. "But what are they among so many?" Notice that John tells us Jesus already knew what He would do. He let the problem grow large in the disciples' eyes precisely so they would see that the answer was not in their arithmetic but in their Lord.

II. La compassion divineII. Divine Compassion

Pourquoi l'a-t-il fait ? Matthieu nous le dit clairement : Jésus vit la grande foule, et il « fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades » (Matthieu 14:14). Au moins huit fois, les Évangiles disent que Jésus fut ému de compassion ; ce n'était pas en lui une petite chose, mais un torrent. On imagine parfois le Dieu de l'Ancien Testament comme sévère et le Jésus du Nouveau comme bienveillant, comme s'il s'agissait de deux Dieux différents. Mais il n'y a aucune différence entre le Père et le Fils. L'Ancien Testament parle sans cesse de la compassion de Dieu, et « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même » (2 Corinthiens 5:19). Le même cœur qui nourrit Israël de la manne a nourri la foule au bord du lac de Galilée. Et parce que nous sommes le corps de Christ, sa compassion doit maintenant passer par nous : « toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères », a-t-il dit, « c'est à moi que vous les avez faites » (Matthieu 25:40).Why did He do it? Matthew tells us plainly: "He was moved with compassion for them, and He healed their sick." At least eight times the Gospels say that Jesus felt compassion; it was no small thing in Him, but a flood. People sometimes imagine the God of the Old Testament as harsh and the Jesus of the New as kind, as though they were two different Gods. But there is no difference between the Father and the Son. The Old Testament speaks again and again of God's compassion, and "God was in Christ, reconciling the world to Himself" (2 Corinthians 5:19). The same heart that fed Israel manna fed the crowd by Galilee. And because we are the body of Christ, His compassion is now to flow through us; "inasmuch as you did it to one of the least of these," He said, "you did it to Me" (Matthew 25:40).

Mary Reed. Née dans l'Ohio, aux États-Unis, en 1858, Mary Reed partit pour l'Inde et ne put oublier une colonie délaissée d'environ cinq cents lépreux dans l'Himalaya, dont personne ne voulait s'approcher. Quand elle apprit qu'elle avait elle-même contracté la lèpre, elle ne recula pas ; elle l'accepta comme un étrange cadeau de Dieu — cela même qui allait lui permettre de vivre parmi eux. Pendant cinquante-trois ans, elle servit ces exclus, instrument de Dieu pour une compassion semblable à celle de Christ, jusqu'à sa mort parmi eux en 1943. Voilà la compassion du Pain de vie, transmise par une vie livrée à Dieu.Mary Reed. Born in Ohio in 1858, Mary Reed went to India and could not forget a forsaken colony of some five hundred lepers in the Himalayas, whom no one would go near. When she learned she had contracted leprosy herself, she did not recoil; she received it as God's strange gift — the very thing that would let her live among them. For fifty-three years she served those outcasts, God's agent of Christlike compassion, until she died among them in 1943. That is the compassion of the Bread of Life, passed through a surrendered life.

III. La multiplication divineIII. Divine Multiplication

Jésus prit le petit repas, rendit grâces et le rompit — et à mesure qu'il le rompait, le pain se multipliait entre ses mains, jusqu'à nourrir des milliers de personnes. Lorsque tous furent rassasiés, il dit : « Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde », et ils remplirent douze paniers avec les restes des cinq pains d'orge (Jean 6:12–13). Il en restait plus qu'il n'y en avait au départ. C'est « grâce pour grâce » : nous n'en voyons jamais la fin. Et remarquez sa manière d'agir : il a pris le petit don d'un garçon et en a nourri une multitude. Il agit encore ainsi aujourd'hui. Souvenez-vous de la veuve de Sarepta : il ne lui restait qu'une poignée de farine et un peu d'huile ; elle nourrit d'abord le prophète, et sa provision ne s'épuisa plus jamais. Dieu prend plaisir à prendre le peu que nous lui abandonnons pour le multiplier au-delà de tout compte.Jesus took the little lunch, gave thanks, and broke it — and as He broke it, it multiplied in His hands until thousands were fed. When all were full, He said, "Gather up the fragments that remain, so that nothing is lost," and they filled twelve baskets with the leftovers of five barley loaves (John 6:12–13). There is more left over than there had been to begin with. That is grace upon grace; we never come to the end of it. And notice how He worked: He took a boy's small gift and made it feed a multitude. He is still in that business. Remember the widow of Zarephath, down to her last handful of flour and drop of oil, who fed the prophet first and never ran empty again. God delights to take the little we surrender and multiply it past all counting.

Un petit don, entre ses mains. Je vous le dis franchement : je ne suis pas un prédicateur-né. J'avais au séminaire un ami qui pouvait se lever presque sans préparation et prêcher comme coule un fleuve ; moi, je ne le pouvais pas. Je n'avais pas une voix imposante ; je devais apprendre par cœur le peu que j'arrivais à produire ; mon premier sermon a duré en tout douze minutes et a épuisé tout ce que je savais. J'ai poursuivi mes études, non parce que j'étais brillant, mais parce que je pressentais que Dieu m'appellerait à prêcher et que je voulais lui apporter ce que j'avais de meilleur. Et j'ai appris ceci : le don était petit, mais c'était à lui de le multiplier. Si je me tiens debout pour enseigner aujourd'hui, c'est uniquement par la grâce de Dieu, et cette œuvre ne tourne pas autour de moi. Ma seule tâche est de le glorifier — car je ne peux pas glorifier Dieu et me glorifier moi-même en même temps. Il prend encore cinq pains pour nourrir une foule.A small gift, in His hands. I will tell you honestly: I am not a natural preacher. I had a friend in seminary who could stand up with almost no preparation and preach like a river running; I could not. I had no commanding voice; I had to memorize the little I could produce; my first sermon ran all of twelve minutes and used everything I knew. I went on for further study not because I was clever but because I suspected God would call me to preach and I wanted to bring Him the best I could. And I learned this: the gift was small, but it was His to multiply. If I stand and teach today, it is only by the grace of God, and the work is not about me. My one task is to glorify Him — for I cannot glorify God and myself at the same time. He still takes five loaves and feeds a crowd.

IV. Le Créateur n'est le débiteur de personneIV. The Creator Is No Man's Debtor

Le miracle enflamma la foule. Voici, pensaient-ils, le roi qu'il nous faut — un homme capable de remplir tous les ventres et de mettre fin à toutes les pénuries ; enlevons-le de force, faisons-le roi et marchons sur Jérusalem. Mais Jésus se retira sur la montagne, lui seul. Il refusait d'être couronné aux conditions des hommes ou pour satisfaire leurs appétits. Son royaume viendrait de la main du Père, non de celle de la foule, et le moment venu, il régnera vraiment. Le danger de cette foule est le danger de toutes les époques : vouloir Jésus pour le pain qu'il donne plutôt que pour lui-même. Le Créateur n'est le débiteur de personne ; il donne parce qu'il est bon, non parce que nous l'y aurions contraint.The miracle set the crowd ablaze. Here, they thought, is the king we want — a man who can fill every stomach and end every shortage; let us take Him by force and make Him king and march on Jerusalem. But Jesus withdrew alone to the mountain. He would not be crowned on man's terms or for man's appetites. His kingdom would come from the Father's hand, not the mob's, and in due time He will reign indeed. The danger in that crowd is the danger in every age: to want Jesus for the bread He gives rather than for Himself. The Creator is no man's debtor; He gives because He is good, not because we have cornered Him.

V. Il marcha sur la merV. He Walked Upon the Sea

Ce soir-là, les disciples partirent traverser le lac sans lui, et une tempête se leva contre eux ; ils peinaient sur les rames dans l'obscurité, sans avancer. Puis ils le virent — marchant sur les eaux, la mer même qu'il avait créée devenant comme un plancher sous ses pieds. Ils étaient terrifiés, jusqu'à ce que sa voix leur parvienne par-dessus les vagues : « C'est moi; n'ayez pas peur! » (Jean 6:20). En grec, c'est simplement « JE SUIS » — le nom de Dieu prononcé au-dessus d'une tempête. Le même Seigneur qui multiplia le pain sur le rivage marche sur l'abîme en Maître. Comme homme, il avait été assez fatigué pour avoir besoin de repos ; comme Dieu, il foule les vagues. Et dès qu'ils l'accueillirent dans la barque, dit Jean, « aussitôt la barque aborda au lieu où ils allaient ».That evening the disciples set out across the lake without Him, and a storm rose against them; they strained at the oars in the dark, going nowhere. Then they saw Him — walking on the water, the very sea He had made bending like a floor beneath His feet. They were terrified, until His voice came across the waves: "It is I; do not be afraid" (John 6:20). In the Greek it is simply "I AM" — the name of God spoken over a storm. The same Lord who multiplied bread on the shore walks the deep as its Master. As a man He had been weary enough to need rest; as God He treads the waves. And the moment they received Him into the boat, John says, immediately they were at the land where they were going.

VI. Je suis le pain de vieVI. I Am the Bread of Life

Le lendemain, la foule le pourchassa — non à cause des miracles, leur dit-il, mais parce qu'ils avaient mangé des pains et avaient été rassasiés. (Le texte grec dit littéralement « des signes ».) « Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle. » Ils lui jetèrent Moïse et la manne au visage : nos pères ont mangé le pain du ciel ; toi, que fais-tu ? Jésus répondit que la manne n'était qu'une ombre, et que le vrai Pain était maintenant descendu du ciel et se tenait devant eux. Puis il le dit : « Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif » (Jean 6:35). Nous vivons à une époque de faim spirituelle. La vraie faim est la faim de Dieu, mais les hommes essaient de combler ce vide avec la nourriture, le sexe, l'argent, la reconnaissance des autres — et chacune de ces choses laisse l'âme aussi vide qu'avant. Augustin passa ses jeunes années à courir après ces choses mêmes et resta affamé, jusqu'au jour où il écrivit ces mots que tout le genre humain pourrait signer : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est inquiet jusqu'à ce qu'il repose en toi. »The next day the crowd hunted Him down — not for the signs, He told them, but because they had eaten the loaves and were full. "Do not labor for the food which perishes, but for the food which endures to everlasting life." They threw Moses and the manna in His face: our fathers ate bread from heaven; what will You do? Jesus answered that the manna was only a shadow, and that the true Bread had now come down from heaven and was standing before them. Then He said it: "I am the bread of life. He who comes to Me shall never hunger, and he who believes in Me shall never thirst" (John 6:35). We live in an age of spiritual hunger. The real hunger is for God, but men try to stuff the emptiness with food, with sex, with money, with recognition — and every one of them leaves the soul as hollow as before. Augustine spent his early years chasing exactly those things and came up starving, until he wrote the words the whole human race could sign: "You have made us for Yourself, O Lord, and our hearts are restless until they find their rest in Thee."

VII. Une parole dure — et à qui irions-nous ?VII. A Hard Saying — and Where Else Shall We Go?

Jésus alla plus loin que la foule ne pouvait le supporter : « le pain que je donnerai, c'est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde » (Jean 6:51). Au-delà des pains, il désignait la croix, et l'âme qui se nourrit de lui par la foi. C'en était trop pour beaucoup ; « dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui ». Alors il se tourna vers les Douze : « Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller? » Et Pierre fit la seule réponse honnête qui soit : « Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jean 6:68). Quand la foule diminue et que le pain facile a disparu, voilà la question qui retient une âme : vers qui d'autre aller ? Il n'y a pas d'autre Pain. Lui seul est le Pain de vie ; et comme le jeune garçon donna ses pains et que les disciples les distribuèrent, ainsi le pain que nous avons reçu, nous devons le porter, par nos vies livrées à Dieu, à un monde affamé qui périt.Jesus pressed further than the crowd could bear: "The bread that I shall give is My flesh, which I shall give for the life of the world" (John 6:51). He was pointing past the loaves to the cross, and to the soul that feeds on Him by faith. It was too much for many; "from that time many of His disciples went back and walked with Him no more." So He turned to the Twelve: "Do you also want to go away?" And Peter answered with the only honest answer there is: "Lord, to whom shall we go? You have the words of eternal life" (John 6:68). When the crowd thins and the easy bread is gone, that is the question that holds a soul: where else is there to go? There is no other Bread. He alone is the Bread of Life, and as the lad gave his loaves and the disciples passed them on, so the bread we have received is to be carried, through our surrendered lives, to a perishing and hungry world.

Examen final de l'Unité 4Unit 4 Final Exam

Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiples. Parcours Associé en divinité : les questions à choix multiples et les 10 phrases à compléter. M.Div. et Th.M. : les questions à choix multiples, les phrases à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % dans chaque partie pour réussir. Si vous échouez, vous devrez attendre un court moment avant de pouvoir repasser l'examen.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.

📖 Lectures du cours — obligatoires et avec mention
Certificat et diplôme associé : la mention est facultative. Lisez trois des cinq textes pour la mention ; aucun examen distinct des lectures obligatoires n’est exigé.

M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.

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