📖 Survol du Nouveau Testament — Unité 5 : Jean : l'identité du Logos📖 New Testament Survey — Unit 5: John: The Identity of the Logos

Auteur du cours : Dr Wayne Cook | Directeur du séminaire : Dr Ted RogersCourse Author: Dr. Wayne Cook | Seminary Director: Dr. Ted Rogers

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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.

I. Le disciple que Jésus aimaitI. The Disciple Whom Jesus Loved

De tous les auteurs du Nouveau Testament, Jean est celui qui avait été le plus proche des battements du cœur du Seigneur. Il était le disciple « que Jésus aimait » (Jean 13:23). C'est lui qui reposait sur son sein lors de la dernière Cène. C'est à lui que, du haut de la croix, le Seigneur confia sa propre mère (Jean 19:26–27). Et de tous les auteurs du Nouveau Testament, Jean est celui qui vécut le plus longtemps — jusqu'aux dernières années du premier siècle, jusqu'à Éphèse, jusqu'à l'aube de la deuxième génération de croyants, qui n'avaient jamais vu le Seigneur de leurs propres yeux. Imaginez être le dernier homme vivant à avoir parcouru les routes poussiéreuses avec Jésus de Nazareth. Imaginez être le dernier témoin vivant du tombeau vide. Tel est le vieil homme qui prit la plume vers 85 à 95 apr. J.-C. et écrivit l'Évangile que nous allons étudier.Of all the writers in the New Testament, John was the one who had been closest to the Lord's heartbeat. He was the disciple "whom Jesus loved" (John 13:23). He was the one who leaned on His breast at the Last Supper. He was the one to whom, from the cross, the Lord entrusted His own mother (John 19:26–27). And of all the writers in the New Testament, John was the one who lived the longest — into the closing years of the first century, into Ephesus, into the dawn of the second generation of believers who had never seen the Lord with their eyes. Imagine being the last man alive who had walked the dusty roads with Jesus of Nazareth. Imagine being the last living witness of the empty tomb. That is the old man who picked up a pen around AD 85 to 95 and wrote the Gospel we are about to study.

Matthieu, Marc et Luc circulaient alors depuis trente ans. Jean n'écrivit pas pour les répéter. Il écrivit parce qu'une question restait encore suspendue au-dessus de chaque lecteur des trois autres, et seul l'homme qui avait reposé sur le sein de Jésus lors de la dernière Cène avait le droit d'y répondre. C'était la question la plus simple du monde, et la plus profonde : Qui est cet homme ? Matthieu vous montre le Roi, Marc vous montre le Serviteur, Luc vous montre l'Homme — mais Jean vous montre ce que votre cœur désire le plus connaître. Jean vous montre Dieu.Matthew, Mark, and Luke had been in circulation for thirty years by then. John did not write to repeat them. He wrote because there was still one question hanging in the air over every reader of the other three, and only the man who had leaned on Jesus' breast at the Last Supper had the right to answer it. The question was the simplest in the world, and the deepest: Who is this Man? Matthew shows you the King, Mark shows you the Servant, Luke shows you the Man — but John shows you what your heart most longs to know. John shows you God.

II. Le prologue du LogosII. The Logos Prologue

Les dix-huit premiers versets de Jean ne sont pas un récit. Ils sont un hymne. Ils forment peut-être le paragraphe de prose le plus sublime jamais écrit, dans quelque langue que ce soit. Ils s'ouvrent sur des mots délibérément choisis pour faire écho, syllabe après syllabe, aux premiers mots de la Bible hébraïque : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes » (Jean 1:1–4). Le mot grec traduit par Parole est Logos. Pour un Juif, le Logos désignait Dieu lui-même dans l'acte de parler, le souffle qui appela les mondes à l'existence en Genèse 1 : « Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut » (Genèse 1:3). Pour un philosophe grec, le Logos désignait l'intelligence rationnelle derrière l'univers, le principe qui maintient toutes choses dans un ordre cohérent. Jean prend un mot qui signifiait déjà la réalité la plus profonde qui soit, dans la pensée juive comme dans la pensée grecque, et il annonce que ce Logos n'est pas une idée. Le Logos est une Personne. Puis, au verset 14, Jean frappe le grand coup : « Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père » (Jean 1:14). Le principe éternel de l'univers a pris un corps et a dressé sa tente dans un village de Galilée. Voilà l'identité que Jean est venu défendre.John's first eighteen verses are not a story. They are a hymn. They are perhaps the highest paragraph of prose ever written in any language. They open with words deliberately chosen to overlap, syllable for syllable, with the opening words of the Hebrew Bible: "In the beginning was the Word, and the Word was with God, and the Word was God. He was in the beginning with God. All things were made through Him, and without Him nothing was made that was made. In Him was life, and the life was the light of men" (John 1:1–4). The Greek word translated Word is Logos. To a Jew, Logos meant the speaking-self of God, the breath that called the worlds into existence in Genesis 1: "And God said, 'Let there be light'; and there was light" (Genesis 1:3). To a Greek philosopher, Logos meant the rational mind behind the universe, the principle that holds all things in coherent order. John takes a word that already meant the deepest possible thing in both Jewish and Greek thought and announces that this Logos is not an idea. The Logos is a Person. And then in verse 14 John drops the hammer: "And the Word became flesh and dwelt among us, and we beheld His glory, the glory as of the only begotten of the Father, full of grace and truth" (John 1:14). The eternal principle of the universe took on a body and pitched His tent in a village in Galilee. That is the identity John is here to defend.

III. La question derrière l'ÉvangileIII. The Question Behind the Gospel

Je me suis souvent représenté les disciples couchés à la belle étoile avec le Seigneur, par une nuit d'été, au bord de la mer de Galilée. J'imagine Pierre ou Jean se réveillant dans la nuit, se redressant sur un coude, regardant la silhouette endormie à côté de lui et murmurant en lui-même : Est-ce vrai ? Cet homme peut-il être le Dieu éternel ? Qui est-il ? Pas étonnant qu'ils se soient interrogés. Ils avaient été avec lui chaque jour pendant trois ans et demi ; ils avaient vu la poussière de ses pieds, le pain de sa table, les larmes de son chagrin et la sueur de son épuisement. C'était un homme. Il ne fait aucun doute qu'il était un homme. Et pourtant — il avait calmé le vent d'une seule phrase, relevé par la main une enfant de douze ans qui était morte, nourri cinq mille personnes avec le repas d'un petit garçon, regardé un paralytique et dit : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » La question grandissait de mois en mois. Qui est cet homme ?I have often pictured the disciples lying out under the stars with the Lord on a summer night by the Sea of Galilee. I can imagine Peter or John waking in the night, rising up on an elbow, looking at the sleeping figure beside him, and whispering to himself, Is it true? Can this Man be the eternal God? Who is this? No wonder they puzzled. They had been with Him every day for three and a half years; they had seen the dust of His feet and the bread of His table and the tears of His grief and the sweat of His exhaustion. He was a man. There is no doubt that He was a man. And yet — He had calmed the wind with one sentence, raised a dead twelve-year-old by the hand, fed five thousand from a boy's lunch, looked at a paralytic and said, "Son, your sins are forgiven." The question grew larger every month. Who is this Man?

Au moment où Jean s'assied pour écrire son Évangile, la question n'a plus qu'une seule réponse qui corresponde aux faits. Et Jean écrit tout le livre pour le démontrer. Écoutez comment il a lui-même énoncé sa thèse vers la fin : « Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d'autres miracles [litt. “signes”], qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jean 20:30–31). Voilà la déclaration d'intention. Voilà le verset clé. Deux propositions : Jésus est le Christ, et Jésus est le Fils de Dieu. L'argument de Jean pour la première, ce sont les sept signes. Son argument pour la seconde, ce sont les sept « JE SUIS ». Tout l'Évangile est bâti sur ces deux colonnes de sept.By the time John sits down to write his Gospel, the question has only one answer that fits the data. And John writes the whole book to demonstrate it. Hear how he himself stated his thesis near the end: "And truly Jesus did many other signs in the presence of His disciples, which are not written in this book; but these are written that you may believe that Jesus is the Christ, the Son of God, and that believing you may have life in His name" (John 20:30–31). That is the purpose statement. That is the key verse. Two propositions: Jesus is the Christ, and Jesus is the Son of God. John's argument for the first is the seven signs. John's argument for the second is the seven I AMs. The whole Gospel is built around those two columns of seven.

IV. Les sept signes — les lettres de créance du MessieIV. The Seven Signs — The Credentials of Messiah

Jean n'emploie jamais le mot des synoptiques, miracle. Il emploie le mot signe. Un miracle est quelque chose d'étonnant ; un signe est quelque chose d'étonnant qui pointe vers autre chose. Jean en choisit sept parmi les nombreux qu'il avait personnellement vu le Seigneur accomplir, et il les dispose de sorte que chacun pointe vers une marque particulière du Messie promis. (1) L'eau changée en vin aux noces de Cana (Jean 2) : l'inanimé reçoit la vie — symbole de la joie de la nouvelle alliance. Comme l'a dit un enfant de l'école du dimanche après avoir entendu l'histoire : « C'est toujours une bonne idée d'avoir Jésus près de soi. » (2) La guérison à distance du fils d'un officier du roi (Jean 4:46–54) : le père au cœur brisé est guéri en même temps que le garçon. (3) La guérison du paralytique à la piscine de Béthesda, après trente-huit ans de captivité (Jean 5) : les opprimés sont libérés. (4) La multiplication des pains pour cinq mille personnes (Jean 6) : ceux qui ont faim dans leur âme sont rassasiés. (5) La marche sur les eaux (Jean 6) : ceux qui ont peur sont apaisés par ces mots : « C'est moi ; n'ayez pas peur ! » (6) La guérison de l'aveugle-né (Jean 9) : les aveugles voient. (7) La résurrection de Lazare, tiré du tombeau (Jean 11) : les morts sont ressuscités. Placez ces sept signes à côté d'Ésaïe 35 et d'Ésaïe 61 — les lettres de créance messianiques lues à haute voix à Nazareth — et ils correspondent exactement. Jean n'a pas choisi au hasard. Il a choisi les sept signes qui prouvent les états de service.John never uses the synoptic word miracle. He uses the word sign. A miracle is something amazing; a sign is something amazing that points. John selects seven of them out of the many he had personally watched the Lord perform, and arranges them so each one points at a particular mark of the promised Messiah. (1) Water into wine at the wedding in Cana (John 2): the inanimate is made alive — the symbol of the joy of the new covenant. As one Sunday-school child put it, having heard the story: "It is always a good idea to have Jesus around." (2) The healing of the nobleman's son at a distance (John 4:46–54): the brokenhearted father is healed along with the boy. (3) The healing of the paralytic at the pool of Bethesda after thirty-eight years of captivity (John 5): the oppressed are set free. (4) The feeding of the five thousand (John 6): the hungry of soul are fed. (5) The walking on the water (John 6): the fearful are quieted with "It is I; do not be afraid." (6) The healing of the man born blind (John 9): the blind see. (7) The raising of Lazarus from the tomb (John 11): the dead are raised. Lay those seven signs alongside Isaiah 35 and Isaiah 61 — the Messianic credentials read out in Nazareth — and they line up exactly. John has not chosen at random. He has chosen the seven signs that prove the resume.

V. Les sept « JE SUIS » — le nom de DieuV. The Seven "I AM" Statements — The Name of God

Les sept signes prouvent que Jésus est le Christ. Mais Jean vise plus haut encore. Il va prouver que le Christ est Dieu lui-même. Et pour le prouver, il ne recourt pas à un miracle, mais à une phrase. Au buisson ardent, en Exode 3, Moïse demanda à la voix un nom à rapporter à Israël. La voix répondit : « Je suis celui qui suis... C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël : Celui qui s'appelle “je suis” m'a envoyé vers vous » (Exode 3:14). Ce nom sacré — l'éternel JE SUIS — était le nom qu'aucun Juif n'osait prononcer. Jean rapporte sept moments où le Seigneur Jésus a pris ce nom sur ses propres lèvres et se l'est appliqué à lui-même.The seven signs prove that Jesus is the Christ. But John is going higher than that. He is going to prove that the Christ is God Himself. And to prove it he reaches not for a miracle but for a sentence. At the burning bush in Exodus 3, Moses asked the voice for a name to take back to Israel. The voice answered: "I AM WHO I AM... Thus you shall say to the children of Israel: 'I AM has sent me to you'" (Exodus 3:14). That sacred Name — the eternal I AM — is the name no Jew dared to speak. John records seven moments when the Lord Jesus reached out and took that Name on His own lips and applied it to Himself.

« JE SUIS le pain de vie » (6:35) — celui qui soutient l'âme affamée. « JE SUIS la lumière du monde » (8:12) — celui qui illumine le cœur enténébré. « JE SUIS la porte » (10:9) — la seule entrée autorisée dans la bergerie. « JE SUIS le bon berger » (10:11) — qui donne sa vie pour ses brebis. « JE SUIS la résurrection et la vie » (11:25) — une puissance qui n'a besoin d'aucune aide extérieure. « JE SUIS le chemin, la vérité, et la vie » (14:6) — le seul chemin qui ramène à la maison. « JE SUIS le vrai cep » (15:1, 5) — la source de tout fruit que portera jamais un sarment. Sept « JE SUIS ». Chacun est une Personne attachée au nom de Dieu."I AM the bread of life" (6:35) — the sustainer of the hungry soul. "I AM the light of the world" (8:12) — the illuminator of the dark heart. "I AM the door" (10:9) — the only authorized entrance to the fold. "I AM the good shepherd" (10:11) — who lays down His life for the sheep. "I AM the resurrection and the life" (11:25) — power that needs no help from outside. "I AM the way, the truth, and the life" (14:6) — the only path home. "I AM the true vine" (15:5) — the source of every fruit any branch will ever bear. Seven I AMs. Each one a Person attached to the Name of God.

Et il y a encore un « JE SUIS » que Jean garde pour le point culminant. Au jardin de Gethsémané, la cohorte de soldats vient pour l'arrestation. Jésus s'avance. « Qui cherchez-vous ? » « Jésus de Nazareth », répondent-ils. Il prononce deux mots en grec : egō eimi — JE SUIS (que la Louis Segond rend par « C'est moi »). Jean note que lorsqu'il les prononça, « ils reculèrent et tombèrent par terre » (Jean 18:6). Toute une cohorte venue l'arrêter renversée par deux mots. Le nom de Dieu dans la bouche du charpentier de Galilée.And there is one more I AM that John saves for the climax. In the Garden of Gethsemane, the cohort of soldiers comes for the arrest. Jesus steps forward. "Whom are you seeking?" "Jesus of Nazareth," they answer. He says two words in Greek: egō eimi — I AM. John notes that when He said it, "they drew back and fell to the ground" (John 18:6). A whole arresting cohort knocked off its feet by two words. The Name of God in the mouth of the carpenter from Galilee.

VI. Le discours de la chambre hauteVI. The Upper Room Discourse

Cinq des sept « JE SUIS » se trouvent dans la première moitié du livre. Les deux derniers — « Je suis le chemin, la vérité, et la vie » et « Je suis le vrai cep » — se trouvent au cœur de la section la plus intime de tous les Évangiles, le discours de la chambre haute. Jean nous donne cinq chapitres (13–17) sur la nuit qui précède la croix. Matthieu, Marc et Luc consacrent chacun un paragraphe à la dernière Cène ; Jean nous donne la conversation qui l'a suivie. Il rapporte le lavement des pieds (13). Il rapporte la promesse de la maison du Père, où il y a plusieurs demeures (14). Il rapporte le vrai cep et l'appel à demeurer en lui (15). Il rapporte la promesse du Consolateur, le Saint-Esprit (16). Et en Jean 17, il nous donne la prière sacerdotale — la plus longue prière du Seigneur Jésus rapportée dans les quatre Évangiles, la prière dans laquelle il prie pour ses disciples, puis pour tout croyant qui viendrait un jour à la foi par leur parole — ce qui veut dire qu'il a prié pour vous. Par votre nom. Avant même que vous en ayez un. La vie intérieure de la Trinité nous est ouverte le temps d'un chapitre, et il nous est permis d'entendre le Fils parler au Père à notre sujet.Five of the seven I AMs sit in the first half of the book. The last two — "I am the way, the truth, and the life" and "I am the true vine" — sit inside the most intimate section of any Gospel, the Upper Room Discourse. John gives us five chapters (13–17) in the night before the cross. Matthew, Mark, and Luke devote one paragraph each to the Last Supper; John gives us the conversation that followed it. He records the foot-washing (13). He records the promise of the Father's house with many mansions (14). He records the true vine and the call to abide (15). He records the promise of the Comforter, the Holy Spirit (16). And in John 17 he gives us the High Priestly Prayer — the longest recorded prayer of the Lord Jesus in all four Gospels, the prayer in which He prays for His disciples and then for every believer who would ever come to faith through their word — which means He prayed for you. By name. Even before you had one. The interior life of the Trinity is opened to us for one chapter, and we are allowed to overhear the Son speaking to the Father about us.

VII. « Tout est accompli »VII. "It Is Finished"

Marc et Matthieu nous font entendre le cri d'abandon poussé du haut de la croix. Luc nous fait entendre la prière de pardon. Jean nous fait entendre un seul mot grec qui devient l'Évangile tout entier : tetelestai — « Tout est accompli » (Jean 19:30). Il est au parfait, temps qui, en grec, désigne une action achevée aux résultats permanents. Accompli, et demeurant accompli pour toujours. Des archéologues ont retrouvé des reçus grecs du premier siècle portant ce mot même, apposé en haut : tetelestai — payé intégralement. Chez Jean, la croix n'est pas la défaite tragique d'un rabbin ; c'est l'achèvement triomphal d'une mission commencée avant le temps. Le Logos qui, au chapitre 1, avait appelé la création à l'existence par sa parole, annonça au chapitre 19, un vendredi après-midi, du haut d'une croix, sa rédemption.Mark and Matthew let us hear the cry of dereliction from the cross. Luke lets us hear the prayer of pardon. John lets us hear one word in Greek that becomes the whole gospel: tetelestai — "It is finished" (John 19:30). It is in the perfect tense, which in Greek means a completed act with permanent results. Finished and standing finished forever. Archaeologists have found Greek receipts from the first century with that very word stamped across the top: tetelestai — paid in full. In John, the cross is not the tragic defeat of a rabbi; it is the triumphant completion of a mission that began before time. The Logos who in chapter 1 spoke creation into being, on a Friday afternoon in chapter 19 announced its redemption from a cross.

Et Jean seul rapporte autre chose encore. Lorsque le soldat enfonça la lance dans le côté de Jésus, « aussitôt il sortit du sang et de l'eau » (Jean 19:34). Des auteurs médicaux ont soutenu que le sérum aqueux séparé du sang est le signe d'un cœur rompu — que le Seigneur Jésus n'est pas simplement mort de la crucifixion. Il est mort d'un cœur brisé. La Parole faite chair a déposé sa chair volontairement, de son plein gré. « Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même » (Jean 10:18). Le Logos qui avait appelé l'univers à l'existence par sa parole choisit le moment précis de rendre l'esprit. Tetelestai.And John alone records something else. When the soldier thrust the spear into the side of Jesus, "immediately blood and water came out" (John 19:34). Medical writers have argued that the watery serum separated from the blood is a sign of a ruptured heart — that the Lord Jesus did not merely die of crucifixion. He died of a broken heart. The Word made flesh laid down the flesh willingly, of His own accord. "No one takes it from Me, but I lay it down of Myself" (John 10:18). The Logos who had spoken the universe into being chose the precise moment to give up His Spirit. Tetelestai.

VIII. Le tombeau vide et Thomas l'incréduleVIII. The Empty Tomb and Doubting Thomas

Le chapitre de la résurrection chez Jean (20) comporte quatre scènes. Marie au tombeau, en pleurs, qui se retourne et entend un seul mot grec : « Marie ! » Pierre et Jean courant au tombeau vide, Jean voyant les linges posés comme si un corps les avait traversés sans les déranger, et croyant sur-le-champ. Les disciples dans la chambre haute verrouillée, ce dimanche soir, et le Seigneur ressuscité debout au milieu d'eux, les blessures aux mains. Mais un disciple manquait. Il s'appelait Thomas, et il refusait de croire sur la foi d'un ouï-dire. « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point » (Jean 20:25). Huit jours plus tard, le Seigneur apparut de nouveau, et Thomas était dans la pièce. Le Seigneur regarda Thomas droit dans les yeux et dit : « Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. » Et Thomas, dans la seule confession en une phrase de la pleine divinité dans le Nouveau Testament, dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20:28). C'est le point culminant de tout l'Évangile de Jean. Du Logos au chapitre 1 à mon Seigneur et mon Dieu au chapitre 20. Le voyage est achevé. L'identité est confessée. L'aigle s'est posé.John's resurrection chapter (20) has four scenes. Mary at the tomb, weeping, who turns and hears one Greek word: "Mary." Peter and John running to the empty tomb, John seeing the grave clothes lying as if a body had passed through them undisturbed and believing on the spot. The disciples in the locked upper room that Sunday evening, the risen Lord standing among them with the wounds in His hands. And one disciple was missing. His name was Thomas, and he refused to believe on hearsay. "Unless I see in His hands the print of the nails, and put my finger into the print of the nails, and put my hand into His side, I will not believe" (John 20:25). Eight days later the Lord appeared again, and Thomas was in the room. The Lord looked straight at Thomas and said, "Reach your finger here, and look at My hands; and reach your hand here, and put it into My side. Do not be unbelieving, but believing." And Thomas, in the only one-sentence confession of full deity in the New Testament, said, "My Lord and my God!" (John 20:28). That is the climax of the whole Gospel of John. From the Logos in chapter 1 to my Lord and my God in chapter 20. The journey is complete. The identity is confessed. The eagle has landed.

IX. Le verset clé — pourquoi Jean a été écritIX. The Key Verse — Why John Was Written

Deux versets plus loin, Jean nous dit pourquoi il a écrit ce livre. « Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d'autres miracles [litt. “signes”], qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jean 20:30–31). C'est la déclaration d'intention la plus franche de tous les auteurs du Nouveau Testament. Jean n'écrit pas une biographie pour elle-même. Il n'écrit pas une méditation de dévotion. Il écrit des preuves — choisies, ordonnées, conçues pour amener le lecteur à un verdict. Afin que vous croyiez. Et ce que produit le fait de croire, ce n'est pas une religion ; c'est la vie en son nom.Two verses later John tells us why he wrote the book. "And truly Jesus did many other signs in the presence of His disciples, which are not written in this book; but these are written that you may believe that Jesus is the Christ, the Son of God, and that believing you may have life in His name" (John 20:30–31). It is the most candid statement of purpose by any author in the New Testament. John is not writing biography for its own sake. He is not writing devotional reflection. He is writing evidence — selected, ordered, designed to bring a reader to a verdict. That you may believe. And the result of believing is not a religion; it is life in His name.

Voici une question qui atteint encore le cœur de chaque lecteur de Jean : que signifie cet Évangile pour vous ? Pas pour un érudit. Pas pour un théologien. Pour vous. Et la réponse honnête, c'est qu'on ne peut pas lire Jean honnêtement et repartir avec des sentiments neutres. On peut lire Matthieu et devenir un meilleur citoyen. On peut lire Marc et devenir un meilleur serviteur. On peut lire Luc et devenir un meilleur ami. Mais on ne peut pas lire Jean sans devenir un adorateur. Jean ne vous laisse pas dans l'indécision. Jean vous laisse à genoux avec Thomas, appelant Jésus comme Thomas l'a appelé : mon Seigneur et mon Dieu. Jean est l'Évangile à mettre en premier entre les mains de quiconque cherche — car il a été écrit précisément pour celui qui cherche. « Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez. » Le livre tout entier est une flèche dirigée vers le cœur humain.Here is a question that still finds the heart of every reader of John: What does this Gospel mean to you? Not to a scholar. Not to a theologian. To you. And the honest answer is that you cannot read John honestly and walk away with neutral feelings. You can read Matthew and become a better citizen. You can read Mark and become a better servant. You can read Luke and become a better friend. But you cannot read John without becoming a worshipper. John does not leave you on the fence. John leaves you on your knees with Thomas, calling Jesus what Thomas called Him: my Lord and my God. John is the Gospel to put first into the hands of any seeker — because it was written precisely for the seeker. "These are written that you may believe." The whole book is an arrow aimed at the human heart.

Avancez, mon ami, dans le reste du Nouveau Testament avec ce même Logos qui a appelé les mondes à l'existence par sa parole, qui a parcouru les villages poussiéreux avec ses disciples, qui a achevé l'œuvre sur la croix, qui est ressuscité le troisième jour, les clefs de la mort et du séjour des morts en main, et qui est le même hier, aujourd'hui, et éternellement. Il est votre Seigneur. Il est votre Dieu. Amen.Press on, my friend, into the rest of the New Testament with the same Logos who spoke the worlds into being, who walked through dusty villages with His disciples, who finished the work on the cross, who rose on the third day with the keys of death and Hades in His hand, and who is the same yesterday, today, and forever. He is your Lord. He is your God. Amen.

Examen final de l'Unité 5Unit 5 Final Exam

Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiples. Associé : les questions à choix multiples et les 10 phrases à compléter. M.Div. et Th.M. : les questions à choix multiples, les phrases à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % à chaque partie pour réussir. Si vous ne réussissez pas, l'examen impose un court délai avant que vous puissiez réessayer.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.

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