1. Ce que croient les méthodistes : les vingt-cinq Articles de religion1. What Methodists Believe: The Twenty-Five Articles of Religion
The Doctrines and Discipline of the Methodist Episcopal Church in America, with Explanatory Notes, de Thomas Coke et Francis Asbury, 10e éd. (Philadelphie, 1798), chapitre I, section II : « Articles de religion », articles I–XXV avec les notes des évêques. Lignes 332–1459 de l’OCR (Internet Archive, doctrinesanddis18churgoog). Source primaire ; traduction du Séminaire théologique de Chapala. Les interprétations sont celles des auteurs.The Doctrines and Discipline of the Methodist Episcopal Church in America, with Explanatory Notes by Thomas Coke and Francis Asbury, 10th ed. (Philadelphia, 1798), Chapter I, Section II: “Articles of Religion,” Articles I–XXV with the bishops’ notes. OCR lines 332–1459 (Internet Archive item doctrinesanddis18churgoog). Primary source; the interpretations are the authors’.
Note du STC : En 1784, John Wesley abrégea les trente-neuf Articles de l’Église d’Angleterre en vingt-quatre pour les méthodistes d’Amérique ; l’Église américaine ajouta l’article XXIII sur les gouvernants civils de la nouvelle nation. En 1798, les évêques placèrent sous chaque article des preuves scripturaires (« Notes ») ; les chiffres (1), (2), etc., renvoient aux clauses de l’article qui sont prouvées. Termes anciens : la grâce « prévenante » (preventing) est la grâce qui nous précède ; « les vivants » traduit quick ; « vaine » traduit fond (insensée) ; la religion « expérimentale » est la religion connue par l’expérience. La polémique des évêques contre l’enseignement catholique romain reflète son siècle. L’Église du Nazaréen et d’autres corps wesleyens rédigèrent plus tard leurs propres Articles de foi ; ceci est le texte méthodiste historique. La note de l’article XIX s’interrompt à un changement de page du scan, marqué [illisible]. Les citations bibliques suivent de près la version Louis Segond.CTS note: John Wesley abridged the Church of England’s Thirty-Nine Articles to twenty-four for the American Methodists in 1784; the American church added Article XXIII on the civil rulers of the new nation. In 1798 the bishops placed scripture proofs (“Notes”) under each article; the numbers (1), (2) and so on point to the clauses of the article being proved. Old terms: “preventing” grace means grace that goes before us; “quick” means living; “fond” means foolish; “want” means lack; “asseveration” is a solemn affirmation; “experimental” religion is religion known by experience. The bishops’ polemic against Roman Catholic teaching reflects its own century. The Church of the Nazarene and other Wesleyan bodies later wrote their own Articles of Faith; this is the historical Methodist text. Article XIX’s note breaks off at a page turn in the scan, marked [illegible].
SECTION II. Articles de religion.SECTION II. Articles of Religion.
I. De la foi en la sainte Trinité.I. Of Faith in the Holy Trinity.
Il n’y a qu’un seul Dieu vivant et vrai, éternel, sans corps ni parties, d’une puissance, d’une sagesse et d’une bonté infinies ; le créateur et le conservateur de toutes choses, tant visibles qu’invisibles. Et dans l’unité de cette Divinité, il y a trois personnes d’une même substance, d’une même puissance et d’une même éternité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.There is but one living and true God, everlasting, without body or parts, of infinite power, wisdom, and goodness; the maker and preserver of all things, both visible and invisible. And in unity of this God-head, there are three persons of one substance, power, and eternity;—the Father, the Son, and the Holy Ghost.
NOTES.NOTES.
Cet article est prouvé par les écritures suivantes, à savoir : (1) Jean 4:24. Dieu est Esprit. Éphésiens 3:9. Dieu, qui a créé toutes choses par Jésus-Christ. (2) Jean 1:14. Nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. 8:54. Jésus répondit : … c’est mon Père qui me glorifie. 10:29. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous. (3) Jean 1:1. La Parole était Dieu. Ésaïe 9:6. Un enfant nous est né, un fils nous est donné, … on l’appellera Dieu puissant. Jean 20:28. Thomas lui [à Christ] répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Actes 20:28. Paître l’Église de Dieu, qu’il s’est acquise par son propre sang. Romains 9:5. Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Philippiens 2:6. Lequel [Christ Jésus], existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu. Tite 2:13. La manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ. Hébreux 1:8. Il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu, est éternel. 1 Jean 5:20. Son Fils Jésus-Christ. C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. (4) Jean 14:26. Le consolateur, l’Esprit-Saint, … vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. 15:26. Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, … il rendra témoignage de moi. 16:8. Et quand il [le consolateur] sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement. (5) 1 Jean 5:7. Il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel : le Père, la Parole et le Saint-Esprit, et ces trois sont un. Matthieu 28:19. Allez donc, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Luc 3:22. Le Saint-Esprit descendit sur lui [Christ] sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai mis toute mon affection. 2 Corinthiens 13:14. Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous ! Amen.This article is proved from the following scriptures, viz. (1) John iv. 24. God is a Spirit. Ephes. iii. 9. God, who created all things by Jesus Christ. (2) John i. 14. We beheld his glory, the glory as of the only begotten of the Father. viii. 54. Jesus answered,—it is my Father that honoureth me. x. 29. My Father, which gave them me, is greater than all. (3) John i. 1. The Word was God. Isai. ix. 6. Unto us a child is born, unto us a son is given, and his name shall be called The mighty God. John xx. 28. Thomas said unto him [Christ], My Lord and my God. Acts xx. 28. Feed the church of God, which he hath purchased with his own blood. Rom. ix. 5. Christ, who is over all, God blessed for ever. Phil. ii. 6. Who [Christ Jesus] being in the form of God, thought it not robbery to be equal with God. Tit. ii. 13. The glorious appearing of the great God and our Saviour Jesus Christ. Heb. i. 8. Unto the Son he saith, Thy throne, O God, is for ever and ever. 1 John v. 20. His Son Jesus Christ. This is the true God, and eternal life. (4) John xiv. 26. The Comforter, which is the Holy Ghost,—shall teach you all things, and bring all things to your remembrance, whatsoever I have said unto you. xv. 26. When the Comforter is come, whom I will send unto you from the Father,—he shall testify of me. xvi. 8. When he [the Comforter] is come, he will reprove the world of sin, and of righteousness, and of judgment. (5) 1 John v. 7. There are three that bear record in heaven, the Father, the Word, and the Holy Ghost: and these three are one. Matt. xxviii. 19. Go ye, therefore, and teach all nations, baptizing them in the name of the Father, and of the Son, and of the Holy Ghost. Luke iii. 22. The Holy Ghost descended in a bodily shape, like a dove, upon him [Christ], and a voice came from heaven, which said, Thou art my beloved Son; in thee I am well pleased. 2 Cor. xiii. 14. The grace of our Lord Jesus Christ, and the love of God, and the communion of the Holy Ghost, be with you all. Amen.
II. De la Parole, ou Fils de Dieu, qui a été fait vrai homme.II. Of the Word, or Son of God, who was made very Man.
Le Fils, qui est la Parole du Père, vrai et éternel Dieu, d’une même substance avec le Père, a pris la nature humaine dans le sein de la bienheureuse Vierge ; de sorte que deux natures entières et parfaites, c’est-à-dire la Divinité et l’humanité, ont été unies en une seule personne, pour ne jamais être séparées ; d’où résulte un seul Christ, vrai Dieu et vrai homme, qui a véritablement souffert, a été crucifié, est mort et a été enseveli, afin de nous réconcilier son Père et d’être un sacrifice, non seulement pour la faute originelle, mais aussi pour les péchés actuels des hommes.The Son, who is the Word of the Father, the very and eternal God, of one substance with the Father, took man’s nature in the womb of the blessed Virgin; so that two whole and perfect natures, that is to say, the God-head and manhood, were joined together in one person, never to be divided, whereof is one Christ, very God and very man, who truly suffered, was crucified, dead and buried, to reconcile his Father to us, and to be a sacrifice, not only for original guilt, but also for actual sins of men.
NOTES.NOTES.
Cet article est prouvé par plusieurs des passages déjà cités, ainsi que par les écritures suivantes, à savoir : (1) Jean 1:14. Et la Parole [qui était Dieu, v. 1] a été faite chair. Philippiens 2:7, 8. Christ Jésus [qui n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, v. 5, 6] est devenu semblable aux hommes ; et ayant paru comme un vrai homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. 1 Timothée 3:16. Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair. (2) Colossiens 1:14. En qui [le Fils bien-aimé de Dieu] nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés. Éphésiens 2:13, 16. Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Car il est notre paix, … afin de réconcilier avec Dieu l’un et l’autre [Juifs et Gentils] en un seul corps, par la croix, en détruisant par elle l’inimitié. 1 Timothée 2:6. Qui [Christ Jésus] s’est donné lui-même en rançon pour tous.This article is proved by many of the above-quoted, as well as by the following scriptures, viz. (1) John i. 14. And the Word [who was God, ver. 1.] was made flesh. Phil. ii. 7, 8. Christ Jesus [who thought it not robbery to be equal with God, ver. 5, 6.] was made in the likeness of men; and being found in fashion as a man, he humbled himself, and became obedient unto death, even the death of the cross. 1 Tim. iii. 16. Without controversy, great is the mystery of godliness, God was manifest in the flesh. (2) Col. i. 14. In whom [God’s dear Son] we have redemption through his blood, even the forgiveness of sins. Ephes. ii. 13, 16. Now, in Christ Jesus, ye who sometimes were far off, are made nigh by the blood of Christ. For he is our peace,—that he might reconcile both [Jews and Gentiles] unto God in one body by the cross, having slain the enmity thereby. 1 Tim. ii. 6. Who [Christ Jesus] gave himself a ransom for all.
III. De la résurrection de Christ.III. Of the Resurrection of Christ.
Christ est véritablement ressuscité des morts, et a repris son corps, avec tout ce qui appartient à la perfection de la nature humaine ; avec ce corps il est monté au ciel, et il y est assis jusqu’à ce qu’il revienne juger tous les hommes au dernier jour.Christ did truly rise again from the dead, and took again his body, with all things appertaining to the perfection of man’s nature, wherewith he ascended into heaven, and there sitteth until he return to judge all men at the last day.
NOTES.NOTES.
Matthieu 28:6. Il [Jésus] n’est point ici ; il est ressuscité, comme il l’avait dit. Luc 24:39. Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi ; touchez-moi et voyez : un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’ai. Marc 16:19. Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s’assit à la droite de Dieu.Matt. xxviii. 6. He [Jesus] is not here; for he is risen, as he said. Luke xxiv. 39. Behold my hands and my feet, that it is I myself. Handle me, and see: for a spirit hath not flesh and bones, as ye see me have. Mark xvi. 19. After the Lord had spoken unto them, he was received up into heaven, and sat on the right hand of God.
IV. Du Saint-Esprit.IV. Of the Holy Ghost.
Le Saint-Esprit, procédant du Père et du Fils, est d’une même substance, d’une même majesté et d’une même gloire avec le Père et le Fils, vrai et éternel Dieu.The Holy Ghost, proceeding from the Father and the Son, is of one substance, majesty, and glory with the Father and the Son, very and eternal God.
NOTES.NOTES.
(1) Jean 14:16, 17. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité. Jean 14:26. Le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, etc. (2) Romains 8:9. Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. Galates 4:6. Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils. (3) 2 Corinthiens 3:3. L’Esprit du Dieu vivant. 2 Corinthiens 3:17. Or, le Seigneur c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. 1 Pierre 4:14. L’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous.(1) John xiv. 16, 17. I will pray the Father, and he shall give you another Comforter, that he may abide with you for ever, even the Spirit of truth. John xiv. 26. The Comforter, which is the Holy Ghost, whom the Father will send in my name, &c. (2) Rom. viii. 9. Ye are not in the flesh, but in the Spirit, if so be that the Spirit of God dwell in you: now if any man have not the Spirit of Christ, he is none of his. Gal. iv. 6. Because ye are sons, God hath sent forth the Spirit of his Son into your hearts. (3) 2 Cor. iii. 3. The Spirit of the living God. 2 Cor. iii. 17. Now the Lord is that Spirit; and where the Spirit of the Lord is, there is liberty. 1 Pet. iv. 14. The Spirit of glory and of God resteth upon you.
V. De la suffisance des saintes Écritures pour le salut.V. The Sufficiency of the Holy Scriptures for Salvation.
La sainte Écriture contient tout ce qui est nécessaire au salut ; de sorte que tout ce qui ne s’y lit pas, ou ne peut être prouvé par elle, ne doit être exigé de personne comme devant être cru en tant qu’article de foi, ni être tenu pour requis ou nécessaire au salut. Sous le nom de sainte Écriture, nous entendons les livres canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament, dont l’autorité n’a jamais été mise en doute dans l’Église.Holy Scripture containeth all things necessary to salvation: so that whatsoever is not read therein, or may be proved thereby, is not to be required of any man, that it should be believed as an article of faith, or be thought requisite or necessary to salvation. In the name of the Holy Scripture we do understand those canonical books of the Old and New Testament, of whose authority was never any doubt in the church.
Les noms des livres canoniques.The Names of the Canonical Books.
La Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, Josué, les Juges, Ruth, le premier livre de Samuel, le second livre de Samuel, le premier livre des Rois, le second livre des Rois, le premier livre des Chroniques, le second livre des Chroniques, le livre d’Esdras, le livre de Néhémie, le livre d’Esther, le livre de Job, les Psaumes, les Proverbes, l’Ecclésiaste ou le Prédicateur, le Cantique ou les Cantiques de Salomon, les quatre grands Prophètes, les douze petits Prophètes.Genesis, Exodus, Leviticus, Numbers, Deuteronomy, Joshua, Judges, Ruth, The First Book of Samuel, The Second Book of Samuel, The First Book of Kings, The Second Book of Kings, The First Book of Chronicles, The Second Book of Chronicles, The Book of Ezra, The Book of Nehemiah, The Book of Esther, The Book of Job, The Psalms, The Proverbs, Ecclesiastes, or the Preacher, Cantica, or Songs of Solomon, Four Prophets the greater, Twelve Prophets the less.
Tous les livres du Nouveau Testament, tels qu’ils sont communément reçus, nous les recevons et les tenons pour canoniques.All the books of the New Testament, as they are commonly received, we do receive and account canonical.
NOTES.NOTES.
2 Timothée 3:16, 17. Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. 2 Pierre 1:19, 20, 21. Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraître et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs ; sachant tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être un objet d’interprétation particulière, car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. Ésaïe 8:20. À la loi et au témoignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura point d’aurore pour le peuple. 1 Pierre 4:11. Si quelqu’un parle, que ce soit comme annonçant les oracles de Dieu. Psaume 119:72. Mieux vaut pour moi la loi de ta bouche que mille objets d’or et d’argent. V. 97. Combien j’aime ta loi ! Elle est tout le jour l’objet de ma méditation. Psaume 138:2. Ta renommée s’est accrue par l’accomplissement de tes promesses.2 Tim. iii. 16, 17. All scripture is given by inspiration of God, and is profitable for doctrine, for reproof, for correction, for instruction in righteousness; that the man of God may be perfect, thoroughly furnished unto all good works. 2 Pet. i. 19, 20, 21. We have also a more sure word of prophecy, whereunto ye do well that ye take heed, as unto a light that shineth in a dark place, until the day dawn, and the day-star arise in your hearts: knowing this first, that no prophecy of the scripture is of any private interpretation; for the prophecy came not in old time by the will of man, but holy men of God spake as they were moved by the Holy Ghost. Isai. viii. 20. To the law and to the testimony: if they speak not according to this word, it is because there is no light in them. 1 Pet. iv. 11. If any man speak, let him speak as the oracles of God. Psalm cxix. 72. The law of thy mouth is better unto me than thousands of gold and silver. Ver. 97. O how love I thy law! It is my meditation all the day. Psalm cxxxviii. 2. Thou hast magnified thy word above all thy name.
Par le mot canonique, on entend tout ce qui se rapporte aux lois de l’Église, ou est confirmé par elles ; et ici il se réfère particulièrement aux décisions des conciles, dans les premiers et les plus purs siècles du christianisme, au sujet des saintes écritures ; c’est en ces temps-là que les écrits inspirés furent réunis en un seul volume. Les écritures de l’Ancien Testament avaient certes été publiées en un seul volume longtemps auparavant par les Juifs ; mais on y ajouta alors les écritures du Nouveau.By the word canonical is meant whatever respects, or is confirmed by, the laws of the church; and here it particularly refers to the decisions of the councils in the first and purest ages of christianity concerning the holy scriptures; in which times the inspired writings were collected into one volume. The scriptures of the Old Testament had indeed been published in one volume long before by the Jews; but the scriptures of the New were then added to them.
Nous pourrions entrer minutieusement dans les preuves de l’autorité divine de chaque livre, tant de l’Ancien que du Nouveau Testament, et rendre compte des temps où ils furent écrits et des personnes qui les écrivirent ; mais il faudrait un traité à part pour rendre justice à un sujet si étendu.We could enter minutely into the proofs of the divine authority of each book, both of the Old and New Testament, and into an account of the times in which they were written, and the persons by whom: but it would require a treatise of itself, to do justice to so extensive a subject.
VI. De l’Ancien Testament.VI. Of the Old Testament.
L’Ancien Testament n’est pas contraire au Nouveau ; car, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, la vie éternelle est offerte au genre humain par Christ, qui est le seul Médiateur entre Dieu et l’homme, étant à la fois Dieu et homme. C’est pourquoi il ne faut pas écouter ceux qui prétendent que les anciens pères n’attendaient que des promesses passagères. Bien que la loi donnée de Dieu par Moïse, quant aux cérémonies et aux rites, n’oblige pas les chrétiens, et que ses préceptes civils ne doivent pas nécessairement être reçus dans aucun État, néanmoins aucun chrétien, quel qu’il soit, n’est exempt de l’obéissance aux commandements qu’on appelle moraux.The Old Testament is not contrary to the New: for both in the Old and New Testament, everlasting life is offered to mankind by Christ, who is the only Mediator between God and man, being both God and man. Wherefore, they are not to be heard, who feign that the old Fathers did look only for transitory promises. Although the law given from God by Moses, as touching ceremonies and rites, doth not bind christians, nor ought the civil precepts thereof of necessity to be received in any commonwealth; yet, notwithstanding, no christian whatsoever is free from the obedience of the commandments, which are called moral.
NOTES.NOTES.
(1) Luc 24:27. Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il [Christ] leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait. Jean 5:39. Vous sondez les Écritures [de l’Ancien Testament, qui seules existaient alors], parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. (2) Job 19:25–27. Je sais que mon rédempteur est vivant, et qu’il se lèvera le dernier sur la terre. Quand ma peau sera détruite, il se lèvera ; quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu. Je le verrai, et il me sera favorable ; mes yeux le verront, et non ceux d’un autre. Psaume 17:15. Pour moi, dans mon innocence, je verrai ta face ; dès le réveil, je me rassasierai de ton image. (3) Matthieu 22:40. De ces deux commandements [l’amour de Dieu et l’amour de l’homme] dépendent toute la loi et les prophètes. Matthieu 7:12. Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes.(1) Luke xxiv. 27. And beginning at Moses and all the prophets, he [Christ] expounded unto them, in all the scriptures, the things concerning himself. John v. 39. Search the scriptures [of the Old Testament, which alone were then in being]; for in them ye think ye have eternal life; and they are they which testify of me. (2) Job xix. 25–27. I know that my Redeemer liveth, and that he shall stand at the latter day upon the earth; and though, after my skin, worms destroy this body, yet in my flesh shall I see God; whom I shall see for myself, and mine eyes shall behold, and not another. Psalm xvii. 15. As for me, I will behold thy face in righteousness: I shall be satisfied when I awake with thy likeness. (3) Matt. xxii. 40. On these two commandments [the love of God, and love of man] hang all the law and the prophets. Matt. vii. 12. All things whatsoever ye would that men should do to you, do ye even so to them; for this is the law and the prophets.
VII. Du péché originel ou de naissance.VII. Of Original or Birth Sin.
Le péché originel ne consiste pas dans l’imitation d’Adam (comme le prétendent vainement les pélagiens), mais il est la corruption de la nature de tout homme naturellement engendré de la postérité d’Adam, par laquelle l’homme est très éloigné de la justice originelle et, de sa propre nature, enclin au mal, et cela continuellement.Original sin standeth not in the following of Adam (as the Pelagians do vainly talk), but it is the corruption of the nature of every man, that naturally is engendered of the offspring of Adam, whereby man is very far gone from original righteousness, and of his own nature inclined to evil, and that continually.
NOTES.NOTES.
Genèse 6:5. L’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. Jérémie 17:9. Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : qui peut le connaître ? Psaume 14:3. Tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. Psaume 53:3. Tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. Romains 3:10. Selon qu’il est écrit : Il n’y a point de juste, pas même un seul. Psaume 51:5. Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché. Éphésiens 2:1–3. Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres. Marc 7:21–23. C’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme.Gen. vi. 5. God saw that the wickedness of man was great in the earth, and that every imagination of the thoughts of his heart was only evil continually. Jer. xvii. 9. The heart is deceitful above all things, and desperately wicked: who can know it? Psalm xiv. 3. They are all gone aside; they are altogether become filthy; there is none that doeth good, no, not one. Psalm liii. 3. Every one of them is gone back; they are altogether become filthy; there is none that doeth good, no, not one. Rom. iii. 10. As it is written, There is none righteous, no, not one. Psalm li. 5. Behold, I was shapen in iniquity, and in sin did my mother conceive me. Eph. ii. 1–3. And you hath he quickened, who were dead in trespasses and sins: wherein in times past ye walked according to the course of this world, according to the prince of the power of the air, the spirit that now worketh in the children of disobedience; among whom also we all had our conversation, in times past, in the lusts of our flesh, fulfilling the desires of the flesh and of the mind; and were by nature the children of wrath, even as others. Mark vii. 21–23. From within, out of the heart of men, proceed evil thoughts, adulteries, fornications, murders, thefts, covetousness, wickedness, deceit, lasciviousness, an evil eye, blasphemy, pride, foolishness; all these evil things come from within, and defile the man.
VIII. Du libre arbitre.VIII. Of Free-Will.
La condition de l’homme après la chute d’Adam est telle qu’il ne peut se tourner ni se préparer, par sa propre force naturelle et par ses œuvres, à la foi et à l’invocation de Dieu ; c’est pourquoi nous n’avons aucun pouvoir de faire de bonnes œuvres, agréables et acceptables à Dieu, sans la grâce de Dieu par Christ, qui nous prévient afin que nous ayons une bonne volonté, et qui agit avec nous quand nous avons cette bonne volonté.The condition of man after the fall of Adam is such, that he cannot turn and prepare himself by his own natural strength and works to faith, and calling upon God: wherefore, we have no power to do good works, pleasant and acceptable to God, without the grace of God by Christ preventing us, that we may have a good will, and working with us, when we have that good will.
NOTES.NOTES.
(1) 2 Corinthiens 3:5. Ce n’est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. Éphésiens 2:5. Nous qui étions morts par nos offenses, [Dieu] nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés). V. 8, 9. C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. (2) Jean 15:5. Sans moi [Christ] vous ne pouvez rien faire. Philippiens 2:12, 13. Travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.(1) 2 Cor. iii. 5. Not that we are sufficient of ourselves to think any thing as of ourselves, but our sufficiency is of God. Eph. ii. 5. Even when we were dead in sins, [God] hath quickened us together with Christ (by grace are ye saved). Ver. 8, 9. By grace are ye saved through faith; and that not of yourselves, it is the gift of God: not of works, lest any man should boast. (2) John xv. 5. Without me [Christ] ye can do nothing. Phil. ii. 12, 13. Work out your own salvation with fear and trembling; for it is God which worketh in you both to will and to do, of his good pleasure.
IX. De la justification de l’homme.IX. Of the Justification of Man.
Nous sommes tenus pour justes devant Dieu uniquement à cause du mérite de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, par la foi, et non à cause de nos propres œuvres ou mérites ; c’est pourquoi, que nous soyons justifiés par la foi seule est une doctrine très salutaire et très pleine de consolation.We are accounted righteous before God, only for the merit of our Lord and Saviour Jesus Christ, by faith, and not for our own works or deservings:—wherefore, that we are justified by faith only, is a most wholesome doctrine, and very full of comfort.
NOTES.NOTES.
(1) Romains 3:24–26. Ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. Romains 5:18. Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. Romains 10:4. Car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient. Galates 2:16. Sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus-Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus-Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi. (2) Psaume 32:1. Heureux celui à qui la transgression est remise, à qui le péché est pardonné ! Romains 5:1. Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ.(1) Rom. iii. 24–26. Being justified freely by his grace, through the redemption that is in Christ Jesus; whom God hath set forth to be a propitiation through faith in his blood, to declare his righteousness for the remission of sins that are past, through the forbearance of God: to declare, I say, at this time, his righteousness, that he might be just, and the justifier of him which believeth in Jesus. Rom. v. 18. Therefore, as by the offence of one, judgment came upon all men to condemnation; even so, by the righteousness of one, the free gift came upon all men unto justification of life. Rom. x. 4. For Christ is the end of the law for righteousness to every one that believeth. Gal. ii. 16. Knowing that a man is not justified by the works of the law, but by the faith of Jesus Christ; even we have believed in Jesus Christ, that we might be justified by the faith of Christ, and not by the works of the law; for by the works of the law shall no flesh be justified. (2) Psalm xxxii. 1. Blessed is he whose transgression is forgiven, whose sin is covered. Rom. v. 1. Being justified by faith, we have peace with God, through our Lord Jesus Christ.
X. Des bonnes œuvres.X. Of Good Works.
Bien que les bonnes œuvres, qui sont les fruits de la foi et qui suivent la justification, ne puissent ôter nos péchés ni soutenir la rigueur du jugement de Dieu, elles sont néanmoins agréables et acceptables à Dieu en Christ, et elles naissent d’une foi vraie et vivante, de sorte que par elles une foi vivante peut être connue aussi évidemment qu’un arbre se discerne à son fruit.Although good works, which are the fruits of faith, and follow after justification, cannot put away our sins, and endure the severity of God’s judgment; yet are they pleasing and acceptable to God in Christ, and spring out of a true and lively faith, insomuch that by them a lively faith may be as evidently known, as a tree discerned by its fruit.
NOTES.NOTES.
(1) Galates 5:6. En Jésus-Christ ni la circoncision ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui est agissante par la charité. Jacques 2:22. Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres [celles d’Abraham], et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. V. 26. Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les œuvres est morte. (2) Hébreux 13:16. Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir. Jacques 1:27. La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde. Tite 3:8. Cette parole est certaine, et je veux que tu affirmes ces choses, afin que ceux qui ont cru en Dieu s’appliquent à pratiquer de bonnes œuvres.(1) Gal. v. 6. In Jesus Christ neither circumcision availeth any thing, nor uncircumcision, but faith which worketh by love. James ii. 22. Seest thou how faith wrought with his [Abraham’s] works, and by works was faith made perfect? Ver. 26. As the body without the spirit is dead, so faith without works is dead also. (2) Heb. xiii. 16. To do good and to communicate forget not; for with such sacrifices God is well pleased. James i. 27. Pure religion and undefiled before God and the Father is this, To visit the fatherless and widows in their affliction, and to keep himself unspotted from the world. Tit. iii. 8. This is a faithful saying, and these things I will that thou affirm constantly, that they which have believed in God might be careful to maintain good works.
XI. Des œuvres de surérogation.XI. Of Works of Supererogation.
Les œuvres volontaires, en plus et au-delà des commandements de Dieu, qu’on appelle œuvres de surérogation, ne peuvent être enseignées sans arrogance et sans impiété. Car par elles les hommes déclarent qu’ils ne rendent pas seulement à Dieu tout ce qu’ils sont tenus de faire, mais qu’ils font pour l’amour de lui plus que ne l’exige le devoir strict ; tandis que Christ dit clairement : Quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles.Voluntary works, besides, over and above God’s commandments, which they call works of supererogation, cannot be taught without arrogancy and impiety. For by them men do declare, That they do not only render unto God as much as they are bound to do, but that they do more for his sake than of bounden duty is required: whereas Christ saith plainly, When ye have done all that is commanded you, say, We are unprofitable servants.
NOTES.NOTES.
Job 22:2, 3. Un homme peut-il être utile à Dieu ? Non ; le sage n’est utile qu’à lui-même. Si tu es juste, est-ce à l’avantage du Tout-Puissant ? Si tu es intègre dans tes voies, qu’y gagne-t-il ? 1 Corinthiens 4:7. Car qui est-ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ? Tite 3:5. Il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit.Job xxii. 2, 3. Can a man be profitable unto God, as he that is wise may be profitable unto himself? Is it any pleasure to the Almighty that thou art righteous? Or is it gain to him that thou makest thy ways perfect? 1 Cor. iv. 7. Who maketh thee to differ from another? And what hast thou, which thou didst not receive? Now, if thou didst receive it, why dost thou glory as if thou hadst not received it? Tit. iii. 5. Not by works of righteousness which we have done, but according to his mercy he saved us, by the washing of regeneration, and renewing of the Holy Ghost.
XII. Du péché après la justification.XII. Of Sin after Justification.
Tout péché commis volontairement après la justification n’est pas le péché contre le Saint-Esprit, ni impardonnable. C’est pourquoi on ne doit pas refuser la grâce de la repentance à ceux qui tombent dans le péché après la justification. Après avoir reçu le Saint-Esprit, nous pouvons nous éloigner de la grâce donnée et tomber dans le péché, et, par la grâce de Dieu, nous relever et amender notre vie. Et c’est pourquoi il faut condamner ceux qui disent qu’ils ne peuvent plus pécher tant qu’ils vivent ici-bas, ou qui refusent la place du pardon à ceux qui se repentent sincèrement.Not every sin willingly committed after justification, is the sin against the Holy Ghost, and unpardonable. Wherefore the grant of repentance is not to be denied to such as fall into sin after justification: after we have received the Holy Ghost, we may depart from grace given, and fall into sin, and, by the grace of God, rise again, and amend our lives. And therefore they are to be condemned, who say they can no more sin as long as they live here, or deny the place of forgiveness to such as truly repent.
NOTES.NOTES.
(1) 2 Samuel 12:13. David dit à Nathan : J’ai péché contre l’Éternel ! Et Nathan dit à David : L’Éternel pardonne ton péché, tu ne mourras point. Matthieu 26:75. Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement [et Pierre fut certainement pardonné]. (2) Jérémie 3:22. Revenez, enfants rebelles, je pardonnerai vos infidélités. Osée 14:4. Je réparerai leur infidélité, j’aurai pour eux un amour sincère. 1 Jean 2:1. Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste.(1) 2 Sam. xii. 13. David said unto Nathan, I have sinned against the Lord. And Nathan said unto David, The Lord also hath put away thy sin; thou shalt not die. Matt. xxvi. 75. Peter remembered the words of Jesus, which said unto him, Before the cock crow, thou shalt deny me thrice. And he went out, and wept bitterly [and Peter certainly was pardoned]. (2) Jer. iii. 22. Return, ye backsliding children, and I will heal your backslidings. Hosea xiv. 4. I will heal their backsliding, I will love them freely. 1 John ii. 1. My little children, these things write I unto you, that ye sin not: and if any man sin, we have an Advocate with the Father, Jesus Christ the righteous.
XIII. De l’Église.XIII. Of the Church.
L’Église visible de Christ est une assemblée de fidèles dans laquelle la pure parole de Dieu est prêchée et les sacrements dûment administrés, selon l’institution de Christ, en toutes les choses qui y sont nécessairement requises.The visible church of Christ is a congregation of faithful men, in which the pure word of God is preached, and the sacraments duly administered, according to Christ’s ordinance, in all those things that of necessity are requisite to the same.
NOTES.NOTES.
Matthieu 18:20. Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. Romains 16:5. Saluez aussi l’Église qui est dans leur maison. 1 Corinthiens 16:19. Les Églises d’Asie vous saluent. 1 Corinthiens 11:18. Lorsque vous vous réunissez en assemblée, etc.Matt. xviii. 20. Where two or three are gathered together in my name, there am I in the midst of them. Rom. xvi. 5. Greet the church that is in their house. 1 Cor. xvi. 19. The churches of Asia salute you. 1 Cor. xi. 18. When ye come together in the church, &c.
XIV. Du purgatoire.XIV. Of Purgatory.
La doctrine romaine concernant le purgatoire, les indulgences, la vénération et l’adoration, tant des images que des reliques, ainsi que l’invocation des saints, est une chose vaine, inventée sans fondement, qui ne repose sur aucune garantie de l’Écriture, mais qui est contraire à la parole de Dieu.The Romish doctrine concerning purgatory, pardon, worshipping, and adoration, as well of images as of reliques, and also invocation of saints, is a fond thing vainly invented, and grounded upon no warrant of scripture, but repugnant to the word of God.
NOTES.NOTES.
(1) Exode 20:4, 5. Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, etc. Matthieu 4:10. Jésus lui dit : … il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. Colossiens 2:18. Qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, etc. 1 Timothée 2:5. Il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme. Apocalypse 19:10. Je [Jean] tombai à ses pieds pour l’adorer ; mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu. Apocalypse 22:8, 9. Je tombai à ses pieds pour l’adorer, l’ange qui me montrait ces choses. Mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu. (2) Luc 16:26. D’ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire. Jean 8:21. Jésus leur dit encore : Je m’en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché ; vous ne pouvez venir où je vais. (3) Marc 2:5, etc. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. Il y avait là quelques scribes, qui étaient assis, et qui se disaient au-dedans d’eux : Comment cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu seul ? Jésus, ayant aussitôt connu par son esprit ce qu’ils pensaient au-dedans d’eux [il ne nia pas la justesse de leur raisonnement, qui attribuait à Dieu seul le pouvoir de pardonner les péchés, mais], leur dit : Pourquoi avez-vous de telles pensées dans vos cœurs ? Lequel est le plus aisé, de dire au paralytique : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi, prends ton lit, et marche ? Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme [il n’ajoute pas : et le pape et ses prêtres] a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés. Il dit au paralytique : Je te l’ordonne, lève-toi, prends ton lit, et va dans ta maison. Et, à l’instant, il se leva, etc. Voyez aussi Matthieu 9:2, etc., et Luc 5:18, etc.(1) Exod. xx. 4, 5. Thou shalt not make unto thee any graven image, or any likeness of any thing that is in heaven above, or that is in the earth beneath, or that is in the water under the earth: thou shalt not bow down thyself to them, &c. Matt. iv. 10. Jesus said unto him,—It is written, Thou shalt worship the Lord thy God, and him only shalt thou serve. Col. ii. 18. Let no man beguile you of your reward, in a voluntary humility, and worshipping of angels, &c. 1 Tim. ii. 5. There is one God, and one Mediator between God and men, the man Christ Jesus. Rev. xix. 10. I [John] fell at his feet to worship him; and he said unto me, See thou do it not; I am thy fellow-servant, and of thy brethren that have the testimony of Jesus: worship God. Rev. xxii. 8, 9. I fell down to worship before the feet of the angel which shewed me these things. Then saith he unto me, See thou do it not; for I am thy fellow-servant, and of thy brethren the prophets, and of them which keep the sayings of this book: worship God. (2) Luke xvi. 26. Besides all this, between us and you there is a great gulph fixed; so that they which would pass from hence to you cannot; neither can they pass to us, that would come from thence. John viii. 21. Then said Jesus again unto them, I go my way, and ye shall seek me, and shall die in your sins: whither I go, ye cannot come. (3) Mark ii. 5, &c. When Jesus saw their faith, he said unto the sick of the palsy, Son, thy sins be forgiven thee. But there were certain of the scribes sitting there, and reasoning in their hearts, Why doth this man thus speak blasphemies? who can forgive sins but God only? And immediately, when Jesus perceived in his spirit, that they so reasoned within themselves [he did not deny the justness of their reasoning, in ascribing to God only the power of forgiving sins, but] he said unto them, Why reason ye these things in your hearts? Whether is it easier to say to the sick of the palsy, Thy sins be forgiven thee; or to say, Arise, and take up thy bed, and walk? But that ye may know that the Son of man [he does not add, and the pope and his priests] hath power on earth to forgive sins. He saith to the sick of the palsy, I say unto thee, Arise, and take up thy bed, and go thy way into thine house. And immediately he arose, &c. See also Matt. ix. 2, &c. and Luke v. 18, &c.
XV. De parler dans l’assemblée dans une langue que le peuple comprend.XV. Of speaking in the Congregation in such a Tongue as the People understand.
C’est une chose clairement contraire à la parole de Dieu et à la coutume de l’Église primitive que de faire la prière publique dans l’Église, ou d’administrer les sacrements, dans une langue que le peuple ne comprend pas.It is a thing plainly repugnant to the word of God, and the custom of the primitive church, to have public prayer in the church, or to minister the sacraments, in a tongue not understood by the people.
NOTES.NOTES.
1 Corinthiens 14:11. Si je ne connais pas le sens des sons, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi. V. 14. Si je prie en langue inconnue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile. V. 16. Si tu rends grâces par l’esprit, comment celui qui est dans les rangs de l’homme du peuple répondra-t-il Amen ! à ton action de grâces, puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ? V. 19. Dans l’Église, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d’instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue inconnue. Voyez tout le chapitre.1 Cor. xiv. 11. If I know not the meaning of the voice, I shall be unto him that speaketh a barbarian; and he that speaketh shall be a barbarian unto me. Ver. 14. If I pray in an unknown tongue, my spirit prayeth, but my understanding is unfruitful. Ver. 16. When thou shalt bless with the spirit, how shall he that occupieth the room of the unlearned, say Amen at thy giving of thanks, seeing he understandeth not what thou sayest? Ver. 19. In the church I had rather speak five words with my understanding, that by my voice I might teach others also, than ten thousand words in an unknown tongue. See the whole chapter.
XVI. Des sacrements.XVI. Of the Sacraments.
Les sacrements institués par Christ ne sont pas seulement des insignes ou des marques de la profession des chrétiens, mais ils sont plutôt des signes certains de la grâce et de la bonne volonté de Dieu envers nous, par lesquels il agit invisiblement en nous, et non seulement vivifie, mais aussi fortifie et affermit notre foi en lui.Sacraments ordained of Christ, are not only badges or tokens of christian men’s profession; but rather they are certain signs of grace, and God’s good will towards us, by the which he doth work invisibly in us, and doth not only quicken, but also strengthen and confirm our faith in him.
Il y a deux sacrements institués par Christ notre Seigneur dans l’Évangile, à savoir : le Baptême et la Cène du Seigneur.There are two Sacraments ordained of Christ our Lord in the Gospel; that is to say, Baptism and the Supper of the Lord.
Les cinq qu’on appelle communément sacrements, à savoir : la confirmation, la pénitence, l’ordre, le mariage et l’extrême-onction, ne doivent pas être comptés pour sacrements de l’Évangile, car ils sont nés en partie d’une imitation corrompue des apôtres, et sont en partie des états de vie permis dans les Écritures ; mais ils n’ont pas la même nature que le Baptême et la Cène du Seigneur, parce qu’ils n’ont aucun signe visible ni aucune cérémonie instituée par Dieu.Those five commonly called Sacraments; that is to say, Confirmation, Penance, Orders, Matrimony, and extreme Unction, are not to be counted for Sacraments of the Gospel, being such as have partly grown out of the corrupt following of the Apostles; and partly are states of life allowed in the Scriptures, but yet have not the like nature of Baptism and the Lord’s Supper, because they have not any visible sign or ceremony ordained of God.
Les sacrements n’ont pas été institués par Christ pour être contemplés ou portés en procession, mais pour que nous en usions comme il convient. Et en ceux-là seuls qui les reçoivent dignement, ils ont un effet ou une opération salutaire ; mais ceux qui les reçoivent indignement s’attirent la condamnation, comme le dit saint Paul.The Sacraments were not ordained of Christ to be gazed upon, or to be carried about; but that we should duly use them. And in such only as worthily receive the same, they have a wholesome effect or operation: but they that receive them unworthily, purchase to themselves condemnation, as St. Paul saith.
NOTES.NOTES.
(1) Matthieu 28:19. Marc 16:16. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé. Actes 2:38. Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés. 8:12. Quand ils eurent cru à Philippe, qui leur annonçait … hommes et femmes se firent baptiser. V. 16. Car il [le Saint-Esprit] n’était encore descendu sur aucun d’eux ; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. 16:15. Lorsqu’elle [Lydie] eut été baptisée avec sa famille, etc. 19:5. Ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus. 22:16. Et maintenant, que tardes-tu ? Lève-toi, sois baptisé, etc. Romains 6:3, 4. Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. 1 Corinthiens 1:16. J’ai encore baptisé la famille de Stéphanas. 1 Pierre 3:21. Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus-Christ. (2) Luc 22:19. Il [Jésus] prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. 1 Corinthiens 11:24–26. Après avoir rendu grâces, il le rompit, et dit : Prenez, mangez ; ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. Chap. 10:16. La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps de Christ ? (3) Chap. 11:27. Celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Voyez aussi le verset 29.(1) Matt. xxviii. 19. Mark xvi. 16. He that believeth and is baptized shall be saved. Acts ii. 38. Peter said unto them, Repent, and be baptized every one of you in the name of Jesus Christ for the remission of sins. viii. 12. When they believed Philip preaching,—they were baptized, both men and women. Ver. 16. As yet he [the Holy Ghost] was fallen upon none of them; only they were baptized in the name of the Lord Jesus. xvi. 15. When she [Lydia] was baptized, and her household, &c. xix. 5. They were baptized in the name of the Lord Jesus. xxii. 16. And now why tarriest thou? Arise, and be baptized, &c. Rom. vi. 3, 4. Know ye not that so many of us as were baptized into Jesus Christ, were baptized into his death? Therefore we are buried with him by baptism into death: that like as Christ was raised up from the dead by the glory of the Father, even so we also should walk in newness of life. 1 Cor. i. 16. I baptized also the household of Stephanas. 1 Pet. iii. 21. The like figure whereunto even baptism doth also now save us; not the putting away of the filth of the flesh, but the answer of a good conscience towards God, by the resurrection of Jesus Christ. (2) Luke xxii. 19. He [Jesus] took bread, and gave thanks, and brake it, and gave unto them, saying, This is my body which is given for you: this do in remembrance of me. 1 Cor. xi. 24–26. When he had given thanks, he brake it, and said, Take, eat; this is my body which is broken for you: this do in remembrance of me. After the same manner also he took the cup, when he had supped, saying, This cup is the new testament in my blood: this do ye, as oft as ye drink it, in remembrance of me. For as often as ye eat this bread, and drink this cup, ye do shew the Lord’s death till he come. Chap. x. 16. The cup of blessing which we bless, is it not the communion of the blood of Christ? The bread which we break, is it not the communion of the body of Christ? (3) Chap. xi. 27. Whosoever shall eat this bread, and drink this cup of the Lord unworthily, shall be guilty of the body and blood of the Lord. See also the 29th verse.
Quant aux cinq sacrements supplémentaires que l’Église de Rome a bien voulu adopter, il n’existe pas la moindre autorité imaginable dans la parole de Dieu pour les considérer comme tels. Il leur manque les conditions essentielles d’un sacrement ; et ils ont été imposés à une partie considérable du genre humain par un clergé extrêmement corrompu, dont le seul but était de s’enrichir et de s’agrandir.In respect to the five additional sacraments, which the church of Rome has been pleased to adopt, there is not the least imaginable authority from the word of God to consider them as such. They want the essential requisites of a sacrament; and have been imposed on a considerable part of mankind by a most corrupt priesthood, whose only aim was to enrich and aggrandize themselves.
Et de la même source corrompue est sortie la coutume fastueuse et superstitieuse de porter l’hostie en procession, afin que la pauvre multitude aveuglée la contemple et l’adore, au grand avilissement de la nature humaine, comme au déshonneur de Dieu.And from the same corrupt fountain sprung the gaudy, superstitious custom of carrying about the Host, that the poor blinded multitude might gaze at it, and worship it, to the degradation of human nature, as well as the dishonour of God.
XVII. Du baptême.XVII. Of Baptism.
Le baptême n’est pas seulement un signe de profession et une marque de distinction par laquelle les chrétiens se distinguent de ceux qui ne sont pas baptisés, mais il est aussi un signe de la régénération ou nouvelle naissance. Le baptême des petits enfants doit être conservé dans l’Église.Baptism is not only a sign of profession, and mark of difference, whereby christians are distinguished from others that are not baptized; but it is also a sign of regeneration, or the new birth. The baptism of young children is to be retained in the church.
NOTES.NOTES.
Matthieu 3:11. Moi [Jean-Baptiste], je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi … vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. Jean 3:5. Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Marc 10:13–16. On lui [à Christ] amena des petits enfants, afin qu’il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient. Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit : Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. … Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains.Matt. iii. 11. I [John the Baptist] indeed baptize you with water unto repentance; but he that cometh after me—shall baptize you with the Holy Ghost, and with fire. John iii. 5. Jesus answered, Verily, verily, I say unto thee, Except a man be born of water and of the Spirit, he cannot enter into the kingdom of God. Mark x. 13–16. They brought young children to him [Christ], that he should touch them; and his disciples rebuked those that brought them. But when Jesus saw it, he was much displeased, and said unto them, Suffer the little children to come unto me, and forbid them not; for of such is the kingdom of God.—And he took them up in his arms, put his hands upon them, and blessed them.
L’écriture qui précède démontre avec évidence que les petits enfants avaient droit à tous les privilèges du royaume de gloire et, par une conséquence nécessaire, à tous les privilèges du royaume de grâce. Ils doivent donc avoir droit au bénéfice de l’ordonnance qui introduit les membres du royaume de Christ dans son Église ici-bas. Voyez aussi les textes sur le baptême à l’article précédent, en particulier ceux qui concernent le baptême de maisons ou de familles entières.The preceding scripture evidently demonstrates, that the little children were entitled to all the privileges of the kingdom of glory, and, of necessary consequence, to all the privileges of the kingdom of grace. They must, therefore, be entitled to the benefit of that ordinance, which initiates the members of Christ’s kingdom into his church below. See also the texts concerning baptism, on the preceding article, particularly those which respect the baptizing of whole households or families.
XVIII. De la Cène du Seigneur.XVIII. Of the Lord’s Supper.
La Cène du Seigneur n’est pas seulement un signe de l’amour que les chrétiens doivent avoir entre eux les uns pour les autres, mais elle est plutôt un sacrement de notre rédemption par la mort de Christ ; de sorte que, pour ceux qui la reçoivent comme il faut, dignement et avec foi, le pain que nous rompons est une participation au corps de Christ, et de même la coupe de bénédiction est une participation au sang de Christ.The Supper of the Lord is not only a sign of the love that christians ought to have among themselves one to another, but rather is a sacrament of our redemption by Christ’s death: insomuch, that to such as rightly, worthily, and with faith receive the same, the bread which we break is a partaking of the body of Christ; and likewise the cup of blessing is a partaking of the blood of Christ.
La transsubstantiation, ou le changement de la substance du pain et du vin dans la Cène de notre Seigneur, ne peut être prouvée par la sainte Écriture ; mais elle est contraire aux paroles claires de l’Écriture, renverse la nature d’un sacrement, et a donné occasion à beaucoup de superstitions.Transubstantiation, or the change of the substance of bread and wine in the Supper of our Lord, cannot be proved by Holy Writ; but is repugnant to the plain words of Scripture, overthroweth the nature of a sacrament, and hath given occasion to many superstitions.
Le corps de Christ est donné, pris et mangé dans la Cène seulement d’une manière céleste et spirituelle. Et le moyen par lequel le corps de Christ est reçu et mangé dans la Cène, c’est la foi.The body of Christ is given, taken, and eaten in the Supper, only after a heavenly and spiritual manner. And the mean whereby the body of Christ is received and eaten in the Supper, is faith.
Le sacrement de la Cène du Seigneur n’a pas été, selon l’institution de Christ, réservé, porté en procession, élevé ni adoré.The Sacrament of the Lord’s Supper was not by Christ’s ordinance reserved, carried about, lifted up, or worshipped.
NOTES.NOTES.
Matthieu 26:28. Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés. Marc 14:24. Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs. Luc 22:19. Ceci est mon corps, qui est donné pour vous. 1 Corinthiens 11:24. Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous. 5:7. Car Christ, notre Pâque, a été immolé. Voyez les textes du 16e article.Matt. xxvi. 28. This is my blood of the New Testament, which is shed for many for the remission of sins. Mark xiv. 24. This is my blood of the New Testament, which is shed for many. Luke xxii. 19. This is my body, which is given for you. 1 Cor. xi. 24. This is my body, which is broken for you. v. 7. For even Christ our passover is sacrificed for us. See the texts on the 16th article.
Quant à la doctrine de la transsubstantiation, c’est-à-dire le changement du pain et du vin, dans la cène du Seigneur, au corps et au sang réels de Christ, de sorte que la divinité aussi bien que l’humanité de Christ soient contenues dans les éléments transsubstantiés, nous avons peu d’espoir de convaincre de leur erreur ceux qui peuvent soutenir une notion si absurde. S’ils peuvent ajouter foi à l’affirmation qu’un homme peut mettre son Dieu dans sa bouche et l’avaler, ou même qu’il peut avaler toute l’humanité du bienheureux Jésus, « que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses » (Actes 3:21), ils doivent assurément être prêts à recevoir n’importe quelle erreur qu’un clergé corrompu et intéressé jugera bon de leur imposer, si absurde ou monstrueuse qu’elle soit. Et nous ne connaissons aucune opinion des mythologues païens, au sujet de leurs Jupiters, de leurs Junons et de leurs Vénus, aussi étonnamment monstrueuse que la doctrine de la transsubstantiation.In respect to the doctrine of transubstantiation, or the change of the bread and wine in the Lord’s supper into the real body and blood of Christ, so that the divinity as well as humanity of Christ is contained in the transubstantiated elements, we have little hopes of convincing those of their error, who can hold so absurd a notion. If they can credit the assertion, that a man can put his God into his mouth and swallow him down his throat, or that he can even swallow the whole humanity of the blessed Jesus, “whom the heavens must receive until the times of restitution of all things” (Acts iii. 21), they must indeed be prepared to receive any error, which a corrupt and interested clergy may think proper to impose upon them, however absurd or monstrous it may be. Nor do we know of any opinion of the heathen mythologists, concerning their Jupiters, Junos, and Venuses, so astonishingly monstrous as the doctrine of transubstantiation.
En même temps, nous sommes bien assurés que le vrai croyant se nourrit, d’une manière spirituelle, du corps et du sang de Jésus-Christ ; et c’est dans ce sens spirituel que nous prenons ces paroles de notre Seigneur, Jean 6:51–58 : « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde. En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui » ; et la foi est le grand instrument par lequel nous discernons ainsi spirituellement le corps du Seigneur, et mangeons spirituellement sa chair et buvons son sang.At the same time, we are well assured that the true believer does, in a spiritual manner, feed upon the body and blood of Jesus Christ: and in this spiritual sense we take those words of our Lord, John vi. 51–58. “I am the living bread which came down from heaven: if any man eat of this bread, he shall live for ever: and the bread that I will give is my flesh, which I will give for the life of the world. Verily, verily, I say unto you, Except ye eat the flesh of the Son of man, and drink his blood, ye have no life in you. Whoso eateth my flesh, and drinketh my blood, hath eternal life; and I will raise him up at the last day. For my flesh is meat indeed, and my blood is drink indeed. He that eateth my flesh, and drinketh my blood, dwelleth in me, and I in him:” and faith is the grand instrument, whereby we thus spiritually discern the Lord’s body, and spiritually eat his flesh, and drink his blood.
XIX. Des deux espèces.XIX. Of both Kinds.
La coupe du Seigneur ne doit pas être refusée aux laïques ; car les deux parties de la Cène du Seigneur, selon l’institution et le commandement de Christ, doivent être administrées également à tous les chrétiens.The cup of the Lord is not to be denied to the lay-people: for both the parts of the Lord’s Supper, by Christ’s ordinance and commandment, ought to be administered to all christians alike.
NOTES.NOTES.
Il est indubitable, d’après le chapitre 11 de la première épître de saint Paul aux Corinthiens, qu’à l’âge apostolique la cène du Seigneur était administrée sous les deux espèces à tous les communiants. L’apôtre, s’adressant aux Corinthiens, observe aux versets 20, 21 et 22 : « Lors donc que vous vous réunissez, ce n’est pas pour manger la cène du Seigneur ; car, quand on se met à table, chacun commence par prendre son propre repas, et l’un a faim, tandis que l’autre est ivre. N’avez-vous pas des maisons pour y manger et boire ? » Ici saint Paul ne se plaint pas qu’ils boivent le vin à la cène du Seigneur, ce qu’il aurait certainement fait si la coupe avait dû être réservée aux ministres ; mais de ce qu’ils mangeaient et buvaient l’un et l’autre avec une extrême intempérance. Il ajoute, au verset 26 et suivants : « Toutes les fois que vous [Corinthiens] mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même [tout chrétien, et non un prêtre seulement, car il n’est ici fait mention ni de prêtre ni de ministre], et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe », etc. Tout ce passage ôte toute possibilité de dispute, là où l’écriture est la règle du jugement. Et en vérité, le refus de la coupe au peuple est, même dans l’Église de Rome, d’une date très récente ; cependant il montre beaucoup de cette sagesse qui vient d’en bas ; car il faut beaucoup plus de foi pour croire à la transsubstantiation du vin après la consécration qu’à celle de l’hostie, qui n’a que peu ou point de [illisible]It is indubitable, from the 11th chapter of St. Paul’s 1st Epistle to the Corinthians, that the Lord’s supper was administered in both kinds to all the communicants in the apostolic age. The apostle, addressing himself to the Corinthians, observes in the 20th, 21st, and 22d verses, “When ye come together, therefore, into one place, this is not to eat the Lord’s supper. For in eating, every one taketh before other his own supper: and one is hungry, and another is drunken. What! have ye not houses to eat and to drink in?” Here St. Paul does not complain of their drinking the wine at the Lord’s supper, which he certainly would, if the cup was to be confined to the ministers; but of their both eating and drinking most intemperately. He adds, in the 26th verse, &c. “As often as ye [Corinthians] eat this bread, and drink this cup, ye do shew the Lord’s death till he come. Wherefore, whosoever shall eat this bread, and drink this cup of the Lord unworthily, shall be guilty of the body and blood of the Lord. But let a man [any christian, not a priest only, for neither priest nor minister is here mentioned] examine himself, and so let him eat of that bread, and drink of that cup,” &c. The whole passage removes all possibility of dispute, where the scripture is the rule of judgment. And indeed the refusal of the cup to the people is, even in the church of Rome, of very late date: however, it shews much of that wisdom which is from beneath; for it requires much more faith to believe in the transubstantiation of the wine after consecration, than of the wafer which has little or no [illegible]
XX. De l’unique oblation de Christ, accomplie sur la croix.XX. Of the one Oblation of Christ, finished upon the Cross.
L’offrande de Christ faite une fois pour toutes est la parfaite rédemption, propitiation et satisfaction pour tous les péchés du monde entier, tant originels qu’actuels ; et il n’y a point d’autre satisfaction pour le péché que celle-là seule. C’est pourquoi le sacrifice des messes, dans lequel on dit communément que le prêtre offre Christ pour les vivants et pour les morts, afin d’obtenir la rémission de la peine ou de la faute, est une fable blasphématoire et une dangereuse tromperie.The offering of Christ once made, is that perfect redemption, propitiation, and satisfaction for all the sins of the whole world, both original and actual; and there is none other satisfaction for sin but that alone. Wherefore the sacrifice of masses, in the which it is commonly said that the priest doth offer Christ for the quick and the dead, to have remission of pain or guilt, is a blasphemous fable, and dangerous deceit.
NOTES.NOTES.
Hébreux 7:26, 27. Il nous convenait, en effet, d’avoir un tel souverain sacrificateur, … qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs [de la tribu de Lévi], d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même. Hébreux 10:11–14. Tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés ; lui [Christ], après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu. … Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. Jean 19:30. Il [Jésus] dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit.Heb. vii. 26, 27. Such an high priest became us,—who needeth not daily, as those high priests [of the tribe of Levi], to offer up sacrifice, first for his own sins, and then for the people’s: for this he did once, when he offered up himself. Heb. x. 11–14. Every priest standeth daily ministering and offering oftentimes the same sacrifices, which can never take away sins: but this man [Christ], after he had offered one sacrifice for sins, for ever sat down on the right hand of God.—For by one offering he hath perfected for ever them that are sanctified. John xix. 30. He [Jesus] said, It is finished: and he bowed his head, and gave up the ghost.
Le sacrifice des messes, dans lequel on suppose que Christ est offert de nouveau, est entièrement fondé sur la doctrine de la transsubstantiation ; et il faut reconnaître que si l’hostie, après la consécration, est le corps réel de Christ, le prêtre peut l’offrir, ou le crucifier, ou en faire ce qui lui plaît.The sacrifice of masses, in which Christ is supposed to be offered again, is wholly grounded on the doctrine of transubstantiation: and it must be granted, that if the wafer, after consecration, be the real body of Christ, the priest may offer it, or crucify it, or do what he please with it.
XXI. Du mariage des ministres.XXI. Of the Marriage of Ministers.
Il n’est pas commandé aux ministres de Christ, par la loi de Dieu, de faire vœu de célibat ni de s’abstenir du mariage ; c’est pourquoi il leur est permis, comme à tous les autres chrétiens, de se marier à leur propre discrétion, selon qu’ils jugeront que cela sert le mieux à la piété.The ministers of Christ are not commanded by God’s law either to vow the estate of single life, or to abstain from marriage; therefore it is lawful for them, as for all other christians, to marry at their own discretion, as they shall judge the same to serve best to godliness.
NOTES.NOTES.
1 Timothée 4:1–3. Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons ; … prescrivant de ne pas se marier, etc. 1 Corinthiens 9:5. N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? Hébreux 13:4. Que le mariage soit honoré de tous.1 Tim. iv. 1–3. Now the Spirit speaketh expressly, that in the latter times some shall depart from the faith, giving heed to seducing spirits, and doctrines of devils;—forbidding to marry, &c. 1 Cor. ix. 5. Have we not power to lead about a sister, a wife, as well as other apostles, and as the brethren of the Lord, and Cephas? Heb. xiii. 4. Marriage is honourable in all.
XXII. Des rites et cérémonies des Églises.XXII. Of the Rites and Ceremonies of Churches.
Il n’est pas nécessaire que les rites et les cérémonies soient en tous lieux les mêmes, ou exactement semblables ; car ils ont toujours été différents, et ils peuvent être changés selon la diversité des pays, des temps et des mœurs des hommes, pourvu que rien ne soit établi contre la parole de Dieu. Quiconque, par son jugement particulier, volontairement et à dessein, enfreint ouvertement les rites et les cérémonies de l’Église à laquelle il appartient, qui ne sont pas contraires à la parole de Dieu et qui ont été établis et approuvés par l’autorité commune, doit être repris publiquement, afin que d’autres craignent d’en faire autant, comme quelqu’un qui offense l’ordre commun de l’Église et blesse la conscience des frères faibles.It is not necessary that rites and ceremonies should in all places be the same, or exactly alike; for they have been always different, and may be changed according to the diversity of countries, times, and men’s manners, so that nothing be ordained against God’s word.—Whosoever, through his private judgment, willingly and purposely doth openly break the rites and ceremonies of the church to which he belongs, which are not repugnant to the word of God, and are ordained and approved by common authority, ought to be rebuked openly, that others may fear to do the like, as one that offendeth against the common order of the church, and woundeth the consciences of weak brethren.
Chaque Église particulière peut établir, changer ou abolir des rites et des cérémonies, pourvu que tout se fasse pour l’édification.Every particular church may ordain, change, or abolish rites and ceremonies, so that all things may be done to edification.
NOTES.NOTES.
(1) Hébreux 13:17. Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte ; qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant. 1 Corinthiens 11:16. Si quelqu’un se plaît à contester, nous n’avons pas cette habitude, non plus que les Églises de Dieu. (2) Romains 2:8. À ceux qui sont contentieux, … l’irritation et la colère. 16:17, 18. Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l’enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d’eux. Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre ; et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les cœurs des simples. 1 Corinthiens 1:10. Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment. 3:3. Vous êtes encore charnels. En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie, des disputes et des divisions, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme ? Tite 3:9. Évite … les querelles. (3) 1 Corinthiens 14:33. Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Églises des saints. V. 40. Que tout se fasse avec bienséance et avec ordre. Colossiens 2:5. Car, si je suis absent de corps, je suis avec vous en esprit, voyant avec joie le bon ordre qui règne parmi vous.(1) Heb. xiii. 17. Obey them that have the rule over you, and submit yourselves: for they watch for your souls, as they that must give account, that they may do it with joy, and not with grief. 1 Cor. xi. 16. But if any man seem to be contentious, we have no such custom, neither the churches of God. (2) Rom. ii. 8. Unto them that are contentious,—indignation and wrath. xvi. 17, 18. Now I beseech you, brethren, mark them which cause divisions and offences, contrary to the doctrine which ye have learned, and avoid them. For they that are such serve not our Lord Jesus Christ, but their own belly; and by good words and fair speeches deceive the hearts of the simple. 1 Cor. i. 10. Now I beseech you, brethren, by the name of our Lord Jesus Christ, that ye all speak the same thing, and that there be no divisions among you; but that ye be perfectly joined together in the same mind, and in the same judgment. iii. 3. Ye are yet carnal: for whereas there is among you envying, and strife, and divisions, are ye not carnal, and walk as men? Tit. iii. 9. Avoid—contentions. (3) 1 Cor. xiv. 33. God is not the author of confusion, but of peace, as in all churches of the saints. Ver. 40. Let all things be done decently and in order. Col. ii. 5. Though I be absent in the flesh, yet am I with you in the spirit, joying and beholding your order.
De ces textes, nous pouvons observer : 1. Que la parole de Dieu exige que les membres d’une Église montrent obéissance et soumission à ceux qui ont sur eux la charge pastorale et la surintendance. Dans les points essentiels, ils ne doivent rien sacrifier au jugement d’autrui ; mais dans les choses non essentielles (comme le sont tous les rites et cérémonies qui ne sont pas contraires à la parole de Dieu), il leur est demandé d’obéir et de se soumettre à leurs principaux pasteurs. Et si les contentieux sont résolus à censurer cette doctrine, ils doivent porter le blâme à la bonne porte, et incriminer les écritures elles-mêmes. 2. Les textes qui sont cités pour montrer le grand péché et les terribles conséquences de la querelle, de la contestation et de la division devraient mettre tout homme de bien en garde contre une pratique si nuisible à l’œuvre de Dieu. C’est à juste titre que Satan est représenté comme l’esprit de division ! La grande œuvre de Christ est d’unir Dieu à l’homme, et l’homme à l’homme ; et la grande œuvre du diable est de séparer l’homme de Dieu, et l’homme de l’homme. Et hélas ! ce grand ennemi du genre humain n’a que trop réussi ! — si bien que nous doutons qu’un plus grand tort n’ait pas été fait à la cause de la religion, dans les différents âges du monde, par cette grande machine du malin, que par tous les vices grossiers commis par le genre humain ! Les non-régénérés sont sous la colère de Dieu, qu’ils soient formalistes ou pécheurs déclarés ; mais l’esprit de division entre au-delà du voile — il entre dans le sanctuaire, et dévore les entrailles mêmes de la religion ; il change la paix, la concorde et l’union des sociétés religieuses en jalousie, en mauvais soupçons, en malice et en envie ; et trop souvent il finit par toute parole et toute œuvre mauvaise.From these texts, we may observe, 1. That the word of God requires that the members of a church should shew obedience and submission to those who have the pastoral care and superintendence over them. In essential points they should make no sacrifice to the judgment of others; but in unessential matters (as all rites and ceremonies are, which are not repugnant to the word of God) they are required to obey, and submit to, their chief pastors. And if the contentious are determined to censure this doctrine, they must lay the blame at the proper door, and criminate the scriptures themselves. 2. The texts which are produced to shew the great sin and dreadful consequences of strife, contention, and division, should place every good man on his guard against a practice so injurious to the work of God. Well is Satan represented as the spirit of division! It is the great work of Christ to unite God to man, and man to man; and the great work of the devil to divide man from God, and man from man. And, alas! this great enemy of mankind has been but too successful!—so successful, that we doubt whether greater injury has not been done, in the different ages of the world, to the cause of religion, by this grand engine of the evil one, than by all the gross vices committed by mankind! The unregenerate are under the wrath of God, whether they be formalists or open sinners: but the spirit of division enters within the vail—enters into the sanctuary, and eats up the very vitals of religion: it changes the peace and concord and union of religious societies, into jealousy, evil surmisings, malice, and envy: and too often concludes with every evil word and work.
3. Et comment est-il possible d’amener la discipline d’une Église à quelque degré de perfection, ou même d’y maintenir l’ordre qui est essentiellement nécessaire à sa paix et à sa prospérité, si chaque membre a le droit de s’opposer à ses lois ou de les mépriser, et d’élever son propre jugement ou sa fantaisie contre la sagesse réunie de ceux qui, d’un commun accord, en ont exercé le gouvernement ? C’est ce misérable esprit qui a brisé en partis les sociétés chrétiennes les plus vivantes, et qui a donné à leurs ennemis des motifs si spécieux de mépriser et de tourner en ridicule les grandes vérités de la religion expérimentale. Oh ! que le Prince de la paix et de la concorde nous préserve de cet esprit schismatique !3. And how is it possible to bring the discipline of a church to any degree of perfection, or even to preserve that order in it, which is essentially necessary for its peace and prosperity, if every member has a right to oppose or despise its laws, and to set up his judgment or fancy against the united wisdom of those, who, by common consent, have exercised the government thereof? It is this miserable spirit which has broken the most lively christian societies into parties, and given their enemies such plausible grounds to despise and ridicule the great truths of experimental religion. O that the Prince of peace and concord may preserve us from this schismatic spirit!
XXIII. Des gouvernants des États-Unis d’Amérique.XXIII. Of the Rulers of the United States of America.
Le président, le congrès, les assemblées générales, les gouverneurs et les conseils d’État, en tant que délégués du peuple, sont les gouvernants des États-Unis d’Amérique, selon la répartition des pouvoirs qui leur a été faite par l’acte général de confédération et par les constitutions de leurs États respectifs. Et lesdits États ne doivent être soumis à aucune juridiction étrangère.The president, the congress, the general assemblies, the governors, and the councils of state, as the delegates of the people, are the rulers of the United States of America, according to the division of power made to them by the general act of confederation, and by the constitutions of their respective states. And the said states ought not to be subject to any foreign jurisdiction.
NOTES.NOTES.
Romains 13:1–7. Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. Ce n’est pas pour une bonne action, c’est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas craindre l’autorité ? Fais le bien, et tu auras son approbation. Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains ; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal. Il est donc nécessaire d’être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience. C’est aussi pour cela que vous payez les impôts. Car les magistrats sont des ministres de Dieu entièrement appliqués à cette fonction. Rendez à tous ce qui leur est dû : l’impôt à qui vous devez l’impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur. Tite 3:1. Rappelle-leur d’être soumis aux magistrats et aux autorités, d’obéir. 2 Pierre 2:9–11. Le Seigneur sait … réserver les injustes pour être punis au jour du jugement, ceux surtout qui vont après la chair dans un désir d’impureté et qui méprisent l’autorité. Audacieux et arrogants, ils ne craignent pas d’injurier les gloires, tandis que les anges, supérieurs en force et en puissance, ne portent pas contre elles de jugement injurieux devant le Seigneur. Jude 8. Malgré cela, ces hommes aussi, entraînés par leurs rêveries, souillent pareillement leur chair, méprisent l’autorité et injurient les gloires. 1 Timothée 2:1, 2. J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, et pour tous ceux qui sont élevés en dignité.Rom. xiii. 1–7. Let every soul be subject unto the higher powers; for there is no power but of God: the powers that be are ordained of God. Whosoever, therefore, resisteth the power, resisteth the ordinance of God; and they that resist shall receive to themselves damnation: for rulers are not a terror to good works, but to the evil. Wilt thou then not be afraid of the power? Do that which is good, and thou shalt have praise of the same: for he is the minister of God to thee for good. But if thou do that which is evil, be afraid; for he beareth not the sword in vain: for he is the minister of God, a revenger to execute wrath upon him that doeth evil. Wherefore, ye must needs be subject, not only for wrath, but also for conscience sake. For, for this cause pay ye tribute also: for they are God’s ministers, attending continually upon this very thing. Render, therefore, to all their dues: tribute to whom tribute is due; custom to whom custom; fear to whom fear; honour to whom honour. Tit. iii. 1. Put them in mind to be subject to principalities and powers, to obey magistrates. 2 Pet. ii. 9–11. The Lord knoweth how—to reserve the unjust unto the day of judgment to be punished: but chiefly them that walk after the flesh in the lust of uncleanness, and despise government. Presumptuous are they, self-willed; they are not afraid to speak evil of dignities: whereas angels, which are greater in power and might, bring not railing accusation against them before the Lord. Jude 8. Likewise also these filthy dreamers defile the flesh, despise dominion, and speak evil of dignities. 1 Tim. ii. 1, 2. I exhort, therefore, that, first of all, supplications, prayers, intercessions, and giving of thanks, be made for all men, and for all that are in authority.
XXIV. Des biens des chrétiens.XXIV. Of Christian Men’s Goods.
Les richesses et les biens des chrétiens ne sont pas communs quant au droit, au titre et à la possession, comme certains s’en vantent faussement. Néanmoins, chacun doit, de ce qu’il possède, donner libéralement des aumônes aux pauvres, selon ses moyens.The riches and goods of christians are not common, as touching the right, title, and possession of the same, as some do falsely boast. Notwithstanding, every man ought, of such things as he possesseth, liberally to give alms to the poor, according to his ability.
NOTES.NOTES.
(1) Actes 5:3, 4. Pierre lui dit : Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix du champ ? S’il n’eût pas été vendu, ne te restait-il pas ? Et, après qu’il a été vendu, le prix n’était-il pas à ta disposition ? 1 Corinthiens 16:2. Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les dons. 1 Timothée 6:17, 18. Recommande aux riches du présent siècle [non de jeter leurs biens dans un fonds commun avec les autres membres de l’Église à laquelle ils appartiennent, mais] de faire du bien, d’être riches en bonnes œuvres, d’avoir de la libéralité, de la générosité. (2) Matthieu 25:34–40. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi. En vérité, je vous le dis, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.(1) Acts v. 3, 4. Peter said, Ananias, why hath Satan filled thine heart to lie to the Holy Ghost, and to keep back part of the price of the land? Whiles it remained, was it not thine own? and after it was sold, was it not in thine own power? 1 Cor. xvi. 2. Upon the first day of the week let every one of you lay by him in store, as God hath prospered him, that there be no gatherings when I come. 1 Tim. vi. 17, 18. Charge them that are rich in this world [not that they throw their property into a common stock with the other members of the church to which they belong, but] that they do good, that they be rich in good works, ready to distribute, willing to communicate. (2) Matt. xxv. 34–40. Then shall the King say unto them on his right hand, Come, ye blessed of my Father, inherit the kingdom prepared for you from the foundation of the world: for I was an hungered, and ye gave me meat: I was thirsty, and ye gave me drink: I was a stranger, and ye took me in: naked, and ye clothed me: I was sick, and ye visited me: I was in prison, and ye came unto me. Verily, I say unto you, Inasmuch as ye have done it unto one of the least of these my brethren, ye have done it unto me.
XXV. Du serment du chrétien.XXV. Of a Christian Man’s Oath.
De même que nous confessons que le jurement vain et téméraire est défendu aux chrétiens par notre Seigneur Jésus-Christ et par Jacques son apôtre, de même nous estimons que la religion chrétienne n’interdit pas qu’un homme prête serment quand le magistrat l’exige, dans une cause de foi et de charité, pourvu que cela se fasse selon l’enseignement du prophète, en justice, en jugement et en vérité.As we confess that vain and rash swearing is forbidden christian men by our Lord Jesus Christ, and James his apostle; so we judge that the christian religion doth not prohibit, but that a man may swear when the magistrate requireth, in a cause of faith and charity, so it be done according to the prophet’s teaching, in justice, judgment, and truth.
NOTES.NOTES.
(1) Matthieu 5:34–37. Je vous dis de ne jurer aucunement … Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on y ajoute vient du malin. Jacques 5:12. Avant toutes choses, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, ni par aucun autre serment. Mais que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement. (2) Matthieu 26:63, 64. Le souverain sacrificateur lui dit : Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. Jésus lui répondit : Tu l’as dit [ou, comme l’exprime saint Marc, chap. 14:62] : Jésus répondit : Je le suis. [Jésus répondit au souverain sacrificateur lorsqu’il fut solennellement adjuré, c’est-à-dire mis sous serment par lui, au nom du Dieu vivant ; alors qu’il ne voulut pas lui répondre lorsqu’il fut interrogé sans serment ; et nous pouvons aussi observer que les Juifs se considéraient toujours comme liés par serment lorsqu’ils étaient ainsi adjurés par le souverain sacrificateur. Pourquoi donc notre Sauveur aurait-il sanctionné un serment en répondant à l’adjuration, si personne ne devait jurer ni prêter serment devant un magistrat ?] 2 Corinthiens 1:18. Aussi vrai que Dieu est fidèle, la parole que nous vous avons adressée n’a pas été oui et non. V. 23. Or, je prends Dieu à témoin sur mon âme, que c’est pour vous épargner que je ne suis plus allé à Corinthe. Galates 1:20. Dans ce que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point. [Saint Paul, dans chacun de ces cas, prend Dieu à témoin de la vérité qu’il affirmait, ce qui a en soi la nature et les propriétés d’un serment solennel.] Hébreux 6:13. Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par un plus grand que lui, il jura par lui-même. V. 16, 17. Or les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à tous leurs différends. C’est pourquoi Dieu, voulant montrer avec plus d’évidence aux héritiers de la promesse l’immutabilité de sa résolution, intervint par un serment.(1) Matt. v. 34–37. I say unto you, Swear not at all:—But let your communication be, Yea, yea; Nay, nay: for whatsoever is more than these cometh of evil. Jam. v. 12. Above all things, my brethren, swear not, neither by heaven, neither by the earth, neither by any other oath: but let your yea be yea; and your nay, nay; lest ye fall into condemnation. (2) Matt. xxvi. 63, 64. The high priest answered and said unto him, I adjure thee by the living God, that thou tell us whether thou be the Christ, the Son of God. Jesus saith unto him, Thou hast said: [or, as St. Mark expresses it, ch. xiv. 62.] Jesus said, I am. [Jesus answered the high priest on being solemnly adjured or sworn by him in the name of the living God; though he would not answer him when questioned without an oath: and we may also observe, that the Jews always considered themselves upon oath, when thus adjured by the high priest. Why then should our Saviour give sanction to an oath by answering the adjuration, if no person ought to swear or take an oath before a magistrate?] 2 Cor. i. 18. As God is true, our word toward you was not yea and nay. Ver. 23. Moreover, I call God for a record upon my soul, that to spare you I came not as yet unto Corinth. Gal. i. 20. Now the things which I write unto you, behold, before God, I lie not. [St. Paul, in each of these instances, calls God to witness the truth which he asserted, which has in it the nature and properties of a solemn oath.] Heb. vi. 13. When God made promise to Abraham, because he could swear by no greater, he sware by himself. Ver. 16, 17. For men verily swear by the greater: and an oath for confirmation is to them an end of all strife. Wherein God, willing more abundantly to shew unto the heirs of promise the immutability of his counsel, confirmed it by an oath.
Quand nous comparons avec impartialité les textes cités ci-dessus, nous ne voyons pas la possibilité de les concilier, sinon en admettant, d’une part, que c’est un péché (cela « vient du malin ») d’employer dans la conversation ordinaire une affirmation plus forte que le simple oui et non ; et, d’autre part, qu’il est parfaitement permis de prêter serment devant le magistrat dans toutes les occasions importantes.When we candidly compare together the texts quoted above, we do not see the possibility of reconciling them, but by allowing, on the one hand, that it is sinful (it “cometh of evil”) to use any asseveration in common discourse, stronger than the simple yes and no; and, on the other hand, that it is perfectly lawful to make oath before the magistrate on all important occasions.
Néanmoins, nous ne faisons aucune objection à ceux de nos frères qui ont encore des doutes à ce sujet, et qui demandent, là où elle peut être obtenue, une affirmation au lieu d’un serment.Nevertheless, we do not object to any of our brethren, who still have doubts on this subject, and demand, where it can be obtained, an affirmation instead of an oath.
2. Conférences et évêques : le gouvernement connexionnel de 17982. Conferences and Bishops: The Connexional Government of 1798
The Doctrines and Discipline of the Methodist Episcopal Church in America, with Explanatory Notes, de Thomas Coke et Francis Asbury, 10e éd. (Philadelphie, 1798), chapitre I, sections III–IV : « Des Conférences générale et annuelles » et « De l’élection et de la consécration des évêques, et de leur devoir », avec les notes des évêques. Lignes 1460–2344 de l’OCR (Internet Archive, doctrinesanddis18churgoog). Source primaire ; traduction du Séminaire théologique de Chapala. Les interprétations sont celles des auteurs.The Doctrines and Discipline of the Methodist Episcopal Church in America, with Explanatory Notes by Thomas Coke and Francis Asbury, 10th ed. (Philadelphia, 1798), Chapter I, Sections III–IV: “Of the General and Yearly Conferences” and “Of the Election and Consecration of Bishops, and of their Duty,” with the bishops’ notes. OCR lines 1460–2344 (Internet Archive item doctrinesanddis18churgoog). Primary source; the interpretations are the authors’.
Note du STC : La « connexion » est l’ensemble du réseau des sociétés et des prédicateurs méthodistes unis sous une même conférence. Un prédicateur « itinérant » passait de circuit en circuit selon l’affectation de l’évêque ; un prédicateur « localisé » s’était établi en un seul lieu. « Placer » signifie affecter les prédicateurs à leurs circuits. Les prédicateurs étaient d’abord reçus « à l’essai », puis « en pleine connexion ». « Retraité » traduit superannuated (retiré pour cause d’âge) ; le « surnuméraire » est défini dans la note de bas de page. La conférence générale se réunissait tous les quatre ans ; les conférences annuelles, chaque année. Dans ce texte issu de l’OCR, les mots que le scan n’a pas permis de retrouver sont marqués [illisible]. Il s’agit du plan historique de l’Église méthodiste épiscopale ; l’Église du Nazaréen et d’autres Églises wesleyennes se gouvernent selon leurs propres Manuels et Disciplines.CTS note: “Connexion” (or “connection”) is the whole network of Methodist societies and preachers bound together under one conference. A “travelling” or itinerant preacher moved from circuit to circuit at the bishop’s appointment; a “located” preacher had settled in one place. “Stationing” means assigning preachers to their circuits. Preachers were first received “on trial” and later “into full connection.” “Superannuated” means retired through age; a “supernumerary” is defined in the footnote. The general conference met every four years; the yearly (annual) conferences met each year. In this OCR text, words the scan did not allow us to recover are marked [illegible]. This is the historical Methodist Episcopal plan; the Church of the Nazarene and other Wesleyan bodies govern themselves through their own Manuals and Disciplines.
SECTION III. Des Conférences générale et annuelles.SECTION III. Of the General and Yearly Conferences.
On désire qu’en ces occasions toutes choses soient examinées comme en la présence immédiate de Dieu, et que chacun dise librement tout ce qu’il a dans le cœur.IT is desired that all things be considered on these occasions, as in the immediate presence of God; that every person speak freely whatever is in his heart.
Question 1. Comment pouvons-nous employer au mieux notre temps pendant les conférences ?Quest. 1. How may we best improve our time in the conferences?
Réponse 1. Pendant que nous conversons, ayons un soin particulier de toujours placer Dieu devant nous.Answ. 1. While we are conversing, let us have an especial care to set God always before us.
2. Dans les heures intermédiaires, rachetons tout le temps que nous pouvons pour les exercices privés.2. In the intermediate hours, let us redeem all the time we can for private exercises.
3. Dans ces exercices, adonnons-nous à la prière les uns pour les autres, et pour une bénédiction sur notre travail.3. Therein let us give ourselves to prayer for one another, and for a blessing on our labour.
Question 2. Qui composera la conférence générale ?Quest. 2. Who shall compose the general conference?
Réponse. Tous les prédicateurs itinérants qui seront en pleine connexion au moment où se tient la conférence.Answ. All the travelling preachers who shall be in full connection at the time of holding the conference.
Question 3. Qui assistera aux conférences annuelles ?Quest. 3. Who shall attend the yearly conferences?
Réponse. Tous les prédicateurs itinérants qui sont en pleine connexion, et ceux qui doivent être reçus en pleine connexion.Answ. All the travelling preachers who are in full connection, and those who are to be received into full connection.
Question 4. Qui fixera les dates des conférences annuelles ?Quest. 4. Who shall appoint the times of holding the yearly conferences?
Réponse. Les évêques.Answ. The bishops.
Question 5. Quelle est la méthode selon laquelle nous procédons d’ordinaire dans les conférences annuelles ?Quest. 5. What is the method wherein we usually proceed in the yearly conferences?
Réponse. Nous demandons : 1. Quels prédicateurs sont admis à l’essai ?Answ. We inquire, 1. What preachers are admitted on trial?
2. Qui reste à l’essai ?2. Who remain on trial?
3. Qui est admis en pleine connexion ?3. Who are admitted into full connection?
4. Qui sont les diacres ?4. Who are the deacons?
5. Qui sont les anciens ?5. Who are the elders?
6. Qui a été élu par les suffrages unanimes de la conférence générale pour exercer l’office épiscopal et surveiller l’Église méthodiste épiscopale en Amérique ?6. Who have been elected by the unanimous suffrages of the general conference to exercise the episcopal office, and superintend the Methodist episcopal church in America?
7. Qui est en situation de localisation, par faiblesse de corps ou pour des affaires de famille ? 8. Qui sont les surnuméraires ?* 9. Qui est mort cette année ? 10. Tous les prédicateurs sont-ils irréprochables dans leur vie et leur conduite ?7. Who are under a location, through weakness of body, or family concerns? 8. Who are the supernumeraries?* 9. Who have died this year? 10. Are all the preachers blameless in life and conversation?
* Un prédicateur surnuméraire est celui qui est si épuisé par le service itinérant qu’il est devenu incapable de prêcher constamment, mais qui est en même temps disposé à faire, dans le ministère, toute œuvre que la conférence lui confiera et que ses forces lui permettront d’accomplir.* A supernumerary preacher is one so worn out in the itinerant service, as to be rendered incapable of preaching constantly: but, at the same time, is willing to do any work in the ministry, which the conference may direct and his strength enable him to perform.
11. Qui est exclu de la connexion ?11. Who are expelled from the connection?
12. Où les prédicateurs sont-ils placés cette année ?12. Where are the preachers stationed this year?
13. Quel est le nombre des membres de la société ?13. What numbers are in society?
14. Qu’a-t-on recueilli pour les dépenses imprévues ?14. What has been collected for the contingent expences?
15. Comment cela a-t-il été dépensé ?15. How has this been expended?
16. Qu’a-t-on versé au fonds pour les prédicateurs retraités, et pour les veuves et les orphelins des prédicateurs ?16. What is contributed towards the fund for the superannuated preachers, and the widows and orphans of the preachers?
17. Quelles demandes y a-t-il sur ce fonds ?17. What demands are there upon it?
18. Où et quand se tiendra notre prochaine conférence ? Question 6. Y a-t-il quelque autre affaire à traiter dans les conférences annuelles ?18. Where and when shall our next conference be held? Quest. 6. Is there any other business to be done in the yearly conferences?
Réponse. L’élection et l’ordination des anciens et des diacres.Answ. The electing and ordaining of elders and deacons.
Question 7. Y a-t-il d’autres directives à donner au sujet des conférences annuelles ?Quest. 7. Are there any other directions to be given concerning the yearly conferences?
Réponse. Il y aura six conférences dans l’année, à savoir :Answ. There shall be six conferences in the year: as follows, viz.
1° La conférence de Nouvelle-Angleterre, sous la direction de laquelle seront les affaires de notre Église en Nouvelle-Angleterre et dans la partie de l’État de New York située du côté est du fleuve Hudson ; pourvu que, si les évêques le jugent nécessaire, une conférence puisse se tenir dans la province du Maine.1st. The New-England conference, under the direction of which shall be the affairs of our church in New-England, and in that part of the state of New-York, which lies on the east side of Hudson’s river: Provided, That if the bishops see it necessary, a conference may be held in the Province of Maine.
2. La conférence de Philadelphie, pour la direction de nos affaires dans le reste de l’État de New York, dans le New Jersey, dans toute la partie de la Pennsylvanie située du côté est de la rivière Susquehanna, dans l’État du Delaware et dans tout le reste de la péninsule.2. The Philadelphia conference, for the direction of our concerns in the remainder of the state of New-York, in New-Jersey, in all that part of Pennsylvania which lies on the east side of the Susquehannah river; the state of Delaware, and all the rest of the peninsula.
3. La conférence de Baltimore, pour le reste de la Pennsylvanie, le reste du Maryland et le Northern Neck de Virginie.3. The Baltimore conference, for the remainder of Pennsylvania, the remainder of Maryland, and the Northern neck of Virginia.
4. La conférence de Virginie, pour toute la partie de la Virginie située au sud de la rivière Rappahannock, et pour toute la partie de la Caroline du Nord située au nord de la rivière Cape Fear, y compris les circuits situés sur les bras du Yadkin.4. The Virginia conference, for all that part of Virginia which lies on the south side of the Rappahannock river, and for all that part of North-Carolina which lies, on the north side of Cape-Fear river, including also the circuits which are situated on the branches of the Yadkin.
5. La conférence de Caroline du Sud, pour la Caroline du Sud, la Géorgie et le reste de la Caroline du Nord.5. The South-Carolina conference, for South-Carolina, Georgia, and the remainder of North-Carolina.
6. La conférence de l’Ouest, pour les États du Kentucky et du Tennessee ; pourvu que les évêques aient autorité pour établir d’autres conférences annuelles dans l’intervalle de la conférence générale, si un nombre suffisant de nouveaux circuits se forme quelque part à cette fin.6. The western conference, for the states of Kentucky and Tennessee; Provided, That the bishops shall have authority to appoint other yearly conferences in the interval of the general conference, if a sufficiency of new circuits be any where formed for that purpose.
Question 8. Comment les districts doivent-ils être formés ?Quest. 8. How are the districts to be formed?
Réponse. Selon le jugement de l’évêque.Answ. According to the judgment of the bishop.
N. B. Au cas où, par suite de décès, il n’y aurait pas d’évêque pour parcourir les districts et exercer l’office épiscopal, les districts seront réglés à tous égards par les conférences annuelles et les anciens présidents jusqu’à la conférence générale suivante (les ordinations seules exceptées).N. B. In case that there be no bishop to travel through the districts, and exercise the episcopal office, on account of death, the districts shall be regulated in every respect by the yearly conferences and the presiding elders, till the ensuing general conference (ordinations only excepted).
NOTES.NOTES.
Il est indispensable que tout grand corps de personnes, qu’il soit uni par des liens civils ou religieux, ait en son sein un nombre choisi, investi de l’autorité de faire des règlements pour le gouvernement de la société. Peu importe le nom par lequel ce corps choisi est désigné. Le nom que notre vénérable père dans l’Évangile, feu M. Wesley, a préféré pour notre société est celui de Conférence ; c’est pourquoi nous avons continué de l’employer. Ce nom est d’ailleurs parfaitement biblique. Les Actes des Apôtres nous apprennent que Paul et Barnabas montèrent à Jérusalem pour consulter les apôtres et les anciens au sujet de la dispute sur la circoncision. Mais après qu’ils eurent délivré leur message « et raconté tout ce que Dieu avait fait avec eux, quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire [les païens] et exiger l’observation de la loi de Moïse. » Voyez le chapitre 15 des Actes. Cette même assemblée est appelée par saint Paul, en Galates 2:1–10, une conférence : « Ceux qui sont les plus considérés ne m’imposèrent rien. » Il est impossible à toute personne judicieuse qui compare attentivement les deux chapitres de ne pas voir que la conférence dont il est ici question concernait la rencontre des apôtres et des anciens avec Paul et Barnabas [illisible]. Saint Paul semble employer ce mot comme s’il était bien connu et souvent appliqué à de telles assemblées.It is indispensably necessary for every great body of people, whether united by civil or religious bonds, to have among them a select number, invested with the authority of making regulations, for the government of the society. It is of small importance by what name this select body is distinguished. The name which our venerable father in the gospel, the late Mr. Wesley, preferred, in respect to our society, was that of Conference; and we have, therefore, continued to use it. Indeed the name is perfectly scriptural. In the Acts of the Apostles we are informed, that Paul and Barnabas went up to Jerusalem to consult the apostles and elders, in respect to the dispute concerning circumcision. But after they had delivered their message, “and declared all things that God had done with them,— there rose up certain of the sect of the Pharisees, which believed, saying, that it was needful to circumcise them [the gentiles] and to command them to keep the law of Moses.” See the 15th chapter of the Acts. This very meeting is called, by St Paul, Gal. ii. 1–10, a conference: “For they who seemed to be somewhat in conference added nothing to me.” It is impossible for any discerning person who attentively compares the two chapters together, not to see that the conference here spoken of respected the meeting of the apostles and elders with Paul and Barnabas [illegible]. St. Paul seems to use the word as if it was well known, and frequently applied to such meetings.
Nos sociétés sont dispersées sur un vaste pays, qui s’étend sur environ quatorze cents milles du nord au sud, et de cinq à huit cents de l’est à l’ouest. Nous ne pourrions donc, ni en justice envers l’œuvre de Dieu, ni en raison de l’état de nos finances, tenir nos conférences générales plus souvent qu’une fois tous les quatre ans. Si elles étaient plus fréquentes, la longue absence de tant de ministres loin de leurs circuits et districts respectifs serait une perte irréparable pour les sociétés et les assemblées. Nous ne pensons pas non plus que la nature d’une constitution religieuse rende nécessaire de réviser plus souvent les règlements qui la gouvernent. Mais il y a divers points, qui ne relèvent pas du nom de lois, qui demandent des assemblées ou conférences plus fréquentes pour leur examen. L’admission des prédicateurs à l’essai et en pleine connexion, l’ordination des anciens et des diacres, l’examen du caractère des ministres et des prédicateurs, et le placement de tous, ainsi que la gestion du fonds pour les prédicateurs retraités, etc., sont des points de la plus haute importance et exigent des réunions fréquentes. C’est pourquoi la conférence générale a établi des conférences annuelles, réparties du mieux qu’elle a pu, composées autant que possible d’au moins un évêque, de l’ancien président de chaque district relevant respectivement de ces conférences, des anciens, des diacres et des prédicateurs en pleine connexion. Ces hommes, qui ont voyagé l’année précédente parmi toutes les sociétés de ces districts et circuits, peuvent donner l’information la plus pleine et la plus complète sur tous les sujets qui relèvent de la compétence des conférences annuelles.Our societies are scattered over a vast country, extending about fourteen hundred miles from north to south, and from five to eight hundred from east to west. We could not, therefore, in justice to the work of God, nor from the state of our finances, hold our general conferences oftener than once in four years. If they were more frequent, the long absence of so many ministers from their respective circuits and districts, would be an irreparable loss to the societies and congregations. Nor do we think, that the nature of a religious constitution renders it necessary to revise more frequently the regulations by which it is governed. But there are various particulars, which do not come under the name of laws, which require more frequent assemblies or conferences for their consideration. The admission of preachers on trial and into full connection, the ordination of elders and deacons, the examination of the characters of the ministers and preachers, and the stationing of them all, as well as the management of the fund for the superannuated preachers, &c. are points of the strictest moment, and call for frequent meetings. On this account, the general conference has appointed yearly conferences, divided in the best manner they were able; to be composed, as far as possible, of at least one bishop— the presiding elder of each district within the controul of those conferences, respectively — the elders, deacons, and the preachers in full connexion. These men, who have been travelling the preceding year among all the societies in those districts and circuits, respectively, can give the fullest, the completest information on all the subjects which come under the cognizance of the yearly conferences.
Mais on demandera peut-être : Pourquoi n’envoie-t-on pas à ces conférences des délégués de chacun des circuits ? Nous répondons : cela détruirait entièrement notre plan itinérant. Les délégués se soucieraient principalement, sinon uniquement, des intérêts de leurs propres mandants. On ne pourrait attendre d’eux, par la nature des choses, qu’ils fassent les sacrifices nécessaires et qu’ils embrassent impartialement le bien de l’ensemble. Ils s’efforceraient nécessairement d’obtenir les prédicateurs les plus capables et les plus vivants pour leurs circuits respectifs, sans entrer peut-être aucunement dans cet esprit large et apostolique qui s’efforcerait, quel que fût le sacrifice, de faire concorder toutes choses. La diversité des dons chez les ministres et les intérêts opposés des délégués produiraient des conflits d’une tendance pernicieuse ; et, en bien des cas, on userait de moyens indus pour parvenir au but désiré. Souvent les délégués, s’ils échouaient à obtenir leur prédicateur favori, lui feraient probablement des offres secrètes pour qu’il s’établisse parmi eux ; et s’ils échouaient en tout, et que le prédicateur désigné pour eux et leurs mandants ne fût pas à leur gré, ils pourraient s’indigner et, par ressentiment et par leurs rapports défavorables à leur retour, provoquer une séparation d’avec le corps général. Ceux qui pensent que ce n’est là qu’une chimère montrent, à notre avis, bien peu de connaissance de la nature humaine : ils ne considèrent pas avec quelle facilité et quelle force les passions échauffées plaideraient en faveur d’un ministère sédentaire, ni avec quelle facilité la déception et la jalousie présenteraient la conduite la plus pure et la plus désintéressée sous le jour le plus défavorable ; sans parler du travail et de la dépense d’un tel plan. Tandis que, d’autre part, les membres actuels qui composent nos conférences, qui ne savent pas, lorsqu’ils se réunissent, quelle sera leur prochaine sphère d’action, et qui sont prêts à courir n’importe où pour les affaires de leur Seigneur, sont loin d’être aussi exposés aux tentations mentionnées ci-dessus.*But it may be asked. Why are not delegates sent to these conferences from each of the circuits? We answer, It would utterly destroy our itinerant plan. They would be concerned chiefly, if not only, for the interests of their own constituents. They could not be expected, from the nature of things, to make the necessary sacrifices, and to enter impartially into the good of the whole. They would necessarily endeavour to obtain the most able and lively preachers for their respective circuits, without entering, perhaps at all, into that enlarged, apostolic spirit, which would endeavour, whatever might be the sacrifice, to make all things tally. The difference of gifts in the ministers, and the opposing interests of the delegates, would produce conflicts, of a pernicious tendency; and, in many instances, improper means would be used for obtaining the desired point. Frequently the delegates, if unsuccessful in their application for their favourite preacher, would probably make him secret offers to settle among them; and if unsuccessful in every point, and the preacher, appointed for them and their constituents, was not agreeable to their wishes, they might grow indignant, and, through resentment, and by their unfavourable reports, on their return, might cause a separation from the general body. And those who imagine this to be a mere chimera, shew, we think, but little knowledge of human nature: they do not consider how easily and powerfully the heated passions would plead in favour of a settled ministry—how easily disappointment and jealousy would present the purest and most disinterested conduct in the most unfavourable light: to say nothing of the labour and expence of such a plan. Whilst, on the other hand, the present members who compose our conferences, who know not, when they meet, what may be their next sphere of action, and are willing to run any where on the errands of their Lord, are not nearly as much exposed to the temptations mentioned above.*
Les passages suivants de la Parole de Dieu sont indiqués à l’appui du plan itinérant pour la propagation de l’Évangile, plan qui rend la plupart des règlements contenus dans cette section essentiels à l’existence de notre société unie : Matthieu 10:5–11. « Tels sont les douze [apôtres] que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes : Allez… vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Allez, prêchez, et dites : Le royaume des cieux est proche. Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous », etc. Matthieu 22:8–10. « Alors il dit à ses serviteurs : Les noces sont prêtes ; mais les conviés n’en étaient pas dignes. Allez donc dans les carrefours, et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez. Ces serviteurs allèrent dans les chemins », etc. Matthieu 28:19. « Allez, faites de toutes les nations des disciples. » Marc 6:7–12. « Alors il appela les douze, et il commença à les envoyer deux à deux… Il leur prescrivit de ne rien prendre pour le voyage, si ce n’est un bâton… Puis il leur dit : Dans quelque maison que vous entriez, restez-y jusqu’à ce que vous partiez de ce lieu… Ils partirent, et ils prêchèrent la repentance. » Luc 10:1–9. « Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller… Dans quelque maison que vous entriez, dites d’abord : Que la paix soit sur cette maison !… Dans quelque ville que vous entriez, et où l’on vous recevra… dites-leur : Le royaume de Dieu s’est approché de vous. » Luc 14:23. « Et le maître dit au serviteur : Va dans les chemins et le long des haies, et ceux que tu trouveras, contrains-les d’entrer, afin que ma maison soit remplie. » Actes 8:4. « Ceux qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu, annonçant la bonne nouvelle de la parole. » Verset 40. « Philippe… évangélisa toutes les villes par lesquelles il passait, jusqu’à ce qu’il fût arrivé à Césarée. » 15:36. « Paul dit à Barnabas : Retournons visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur », etc.The following portions of the Word of God are pointed out in support of the itinerant plan for the propagation of the gospel; which plan renders most of the regulations contained in this section, essential to the existence of our united society: Matt. x. 5–11. “These twelve [apostles] Jesus sent forth, and commanded them, saying, Go— to the lost sheep of the house of Israel. And as ye go, preach, saying. The kingdom of heaven is at hand. And into whatsoever city or town ye shall enter, inquire,” &c. Matt. xxii. 8–10. “Then saith he to his servants. The wedding is ready, but they which were bidden were not worthy. Go ye therefore, into the highways, and as many as ye shall find, bid to the marriage. So those servants went out into the highways,” &c. Matt. xxviii. 19. “Go ye, therefore, and teach all nations.” Mark vi. 7–12. “And he calleth unto him the twelve, and began to send them forth by two and two, and commanded them that they should take nothing for their journey, save a staff only.—And he said unto them. In what place soever ye enter into an house, there abide, till ye depart from that place.— And they went out, and preached that men should repent.” Luke x. 1–9. “After these things the Lord appointed other seventy also and sent them two and two before his face into every city and place, whither he himself would come. And into whatsoever house ye enter, first say, Peace be to this house.—And into whatsoever city ye enter, and they receive you,—say unto them. The kingdom of God is come nigh unto you.” Luke xiv. 23. “And the lord said unto the servant. Go out into the highways and hedges, and compel them to come in, that my house may be filled.” Acts viii. 4. “They that were scattered abroad went every where preaching the word.” Ver. 40. “Philip—preached in all the cities, till he came to Cesarea.” xv. 36. “Paul said unto Barnabas, Let us go again and visit our brethren in every city where we have preached the word of the Lord,” &c.
* Nous sommes très éloignés de faire ces remarques par manque d’égards envers nos frères localisés. Au contraire, nous savons très bien que beaucoup d’entre eux égalent n’importe lequel d’entre nous, et peut-être nous surpassent de beaucoup en grâce et en sagesse. Nous n’avons fait ces observations qu’en raison de leur situation localisée, sachant bien que notre peuple ne choisirait en aucune occasion pour délégués des hommes qui ne seraient pas sages et bons. Mais telle est la nature de l’homme, et peut-être tel est le devoir de l’homme, qu’il préférera toujours, à tous les autres, les gens pour qui il agit et devant qui il est responsable. Nous agirions probablement de même, si nous étions délégués d’un seul circuit ou district.* We are very far from making these remarks out of any disrespect to our located brethren. On the contrary, we are very conscious that many of them equal any of us, and perhaps much exceed us in grace and wisdom. We have made these observations only on account of their located situation, well knowing that our people would on no occasion choose any for their delegates who were not wise and good men, But such is the nature of man, and perhaps such is the duty of man, that he will always prefer the people for whom he acts, and to whom he is responsible, before all others. We should, probably, act in the same manner ourselves, if we were delegates for a single circuit or district.
Nous avons déjà montré que Timothée et Tite étaient des évêques itinérants. En somme, toute personne de bonne foi qui connaît à fond le Nouveau Testament doit reconnaître que, quels que soient les mérites d’autres plans, celui-ci est le plan primitif et apostolique. Mais nous ne voudrions en aucune façon parler avec irrévérence des fidèles ministres localisés d’aucune Église. Nous ne doutons pas que, par la nature et les circonstances des choses, il ait dû y avoir beaucoup de ministres localisés dans les Églises primitives ; et nous devons reconnaître, avec gratitude envers Dieu, que les frères localisés de notre Église sont vraiment utiles et d’une importance considérable dans leurs postes respectifs. Mais, d’autre part, nous sommes si conscients de l’immense importance du plan itinérant que nous sommes résolus, par la grâce de Dieu, à le soutenir de tout notre pouvoir ; et aucun argument qu’on puisse avancer, si plausible qu’il paraisse ou sous quelque prétexte qu’on le propose, ne nous amènera à faire le moindre sacrifice à cet égard, ni à courir, par l’introduction de quelque nouveauté, le moindre risque de blesser ce plan que Dieu a si merveilleusement approuvé, et qui est si parfaitement conforme à la pratique apostolique et primitive.We have already shewn, that Timothy and Titus were travelling bishops. In short, every candid person, who is thoroughly acquainted with the New Testament, must allow, that whatever excellencies other plans may have, this is the primitive and apostolic plan. But we would by no means speak with disrespect of the faithful located ministers of any church. We doubt not, but, from the nature and circumstances of things, there must have been many located ministers in the primitive churches: and we must acknowledge, with gratitude to God, that the located brethren in our church are truly useful and of considerable consequence, in their respective stations. But, on the other hand, we are so conscious of the vast importance of the travelling plan, that we are determined, through the grace of God, to support it to the utmost of our power: nor will any plea which can possibly be urged, however plausible it may appear, or under whatever pretence proposed, induce us to make the least sacrifice in this respect, or, by the introduction of any novelty, to run the least hazard of wounding that plan, which God has so wonderfully owned, and which is so perfectly consistent with the apostolic and primitive practice.
Nous demandons maintenant humblement la permission de proposer quelques indications (car nous n’avons pas autorité pour faire des lois ou des règlements) pour expliquer ces paroles de l’introduction de cette section : « On désire que chacun dise librement tout ce qu’il a dans le cœur » ; et nous les proposons d’autant plus volontiers qu’elles sont tirées des procès-verbaux rédigés par nos frères aînés, les membres de la conférence britannique :We will now humbly beg leave to drop a few hints (for laws or regulations we have no authority to make) as explanatory of those words in the introduction to this section, “It is desired, that every person speak freely whatever is in his heart:” and we propose them the more readily, as they are extracted from the minutes drawn up by our elder brethren, the members of the British conference:
1. Ménage la réputation de chaque frère, mais tiens-toi le plus loin possible de toute complaisance envers le péché. 2. Ne dis rien dans la conférence qui ne soit strictement nécessaire et à propos.I. Be tender of the character of every brother; but keep at the utmost distance from countenancing sin. 2. Say nothing in the conference but what is strictly necessary, and to the point.
3. Si quelqu’un t’accuse, souviens-toi que la récrimination n’est pas un acquittement ; évite-la donc.3. If accused by any one, remember recrimination is no acquittance; therefore avoid it.
4. Garde-toi de l’impatience devant la contradiction ; tais-toi, mais reste ouvert à la conviction. La cause est celle de Dieu, et il n’a pas besoin des mains d’un Uzza pour soutenir son arche. S’attacher trop à un point parce qu’on l’a soi-même proposé n’est peut-être que nourrir son moi. Reste tout à fait tranquille si la majorité décide contre toi.4. Beware of impatience of contradiction; be silent; but be open to conviction. The cause is God’s, and he needs not the hands of an Uzzah to support his ark. The being too tenacious of a point, because you brought it forward, may be only feeding self. Be quite easy, if a majority decide against you.
5. N’use ni de ruse ni de fourberie pour gagner un point. La simplicité véritable se soutient toujours d’elle-même. Mais il n’est pas nécessaire de toujours dire tout ce que tu sais ou penses.5. Use no craft or guile to gain any point. Genuine simplicity will always support itself. But there is no need always to say all you know or think.
6. Garde-toi d’une trop grande confiance en tes propres capacités, et ne méprise jamais un adversaire.6. Beware of too much confidence in your own abilities; and never despise an opponent.
7. Évite toute légèreté d’esprit, même celle qui serait innocente partout ailleurs. Toi, Dieu, tu me vois.7. Avoid all lightness of spirit, even what would be innocent any where else.—Thou, God, seest me.
Le droit de fixer les dates des conférences annuelles doit nécessairement appartenir aux évêques ; autrement ils ne pourraient pas établir leurs plans de voyage à travers le continent de façon à pouvoir assister à chacune des conférences. Mais le droit de fixer les lieux appartient aux conférences.The appointment of the times for holding the yearly conferences must necessarily be invested in the bishops, otherwise they cannot possibly form their plans for travelling through the continent, so that they may be enabled to attend each of the conferences. But the right of fixing the places rests with the conferences.
Nous ne pouvons omettre de signaler, avant de conclure cette section, l’examen rigoureux auquel est soumis le caractère des prédicateurs dans les conférences annuelles. Lorsque cet éminent saint de Dieu et grand écrivain, John Fletcher, assista un jour, dans la conférence britannique, à l’examen des caractères, il parut stupéfait, et exprima sa surprise et son approbation en termes très forts. L’examen est également rigoureux dans toutes les conférences de la connexion. Et nous ne connaissons aucune Église où l’on veille plus strictement que dans la nôtre à la pureté des mœurs, à l’orthodoxie des doctrines et à l’utilité de la vie et des travaux des ministres (car tout cela est compris dans l’examen).We cannot omit noticing, before we conclude this section, the strict examination which the characters of the preachers pass through, in the yearly conferences. When that eminent saint of God, and great writer, John Fletcher, was once present, in the British conference, at the examination of the characters, he seemed astonished, and expressed his surprise and approbation in very strong terms. The examination is equally strict in all the conferences throughout the connection. And we know of no church where the purity of the morals, the orthodoxy of the doctrines, and the usefulness of the lives and labours of the ministers (for all these are included in the examination) are more strictly attended to than in ours.
Quant à la division du continent pour la tenue des conférences annuelles, nous pouvons observer que, pendant plusieurs années, les conférences annuelles furent très petites, ne comprenant que les prédicateurs d’un seul district, ou de deux ou trois très petits. Il en résulta beaucoup d’inconvénients. 1. Peu de prédicateurs anciens, dont les années et l’expérience avaient mûri le jugement, pouvaient être présents à une même conférence. 2. Les conférences manquaient de cette dignité que tout synode religieux doit posséder, et qui accompagne toujours une nombreuse assemblée de ministres de l’Évangile. 3. Le plan itinérant était extrêmement gêné par la difficulté de faire passer des prédicateurs d’un district à un autre. Tous ces inconvénients seront, nous l’espérons, supprimés par le plan actuel ; et en même temps les conférences sont disposées de telle sorte que tous leurs membres respectifs peuvent y assister sans grande difficulté.In respect to the division of the continent, for the purpose of holding the yearly conferences, we may observe, that for several years the annual conferences were very small, consisting only of the preachers of a single district, or of two or three very small ones. This was attended with many inconveniences. 1. There were but few of the senior preachers, whose years and experience had matured their judgments, who could be present at any one conference, 2. The conferences wanted that dignity which every religious synod should possess, and which always accompanies a large assembly of Gospel ministers. 3. The itinerant plan was exceedingly cramped, from the difficulty of removing preachers from one district to another. All these inconveniences will, we trust, be removed on the present plan; and at the same time the conferences are so arranged, that all the members, respectively, may attend with little difficulty.
À tout cela on peut ajouter que les prédicateurs [illisible] non mariés peuvent se déplacer sur une plus grande échelle [illisible] le bienheureux Évangile beaucoup plus largement à travers les seize États et d’autres parties du continent ; tandis que les prédicateurs mariés, que leur situation oblige souvent à être plus localisés que les célibataires, verront s’ouvrir devant eux un champ d’action considérable ; et de plus les évêques pourront assister aux conférences plus aisément et sans nuire à leur santé. La disposition concernant ceux qui doivent assister aux conférences a été prise afin que nos sociétés et nos assemblées soient pourvues de prédication pendant les conférences. Nous souhaiterions donc avoir quelques-uns des prédicateurs itinérants parmi nos chers troupeaux en ces temps-là. Mais comme nous désirons rendre les conférences aussi respectables et aussi importantes que possible, nous ne pouvons nous passer de personne en ces occasions importantes, sauf des prédicateurs à l’essai. Ceux-ci, d’ailleurs, ne seront absents des conférences annuelles que pendant une année, puisqu’ils doivent être présents la seconde année pour être admis en pleine connexion.To all which may be added, that the [illegible] unmarried preachers may move on a larger scale [illegible] blessed gospel far more extensively through the sixteen states, and other parts of the continent; whilst the married preachers, whose circumstances require them, in many instances, to be more located than the single men, will have a considerable field of action opened to them; and also the bishops will be able to attend the conferences with greater ease, and without injury to their health. The regulation concerning those who are to attend the conferences, is made, that our societies and congregations may be supplied with preaching during the conferences. We would, therefore, wish to have a few of the travelling preachers among our dear flocks at those times. But as we desire to make the conferences as respectable and weighty as possible, we can spare none at those important seasons, except the preachers upon trial. They, also, will be absent from the yearly conferences only for one year, as they must be present on the second to be admitted into full connexion.
SECTION IV. De l’élection et de la consécration des évêques, et de leur devoir.SECTION IV. Of the Election and Consecration of Bishops, and of their Duty.
Question 1. Comment un évêque doit-il être constitué à l’avenir ?Quest. 1. How is a bishop to be constituted in future?
Réponse. Par l’élection de la conférence générale, et par l’imposition des mains de trois évêques, ou au moins d’un évêque et de deux anciens.Answ. By the election of the general conference, and the laying on of the hands of three bishops, or at least of one bishop and two elders.
Question 2. Si, par décès, exclusion ou autrement, il ne restait aucun évêque dans notre Église, que ferons-nous ?Quest. 2. If by death, expulsion, or otherwise, there be no bishop remaining in our church, what shall we do?
Réponse. La conférence générale élira un évêque ; et les anciens, ou trois quelconques d’entre eux, désignés à cette fin par la conférence générale, l’ordonneront selon notre office d’ordination.Answ. The general conference shall elect a bishop; and the elders, or any three of them, who shall be appointed by the general conference for that purpose, shall ordain him according to our office of ordination.
Question 3. Quel est le devoir de l’évêque ?Quest. 3. What is the bishop’s duty?
Réponse. 1. Présider nos conférences.Answ. 1. To preside in our conferences.
2. Fixer les affectations des prédicateurs pour les divers circuits.2. To fix the appointments of the preachers for the several circuits.
3. Dans les intervalles des conférences, changer, recevoir ou suspendre des prédicateurs, selon que la nécessité l’exige.3. In the intervals of the conferences, to change, receive, or suspend preachers, as necessity may require.
4. Parcourir la connexion dans toute son étendue.4. To travel through the connection at large.
5. Surveiller les affaires spirituelles et temporelles des sociétés.5. To oversee the spiritual and temporal business of the societies.
6. Ordonner des évêques, des anciens et des diacres.6. To ordain bishops, elders, and deacons.
Question 4. Devant qui l’évêque est-il responsable de sa conduite ?Quest. 4. To whom is the bishop amenable for his conduct?
Réponse. Devant la conférence générale, qui a le pouvoir de l’exclure pour conduite répréhensible, si elle le juge nécessaire.Answ. To the general conference, who have power to expel him for improper conduct, if they see it necessary.
Question 5. Quelle disposition prendra-t-on pour le jugement d’un évêque immoral dans l’intervalle de la conférence générale ?Quest. 5. What provision shall be made for the trial of an immoral bishop, in the interval of the general conference?
Réponse. Si un évêque est coupable d’immoralité, trois anciens itinérants se rendront auprès de lui et l’examineront sur le sujet ; et si les trois anciens croient vraiment que l’évêque est coupable du délit, ils appelleront à leur aide deux anciens présidents de deux districts voisins de celui où le délit a été commis, et chacun de ces anciens présidents amènera avec lui deux anciens, ou un ancien et un diacre. Les neuf personnes susmentionnées formeront une conférence pour examiner l’accusation portée contre l’évêque ; et si les deux tiers d’entre elles croient vraiment qu’il est coupable du délit qui lui est imputé, elles auront autorité pour suspendre l’évêque jusqu’à la conférence générale suivante, et les districts seront réglés entre-temps comme il est prévu en cas de décès d’un évêque.Answ. If a bishop be guilty of immorality, three travelling elders shall call upon him, and examine him on the subject; and if the three elders verily believe that the bishop is guilty of the crime, they shall call to their aid two presiding elders from two districts in the neighbourhood of that where the crime was committed, each of which presiding elders shall bring with him two elders, or an elder and a deacon. The above mentioned nine persons shall form a conference, to examine into the charge brought against the bishop: and if two thirds of them verily believe him to be guilty of the crime said to his charge, they shall have authority to suspend the bishop till the ensuing general conference, and the districts shall be regulated in the mean time as is provided in the case of the death of a bishop.
Question 6. Si l’évêque cesse de voyager dans toute l’étendue de la connexion parmi le peuple, exercera-t-il encore son office parmi nous en quelque mesure ?Quest. 6. If the bishop cease from travelling at large among the people, shall he still exercise his office among us in any degree?
Réponse. S’il cesse de voyager sans le consentement de la conférence générale, il n’exercera désormais aucune fonction ministérielle quelconque dans notre Église.Answ. If he cease from travelling without the consent of the general conference, he shall not hereafter exercise any ministerial function whatsoever in our church.
N. B. Les évêques ont obtenu la permission, par les suffrages de la conférence, d’ordonner des prédicateurs locaux à l’office de diacre, pourvu qu’ils obtiennent un témoignage de la société à laquelle ils appartiennent et des intendants du circuit, signé aussi par trois anciens, trois diacres et trois prédicateurs itinérants.N. B. The bishops have obtained liberty, by the suffrages of the conference, to ordain local preachers to the office of deacons, provided they obtain a testimonial from the society to which they belong, and from the stewards of the circuit, signed also by three elders, three deacons, and three travelling preachers.
NOTES.NOTES.
En considérant le présent sujet, nous devons observer que rien n’a été introduit dans le méthodisme par la forme épiscopale actuelle de gouvernement qui n’ait été auparavant pleinement exercé par M. Wesley. Il présidait les conférences ; il fixait les affectations des prédicateurs pour leurs divers circuits ; il changeait, recevait ou suspendait des prédicateurs partout où il jugeait que la nécessité l’exigeait ; il parcourait la connexion européenne dans toute son étendue ; il surveillait les affaires spirituelles et temporelles ; et il consacra deux évêques, Thomas Coke et Alexander Mather, l’un avant que le plan épiscopal actuel fût établi en Amérique et l’autre après, sans compter qu’il ordonnait des anciens et des diacres. Mais l’autorité de M. Wesley et celle des évêques d’Amérique diffèrent sur les points importants que voici : 1. M. Wesley était à vie le patron de toutes les chaires méthodistes de Grande-Bretagne et d’Irlande, le droit exclusif de nomination lui étant conféré par tous les actes de fondation, ce qui lui donnait un pouvoir extrêmement grand. Mais les évêques d’Amérique ne possèdent aucun pouvoir de ce genre. La propriété des maisons de prédication est remise aux administrateurs ; et le droit de nomination aux chaires, à la conférence générale et à ceux que la conférence générale désignera de temps à autre. Ce partage du pouvoir en faveur de la conférence générale était absolument nécessaire. Sans lui, le plan itinérant ne pourrait subsister longtemps. Les administrateurs, en bien des cas, à cause de leur situation localisée, insisteraient probablement pour avoir leurs prédicateurs favoris placés dans leurs circuits, ou s’efforceraient de persuader les prédicateurs eux-mêmes de se localiser parmi eux, ou choisiraient quelque autre ministre sédentaire pour leurs chapelles. Dans d’autres cas, les administrateurs des maisons de prédication de différents circuits insisteraient probablement pour avoir les mêmes prédicateurs populaires ou favoris. (Ici, donc, nous voyons ce que nous avons observé dans nos notes sur la section précédente au sujet de l’envoi de délégués à nos conférences.) Nous avons un grand respect pour nos administrateurs. Nous les considérons comme des hommes envers qui la connexion a de grandes obligations. Ils remplissent une fonction importante dans notre Église et ont droit à un rang élevé parmi nous. Humainement parlant, l’œuvre ne pourrait être poursuivie en aucune mesure sans eux dans les villes et les bourgs. Leur responsabilité pour les dettes de nos bâtiments, et le zèle désintéressé qui doit nécessairement les animer lorsqu’ils s’en rendent responsables, mettent nos sociétés sous de très grandes obligations. Nous les aimons et les honorons. Mais ce sont pourtant des hommes localisés. On ne peut attendre d’eux qu’ils agissent impartialement pour l’ensemble. Ils penseront qu’il est de leur devoir, et peut-être est-ce leur devoir, de préférer les intérêts de leurs propres assemblées à ceux de toute autre. Nous agirions probablement de même [illisible]. Voilà la grande différence entre l’autorité de M. Wesley en ce cas et celle de nos évêques américains. Le premier, comme père (sous Dieu) de la connexion, avait la nomination exclusive et indépendante des prédicateurs à toutes les chapelles ; les seconds dépendent entièrement de la conférence générale.In considering the present subject, we must observe, that nothing has been introduced into Methodism by the present episcopal form of government, which was not before fully exercised by Mr. Wesley. He presided in the conferences; fixed the appointments of the preachers for their several circuits; changed, received, or suspended preachers, wherever he judged that necessity required it; travelled through the European connection at large; superintended the spiritual and temporal business; and consecrated two bishops, Thomas Coke and Alexander Mather, one before the present episcopal plan took place in America, and the other afterwards, besides ordaining elders and deacons. But the authority of Mr. Wesley and that of the bishops in America differ in the following important points: 1. Mr. Wesley was the patron of all the Methodist pulpits in Great Britain and Ireland for life, the sole right of nomination being invested in him by all the deeds of settlement, which gave him exceeding great power. But the bishops in America possess no such power. The property of the preaching-houses is invested in the trustees; and the right of nomination to the pulpits, in the general conference — and in such as the general conference shall, from time to time, appoint. This division of power in favour of the general conference was absolutely necessary. Without it the itinerant plan could not exist for any long continuance. The trustees would probably, in many instances, from their located situation, insist upon having their favourite preachers stationed in their circuits, or endeavour to prevail on the preachers themselves to locate among them, or choose some other settled minister for their chapels. In other cases, the trustees of preaching-houses in different circuits would probably insist upon having the same popular or favourite preachers. (Here, then, we see what we observed in our notes on the last section concerning the sending of delegates to our conferences.) We have a great respect for our trustees. We consider them as men, to whom the connexion is greatly obliged. They fill up an important province in our church, and have a claim to a high rank among us. Humanly speaking, the work could not be carried on without them to any extent in the cities and towns. Their responsibility for the debts of our buildings, and the disinterested zeal which must necessarily influence them when they make themselves responsible, lay our societies under very great obligations. We both love and honour them. But still they are located men. They cannot be expected to act impartially for the whole. They will think it their duty, and perhaps it is their duty, to prefer the interests of their own congregations before any other. We should probably act in the same manner [illegible]. Here lies the grand difference between Mr. Wesley’s authority, in the present instance, and that of our American bishops. The former, as (under God) the father of the connection, was allowed to have the sole, independent nomination of preachers to all the chapels: the latter are entirely dependent on the general conference.
* Nous devons répéter à peu près les mêmes observations au sujet des administrateurs, [illisible]* We must repeat nearly the same observations concerning trustees, [illegible]
Mais pourquoi, demandera-t-on, la conférence générale confie-t-elle à l’épiscopat le pouvoir de placer les prédicateurs ? Nous répondons : à cause de son entière confiance en lui. Si jamais, par une conduite répréhensible, il perd cette confiance à un degré considérable, la conférence générale, sur preuves données, lui retirera dans une mesure proportionnée cette branche de son autorité. Mais si jamais il trahit manifestement un esprit de tyrannie ou de partialité, et que cela puisse être prouvé devant la conférence générale, tout lui sera retiré ; et nous prions Dieu qu’en pareil cas le pouvoir soit remis en d’autres mains ! Et hélas ! qui envierait ce pouvoir à quelqu’un ? Il n’est pas de situation où un évêque puisse se trouver, ni de branche du devoir qu’il puisse exercer, qui soit aussi délicate, ou qui l’expose autant aux jalousies non seulement des faux frères mais aussi des vrais, que celle-ci. Le déplacement des prédicateurs de district en district et de circuit en circuit les touche de très près et atteint leurs sentiments les plus tendres ; et il faut une grâce peu commune pour qu’un prédicateur soit parfaitement content de son affectation lorsqu’il est placé dans un circuit où les sociétés sont petites, les trajets longs et la nourriture grossière. Chacun peut donc aisément voir, d’après la nature de l’homme, que, bien que l’évêque ait affaire à quelques-uns des meilleurs hommes, il se suscitera parfois des opposants qui, surestimant quelque peu leurs propres capacités, le jugeront partial à l’égard de leurs affectations ; et ces circonstances pèseraient sur son esprit à un degré que peuvent à peine concevoir ceux qui ne connaissent pas bien les difficultés qui accompagnent nécessairement les postes publics et importants parmi les hommes.But why, may it be asked, does the general conference lodge the power of stationing the preachers in the episcopacy? We answer, On account of their entire confidence in it. If ever, through improper conduct, it loses that confidence in any considerable degree, the general conference will, upon evidence given, in a proportionable degree, take from it this branch of its authority. But if ever it evidently betrays a spirit of tyranny or partiality, and this can be proved, before the general conference, the whole will be taken from it: and we pray God, that in such case the power may be invested in other hands! And alas! who would envy any one the power? There is no situation in which a bishop can be placed, no branch of duty he can possibly exercise, so delicate, or which so exposes him to the jealousies not only of false but of true brethren, as this. The removal of preachers from district to district and from circuit to circuit, very nearly concern them, and touches their tenderest feelings: and it requires no small portion of grace for a preacher to be perfectly contented with his appointment, when he is stationed in a circuit, where the societies are small, the rides long, and the fare coarse. Any one, therefore, may easily see from the nature of man, that though the bishop has to deal with some of the best of men, he will sometimes raise up to himself opposers, who, by rather over-rating their own abilities, may judge him to be partial in respect to their appointments: and these circumstances would weigh down his mind to such a degree, as those who are not well acquainted with the difficulties which necessarily accompany public and important stations among mankind, can hardly conceive.
Ne pouvons-nous pas ajouter quelques observations sur la grande utilité, sinon la nécessité, du plan actuel ? Comment un ministère itinérant pourrait-il être conservé à travers ce vaste continent si les conférences annuelles devaient placer les prédicateurs ? Elles seraient naturellement absorbées par la seule considération de l’intérêt spirituel et temporel de la partie de la connexion dont la direction leur aurait été confiée. La conséquence nécessaire de cette manière de procéder serait probablement, en moins d’une génération, la division du corps et l’indépendance de chaque conférence annuelle. Les conférences deviendraient de plus en plus étrangères les unes aux autres faute d’un échange mutuel de prédicateurs ; et ce grand ressort, le mouvement de l’ensemble, par lequel, sous la grâce divine, l’œuvre s’étend de plus en plus à travers ce vaste pays, s’affaiblirait graduellement, jusqu’à ce qu’enfin il puisse être entièrement détruit. La connexion ne pourrait plus envoyer de missionnaires dans les États et territoires de l’Ouest en proportion de leur rapide peuplement. La grande circulation des ministres prendrait fin, et un coup mortel serait porté au plan itinérant. Le surplus de prédicateurs d’une conférence ne pourrait être employé à combler les manques des autres, causés par les défections, les localisations, les décès, etc., et les réveils d’une partie du continent ne pourraient profiter aux autres. Notre grand plan, dans toutes ses parties, conduit à un ministère itinérant. Nos évêques sont des évêques itinérants. Tous les différents ordres qui composent nos conférences sont employés dans la ligne itinérante ; et nos prédicateurs locaux sont, dans une certaine mesure, des prédicateurs itinérants. Tout est maintenu en mouvement autant que possible ; et nous oserons dire qu’après la grâce de Dieu, rien n’égale ce moyen pour maintenir vivant tout le corps, du centre à la circonférence, et pour l’extension continuelle de cette circonférence de tous côtés. Et nous croyons vraiment que si notre épiscopat, à quelque moment, par une conduite tyrannique ou immorale, tombait sous la sévère censure de la conférence générale, ses membres jugeraient tout à fait conforme à la gloire de Dieu de conserver la forme actuelle et de changer seulement les hommes.May we not add a few observations concerning the high expediency, if not necessity, of the present plan. How could an itinerant ministry be preserved through this extensive continent, if the yearly conferences were to station the preachers? They would, of course, be taken up with the sole consideration of the spiritual and temporal interest of that part of the connection, the direction of which was intrusted to them. The necessary consequence of this mode of proceeding would probably, in less than an age, be the division of the body and the independence of each yearly conference. The conferences would be more and more estranged from each other for want of a mutual exchange of preachers: and that grand spring, the motion of the whole at large, by which, under divine grace, the work is more and more extended through this vast country, would be gradually weakened, till at last it might be entirely destroyed. The connection would no more be enabled to send missionaries to the western states and territories, in proportion to their rapid population. The grand circulation of ministers would be at an end, and a mortal stab given to the itinerant plan. The surplus of preachers in one conference could not be drawn out to supply the deficiencies of others, through declensions, locations, deaths, &c. and the revivals in one part of the continent could not be rendered beneficial to the others. Our grand plan, in all its parts, leads to an itinerant ministry. Our bishops are travelling bishops. All the different orders which compose our conferences are employed in the travelling line; and our local preachers are, in some degree, travelling preachers. Every thing is kept moving as far as possible; and we will be bold to say, that, next to the grace of God, there is nothing like this for keeping the whole body alive from the centre to the circumference, and for the continual extension of that circumference on every hand. And we verily believe, that if our episcopacy should, at any time, through tyrannical or immoral conduct, come under the severe censure of the general conference, the members thereof would see it highly for the glory of God to preserve the present form, and only to change the men.
2. M. Wesley, en tant que vénérable fondateur (sous Dieu) de toute la société méthodiste, gouvernait sans aucune responsabilité ; et le respect et la vénération universels que lui portaient à la fois les prédicateurs et le peuple les faisaient s’y soumettre de bon cœur ; et il n’y eut peut-être jamais de simple être humain qui usât de tant de pouvoir avec plus de sagesse, ou avec un regard plus pur vers la gloire du Rédempteur, que ce bienheureux homme de Dieu. Mais les évêques américains sont aussi responsables que n’importe lequel des prédicateurs. Ils sont parfaitement soumis à la conférence générale. Ils savent, il est vrai, que la conférence ne les dégraderait ni ne les censurerait à moins qu’ils ne le méritent. Ils ont, d’une part, la plus entière confiance en leurs frères ; et, d’autre part, ils estiment la confiance que leurs frères placent en eux comme le plus grand honneur terrestre qu’ils puissent recevoir.2. Mr. Wesley, as the venerable founder (under God) of the whole Methodist society, governed without any responsibility whatever; and the universal respect and veneration of both the preachers and people for him, made them cheerfully submit to this: nor was there ever, perhaps, a mere human being who used so much power better, or with a purer eye to the Redeemer’s glory, than that blessed man of God. But the American bishops are as responsible as any of the preachers. They are perfectly subject to the general conference. They are indeed conscious that the conference would neither degrade nor censure them, unless they deserved it. They have, on the one hand, the fullest confidence in their brethren; and, on the other, esteem the confidence which their brethren place in them, as the highest earthly honour they can receive.
Mais ce n’est pas tout. Ils sont sujets à être jugés par sept anciens et deux diacres, comme il est prescrit ci-dessus, pour toute immoralité, réelle ou supposée ; et ils peuvent être suspendus par les deux tiers d’entre eux, non seulement de toutes les charges publiques, mais même de la qualité de simple membre de la société, jusqu’à la conférence générale suivante. Ce mode soumet les évêques au jugement d’un tribunal considérablement inférieur à celui d’une conférence annuelle. Car il n’y a pas une seule des conférences annuelles où n’assisteront probablement plus d’anciens présidents, d’anciens et de diacres qu’à la conférence autorisée à juger un évêque, les conférences annuelles comptant de trente à soixante membres. Et nous pouvons affirmer sans scrupule qu’il n’y a pas d’évêques d’aucune autre Église épiscopale sur la terre qui soient soumis à un jugement aussi strict que les évêques de l’Église méthodiste épiscopale en Amérique. Nous espérons qu’ils n’auront jamais besoin d’être retenus du vice par des motifs tirés de la crainte des châtiments temporels ou ecclésiastiques ; mais s’il en était ainsi, que la verge suspendue sur eux ait son juste effet, ou qu’ils soient retranchés de l’Église comme « le sel qui a perdu sa saveur, qui ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes » !But this is not all. They are subject to be tried by seven elders and two deacons, as prescribed above, for any immorality, or supposed immorality; and may be suspended by two-thirds of these, not only from all public offices, but even from being private members of the society, till the ensuing general conference; This mode subjects the bishops to a trial before a court of judicature, considerably inferior to that of a yearly conference. For there is not one of the yearly conferences which will not, probably, be attended by more presiding elders, elders, and deacons than the conference which is authorized to try a bishop, the yearly conferences consisting of from thirty to sixty members. And we can, without scruple, assert, that there are no bishops of any other episcopal church upon earth, who are subject to so strict a trial as the bishops of the Methodist episcopal church in America. We trust, they will never need to be influenced by motives drawn from the fear of temporal or ecclesiastical punishments, in order to keep from vice: But if they do, may the rod which hangs over them have its due effect; or may they be expelled the church, as “salt which hath lost its savour, and is thenceforth good for nothing but to be cast out, and trodden under foot of men!”
3. M. Wesley avait l’entière gestion de tous les fonds de la conférence et du produit des livres. Il est vrai qu’il dépensait tout pour l’œuvre de Dieu et pour des œuvres charitables ; et plutôt que de s’en approprier la moindre part pour son propre usage, il refusa, alors même qu’il avait près de soixante-dix ans, de voyager en voiture, jusqu’à ce que ses amis de Londres et de Bristol eussent ouvert une souscription privée pour cette dépense extraordinaire. Ce grand homme de Dieu aurait pu amasser des milliers et des milliers s’il l’avait voulu ; et pourtant il mourut ne laissant qu’un peu d’argent de poche, les chevaux et la voiture dans laquelle il voyageait, et les vêtements qu’il portait. Mais nos évêques américains n’ont aucune chance de devenir riches. Car pas un sou de l’argent public n’est à leur disposition : les conférences ont l’entière direction de tout. Leur traitement est de soixante-quatre dollars par an, et leurs frais de voyage sont également payés. Et avec ce traitement ils doivent parcourir environ six mille milles par an, « avec beaucoup de patience », et parfois « dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes », « au milieu de la gloire et de l’ignominie, au milieu de la mauvaise et de la bonne réputation ; étant regardés comme imposteurs, quoique véridiques ; comme inconnus, quoique bien connus ; comme mourants, et voici » qu’ils « vivent ; comme châtiés, quoique non mis à mort ; comme attristés, et nous sommes toujours joyeux ; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs ; comme n’ayant rien, et nous possédons toutes choses » ; et nous espérons que chacun d’eux peut dire par la grâce, dans sa petite mesure, avec le grand apôtre, qu’il « a résolu de ne savoir autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié ; et même il regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ son Seigneur, pour lequel il a renoncé à tout, et les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ ».3. Mr. Wesley had the entire management of all the conference-funds and the produce of the books. It is true, he expended all upon the work of God, and for charitable purposes; and rather than appropriate the least of it to his own use, refused, even when he was about seventy years of age, to travel in a carriage, till his friends in London and Bristol entered into a private subscription for the extraordinary expense. That great man of God might have heaped up thousands upon thousands, if he had been so inclined; and yet he died worth nothing but a little pocket money, the horses and the carriage in which he travelled, and the clothes he wore; But our American bishops have no probability of being rich. For not a cent of the public money is at their disposal: the conferences have the entire direction of the whole. Their salary is sixty-four dollars a year; and their travelling expenses are also defrayed. And with this salary they have to travel about six thousand miles a year, “in much patience,” and sometimes “in afflictions, in necessities, in distresses, in labours, in watchings, in fastings,” through “honour and dishonour, evil report and good report: as deceivers, and yet true; as unknown, and yet well known; as dying, and, behold,” they “live; as chastened, and not killed; as sorrowful, yet alway rejoicing; as poor, yet making many rich; as having nothing and yet possessing all things;” and, we trust, they can each of them through grace say, in their small measure, with the great apostle, that “they are determined not to know any thing, save Jesus Christ, and him crucified; yea, doubtless, and count all things but loss for the excellency of the knowledge of Christ Jesus their Lord: for whom they have suffered the loss of all things, and do count them but dung, that they may win Christ.”
Nous avons établi cette comparaison entre notre vénérable père et les évêques américains pour montrer au monde qu’ils ne possèdent pas, et, pouvons-nous ajouter, qu’ils n’aspirent pas à posséder, ce pouvoir qu’il exerçait et avait le droit d’exercer en tant que père de la connexion ; qu’au contraire, [illisible] dépendants ; que leur pouvoir, leur utilité et eux-mêmes sont entièrement à la merci de la conférence générale ; et, en cas d’accusation d’immoralité, à la merci des deux tiers de la petite conférence de neuf.We have drawn this comparison between our venerable father and the American bishops, to shew to the world that they possess not, and, we may add, they aim not to possess, that power which he exercised and had a right to exercise, as the father of the connexion: that, on the contrary, [illegible] dependent; that their power, their usefulness, themselves, are entirely at the mercy of the general conference; and, on the charge of immorality, at the mercy of two-thirds of the little conference of nine.
À ces observations nous pouvons ajouter : 1. Qu’une branche de l’office épiscopal qui, dans toute Église épiscopale de la terre, depuis la première introduction du christianisme, a été considérée comme lui étant essentielle, à savoir le pouvoir d’ordination, est singulièrement limitée chez nos évêques. Car non seulement ils n’ont pas le pouvoir d’ordonner quelqu’un à l’office épiscopal avant qu’il ait d’abord été élu par la conférence générale, mais ils n’ont aucune autorité pour ordonner un ancien ou un diacre itinérant avant qu’il ait d’abord été élu par une conférence annuelle ; ni un diacre local avant qu’il ait obtenu un témoignage exprimant l’approbation de la société à laquelle il appartient, contresigné par les intendants généraux du circuit, trois anciens, trois diacres et trois prédicateurs itinérants. Ils ne sont donc pas exposés à la tentation d’ordonner par intérêt, par affection ou par quelque autre motif indu, puisqu’il n’est pas en leur pouvoir de le faire. Ils ont, il est vrai, autorité pour suspendre l’ordination d’une personne élue, parce qu’ils sont responsables devant Dieu de l’abus de leur office, et que le commandement de l’apôtre : « N’impose les mains avec précipitation à personne », est absolu ; et nous espérons que, là où la conscience serait réellement engagée et où ils auraient une raison suffisante d’exercer leur pouvoir de suspension, ils le feraient, même au prix de l’estime de leurs frères, qui leur est plus chère que la vie ; oui, même au prix de leur utilité dans l’Église, qui leur est plus précieuse que toutes les choses d’ici-bas. Mais chacun comprendra aussitôt combien ils seront nécessairement prudents, en hommes sages, dans l’exercice de ce pouvoir de suspension. Car, à moins d’avoir pour l’exercer des raisons assez graves pour donner quelque satisfaction à la conférence qui avait fait l’élection, ils se jetteraient dans des difficultés dont ils ne pourraient se tirer que par la conduite la plus douce et la plus sage, et par la réparation envers la personne lésée.To these observations we may add, 1. That a branch of the episcopal office, which, in every episcopal church upon earth, since the first introduction of christianity, has been considered as essential to it, namely, the power of ordination, is singularly limited in our bishops. For they not only have no power to ordain a person for the episcopal office till he be first elected by the general conference, but they possess no authority to ordain an elder or a travelling deacon, till he be first elected by a yearly conference; or a local deacon, till he obtain a testimonial, signifying the approbation of the society to which he belongs, countersigned by the general stewards of the circuit, three elders, three deacons, and three travelling preachers. They are, therefore, not under the temptation of ordaining through interest, affection, or any other improper motive; because it is not in their power so to do. They have, indeed, authority to suspend the ordination of an elected person, because they are answerable to God for the abuse of their office, and the command of the apostle, “Lay hands suddenly on no man,” is absolute: and, we trust, where conscience was really concerned, and they had sufficient reason to exercise their power of suspension, they would do it, even to the loss of the esteem of their brethren, which is more dear to them than life; yea, even to the loss of their usefulness in the church, which is more precious to them than all things here below. But every one must be immediately sensible, how cautious they will necessarily be, as men of wisdom, in the exercise of this suspending power. For unless they had such weighty reasons for the exercise of it, as would give some degree of satisfaction to the conference which had made the election, they would throw themselves into difficulties, out of which they would not be able to extricate themselves, but by the meekest and wisest conduct, and by reparation to the injured person.
2. Les évêques sont obligés de voyager jusqu’à ce que la conférence générale les déclare épuisés ou retraités ; car tel est certainement le sens de la réponse à la sixième question de cette section. Quelle restriction ! Où trouve-t-on rien de semblable dans aucune autre Église épiscopale ? Ce serait une honte pour notre épiscopat d’avoir des évêques établis sur leurs plantations çà et là, montrant à tout le monde qu’au lieu de respirer l’esprit de leur office, ils pouvaient sans remords déposer leurs couronnes et enfouir les talents les plus importants que Dieu ait donnés aux hommes ! Nous aimerions mieux voir notre épiscopat effacé de la face de la terre que de le voir souillé par une conduite aussi honteuse. Toutes les Églises épiscopales du monde ont conscience de la dignité de l’office épiscopal. La plupart d’entre elles s’efforcent de maintenir cette dignité par de gros traitements, de splendides palais et d’autres accessoires de pompe et de magnificence. Mais si un épiscopat n’a ni la dignité qui naît de ces ornements mondains, ni cette dignité infiniment supérieure qui accompagne le travail, la souffrance et l’endurance des épreuves pour la cause de Christ, et une vieillesse vénérable, scène finale d’une vie consacrée au service de Dieu, il devient aussitôt la honte d’une Église et la juste risée du monde ! Certains penseront que la manière de voyager que les évêques sont obligés de suivre comporte peu de difficulté et beaucoup de plaisir. Ils éprouvent certes beaucoup de plaisir, parce qu’ils savent qu’ils marchent dans la volonté de Dieu et que le Seigneur daigne approuver leurs faibles travaux. Mais si voyager à travers la chaleur et le froid, la pluie et la neige, les marais et les rivières, par-dessus les montagnes et à travers les solitudes, couchant des nuits entières sur la terre nue et dans des cabanes de rondins ouvertes au vent de tous côtés, en remplissant leurs engagements autant que possible, quel que soit l’obstacle, si ce sont là de petites difficultés, alors nos évêques n’ont que peu de chose à endurer.2. The bishops are obliged to travel, till the general conference pronounces them worn out or superannuated: for that certainly is the meaning of the answer to the 6th question of this section. What a restriction! Where is the like in any other episcopal church? It would be a disgrace to our episcopacy, to have bishops settled on their plantations here and there, evidencing to all the world, that instead of breathing the spirit of their office, they could, without remorse, lay down their crowns and bury the most important talents God has given to men! We would rather choose that our episcopacy should be blotted out from the face of the earth, than be sullied with such disgraceful conduct. All the episcopal churches in the world are conscious of the dignity of the episcopal office. The greatest part of them endeavour to preserve this dignity by large salaries, splendid palaces, and other appendages of pomp and splendour. But if an episcopacy has neither the dignity which arises from these worldly trappings, nor that infinitely superior dignity which is the attendant of labour, of suffering and enduring hardship for the cause of Christ, and of a venerable old age, the concluding scene of a life, devoted to the service of God, it instantly becomes the disgrace of a church and the just ridicule of the world! Some may think, that the mode of travelling, which the bishops are obliged to pursue, is attended with little difficulty, and much pleasure. Much pleasure they certainly do experience, because they know that they move in the will of God, and that the Lord is pleased to own their feeble labours. But if to travel through the heat and the cold, the rain and the snow, the swamps and the rivers, over the mountains and through the wilderness, lying for nights together on the bare ground and in log-houses open to the wind on every side, fulfilling their appointments, as far as possible, whatever be the hinderance, if these be little difficulties, then our bishops have but little to endure.
Nous avons déjà cité tant de textes de l’Écriture pour la défense de l’épiscopat et du plan itinérant qu’il nous suffit de renvoyer notre lecteur aux notes sur les 1re et 3e sections. Toute la teneur des épîtres de saint Paul à Timothée et à Tite montre clairement qu’ils étaient investis, dans l’ensemble, de beaucoup plus de pouvoir que nos évêques ; et il ne paraît pas qu’ils fussent responsables devant d’autres que Dieu et l’apôtre. Nous recommandons particulièrement à l’attention du lecteur les textes cités dans les notes sur la 3e section pour la défense du plan itinérant ; car nous devons insister sur le fait que l’itinérance générale ne subsisterait probablement pas longtemps sur ce vaste continent si les évêques n’étaient pas investis de l’autorité qu’ils possèdent maintenant. Eux seuls parcourent toute la connexion et ont donc de l’ensemble une vue qu’aucune conférence annuelle ne saurait avoir.We have already quoted so many texts of Scripture in defence of episcopacy and the itinerant plan, that we need only refer our reader to the notes on the 1st and 3d sections. The whole tenor of St. Paul’s epistles to Timothy and Titus clearly evidences, that they were invested, on the whole, with abundantly more power than our bishops: nor does it appear that they were responsible to any but God and the apostle. The texts quoted in the notes on the 3d section, in defence of the itinerant plan, we would particularly recommend to the reader’s attention; as we must insist upon it, that the general itinerancy would not probably exist for any length of time on this extensive continent, if the bishops were not invested with that authority which they now possess. They alone travel through the whole connexion, and, therefore, have such a view of the whole, as no yearly conference can possibly have.
Un évêque, avec les anciens présents, peut consacrer un évêque qui a été préalablement élu par la conférence générale. Cela est conforme aux Écritures. Nous lisons en 2 Timothée 1:6 : « Je t’exhorte à ranimer le don de Dieu que tu as reçu par l’imposition de mes mains » : nous avons ici l’imposition des mains de l’apôtre. Nous lisons encore en 1 Timothée 4:14 : « Ne néglige pas le don qui est en toi, et qui t’a été donné par prophétie avec l’imposition des mains de l’assemblée des anciens » : nous avons ici l’imposition des mains des anciens. Et en comparant les deux passages, il est évident que l’imposition des mains fut, tant de la part de l’apôtre que des anciens, pour le même don. L’idée que [illisible] consacrer un évêque ne repose non plus sur aucune autorité, ni des Écritures ni de la pratique de l’âge apostolique.One bishop, with the elders present, may consecrate a bishop who has been previously elected by the general conference. This is agreeable to the Scriptures. We read, 2 Tim. i. 6. “I put thee in remembrance, that thou stir up the gift of God which is in thee, by the putting on of my hands:” here we have the imposition of the hands of the apostle. Again, we read, 1 Tim. iv. 14. “Neglect not the gift that is in thee, which was given thee by prophecy, with the laying on of the hands of the presbytery:” here we have the laying on of the hands of the elders. And by comparing both passages, it is evident that the imposition of hands was, both in respect to the apostle and the elders, for the same gift. Nor is the idea, that [illegible] consecrate a bishop, grounded on any authority whatever, either from the Scriptures, or the practice of the apostolic age.
L’autorité conférée à la conférence générale, ou plutôt déclarée lui appartenir, d’élire un évêque, au cas où il n’en resterait aucun dans l’Église, et d’autoriser les anciens à le consacrer, ne souffre aucune objection, sauf si l’on admet comme vraie la fable d’une succession apostolique ininterrompue. Saint Jérôme, qui fut un défenseur aussi ferme de l’épiscopat que quiconque peut-être dans l’Église primitive, nous apprend que dans l’Église d’Alexandrie (qui fut, dans l’Antiquité, l’une des plus respectables des Églises) le collège des presbytres non seulement élisait un évêque à la mort du précédent, mais le consacrait par l’imposition de ses propres mains, depuis le temps de saint Marc, son premier évêque, jusqu’au temps de Denys, ce qui fait un espace d’environ deux cents ans ; et le collège des presbytres des temps anciens correspondait à notre conférence générale.The authority given to, or rather declared to exist in, the general conference, that in case there shall be no bishop remaining in the church, they shall elect a bishop, and authorize the elders to consecrate him, will not admit of an objection, except on the supposition that the fable of an uninterrupted apostolic succession be allowed to be true. St. Jerome, who was as strong an advocate for episcopacy as perhaps any in the primitive church, informs us, that in the church of Alexandria (which was, in ancient times, one of the most respectable of the churches) the college of presbyters not only elected a bishop, on the decease of the former, but consecrated him by the imposition of their own hands, from the time of St. Mark, their first bishop, to the time of Dionysius, which was a space of about two hundred years: and the college of presbyters in ancient times answered to our general conference.
3. Le prédicateur responsable : devoirs du circuit et examen de ceux qui sont appelés à prêcher3. The Preacher in Charge: Circuit Duties and the Trial of Those Called to Preach
The Doctrines and Discipline of the Methodist Episcopal Church in America, with Explanatory Notes, de Thomas Coke et Francis Asbury, 10e éd. (Philadelphie, 1798), chapitre I, sections X–XI : « Des devoirs de ceux qui ont la charge des circuits » et « De l’examen de ceux qui pensent être poussés par le Saint-Esprit à prêcher », avec les notes des évêques. Lignes 3674–4519 de l’OCR (Internet Archive, doctrinesanddis18churgoog). Source primaire ; traduction du Séminaire théologique de Chapala. Les interprétations sont celles des auteurs.The Doctrines and Discipline of the Methodist Episcopal Church in America, with Explanatory Notes by Thomas Coke and Francis Asbury, 10th ed. (Philadelphia, 1798), Chapter I, Sections X–XI: “Of the Duties of those who have the Charge of Circuits” and “Of the Trial of those who think they are moved by the Holy Ghost to preach,” with the bishops’ notes. OCR lines 3674–4519 (Internet Archive item doctrinesanddis18churgoog). Primary source; the interpretations are the authors’.
Note du STC : Un « circuit » était une tournée de lieux de prédication desservis à tour de rôle par un ou plusieurs prédicateurs itinérants. Les « billets » trimestriels étaient de petites cartes imprimées attestant qu’un membre était en règle. Les « bandes » étaient de petits groupes de croyants qui se réunissaient pour une confession et une prière mutuelles plus étroites ; les « agapes » (love-feasts) étaient de simples repas fraternels de pain et d’eau avec témoignages ; les « veillées » (watch-nights) étaient des cultes de prière tard dans la nuit. Les « intendants » géraient l’argent et le soin des pauvres ; les « exhortateurs » étaient des orateurs laïques autorisés. Les « oraisons jaculatoires » sont de courtes prières. Les notes renvoient parfois à des sections du livre de 1798 qui ne sont pas incluses dans ce manuel. Les numéros des notes suivent les devoirs numérotés des règles.CTS note: A “circuit” was a round of preaching places served in turn by one or more travelling preachers. Quarterly “tickets” were small printed cards showing that a member was in good standing. “Bands” were small groups of believers who met for closer mutual confession and prayer; “love-feasts” were simple fellowship meals of bread and water with testimony; “watch-nights” were late-evening services of prayer. “Stewards” handled money and the care of the poor; “exhorters” were licensed lay speakers. “Ejaculations” are short prayers. The notes sometimes refer to sections of the 1798 book that are not included in this textbook. The numbers in the notes follow the numbered duties in the rules.
SECTION X. Des devoirs de ceux qui ont la charge des circuits.SECTION X. Of the Duties of those who have the Charge of Circuits.
Question 1. Quels sont les devoirs de l’ancien, du diacre ou du prédicateur qui a la charge spéciale d’un circuit ? Réponse. 1. Veiller à ce que les autres prédicateurs de son circuit se conduisent bien et ne manquent de rien.Quest. 1. What are the duties of the elder, deacon, or preacher, who has the special charge of a circuit? Answ. 1. To see that the other preachers in his circuit behave well, and want nothing.
2. Renouveler les billets chaque trimestre et régler les bandes.2. To renew the tickets quarterly, and regulate the bands.
3. Réunir les intendants et les conducteurs aussi souvent que possible.3. To meet the stewards and leaders as often as possible.
4. Nommer tous les intendants et conducteurs, et les changer quand il le juge nécessaire.4. To appoint all the stewards and leaders, and change them when he sees it necessary.
5. Recevoir, juger et exclure des membres selon la forme de discipline.5. To receive, try, and expel members according to the form of discipline.
6. Tenir les veillées et les agapes.6. To hold watch-nights and love-feasts.
7. Tenir les assemblées trimestrielles en l’absence de l’ancien président.7. To hold quarterly meetings in the absence of the presiding elder.
8. Veiller à ce que chaque société soit dûment pourvue de livres.8. To take care that every society be duly supplied with books.
9. Tenir un compte exact du nombre des membres de la société, et le présenter à la conférence.9. To take an exact account of the numbers in society, and bring it to the conference.
10. Envoyer chaque trimestre à son ancien président un compte rendu de son circuit.10. To send an account of his circuit every quarter to his presiding elder.
11. Réunir séparément les hommes et les femmes dans les grandes sociétés une fois par trimestre, partout où cela est praticable.11. To meet the men and women apart in the large societies once a quarter, wherever it is practicable.
12. Vérifier les comptes de tous les intendants.12. To overlook the accounts of all the stewards.
13. Désigner une personne pour recevoir la collecte trimestrielle dans les classes.13. To appoint a person to receive the quarterly collection in the classes.
14. Veiller à ce que des collectes publiques soient faites chaque trimestre, s’il en est besoin.14. To see that public collections be made quarterly, if need be.
15. Ouvrir une souscription annuelle dans les circuits qui peuvent la supporter, pour bâtir des églises et payer les dettes de celles qui sont déjà construites.15. To raise a yearly subscription in those circuits that can bear it, for building churches, and paying the debts of those which have been already erected.
16. Choisir un comité de membres laïques pour faire une juste répartition de l’argent là où l’on en a le plus besoin.16. To choose a committee of lay-members to make a just application of the money, where it is most wanted.
Question 2. Quelles autres directives lui donnerons-nous ? Réponse. Plusieurs.Quest. 2. What other directions shall we give him? Answ. Several.
1. Tenir un registre régulier des sociétés dans les bourgs et les villes, selon les rues où les membres demeurent.1. To take a regular catalogue of the societies in towns and cities, as they live in streets.
2. Laisser à son successeur un compte rendu détaillé de l’état du circuit.2. To leave his successor a particular account of the state of the circuit.
3. Veiller à ce que chaque conducteur de bande ait les règles des bandes.3. To see that every band-leader have the rules of the bands.
4. Faire observer avec vigueur, mais avec calme, toutes les règles de la société.4. To enforce vigorously, but calmly, all the rules of the society.
5. Dès qu’il y a quatre hommes ou femmes croyants en quelque lieu, les réunir en une bande.5. As soon as there are four men or women believers in any place, to put them into a band.
6. Ne permettre à aucune agape de durer plus d’une heure et demie.6. To suffer no love-feast to last above an hour and a half.
7. Avertir tous, de temps à autre, que personne ne doit passer d’un circuit à un autre sans une note de recommandation d’un prédicateur du circuit en ces termes : « A. B., porteur de la présente, a été un membre agréé de notre société à C. » ; et les informer que sans un tel certificat ils ne seront pas reçus dans d’autres sociétés.7. To warn all, from time to time, that none are to remove from one circuit to another, without a note of recommendation from a preacher of the circuit in these words: “A. B. the bearer has been an acceptable member of our society in C.” and to inform them, that, without such a certificate, they will not be received into other societies.
8. Recommander partout la bienséance et la propreté.8. To recommend every where decency and cleanliness.
9. Lire les règles de la société, avec l’aide des autres prédicateurs, une fois par an dans chaque assemblée et une fois par trimestre dans chaque société.9. To read the rules of the society, with the aid of the other preachers, once a year in every congregation, and once a quarter in every society.
10. Dans tout différend entre deux ou plusieurs membres de notre société, au sujet du paiement de dettes ou autrement, qui ne peut être réglé par les parties intéressées, le prédicateur qui a la charge du circuit s’enquerra des circonstances du cas ; et, après avoir consulté les intendants et les conducteurs, il recommandera, s’ils le jugent bon, aux parties en litige un arbitrage composé d’un arbitre choisi par le demandeur et d’un autre choisi par le défendeur ; lesquels deux arbitres ainsi choisis en nommeront un troisième ; les trois arbitres étant membres de notre société.10. On any dispute between two or more of the members of our society, concerning the payment of debts or otherwise, which cannot be settled by the parties concerned, the preacher who has the charge of the circuit, shall inquire into the circumstances of the case; and, having consulted the stewards and leaders, shall, if agreeable to their advice, recommend to the contending parties a reference consisting of one arbiter chosen by the plaintiff, and another chosen by the defendant; which two arbiters so chosen shall nominate a third; the three arbiters being members of our society.
Mais si l’une des parties n’est pas satisfaite du jugement rendu, elle pourra s’adresser à l’assemblée trimestrielle suivante du circuit pour obtenir qu’un second arbitrage soit désigné ; et si l’assemblée trimestrielle y voit une raison suffisante, elle accordera un second arbitrage ; auquel cas chaque partie choisira deux arbitres, et les quatre arbitres en choisiront un cinquième, et le jugement de la majorité d’entre eux sera définitif ; et toute partie qui refusera de s’y soumettre sera exclue de la société.But if one of the parties be dissatisfied with the judgment given, such party may apply to the ensuing quarterly meeting of the circuit, for allowance to have a second arbitration appointed; and if the quarterly meeting see sufficient reason, they shall grant a second arbitration; in which case, each party shall choose two arbiters, and the four arbiters shall choose a fifth, the judgment of the majorities of whom shall be final; and any party refusing to abide by such judgment, shall be excluded the society.
Et si quelque membre de notre société refuse, en cas de dette ou d’autres différends, de soumettre l’affaire à l’arbitrage lorsque celui qui a la charge du circuit le recommande avec l’approbation des intendants et des conducteurs, ou s’il intente un procès à un autre membre avant que ces mesures aient été prises, il sera exclu.And if any member of our society shall refuse in cases of debt or other disputes, to refer the matter to arbitration, when recommended by him who has the charge of the circuit, with the approbation of the stewards and leaders; or shall enter into a law-suit with another member before these measures are taken, he shall be expelled.
On demande aux prédicateurs qui ont la surveillance des circuits d’appliquer pleinement et énergiquement toutes nos règles « contre toute fraude, et particulièrement contre les insolvabilités malhonnêtes, ne souffrant pas que demeure dans notre société, pour quelque raison que ce soit, personne qui soit reconnu coupable d’une fraude quelconque. »The preachers who have the oversight of circuits are required to execute all our rules fully and strenuously “against all frauds, and particularly against dishonest insolvencies; suffering none to remain in our society, on any account, who are found guilty of any fraud.”
11. Le prédicateur qui a la charge d’un circuit établira des réunions de prière partout où il le pourra dans son circuit.11. The preacher who has the charge of a circuit, shall appoint prayer-meetings wherever he can, in his circuit.
12. Il veillera à ce qu’un jeûne soit observé dans chaque société de son circuit le vendredi qui précède chaque assemblée trimestrielle, et à ce qu’une mention en soit inscrite sur toutes les listes de classe.12. He shall take care that a fast be held in every society in his circuit, on the Friday preceding every quarterly meeting; and that a memorandum of it be written on all the class-papers.
13. Il veillera aussi à ce qu’aucun prédicateur local ou exhortateur non ordonné de son circuit n’officie en public sans avoir obtenu d’abord une autorisation de l’ancien président ou de lui-même. Que tout prédicateur local et exhortateur non ordonné prenne soin de la faire renouveler chaque année ; et que celui qui a la charge du circuit y tienne la main.13. He shall also take care, that no unordained local preacher or exhorter in his circuit shall officiate in public, without first obtaining a licence from the presiding elder or himself. Let every unordained local preacher and exhorter take care to have this renewed yearly: and let him who has the charge of the circuit, insist upon it.
NOTES.NOTES.
Quand nous considérons les devoirs de l’office décrit dans cette section, nous n’aurons aucune peine à reconnaître que c’est un office d’une importance non négligeable.When we consider the duties of the office described in this section, we shall feel no difficulty in allowing, that it is an office of no small importance.
1. Celui qui l’occupe doit veiller sur les autres prédicateurs itinérants de son circuit, non avec l’œil d’un juge sévère, mais avec celui d’un tendre frère aîné. Il doit, certes, être fidèle envers ses collègues et leur dire toutes leurs fautes ; mais il n’a pas le pouvoir de les corriger. Il doit porter une part égale avec eux dans les fatigues d’un prédicateur itinérant, outre qu’il a sur lui le soin de toutes les Églises de son circuit. Mais si ses collègues n’observent pas ses directives raisonnables, ou se conduisent gravement mal, il doit en informer son ancien président, dont le devoir est de juger et de redresser toutes choses au plus tôt. Il doit aussi user de son influence auprès du peuple pour que ses compagnons d’œuvre ne manquent de rien pour les simples commodités, ou du moins les nécessités, de cette vie passagère. Il leur faut peu de chose, et ce peu, ils doivent l’avoir. Cela implique aussi que, si son collègue est marié, il doit veiller à ce que ni lui ni sa famille ne manquent d’aucune des choses nécessaires à la vie. De l’accomplissement de ce devoir, comme de tous les autres, il est responsable devant Dieu et devant l’Église dont il est membre. « Jésus les appela [les douze], et dit : Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir », Matthieu 20:25–28.I. The person who holds it, is to watch over the other travelling preachers in his circuit, not with the eye of a severe judge, but with that of a tender elder brother. He should indeed be faithful to his colleagues, and tell them all their faults: but he has no power to correct them. He is to bear an equal share with them in the toils of a travelling preacher, besides having upon him the care of all the churches in his circuit. But if his colleagues will not observe his reasonable directions, or behave grossly amiss, he must inform his presiding elder, whose duty it is, as soon as possible, to judge of and rectify every thing. He is also to use his influence with the people, that his fellow-labourers may stand in need of nothing for the simple conveniences or at least necessities of this transitory life. They want but little, and that little they ought to have. This also implies, that if his colleague be married, he should take care that neither he nor his family stand in need of any of the necessaries of life. For his performance of this duty, as well as all the rest, he is bounden to God, as well as to the church of which he is a member. “Jesus called them [the twelve] unto him, and said, ye know that the princes of the Gentiles exercise dominion over them, and they that are great exercise authority upon them. But it shall not be so among you: but whosoever will be great among you, let him be your minister; and whosoever will be chief among you, let him be your servant: Even as the Son of Man came not to be ministered unto, but to minister,” Matt. xx. 25–28.
2. Il doit remettre chaque trimestre des billets à chaque membre de la société, avec une portion de la parole de Dieu imprimée dessus. Cela n’est pas de peu d’importance pour la conservation de notre discipline et la pureté de notre Église. Admettre fréquemment des personnes non réveillées à nos réunions de société et à nos agapes, ce serait jeter un froid sur ces assemblées profitables, et entraver, sinon détruire entièrement, cette liberté de parole qui est toujours une bénédiction particulière pour les croyants fervents et pour ceux qui cherchent sincèrement le salut. En outre, cette disposition donne au prédicateur qui remplit l’office dont il est ici question l’occasion de parler de près à chaque personne confiée à ses soins sur l’état de son âme. « Je connais tes œuvres », dit notre Seigneur, « ton travail, et ta persévérance, et je sais que tu ne peux supporter les méchants… que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t’es point lassé », Apocalypse 2:2, 3. L’autre devoir, celui de régler les bandes, est aussi d’une grande importance, comme on le verra quand nous traiterons plus amplement de la 3e section du 2e chapitre.2. He is to deliver tickets quarterly to each member of the society, with a portion of the word of God printed on them. This is of no small moment for the preservation of our discipline and the purity of our church. To admit frequently unawakened persons to our society-meetings and love-feasts, would be to throw a damp on those profitable assemblies, and cramp, if not entirely destroy that liberty of speech which is always made a peculiar blessing to earnest believers and sincere seekers of salvation. Besides, this regulation affords the preacher who holds the office now under consideration, an opportunity of speaking closely to every person under his care on the state of their souls. “I know thy works,” says our Lord, “and thy labour, and thy patience, and how thou canst not bear them which are evil:— and hast borne, and hast patience, and for my name’s sake hast laboured, and hast not fainted,” Rev. ii. 2, 3. The other duty of regulating the bands is also of great consequence, as will appear when we come to enlarge on the 3d section of the 2d chapter.
3. Il doit veiller sur les intendants et les conducteurs de son circuit. Il doit les réunir chaque semaine lorsqu’il est dans les bourgs, et aussi souvent que possible à la campagne. Il doit recommander aux intendants les pauvres de leurs sociétés, leur exposer, s’il le faut, les besoins de ses collègues, et les exciter à la fidélité et au zèle dans leur office ; mais surtout il doit exhorter les conducteurs, les instruire de la meilleure manière de s’adresser à leurs classes, et mettre devant eux la valeur inestimable des âmes précieuses confiées respectivement à leurs soins. Toute son âme devrait dire : « Puisse tout le peuple de l’Éternel être composé de prophètes ; et veuille l’Éternel mettre son esprit sur eux ! » Nombres 11:29.3. He is to watch over the stewards and leaders of his circuit. He should meet them weekly, when in the towns, and as often as may be in the country. He is to recommend to the stewards the poor of their societies, to lay before them, if necessary, the wants of his colleagues, and to stir them up to fidelity and activity, in their office: but above all, he is to exhort the leaders, to instruct them in the best mode of addressing their classes, and to set before them the inestimable value of the precious souls respectively intrusted to their care. His whole soul should say, “Would God that all the Lord’s people were prophets, and that the Lord would put his Spirit upon them!” Numb. xi. 29.
4. Comme il est le moins exposé à être influencé par les diverses circonstances qui naissent du voisinage, d’une longue fréquentation, de l’affection, de la parenté ou de tout autre motif que les talents spirituels, c’est à lui de nommer les intendants. Et comme il est, ou doit être, le meilleur juge des dons et de l’expérience des membres de la société, c’est aussi à lui de choisir, de temps à autre, les hommes qui doivent remplir l’office important de conducteur. Et de plus, comme il est la seule personne du circuit responsable devant la conférence annuelle du déclin de l’œuvre de Dieu dans son circuit, et le seul que la conférence puisse rendre responsable, l’autorité lui est confiée de changer les conducteurs lorsqu’ils ont perdu la vie de Dieu, ou qu’ils sont devenus incapables de remplir leur devoir ou le négligent. Mais s’il use jamais de ce pouvoir d’une manière capricieuse ou tyrannique, le peuple peut porter ses griefs devant les évêques ou les anciens présidents, qui ont autorité pour le suspendre pour mauvaise conduite ; ou devant la conférence annuelle, qui peut aller jusqu’à l’exclure s’il pèche gravement contre cette sagesse d’en haut, « qui est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie », Jacques 3:17.4. As he is the least likely to be influenced by the various circumstances arising from neighbourhood, long acquaintance, affection, consanguinity, or any other motives than spiritual talents, he is to appoint the stewards. And as he is, or should be, the best judge of the gifts and experience of the members of society, he also is to select the men, from time to time, who are to fill up the weighty office of leader. And again, as he is the only person in the circuit, who is responsible to the yearly conference for the decline of the work of God in his circuit, and the only one the conference can make responsible, he has the authority invested in him of changing leaders, when they have lost the life of God, or are incapacitated for or negligent of their duty. But if he ever use this power in a capricious or tyrannical manner, the people may lay their grievances before the bishops or presiding elders, who have authority to suspend him for ill conduct; or, before the yearly conference, which may proceed even to his expulsion, if he grossly offend against that wisdom which is from above, “and which is first pure, then peaceable, gentle, and easy to be intreated, full of mercy and good fruits, without partiality, and without hypocrisy.” Jam. iii. 17.
5. Il doit aussi recevoir les membres à l’essai, et dans la société, selon la forme de discipline. Si cette autorité était confiée à la société ou à une partie de celle-ci, la grande œuvre du réveil prendrait bientôt fin. Une preuve très remarquable en fut donnée il y a plusieurs années par une société en Europe. Beaucoup des principaux membres de cette société demandèrent avec une extrême insistance que tout le gouvernement de leur société fût remis à une assemblée composée du prédicateur principal et d’un certain nombre d’anciens laïques et de diacres laïques, comme ils les appelaient. À la fin, le prédicateur qui avait la surveillance du circuit se laissa persuader par leur insistance incessante d’accéder à leur demande. Il nomma donc tous les conducteurs et intendants anciens laïques et diacres laïques, avec les pouvoirs désirés. Mais hélas ! quelle en fut la conséquence ? Le grand réveil qui avait alors lieu dans cette société et cette assemblée fut bientôt éteint. Les pauvres pécheurs, nouvellement réveillés, affluaient dans l’Église de Dieu comme des colombes vers leur colombier. Mais désormais la sagesse et la prudence du nouveau tribunal les tenaient à distance jusqu’à ce qu’ils eussent donné pleine preuve de leur repentance : « Si leurs convictions sont sincères », disaient-ils, « ils ne se retireront pas de la prédication de la parole à cause de notre prudence ; ils verront eux-mêmes la justesse de notre conduite. » Ainsi, tandis que le fervent prédicateur proclamait à une heure la bonne volonté de Christ à recevoir immédiatement les pécheurs qui revenaient, la sagesse des anciens et des diacres laïques les rejetait l’heure suivante, même de l’admission à l’essai, à moins qu’ils n’eussent été auparavant des sépulcres blanchis, pleins au-dedans d’ossements de morts et de pourriture. Le prédicateur qui avait la charge du circuit eut presque le cœur brisé de voir les âmes précieuses que Dieu lui avait données tenues à distance de lui, et rejetées dans le vaste monde par les prudents anciens et diacres laïques. Cependant, à sa prière instante, il fut transféré dans un autre circuit par la conférence, sous l’autorité de laquelle il agissait, pour jouir des bénédictions de l’économie méthodiste. Le réveil de l’œuvre de Dieu fut bientôt éteint ; et la société, d’une des plus vivantes, devint une des plus languissantes d’Europe.5. He is also to receive members upon trial, and into society, according to the form of discipline. If this authority were invested in the society, or any part of it, the great work of revival would soon be at an end. A very remarkable proof of this was given several years ago, by a society in Europe. Many of the leading members of that society, were exceedingly importunate to have the whole government of their society invested in a meeting composed of the principal preacher, and a number of lay elders and lay deacons, as they termed them. At last, the preacher who had the oversight of the circuit, was prevailed upon, through their incessant importunity, to comply with their request. He accordingly nominated all the leaders and stewards as lay elders and lay deacons, with the desired powers. But alas! What was the consequence? The great revival which was then in that society and congregation, was soon extinguished. Poor sinners, newly awakened, were flocking into the church of God as doves to their windows. But now, the wisdom and prudence of the new court kept them at a distance, till they had given full proof of their repentance: “if their convictions be sincere,” said they, “they will not withdraw themselves from the preaching of the word on account of our caution; they themselves will see the propriety of our conduct.” Thus, whilst the fervent preacher was one hour declaring the willingness of Christ immediately to receive the returning sinners, the wisdom of the lay elders and lay deacons would the next hour reject them even from being received upon trial, unless they had been before painted sepulchres, inwardly full of dead men’s bones and rottenness. The preacher who had the charge of the circuit nearly broke his heart, to see the precious souls which God had given him, kept at a distance from him, and thrown back again upon the wide world by the prudent lay elders and deacons. However, at his earnest entreaty, he was removed into another circuit by the conference, under whose controul he acted, to enjoy the blessings of the Methodist economy. The revival of the work of God was soon extinguished; and the society, from being one of the most lively, became one of the most languid in Europe.
Gloire soit à Dieu ! Toutes nos sociétés dans le monde, qui comptent maintenant plus de 160 000 membres, ont été suscitées, sous la grâce, par nos ministres et nos prédicateurs. Eux, et eux seuls, en sont les pères spirituels sous Dieu ; et nul autre ne peut ressentir pour elles ce qu’ils ressentent. Il est vrai que, lors des grands réveils, les boiteux, les aveugles et les estropiés spirituels entreront en foule dans l’Église de Dieu ; et ils sont les bienvenus à tout ce que nous pouvons faire pour leurs âmes inestimables, jusqu’à ce qu’ils se montrent infidèles à la grâce qui convainc ou qui convertit. Et nous ne rejetterons pas leurs âmes dans le monde méchant pendant qu’elles gémissent sous le fardeau du péché, parce que beaucoup, pendant l’essai, étouffent leurs convictions, ou peut-être étaient hypocrites dès le commencement. Nous aimerions mieux retourner dans les chemins et le long des haies, et former de nouvelles sociétés comme au commencement, que de renoncer à un privilège si essentiel à l’office ministériel et au réveil de l’œuvre de Dieu.Glory be to God, all our societies throughout the world, now amounting to upwards of 160,000, have been raised, under grace, by our ministers and preachers. They, and they only, are their spiritual fathers under God; and none others can feel for them as they do. It is true, that on great revivals, the spiritually halt, and blind; and lame, will press in crowds into the church of God; and they are welcome to all that we can do for their invaluable souls, till they prove unfaithful to convincing or converting grace. And we will not throw back their souls on the wicked world, whilst groaning under the burden of sin, because many on the trial quench their convictions, or perhaps were hypocritical from the beginning. We would sooner go again into the highways and hedges, and form new societies as at first, than we would give up a privilege so essential to the ministerial office and to the revival of the work of God;
« Le maître de la maison [Dieu]… dit à son serviteur : Va promptement dans les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. Le serviteur dit : Maître, ce que tu as ordonné a été fait, et il y a encore de la place. » Il obéit à son Dieu sans demander à aucune société la permission de lui obéir ou non. « Et le maître dit au serviteur : Va dans les chemins et le long des haies, et ceux que tu trouveras, contrains-les d’entrer, afin que ma maison soit remplie », Luc 14:21–23. Le serviteur ne répond pas à son Dieu : J’obéirai à ton ordre autant que ma société, ou mes conducteurs et mes intendants, me le permettront. De plus, le Seigneur dit à Ézéchiel, chapitre 34:1–10 : « Fils de l’homme, prophétise contre les pasteurs d’Israël ! prophétise, et dis-leur, aux pasteurs : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Malheur aux pasteurs d’Israël !… Vous n’avez pas fortifié celles qui étaient faibles, guéri celle qui était malade, pansé celle qui était blessée ; vous n’avez pas ramené celle qui s’égarait, cherché celle qui était perdue… Elles se sont dispersées, parce qu’elles n’avaient point de pasteur ; elles sont devenues la proie de toutes les bêtes des champs, elles se sont dispersées. C’est pourquoi, pasteurs, écoutez la parole de l’Éternel ! Je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Éternel, parce que mes brebis sont au pillage et qu’elles sont devenues la proie de toutes les bêtes des champs, faute de pasteur, parce que mes pasteurs ne prenaient aucun souci de mes brebis… C’est pourquoi, pasteurs, écoutez la parole de l’Éternel ! Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, j’en veux aux pasteurs ! Je reprendrai mes brebis d’entre leurs mains, je ne les laisserai plus paître mes brebis », etc. Or, quels pasteurs, appelés et approuvés de Dieu, prendraient sur eux cette terrible responsabilité, si d’autres pouvaient refuser à leurs enfants spirituels le grand privilège extérieur de l’Évangile, ou admettre parmi eux les personnes les plus indignes pour se mêler à eux et les corrompre ? En vérité, quoi que fassent les pasteurs d’autres Églises, nous espérons que les nôtres ne se mettront jamais sous une si redoutable servitude. C’est en vain qu’on dirait que d’autres peuvent être aussi tendres et aussi prudents qu’eux-mêmes ; car [illisible] les pasteurs sont responsables devant Dieu, et ne doivent donc en aucune manière être ainsi entravés dans leur soin pastoral. Et ceux qui désirent arracher des mains des ministres cette part importante de leur devoir feraient mieux d’aller eux-mêmes dans les chemins et le long des haies prêcher l’Évangile éternel, ou de se contenter de la situation où la Providence les a placés.“The master of the house [God]—said to his servant. Go out quickly into the streets and lanes of the city, and bring in hither the poor, and the maimed, and the halt, and the blind. And the servant said, Lord, it is done as thou hast commanded, and yet there is room.” He obeys his God, without asking permission of any society, whether he should obey him or not. “And the Lord said unto the servant. Go out into the highways and hedges, and compel them to come in that my house may be filled,” Luke xiv. 21–23. The servant answers not to his God, I will comply with thy command as far as my society, or my leaders and stewards will permit me. Again, the Lord says to Ezekiel, ch. xxxiv. 1–10, “Son of man, prophesy against the shepherds of Israel, prophesy, and say unto them. Thus saith the Lord God unto the shepherds, Wo be to the shepherds of Israel.—The diseased have ye not strengthened, neither have ye healed that which was sick, neither have ye bound up that which was broken, neither have ye brought again, that which was driven away, neither have ye sought that which was lost.—And they were scattered, because there is no shepherd: and they became meat to all the beasts of the field, when they were scattered. Therefore, ye shepherds, hear the word of the Lord; As I live, saith the Lord God, surely because my flock became a prey, and my flock became meat to every beast of the field, because there was no shepherd, neither did my shepherds search for my flock — Therefore, O ye shepherds, hear the word of the Lord, Thus saith the Lord God; Behold, I am against the shepherds; and I will require my flock at their hand, and cause them to cease from feeding the flock.” &c. Now, what pastors, called and owned of God, would take upon themselves this awful responsibility, if others could refuse to their spiritual children the grand external privilege of the gospel, or admit among them the most improper persons to mix with and corrupt them. Truly, whatever the pastors of other churches may do, we trust that ours will never put themselves under so dreadful a bondage. It is in vain to say, that others may be as tender and cautious as themselves: for [illegible] the pastors are responsible to God, and, therefore, should by no means be thus fettered in their pastoral care. And those who are desirous to wrest out of the hands of ministers this important part of their duty, should rather go out themselves to the highways and hedges, and preach the everlasting gospel, or be contented with their present providential situation.
En outre, le commandement de notre Seigneur, Matthieu 28:19 : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant », etc., s’adresse non seulement à ses disciples, mais, par eux, à tous ses serviteurs dans le ministère jusqu’à la fin du monde. Or, si les ministres doivent être juges de ceux qui sont aptes au baptême, qui est la grande ordonnance d’initiation dans l’Église visible, combien plus devraient-ils avoir le droit de déterminer qui ils prendront sous leur propre soin, ou qui Dieu leur a donné du monde par la prédication de sa parole ! Que des ministres dépensent leurs forces, leurs larmes, leurs prières, leur vie pour le salut des âmes, et qu’eux-mêmes et les leurs soient sous l’autorité de gens qui n’ont jamais enfanté ces âmes dans la douleur, et qui ne peuvent donc jamais ressentir pour elles ce que ressentent leurs parents spirituels, c’est un fardeau que nous ne pouvons porter. Il est donc évident que la raison et l’Écriture rendent, de la manière la plus claire, le privilège ou pouvoir dont il est ici question essentiel au ministère de l’Évangile.Besides, the command of our Lord, Matt. xxviii. 19. “Go ye, —and teach all nations, baptizing them,” &c. is addressed not only to his disciples, and through them to all his ministering servants to the end of the world. But if ministers are to be the judges of the proper subjects of baptism which is the grand initiatory ordinance into the visible church, how much more should they have a right to determine, whom they will take under their own care, or whom God has given them out of the world by the preaching of his word. For ministers to spend their strength, their tears, their prayers, their lives for the salvation of souls, and to have both themselves and theirs under the controul of those who never travelled in birth for them, and, therefore, can never feel for them as their spiritual parents do, is a burden we cannot bear. Thus it is evident, that both reason and scripture do, in the clearest manner, make the privilege or power now under consideration essential to the gospel-ministry.
L’autre devoir mentionné dans cet article, celui de régler la société des bandes, est d’une grande importance, comme on le verra quand nous traiterons plus amplement de la 3e section du 2e chapitre.The other duty, mentioned under this article, of regulating the band-society, is of great consequence, as will appear when we come to enlarge upon the 3d section of the 2d chapter.
6. Comme le Seigneur est un Dieu d’ordre et non de désordre, il est très nécessaire qu’une seule personne soit chargée de la direction des veillées et des agapes ; et qui serait plus qualifié, en l’absence de l’ancien président, que le prédicateur qui a la surveillance du circuit ? Quant aux veillées, nous pouvons observer : Notre Seigneur passait-il des nuits entières en prière ? Matthieu 14:23–25 ; Marc 6:46–48 ; Luc 6:12 : « En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. » Saint Paul employait-il aussi des nuits entières à instruire l’Église de Dieu et à prier avec elle ? Actes 20:7–11 : « Quand [Paul] eut rompu le pain et mangé, il parla longtemps encore jusqu’au jour. Après quoi il partit. » Et les ministres et le peuple de Dieu de nos jours n’imiteront-ils pas de si grands exemples ? Les dissipés et les profanes passeront-ils nuit après nuit à festoyer et à veiller au service de Satan, et trouverons-nous trop de veiller et de prier quelquefois pendant quelques heures de suite ?6. As the Lord is a God of order, and not of confusion, it is highly necessary that one person should be invested with the regulation of the watch-nights and love-feasts: and who would be so proper, in the absence of the presiding elder, as the preacher who has the oversight of the circuit? As to watch-nights, we may observe, Did our Lord spend whole nights in prayer? Matt. xiv. 23–25. Mark vi. 46–48. Luke vi. 12. “And it came to pass in those days, that he went out into a mountain to pray, and continued all night in prayer to God.” Did St. Paul also employ whole nights in instruction and praying with the church of God? Acts xx. 7–11. “When he [Paul] had broken bread, and eaten, and talked a long while, even till break of day, so he departed.” And shall not the ministers and people of God in these days imitate such great examples? Shall the dissipated and profane revel and watch, night after night, in the service of Satan, and shall we think it too much to watch and pray sometimes for a few hours together?
Notre vénérable guide, M. Wesley, fut conduit en cela, comme dans la plupart de ses règles, par la divine Providence. « Lorsqu’on l’informa, vers l’an 1740, que l’assemblée de Kingswood, près de Bristol, continuait souvent dans l’exhortation et la prière jusqu’à minuit, il songea à supprimer ces réunions ; mais lorsqu’après une enquête suffisante il trouva que la puissance de Dieu était remarquablement présente en ces occasions, et que beaucoup étaient réveillés, justifiés ou sanctifiés, il s’inclina sous la main de Dieu, et non seulement il permit qu’elles continuent à Kingswood, mais il les introduisit dans toute la connexion, et fut, jusqu’à sa dernière heure, pleinement convaincu de leurs effets bénis. »Our venerable leader, Mr. Wesley, was in this, as in most of his rules, led on by divine Providence. “When informed, about the year 1740, that the congregation at Kingswood, near Bristol, frequently continued in exhortation and prayer till midnight, he had thoughts of suppressing such meetings: but when, after sufficient inquiry, he found that the power of God was remarkably present on those occasions, and that many were awakened, justified, or sanctified, he bowed under the hand of God, and not only permitted the continuance of them in Kingswood, but introduced them through the connexion, and was, to his dying hour, fully convinced of their blessed effects.”
Quant à nos agapes, nous en parlerons dans nos notes sur la 4e section du 2e chapitre.In respect to our love-feasts, we shall speak of them in our notes on the 4th section of the 2d chapter.
7. Bien que l’ancien président soit beaucoup plus qualifié que tout autre assistant régulier pour présider les assemblées trimestrielles, le prédicateur qui a la surveillance du circuit est, après lui, le plus susceptible d’être impartial.* C’est sur ce principe que les douze juges d’Angleterre ont pour règle qu’aucun d’eux ne prenne la circonscription qui comprend le lieu de sa naissance. De plus, tout est finalement décidé à la majorité des voix. Dans ces occasions extraordinaires où, par maladie ou par quelque autre empêchement inévitable, l’ancien président est absent, celui qui vient après lui dans l’office doit donc être le modérateur de l’assemblée. Voyez les notes sur la 5e section de ce chapitre. Soyons tous disposés à nous soumettre à cette juste subordination qui est nécessaire au bon ordre de l’ensemble : « Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d’humilité », 1 Pierre 5:5.7. Though the presiding elder is far more proper to preside at the quarterly meetings than any other who regularly attends, yet the preacher, who has the oversight of the circuit is, next to him, the most likely to be impartial.* It is on this principle, that the twelve judges of England make it a rule, that no one of them shall take that circuit which includes the place where he was born. Besides, every thing is finally determined by a majority of votes. On those extraordinary occasions, therefore, when through sickness, or any other unavoidable hindrance, the presiding elder is absent, the next to him in office must be the moderator of the meeting. See the notes on the 5th section of this chapter. Let us all be willing to submit to that due subordination, which is necessary to the good order of the whole, “yea, all of you be subject one to another,” 1 Pet. v. 5.
8. Après la prédication de l’Évangile, la diffusion de la connaissance religieuse par la presse est de la plus haute importance pour le peuple. L’âme, tant qu’elle est unie au corps, doit être nourrie chaque jour de pensées pieuses ; autrement elle perdra du terrain dans la vie divine. Bien que le Seigneur soit merveilleusement bon envers ceux de ses enfants qui ont le malheur de ne pas savoir lire, nous devons cependant employer tous les moyens en notre pouvoir. Et bien que la Bible soit infiniment préférable à tous les autres livres, nous devons, pour cette raison même, étudier les écrits de ces grands et spirituels théologiens qui, par leurs commentaires, essais, sermons ou autres travaux, ont expliqué la Bible ; autrement, nous ne devrions pas assister à la prédication de l’Évangile, car qu’est-elle sinon une explication et une application des grandes vérités contenues dans la Bible ? Celui donc qui a la charge du circuit doit être diligent dans la vente des livres qui, au jugement de nos conférences et de nos évêques, sont estimés profitables aux âmes de notre peuple. Saint Paul avait besoin de livres ; autrement il ne les aurait pas emportés avec lui dans ses longs voyages. « Quand tu viendras, apporte le manteau que j’ai laissé à Troas chez Carpus, et les livres, surtout les parchemins »,* 2 Timothée 4:13. Et pour les esprits animés par l’amour de Dieu et des hommes, la considération que le profit de ces livres est entièrement consacré à l’œuvre de Dieu sera une raison de plus d’acheter nos livres.8. Next to the preaching of the gospel, the spreading of religious knowledge by the press, is of the greatest moment to the people. The soul, whilst united to the body, must be daily fed with pious ideas, otherwise it will lose ground in the divine life. Though the Lord is wonderfully kind to those of his children who are so unfortunate as not to be able to read, yet we are to use all the means in our power. And though the bible be infinitely preferable to all other books, yet we are, even on that very account, to study the writings of those spiritual and great divines, who have by their comments, essays, sermons, or other labours, explained the bible: otherwise, we ought not to attend the preaching of the gospel; for what is that but an explanation and application of the great truths contained in the bible. He, therefore, who has the charge of the circuit, is to be diligent in the sale of those books, which, according to the judgment of our conferences and bishops, are deemed profitable for the souls of our people. St. Paul had need of books, otherwise he would not have carried them with him in his extensive travels. “The cloak that I left at Troas with Carpus, when thou comest, bring with thee, and the books, but especially the parchments,”* 2 Tim. iv. 13. And to minds which are influenced by the love of God and man, the consideration that the profit of these books is wholly applied to the work of God, will be a further inducement to them to purchase our books.
* Nous ne voulons pas dire qu’il soit susceptible d’avoir plus de grâce ou plus d’intégrité que les autres membres de l’assemblée trimestrielle, mais seulement qu’il n’est pas aussi exposé que les autres membres à la tentation de préjuger une cause par parenté, par affection ou par divers autres intérêts. Nous avons une haute estime pour tous nos membres officiels, et nous ne voudrions pour rien au monde les offenser intentionnellement.* We do not mean that he is likely to have more grace or more integrity than the other members of the quarterly meeting; but only that he is not so much exposed to the temptations of prejudging a cause through consanguinity, affection, or a variety of other interests as the other members are. We have a high esteem for all our official members, and would not intentionally offend them on any account.
9. Il est nécessaire que la conférence annuelle ait un compte exact du nombre des membres de la société et de tout ce qui importe à chaque circuit relevant de sa juridiction ; autrement elle ne pourrait juger du progrès de l’œuvre et de la fidélité des prédicateurs ; et l’épiscopat ne pourrait non plus avoir une connaissance aussi complète de tout ce qui concerne le placement des prédicateurs. « Que tout se fasse », dit saint Paul, « avec bienséance et avec ordre. »9. It is necessary that the yearly conference should have an exact account of the numbers in society, and of every thing material relating to each circuit under its controul, otherwise it could not possibly judge of the progress of the work, and the fidelity of the preachers: nor could the episcopacy have otherwise such complete knowledge of every thing for the stationing of the preachers. “Let all things be done,” says St. Paul, “decently, and in order.”
10. Il est aussi nécessaire que l’ancien président reçoive des comptes rendus réguliers des actes de ceux qui ont la surveillance des circuits, afin qu’il ait lui-même une connaissance assez claire de l’état du district pour remplir sa charge importante, et pour donner aux évêques sur son district des informations qui leur offrent une vue complète de l’ensemble. Ainsi bien des yeux sont ouverts sur la grande œuvre, et la sagesse de beaucoup est unie pour le bien de l’ensemble. « Le salut est dans le grand nombre des conseillers », dit le sage.10. It is also necessary, that the presiding elder should receive regular details of the proceedings of those who have the oversight of circuits, that he himself may have such a clear knowledge of the state of the district, as may enable him to fill up his important trust, and to give such information of his district to the bishops, as may afford them a complete view of the whole. Thus are many eyes opened upon the great work, and the wisdom of many united for the good of the whole. “In the multitude of counsellors,” says the wise man, “there is safety.”
11. Le peuple qui est spécialement confié à nos soins a besoin de tous les conseils que nous pouvons lui donner ; et ses situations et ses circonstances sont si différentes que la règle de réunir séparément les hommes et les femmes, et, quand la société est nombreuse et que le temps le permet, les hommes mariés et les célibataires séparément, et les femmes mariées et les célibataires séparément, a été accompagnée de beaucoup de bénédictions. M. Wesley, par une heureuse expérience, considérait cela comme un moyen de grâce très profitable.11. The people of our special charge want all the advice we can give them: and their stations and circumstances are so different, that the rule of meeting the men and women apart, and, when the society is large, and the time will admit of it, the married and single men apart, and the married and single women apart, has been attended with many blessings. Mr. Wesley, from happy experience, considered this as a very profitable means of grace.
* C’est-à-dire les livres écrits sur parchemin, l’art de l’imprimerie n’étant pas découvert en ce temps-là.* i. e. The books, written on parchment, the art of printing not being discovered in those days.
Les ministres de l’Évangile ne doivent regarder comme perdu aucun travail, ni comme vain aucun moyen, par lequel ils pourront donner à tout leur troupeau la part spirituelle qui lui revient. « Le Seigneur dit : Quel est donc l’économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens », Luc 12:42–44.Ministers of the gospel should think no labour lost, or means in vain, by which they may be enabled to give their whole flock their due spiritual portion. “The Lord said, Who then is that faithful and wise steward, whom his Lord shall make ruler over his household, to give them their portion of meat in due season? Blessed is that servant, whom his lord, when he cometh, shall find so doing. Of a truth I say unto you, That he will make him ruler over all that he hath,” Luke xii. 42–44.
12. Comme l’argent public doit être employé avec la plus grande fidélité, les comptes doivent être examinés avec la plus stricte rigueur ; c’est pourquoi le prédicateur qui a la charge du circuit doit examiner les comptes des intendants avant qu’ils soient présentés à l’assemblée trimestrielle ; et cela non par manque d’égards envers les intendants, que nous estimons hautement pour leurs travaux d’amour désintéressés, mais pour prévenir autant que possible jusqu’au moindre prétexte plausible de soupçon. « Du reste, ce qu’on demande des dispensateurs », dit l’apôtre, « c’est que chacun soit trouvé fidèle. » Aucune personne intègre (et nous avons lieu de croire que tous nos intendants le sont, sans exception) ne s’opposera à cette règle.12. As the public money should be applied with the greatest fidelity, the accounts should be examined with the strictest scrutiny: and, therefore, the preacher who has the charge of the circuit is to examine the stewards’ accounts, as a preparative to their being laid before the quarterly meeting: and this not out of disrespect to the stewards, whom we highly esteem for their disinterested labours of love, but to prevent, as far as possible, even any plausible pretence for suspicion. “It is required in stewards,” says the apostle, “that a man be found faithful.” No person of integrity (and such we have reason to believe all our stewards are, without exception) will object to this rule.
13 et 14. Les collectes trimestrielles dans les classes, etc., selon les moyens de nos amis, sont le principal soutien de l’œuvre.13 & 14. The quarterly collections in the classes, &c. according to the abilities of our friends, are the chief support of the work.
15 et 16. L’une des plus grandes œuvres de charité sur la terre est la construction d’édifices pour le culte public et la prédication de l’Évangile. « Comment donc », dit l’apôtre, « invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? selon qu’il est écrit : Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles ! » Romains 10:14, 15. Mais les prédicateurs envoyés de Dieu doivent avoir un lieu où rassembler leurs auditeurs ; autrement ils ne pourront que rarement délivrer leur message. Peu de bien se fera s’ils n’ont que le plein air pour prêcher, car le Seigneur ne fera pas de miracles inutiles. Là où quelques personnes, ou beaucoup, ont élevé une maison pour Dieu et continuent elles-mêmes de vivre pour Dieu, elles recevront, selon la nature de la justice distributive, une part proportionnée de la récompense pour toutes les âmes sauvées dans cet édifice ou par son moyen, et par les ordonnances qui y sont administrées, aussi longtemps que durera l’édifice. Et bien qu’aucun être fini ne puisse faire la juste répartition dans un cas si compliqué, celui qui est la Sagesse infinie peut la faire, et la fera, lorsqu’il siégera sur son grand trône blanc. Et le prédicateur qui a la charge du circuit aura aussi sa part de la récompense, en usant de toute son influence en de telles occasions pour lancer et recommander les souscriptions et collectes nécessaires.15 & 16. One of the greatest charities upon earth is the raising of buildings for public worship and the preaching of the gospel. “How shall they call on him,” says the apostle, “in whom they have not believed? and how shall they believe in him of whom they have not heard? and how shall they hear without a preacher? and how shall they preach except they be sent? as it is written, How beautiful are the feet of them that preach the gospel of peace, and bring glad tidings of good things,” Rom. x. 14, 15. But the preachers who are sent of God, must have a place to assemble their hearers, otherwise they can but seldom deliver their message. Little good will be done, if they can have only the open air to preach in: because the Lord will not work unnecessary miracles. Where a few persons, or many, have raised a house for God, and continue to live to God themselves, they will receive from the nature of distributive justice, a proportionable share of the reward for all the souls saved in or by the means of that building and the ordinances administered there, as long as the building lasts. And though no finite being could make the due distribution in so intricate a case, yet he who is infinite Wisdom can do it, and will do it, when he sits on his great white throne. And the preacher who has the charge of the circuit will also have his share of the reward, by using all his influence on such occasions, to set on foot and recommend the necessary subscriptions and collections.
Nous devons maintenant donner les raisons des autres directives données dans cette section à celui qui a la charge du circuit.We are now to give the reasons for the further directions given in this section to him who has the charge of the circuit.
1. Un registre des membres de la société dans les bourgs est très nécessaire pour permettre aux prédicateurs de remplir le grand devoir de visiter notre peuple de maison en maison. Mais au sujet de ce devoir, voyez la 15e section de ce chapitre.I. A Catalogue of the members of the society in towns, is highly necessary to enable the preachers to perform the great duty of visiting our people from house to house. But concerning this duty see the 15th section of this chapter.
2 et 3. Si l’on ne laisse pas à son successeur un compte rendu exact de l’état du circuit, il lui sera impossible d’être aussi largement utile pendant un temps considérable qu’il pourrait l’être autrement. Tout prédicateur devrait entreprendre son œuvre sur le terrain le plus favorable et avec la vue la plus complète possible de ce qui l’attend. « Voici », dit le prophète en parlant du Messie, « son œuvre est devant lui », Ésaïe 62:11. Et il devrait en être ainsi de tout ministre de Christ, dans sa mesure et son degré.2 & 3. If his successor have not an exact account left him of the state of the circuit, it will be impossible for him to be so extensively useful for a considerable time as he otherwise might be. Every preacher should enter upon his work on the fairest ground and with the completest view possible of what was before him. “Behold,” says the prophet, speaking of the Messiah, “his work is before him,” Isa. lxii. 11. And so should it be with every minister of Christ, in his measure and degree.
4. La quatrième directive est d’un très grand poids. Elle forme la partie principale de son office. Mais nous parlerons amplement des règles de la société quand nous considérerons la 1re section du 2e chapitre.4. The fourth direction is exceedingly weighty. It makes the principal part of his office. But on the rules of the society we shall speak largely, when we consider the 1st section of the 2d chapter.
5. Il doit aussi régler toutes les bandes de son circuit. Voyez le chapitre 2, section 3.5. He is also to regulate all the bands in his circuit. See chap. 2. sect. 3.
6. En toutes choses il doit y avoir de l’ordre, quoique souvent ce que le monde appelle confusion soit ordre aux yeux de Dieu. Cependant, le zèle des âmes heureuses et pieuses peut les porter à bien des excès s’il n’est pas soumis à une juste retenue. « Que votre douceur soit connue de tous les hommes », Philippiens 4:5.6. In every thing there must be order; though frequently what the world calls confusion, is order in the sight of God. However, the zeal of happy, pious souls may carry them to many extremes, if not under proper restriction. “Let your moderation be known unto all men,” Phil. iv. 5.
7. Nous ne sommes qu’un seul corps, une seule grande société, que ce soit en Europe ou en Amérique, unis par les liens spirituels les plus étroits, et par des liens extérieurs autant que les circonstances le permettent. Et comme notre nombre s’est extrêmement accru tant en Europe qu’en Amérique, il est nécessaire que nous soyons particulièrement prudents en recevant des étrangers dans notre société sous prétexte qu’ils ont été membres en d’autres lieux, car le seul but de tout notre plan est de susciter un peuple saint. C’est pourquoi toutes nos conférences dans le monde exigent mutuellement que tout membre de notre société qui change de domicile obtienne au préalable un certificat du prédicateur qui a la charge de son circuit, lequel est le plus à même de connaître son caractère, ses propres parents exceptés ; et que, sans un tel certificat, il ne soit reçu dans aucune autre société. Même dans l’Église primitive, saint Paul jugea nécessaire d’écrire à ses Philippiens : « Frères… portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant », Philippiens 3:17, 18. Combien plus est-il de notre devoir de prendre toutes les précautions pour conserver la pureté de notre Église en ces jours où la persécution a cessé et où il est de l’intérêt de beaucoup de s’unir à un parti religieux ! Et il ne suffit pas que la personne qui déménage emporte son billet, car elle pourrait avoir été exclue de notre communion et avoir cependant conservé son billet.7. We are but one body of people, one grand society, whether in Europe or America; united in the closest spiritual bonds, and in external bonds as far as the circumstances of things will admit. And as our numbers have increased exceedingly both in Europe and America, it is necessary we should be particularly cautious in receiving strangers into our society, under the pretext of their having been members in other places; as the one end of our whole plan is to raise a holy people. On this account all our conferences throughout the world mutually require, that every member of our society who changes his place of abode, shall previously obtain a certificate from the preacher who has the charge of his circuit who is most likely to be acquainted with his character, his own relations excepted; and that without such certificate he shall not be received into any other society. Even in the primitive church, St. Paul saw it necessary to write to his Philippians, “Brethren,—mark them which walk so, as ye have us for an ensample. For many walk, of whom I have told you often, and now tell you even weeping, that they are the enemies of the cross of Christ,” Phil. iii. 17, 18. How much more then is it our duty to use every precaution to preserve the purity of our church, in these days, when persecution has ceased, and it is the interest of many to be united to a religious party. Nor is it sufficient for the person removing to carry his ticket with him, as he might have been expelled from our communion, and yet have preserved his ticket.
8. La huitième directive est d’une grande importance, surtout pour ceux qui font profession de religion, afin que l’Évangile ne soit pas blâmé, et que le monde ne puisse accuser la religion pure de rendre les hommes négligents et insouciants d’eux-mêmes. « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu », 1 Corinthiens 6:19, 20.8. The 8th direction is of great moment, especially to professors of religion, that the gospel be not blamed — that the world may not have it in their power to accuse pure religion with making men careless or negligent of themselves. “Know ye not that your body is the temple of the Holy Ghost which is in you, which ye have of God? and ye are not your own, for ye are bought with a price, therefore glorify God in your body and in your spirit, which are God’s,” 1 Cor. vi. 19, 20.
9. Nous ne faisons rien en secret. Nous désirons que le monde entier connaisse chaque partie de notre économie, et plus particulièrement les règles de notre société, qu’il est si nécessaire que chacun de ses membres au moins connaisse à fond. Nous avons aussi établi cette règle afin que la communion chrétienne en général, et particulièrement ce mode de communion chrétienne qui s’est montré si profitable pour nous-mêmes et pour des myriades qui sont maintenant dans la gloire, soit fortement et à plusieurs reprises recommandée à tous ceux qui craignent véritablement Dieu. « Vous savez », dit l’apôtre aux anciens de l’Église d’Éphèse, « que je n’ai rien caché de ce qui vous était utile », Actes 20:18–20 ; où l’apôtre, par le mot « vous », entend toute l’Église, dont les anciens étaient les principaux organes.9. We do nothing secretly. We wish the whole world to know every part of our economy, and more especially the rules of our society, so necessary for every member of it at least to be thoroughly acquainted with. We have also enacted this rule, that christian fellowship in general, and particularly that mode of christian communion which has proved so beneficial to ourselves and to myriads now in glory, may be strongly and repeatedly recommended to all who truly fear God. “Ye know,” says the apostle to the elders of the church of Ephesus, “how I kept back nothing that was profitable unto you,” Acts xx. 18–20. where the apostle by the word you means the whole church, of whom the elders were the chief organs.
10. Que des chrétiens en appellent aux juges du monde dans des matières de controverse ou de litige, c’est ce que la parole de Dieu censure fortement. « Quelqu’un de vous », dit l’apôtre, « lorsqu’il a un différend avec un autre, ose-t-il plaider devant les injustes, et non devant les saints ? Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ? Et si c’est par vous que le monde est jugé, êtes-vous indignes de rendre les moindres jugements ? Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? Et nous ne jugerions pas, à plus forte raison, les choses de cette vie ? Quand donc vous avez des différends pour les choses de cette vie, ce sont des gens dont l’Église ne fait aucun cas que vous prenez pour juges ! Je le dis à votre honte. Ainsi il n’y a pas parmi vous un seul homme sage qui puisse prononcer entre ses frères. Mais un frère plaide contre un frère, et cela devant des infidèles ! C’est déjà certes un défaut chez vous que d’avoir des procès les uns avec les autres. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt quelque injustice ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller ? » 1 Corinthiens 6:1–7.10. For christians to appeal to the judges of the world in matters of controversy or litigation, is strongly censured by the word of God. “Dare any of you,” says the apostle, “having a matter against another, go to law before the unjust, and not before the saints? Do ye not know that the saints shall judge the world? and if the world shall be judged by you, are ye unworthy to judge the smallest matters? Know ye not that we shall judge angels? how much more things that pertain to this life? If then ye have judgments of things pertaining to this life, set them to judge who are least esteemed in the church. I speak to your shame. Is it so that there is not a wise man among you? no, not one that shall be able to judge between his brethren? But brother goeth to law with brother, and that before the unbelievers. Now, therefore, there is utterly a fault among you, because ye go to law one with another: why do ye not rather take wrong? why do ye not rather suffer yourselves to be defrauded?” 1 Cor. vi.
Mais comme nous ne voudrions en aucune façon que les ministres de l’Évangile interviennent comme juges dans de telles affaires, il est prescrit que le prédicateur qui a la surveillance du circuit (après avoir consulté les conducteurs et les intendants, et s’ils le jugent bon) recommande aux parties en litige un arbitrage conforme à l’Écriture ; et comme nos règles déclarent qu’« un frère ne plaidera pas contre un frère », il exclura la partie qui refusera une proposition si équitable. Et nous prendrons la liberté d’ajouter que, lorsque les parties [illisible] appartiennent à deux [illisible] religieuses différentes, la meilleure méthode que nous connaissions serait que chacune d’elles choisisse un arbitre dans sa propre société, et que ces deux-là en choisissent un troisième ; ou de procéder selon quelque plan semblable.1–7. But as we would by no means wish that ministers of the gospel should interfere as judges of such affairs, it is directed, that the preacher who has the oversight of the circuit shall (after consulting the leaders and stewards, if agreeable to their advice) recommend a scriptural arbitration to the contending parties: and as our rules declare that “Brother shall not go to law with brother,” he shall exclude that party which refuses so equitable a proposal. And we will take the liberty of adding, that when the [illegible] parties are of two different religious [illegible], the best method we know of, on which they could proceed, would be for each of them to choose an arbiter out of his own society, and for those two to choose a third; or to proceed on some similar plan.
11. Le pouvoir d’établir des réunions de prière ne sera, pensons-nous, contesté par personne. Beaucoup de nos plus grands réveils ont commencé et se sont principalement poursuivis dans nos réunions de prière. Nous souhaitons que ceux qui ont la charge des circuits montrent le plus grand zèle dans l’exécution de cette directive. L’écrivain sacré, décrivant les effets du jour de la Pentecôte, observe : « Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes. Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières », Actes 2:41, 42. Il n’y a pas de doute que ces paroles se rapportent au culte en commun. Oh ! si chaque famille de notre connexion avait de temps en temps une réunion de prière à des heures fixes pour le bien de ses voisins ! On ne manquerait pas de personnes pour prier : Dieu répandrait l’esprit de grâce et de supplication, et bientôt la flamme de l’amour divin brillerait dans toute partie civilisée de ce vaste continent. Que le Seigneur hâte ce jour !11. The authority of appointing prayer-meetings will not, we think, be disputed by any. Many of our greatest revivals have been begun and chiefly carried on in our prayer-meetings. We wish that the utmost zeal might be manifested by those who have the charge of circuits in the execution of this direction. The sacred writer describing the effects of the day of Pentecost, observes, “Then they that gladly received his word were baptized: and the same day there were added unto them about three thousand souls. And they continued stedfastly in the apostles’ doctrine and fellowship, and in breaking of bread, and in prayers,” Acts ii. 41, 42. There is no doubt but those words refer to social worship. O that every family in our connexion had occasionally a prayer-meeting at stated times for the benefit of their neighbours! There would be no danger of wanting persons to pray: God would pour forth the spirit of grace and supplication; and soon the flame of divine love would glow through every civilized part of this vast continent. The Lord hasten the day!
12. Il doit fixer les jeûnes publics aux temps réguliers, et il doit naturellement veiller à ce que lui-même et ses aides non seulement donnent l’exemple, mais rendent aussi ces jours particulièrement profitables par des réunions publiques pour le service de Dieu. 2 Chroniques 20:3 : Josaphat… publia un jeûne pour tout Juda. Esdras 8:21 : Esdras publia un jeûne près du fleuve d’Ahava. Ésaïe 58:3 : Le jour de votre jeûne, vous vous livrez à vos penchants. Jérémie 36:9 : On publia un jeûne devant l’Éternel pour tout le peuple de Jérusalem et pour tout le peuple venu des villes de Juda à Jérusalem. Joël 1:14 : Publiez un jeûne, une convocation solennelle ; et 2:15. Jonas 3:5 : Les gens de Ninive crurent à Dieu, ils publièrent un jeûne. Matthieu 9:15 : Jésus leur répondit : Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux ? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. Voyez aussi Marc 2:18–20 et Luc 5:33–35.12. Public fasts are to be appointed by him at the regular times, and he is of course to take care, that himself and his helpers not only set the example, but also render those days peculiarly profitable by public meetings for the service of God. 2 Chron. xx. 3. Jehoshaphat—proclaimed a fast throughout all Judah. Ezra viii. 21. Ezra proclaimed a fast at the river Ahava. Isa. lviii. 3. In the day of your fast ye find pleasure. Jer. xxxvi. 9. They proclaimed a fast before the Lord to all the people in Jerusalem, and to all the people that came from the cities of Judah unto Jerusalem. Joel i. 14. Sanctify a fast, call an assembly: and ii. 15. Jonah iii. 5. The people of Ninevah believed God, and proclaimed a fast. Matt. ix. 15. Jesus said unto them, can the children of the bride-chamber mourn as long as the bridegroom is with them? but the days will come when the bridegroom shall be taken from them, and then shall they fast. See also Mark ii. 18–20. and Luke v. 33–35.
13. Toute l’organisation de notre Église dépend d’une attention exacte à toutes ses distinctions et à tous ses ordres. « Je suis avec vous en esprit », dit saint Paul à ses Colossiens, « voyant avec joie le bon ordre qui règne parmi vous », Colossiens 2:5. Le Seigneur veut que nous combattions légitimement dans sa grande cause. « L’athlète n’est pas couronné, s’il n’a pas combattu suivant les règles », 2 Timothée 2:5. C’est pourquoi l’Église de Dieu est comparée à une armée sous ses bannières ; Cantique 6:4 : « Tu es belle, mon amie, comme Thirtsa, agréable comme Jérusalem, mais terrible comme des troupes sous leurs bannières. » C’est, nous n’en doutons pas, l’ordre strict et la discipline de notre Église, sous la grâce et la providence de Dieu, qui nous ont permis de résister à toutes les secousses que nous avons récemment ressenties de la part de l’esprit satanique de division, et de demeurer fermes comme un roc.13. The whole organization of our church depends on an exact attention to all its distinctions and orders. “I am with you in the Spirit,” says St. Paul to his Colossians, “saying and beholding your order,” Col. ii. 5. The Lord wills that we should fight in his great cause lawfully. “If a man also strive for masteries, yet is he not crowned except he strive lawfully,” 2 Tim. ii. 5. Therefore the church of God is compared to an army with banners; Cant. vi. 4. “Thou art beautiful, O my love, as Tirzah, comely as Jerusalem, terrible as an army with banners.” It has been, we doubt not, the close order and discipline of our church, under the grace and providence of God, which has enabled us to resist all the shocks we have lately felt from the satanical spirit of division, and to remain firm as a rock.
Nous ajouterons seulement qu’il est d’usage que les anciens présidents, ou en leur absence les prédicateurs qui ont la charge des circuits, tiennent des conférences trimestrielles ou semestrielles avec les prédicateurs locaux et les exhortateurs placés respectivement sous leurs soins, pour examiner leur grâce, leurs dons et leur utilité, et l’état de l’œuvre de Dieu ; usage d’une extrême utilité, et que, par conséquent, nous espérons ne voir jamais négligé.We may just add, that it is customary for the presiding elders, or in their absence the preachers who have the charge of circuits, to hold quarterly, or half-yearly conferences with the local preachers and exhorters respectively under their care, to examine into their grace, gifts, and usefulness, and into the state of the work of God; a custom of exceeding great utility, and, therefore, such as, we trust, will never be neglected.
SECTION XI. De l’examen de ceux qui pensent être poussés par le Saint-Esprit à prêcher.SECTION XI. Of the Trial of those who think they are moved by the Holy Ghost to preach.
Question 1. Comment examinerons-nous ceux qui déclarent être poussés par le Saint-Esprit à prêcher ? Réponse. 1. Qu’on pose les questions suivantes, à savoir : Connaissent-ils Dieu comme un Dieu qui pardonne ? L’amour de Dieu demeure-t-il en eux ? Ne désirent-ils et ne cherchent-ils rien d’autre que Dieu ? Et sont-ils saints dans toute leur conduite ?Quest. 1. How shall we try those who profess to be moved by the Holy Ghost to preach? Answ. 1. Let the following questions be asked, viz. Do they know God as a pardoning God? Have they the love of God abiding in them? Do they desire and seek nothing but God? And are they holy in all manner of conversation?
2. Ont-ils des dons (aussi bien que la grâce) pour l’œuvre ? Ont-ils (dans une mesure suffisante) une intelligence claire et saine, un jugement droit dans les choses de Dieu, une juste conception du salut par la foi ? Et Dieu leur a-t-il donné quelque facilité de parole ? Parlent-ils avec justesse, aisance et clarté ?2. Have they gifts (as well as grace) for the work? Have they (in some tolerable degree) a clear, sound understanding, a right judgment in the things of God, a just conception of salvation by faith? And has God given them any degree of utterance? Do they speak justly, readily, clearly?
3. Ont-ils du fruit ? Y en a-t-il qui soient véritablement convaincus de péché et convertis à Dieu par leur prédication ?3. Have they fruit? Are any truly convinced of sin, and converted to God, by their preaching?
Tant que ces trois marques se trouvent réunies chez quelqu’un, nous croyons qu’il est appelé de Dieu à prêcher. Nous les recevons comme une preuve suffisante qu’il est poussé par le Saint-Esprit.As long as these three marks concur in any one, we believe he is called of God to preach. These we receive as sufficient proof that he is moved by the Holy Ghost.
NOTES.NOTES.
Nous nous sommes étendus sur le présent sujet dans nos notes sur la 8e section de ce chapitre. Chaque lecteur peut voir par là le soin que nous prenons en recevant nos prédicateurs et [illisible]. De même que les anciens présidents, ou ceux qui ont la charge des circuits, veillent à l’examen des prédicateurs locaux et des exhortateurs, de même les conférences annuelles veillent aux dons, à la grâce et à l’utilité de tous les prédicateurs itinérants et ministres. Rien ne vaut pour nous sans la vie de Dieu. Les talents brillants, les belles manières, etc., ne sont pour nous qu’une cymbale qui retentit lorsqu’ils sont dépourvus de la puissance du Saint-Esprit.We have enlarged on the present subject in our notes on the 8th section of this chapter. Every reader may from hence perceive the care we take in receiving our preachers and [illegible]. As the presiding elders, or those who have the charge of circuits, are attentive to the examination of the local preachers and exhorters, so the yearly conferences are attentive to the gift, grace, and usefulness of all the travelling preachers and ministers. Nothing will do for us without the life of God. Brilliant parts, fine address, &c. are to us but tinkling cymbals, when destitute of the power of the Holy Ghost.
En même temps, nous sommes loin de mépriser les talents qui peuvent être rendus utiles à l’Église de Christ. Nous connaissons la valeur des capacités cultivées ; et rien ne peut égaler notre plan itinérant pour l’occasion qu’il offre de pourvoir nos diverses sociétés d’hommes de Dieu doués de dons appropriés à leurs besoins respectifs.At the same time we are far from despising talents which may be rendered useful to the church of Christ. We know the worth of improved abilities; and nothing can equal our itinerant plan, in the opportunity it affords of suiting our various societies with men of God, who are endued with gifts agreeable to their respective wants.
Les textes suivants peuvent éclairer le présent sujet. Galates 1:15, 16 : « Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce, de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang. » Vous pouvez observer ici que Christ fut révélé en saint Paul afin qu’il prêchât. C’est là une condition essentielle pour tout prédicateur de l’Évangile ; et celui qui tente d’entrer dans la bergerie par une autre porte que Christ —Christ révélé en lui, et le poussant par son Esprit à prêcher la parole— est un voleur et un brigand ; mais, béni soit Dieu, « les brebis ne suivront point un étranger ; mais elles fuiront loin de lui ». Voyez le chapitre 10 de saint Jean. De plus, saint Paul demande à ses Éphésiens de faire « en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications, veillant à cela avec une entière persévérance, et priant pour tous les saints ; priez pour moi », ajoute-t-il, « afin qu’il me soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l’Évangile, pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, et que j’en parle avec assurance comme je dois en parler », Éphésiens 6:18–20. Si l’apôtre avait besoin des prières des saints pour avoir le don spirituel de la parole, combien plus en avons-nous besoin, hélas ! Encore une fois : « C’est vous qui êtes notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous les hommes. Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs », 2 Corinthiens 3:2, 3. Voilà le fruit ! Que le Seigneur nous accorde beaucoup de ce fruit !The following texts may illustrate the present subject. Gal. i. 15, 16. “When it pleased God, who separated me from my mother’s womb, and called me by his grace, to reveal his Son in me, that I might preach him among the heathen; immediately I conferred not with flesh and blood.” You may here observe, that Christ was revealed in St. Paul, that he might preach. This is an essential requisite for every preacher of the gospel: and he who attempts to enter into the sheepfold by any other door, than Christ—Christ revealed in him, and moving him by his Spirit to preach the word, is a thief and a robber; but, blessed be God, “the sheep will not follow him, but flee from him!” See the 10th chapter of St. John. Again, St. Paul desires his Ephesians to pray “always with all prayer and supplication in the Spirit, and to watch thereunto with all perseverance and supplication for all saints; and for me,” adds he, “that utterance may be given unto me, that I may open my mouth boldly, to make known the mystery of the gospel, for which I am an ambassador in bonds; that therein I may speak boldly, as I ought to speak,” Eph. vi. 18–20. If the apostle had need of the prayers of the saints, that he might have the spiritual gift of utterance how much more need, alas! have we? Once more, “Ye are our epistle written in our hearts, known and read of all men; forasmuch as ye are manifestly declared to be the epistle of Christ, ministered by us, written not with ink but with the Spirit of the living God; not in tables of stone, but in fleshly tables of the heart,” 2 Cor. iii. 2, 3. Here was fruit! The Lord grant us much of this fruit!
4. Les Règles générales des Sociétés unies : classes et qualité de membre4. The General Rules of the United Societies: Classes and Membership
The Doctrines and Discipline of the Methodist Episcopal Church in America, with Explanatory Notes, de Thomas Coke et Francis Asbury, 10e éd. (Philadelphie, 1798), chapitre II, section I : « La nature, le dessein et les règles générales des Sociétés unies », avec les notes des évêques. Lignes 6916–7721 de l’OCR (Internet Archive, doctrinesanddis18churgoog). Source primaire ; traduction du Séminaire théologique de Chapala. Les interprétations sont celles des auteurs.The Doctrines and Discipline of the Methodist Episcopal Church in America, with Explanatory Notes by Thomas Coke and Francis Asbury, 10th ed. (Philadelphia, 1798), Chapter II, Section I: “The Nature, Design, and general Rules of the United Societies,” with the bishops’ notes. OCR lines 6916–7721 (Internet Archive item doctrinesanddis18churgoog). Primary source; the interpretations are the authors’.
Note du STC : Les Règles générales furent publiées pour la première fois par John et Charles Wesley en 1743 ; l’Église américaine les conserva avec de petites additions, comme la règle contre l’achat ou la vente d’êtres humains « dans l’intention de les réduire en esclavage ». Une « classe » était une réunion hebdomadaire d’environ douze membres sous un « conducteur » laïque ; la réunion de classe était l’unité de base de la vie de membre et du soin pastoral méthodistes. « Exaltée » traduit ici enthusiastic. Les notes des évêques sont numérotées selon les règles, et leur numérotation n’est pas toujours continue. Une page du scan est illisible ; la lacune est signalée dans le texte.CTS note: The General Rules were first issued by John and Charles Wesley in 1743; the American church kept them with small additions, such as the rule against buying or selling human beings “with an intention to enslave them.” A “class” was a weekly meeting of about twelve members under a lay “leader”; the class meeting was the basic unit of Methodist membership and pastoral care. “Enthusiastic” here means fanatical. The bishops’ notes are numbered to follow the rules, and their numbering is not always continuous. One page of the scan cannot be read; the gap is marked in the text.
CHAPITRE II.CHAP. II.
SECTION I. La nature, le dessein et les règles générales des Sociétés unies.SECTION I. The Nature, Design, and general Rules of the United Societies.
1. À la fin de l’année 1739, huit ou dix personnes vinrent trouver M. Wesley à Londres ; elles paraissaient profondément convaincues de péché et soupiraient ardemment après la rédemption. Elles lui demandèrent (comme le firent deux ou trois autres le lendemain) de passer quelque temps avec elles en prière, et de leur conseiller comment fuir la colère à venir, qu’elles voyaient continuellement suspendue sur leurs têtes. Pour avoir plus de temps pour cette grande œuvre, il fixa un jour où ils pourraient tous se réunir, ce qu’ils firent dès lors chaque semaine, à savoir le jeudi soir. À ceux-ci, et à tous ceux qui désiraient se joindre à eux (car leur nombre augmentait chaque jour), il donnait de temps à autre les conseils qu’il jugeait les plus nécessaires pour eux ; et ils terminaient toujours leur réunion par une prière adaptée à leurs divers besoins.1. In the latter end of the year 1739, eight or ten persons came to Mr. Wesley in London, who appeared to be deeply convinced of sin, and earnestly groaning for redemption. They desired (as did two or three more the next day) that he would spend some time with them in prayer, and advise them how to flee from the wrath to come; which they saw continually hanging over their heads. That he might have more time for this great work, he appointed a day when they might all come together, which from thence forward they did every week, namely on Thursday in the evening. To these, and as many more as desired to join with them (for their number increased daily) he gave those advices from time to time which he judged most needful for them; and they always concluded their meeting with prayer suited to their several necessities.
2. Telle fut l’origine de la Société unie, d’abord en Europe, puis en Amérique. Une telle société n’est rien d’autre qu’« une compagnie de personnes ayant l’apparence et cherchant la puissance de la piété, unies afin de prier ensemble, de recevoir la parole d’exhortation et de veiller les unes sur les autres dans l’amour, pour s’aider mutuellement à travailler à leur salut ».2. This was the rise of the United Society, first in Europe and then in America. Such a society is no other than “a company of men having the form and seeking the power of godliness, united in order to pray together, to receive the word of exhortation, and to watch over one another in love, that they may help each other to work out their salvation.”
3. Afin qu’on puisse discerner plus facilement si elles travaillent réellement à leur propre salut, chaque société est divisée en groupes plus petits, appelés classes, selon le lieu où chacun demeure. Il n’y a pas plus de douze personnes dans chaque classe, dont l’une est appelée le Conducteur. Son devoir est :3. That it may the more easily be discerned, whether they are indeed working out their own salvation, each society is divided into smaller companies, called classes, according to their respective places of abode. There are but twelve persons in every class; one of whom is styled The Leader. It is his duty,
1. De voir chaque personne de sa classe au moins une fois par semaine, afin :1. To see each person in his class once a week at least, in order,
(1.) De s’enquérir de la prospérité de leur âme ;(1.) To enquire how their souls prosper;
(2.) De conseiller, reprendre, consoler ou exhorter, selon que l’occasion l’exige ;(2.) To advise, reprove, comfort, or exhort, as occasion may require;
(3.) De recevoir ce qu’elles sont disposées à donner pour le soutien des prédicateurs, de l’Église et des pauvres.*(3.) To receive what they are willing to give, towards the relief of the preachers, church and poor.*
2. De rencontrer le ministre et les intendants de la société une fois par semaine, afin :2. To meet the minister and the stewards of the society once a week; in order,
(1.) D’informer le ministre de ceux qui sont malades, ou de ceux qui se conduisent d’une manière déréglée et ne veulent pas être repris.(1.) To inform the minister of any that are sick, or of any that walk disorderly, and will not be reproved.
(2.) De remettre aux intendants ce qu’ils ont reçu de leurs diverses classes pendant la semaine précédente.(2.) To pay to the stewards what they have received of their several classes in the week preceding.
4. Une seule condition préalable est exigée de ceux qui désirent être admis dans ces sociétés : le désir de « fuir la colère à venir et d’être sauvés de leurs péchés ». Mais partout où ce désir est réellement enraciné dans l’âme, il se manifestera par ses fruits. On attend donc de tous ceux qui y demeurent qu’ils continuent de prouver leur désir du salut :4. There is one only condition previously required of those who desire admission into these societies, a desire “to flee from the wrath to come, and to be saved from their sins.” But wherever this is really fixed in the soul, it will be shewn by its fruits. It is therefore expected of all who continue therein, that they should continue to evidence their desire of salvation,
Premièrement, en ne faisant pas de mal, en évitant toute espèce de mal, surtout celui qui est le plus généralement pratiqué, tel que :First, By doing no harm, by avoiding evil of every kind: especially that which is most generally practised: such as
Prendre le nom de Dieu en vain ;The taking the name of God in vain:
Profaner le jour du Seigneur, soit en y faisant un travail ordinaire, soit en achetant ou en vendant ;The profaning the day of the Lord, either by doing ordinary work thereon, or by buying or selling.
L’ivrognerie, ou le fait de boire des liqueurs spiritueuses, sauf en cas de nécessité ;Drunkenness: or drinking spirituous liquors, unless in cases of necessity:
Acheter ou vendre des hommes, des femmes ou des enfants dans l’intention de les réduire en esclavage ;The buying or selling of men, women, or children, with an intention to enslave them:
Les batailles, les querelles, les disputes, le frère qui plaide contre son frère ; rendre le mal pour le mal, ou l’injure pour l’injure ; user de beaucoup de paroles en achetant ou en vendant ;Fighting, quarrelling, brawling, brother going to law with brother; returning evil for evil; or railing for railing: the using many words in buying or selling:
Acheter ou vendre des marchandises qui n’ont pas acquitté les droits ;The buying or selling goods that have not paid the duty:
Donner ou prendre à usure, c’est-à-dire à intérêt illicite ;The giving or taking things on usury, i. e. unlawful interest:
* Cette partie se rapporte entièrement aux bourgs et aux villes, où les pauvres sont généralement nombreux, et [illisible]* This part refers wholly to towns and cities, where the poor are generally numerous, and [illegible]
Les conversations dépourvues de charité ou de profit ; en particulier, dire du mal des magistrats ou des ministres ;Uncharitable or unprofitable conversation: particularly speaking evil of magistrates or of ministers:
Faire aux autres ce que nous ne voudrions pas qu’ils nous fassent ;Doing to others as we would not they should do unto us:
Faire ce que nous savons n’être pas pour la gloire de Dieu, comme :Doing what we know is not for the glory of God: as
Se parer d’or et de vêtements somptueux ;The putting on of gold and costly apparel:
Prendre des divertissements qu’on ne peut prendre au nom du Seigneur Jésus ;The taking such diversions as cannot be used in the name of the Lord Jesus:
Chanter des chansons ou lire des livres qui ne tendent pas à la connaissance ou à l’amour de Dieu ;The singing those songs, or reading those books, which do not tend to the knowledge or love of God:
La mollesse et la complaisance inutile envers soi-même ;Softness and needless self-indulgence:
Amasser des trésors sur la terre ;Laying up treasure upon earth:
Emprunter sans probabilité de rembourser, ou prendre des marchandises sans probabilité de les payer.Borrowing without a probability of paying; or taking up goods without a probability of paying for them.
5. On attend de tous ceux qui demeurent dans ces sociétés qu’ils continuent de prouver leur désir du salut :5. It is expected of all who continue in these societies, that they should continue to evidence their desire of salvation,
Secondement, en faisant le bien, en étant miséricordieux de toute manière selon leurs moyens, selon qu’ils en ont l’occasion, en faisant le bien de toute sorte possible, et autant que possible, à tous les hommes :Secondly, By doing good, by being in every kind merciful after their power, as they have opportunity, doing good of every possible sort, and as far as is possible, to all men:
À leur corps, selon la force que Dieu donne, en donnant à manger à ceux qui ont faim, en vêtant ceux qui sont nus, en visitant ou en aidant ceux qui sont malades ou en prison ;To their bodies, of the ability which God giveth, by giving food to the hungry, by clothing the naked, by visiting or helping them that are sick or in prison.
À leur âme, en instruisant, en reprenant ou en exhortant tous ceux avec qui nous avons quelque rapport ; en foulant aux pieds cette doctrine exaltée selon laquelle « nous ne devons pas faire le bien à moins que notre cœur ne s’y sente libre » ;To their souls, by instructing, reproving, or exhorting all we have any intercourse with; trampling under foot that enthusiastic doctrine, that “we are not to do good, unless our hearts be free to it.”
En faisant le bien surtout à ceux qui sont de la famille de la foi, ou qui soupirent après le devenir ; en les employant de préférence à d’autres, en achetant les uns chez les autres, en s’aidant mutuellement dans les affaires ; et d’autant plus que le monde aimera les siens, et eux seuls ;By doing good, especially to them that are of the household of faith, or groaning so to be; employing them preferably to others, buying one of another, helping each other in business: and so much the more, because the world will love its own and them only.
Par toute la diligence et l’économie possibles, afin que l’Évangile ne soit pas blâmé ;By all possible diligence and frugality, that the gospel be not blamed.
En courant avec persévérance dans la carrière qui leur est ouverte, en renonçant à eux-mêmes et en se chargeant chaque jour de leur croix ; en se soumettant à porter l’opprobre de Christ, à être comme les balayures du monde, le rebut de tous ; et en s’attendant à ce que les hommes disent faussement de mal contre eux à cause du Seigneur.By running with patience the race which is set before them, denying themselves, and taking up their cross daily; submitting to bear the reproach of Christ, to be as the filth and offscouring of the world; and looking that men should say all manner of evil of them falsely for the Lord’s sake.
6. On attend de tous ceux qui désirent demeurer dans ces sociétés qu’ils continuent de prouver leur désir du salut :6. It is expected of all who desire to continue in these societies, that they should continue to evidence their desire of salvation.
Troisièmement, en participant à toutes les ordonnances de Dieu, qui sont :Thirdly, By attending upon all the ordinances of God: such are
Le culte public de Dieu ;The public worship of God:
Le ministère de la parole, lue ou expliquée ;The ministry of the word, either read or expounded;
La cène du Seigneur ;The supper of the Lord;
La prière en famille et en particulier ;Family and private prayer;
L’étude des Écritures ; etSearching the scriptures; and
Le jeûne ou l’abstinence.Fasting or abstinence.
7. Telles sont les règles générales de nos sociétés ; toutes, Dieu nous enseigne à les observer, dans sa parole écrite même, qui est la seule règle, et la règle suffisante, de notre foi comme de notre pratique. Et nous savons que son Esprit les écrit toutes dans les cœurs véritablement réveillés. S’il y a parmi nous quelqu’un qui ne les observe pas, qui en transgresse habituellement quelqu’une, qu’on le fasse savoir à ceux qui veillent sur cette âme, comme devant en rendre compte. Nous l’avertirons de l’erreur de ses voies. Nous le supporterons pendant un temps. Mais alors, s’il ne se repent pas, il n’a plus de place parmi nous. Nous avons délivré nos propres âmes.7. These are the general rules of our societies: all which we are taught of God to observe, even in his written word, which is the only rule, and the sufficient rule both of our faith and practice. And all these we know his Spirit writes on truly awakened hearts. If there be any among us who observe them not, who habitually break any of them, let it be known unto them who watch over that soul, as they who must give an account. We will admonish him of the error of his ways. We will bear with him for a season. But then, if he repent not, he hath no more place among us. We have delivered our own souls.
NOTES.NOTES.
La présente section forme peut-être l’un des systèmes les plus complets d’éthique ou de morale chrétienne, pour son étendue, qu’ait jamais publiés un écrivain non inspiré. Nous le disons d’autant plus volontiers que ce fut l’œuvre du premier théologien, croyons-nous, depuis le temps des apôtres, feu M. Wesley, après une expérience mûrie, avec seulement une petite addition qu’exigeaient les circonstances de ces États. Les règles sont si claires, et se recommandent si évidemment à tout esprit de bonne foi, que nous n’avons besoin que de les toucher brièvement, en les prouvant par des citations des saints écrits.The present section forms, perhaps, one of the completest systems of christian ethics or morals, for its size, which ever was published by an uninspired writer. We speak this the more readily, because it was the work of the first divine, we believe since the time of the apostles, the late Mr. Wesley, after matured experience, with only a small addition, which the circumstances of these states required. The rules are so clear, and so obviously approve themselves to every candid mind, that we need only touch briefly upon them, proving them by quotations from the sacred writings.
1. Nous parlerons plus loin de la réunion de classe ; nous voudrions ici seulement expliquer quelques détails concernant l’office de conducteur.I. Of class-meeting we shall speak hereafter: We would here only explain a few particulars concerning the office of a leader.
« Nous avons trouvé nécessaire, dans d’innombrables cas, d’augmenter le nombre de la classe, à cause de l’impossibilité de fournir assez de conducteurs de classe si le nombre était toujours limité à douze. L’office est d’une importance immense. Le réveil de l’œuvre de Dieu dépend peut-être autant de l’ensemble des conducteurs que de l’ensemble des prédicateurs. Nous avons presque constamment observé que lorsqu’un conducteur est terne, négligent ou inactif —lorsqu’il n’a ni la capacité ni le zèle suffisants pour reprendre avec courage, quoique avec douceur, et pour presser un salut présent sur le cœur des sincères—, la classe est en général languissante ; mais qu’au contraire, lorsque le conducteur est bien vivant pour Dieu et fidèle dans son office, la classe est aussi, en général, vivante et spirituelle. Cela tient à la nature du plan chrétien du salut. Il en est de même, en général, d’un ministre et de son troupeau ; et tout conducteur, comme nous l’avons déjà laissé entendre, est dans une certaine mesure un ministre de l’Évangile ; quoique nous puissions ajouter que, parmi nous, un corps spirituel de conducteurs peut contrebalancer les conséquences, autrement pernicieuses, d’un ministère languissant. »“We have found it necessary in innumerable instances to enlarge the number of the class, from the impossibility of providing a sufficiency of class-leaders, if the number were always limited to twelve. The office is of vast consequence. The revival of the work of God does perhaps depend as much upon the whole body of leaders, as it does upon the whole body of preachers. We have almost constantly observed, that when a leader is dull or careless or inactive— when he has not abilities or zeal sufficient to reprove with courage though with gentleness, and to press a present salvation upon the hearts of the sincere, the class is, in general, languid: but, on the contrary, when the leader is much alive to God and faithful in his office, the class is also, in general, lively and spiritual. This arises from the nature of the christian plan of salvation. It is the same, in general, with a minister and his flock; and every leader, as we have before intimated, is, in some degree, a gospel minister: though we may add, that among us a spiritual body of leaders may counteract the otherwise pernicious consequences of a languid ministry.”
Au commencement du méthodisme, le conducteur visitait chaque semaine chacun des membres de sa classe, et dans ce cas douze suffisaient tout à fait pour sa surveillance. Mais très tôt on trouva bien préférable que toute la classe se réunît avec le conducteur, non seulement pour la commodité du conducteur, mais pour le bien du peuple, qui jouit par ce moyen des avantages inexprimables de la communion chrétienne. En même temps, on attend du conducteur qu’il visite les membres de sa classe dans leurs propres maisons, surtout lorsqu’ils sont malades ou retenus chez eux, aussi souvent que ses circonstances le permettent.At the beginning of Methodism, the leader called weekly upon each of his class, in which case twelve were quite sufficient for his inspection. But very soon it was found abundantly preferable for the whole class to meet the leader together, not only for the sake of the leader, but for the good of the people, who, by that means, enjoy the unspeakable advantages of christian fellowship. At the same time the leader is expected to visit the members of his class at their own houses, especially when they are sick or confined, as often as his circumstances will admit.
Nombres 11:14–17 : « Je ne puis pas, à moi seul, porter tout ce peuple, car il est trop pesant pour moi. Plutôt que de me traiter ainsi, tue-moi, je te prie, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, et que je ne voie pas mon malheur. L’Éternel dit à Moïse : Assemble auprès de moi soixante-dix hommes des anciens d’Israël, de ceux que tu connais comme anciens du peuple et ayant autorité sur lui ; amène-les à la tente d’assignation, et qu’ils s’y présentent avec toi. Je descendrai, et là je te parlerai ; je prendrai de l’esprit qui est sur toi, et je le mettrai sur eux, afin qu’ils portent avec toi la charge du peuple, et que tu ne la portes pas à toi seul. » Versets 24, 25 : « Moïse sortit, et rapporta au peuple les paroles de l’Éternel. Il assembla soixante-dix hommes des anciens du peuple, et les plaça autour de la tente. L’Éternel descendit dans la nuée, et parla à Moïse ; il prit de l’esprit qui était sur lui, et le mit sur les soixante-dix anciens. Et dès que l’esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent ; mais ils ne continuèrent pas. » Exode 18:21 : « Choisis parmi tout le peuple des hommes capables, craignant Dieu, des hommes intègres, ennemis de la cupidité ; établis-les sur eux comme chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante et chefs de dix. » [Il est évident, pensons-nous, d’après le contexte, que ces hommes furent établis non seulement pour trancher les questions civiles, mais aussi à l’égard de toute difficulté relative à la loi cérémonielle, et à « tous les statuts de Dieu et ses lois », verset 16 ; en somme, pour agir en toutes choses à la place de Moïse, sauf dans les affaires de grande importance.] 1 Corinthiens 12:28 : « Dieu a établi dans l’Église premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues. » Voyez tout le chapitre. Éphésiens 4:11 : « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs. »Numb. xi. 14–17. “I am not able to bear all this people alone, because it is too heavy for me. And if thou deal thus with me, kill me, I pray thee, out of hand, if I have found favour in thy sight; and let me not see my wretchedness. And the Lord said unto Moses, Gather unto me seventy men of the elders of Israel, whom thou knowest to be the elders of the people, and officers over them; and bring them unto the tabernacle of the congregation, that they may stand there with thee. And I will come down and talk with thee there: and I will take of the Spirit which is upon thee, and will put it upon them; and they shall bear the burden of the people with thee, that thou bear it not thyself alone.” Ver. 24, 25. “And Moses went out, and told the people the words of the Lord, and gathered the seventy men of the elders of the people, and set them round about the tabernacle: and the Lord came down in a cloud, and spake unto him, and took of the spirit that was upon him, and gave it unto the seventy elders: and it came to pass, that when the Spirit rested upon them, they prophesied, and did not cease.” Exod. xviii. 21. “Moreover, thou shalt provide, out of all the people, able men, such as fear God, men of truth hating covetousness; and place such over them, to be rulers of thousands, and rulers of hundreds, rulers of fifties, and rulers of tens.” [It is, we think, evident from the context, that these men were appointed not only to determine on civil questions, but in respect to every difficulty relating to the ceremonial law, and “all the statutes of God, and his laws,” ver. 16. In short, to act in every thing in the place of Moses, except in matters of great moment.] 1 Cor. xii. 28. “God hath set some in the church; first, apostles; secondarily, prophets; thirdly, teachers; after that miracles; then gifts of healing, helps, governments, diversities of tongues.” See the whole chapter. Ephes. iv. 11. “And he gave some, apostles; and some, prophets; and some, evangelists; and some pastors and teachers.”
2° Le désir de « fuir la colère à venir et d’être sauvé de ses péchés » est exprimé comme la seule condition d’admission dans notre société, parce que ces deux choses sont inséparablement unies. Il n’y eut jamais d’âme qui désirât vraiment fuir la colère de Dieu sans désirer en même temps le vrai salut. L’un et l’autre viennent de Dieu ; et son Esprit ne donne jamais le saint désir d’éviter l’un sans accorder un désir également ardent d’obtenir l’autre. La nature de Dieu et tout le plan du salut par Jésus-Christ l’exigent. La création et la rédemption de l’homme, et toutes les opérations de l’Esprit divin, n’ont d’autre fin que de nous rendre semblables à Dieu, et de nous préparer à son service et à la jouissance éternelle de lui-même. Matthieu 11:28 : « Venez à moi », dit Christ, « vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » Luc 18:13, 14 : « Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : Ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. »2d. The desire “to flee from the wrath to come, and to be saved from their sins,” is expressed as the single condition of being admitted into our society, because these two are inseparably united. There never was a soul which truly desired to flee from the wrath of God, but at the same time desired real salvation. They both come from God: and his Spirit never gives the sacred wish to avoid the one, but he bestows an equally ardent desire to obtain the other. The nature of God and the whole plan of salvation by Jesus Christ require this. The creation and redemption of man, and all the operations of the Divine Spirit, have no other end but the making us like to God, and preparing us for his service, and for the eternal enjoyment of himself. Matt. xi. 28. “Come unto me,” says Christ, “all ye that labour and are heavy laden, and I will give you rest.” Luke xviii. 13, 14. “The publican, standing afar off, would not lift up so much as his eyes unto heaven, but smote upon his breast, saying, God be merciful to me, a sinner. I tell you, This man went down to his house justified rather than the other.”
3° L’âme qui voit son danger et qui soupire après le salut n’offensera pas intentionnellement le Dieu qu’elle craint, le Dieu qu’elle désire aimer. Du moins, si elle n’a pas de pouvoir sur le péché intérieur, elle aura en horreur les vices et les divertissements coupables du monde. Tous ses anciens plaisirs lui sont devenus amers. Elle cherche maintenant un bonheur que le monde ne peut lui donner, et c’est pourquoi elle a en dégoût tout ce qui tend à l’éloigner de l’objet de ses désirs. Matthieu 3:8 : « Produisez donc du fruit digne de la repentance. » Voyez aussi Luc 3:8. 2 Corinthiens 7:10 : « La tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais. »3d. The soul which sees its danger, and longs for salvation, will not intentionally offend the God it fears — the God it desires to love. At least, if it have not power over inward sin, it will abhor the vices and criminal amusements of the world. All its former pleasures are embittered to it. It now seeks a happiness which the world cannot afford it, and, therefore, loaths every thing which tends to keep it from the object of its wishes. Matt. iii. 8. “Bring forth fruits meet for repentance.” See also Luke iii. 8. 2 Cor. vii. 10. “Godly sorrow worketh repentance to salvation not to be repented of.”
1. Prendre le nom de Dieu en vain est un vice si grossier que ceux qui le commettent doivent être entièrement livrés à Satan. Exode 20:7 : « Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain. » Voyez aussi Deutéronome 5:11. Lévitique 19:12 : « Tu ne profaneras point le nom de ton Dieu. » Voyez aussi les références scripturaires tirées du Nouveau Testament dans les notes sur le 25e article de religion.1. The taking of God’s name in vain is so gross a vice, that those must be wholly given up to Satan, who will commit it. Exod. xx. 7. “Thou shalt not take the name of the Lord thy God in vain; for the Lord will not hold him guiltless that taketh his name in vain.” See also Deut. v. 11. Lev. xix. 12. “Neither shalt thou profane the name of thy God.” See also the scripture-references taken from the New Testament in the notes on the 25th article of religion.
2. La violation du sabbat est un vice qui peut se commettre sous divers prétextes spécieux, bien qu’il soit le précurseur de tout mal. En ce temps surtout, c’est un vice inexcusable chez ceux qui font la moindre profession de christianisme, alors que le rejet complet du sabbat est considéré par les ennemis de la religion révélée, en général, comme le moyen le plus efficace de détruire le christianisme lui-même. Oh ! venons tous au secours de l’Éternel contre les puissants (Juges 5:23), et aimons le sabbat à cause de son divin Fondateur et des bénédictions inestimables qui découlent de sa juste observance. Il a déjà été honoré par le repos divin après la création, et il est l’emblème de ce repos spirituel et éternel qui reste pour le peuple de Dieu (Hébreux 4:9). Voyez particulièrement les nombreuses références scripturaires dans les notes sur la 15e section du premier chapitre, ainsi que les références sur la 23e section.2. Sabbath-breaking is a vice which may be committed under various specious pretences, though it is the forerunner of all evil. In this day especially it is a vice inexcusable in those who make the least profession of christianity; when the entire rejection of the sabbath is looked upon by the enemies of revealed religion, in general, as the most effectual means to destroy christianity itself. O let us all come out to the help of the Lord against the mighty (Judges v. 23.) and love the sabbath for the sake of its Divine Founder and the inestimable blessings flowing from the due observance of it. It has been already honoured by the divine rest from creation, and is an emblem of that spiritual and eternal rest which remains for the people of God. (Heb. iv. 9.) See particularly the numerous scripture-references in the notes on the 15th section of the first chapter, as also the references on the 23d section.
3. Il faut se garder particulièrement du péché d’ivrognerie dans un pays où les matières propres aux liqueurs distillées abondent tant. Hélas ! la sensualité de toute espèce, mais surtout celle qui naît de l’intempérance dans l’usage des liqueurs distillées, salit et souille l’âme, la remplit de désirs impurs, et change la nature humaine, capable de l’image de Dieu, en une bête répugnante. Luc 21:34 : « Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste. » Romains 13:13 : « Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l’ivrognerie. » 1 Corinthiens 5:11 : « …ivrogne… de ne pas même manger avec un tel homme. » 6:10 : « …ni les ivrognes… n’hériteront le royaume de Dieu. » Galates 5:19–21 : « Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont… l’ivrognerie, etc. » Éphésiens 5:18 : « Ne vous enivrez pas de vin : c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit. » 1 Thessaloniciens 5:7 : « Ceux qui s’enivrent s’enivrent la nuit. » Tite 2:1–3 : « Pour toi, dis… que les femmes âgées… ne soient [pas] adonnées au vin. »3. The sin of drunkenness should be particularly guarded against in a country where the materials for distilled liquors so much abound. Sensuality, alas! of every kind, but particularly that which arises from intemperance in the use of distilled liquors, soil and defile the soul, fills it full of impure desires, and turns the human nature, capable of the image of God, into a loathsome beast. Luke xxi. 34, “Take heed to yourselves, lest at any time your hearts be overcharged with surfeiting, and drunkenness, and cares of this life, and so that day come upon you unawares.” Rom. xiii. 13. “Let us walk honestly as in the day, not in rioting and drunkenness.” 1 Cor. v. 11. “— A drunkard — with such an one no not to eat.” vi. 10. “— Nor drunkards — shall inherit the kingdom of God.” Gal. v. 19–21. “Now, the works of the flesh are manifest, which are these: — drunkenness, &c.” Ephes. v. 18. “Be not drunk with wine, wherein is excess; but be filled with the Spirit.” 1 Thess. v. 7. “They that be drunken, are drunken in the night.” Tit. ii. 1–3. “Speak thou, — that the aged women [be] not given to much wine.”
4. Acheter et vendre les âmes et les corps des hommes (car qu’est-ce que le corps sans l’âme, sinon un cadavre ?) est un crime complexe.* Il est vrai qu’il fut en quelque mesure toléré chez les Juifs à cause de l’extraordinaire dureté de leur cœur, comme le furent le fait d’avoir des concubines et celui de répudier les épouses à volonté ; mais il est entièrement opposé à tout l’esprit de l’Évangile. Il tend immédiatement à remplir l’esprit d’orgueil et de tyrannie, et produit souvent presque tous les actes de débauche et de cruauté qui peuvent déshonorer l’espèce humaine. Même le philosophe moraliste avouera franchement que, s’il y a un Dieu, toute perfection qu’il possède doit être opposée à une pratique si contraire à toute idée morale qui puisse influencer l’esprit humain. Néhémie 5:8, 9 : « Je leur dis : Nous avons racheté selon notre pouvoir nos frères les Juifs vendus aux nations ; et vous vendriez vous-mêmes vos frères, et c’est à nous qu’ils seraient vendus ! Ils se turent, ne trouvant rien à répondre. Puis je dis : Ce que vous faites n’est pas bien. Ne devriez-vous pas marcher dans la crainte de notre Dieu, pour n’être pas insultés par les nations nos ennemies ? » Ésaïe 58:6 : « Voici le jeûne auquel je prends plaisir : détache les chaînes de la méchanceté, dénoue les liens de la servitude, renvoie libres les opprimés, et que l’on rompe toute espèce de joug. » Ézéchiel 27:13 (ce chapitre traite de la destruction de Tyr et de ses causes) : « Javan, Tubal et Méschec trafiquaient avec toi ; ils donnaient des esclaves… en échange de tes marchandises. » Actes 17:24–26 : « Le Dieu… a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitassent sur toute la surface de la terre. » 1 Timothée 1:9, 10 : « Sachant bien que la loi n’est pas faite pour le juste, mais pour les méchants et les rebelles, les impies et les pécheurs, les irréligieux et les profanes, les parricides, les meurtriers… les voleurs d’hommes », etc. Apocalypse 13:10 : « Si quelqu’un mène en captivité, il ira en captivité. » Apocalypse 18 (sur la chute de Babylone et ses causes), versets 11–13 : « Personne n’achète plus leur cargaison, cargaison d’or, d’argent… d’esclaves et d’âmes d’hommes. »4. The buying and selling the souls and bodies of men (for what is the body without the soul but a dead carcase) is a complicated crime.* It was indeed, in some measure overlooked in the Jews by reason of the wonderful hardness of their hearts, as was the keeping of concubines and the divorcing of wives at pleasure, but it is totally opposite to the whole spirit of the gospel. It has an immediate tendency to fill the mind with pride and tyranny, and is frequently productive of almost every act of lust and cruelty which can disgrace the human species. Even the moral philosopher will candidly confess, that if there be a God, every perfection he possesses must be opposed to a practice so contrary to every moral idea which can influence the human mind. Nehem. v. 8, 9. “I said unto them, We, after our ability, have redeemed our brethren, the Jews, which were sold unto the heathen; and will ye even sell your brethren? or shall they be sold unto us? Then held they their peace, and found nothing to answer. Also I said. It is not good that ye do: ought ye not to walk in the fear of our God, because of the reproach of the heathen our enemies?” Isai. lviii. 6. “Is not this the fast that I have chosen? to loose the bands of wickedness, to undo the heavy burdens and to let the oppressed go free, and that ye break every yoke?” Ezek. xxvii. 13, (This chapter is written on the destruction of Tyrus, and the causes of it.) “Javan, Tubal, and Meshech, they were thy merchants: they traded the persons of men.” Acts xvii. 24–26. “God — hath made of one blood all nations of men for to dwell on all the face of the earth.” 1 Tim. i. 9, 10. “Knowing this, that the law is not made for a righteous man, but for the lawless and disobedient, for the ungodly and for sinners, for unholy and profane, for murderers of fathers, and murderers of mothers, for man-slayers, for men-stealers,” &c. Rev. xiii. 10. “He that leadeth into captivity shall go into captivity.” Rev. xviii. (On the fall of Babylon, and the causes of it) ver. 11–13. “No man buyeth their merchandise any more: the merchandise of gold, and silver, and slaves, and souls of men.”
* N’y a-t-il pas sur ce continent beaucoup de propriétaires qui empêchent leurs esclaves de jouir des privilèges de l’Évangile, et qui violent ainsi les droits des âmes et des consciences de leurs esclaves, aussi bien que de leurs corps ? En même temps, nous devons rendre justice aux multitudes qui n’asservissent pas ainsi l’esprit de leurs serviteurs, mais leur laissent pleine liberté d’assister à la prédication de l’Évangile partout où ils [illisible].* Are there not many proprietors to be found on this continent who restrain their slaves from enjoying the privileges of the gospel and thereby invade the rights of the souls and consciences of their slaves, as well as their bodies? At the same time we must give the credit due to multitudes who do not thus enslave the minds of their servants, but allow them full liberty to attend the preaching of the gospel wherever they [illegible].
5. « Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance », Galates 5:22, 23. Ces choses sont directement opposées aux batailles, aux querelles, aux disputes, à l’esprit de chicane, à la vengeance et aux injures. Il est donc impossible que le saint Esprit de Dieu habite dans un cœur qui est une cage de tels oiseaux impurs, ou qu’il ait quelque rapport avec une âme qui se complaît dans des dispositions si contraires à sa propre nature sainte. Ceux donc qui manifestent de telles dispositions ne peuvent pas même être sous les convictions de l’Esprit de Dieu, et sont par conséquent impropres à toute société chrétienne. Colossiens 3:12, 13 : « Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. » Tite 3:1, 2 : « Rappelle-leur [illisible]5. “The fruit of the Spirit is love, joy, peace, long-suffering, gentleness, goodness, faith, meekness, temperance,” Gal. v. 22, 23. These are directly opposite to fightings, quarrelling, brawling, litigiousness, revenge and railing. It is, therefore, impossible for the holy Spirit of God to dwell in a heart which is a cage of such unclean birds — to have any connection with a soul, which indulges those tempers which are so contrary to his own holy nature. Those, therefore, who manifest such dispositions cannot be even under the convictions of the Spirit of God, and are, of consequence, unfit for any christian society. Col. iii. 12, 13. “Put on, therefore, as the elect of God, holy and beloved, bowels of mercies, kindness, humbleness of mind, meekness, long-suffering; forbearing one another, and forgiving one another, if any man have a quarrel against any; even as Christ forgave you, so also do ye.” Tit. iii. 1, 2. “Put them in mind [illegible]
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[illisible] les voisins, ou dire du mal de quelqu’un. Nous ne devons pas, dans notre conversation, dire du mal d’autrui, si vrai que ce soit : rien ne peut le justifier, sinon le fait d’avertir un ami d’un danger immédiat. Dans tout autre cas, ce sera condamné au jour du jugement, non seulement comme une parole vaine, mais comme une parole coupable. S’il en est ainsi, il est plus coupable encore de dire du mal des personnes publiques. C’est prendre sur elles l’avantage le plus injuste ; et nous pourrions, peut-être sans le vouloir, ruiner la réputation et l’utilité d’hommes bien meilleurs que nous. C’est un vice dont nous devons particulièrement nous garder, parce que les tentations qui y portent sont si fréquentes et si variées ; et tant de gens qui professent la religion (nous pouvons à peine dire qui la possèdent) en sont coupables. Suivez toujours la règle du bon évêque Beveridge : « Parlez des vices des hommes seulement en face, et de leurs vertus seulement derrière leur dos. » Actes 23:5 : « Il est écrit : Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple. » Voyez les références scripturaires dans les notes sur le 23e article de religion, et le chapitre 1, section 15.[illegible] neighbours, or speaking evil of any. We are not in our conversation to speak evil of another, however true it may be: nothing can justify it, but the cautioning of a friend from some immediate danger. It will, in every other case, be condemned on the day of judgment, not merely as an idle but as a criminal word. If this be the case, it is still more criminal to speak evil of public characters. It is taking the most unjust advantage of them: and we may, perhaps, without intention, ruin the characters and usefulness of much better men than ourselves. This is a vice which we should particularly guard against, because the temptations to it are so frequent and various; and so many professors (we can scarcely say possessors) are guilty of it. Follow always the rule of good bishop Beveridge, “Speak of men’s vices only to their faces, and of their virtues only behind their backs.” Acts xxiii. 5. “It is written, Thou shalt not speak evil of the ruler of thy people.” See the scripture references in the notes on the 23d article of religion, and chap. i. sect. 15.
9. Faire aux autres ce que nous voudrions qu’ils nous fissent (voyez Matthieu 7:12 et Luc 6:31) renferme tout notre devoir envers le prochain, et même l’amour désintéressé des hommes, qui ne peut découler que de l’amour de Dieu. Il est naturel que les hommes du monde s’imaginent que tout le genre humain est mû par des motifs intéressés, parce qu’ils ne savent rien de l’amour de Dieu, et qu’ils tiennent pour des exaltés ceux qui professent la grâce. Seul l’amour de Dieu peut élever l’âme au-dessus de tout ce qui est sur la terre, et la crucifier entièrement au monde, et par conséquent à tout objet qui pourrait l’intéresser ici-bas. Lui seul peut nous rendre capables d’agir continuellement envers les autres selon cette règle d’or d’où dépendent toute la loi et les prophètes. Voyez 1 Corinthiens 13.9. To do to others as we would wish they should do to us (See Matt. vii. 12, and Luke vi. 31) includes in it the whole of our duty to our neighbour — even the disinterested love of man, which can flow alone from the love of God. It is natural for the men of the world to imagine that all mankind are influenced by private motives, because they know nothing of the love of God, and esteem the professors of grace as enthusiasts. It is the love of God alone which can raise the soul above every thing on earth, and crucify it entirely to the world, and, consequently, to every object which could interest it here below. It is only this which can enable us to act to others continually according to that golden rule, on which hang all the law and the prophets. See 1 Cor. xiii.
10. Tout faire pour la gloire de Dieu est la source de toute religion. Tout ce qui procède d’un autre principe est péché ; mais tout ce qui procède de ce motif céleste —la gloire de Dieu— est un sacrifice agréable à Dieu par Christ. Celui qui agit ainsi a trouvé la pierre philosophale, l’art de changer toutes choses en l’or véritable du sanctuaire. Il est béni dans sa corbeille et dans sa huche, à son arrivée et à son départ, à son coucher et à son lever. Mais c’est tout le contraire pour tous ceux qui agissent selon quelque autre principe, si spécieuse que soit leur conduite extérieure. Sans cela, tout est charnel ou diabolique, coupable et maudit. 1 Corinthiens 10:31 : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. » 1 Corinthiens 6:19, 20 : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. »10. To do all to the glory of God, is the spring of all religion. Every thing is sinful which proceeds from any other principle: but every thing is an acceptable sacrifice to God through Christ, which proceeds from this heavenly motive — the glory of God. He, who thus acts, has found out the philosopher’s stone, the art of turning every thing into the true gold of the sanctuary. He is blessed in his basket and store, in his going out and coming in, and in his lying down and rising up. But the very reverse is the case with all who act from any other principle, however specious their outward conduct may be. Without this, every thing is carnal or devilish, sinful and accursed. 1 Cor. x. 31. “Whether therefore ye eat, or drink, or whatsoever ye do, do all to the glory of God.” 1 Cor. vi. 19, 20. “What? know ye not that your body is the temple of the Holy Ghost; which is in you, which ye have of God, and ye are not your own? For ye are bought with a price: therefore glorify God in your body, and in your spirit, which are God’s.”
L’homme qui agit selon ce principe céleste :The man who acts from this heavenly principle,
(1.) Ne peut porter aucun vêtement qui tende à nourrir son propre orgueil ou à empêcher sa libéralité envers les pauvres. Voyez la 7e section de ce chapitre.(1.) Cannot wear any apparel which tends to feed his own pride, or to prevent his liberality to the poor. See the 7th section of this chapter.
(2.) Il ne peut se livrer aux divertissements charnels du monde. Quel blasphème ce serait, pour des hommes ou des femmes qui se démènent dans une danse, de s’écrier : « Je fais ceci au nom du saint Jésus ! » Quelle insolence ce serait, pour le joueur de cartes qui bat ses cartes, ou pour le coureur de chevaux qui galope furieusement, de dire : « Je fais ceci pour la gloire de Dieu ! » Ces divertissements ont été déclarés incompatibles avec la vraie religion par les ministres spirituels de Christ de toutes les dénominations et de tous les âges ; et nous trouverons au jour du jugement qu’ils connaissaient mieux la pensée de Dieu à cet égard que les enfants de Satan. 1 Timothée 5:6 : « Mais celle qui vit dans les plaisirs est morte, quoique vivante. » 2 Timothée 3:1–4 : « Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles… aimant le plaisir plus que Dieu. » Job 21:7–11 : « Pourquoi les méchants vivent-ils ? Pourquoi les voit-on vieillir et accroître leur force ?… Ils laissent aller leurs enfants comme des brebis, et les enfants prennent leurs ébats. »(2.) He cannot indulge himself in the carnal diversions of the world. What blasphemy would it be for men or women, when they were throwing themselves about in a dance, to cry “I do this in the name of the holy Jesus!” What insolence would it be for the card-player, when he is tossing about his cards, or the horse-racer when he is driving furiously, to say, “I do this to the glory of God!” These diversions have been pronounced by the spiritual ministers of Christ of all denominations in all ages, as inconsistent with true religion: and we shall find on the day of judgment, that they were better acquainted with the mind of God in these respects, than the children of Satan, 1 Tim. v. 6. “She that liveth in pleasure, is dead while she liveth.” 2 Tim. iii. 1–4. “This know also, that in the last days perilous times shall come. For men shall be lovers of pleasures more than lovers of God.” Job xxi. 7–11. “Wherefore do the wicked live, become old, yea, are mighty in power: they send forth their little ones like a flock, and their children dance.”
(3.) Il chante et lit pour la gloire de Dieu, dans le seul but d’acquérir une lumière plus claire sur les vérités de Dieu, d’enflammer son cœur d’un plus grand amour de Dieu, et de promouvoir les intérêts temporels, spirituels et éternels de ses semblables. Psaume 119:54 : « Tes statuts sont le sujet de mes cantiques, dans la maison où je suis étranger. » Verset 99 : « Je suis plus instruit que tous mes maîtres, car tes préceptes sont l’objet de ma méditation. » Verset 148 : « Je devance les veilles et j’ouvre les yeux, pour méditer ta parole. »(3.) He sings and reads for the glory of God — for the sole purpose of gaining clearer light in the truths of God, inflaming his heart with more of the love of God, and promoting the temporal, spiritual, and eternal interests of his fellow-creatures. Psal. cxix. 54, “Thy statutes have been my songs in the house of my pilgrimage.” Ver. 99. “I have more understanding than all my teachers: for thy testimonies are my meditation.” Ver. 148. “Mine eyes prevent the night watches, that I might meditate on thy word.”
(4.) Il sait bien combien tout ce qui est charnel l’éloigne de Dieu. Il se charge donc chaque jour de sa croix. Il trouve du plaisir (mêlé peut-être de quelque répugnance naturelle) à réprimer et à combattre ses affections charnelles. Il se tient à distance de la complaisance envers lui-même, et ne s’approche pas trop du bord du précipice. Il sent sa propre faiblesse ; et, bien qu’il vive par la foi au Fils de Dieu, il ne voudrait pas présumer de lui. Matthieu 10:38 : « Celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. » 16:24 : « Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. » Marc 8:34 : « Puis, ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. » 10:21 : « Viens, et suis-moi, en te chargeant de ta croix. » Luc 9:23 : « Puis il dit à tous : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. » 14:27 : « Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. »(4.) He is well aware, how all that is carnal draws him from God. He therefore daily takes up his cross. He feels a delight (though perhaps mixed with some natural reluctance) to restrain and oppose his fleshly affections. He keeps at a distance from self-indulgence, and draws not too near to the brink of the precipice. He feels his own weakness: and though he lives by faith upon the Son of God, yet he would not presume upon him. Matt. x. 38. “He that taketh not his cross and followeth after me, is not worthy of me.” xvi. 24. “Then said Jesus unto his disciples. If any man will come after me, let him deny himself, and take up his cross and follow me.” Mark viii. 34. “And when he had called the people unto him, with his disciples also, he said unto them, Whosoever will come after me, let him deny himself, and take up his cross, and follow me.” x. 21. “Come, take up the cross, and follow me.” Luke ix. 23. “And he said to them all, if any man will come after me, let him deny himself, and take up his cross daily, and follow me.” xiv. 27. “And whosoever doth not bear his cross, and come after me, cannot be my disciple.”
(5.) Il est un fidèle économe des bénédictions variées de son Dieu. Il pourvoit aux besoins de sa famille avec une sagesse chrétienne et une prudence chrétienne ; et tout le reste, il l’emploie au soulagement des pauvres et des affligés, et à l’avancement du royaume de Dieu sur la terre. Il ne souhaite pas recevoir ses biens dans ce monde, et ensuite lever les yeux en enfer, étant en proie aux tourments ; mais sa plus haute ambition est de jouir du souverain bien, le Dieu de son salut, selon toute la capacité de sa nature renouvelée et pour toute l’éternité. Matthieu 6:19–21 : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » 1 Timothée 6:9, 10 : « Mais ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. »(5.) He is a faithful steward of the manifold blessings of his God. He provides for his family with christian wisdom and christian prudence; and all the rest he lays out for the relief of the poor and afflicted, and for the advancement of the kingdom of God upon earth. He does not wish to have his good things in this world, and afterwards in hell to lift up his eyes in torments: but his highest ambition is to enjoy the sovereign good, the God of his salvation, to the utmost capacity of his renewed nature and to all eternity. Matt. vi. 19–21. “Lay not up for yourselves treasures upon earth, where moth and rust doth corrupt, and where thieves break through and steal: but lay up for yourselves treasures in heaven, where neither moth nor rust doth corrupt, and where thieves do not break through, nor steal. For where your treasure is, there will your heart be also.” 1 Tim. vi. 9, 10. “They that will be rich fall into temptation, and a snare, and into many foolish and hurtful lusts, which drown men in destruction and perdition. For the love of money is the root of all evil; which while some coveted after, they have erred from the faith, and pierced themselves through with many sorrows.”
(6.) Il est strictement honnête. Il a en horreur l’entreprise inique de gagner de l’argent aux dépens de son prochain. Mais hélas ! c’est une pratique trop commune, même parmi beaucoup de ceux qui se disent croyants. Un homme est pauvre et désire devenir riche ; ou il est riche et désire l’être davantage ; il prend donc à crédit une grande quantité de marchandises pour former un capital important mais fictif ; ou il emprunte de l’argent à ses amis dans le même but : s’il réussit, il voit son ambition satisfaite et devient un homme fortuné ; s’il échoue, il ne se trouve qu’au point où il était auparavant, ou du moins il souffre peu ; tandis que ceux qui, en confiance, lui ont vendu des marchandises ou lui ont avancé de l’argent sont les seuls ou les principaux perdants. Lui est, comme il dirait, passablement à l’abri en tout cas. C’est là une pratique injuste et inique ; et d’autant plus que le tout se fait sous le masque de l’honneur et de l’honnêteté, de l’amitié ou de l’intégrité. De telles personnes ne devraient pas être admises parmi nous ; ou, si elles le sont, elles devraient, une fois découvertes, être exclues comme quelques-uns des plus grands ennemis de la société civile, dont la pratique tend immédiatement à rompre tous les liens de l’union sociale et à détruire toute confiance entre les hommes. Marc 10:18, 19 : « Jésus lui dit : …Ne fais de tort à personne. » 1 Corinthiens 6:8 : « Mais c’est vous qui commettez l’injustice et qui dépouillez, et c’est envers des frères que vous agissez de la sorte ! » Ésaïe 21:2 : « Une vision terrible m’a été révélée. L’oppresseur opprime, le dévastateur dévaste. » 33:1 : « Malheur à toi… qui pilles et qu’on n’a pas pillé !… Quand tu auras fini de piller, tu seras pillé. » Voyez aussi les références scripturaires dans les notes sur la 15e section du chapitre 1.(6.) He is strictly honest. He abhors the iniquitous attempt of getting money at his neighbour’s cost. But alas! this is too common a practice even among many who call themselves professors. A man is poor, and wishes to be rich; or he is rich, and wishes to be richer; he accordingly takes up a great quantity of goods to form a large but false capital; or he borrows money of his friends for the same purpose: if he succeed, he has his ambition gratified, and becomes a man of fortune; if he fail, he is only where he was before, or at least suffers but little; whilst those who have in confidence sold him goods, or advanced to him money, are the only or chief sufferers. He is, what he would call tolerably safe at all events. This is an unjust, an iniquitous practice: and the more so, because the whole is carried on under the mask of honour and honesty, of friendship or integrity. Such persons should have no admission among us; or, if they have, should, when discovered, be expelled as some of the greatest enemies of civil society; whose practice has an immediate tendency to break all the bonds of social union, and to destroy all confidence among men. Mark x. 18, 19. “Jesus said unto him. Defraud not.” 1 Cor. vi. 8. “Nay, ye do wrong and defraud, and that your brethren.” Isa. xxi. 2. “A grievous vision is declared unto me; The treacherous dealer dealeth treacherously, and the spoiler spoileth.” xxxiii. 1. “Woe to thee that dealeth treacherously, and they dealt not treacherously with thee; — when thou shalt make an end to deal treacherously, they shall deal treacherously with thee.” See also the scripture references, in the notes on sect. 15th. chap. i.
4° La véritable conviction de péché et un ardent désir du salut seront aussi accompagnés de tout fruit extérieur de justice. L’amour de Dieu n’est peut-être pas encore devenu le principe qui gouverne toute l’âme, de manière à faire couler l’obéissance comme d’une seconde nature ; mais l’âme contrite aura cependant une crainte constante d’offenser Dieu, et cette crainte sera accompagnée d’un désir constant de lui plaire. Daniel 4:27 : « Mets un terme à tes péchés en pratiquant la justice, et à tes iniquités en usant de compassion envers les malheureux. » Matthieu 3:8 : « Produisez donc du fruit digne de la repentance. » Voyez aussi Luc 3:8. Actes 26:19, 20 : « Je n’ai point résisté à la vision céleste ; mais… j’ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’œuvres dignes de la repentance. »4th. True conviction of sin and an earnest longing for salvation will also be accompanied with every outward fruit of righteousness. The love of God may not yet have become the governing principle of the whole soul, so as to make obedience flow as from a second nature; but yet the contrite soul will have a constant fear of offending God, and this will be accompanied with a constant desire of pleasing him. Dan. iv. 27. “Break off thy sins by righteousness, and thine iniquities by shewing mercy to the poor,” Matt. iii. 8. “Bring forth, therefore, fruits meet for repentance,” See also Luke iii. 8. Acts xxvi. 19, 20. “I was not disobedient to the heavenly vision; but shewed— that they should repent and turn to God, and do works meet for repentance.”
1. Ce principe nous fera compatir aux infirmités des autres et sympathiser avec eux. Nous prendrons plaisir à procurer à ceux qui ont faim et qui sont nus, à l’étranger, au malade et au prisonnier, les choses nécessaires ou les secours dont ils ont besoin. Et en tout cela, nous considérerons les pauvres comme les représentants de Jésus-Christ, et nous penserons qu’en le faisant pour eux, nous le faisons pour lui. Voyez Matthieu 25:31–46.1. This principle will make us feel for the infirmities of others, and sympathize with them. We shall delight to afford to the hungry and naked, the stranger, the sick and imprisoned, the necessaries or comforts they stand in need of. And in all this, we shall consider the poor as the representatives of Jesus Christ, and that in doing it to them we do it to him. See Matt. xxv. 31–46.
2. C’est une erreur complète de supposer qu’un vrai pénitent ne peut pas faire du bien aux âmes des autres, ou qu’il n’y est pas appelé. Beaucoup, dans leur état de réveil, ont fait un bien considérable à cet égard. Mais lorsque l’amour de Dieu est devenu le principe qui règne dans l’âme, nous avons faim et soif du salut des autres. Notre cri est : « Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu, et je raconterai ce qu’il a fait à mon âme », Psaume 66:16.2. It is a perfect mistake to suppose, that a real penitent cannot or is not called to do good to the souls of others. Many in their awakened state have done considerable good in this respect. But when the love of God is become the reigning principle of the soul, we hunger and thirst for the salvation of others. Our cry is, “Come and hear, all ye that fear God, and I will declare what he hath done for my soul,” Psal. lxvi. 16.
3. Bien qu’il fasse du bien à tous selon ses moyens, il ressent particulièrement pour les membres du corps mystique de Christ. Ils sont pour lui comme sa propre âme. Avec eux il fait l’expérience d’une union que le monde ignore entièrement. Ils sont comme les membres de sa propre famille : os de ses os et chair de sa chair. « Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi », Galates 6:10. « Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères », 1 Jean 3:14.3. Though he does good to all according to his ability, yet he particularly feels for the members of Christ’s mystical body. They are to him as his own soul. With them he experiences an union which the world is utterly unacquainted with. They are like the members of his own family: they are bone of his bone, and flesh of his flesh. “As we have, therefore, opportunity let us do good unto all men, especially unto them who are of the household of faith,” Gal. vi. 10. “We know that we have passed from death unto life, because we love the brethren,” 1 John iii. 14.
4. C’est souvent l’une des ruses de Satan de tenter les enfants de Dieu à négliger leurs affaires, sous prétexte qu’ils pourront vivre davantage dans le ciel en n’ayant rien à faire avec les choses terrestres. Mais le croyant, lorsqu’il est appelé à travailler dans une profession ou un métier pour soutenir sa famille, ou à remplir quelque poste utile dans la société, peut mêler de telle sorte de pieuses oraisons jaculatoires à ses études ou à ses travaux, et profiter de tant de courts intervalles pour la prière privée, que non seulement il conserve sa grâce, mais qu’il croisse chaque jour dans la vie divine. Les oraisons jaculatoires sont des messagers rapides qui entrent vite dans le ciel et rapportent vite une réponse de grâce. Romains 12:11 : « Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur. » Verset 17 : « Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. » 1 Timothée 5:8 : « Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle. »4. It is frequently one of the devices of Satan, to tempt the children of God to be negligent in their business, under the pretext that they will be able to live more in heaven by having nothing to do with earthly things. But the believer, when called to labour in a profession or trade for the support of his family, or to fill up some useful station in society, may so intermix pious ejaculations with his studies or labours, and improve so many short intervals in private prayer, as not only to preserve his grace, but to increase daily in the divine life. Ejaculations are swift messengers, which soon enter heaven, and soon bring down a gracious answer. Rom. xii. 11. “Not slothful in business; fervent in spirit; serving the Lord.” Ver. 17. “Provide things honest in the sight of all men.” 1 Tim. v. 8. “If any provide not for his own, and specially for those of his own house, he hath denied the faith, and is worse than an infidel.”
5. Nous nous sommes déjà étendus sur le grand devoir de nous charger de notre croix ; nous observerons donc seulement que, si nous voulons être de vrais disciples de notre Seigneur crucifié, nous devons nous attendre à rencontrer le mépris et la persécution de la part du monde charnel. Romains 8:7 : « Car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. » Jean 15:18–21 : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. » Oh ! quel chrétien refuserait de souffrir pour l’amour de son Rédempteur ? Matthieu 5:10–12 : « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous. »5. We have already enlarged on the great duty of taking up our cross, and therefore shall only observe, that if we will be real disciples of our crucified Lord, we must expect to meet with contempt and persecution from the carnal world. Rom. viii. 7. “The carnal mind is enmity against God: for it is not subject to the law of God, neither indeed can be.” John xv. 18–21. “If the world hate you, ye know that it hated me, before it hated you. If ye were of the world, the world would love his own: but because ye are not of the world, but I have chosen you out of the world, therefore the world hateth you. Remember the word that I said unto you. The servant is not greater than his lord. If they have persecuted me, they will also persecute you: if they have kept my saying, they will keep yours also. But all these things they will do unto you for my name’s sake, because they know not him that sent me.” O what christian would refuse to suffer for the sake of his Redeemer? Matt. v. 10–12. “Blessed are they which are persecuted for righteousness’ sake; for theirs is the kingdom of heaven. Blessed are ye when men shall revile you, and persecute you, and shall say all manner of evil against you falsely for my sake. Rejoice, and be exceeding glad: for great is your reward in heaven: for so persecuted they the prophets which were before you.”
5° Nous avons aussi parlé amplement de toutes les ordonnances de l’Évangile et de la nécessité d’y participer constamment, et nous l’avons prouvé par une grande variété de passages de l’Écriture. Bien que les ordonnances ne soient que des moyens de grâce, leur fin, qui est le salut de nos âmes, ne peut être atteinte sans elles. Tel est l’ordre de Dieu, sauf lorsque des empêchements inévitables nous empêchent d’y assister ; auquel cas Dieu lui-même tiendra lieu de toutes les ordonnances à l’âme sincère, et changera même ces empêchements en le plus profitable de tous les moyens.5th. We have also spoken largely on all the ordinances of the gospel, and the necessity of being constant partakers of them; and have proved this by a great variety of scriptures. Although the ordinances are but means of grace, their end, which is the salvation of our souls, cannot be attained without them. Such is the order of God, except when unavoidable hindrances prevent our attending of them; in which case, God will himself be to the sincere soul instead of all ordinances, yea, will turn the very hindrances themselves into the most profitable of all means.
6° Nous avons ainsi expliqué brièvement les règles par lesquelles sont gouvernés les membres de notre société. Lorsqu’un jour, dans un procès particulier, ces règles furent lues devant une cour de justice au complet, en Europe, le juge, levant les mains, dit : « Je voudrais que le monde entier les observe. » Oh ! quel monde heureux ce serait si elles étaient écrites par l’Esprit de Dieu dans tous les cœurs ! Assurément « l’Éternel Dieu habiterait alors parmi nous » (Psaume 68:18) ; oui, ses délices seraient parmi les fils de l’homme. « Le loup habiterait alors avec l’agneau, et la panthère se coucherait avec le chevreau » (Ésaïe 11:6). « Il ne se ferait ni tort ni dommage sur toute la sainte montagne de Dieu ; car la terre serait remplie de la connaissance de l’Éternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent » (verset 9).6th. Thus have we briefly explained the regulations by which the members of our society are governed. When these rules were once in a particular suit at law read in a full court of justice, in Europe, “I wish,” said the judge, lifting up his hands, “that all the world kept them.” O what a happy world would it become, if they were written by the Spirit of God on every heart. Surely “the Lord God would then dwell among us,” (Psal. lxviii. 18.) yea, his delight would be among the children of men. “The wolf would then dwell with the lamb, and the leopard lie down with the kid,” (Isa. xi. 6.) “They would not hurt nor destroy in all God’s holy mountain: for the earth would be full of the knowledge of the Lord, as the waters cover the sea,” (ver. 9.)
5. Ordination, sacrements et culte : anciens, diacres, baptême, cène du Seigneur et chant5. Ordination, Sacraments and Worship: Elders, Deacons, Baptism, the Lord’s Supper and Singing
The Doctrines and Discipline of the Methodist Episcopal Church in America, with Explanatory Notes, de Thomas Coke et Francis Asbury, 10e éd. (Philadelphie, 1798), chapitre I, sections VI–VII (élection et ordination des anciens et des diacres itinérants) et sections XXII–XXV (baptême, cène du Seigneur, culte public et chant), avec les notes des évêques. Lignes 2769–3007 et 6278–6667 de l’OCR (Internet Archive, doctrinesanddis18churgoog). Source primaire ; traduction du Séminaire théologique de Chapala. Les interprétations sont celles des auteurs.The Doctrines and Discipline of the Methodist Episcopal Church in America, with Explanatory Notes by Thomas Coke and Francis Asbury, 10th ed. (Philadelphia, 1798), Chapter I, Sections VI–VII (election and ordination of travelling elders and deacons) and Sections XXII–XXV (baptism, the Lord’s Supper, public worship, and singing), with the bishops’ notes. OCR lines 2769–3007 and 6278–6667 (Internet Archive item doctrinesanddis18churgoog). Primary source; the interpretations are the authors’.
Note du STC : Dans le livre de 1798, ces sections précèdent la matière des chapitres 3 et 4 de ce manuel ; elles sont regroupées ici par thème et conservées dans leur propre ordre d’origine. Un « ancien » (presbytre) pouvait administrer les deux sacrements ; un « diacre » pouvait baptiser et assister à la cène du Seigneur. La règle sur le baptême laisse le choix entre l’immersion, l’aspersion ou l’effusion au candidat adulte ou aux parents ; la préférence personnelle que les évêques expriment dans les notes est leur opinion de 1798, et les lecteurs de traditions différentes l’apprécieront diversement. Les « airs fugués » (fuging tunes) étaient des mélodies de cantiques où les voix entrent l’une après l’autre. La « société moderne » qui ne chantait pas dans le culte est probablement la Société des Amis (quakers).CTS note: In the 1798 book these sections come before the material of Chapters 3 and 4 of this textbook; they are gathered here by topic and kept in their own source order. An “elder” (presbyter) could administer both sacraments; a “deacon” could baptize and assist at the Lord’s Supper. The rule on baptism leaves the choice of immersion, sprinkling, or pouring to the adult candidate or the parents; the bishops’ own preference stated in the notes is their 1798 opinion, and readers from different traditions will weigh it differently. “Fuge-tunes” (fuging tunes) were hymn tunes in which the voice parts enter one after another. The “one modern society” that did not sing in worship is probably the Society of Friends (Quakers).
SECTION VI. De l’élection et de l’ordination des anciens itinérants, et de leur devoir.SECTION VI. Of the Election and Ordination of Travelling Elders, and of their Duty.
Question 1. Comment un ancien est-il constitué ?Quest. 1. How is an Elder constituted?
Réponse. Par l’élection de la majorité de la conférence annuelle, et par l’imposition des mains d’un évêque et des anciens qui sont présents.Answ. By the election of a majority of the yearly conference, and by the laying on of the hands of a bishop, and of the elders that are present.
Question 2. Quel est le devoir d’un ancien itinérant ?Quest. 2. What is the duty of a travelling elder?
Réponse. 1. Administrer le baptême et la cène du Seigneur, et célébrer l’office du mariage et toutes les parties du culte divin.Answ. 1. To administer baptism and the Lord’s supper, and to perform the office of matrimony and all parts of divine worship.
2. Remplir tous les devoirs d’un prédicateur itinérant.2. To do all the duties of a travelling preacher.
N. B. Aucun ancien qui cesse de voyager sans le consentement de la conférence annuelle, certifié de la main du président de la conférence, n’exercera pour aucun motif parmi nous les fonctions propres à son office.N. B. No elder that ceases to travel, without the consent of the yearly conference, certified under the hand of the president of the conference, shall on any account exercise the peculiar functions of his office among us.
NOTES.NOTES.
Actes 14:23 : Ils [Paul et Barnabas] firent nommer des anciens dans chaque Église, et… ils les recommandèrent au Seigneur, en qui ils avaient cru. Tite 1:5 : Je t’ai laissé en Crète, afin que… tu établisses des anciens dans chaque ville. Voyez aussi Actes 15:2, 4, 6, 22, 23 ; 16:4 ; 1 Timothée 5:1, 17, 19 ; Jacques 5:14.Acts xiv. 23. When they [Paul and Barnabas] had ordained them elders in every church, they commended them to the Lord, on whom they believed. Titus i. 5. For this cause left I thee in Crete, that thou shouldest—ordain elders in every city. See also Acts xv. 2, 4, 6, 22, 23. xvi. 4. 1 Tim. v. 1, 17, 19. Jam. v. 14.
Nous n’avons pas besoin de nous étendre sur la nécessité d’un office que toute Église chrétienne organisée du monde, en tous les âges, a adopté. Nous voudrions seulement remarquer que la restriction concernant les anciens qui se retirent de la ligne itinérante sans le consentement de la conférence annuelle montre l’attachement affermi de notre Église au plan itinérant, et sa détermination de le soutenir par tous les moyens en son pouvoir compatibles avec la justice et la vérité. Et aucun ancien n’a le droit de se plaindre, puisqu’il ne peut manquer de connaître à l’avance les conditions auxquelles il accepte l’ordination.We need not enlarge upon the necessity of an office, which every organized christian church in the world, in all ages, has adopted. We would only remark, that the restriction respecting the elders’ withdrawing themselves from the travelling line, without the consent of the yearly conference, shews the confirmed regard our church has for the itinerant plan, and its determination to support it by every method in its power, consistent with justice and truth. And no elder has a right to complain, as he cannot but be previously acquainted with the conditions on which he accepts of ordination.
SECTION VII. De l’élection et de l’ordination des diacres itinérants, et de leur devoir.SECTION VII. Of the Election and Ordination of Travelling Deacons, and of their Duty.
Question 1. Comment un diacre itinérant est-il constitué ?Quest. 1. How is a travelling deacon constituted?
Réponse. Par l’élection de la majorité de la conférence annuelle, et par l’imposition des mains d’un évêque.Answ. By the election of the majority of the yearly conference, and the laying on of the hands of a bishop.
Question 2. Quel est le devoir d’un diacre itinérant ?Quest. 2. What is the duty of a travelling deacon?
Réponse. 1. Baptiser et célébrer l’office du mariage en l’absence de l’ancien.Answ. 1. To baptize, and perform the office of matrimony, in the absence of the elder.
2. Assister l’ancien dans l’administration de la cène du Seigneur.2. To assist the elder in administering the Lord’s supper.
3. Remplir tous les devoirs d’un prédicateur itinérant.3. To do all the duties of a travelling preacher.
Question 3. Quel sera le temps d’épreuve d’un diacre itinérant pour l’office d’ancien ?Quest. 3. What shall be the time of probation of a travelling deacon for the office of an elder?
Réponse. Tout diacre itinérant exercera cet office pendant deux ans avant d’être éligible à l’office d’ancien ; sauf dans le cas des missions, où les conférences annuelles auront autorité pour élire plus tôt à l’office d’ancien, si elles le jugent à propos.Answ. Every travelling deacon shall exercise that office for two years, before he be eligible to the office of an elder; except in the case of missions, when the yearly conferences shall have authority to elect for the elder’s office sooner, if they judge it expedient.
N. B. Aucun diacre qui cesse de voyager sans le consentement de la conférence annuelle, certifié de la main du président de la conférence, n’exercera pour aucun motif les fonctions propres à son office.N. B. No deacon who ceases to travel without the consent of the yearly conference, certified under the hand of the president of the conference, shall on any account exercise the peculiar functions of his office.
NOTES.NOTES.
Actes 6:1–6 : « En ce temps-là, le nombre des disciples augmentant, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour. Les douze convoquèrent la multitude des disciples, et dirent : Il n’est pas convenable que nous laissions la parole de Dieu pour servir aux tables. C’est pourquoi, frères, choisissez parmi vous sept hommes, de qui l’on rende un bon témoignage, qui soient pleins d’Esprit-Saint et de sagesse, et que nous chargerons de cet emploi. Et nous, nous continuerons à nous appliquer à la prière et au ministère de la parole. Cette proposition plut à toute l’assemblée. Ils élurent Étienne, homme plein de foi et d’Esprit-Saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas, et Nicolas, prosélyte d’Antioche. Ils les présentèrent aux apôtres, qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains. »Acts vi. 1–6. “In those days, when the number of the disciples was multiplied, there arose a murmuring of the Grecians against the Hebrews, because their widows were neglected in the daily ministration. Then the twelve called the multitude of the disciples unto them, and said, It is not reason that we should leave the word of God and serve tables. Wherefore, brethren, look ye out among you seven men of honest report, full of the Holy Ghost and wisdom, whom we may appoint over this business. But we will give ourselves continually to prayer, and to the ministry of the word. And the saying pleased the whole multitude: and they chose Stephen, a man full of faith and of the Holy Ghost, and Philip, and Prochoras, and Nicanor, and Timon, and Parmenas, and Nicolas a proselyte of Antioch, whom they set before the apostles: and, when they had prayed, they laid their hands on them.”
Nous avons dans le passage cité ci-dessus le récit de l’institution de l’ordre des diacres, d’où il ressort : 1. Que le dessein premier de cet ordre était que les veuves, les vieillards, les infirmes, etc., fussent suffisamment pourvus. Car nous ne devons pas supposer que les veuves seules fussent à cet égard l’objet de leurs soins, mais tous les infirmes, et tous ceux dont la situation temporelle demandait une attention extraordinaire.We have in the passage above quoted an account of the institution of the order of deacons; from which it appears, 1. That the primary design of the order was, that the widows, the aged, the infirm, &c. should be sufficiently provided for. For we are not to suppose, that the widows only in this respect were the objects of their care, but all the infirm, and all whose temporal situation required extraordinary attention.
2. Nous ne pouvons pas non plus imaginer avec quelque justesse que le champ d’action d’hommes comme ceux-là, qui étaient pleins d’Esprit-Saint et de sagesse, fût limité à de si humbles offices. C’étaient des hommes, nous n’en doutons pas, choisis parmi les prédicateurs de l’Évangile, qui employaient les dons du Saint-Esprit et la sagesse qu’ils avaient reçus d’en haut, non pas tant à pourvoir aux besoins temporels des veuves, etc., qu’aux besoins spirituels des âmes immortelles, pour lesquels principalement de si inestimables bénédictions leur avaient été accordées. Ainsi nous apprenons, en Actes 6:8, qu’« Étienne [le premier des diacres], plein de grâce et de puissance, faisait des prodiges et de grands miracles parmi le peuple ». Il eut aussi le grand honneur d’être le premier martyr chrétien, en étant lapidé « à cause du témoignage de Jésus et de la parole de Dieu ».* Nous lisons encore que Philippe, un autre de ces diacres, reçut d’un ange du Seigneur l’ordre d’« aller du côté du midi » pour prêcher l’Évangile à « un Éthiopien, un eunuque, ministre de Candace, reine d’Éthiopie, et surintendant de tous ses trésors, venu à Jérusalem pour adorer » ; et après la conversion et le baptême de l’eunuque, « l’Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l’eunuque ne le vit plus. Tandis que, joyeux, il poursuivait sa route, Philippe » (ajoute la parole de Dieu) « se trouva dans Azot, d’où il alla jusqu’à Césarée, en évangélisant toutes les villes par lesquelles il passait ». Voyez Actes 8:26–40. Il doit être évident pour tout lecteur de bonne foi des passages cités ci-dessus que ces deux diacres étaient des prédicateurs de l’Évangile. Et nous devons nous permettre de répéter, au sujet de tous, que la description qu’en donne la parole de Dieu les élève clairement au-dessus des simples membres en général d’une société chrétienne, quant aux dons, à la sagesse et à la puissance.2. Nor can we with any propriety imagine, that the circle of action of men like these, who were full of the Holy Ghost and wisdom, was confined to such menial offices. They were men, we doubt not, chosen out of the preachers of the gospel who used the gifts of the Holy Ghost and the wisdom they had received from above not so much for ministering to the temporal wants of the widows, &c. as to the spiritual wants of immortal souls, for which principally such invaluable blessings were bestowed upon them. Accordingly we are informed, Acts vi. 8. that “Stephen [the first of the deacons] full of faith and power, did great wonders and miracles among the people.” He had also the high honour of being the first christian martyr, by being stoned to death “for the witness of Jesus and for the word of God.”* Again, we read of Philip, another of those deacons, who was commanded by an angel of the Lord to “go toward the south,” to preach the gospel to “an eunuch of great authority under Candace, queen of the Ethiopians, who had the charge of all her treasure, and had come to Jerusalem for to worship;” and after the conversion and baptism of the eunuch, “the Lord caught away Philip, that the eunuch saw him no more: and he went on his way rejoicing. But Philip” (adds the word of God) “was found at Azotus: and, passing through, he preached in all the cities, till he came to Cesarea.” See Acts viii. 26–40. It must be evident to every candid reader of the above-quoted passages, that these two deacons were preachers of the gospel. And we must beg leave to repeat, in respect to the whole of them, that the description which the word of God gives of them, clearly raises them above the private members in general of a christian society, in respect to gifts, and wisdom, and power.
3. Les directives que le grand apôtre donne à Timothée au sujet des diacres sont si graves et si solennelles qu’il est évident que l’apôtre considérait ces hommes comme ayant beaucoup trop d’importance pour être limités, dans leurs fonctions publiques, au seul service des tables ou au soin des pauvres et des infirmes. 1 Timothée 3:8–13 : « Les diacres aussi doivent être honnêtes, éloignés de la duplicité, des excès du vin, d’un gain sordide, conservant le mystère de la foi dans une conscience pure. Qu’on les éprouve d’abord, et qu’ils exercent ensuite leur ministère, s’ils sont sans reproche. Les femmes, de même, doivent être honnêtes, non médisantes, sobres, fidèles en toutes choses. Les diacres doivent être maris d’une seule femme, et diriger bien leurs enfants et leurs propres maisons ; car ceux qui remplissent convenablement leur ministère s’acquièrent un rang honorable, et une grande assurance dans la foi en Jésus-Christ. » Ces dernières paroles décrivent certainement un office d’une importance considérable dans l’Église de Dieu.3. The directions which the great apostle gives to Timothy in respect to the deacons are so weighty and solemn, that it is evident the apostle considered those men as of far greater importance than to be limited in their public offices merely to the work of serving tables, or attending on the poor and infirm. 1 Tim. iii. 8–13. “Likewise must the deacons be grave, not double-tongued, not given to much wine, not greedy of filthy lucre: holding the mystery of the faith in a pure conscience. And let these also first be proved; then let them use the office of a deacon, being found blameless. Even so must their wives be grave, not slanderers; sober, faithful in all things. Let the deacons be the husbands of one wife, ruling their children and their own houses well. For they that have used the office of a deacon well, purchase to themselves a good degree, and great boldness in the faith which is in Christ Jesus.” The last words are certainly descriptive of an office of considerable importance in the church of God.
* Actes 7:59.* Acts vii. 59.
4. Tout ce que nous avons dit au sujet de cet office s’accorde avec les récits que nous ont laissés les Pères de l’Église, dans les âges les plus purs du christianisme. Leurs écrits nous apprennent aussi que les diacres étaient employés à assister l’ancien ou presbytre dans l’administration de la cène du Seigneur, et aussi à porter une partie des éléments consacrés aux malades qui ne pouvaient se rendre au lieu du culte public. Et comme nous trouvons, par le texte cité en premier, que les diacres furent mis à part pour leur office par l’imposition des mains, mais non par l’imposition des mains des anciens, comme dans d’autres cas, nous nous efforçons aussi de nous rapprocher autant que possible du mode scripturaire, en réservant dans le cas présent la cérémonie de l’imposition des mains à l’épiscopat seul, sans oser nous comparer —comme certains de nos ennemis ont pu l’affirmer avec la plus grande malice— aux saints apôtres, mais simplement, et dans la crainte de Dieu, en nous conformant à la parole écrite autant qu’il est en notre pouvoir.4. All we have said in respect to this office agrees with the accounts given us by the fathers of the church, in the purest ages of christianity. From their writings we are also informed, that the deacons were employed to assist the elder or presbyter in the administration of the Lord’s supper; and also to carry a part of the consecrated elements to the sick, who were not able to attend at the place of public worship. And as we find from the first quoted text that the deacons were set apart for their office by the imposition of hands, but not by the imposition of the hands of the elders, as in other cases; so we endeavour to come as near to the scripture-mode as we can, by confining the ceremony of the imposition of hands to the episcopacy only, in the present instance, without daring to compare ourselves, as some of our enemies could most maliciously assert, to the holy apostles; but simply, and in the fear of God, coming up to the written word as nearly as in our power.
5. Cet office sert d’excellente épreuve pour celui d’ancien. Aucun prédicateur ne peut être éligible à l’office d’ancien avant d’avoir exercé l’office de diacre pendant deux ans, sauf dans le cas des missions. Car nous voudrions témoigner la plus grande considération à l’ordre des anciens, et avoir la preuve la plus complète des capacités, de la grâce et de l’utilité de ceux qui seront, de temps à autre, proposés pour un office aussi important que celui de presbytre dans l’Église de Dieu. Et nous jugeons que l’homme qui s’est montré un membre digne de notre société, comme conducteur de classe utile, exhortateur et prédicateur local, qui a été approuvé pendant deux ans comme prédicateur itinérant à l’essai, et qui a fidèlement servi dans l’office de diacre itinérant pendant au moins deux années de plus, a donné de telles preuves de fidélité et de piété qu’elles doivent satisfaire tout esprit raisonnable. Mais comme ce continent est extrêmement vaste, et qu’il ouvrira continuellement à nos conférences de nouvelles missions pour la propagation de l’Évangile (peut-être pour des siècles à venir), nous avons, dans le cas des missions, accordé un pouvoir discrétionnaire aux conférences annuelles. Nous avons ainsi [illisible] la grâce et la providence de Dieu, pour [illisible] dans notre ministère, ce qui, nous l’espérons, contribuera grandement à sa pureté, à la dignité de l’office ministériel et au profit de notre peuple.5. This office serves as an excellent probation for that of an elder. No preacher can be eligible to the office of an elder, till he has exercised the office of a deacon for two years, except in the case of missions. For we would wish to shew the utmost attention to the order of elders, and to have the fullest proof of the abilities, grace, and usefulness of those, who shall be, from time to time, proposed for so important an office as that of a presbyter in the church of God. And we judge, that the man who has proved himself a worthy member of our society, as an useful class-leader, exhorter, and local preacher, who has been approved of for two years as a travelling preacher on trial, and has faithfully served in the office of a travelling deacon for at least two years more, has offered such proofs of fidelity and piety, as must satisfy every reasonable mind. But as this continent is exceedingly large, and will continually open to our conferences new missions for the spread of the gospel (perhaps for ages to come), we have, in the case of missions, given a discretionary power to the yearly conferences. We have thus [illegible] the grace and providence of God, to [illegible] in our ministry, as, we trust, will contribute highly to its purity, to the dignity of the ministerial office, and to the advantage of our people.
6. Nous avons aussi établi ici, pour la conservation de notre important plan itinérant, la même restriction concernant les diacres qui se retirent de l’œuvre générale sans le consentement de la conférence annuelle, que celle qui a été établie plus haut dans le cas des anciens, et dont il a été parlé dans les notes sur la section précédente.6. We have here also made the same restriction for the preservation of our important itinerant plan, in respect to the deacons’ withdrawing themselves from the general work, without the consent of the yearly conference, which was made before in the case of the elders, and which has been spoken to in the notes on the former section.
SECTION XXII. Du baptême.SECTION XXII. Of Baptism.
1. Que tout adulte, et les parents de tout enfant à baptiser, aient le choix entre l’immersion, l’aspersion ou l’effusion.1. Let every adult person, and the parents of every child, to be baptized, have the choice either of immersion, sprinkling, or pouring.
2. Nous n’accepterons sous aucun prétexte un présent pour l’administration du baptême ou pour l’ensevelissement des morts.2. We will on no account whatever receive a present for administering baptism, or for burying of the dead.
NOTES.NOTES.
1. Au sujet du sacrement du baptême, nous devons renvoyer notre lecteur à nos références scripturaires sur les 16e et 17e articles de religion. Il suffit d’observer ici que nous savons que l’aspersion, l’effusion et l’immersion ont été pratiquées par différentes Églises, dans chacune desquelles l’Évangile pur a été prêché et la vie de Dieu, plus ou moins, expérimentée ; et que tous ces modes sont, plus ou moins, agréables à Dieu lorsqu’ils sont administrés avec sincérité. En même temps, nous savons bien qu’on peut dire autant en faveur de l’aspersion que de l’immersion d’après le récit que l’Écriture nous donne du baptême de Jean lui-même ; et les Églises primitives en général, croyons-nous, favorisaient la pratique de l’aspersion. Toutefois, nous voudrions aller au-devant des consciences délicates et, dans les choses non essentielles, condescendre autant que notre conscience le permet aux sentiments et aux opinions de tous. Romains 14:1–5 : « Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. Tel croit pouvoir manger de tout : tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli. Tel fait une distinction entre les jours ; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. » Romains 15:2, 3 : « Que chacun de nous complaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l’édification. Car Christ ne s’est point complu en lui-même. » 1 Corinthiens 9:22, 23 : « J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part. » 10:33 : « De la même manière que moi aussi je m’efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés. »1. In respect to the sacrament of baptism, we must refer our reader to our scripture references on the 16th and 17th articles of religion. We need only observe here, that we are conscious that sprinkling, pouring, and immersing have been practised by different churches, in each of which the pure gospel was preached, and the life of God, more or less, experienced; and that all these modes are, more or less, acceptable to God, when administered with sincerity. At the same time, we know well, that as much may be said in favour of sprinkling as of immersion from the account given us in Scripture of the baptism of John himself: and the primitive churches in general, we believe, favoured the practice of sprinkling. However, we would meet the tender mind, and in matters unessential condescend as far as we conscientiously can, to the feelings and sentiments of all. Rom. xiv. 1–5. “Him that is weak in the faith receive ye, but not to doubtful disputations. For one believeth that he may eat all things: another, who is weak, eateth herbs. Let not him that eateth, despise him that eateth not; and let not him which eateth not, judge him that eateth: for God hath received him. One man esteemeth one day above another: another esteemeth every day alike. Let every man be fully persuaded in his own mind.” Rom. xv. 2, 3. “Let every one of us please his neighbour for his good to edification: for even Christ pleased not himself.” 1 Cor. ix. 22, 23. “To the weak became I as weak, that I might gain the weak: I am made all things to all men, that I might by all means save some. And this I do for the gospel’s sake, that I might be partaker thereof with you.” x. 33. “Even as I please all men in all things, not seeking mine own profit, but the profit of many, that they may be saved.”
2. Comme nous l’avons déjà observé, notre but est de sauver des âmes, et non de nous enrichir ; c’est pourquoi M. Wesley et la conférence générale ont placé toute notre économie aussi loin que possible de celle d’un ministère lucratif. Nous sommes résolus à ne pas vendre les ordonnances de Dieu : en cela personne ne nous ravira notre sujet de gloire. Matthieu 10:8 : « Vous avez reçu gratuitement », dit notre Seigneur, « donnez gratuitement. » 1 Corinthiens 9:11–18 : « Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est-ce une grosse affaire si nous moissonnons vos biens temporels ? Si d’autres jouissent de ce droit sur vous, n’est-ce pas plutôt à nous d’en jouir ? Mais nous n’avons point usé de ce droit ; au contraire, nous souffrons tout, afin de ne pas créer d’obstacle à l’Évangile de Christ… Pour moi, je n’ai usé d’aucun de ces droits, et ce n’est pas afin de les réclamer en ma faveur que j’écris ainsi ; car j’aimerais mieux mourir que de me laisser enlever ce sujet de gloire… Quelle est donc ma récompense ? C’est d’offrir gratuitement l’Évangile que j’annonce, sans user de mon droit de prédicateur de l’Évangile. » 2 Corinthiens 11:7 : « Ou bien, ai-je commis un péché parce que, m’abaissant moi-même afin que vous fussiez élevés, je vous ai annoncé gratuitement l’Évangile de Dieu ? » 1 Pierre 5:2 : « Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde… non pour un gain sordide, mais avec dévouement. » 3 Jean 7 : « Car c’est pour son nom qu’ils sont partis, sans rien recevoir des païens. »2. As we have before observed, our aim is to save souls, and not to enrich ourselves: therefore Mr. Wesley and the general conference placed our whole economy as far distant as possible from that of a lucrative ministry. We are determined not to sell the ordinances of God: in this no man shall make our glorying void. Matt. x. 8. “Freely ye have received,” says our Lord, “freely give.” 1 Cor. ix. 11–18. “If we have sown unto you spiritual things, is it a great thing if we shall reap your carnal things? If others be partakers of this power over you, are not we rather? Nevertheless, we have not used this power; but suffer all things, lest we should hinder the gospel of Christ. I have used none of these things; neither have I written these things that it should be so done unto me: for it were better for me to die than that any man should make my glorying void. What is my reward then? Verily, that, when I preach the gospel, I may make the gospel of Christ without charge, that I abuse not my power in the gospel.” 2 Cor. xi. 7. “Have I committed an offence, in abasing myself that ye might be exalted, because I have preached to you the gospel of God freely?” 1 Pet. v. 2. “Feed the flock of God which is among you, not for filthy lucre, but of a ready mind.” 3 John 7. “For his name’s sake they went forth, taking nothing of the gentiles.”
SECTION XXIII. De la cène du Seigneur.SECTION XXIII. Of the Lord’s Supper.
Question. Y a-t-il des directives à donner au sujet de l’administration de la cène du Seigneur ?Quest. Are there any directions to be given concerning the administration of the Lord’s supper?
Réponse. 1. Que ceux qui ont des scrupules à la recevoir à genoux soient autorisés à la recevoir debout ou assis.Answ. 1. Let those who have scruples concerning the receiving of it kneeling, be permitted to receive it either standing or sitting.
2. Qu’aucune personne qui n’est pas membre de notre société ne soit admise à la communion sans examen et sans quelque marque délivrée par un ancien ou un diacre.2. Let no person that is not a member of our society, be admitted to the communion without examination, and some token given by an elder or deacon.
3. Nul ne sera admis à la cène du Seigneur parmi nous s’il est coupable d’une pratique pour laquelle nous exclurions un membre de notre société.3. No person shall be admitted to the Lord’s supper among us, who is guilty of any practice for which we would exclude a member of our society.
NOTES.NOTES.
Nous devons ici renvoyer nos lecteurs aux références scripturaires sur les 16e, 18e et 19e articles de religion, et à nos observations sur la section précédente. [illisible] quant à la posture des communiants, nous préférons la plus humble, quelle que soit celle que notre Sauveur ait pu permettre lorsqu’il institua la sainte ordonnance. De plus, comme nous recevons toujours les éléments en priant, nous préférons aussi pour cette raison la posture à genoux. Nous devons observer encore que nos anciens doivent être très prudents dans l’admission à la communion de personnes qui ne sont pas de notre société. Il serait très préjudiciable à nos frères que nous laissions participer avec eux à la cène du Seigneur des personnes que nous n’admettrions pas volontiers dans notre société si elles nous en faisaient la demande. Ceux que nous jugeons indignes de participer à nos profitables moyens de grâce prudentiels, nous les estimerions très certainement impropres à participer à une ordonnance expressément instituée par Christ lui-même.Our readers must here be referred to the scripture-references in the 16th, 18th, and 19th articles of religion, and our observations on the preceding section. [illegible] about the posture of the communicants, we prefer the most humble, whatever our Saviour might have permitted when he instituted the sacred ordinance. Besides, as we always receive the elements in prayer, we for that reason also prefer the kneeling posture. We must also observe, that our elders should be very cautious how they admit to the communion persons who are not in our society. It would be highly injurious to our brethren if we suffered any to partake of the Lord’s supper with them, whom we would not readily admit into our society on application made to us. Those whom we judge unfit to partake of our profitable, prudential means of grace, we should most certainly think improper to be partakers of an ordinance which has been expressly instituted by Christ himself.
1 Corinthiens 5:11 : « Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir de relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. » 2 Thessaloniciens 3:6–15 : « Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon les instructions que vous avez reçues de nous. Vous savez vous-mêmes comment il faut nous imiter, car nous n’avons pas vécu parmi vous dans le désordre… Nous apprenons, cependant, qu’il en est quelques-uns parmi vous qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent pas, mais qui s’occupent de futilités. Nous invitons ces gens-là, et nous les exhortons par le Seigneur Jésus-Christ, à manger leur propre pain, en travaillant paisiblement… Et si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez-le, et n’ayez point de communication avec lui, afin qu’il éprouve de la honte. Ne le regardez pas comme un ennemi, mais avertissez-le comme un frère. » 1 Timothée 4:8 : « Car l’exercice corporel est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout, ayant la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir. »1 Cor. v. 11. “Now I have written unto you not to keep company if any man that is called a brother be a fornicator, or covetous, or an idolater, or a railer, or a drunkard, or an extortioner; with such an one, no, not to eat.” 2 Thess. iii. 6–15. “Now we command you, brethren, in the name of our Lord Jesus Christ, that ye withdraw yourselves from every brother that walketh disorderly, and not after the tradition which he received of us. For yourselves know how ye ought to follow us; for we behaved not ourselves disorderly among you. For we hear that there are some which walk among you disorderly, working not at all, but are busy-bodies. Now them that are such we command and exhort by our Lord Jesus Christ, that with quietness they work, and eat their own bread. And if any man obey not our word by this epistle, note that man, and have no company with him, that he may be ashamed. Yet count him not as an enemy, but admonish him as a brother.” 1 Tim. iv. 8. “Bodily exercise profiteth little: but godliness is profitable unto all things, having promise of the life that now is, and of that which is to come.”
SECTION XXIV. Du culte public.SECTION XXIV. Of Public Worship.
Question. Quelles directives donnera-t-on pour établir l’uniformité dans le culte public parmi nous le jour du Seigneur ?Quest. What directions shall be given for the establishment of uniformity in public worship amongst us, on the Lord’s-day?
Réponse. 1. Que le service du matin se compose de chant, de prière, de la lecture d’un chapitre de l’Ancien Testament et d’un autre du Nouveau, et de prédication.Answ. 1. Let the morning-service consist of singing, prayer, the reading of a chapter out of the Old Testament, and another out of the New, and preaching.
2. Que le service de l’après-midi se compose de chant, de prière, de la lecture d’un chapitre de la Bible, et de prédication.2. Let the afternoon-service consist of singing, prayer, the reading of one chapter out of the bible, and preaching.
3. Que le service du soir se compose de chant, de prière et de prédication.3. Let the evening-service consist of singing, prayer, and preaching.
4. Mais les jours où l’on administre la cène du Seigneur, on peut omettre les deux chapitres du service du matin.4. But on the days of administering the Lord’s supper, the two chapters in the morning-service may be omitted.
5. Que la société se réunisse le jour du sabbat, partout où cela est praticable.5. Let the society be met, wherever it is practicable, on the sabbath-day.
NOTES.NOTES.
Cette section n’a guère besoin que de quelques textes précis de l’Écriture sainte pour être confirmée aux yeux de tous les chrétiens. Notre Église insiste sur la lecture des Écritures dans l’assemblée et donne des directives en conséquence. Cela est de la plus haute importance, et nous espérons que tous nos ministres et prédicateurs l’observeront très fidèlement. Une bénédiction particulière accompagne la lecture publique, aussi bien que la prédication de la parole de Dieu, pour les âmes attentives et croyantes. Et en ces jours d’incrédulité, rien ne doit être omis qui puisse conduire le peuple à l’amour de la sainte Bible.This section needs little more than some pointed texts of sacred writ for its confirmation to all christian persons. Our church insists on the reading of the Scriptures in the congregation, and gives directions accordingly. This is of the utmost consequence, and we trust will be most sacredly observed by all our ministers and preachers. A peculiar blessing accompanies the public reading as well as preaching the word of God to attentive, believing souls. And in these days of infidelity, nothing should be omitted, which may lead the people to the love of the holy bible.
La réunion de la société, partout où elle est praticable, est aussi d’une importance considérable. Il y a divers sujets importants, particulièrement adaptés aux sociétés religieuses, qu’on ne peut pas aussi bien développer devant une assemblée mêlée. L’union et la communion fraternelles, la discipline chrétienne dans toutes ses branches, et divers autres points peuvent être développés et inculqués avec beaucoup de justesse et de succès en de telles occasions. En ces moments-là, nous pouvons aussi entrer plus en détail dans les différentes parties des devoirs mutuels que nous ne le pouvons devant des âmes non réveillées, dont toute la vie est péché, et qui, au mieux, ne sont que « semblables à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés ».The meeting of the society also, wherever practicable, is of considerable moment. There are various weighty subjects, peculiarly suitable to religious societies, which cannot be so well enlarged upon to a mixed congregation. Brotherly union and fellowship, christian discipline in all its branches, and various other particulars may be enlarged upon and enforced with great propriety and success on such occasions. At these times also we may enter more minutely into the different parts of the relative duties, than we can to unawakened souls, whose whole life is sin, and who are at the best only “like unto whited sepulchres, which indeed appear beautiful outward, but are within full of dead men’s bones, and of all uncleanness.”
(1) Exode 20:24 : Partout où je rappellerai mon nom, je viendrai à toi, et je te bénirai. Ésaïe 60:13 : Et je glorifierai la place où reposent mes pieds. Malachie 1:11 : Car depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant, mon nom est grand parmi les nations, et en tout lieu on brûle de l’encens en l’honneur de mon nom et l’on présente des offrandes pures. Psaume 22:25 : Tu seras dans la grande assemblée l’objet de mes louanges ; j’accomplirai mes vœux en présence de ceux qui te craignent. 35:18 : Je te louerai dans la grande assemblée, je te célébrerai au milieu d’un peuple nombreux. 40:9 : J’annonce la justice dans la grande assemblée. 68:26 : Bénissez Dieu dans les assemblées, bénissez le Seigneur, descendants d’Israël ! Matthieu 18:20 : Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. Luc 4:16, 17 : Il [Christ] se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, SELON SA COUTUME, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il SE LEVA POUR FAIRE LA LECTURE, et on lui remit le livre du prophète Ésaïe. Actes 13:14–16 : De Perge ils poursuivirent leur route, et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Étant entrés dans la synagogue le jour du sabbat, ils s’assirent. Après la lecture de la loi et des prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : Hommes frères, si vous avez quelque exhortation à adresser au peuple, parlez. Paul se leva, etc. Verset 27 : Ils ont méconnu Jésus, et les paroles des prophètes qui se lisent chaque sabbat. 1 Corinthiens 11:20 : Lors donc que vous vous réunissez… dans un même lieu, etc. Voyez aussi le chapitre 14 sur la prière publique, l’action de grâces et la prophétie ou prédication. Colossiens 4:16 : Lorsque cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu’elle soit aussi lue dans l’Église des Laodicéens. 1 Thessaloniciens 5:27 : Je vous en conjure par le Seigneur, que cette lettre soit lue à tous les saints frères. Apocalypse 1:3 : Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites !(1) Exod. xx. 24. In all places where I record my name, I will come unto thee, and I will bless thee. Isai. lx. 13. And I will make the place of my feet glorious. Mal. i. 11. For from the rising of the sun, even unto the going down of the sun, my name shall be great among the gentiles; and in every place incense shall be offered unto my name, and a pure offering. Psalm xxii. 25. My praise shall be of thee in the great congregation: I will pay my vows before them that fear him. xxxv. 18. I will give thee thanks in the great congregation: I will praise thee among much people. xl. 9. I have preached righteousness in the great congregation. lxviii. 26. Bless ye God in the congregations, even the Lord, from the fountain of Israel. Matt. xviii. 20. Where two or three are gathered together in my name, there am I in the midst of them. Luke iv. 16, 17. He [Christ] came to Nazareth, where he had been brought up: and, AS HIS CUSTOM WAS, he went into the synagogue on the sabbath-day, and stood up FOR TO READ. And there was delivered unto him the book of the prophet Esaias. Acts xiii. 14–16. When they departed from Perga, they came to Antioch in Pisidia, and went into the synagogue on the sabbath-day, and sat down. And, after the reading of the law and the prophets, the rulers of the synagogue sent unto them, saying, Ye men and brethren, if ye have any word of exhortation for the people, say on. Then Paul stood up, &c. Ver. 27. They knew him not, nor yet the voices of the prophets which are read every sabbath-day. 1 Cor. xi. 20. When ye come together — into one place, &c. See also the 14th chapter on public prayer, thanksgiving, and prophecy or preaching. Col. iv. 16. When this epistle is read among you, cause that it be read also in the church of the Laodiceans. 1 Thess. v. 27. I charge you, by the Lord, that this epistle be read unto all the holy brethren, Rev. i. 3. Blessed is he that readeth, and they that hear the words of this prophecy, and keep those things which are written therein.
(2) Actes 11:26 : Pendant toute une année, ils se réunirent aux assemblées de l’Église, etc. 14:27 : Après leur arrivée, ils convoquèrent l’Église, etc.(2) Acts xi. 26. It came to pass, that a whole year they assembled themselves with the church, &c. xiv. 27. When they were come, and had gathered the church together, &c.
SECTION XXV. De l’esprit et de la vérité dans le chant.SECTION XXV. Of the Spirit and Truth of Singing.
Question. Comment nous garderons-nous du formalisme dans le chant ?Quest. How shall we guard against formality in singing?
Réponse. 1. En choisissant des cantiques qui conviennent à l’assemblée.Answ. 1. By choosing such hymns as are proper for the congregation.
2. En ne chantant pas trop à la fois ; rarement plus de cinq ou six strophes.2. By not singing too much at once; seldom more than five or six verses.
3. En adaptant la mélodie aux paroles.3. By suiting the tune to the words.
4. En s’arrêtant souvent tout court pour demander au peuple : « Eh bien ! Savez-vous ce que vous venez de dire ? N’avez-vous pas dit plus que vous ne ressentiez ? »4. By often stopping short, and asking the people, “Now! Do you know what you said last? Did you speak no more than you felt?”
5. Ne laissez pas le peuple chanter trop lentement. Cela tend naturellement au formalisme ; et c’est introduit par ceux qui ont des voix soit très fortes, soit très faibles.5. Do not suffer the people to sing too slow. This naturally tends to formality; and is brought in by those who have either very strong or very weak voices.
6. Dans toute grande société, qu’on apprenne à chanter ; et qu’on apprenne toujours d’abord nos mélodies.6. In every large society let them learn to sing; and let them always learn our tunes first.
7. Que les femmes chantent toujours leurs parties seules. Qu’aucun homme ne chante avec elles, à moins qu’il ne connaisse les notes et ne chante la basse telle qu’elle est composée dans le recueil de mélodies.7. Let the women constantly sing their parts alone. Let no man sing with them, unless he understands the notes, and sings the bass as it is composed in the tune-book.
8. N’introduisez aucune mélodie nouvelle avant qu’on ne sache parfaitement les anciennes.8. Introduce no new tune till they are perfect in the old.
9. Recommandez notre recueil de mélodies. Et si vous ne savez pas chanter vous-même, choisissez en chaque lieu une ou deux personnes pour donner le ton à votre place.9. Recommend our tune-book. And if you cannot sing yourself, choose a person or two at each place to pitch the tune for you.
10. Exhortez chaque personne de l’assemblée à chanter, et non pas une sur dix seulement.10. Exhort every person in the congregation to sing, not one in ten only.
11. Ne chantez pas de cantiques de votre propre composition.11. Sing no hymns of your own composing.
12. Si un prédicateur est présent, que lui seul annonce les paroles.12. If a preacher be present, let him alone give out the words.
13. Lorsque les chantres veulent enseigner une mélodie à l’assemblée, qu’ils ne chantent que la partie de ténor.13. When the singers would teach a tune to the congregation, they must sing only the tenor.
14. On prie les prédicateurs de ne pas encourager le chant des airs fugués dans nos assemblées.14. The preachers are desired not to encourage the singing of fuge-tunes in our congregations.
15. Qu’on recommande à notre peuple de ne pas fréquenter les écoles de chant qui ne sont pas sous notre direction.15. Let it be recommended to our people, not to attend the singing-schools which are not under our direction.
N. B. Nous ne pensons pas que les airs fugués soient coupables ou impropres à être employés dans des réunions privées ; mais nous n’approuvons pas qu’on les emploie dans nos assemblées publiques, parce que le chant public est une partie du culte divin à laquelle toute l’assemblée doit se joindre.N. B. We do not think that fuge-tunes are sinful, or improper to be used in private companies: but we do not approve of their being used in our public congregations, because public singing is a part of divine worship in which all the congregation ought to join.
NOTES.NOTES.
Le chant des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels dans l’assemblée a été reconnu par toutes les Églises de Dieu, en tous les âges (une société moderne exceptée), comme une partie du culte divin ; et, par sa nature même, il appartient évidemment à toute l’assemblée. Il serait inconvenant que le ministre chantât seul ; mais si c’est le devoir d’un membre de l’assemblée, ce doit être le devoir de tous ceux qui ont de la voix pour chanter ; et il y en a très peu qui ne puissent se joindre à la partie de ténor, tout le défaut de leur voix se perdant dans le son général. Peu de choses peuvent être plus agréables au Seigneur qu’une assemblée qui, d’un seul cœur et d’une seule voix, loue son saint nom. Il est à craindre, il est vrai, qu’il y ait rarement une grande assemblée où chaque individu soit sincère. Cependant, tous ceux qui désirent sincèrement une bénédiction devraient s’efforcer de se joindre au chœur général, c’est-à-dire à chaque partie du cantique. Si quelque partie en est au-dessus de l’expérience de celui qui chante, il devrait y joindre une prière intérieure, afin que le Seigneur lui donne la grâce dont il a besoin ; car le Seigneur écoute ce que dit le cœur, et tient tout pour rien si le cœur se tait. De même, lorsque son expérience s’élève au-dessus du cantique, sa prière secrète devrait être en faveur de la partie de l’assemblée à laquelle il convient ; mais dans les cantiques proprement de louange, il peut abandonner toute réserve, car nous sommes tous infiniment redevables envers notre bon Dieu. Par ces remarques, nous devons assurément comprendre la nécessité de nous en tenir à des mélodies simples, car les airs fugués tendent inévitablement à réserver à un petit nombre cette partie du culte divin qui appartient à tous. Et ceux-là, pensons-nous, ont fait peu de remarques sur le culte public, qui n’ont pas observé, d’une part, combien naturellement les airs fugués enflent de vanité ceux qui y excellent, et, d’autre part, combien ils étouffent la dévotion, et ne suscitent au mieux que l’admiration des chantres, et non celle de Christ.The singing of psalms and hymns and spiritual songs in the congregation, has been allowed by all the churches of God in all ages (one modern society excepted) to be a part of divine worship; and, from its very nature it evidently belongs to the whole congregation. It would be unseemly for the minister alone to sing: but if this be the duty of one member of the congregation, it must be the duty of all who have voices for singing; and there are very few who may not join in the tenor-part, all the defect of their voices being swallowed up in the general sound. Few things can be more pleasing to the Lord, than a congregation, with one heart and one voice, praising his holy name. It is indeed to be feared, that there is seldom a large congregation, where every individual is sincere. However, all who do in sincerity desire a blessing, should strive to join in the general chorus—we mean, in every part of the hymn. If one part of it be above the experience of the singer, he should adjoin a mental prayer, that the Lord may give him the grace he needs; for the Lord listens to hear what the heart speaks, and takes all as nothing, if the heart be silent. Again, when his experience rises above the hymn, his secret prayer should be in behalf of that part of the congregation which it suits: but in the proper hymns of praise he may throw off all reserve, for we are all infinitely indebted to our good God. From these remarks we surely must be sensible of the necessity of confining ourselves to simple tunes, as the fuge-tunes have an unavoidable tendency to confine to a few this part of divine worship, which belongs to the whole. And those, we think, have made few remarks on public worship, who have not observed, on the one hand, how naturally the fuge-tunes puff up with vanity those who excel in them; and on the other hand, how it deadens devotion, and only at the best raises an admiration of the singers, and not of Christ.
Lorsque cette section recommande au prédicateur de s’arrêter quelquefois et de s’adresser au peuple au cours du chant, on n’y mentionne que la substance de ce qu’il doit dire. On n’entend pas qu’il parle brusquement en de telles occasions, mais avec douceur et le respect qui convient, sur la nécessité de chanter et d’accomplir tout acte de dévotion de tout son cœur.When it is recommended in this section to the preacher sometimes to stop and address the people in the course of singing, the substance only of what he should say is mentioned there. It is not intended, that he should speak abruptly on such occasions, but with softness and due respect on the necessity of singing and of performing every act of devotion from the heart.
1 Chroniques 16:7–9 : Ce fut ce jour-là que David chargea pour la première fois Asaph et ses frères de célébrer les louanges de l’Éternel : Louez l’Éternel, invoquez son nom ! Faites connaître parmi les peuples ses hauts faits ! Chantez, chantez en son honneur ! Parlez de toutes ses merveilles ! Psaume 95:1, 2 : Venez, chantons avec allégresse à l’Éternel ! Poussons des cris de joie vers le rocher de notre salut. Allons au-devant de lui avec des louanges, faisons retentir des cantiques en son honneur ! 96:1 : Chantez à l’Éternel un cantique nouveau ! Chantez à l’Éternel, vous tous, habitants de la terre ! 104:33 : Je chanterai l’Éternel tant que je vivrai, je célébrerai mon Dieu tant que j’existerai. Psaume 138:1 : Je te célèbre de tout mon cœur, je chante tes louanges en la présence de Dieu. Matthieu 26:30 : Après avoir chanté les cantiques, [Christ et ses disciples] se rendirent à la montagne des oliviers. Voyez aussi Marc 14:26. 1 Corinthiens 14:15 : Je chanterai par l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence.1 Chron. xvi. 7–9. On that day David delivered first this psalm, to thank the Lord, into the hand of Asaph and his brethren. Give thanks unto the Lord, call upon his name, make known his deeds among the people. Sing unto him, sing psalms unto him, talk ye of all his wondrous works. Psalm xcv. 1, 2. O come, let us sing unto the Lord; let us make a joyful noise to the rock of our salvation. Let us come before his presence with thanksgiving, and make a joyful noise unto him with psalms. xcvi. 1. O sing unto the Lord a new song: sing unto the Lord all the earth. civ. 33. I will sing unto the Lord as long as I live; I will sing praise unto my God while I have my being. Psalm cxxxviii. 1. I will praise thee with my whole heart; before the gods will I sing praise unto thee. Matt. xxvi. 30. When they [Christ and his disciples] had sung an hymn, they went out into the mount of Olives. See also Mark xiv. 26. 1 Cor. xiv. 15. I will sing with the Spirit, and I will sing with the understanding also.
Éphésiens 5:18, 19 : Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit ; entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur. Colossiens 3:16 : Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce. Jacques 5:13 : Quelqu’un parmi vous est-il dans la souffrance ? Qu’il prie. Quelqu’un est-il dans la joie ? Qu’il chante des cantiques.Eph. v. 18, 19. Be filled with the Spirit; speaking to yourselves in psalms, and hymns, and spiritual songs, singing and making melody in your heart to the Lord. Col. iii. 16. Let the word of Christ dwell in you richly in all wisdom; teaching and admonishing one another in psalms, and hymns and spiritual songs, singing with grace in your hearts, to the Lord. Jam. v. 13. Is any among you afflicted? let him pray. Is any merry [joyful]? let him sing psalms.