📖 Survol du Nouveau Testament — Unité 3 : Marc, l'action du Serviteur souffrant📖 New Testament Survey — Unit 3: Mark: The Action of the Suffering Servant

Auteur du cours : Dr Wayne Cook | Directeur du séminaire : Dr Ted RogersCourse Author: Dr. Wayne Cook | Seminary Director: Dr. Ted Rogers

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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.

I. Le jeune homme qui s'enfuitI. The Young Man Who Ran

La nuit où le Seigneur Jésus fut arrêté dans le jardin de Gethsémané, un jeune homme le suivait à travers les oliviers. Il n'était pas l'un des Douze. Il n'avait rien à faire là. Il était venu pieds nus, n'ayant sur lui qu'un drap de lin jeté sur les épaules, sans doute réveillé par le bruit des soldats passant devant la maison de sa mère à Jérusalem, en route pour procéder à l'arrestation. Il s'enveloppa dans le drap, se glissa dehors dans la rue et les suivit, parce qu'il voulait voir ce qui allait se passer. Et quand les soldats, dans le jardin, le remarquèrent et se saisirent de lui aussi, « il lâcha son vêtement, et se sauva tout nu » (Marc 14:52).On the night the Lord Jesus was arrested in the Garden of Gethsemane, there was a young man following Him through the olive trees. He was not one of the Twelve. He had no business being there. He had come barefoot, in nothing but a linen sheet thrown over his shoulders, having most likely been wakened from sleep by the noise of soldiers passing his mother's house in Jerusalem on their way to make the arrest. He pulled the sheet around himself and slipped out into the street and followed them, because he wanted to see what would happen. And when the soldiers in the Garden noticed him and laid hold of him too, "he left the linen cloth and fled from them naked" (Mark 14:52).

Deux courts versets. Aucun autre Évangile ne rapporte cet épisode. Et nulle part, dans ces versets eux-mêmes, on ne nous dit le nom du jeune homme. Mais l'Église primitive le savait. Ce jeune homme, c'était Jean-Marc — et quarante ans plus tard, il allait écrire le deuxième livre du Nouveau Testament, où la seule signature qu'il se permit fut cette unique image peu flatteuse de son propre dos, courant dans les ténèbres. De tous les auteurs des Évangiles, seul Marc a mis son propre échec sur la page. Il n'y a jamais mis son nom. Il n'y a mis que l'image de lui-même en train de fuir.Two short verses. No other Gospel records the episode. And nowhere in the verses themselves are we told the young man's name. But the early church knew. The young man was John Mark — and forty years later he would write the second book of the New Testament, in which the only signature he allowed himself was that one unflattering glimpse of his own back, running into the darkness. Of all the Gospel writers, only Mark put his own failure on the page. He never put his name on it. He only put the picture of himself running.

II. L'auteur qui revintII. The Author Who Came Back

Il y a bien des années, sur le rebord de pierre qui entourait la Maison-Blanche, un vieil homme aux vêtements usés était assis, le visage baigné de larmes. Son fils, soldat dans l'armée du Potomac, avait été arrêté pour désertion et condamné à mort. Les gardes à la grille n'avaient pas permis au vieil homme d'entrer pour aller supplier le président Lincoln. Un petit garçon qui faisait rouler un cerceau s'arrêta près du banc et lui demanda ce qui n'allait pas. Le vieil homme courbé se redressa et raconta à l'enfant sa triste histoire. « Je peux vous conduire chez le Président », dit le garçon. « Toi ? » demanda le vieil homme. « Oui, c'est mon père. Il me laisse entrer quand je veux. » C'est ainsi que le vieil homme trouva le chemin jusqu'à Lincoln, et c'est ainsi qu'il obtint la grâce de son fils.Years ago, on the stone coping that ran around the White House, an old man sat in threadbare clothes with tears on his face. His son, a soldier in the Army of the Potomac, had been arrested for desertion and condemned to die. The guards at the gate had not permitted the old man to pass through and plead with President Lincoln. A little boy rolling a hoop stopped at the bench and asked what was the matter. The bent form lifted, and the sad tale poured out to the child. "I can take you to the President," said the boy. "You?" asked the old man. "Yes, he is my father. He lets me come in any time." That is how the old man found his way to Lincoln, and that is how he gained pardon for his son.

Voilà l'image de Jean-Marc. Il avait abandonné Paul en Pamphylie lors du premier voyage missionnaire (Actes 13:13). Paul refusa de le prendre pour le deuxième voyage. Le vif désaccord fit éclater l'équipe — Barnabas, qui était le cousin de Marc, prit le jeune homme avec lui à Chypre, et Paul emmena Silas par voie de terre à travers l'Asie Mineure (Actes 15:36–41). Pour un jeune disciple, cela ressemblait à la fin. Le grand apôtre avait renoncé à lui. Il avait échoué en Pamphylie, et Paul ne croyait pas qu'on puisse faire confiance à ceux qui abandonnent.That is the picture of John Mark. He had deserted Paul at Pamphylia on the first missionary journey (Acts 13:13). Paul refused to take him on the second journey. The sharp disagreement broke up the team — Barnabas, who was Mark's cousin, took the boy with him to Cyprus, and Paul took Silas overland through Asia Minor (Acts 15:36–41). For a young disciple, it looked like the end. The great apostle had given up on him. He had washed out at Pamphylia, and Paul did not believe washouts could be trusted.

Ce n'était pas la fin. Quinze ans plus tard, attendant son exécution dans un froid cachot romain, l'apôtre Paul écrivit sa toute dernière lettre, adressée à un jeune pasteur qu'il aimait, nommé Timothée. Dans les dernières lignes de cette lettre, écrite de la main d'un homme qui savait que sa tête allait bientôt tomber, Paul fit une seule demande personnelle : « Prends Marc, et amène-le avec toi, car il m'est utile pour le ministère » (2 Timothée 4:11). Le déserteur était devenu utile. Le fuyard était devenu l'homme que Paul désirait le plus avoir à ses côtés à la fin. Et, dans la providence de Dieu, le garçon qui s'était un jour enfui dans la nuit loin de Gethsémané allait maintenant recevoir une plume et l'ordre d'écrire l'histoire qu'il avait eu autrefois trop peur de rester pour regarder.It was not the end. Fifteen years later, awaiting execution in a cold Roman dungeon, the apostle Paul wrote his very last letter, to a young pastor he loved named Timothy. In the closing lines of that letter, written by the hand of a man who knew his head was about to be struck off, Paul made one personal request: "Get Mark and bring him with you, for he is useful to me for ministry" (2 Timothy 4:11). The deserter had become useful. The runaway had become the man Paul most wanted at his side at the end. And in the providence of God, the boy who had once fled into the dark out of Gethsemane was now to be given a pen and told to write the story he had once been too afraid to stay and watch.

III. La plume de PierreIII. The Pen of Peter

Marc écrivit son Évangile à Rome, au début des années soixante du premier siècle, presque certainement à partir des souvenirs de l'apôtre Pierre. Les premiers écrivains chrétiens — Papias de Hiérapolis vers l'an 130 apr. J.-C., Irénée, Clément d'Alexandrie, Origène — sont tous d'accord sur ce point. Marc, disaient-ils, était « l'interprète de Pierre », qui mit fidèlement par écrit tout ce dont Pierre se souvenait des paroles et des actes du Seigneur. Lisez l'Évangile de Marc à haute voix, et vous entendrez presque la voix de Pierre. C'est un récit haletant et abrupt. Il avance au rythme d'un pêcheur qui raconte des histoires à ses petits-enfants pendant le repas du soir. Le mot préféré de Marc est l'adverbe grec euthus — « aussitôt », « immédiatement » — qu'il emploie quarante-deux fois en seize courts chapitres. Aussitôt l'Esprit pousse Jésus dans le désert. Aussitôt il appelle les quatre pêcheurs. Aussitôt le démon sort. Aussitôt le lépreux est purifié. Aussitôt, aussitôt, aussitôt. Le Jésus de Marc ne se promène pas ; il court.Mark wrote his Gospel in Rome, in the early sixties of the first century, almost certainly from the recollections of the apostle Peter. The earliest Christian writers — Papias of Hierapolis around AD 130, Irenaeus, Clement of Alexandria, Origen — all agree on the point. Mark, they said, was "the interpreter of Peter," who wrote down accurately whatever he remembered of the things said and done by the Lord. Read the Gospel of Mark aloud and you can almost hear Peter's voice. It is breathless and abrupt. It moves at the speed of a fisherman telling stories to his grandchildren over supper. Mark's favorite word is the Greek adverb euthus — "immediately" — which he uses forty-two times in sixteen short chapters. Immediately the Spirit drives Jesus into the wilderness. Immediately He calls the four fishermen. Immediately the demon comes out. Immediately the leper is cleansed. Immediately, immediately, immediately. Mark's Jesus does not stroll; He runs.

Si Matthieu nous a donné le Serviteur-Roi, si Luc nous a donné le Serviteur-Homme, et si Jean nous a donné le Serviteur-Dieu, alors Marc nous a donné tout simplement le Serviteur — celui qui travaille, qui transpire, qui se hâte, qui guérit et qui meurt, le tout en seize chapitres d'action haletante. C'est l'Évangile pour les Romains. Les Romains ne voulaient pas de longues généalogies ; Marc n'en donne aucune. Les Romains ne voulaient pas de philosophie abstraite ; Marc leur donne des miracles, des conflits et une croix. Les Romains, après tout, étaient le peuple qui avait construit des routes de l'Espagne jusqu'à la Syrie. Ils comprenaient le mouvement. Ils comprenaient les serviteurs. Ils connaissaient de première main l'exécution romaine. Marc a écrit pour eux, et, à travers eux, pour tout lecteur agité et tourné vers l'action depuis lors.If Matthew gave us the Servant-King, and Luke gave us the Servant-Man, and John gave us the Servant-God, then Mark gave us simply the Servant — the One who works and sweats and hurries and heals and dies, all in sixteen chapters of breathless action. This is the Gospel for Romans. The Romans did not want long genealogies; Mark gives none. The Romans did not want abstract philosophy; Mark gives them miracle, conflict, and a cross. The Romans, after all, were the people who had built roads from Spain to Syria. They understood movement. They understood servants. They understood Roman execution at first hand. Mark wrote for them, and through them, for every restless, action-minded reader since.

IV. Le verset cléIV. The Key Verse

Tout l'Évangile tourne autour d'un seul verset. Inscrivez-le au crayon dans la marge de votre Bible : « Car le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs » (Marc 10:45). Relisez chaque paragraphe de Marc à rebours à partir de ce verset, et vous le verrez. Le Serviteur qui guérit, le Serviteur qui nourrit, le Serviteur qui enseigne, le Serviteur qui est rejeté, le Serviteur qui meurt. L'Évangile se divise nettement en deux à Césarée de Philippe (Marc 8:29). Avant le chapitre 8, la question de l'Évangile est : Qui est-il ? — et la réponse vient des lèvres de Pierre : « Tu es le Christ. » Après le chapitre 8, la question est : Pourquoi est-il venu ? — et la réponse est Marc 10:45. Il est venu pour servir. Il est venu pour donner sa vie. Il est venu pour racheter la multitude.The whole Gospel turns on one verse. Pencil it into the margin of your Bible: "For even the Son of Man did not come to be served, but to serve, and to give His life a ransom for many" (Mark 10:45). Read every paragraph of Mark backwards from that verse and you will see it. The Servant who heals, the Servant who feeds, the Servant who teaches, the Servant who is rejected, the Servant who dies. The Gospel divides cleanly in half at Caesarea Philippi (Mark 8:29). Before chapter 8, the question of the Gospel is Who is He? — and the answer comes from Peter's lips: "You are the Christ." After chapter 8, the question is Why did He come? — and the answer is Mark 10:45. He came to serve. He came to give His life. He came to ransom many.

Et de ce seul verset partent trois fils qui traversent chaque chapitre de Marc et qui, ensemble, forment la colonne vertébrale de cette unité. La foi. Le service. La priorité. Ce sont les trois marques du Serviteur, et ce sont aussi les trois marques de tout disciple qui le suit.And out of that single verse three threads run through every chapter of Mark, which together form the spine of this unit. Faith. Servanthood. Priority. They are the three marks of the Servant, and they are also the three marks of every disciple who follows Him.

V. La foi — l'action de la confianceV. Faith — The Action of Trust

Lorsque Hudson Taylor fit voile vers la Chine pour son premier voyage, le vent tomba alors que le navire approchait du détroit qui sépare le sud de la péninsule malaise de l'île de Sumatra. Le capitaine frappa à la porte de la cabine de Taylor. « Monsieur Taylor, dit-il, nous n'avons plus de vent. Nous dérivons vers une île dont les habitants sont païens, et je crains que ce soient des cannibales. » « Que puis-je faire ? » demanda Taylor. « Je crois savoir que vous croyez en Dieu, dit le capitaine. Je veux que vous priiez pour avoir du vent. » « D'accord, capitaine, je le ferai, mais vous devez hisser la voile. » « Mais c'est ridicule ! Il n'y a pas le moindre souffle de vent. Les marins vont me prendre pour un fou. » Mais finalement, devant l'insistance de Taylor, il accepta. Quarante-cinq minutes plus tard, il revint et trouva le missionnaire toujours à genoux. « Vous pouvez cesser de prier maintenant, dit le capitaine. Nous avons plus de vent que nous ne savons qu'en faire. »When Hudson Taylor sailed to China on his first voyage, the wind died as the ship neared the channel between the southern Malay Peninsula and the island of Sumatra. The captain knocked on Taylor's stateroom door. "Mr. Taylor," he said, "we have no wind. We are drifting toward an island where the people are heathen, and I fear they are cannibals." "What can I do?" asked Taylor. "I understand that you believe in God," the captain said. "I want you to pray for wind." "All right, Captain, I will, but you must set the sail." "Why that's ridiculous! There's not even the slightest breeze. The sailors will think I'm crazy." But finally, because of Taylor's insistence, he agreed. Forty-five minutes later he returned and found the missionary still on his knees. "You can stop praying now," said the captain. "We've got more wind than we know what to do with."

Voilà la foi dans Marc. Dans cet Évangile, la foi n'est jamais théorique ; c'est toujours un verbe d'action. La Syro-Phénicienne a la foi et se jette à ses pieds (Marc 7:25). La femme atteinte d'une perte de sang a la foi et se fraie un chemin dans la foule pour toucher son vêtement (Marc 5:27). Le père désespéré a la foi — et un doute sincère — et il s'écrie : « Je crois ! viens au secours de mon incrédulité ! » (Marc 9:24). L'aveugle Bartimée a la foi et crie à pleins poumons, même quand la foule lui dit de se taire (Marc 10:47). Chacun d'entre eux agit selon ce qu'il croit. Et chacun d'entre eux entend la même parole pleine de douceur : « Ma fille, ta foi t'a sauvée ; va en paix » (Marc 5:34). Le Serviteur de Marc honore la foi qui agit. Il en reprend aussi l'absence chez ses propres disciples plus franchement dans Marc que dans tout autre Évangile : « Pourquoi avez-vous ainsi peur ? Comment n'avez-vous point de foi ? » (Marc 4:40). La foi est l'action de la confiance. Elle hisse la voile.That is faith in Mark. Faith is never theoretical in this Gospel; it is always an action verb. The Syrophoenician woman has faith and falls at His feet (Mark 7:25). The bleeding woman has faith and reaches through the crowd to touch His hem (Mark 5:27). The desperate father has faith — and honest doubt — and cries, "Lord, I believe; help my unbelief!" (Mark 9:24). Blind Bartimaeus has faith and shouts at the top of his lungs even when the crowd tells him to be quiet (Mark 10:47). Every single one of them acts on what they believe. And every single one of them hears the same gentle sentence: "Daughter, your faith has made you well; go in peace" (Mark 5:34). Mark's Servant honors action-faith. He also rebukes its absence in His own disciples more bluntly in Mark than in any other Gospel: "Why are you so fearful? How is it that you have no faith?" (Mark 4:40). Faith is the action of trust. It sets the sail.

VI. Le service — l'action de l'amourVI. Servanthood — The Action of Love

En 1878, alors que l'Armée du Salut de William Booth commençait à marquer de son empreinte les quartiers misérables de Londres, un jeune Américain nommé Samuel Brengle — qui avait été le pasteur d'une belle chaire à Boston, et qui avait un jour rêvé de devenir évêque méthodiste — traversa l'Atlantique pour s'enrôler dans l'Armée de Booth. Le Général l'accueillit à contrecœur. « Vous avez été votre propre patron trop longtemps », lui dit Booth. Et pour enseigner l'humilité à cet homme doué de Boston, il le mit à nettoyer les bottes boueuses des autres recrues. Brengle était découragé. Il murmurait en lui-même : « Ai-je suivi ma propre idée à travers l'Atlantique pour cirer des bottes ? » Et alors, comme dans une vision, il vit le Seigneur Jésus, la dernière nuit de sa vie, penché sur les pieds poussiéreux de pêcheurs rudes et sans instruction, avec un bassin et un linge. « Seigneur », murmura Brengle, « tu as lavé leurs pieds ; moi, je cirerai leurs chaussures. » À partir de ce moment commença le ministère de Samuel Brengle, et en moins de vingt ans il devint l'un des enseignants de la Bible les plus aimés de tout le mouvement.In 1878, when William Booth's Salvation Army was beginning to make its mark on the slums of London, a young American named Samuel Brengle — who had been pastor of a fine pulpit in Boston, and who had once dreamed of becoming a Methodist bishop — crossed the Atlantic to enlist in Booth's Army. The General received him grudgingly. "You have been your own boss too long," Booth said. And in order to instill humility in this gifted Bostonian, he set him to work cleaning the muddy boots of the other trainees. Brengle was discouraged. He muttered to himself, "Have I followed my own fancy across the Atlantic in order to black boots?" And then, as in a vision, he saw the Lord Jesus on the last night of His life, bending over the dusty feet of rough, unlettered fishermen with a basin and a towel. "Lord," Brengle whispered, "You washed their feet; I will black their shoes." From that moment Samuel Brengle's ministry began, and within twenty years he was one of the most loved Bible teachers in the whole movement.

Voilà le moment de Marc 10:45. C'est l'instant où le service cesse d'être une catégorie de votre théologie pour devenir le savon sur vos mains. Jacques et Jean, en Marc 10, voulaient des trônes, l'un à la droite du Seigneur et l'autre à sa gauche, dans sa gloire. Le Seigneur leur offrit des bassins. Tout l'Évangile de Marc est rempli de bassins. Le Serviteur lave des pieds, rompt le pain, guérit des lépreux, ressuscite la fille de douze ans d'un chef de synagogue, nourrit cinq mille personnes sur une colline et quatre mille sur une autre, et va finalement à la croix un vendredi après-midi, hors de la ville — « non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Marc 14:36). Le service, dans Marc, n'est pas un sentiment. C'est l'action de l'amour. Il ne négocie pas ; il s'agenouille.That is the Mark 10:45 moment. That is the instant when servanthood stops being a category in your theology and becomes the soap on your hands. James and John in Mark 10 wanted thrones, one at the Lord's right hand and one at His left, in His glory. The Lord offered them basins. The whole Gospel of Mark is full of basins. The Servant washes feet, breaks bread, heals lepers, raises a synagogue ruler's twelve-year-old daughter, feeds five thousand on a hillside and four thousand on another, and finally goes to a cross on a Friday afternoon outside the city — "Not what I will, but what You will" (Mark 14:36). Servanthood, in Mark, is not a sentiment. It is the action of love. It does not negotiate; it kneels.

VII. La priorité — l'action du choixVII. Priority — The Action of Choice

Il y avait autrefois un phare sur une côte désolée, tenu par un gardien qui avait reçu exactement un mois de provision d'huile et exactement une seule tâche : garder la lumière allumée chaque nuit. Un jour, une femme pauvre frappa à la porte du phare et demanda un peu d'huile pour garder ses enfants au chaud. Le gardien lui en mesura assez. Puis vint un paysan ; son fils avait besoin d'huile pour s'éclairer en étudiant ses leçons. Le gardien lui en mesura assez. Puis vint un autre homme dont le moteur était à sec. Le gardien lui en mesura assez. Chaque cause semblait digne. Vers la fin du mois, le réservoir du phare fut à sec. Cette nuit-là, le phare s'éteignit, et trois navires se fracassèrent sur les rochers au large de la côte, entraînant la perte de plus de cent vies. Quand l'enquêteur du gouvernement arriva, le gardien tenta de se justifier : les autres avaient eu besoin de l'huile, les causes avaient toutes été bonnes. Le fonctionnaire l'interrompit. « On vous avait confié une seule tâche, dit-il. C'était de garder la lumière allumée. Tout le reste était secondaire. Vous n'avez aucune excuse. »There was once a lighthouse along a bleak coast, tended by a keeper who was given exactly one month's supply of oil and exactly one task: keep the light burning every night. One day a poor woman knocked on the lighthouse door and asked for a little oil to keep her children warm. The keeper measured out enough. Then a farmer came; his son needed oil to read his lessons by. The keeper measured out enough. Then another man came whose engine had run dry. The keeper measured out enough. Each cause seemed worthy. Near the end of the month, the tank in the lighthouse ran dry. That night the beacon went dark, and three ships crashed on the rocks off the coast with the loss of more than a hundred lives. When the government investigator came, the keeper tried to explain himself, that the others had needed the oil, that the causes had all been good. The official cut him off. "You were given one task," he said. "It was to keep the light burning. Everything else was secondary. There is no defense."

Marc est l'Évangile d'une seule priorité. « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive » (Marc 8:34). Le jeune homme riche de Marc 10 avait tout — la richesse, la jeunesse, la moralité, la sincérité — sauf la seule chose. « Il te manque une chose », lui dit le Seigneur, en le regardant et en l'aimant (Marc 10:21). La veuve de Marc 12 n'avait rien — sauf les deux petites pièces, qu'elle donna parce que le Seigneur était son unique priorité. Et le Serviteur lui-même, la nuit qui précéda sa mort, dit à Gethsémané : « Abba, Père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Marc 14:36). La priorité est l'action du choix. Elle ne partage pas son amour entre le Seigneur et une autre lampe.Mark is the Gospel of one priority. "If anyone desires to come after Me, let him deny himself, and take up his cross, and follow Me" (Mark 8:34). The rich young ruler in Mark 10 had everything — wealth, youth, morality, sincerity — except the one thing. "One thing you lack," the Lord said, looking on him and loving him (Mark 10:21). The widow in Mark 12 had nothing — except the two mites, which she gave because the Lord was her one priority. And the Servant Himself, on the night before His death, said in Gethsemane, "Father, all things are possible for You. Take this cup away from Me; nevertheless, not what I will, but what You will" (Mark 14:36). Priority is the action of choice. It does not divide its love between the Lord and any other lamp.

VIII. La confession du centenierVIII. The Centurion's Confession

Marc a écrit pour des Romains, et, à la toute fin de son Évangile, c'est un Romain qui a le dernier mot. Tenez-vous au pied de la croix avec le centenier. La terre a tremblé. Le voile du temple s'est déchiré du haut en bas. Le ciel s'est obscurci pendant trois heures en plein après-midi. L'homme qui meurt sur la croix du milieu vient de rendre l'esprit en poussant un grand cri. Le centenier — un soldat romain endurci qui a peut-être présidé des dizaines de crucifixions au cours de sa carrière, qui sait comment un homme sur une croix est censé mourir et qui l'a vu bien des fois — lève les yeux vers le corps de Jésus et prononce une phrase qui devient le sommet de tout le livre : « Assurément, cet homme était Fils de Dieu » (Marc 15:39).Mark wrote for Romans, and at the very end of his Gospel a Roman gets the final word. Stand at the foot of the cross with the centurion. The earth has shaken. The temple veil has torn from top to bottom. The sky has gone dark for three hours in the middle of the afternoon. The Man dying on the middle cross has just given up His Spirit with a loud cry. The centurion — a hardened Roman soldier who has supervised perhaps dozens of crucifixions in the course of his career, who knows how a man on a cross is supposed to die and who has seen it many times — looks up at the body of Jesus and says one sentence that becomes the climax of the whole book: "Truly this Man was the Son of God!" (Mark 15:39).

C'est la confession vers laquelle tout l'Évangile s'avançait. La confession de Pierre à Césarée de Philippe, en Marc 8:29, était la confession des disciples. La confession du centenier à la croix est la confession des païens — le premier croyant non juif mentionné dans l'Évangile, et un officier romain, de surcroît. Marc boucle la boucle pour ses lecteurs romains : Si un centenier peut le voir, mon ami, vous aussi pouvez le voir. Le Serviteur a donné sa vie comme la rançon de plusieurs — pour les Juifs qui attendaient, pour les païens qui regardaient, pour le centenier qui salua, pour Jean-Marc qui écrivit, et pour vous.It is the confession the whole Gospel has been building toward. Peter's confession at Caesarea Philippi in Mark 8:29 was the disciples' confession. The centurion's confession at the cross is the Gentile confession — the first non-Jewish believer recorded in the Gospel, and a Roman officer at that. Mark closes the loop on his Roman audience: If a centurion can see it, friend, you can see it. The Servant has given His life a ransom for many — for the Jews who waited, for the Gentiles who watched, for the centurion who saluted, for John Mark who wrote, and for you.

IX. Une fin qui déborde de la pageIX. The Ending That Runs Off the Page

Lisez lentement le dernier chapitre de Marc, et vous sentirez l'Évangile s'arrêter presque en pleine course. Les femmes viennent au sépulcre de grand matin, le premier jour de la semaine ; un ange leur dit que le Seigneur est ressuscité, et elles s'enfuient, tremblantes et effrayées — « à cause de leur frayeur » (Marc 16:8). Et là, sur cette note inachevée, s'arrêtent les manuscrits les plus anciens et les meilleurs de Marc. Les versets que vous verrez peut-être imprimés à la suite, Marc 16:9–20, ne se trouvent pas dans ces copies les plus anciennes et les plus sûres. C'est pourquoi la plupart des traductions modernes les mettent à part — entre crochets, ou sous un trait, ou avec une note en bas de page qui vous dit clairement que le témoignage des manuscrits est incertain.Read the last chapter of Mark slowly and you will feel the Gospel stop almost mid-stride. The women come to the tomb early on the first day of the week, an angel tells them the Lord is risen, and they run out trembling and afraid — "for they were afraid" (Mark 16:8). And there, on that unfinished note, the oldest and best manuscripts of Mark come to an end. The verses you may see printed afterward, Mark 16:9–20, are not found in those earliest and most reliable copies. That is why most modern translations set them apart — in brackets, or beneath a line, or with a footnote that tells you plainly the manuscript evidence is in doubt.

Cela compte pour notre manière de lire, et surtout pour ce sur quoi nous bâtissons notre doctrine. C'est dans cette finale contestée, et nulle part ailleurs dans Marc, que l'on trouve les lignes sur les croyants qui saisissent des serpents et boivent un breuvage mortel sans en éprouver de mal. Tout un mouvement d'Églises qui manipulent des serpents s'est construit sur ces quelques versets. Mais nous ne misons pas notre vie, ni notre théologie, sur un passage que les plus anciens témoins de Marc ne contenaient pas. Nous bâtissons sur ce qui est bien attesté — et le Marc bien attesté se termine par un tombeau vide et un ordre d'aller annoncer. Une foi saine repose sur le texte sûr, non sur la marge douteuse.This matters for how we read, and especially for what we build our doctrine on. It is in that disputed ending, and nowhere else in Mark, that we find the lines about believers taking up serpents and drinking deadly poison without harm. A whole movement of snake-handling churches has been built on those few verses. But we do not stake our lives, or our theology, on a passage the earliest witnesses to Mark did not contain. We build on what is well attested — and the well-attested Mark ends with an empty tomb and a command to go and tell. Sound faith rests on the sure text, not on the doubtful margin.

Et remarquez ce que cette fin authentique et abrupte produit en vous. Matthieu vous donne la Grande Commission ; Luc vous donne le chemin d'Emmaüs et l'ascension ; Jean vous donne le repas du matin sur le rivage. Marc vous donne une pierre roulée, une place vide là où le corps avait reposé, un ordre saisissant — « il vous précède en Galilée : c'est là que vous le verrez » — puis le silence. Le Serviteur a achevé son œuvre et il est déjà sur la route devant vous. L'Évangile ne se termine pas joliment ficelé ; il se termine par une route et une promesse, et il tend la plume au lecteur. Qu'allez-vous faire, maintenant que le tombeau est vide ? Marc s'arrête d'écrire précisément pour que ce soit vous qui répondiez.And notice what the genuine, abrupt ending does to you. Matthew gives you the Great Commission; Luke gives you the Emmaus road and the ascension; John gives you breakfast on the shore. Mark gives you a rolled-away stone, an empty place where the body had lain, a startled command — "He is going before you into Galilee; there you will see Him" — and then silence. The Servant has finished His work and is already on the road ahead of you. The Gospel does not end tied in a bow; it ends with a road and a promise, and it hands the pen to the reader. What will you do, now that the tomb is empty? Mark stops writing precisely so that you must answer.

X. De la Pamphylie à l'utilitéX. From Pamphylia to Profitable

Nous terminons là où nous avons commencé, avec Jean-Marc. Le jeune homme qui s'enfuit un jour du jardin avec, pour tout vêtement, un drap, a maintenant écrit un Évangile qui est le pain de l'Église depuis deux mille ans. Le disciple qui abandonna Paul en Pamphylie est devenu — selon les propres paroles de Paul, à la fin de sa propre vie — « utile pour le ministère » (2 Timothée 4:11). Le cousin de Barnabas, qui n'avait même pas été jugé digne de faire partie de la deuxième équipe missionnaire, est devenu le fils fidèle de Pierre dans l'Évangile, l'auteur du deuxième livre du Nouveau Testament, le saint à qui toute la tradition de l'Église d'Égypte fait remonter sa fondation. « Il m'est utile. »We close where we began, with John Mark. The young man who once ran from the Garden in nothing but a sheet has now written a Gospel that has been the bread of the Church for two thousand years. The disciple who deserted Paul at Pamphylia became — in Paul's own words at the end of Paul's own life — "useful for ministry" (2 Timothy 4:11). The cousin of Barnabas, who was once not even fit to make the second missionary team, has become Peter's faithful son in the gospel, the writer of the second book of the New Testament, the saint to whom the whole tradition of the Egyptian Church traces its founding. "He is useful."

Si votre cœur, cher ami, a déjà été tenté de vous considérer comme perdu — si vous avez quitté l'équipe en Pamphylie et pensé que votre utilité était terminée — souvenez-vous de Jean-Marc. Le Seigneur Jésus ne gaspille pas les échecs. Il les restaure. Il écrit des livres avec eux. Il les envoie à Rome mettre par écrit les souvenirs de Pierre. Il bâtit des Évangiles avec des déserteurs. Et il donne à chacun de nous, tôt ou tard, notre 2 Timothée 4:11 — « Prends Marc… car il m'est utile pour le ministère. » Le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. Et il nous sert encore, en rendant utiles à son royaume les plus improbables d'entre nous.If your heart, dear friend, has ever been tempted to write yourself off — if you have left the team in Pamphylia and assumed that your usefulness is over — remember John Mark. The Lord Jesus does not waste failures. He restores them. He writes books with them. He sends them to Rome to put a pen to Peter's memories. He builds gospels out of deserters. And He gives every one of us, sooner or later, our 2 Timothy 4:11 — "Get Mark; he is useful for ministry." The Son of Man did not come to be served, but to serve, and to give His life a ransom for many. And He serves us still, by making the most unlikely of us useful to His kingdom.

Avancez, mon ami, dans la suite des Évangiles avec ce même Serviteur qui regarda un jour un jeune homme fuir Gethsémané avec, pour tout vêtement, un drap, sourit en voyant le linge abandonné sur le chemin, et se dit doucement : « Un jour, c'est lui qui écrira mon histoire. » Il est votre Seigneur, et il est le même hier, aujourd'hui et éternellement. Amen.Press on, my friend, into the rest of the Gospels with the same Servant who once watched a young man flee Gethsemane in nothing but a sheet, smiled at the linen cloth left behind on the path, and said quietly to Himself, "I will yet have him write My story." He is your Lord, and He is the same yesterday, today, and forever. Amen.

Examen final de l'unité 3Unit 3 Final Exam

Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiples. Associé : les questions à choix multiples et les 10 phrases à compléter. M.Div. et Th.M. : les questions à choix multiples, les phrases à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % dans chaque partie pour réussir. Si vous ne réussissez pas, l'examen impose un court délai avant que vous puissiez réessayer.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.

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Certificat et diplôme associé : la mention est facultative. Lisez trois des cinq textes pour la mention ; aucun examen distinct des lectures obligatoires n’est exigé.

M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.

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