📖 Survol de l'Ancien Testament — Unité 2 : Rédemption et sainteté (Exode et Lévitique)📖 Old Testament Survey — Unit 2: Redemption and Holiness (Exodus & Leviticus)

Professeur : Dr Wayne Cook | Directeur du séminaire : Dr Ted RogersProfessor: Dr. Wayne Cook | Director: Dr. Ted Rogers

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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.

I. Hors d'Égypte : le livre de l'ExodeI. Out of Egypt: The Book of Exodus

La Genèse est le livre qui met à nu notre besoin ; l'Exode est le livre dans lequel Dieu agit. La famille de soixante-dix personnes descendue en Égypte à la fin de la Genèse est devenue, dès les premiers versets de l'Exode, une nation de peut-être deux millions d'âmes — et ce sont des esclaves. Un nouveau pharaon est sur le trône, « qui n'avait point connu Joseph » (Exode 1:8), et il entend broyer les Hébreux pour en faire les briques de son empire. Pendant quatre cents ans, ils crient. Et au buisson ardent, Dieu prononce une phrase qui porte son peuple depuis lors : « J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Égypte, et j'ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs » (Exode 3:7). Le ciel n'est pas sourd, et ne l'a jamais été. Si la Genèse nous a dit ce dont nous avions besoin, l'Exode nous dit ce que Dieu fait.Genesis is the book that exposes our need; Exodus is the book in which God acts. The family of seventy that came down to Egypt at the close of Genesis has grown, by the opening verses of Exodus, into a nation of perhaps two million souls — and they are slaves. A new pharaoh sits on the throne "who did not know Joseph" (Exodus 1:8), and he means to grind the Hebrews into the brick of his empire. For four hundred years they cry. And at the burning bush God speaks a sentence that has carried His people ever since: "I have surely seen the affliction of My people who are in Egypt, and have heard their cry" (Exodus 3:7). Heaven is not deaf, and never has been. If Genesis told us what we needed, Exodus tells us what God does.

A. Moïse : la voix réticenteA. Moses: The Reluctant Voice

L'histoire de Moïse commence là où commence toute histoire de rédemption — dans un lieu où la vie n'est pas censée survivre. Pharaon a décrété la mort de tous les garçons hébreux nouveau-nés, et la mère de Moïse le dépose dans une corbeille sur le Nil. La fille de Pharaon le trouve, le retire des eaux et (c'est l'une des grandes plaisanteries discrètes de l'Écriture) engage la propre mère de Moïse pour l'allaiter, aux frais de Pharaon. Si vous n'avez pas encore remarqué que Dieu a le sens de l'humour, c'est que vous n'avez pas lu attentivement.Moses' story begins where every redemption story begins — in a place where life is not supposed to survive. Pharaoh has decreed the death of every Hebrew baby boy, and Moses' mother sets him in a basket on the Nile. The princess of Egypt finds him, draws him out of the water, and (this is one of the great quiet jokes of Scripture) hires Moses' own mother to nurse him on Pharaoh's payroll. If you have not yet noticed that God has a sense of humor, you have not been reading carefully.

Moïse a vécu cent vingt ans, et sa vie se divise nettement en trois périodes égales de quarante ans. Pendant les quarante premières, comme fils adoptif à la cour de Pharaon, il a appris à être QUELQU'UN. Pendant les quarante suivantes, au fond du désert de Madian, à garder des moutons, il a appris à n'être PERSONNE. Et pendant les quarante dernières, à la tête du peuple racheté de l'Éternel, il a appris que DIEU ÉTAIT TOUT — Celui à qui il parlerait face à face, comme un homme parle à son ami. Dieu a passé quatre-vingts ans à préparer Moïse pour quarante. Certains d'entre nous sont encore dans leur deuxième période de quarante ans, à se demander pourquoi rien ne se passe. Rien n'est perdu.Moses lived for one hundred and twenty years, and his life divides neatly into three equal blocks of forty. In the first forty, as Pharaoh's adopted son, he learned how to be SOMEBODY. In the second forty, on the back side of Midian's desert tending sheep, he learned how to be a NOBODY. And in the third forty, as the leader of the LORD's redeemed people, he learned that GOD WAS EVERYBODY — the One he would speak to face to face, as a man speaks to his friend. God spent eighty years getting Moses ready for forty. Some of us are still in our second forty, wondering why nothing is happening. Nothing is wasted.

À quatre-vingts ans, Moïse rencontre l'Éternel dans un buisson qui brûle sans se consumer. Dieu révèle son nom : « Je suis celui qui suis » (Exode 3:14). Yahvé — celui qui existe par lui-même, éternel, fidèle, qui ne dépend de personne pour être, le même hier, aujourd'hui et éternellement. Moïse, fidèle à lui-même, cherche la sortie. « Qui suis-je ? » Dieu répond : Je serai avec toi. « Et s'ils ne me croient pas ? » Dieu répond par le serpent et la main lépreuse. « Je n'ai pas la parole facile. » Dieu répond : Qui a fait la bouche de l'homme ? Finalement, Moïse dit en substance : « Seigneur, tu ferais mieux de trouver quelqu'un d'autre. » C'est à cette phrase que la colère de l'Éternel s'enflamme (Exode 4:14). Le Seigneur ne s'irrite jamais de ce que vous reculiez au début. Il vous a fait de telle sorte que vous vous sentiez insuffisant, afin que vous vous appuyiez sur lui. Mais quand il a répondu à chaque objection et que vous dites encore « trouve quelqu'un d'autre », vous l'avez insulté en disant : « Je ne crois pas que toi non plus, tu en sois capable. »At eighty Moses meets the LORD in a bush that burns without burning up. God reveals His name: "I AM WHO I AM" (Exodus 3:14). Yahweh — self-existent, eternal, faithful, dependent on no one for His being, the same yesterday, today, and forever. Moses, characteristically, looks for the exit. "Who am I?" God answers: I will be with you. "What if they don't believe me?" God answers with the serpent and the leprous hand. "I am not eloquent." God answers: Who made man's mouth? Finally Moses says, in effect, "Lord, You had better get someone else." That is the line where God's anger kindles (Exodus 4:14). The Lord is never troubled when you draw back at first. He made you to feel inadequate, so that you would lean on Him. But after He has answered every objection and you still say "find someone else," you have insulted Him by saying, "I do not think You can do it either."

B. Les plaies et l'agneau de la PâqueB. The Plagues and the Passover Lamb

Pharaon refuse de laisser partir Israël, et Dieu entre en guerre — non contre l'armée de l'Égypte, mais contre les dieux de l'Égypte. Chacune des dix plaies frappe une divinité précise du panthéon égyptien. Le Nil (Hâpi) se change en sang. Les grenouilles (Héqet) envahissent le pays. Le soleil (Râ) s'obscurcit en plein midi. Lorsque la dixième plaie est annoncée, les dieux de l'Égypte gisent en morceaux.Pharaoh refuses to let Israel go, and God goes to war — not against Egypt's army but against Egypt's gods. Each of the ten plagues lands on a specific deity in the Egyptian pantheon. The Nile (Hapi) becomes blood. The frogs (Heqet) overrun the land. The sun (Ra) is darkened at noon. By the time the tenth plague is announced, the gods of Egypt lie in pieces.

Quatre fois la Bible dit que Dieu endurcit le cœur de Pharaon ; trois fois elle dit que Pharaon endurcit lui-même son cœur. Qu'en est-il ? Les deux. Le même soleil qui fait fondre une boule de cire durcit une boule d'argile. Le soleil est le même ; c'est la nature de chaque objet qui diffère. Le cœur de Pharaon était dur avant même que Dieu lui parle, et chaque parole de l'Éternel n'a fait que figer ce qui s'y trouvait déjà.Four times the Bible says God hardened Pharaoh's heart; three times it says Pharaoh hardened his own heart. Which was it? It was both. The same sun that will melt a ball of wax will harden a ball of clay. The sun is the same; the nature of each object is different. Pharaoh's heart was hard before God ever spoke to him, and every word from the LORD only set what was already there.

La dixième plaie est différente. Elle frappera chaque maison — égyptienne comme hébraïque — à moins qu'un agneau ne soit immolé à la place du premier-né. L'agneau doit être sans défaut. Son sang doit être appliqué sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte. Quand l'ange de la mort voit le sang, il passe par-dessus. Les Hébreux n'ont pas mangé le sang ; ils n'ont pas senti le sang ; ils ont appliqué le sang, puis ils se sont assis dans la maison en se confiant que cela suffisait. Voilà à quoi la foi qui sauve a toujours ressemblé. L'agneau prenait la place du premier-né — un substitut, qui mourait pour que la famille vive. « Sans effusion de sang il n'y a pas de pardon » (Hébreux 9:22).The tenth plague is different. It will fall on every house — Egyptian and Hebrew alike — unless a lamb is slain in place of the firstborn. The lamb must be without blemish. Its blood is to be brushed on the doorposts and lintel of the home. When the angel of death sees the blood, he passes over. The Hebrews did not eat the blood; they did not feel the blood; they applied the blood, then sat down inside the house and trusted that it was enough. That is what saving faith has always looked like. The lamb stood in the firstborn's place — a substitute, dying so the family might live. "Without the shedding of blood there is no forgiveness" (Hebrews 9:22).

Nous reprenons ici le fil que nous avons commencé à suivre dans l'Unité 1. Les habits de peau d'Éden, le premier-né immolé d'Abel, l'autel de Noé, le bélier de Morija — et maintenant l'agneau sur les poteaux de la porte. Le fil écarlate court tout droit du jardin jusque dans les rues d'Égypte cette nuit-là, et il ne s'arrêtera pas avant le Calvaire. L'agneau pascal sans défaut, immolé pour que le premier-né vive, est le premier portrait collectif, public et liturgique de « l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1:29). Ce que Dieu a fait en privé en Éden, lorsqu'il a tué le premier animal pour vêtir Adam et Ève, il le fait maintenant pour une nation entière en une seule nuit — et ce qu'il a fait pour une nation entière en une seule nuit, il le fera un jour pour le monde entier, un vendredi après-midi.We are picking up the thread we began to trace in Unit 1. Eden's garments of skin, Abel's slaughtered firstborn, Noah's altar, Moriah's ram — and now the lamb on the doorpost. The Scarlet Thread runs straight from the garden into Egyptian streets that night, and it will not stop until Calvary. The Passover lamb without blemish, slain so the firstborn might live, is the first corporate, public, liturgical portrait of "the Lamb of God, who takes away the sin of the world" (John 1:29). What God did privately in Eden when He killed the first animal to clothe Adam and Eve, He now does for a whole nation in one night — and what He did for a whole nation in one night, He will one day do for the whole world on one Friday afternoon.

C. La mer Rouge : la seule issue était de traverserC. The Red Sea: The Way Out Was Through

Israël quitte l'Égypte en hâte, et Pharaon — qui a perdu un fils — décide qu'il préfère perdre une armée plutôt que ses esclaves. Il se lance à leur poursuite. Le peuple se retrouve coincé entre la mer devant et les chars derrière — ce qui est justement la position classique de toute âme qui a commencé à suivre Dieu sérieusement. Moïse prononce l'une des grandes paroles de l'Ancien Testament : « L'Éternel combattra pour vous ; et vous, gardez le silence » (Exode 14:14). Et aussitôt après, l'Éternel dit à Moïse : « Parle aux enfants d'Israël, et qu'ils marchent » (Exode 14:15). La foi, ce n'est pas rester les bras croisés.Israel leaves Egypt in haste, and Pharaoh — having lost a son — decides he would rather lose an army than lose his slaves. He pursues. The people find themselves caught between the sea in front and the chariots behind, which happens to be the classic position of every soul that has begun to follow God seriously. Moses speaks one of the great lines of the Old Testament: "The LORD will fight for you, and you have only to be silent" (Exodus 14:14). And then, in the very next breath, the LORD says to Moses, "Tell the people of Israel to go forward" (Exodus 14:15). Faith is not folded arms.

Les eaux s'ouvrent, le peuple passe à pied sec, l'armée est engloutie, et Israël — entré dans la mer comme une foule d'esclaves — en ressort de l'autre côté comme une nation. Paul lira cette scène comme le portrait, dans l'Ancien Testament, du baptême chrétien : « Nos pères… ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer » (1 Corinthiens 10:1–2). Le salut est ici par la grâce seule — Dieu ouvre les eaux, Dieu referme les eaux, Dieu livre la bataille — et pourtant le peuple a dû marcher. Il y a, dans la vie de bien des croyants, un lieu de mer Rouge où la seule issue est vraiment de traverser. Et remarquez-le : Israël ne chante pas en Égypte. L'Égypte n'a pas de chants. Le premier cantique de la Bible après la Genèse est chanté sur l'autre rive de la mer, en Exode 15. La vraie délivrance trouve toujours un chant.The waters part, the people walk through on dry ground, the army is drowned, and Israel — who entered the sea a slave-mob — comes out the other side a nation. Paul will read this scene as the Old Testament's portrait of Christian baptism: "Our fathers were all… baptized into Moses in the cloud and in the sea" (1 Corinthians 10:1–2). Salvation here is by grace alone — God parts the water, God closes the water, God fights the battle — and yet the people had to walk. There is a Red Sea place in many believers' lives, where the only way out really is through. And notice — Israel does not sing in Egypt. Egypt has no songs. The first song in the Bible after Genesis is sung on the far shore of the sea, in Exodus 15. Real deliverance always finds a song.

D. Le Sinaï : un Dieu qu'on ne peut pas détourner de sa saintetéD. Sinai: A God Who Cannot Be Talked Out of His Holiness

Trois mois après la sortie d'Égypte, Israël arrive au mont Sinaï, et la montagne elle-même se met à trembler. Des éclairs, de la fumée, le son d'une trompette qui devient de plus en plus fort au lieu de s'éteindre. Du sein de ce tonnerre, Dieu prononce dix paroles. Les quatre premières régissent la relation verticale — pas d'autres dieux, pas d'images taillées, ne pas prendre le Nom en vain, se souvenir du sabbat. Les six dernières régissent la relation horizontale — honorer ses parents, ne pas tuer, ne pas commettre d'adultère, ne pas voler, ne pas porter de faux témoignage, ne pas convoiter (Exode 20). Aimer Dieu ; aimer son prochain. Jésus ramènera plus tard les dix à ces deux-là (Matthieu 22:37–40). Le Décalogue est la constitution du peuple racheté.Three months out of Egypt, Israel arrives at Mount Sinai, and the mountain itself begins to shake. Lightning, smoke, the blast of a trumpet that grows louder rather than fading. Out of that thunder God speaks ten words. The first four govern the vertical relationship — no other gods, no images, no taking the Name in vain, remember the Sabbath. The last six govern the horizontal — honor parents, do not murder, do not commit adultery, do not steal, do not bear false witness, do not covet (Exodus 20). Love God; love neighbor. Jesus will later compress all ten back to those two (Matthew 22:37–40). The Decalogue is the constitution of the redeemed.

La Loi n'a jamais été une échelle pour monter au ciel. « C'est par la loi que vient la connaissance du péché » (Romains 3:20). C'est un miroir, pas une échelle. Mais le miroir dit la vérité, et la vérité du Sinaï, c'est que le Dieu auquel vous et moi avons affaire est immuable. On ne peut pas le flatter pour qu'il regarde ailleurs. On ne peut pas marchander avec lui. On ne peut pas le détourner de sa sainteté. C'est terrifiant quand vous vous tenez devant lui avec vos péchés, et c'est la plus profonde consolation du monde quand vous vous tenez devant lui sous le sang de son propre Fils. Le même Dieu immuable qui n'abaissera pas la barre ne retirera jamais non plus sa promesse.The Law was never a ladder up to heaven. "Through the law comes knowledge of sin" (Romans 3:20). It is a mirror, not a ladder. But the mirror tells the truth, and the truth at Sinai is that the God you and I have to deal with is unchangeable. He cannot be flattered into looking the other way. He cannot be bargained down. He cannot be talked out of His holiness. That is terrifying when you stand in front of Him with your sins, and it is the deepest comfort in the world when you stand in front of Him under the blood of His own Son. The same unchangeable God who will not lower the bar will also never retract the promise.

E. Le tabernacle : Dieu descend habiter parmi nousE. The Tabernacle: God Comes Down to Live Among Us

Si le Sinaï nous montre combien le ciel est haut, le tabernacle nous montre jusqu'où le ciel est prêt à descendre. « Ils me feront un sanctuaire, et j'habiterai au milieu d'eux » (Exode 25:8). Les instructions pour le tabernacle occupent le dernier tiers de l'Exode — bien plus de place que les plaies et la Pâque réunies — parce que le but de la rédemption n'a jamais été seulement de sortir d'Égypte ; le but était d'entrer dans la présence de Dieu.If Sinai shows us how high heaven is, the tabernacle shows us how far heaven is willing to come down. "Let them make Me a sanctuary, that I may dwell in their midst" (Exodus 25:8). The instructions for the tabernacle take up the last third of Exodus — far more space than the plagues and Passover combined — because the goal of redemption was never simply out of Egypt; the goal was into the presence of God.

Le tabernacle comportait trois zones : le parvis, où le peuple pouvait venir ; le lieu saint, où les prêtres servaient chaque jour ; et le lieu très saint (le saint des saints), où Dieu lui-même siégeait et où seul le souverain sacrificateur pouvait entrer, une seule fois par an, et jamais sans du sang. Dans le lieu très saint se trouvait l'arche de l'alliance, un coffre recouvert d'or qui contenait les tables de la Loi. Sur son couvercle reposait le propitiatoire, encadré de deux chérubins aux ailes déployées au-dessus de lui. Le jour des expiations, on aspergeait de sang ce propitiatoire — le sang se tenait entre la Loi brisée, à l'intérieur de l'arche, et le Dieu saint qui siégeait au-dessus. C'est l'Évangile prêché par un mobilier. La Loi condamne ; le sang couvre ; Dieu y rencontre son peuple. Et l'auteur de l'épître aux Hébreux nous dit que nous avons maintenant ce qu'Israël ne pouvait que regarder de loin : « nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire » (Hébreux 10:19).The tabernacle had three zones: the outer court, where the people could come; the Holy Place, where the priests served daily; and the Holy of Holies, where God Himself was enthroned and only the high priest could enter, only once a year, and never without blood. Inside the Holy of Holies stood the ark of the covenant, a gold-overlaid chest containing the tablets of the Law. On its lid sat the mercy seat, flanked by two cherubim with their wings stretched out over it. On the Day of Atonement, blood was sprinkled on that mercy seat — blood standing between the broken Law inside the ark and the holy God enthroned above it. That is the gospel preached in furniture. The Law condemns; the blood covers; God meets His people there. And the writer of Hebrews tells us we now have something Israel could only watch from a distance: "we have confidence to enter the holy places by the blood of Jesus" (Hebrews 10:19).

II. Le livre du Lévitique : vivre avec le feu saintII. The Book of Leviticus: Living with Holy Fire

La plupart des chrétiens qui entreprennent de lire la Bible d'un bout à l'autre s'arrêtent quelque part dans le Lévitique. Le livre semble n'être qu'un interminable catalogue de sacrifices, de maladies de peau et de lois alimentaires. Mais le Lévitique n'est pas une liste. C'est la réponse à un problème que l'Exode vient de créer. Dieu est descendu habiter avec Israël dans le tabernacle. Alors, comment un peuple pécheur peut-il vivre à côté d'un Dieu saint sans être consumé ?Most Christians who set out to read the Bible cover to cover are stopped somewhere in Leviticus. The book seems an endless catalogue of sacrifices, skin diseases, and dietary laws. But Leviticus is not a list. It is the answer to a problem that Exodus has just created. God has come down to dwell with Israel in the tabernacle. So how does a sinful people live next door to a holy God without being consumed?

Tout le livre tourne autour d'une phrase, que le Nouveau Testament citera à l'Église sans en changer un mot : « Soyez saints, car je suis saint, moi, l'Éternel, votre Dieu » (Lévitique 19:2 ; cf. 1 Pierre 1:16). La sainteté n'est pas, à la racine, la perfection morale. C'est la séparation — être mis à part pour Dieu — et de cette séparation découle la conduite morale. Israël devait être saint parce qu'il appartenait à un Dieu saint ; il devait l'imiter au milieu des nations.The whole book turns on one sentence, and the New Testament will quote it back to the church without changing a word: "You shall be holy, for I the LORD your God am holy" (Leviticus 19:2; cf. 1 Peter 1:16). Holiness is not, at root, moral perfection. It is separation — being set apart unto God — and out of that separation, moral conduct flows. Israel was to be holy because she belonged to a holy God; she was to imitate Him among the nations.

Les cinq principaux sacrifices — l'holocauste, l'offrande végétale, le sacrifice d'actions de grâces, le sacrifice pour le péché et le sacrifice de culpabilité — sont cinq angles différents sur l'unique croix encore à venir. Les lois alimentaires et les règles de pureté enseignent à Israël, par un rappel quotidien, que son Dieu n'est pas comme les dieux des nations. Et le cœur du livre est un seul verset auquel est suspendu tout le reste du système sacrificiel : « Car l'âme de la chair est dans le sang. Je vous l'ai donné sur l'autel, afin qu'il servît d'expiation pour vos âmes, car c'est par l'âme que le sang fait l'expiation » (Lévitique 17:11). (Le mot hébreu rendu ici par « âme » signifie aussi « vie ».) L'expiation exige qu'une vie soit donnée à la place d'une autre. Une vie pour une vie. Le sang est la preuve que le substitut est mort.The five main offerings — burnt, grain, peace, sin, and trespass — are five different angles on the one cross still to come. The dietary and purity codes teach Israel, by daily reminder, that her God is not like the gods of the nations. And the heart of the book is a single verse on which all the rest of the sacrificial system hangs: "For the life of the flesh is in the blood, and I have given it for you on the altar to make atonement for your souls; for it is the blood that makes atonement by the life" (Leviticus 17:11). Atonement requires a life given in the place of another. A life for a life. The blood is the proof that the substitute has died.

Le jour des expiations (Yom Kippour)The Day of Atonement (Yom Kippur)

Le livre atteint son sommet au chapitre seize, avec le jour des expiations. Une fois par an, le souverain sacrificateur entrait dans le lieu très saint avec le sang d'un taureau et d'un bouc, et faisait l'expiation pour la nation sur le propitiatoire. Puis on amenait un second bouc. Le sacrificateur posait les deux mains sur sa tête, confessant sur lui les péchés du peuple, et le bouc — le bouc émissaire — était emmené loin dans le désert, emportant ce que personne en Israël ne pouvait porter lui-même. Deux boucs, une seule vérité : le péché doit mourir, et le péché doit être emporté au loin. Le sang et le substitut. La mort et l'imputation — car les mains du sacrificateur transféraient la culpabilité du peuple sur le bouc, comme notre culpabilité a été transférée sur Christ à la croix.The book climaxes in chapter sixteen, on the Day of Atonement. Once a year, the high priest entered the Holy of Holies with the blood of a bull and a goat, and made atonement for the nation at the mercy seat. Then a second goat was brought forward. The priest laid both hands on its head, confessing over it the sins of the people, and the goat — the scapegoat — was led far out into the wilderness, carrying away what no one in Israel could carry himself. Two goats, one truth: sin must die, and sin must be sent away. The blood and the substitute. The death and the imputation — for the priest's hands transferred the people's guilt onto the goat the way our guilt was transferred to Christ at the cross.

Le jour des expiations est la grande étape suivante du fil écarlate. Ce qui avait été préfiguré en Éden, avec Abel, sur l'autel de Noé, à Morija et sur les portes d'Égypte devient maintenant une liturgie nationale et annuelle — et annonce un dernier Jour encore à venir. L'auteur de l'épître aux Hébreux se tient à la porte de ce tabernacle et nous dit ce qui s'est réellement passé le jour vers lequel tous ces rites étaient tournés : Christ est entré « une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Hébreux 9:12). Chaque animal mort sur un autel d'Israël était une reconnaissance de dette. L'Agneau de Dieu a payé la facture en totalité.The Day of Atonement is the next great station on the Scarlet Thread. What was prefigured at Eden, Abel, Noah's altar, Moriah, and the doorposts of Egypt now becomes a national, annual liturgy — and points to one final Day still to come. The writer of Hebrews stands at the door of that tabernacle and tells us what really happened on the day all those rituals pointed to: Christ entered "once for all into the holy places, not by means of the blood of goats and calves but by means of His own blood, thus securing an eternal redemption" (Hebrews 9:12). Every animal that ever died on an Israelite altar was a promissory note. The Lamb of God paid the bill in full.

III. Christ dans l'Exode et le Lévitique — deux convictionsIII. Christ in Exodus and Leviticus — Two Convictions

Suivez la ligne à travers ces deux livres, et vous le trouverez à chaque page. Il est l'Agneau pascal dont le sang fait que l'ange de la mort passe par-dessus nous. Il est la mer Rouge par laquelle nous sortons de la servitude pour entrer dans une vie nouvelle. Il est le Rocher du désert d'où jaillit l'eau vive (1 Corinthiens 10:4). Il est le propitiatoire où l'accusation de la Loi est réduite au silence par le sang. Il est le bouc émissaire qui emporte nos péchés là où on ne les retrouvera jamais. Il est le grand souverain sacrificateur qui est entré dans le lieu saint, non une fois par an, mais une fois pour toutes, et qui est toujours vivant pour intercéder en faveur de ceux qui s'approchent de Dieu par lui (Hébreux 7:25).Trace the line through these two books and you find Him on every page. He is the Passover Lamb whose blood makes the angel of death pass us by. He is the Red Sea through which we pass out of bondage and into a new life. He is the Rock in the wilderness from which living water flows (1 Corinthians 10:4). He is the Mercy Seat where the Law's accusation is silenced by blood. He is the scapegoat who carries our sins where they will never be found again. He is the Great High Priest who has entered the holy place not once a year but once for all, and who lives forever to make intercession for those who come to God through Him (Hebrews 7:25).

Deux convictions à retenir de cette unité. Premièrement, la grâce vient avant la loi. Dieu n'a pas donné les Dix Commandements à Israël pour le délivrer ensuite d'Égypte s'il les observait. Il l'a délivré d'Égypte par le sang d'un agneau, puis lui a donné la Loi comme le code familial d'un peuple déjà racheté. Le salut est par la grâce ; l'obéissance est la réponse de ceux qui sont sauvés. L'Exode d'abord ; le Sinaï ensuite. Cet ordre, c'est l'Évangile. Deuxièmement, le même Dieu qui ne peut pas abaisser sa sainteté ne peut pas non plus retirer sa miséricorde. La Loi dans l'arche, le propitiatoire au-dessus, le sang entre les deux — voilà l'architecture de l'Évangile, et les livres de l'Exode et du Lévitique sont le lieu où vous et moi apprenons à la lire.Two convictions to take from this unit. First, grace comes before law. God did not give Israel the Ten Commandments and then deliver them out of Egypt if they kept them. He delivered them out of Egypt by the blood of a lamb, and then gave them the Law as the family code of a people already redeemed. Salvation is by grace; obedience is the response of the saved. Exodus comes first; Sinai second. The order is the gospel. Second, the same God who cannot lower His holiness also cannot retract His mercy. The Law in the ark, the mercy seat above it, the blood between them — that is the architecture of the gospel, and the books of Exodus and Leviticus are where you and I learn to read it.

Examen final de l'Unité 2Unit 2 Final Exam

📖 Lectures du cours — obligatoires et avec mention
Certificat et diplôme associé : la mention est facultative. Lisez trois des cinq textes pour la mention ; aucun examen distinct des lectures obligatoires n’est exigé.

M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.

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