📖 L'Évangile de Jean — Unité 8 : La résurrection et la vie📖 The Gospel of John — Unit 8: The Resurrection and the Life

Professeur : Dr Wayne Cook | Directeur : Dr Ted RogersProfessor: Dr. Wayne Cook | Director: Dr. Ted Rogers

« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. » — Jean 11:25 (LSG)"I am the resurrection and the life. He who believes in Me, though he may die, he shall live." — John 11:25 (NKJV)

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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.

Introduction — Un mort qui marcheIntroduction — Dead Man Walking

L'une des craintes secrètes que nous portons tous, c'est la peur de la mort. Nous en plaisantons et nous la chassons de nos pensées, mais au fond de nous, nous la craignons tous, et la question la plus profonde à laquelle toute religion doit répondre est celle de la mort. Sans résurrection, la vie n'a pas de sens durable : nous vivons nos quelques courtes années, puis tout est fini. En Jean 11, nous arrivons au plus grand de tous les signes — plus grand que l'eau changée en vin, plus grand que la multiplication des pains pour les cinq mille, plus grand que l'ouverture des yeux des aveugles. Un homme nommé Lazare était mort et enseveli depuis quatre jours entiers lorsque Jésus l'appela hors du tombeau, vivant. Ici, notre Seigneur montre qu'il a puissance sur la tombe elle-même, et celui qui peut vaincre la mort peut ôter toute crainte. Parcourons le récit en quatre mouvements : la tragédie, l'épreuve, les larmes et le triomphe sur la mort.One of the secret dreads we all carry is the fear of death. We make jokes about it and push it out of our minds, but down deep we all fear it, and the deepest question any religion must answer is the question of death. Without a resurrection, life has no lasting meaning; we live our few short years and then it is over. In John 11 we come to the greatest of all the signs — greater than turning water to wine, greater than feeding the five thousand, greater than opening blind eyes. A man named Lazarus had been dead and buried four full days when Jesus called him out of the tomb alive. Here our Lord shows that He holds power over the grave itself, and the One who can conquer death can take away every fear. Let us walk through the account in four movements: the tragedy, the trial, the tears, and the triumph over death.

I. La tragédie de la mortI. The Tragedy of Death

Lazare de Béthanie tomba malade. Il appartenait à une famille qui aimait le Seigneur et que le Seigneur aimait ; ses sœurs envoyèrent donc le plus simple des messages : « Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. » Elles pensaient sûrement que cela suffirait. Mais Lazare mourut, et pour cette maison la perte fut une tragédie — un homme dans la force de l'âge, avec tout l'avenir devant lui, soudain disparu. La mort est presque toujours ainsi. Quand un petit enfant meurt, nous disons que le bouton a été coupé avant d'avoir pu fleurir. La mort est une tragédie pour l'incroyant, à qui il semble n'y avoir aucune espérance à offrir au bord de la tombe ; elle est une tragédie dans le lent dépérissement d'une longue maladie ; et elle est une tragédie même lorsque nous sommes sûrs de revoir la personne, car la perte est réelle et l'absence fait mal. Je n'en parle pas de loin. Avec ma première épouse, j'ai eu près de deux ans pour lui dire adieu, et ce fut pourtant peut-être la chose la plus difficile que j'aie jamais affrontée — même si le Seigneur, dans sa bonté, m'a ensuite donné mon Ana. Et la première mort que j'ai connue fut celle d'une petite nièce, le premier petit-enfant de notre famille, morte avant l'âge de deux ans ; je me souviens encore des bras de ma mère autour de moi et de son cri : « Pourquoi Dieu a-t-il laissé mourir notre bébé ? » Je n'avais pas de réponse alors, et je n'en ai toujours pas que le cœur puisse pleinement contenir. La mort est un véritable ennemi, et l'Écriture ne nous demande jamais de faire semblant du contraire.Lazarus of Bethany fell sick. He belonged to a family that loved the Lord and whom the Lord loved, so the sisters sent the simplest of messages: "Lord, the one You love is sick." They surely expected that would be enough. But Lazarus died, and for that household the loss was a tragedy — a man in the prime of life, with everything before him, suddenly gone. Death is almost always like that. When a small child dies we say the bud was cut off before it could bloom. Death is a tragedy for the unbeliever, for whom there seems no hope to offer at the graveside; it is a tragedy in the slow wasting of a lingering illness; and it is a tragedy even when we are sure we will see the person again, because the loss is real and the absence aches. I do not speak of this from a distance. With my first wife I had nearly two years to say goodbye, and it was still perhaps the hardest thing I have ever faced — though the Lord in His kindness later gave me my Ana. And the first death I ever knew was a baby niece, the first grandchild in our family, who died when she was not yet two; I still remember my mother's arms around me and her cry, "Why did God let our baby die?" I had no answer then, and I have none now that the heart can fully hold. Death is a real enemy, and Scripture never asks us to pretend otherwise.

II. L'épreuve de la mortII. The Trial of Death

Quand on vint lui dire que Lazare était malade, Jésus fit ce que personne n'attendait : il resta deux jours encore dans le lieu où il était. Ses premières paroles ne furent pas « Hâtons-nous », mais « Cette maladie n'est point à la mort; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle » (Jean 11:4). Lazare mourut dans le cadre de la volonté permissive de Dieu : sa mort fut permise dans un but qu'aucun d'eux ne pouvait encore voir. Les disciples ne comprirent pas ce retard ; Marthe ne comprit pas ; Marie ne comprit pas. Et voilà l'épreuve de la mort, et de toute providence difficile : il nous est demandé de faire confiance à Dieu dans l'obscurité, avant que la raison nous soit montrée. Paul pria trois fois pour que son écharde lui soit ôtée, et la réponse de Dieu ne fut pas « oui », mais « Ma grâce te suffit ». C'est seulement lorsque la foi est éprouvée qu'elle grandit.When word came that Lazarus was sick, Jesus did the unexpected thing: He stayed where He was two more days. His first words were not "Let us hurry" but "This sickness is not unto death, but for the glory of God, that the Son of God may be glorified through it" (John 11:4). Lazarus died within the permissive will of God, allowed for a purpose none of them could yet see. The disciples did not understand the delay; Martha did not understand; Mary did not understand. And there is the trial of death, and of every hard providence: that we are asked to trust God in the dark, before the reason is shown. Paul prayed three times for his thorn to be removed, and God's answer was not "yes" but "My grace is sufficient for you." It is only when faith is tested that faith grows.

« Tu dois avoir confiance en mon amour. » William Sangster a raconté qu'il avait emmené son petit garçon, qui avait une grosseur à faire enlever, dans la salle d'attente d'un chirurgien. Tandis que d'autres patients revenaient en souffrant, l'enfant de trois ans leva les yeux et demanda : « Est-ce que je dois entrer là-dedans ? » Il n'y avait aucun moyen d'expliquer à un enfant si petit pourquoi la douleur était nécessaire. Tout ce que le père put dire fut : « Je ne peux pas t'épargner cela, mon chéri. Tu comprendras un jour. Tu dois avoir confiance en mon amour. » C'est souvent exactement là que Dieu nous laisse dans l'épreuve : incapables de voir la raison, invités seulement à faire confiance à l'amour d'un Père qui, un jour, rendra tout cela clair."You must trust my love." William Sangster told of taking his little boy, who had a growth that had to be removed, into a surgeon's waiting room. As other patients came back through in pain, the three-year-old looked up and asked, "Must I go in there?" There was no way to explain to so young a child why the pain was necessary. All the father could say was, "I cannot save you from this, dear. You will understand one day. You must trust my love." That is often exactly where God leaves us in the trial: unable to see the reason, asked only to trust the love of a Father who will one day make all of it plain.

III. Les larmes de la mortIII. The Tears of Death

Quand Jésus approcha de Béthanie, l'air était rempli de pleurs. Marthe, la sœur la plus active et la plus pratique, sortit la première à sa rencontre ; Marie, dont le chagrin était plus silencieux et plus intime, ne vint que lorsqu'on l'appela, et elle tomba à ses pieds. Autour d'elles se lamentaient ceux qui étaient venus pleurer avec la famille. Viennent alors les deux mots qui forment le verset le plus court de toute la Bible, et l'un des plus riches : « Jésus pleura » (Jean 11:35). Il savait que, dans l'heure, Lazare sortirait de ce tombeau, et pourtant il pleura — non pas pour Lazare, mais pour les vivants, pour le chagrin de ceux qu'il aimait et pour un monde placé sous l'ombre de la tombe. Il ne resta pas au-dessus de leur tristesse ; il y entra. « Pleurez avec ceux qui pleurent », nous dit Paul (Romains 12:15), et ici le Seigneur lui-même nous montre comment faire. Dans mes propres deuils, il m'a fait du bien de voir d'autres personnes pleurer avec moi, même un pasteur en larmes. Notre Dieu n'est pas étranger à notre chagrin ; il s'y est tenu, et il a pleuré.When Jesus drew near Bethany, the air was full of weeping. Martha, the busier and more practical sister, hurried out first; Mary, whose grief was quieter and more private, came only when she was called, and fell at His feet. Around them wailed the mourners who had come to grieve with the family. And then come the two words that are the shortest verse in all the Bible and among the fullest: "Jesus wept" (John 11:35). He knew that within the hour Lazarus would walk out of that tomb, and still He wept — not for Lazarus, but for the living, for the grief of those He loved and for a world under the shadow of the grave. He did not stand above their sorrow; He entered it. "Weep with those who weep," Paul tells us (Romans 12:15), and here the Lord Himself shows us how. It was good for me, in my own losses, to see other people weep with me, even a pastor with tears. Our God is not a stranger to our grief; He has stood in it and cried.

IV. Le triomphe sur la mortIV. The Triumph over Death

Vient maintenant le tournant. Les deux sœurs l'avaient accueilli avec la même douleur : « Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. » À Marthe, il dit : « Ton frère ressuscitera », et elle répondit par l'espérance lointaine du dernier jour que tout croyant garde au cœur : « Je sais […] qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Mais Jésus fit sortir la résurrection de l'avenir lointain pour la placer dans le présent, dans une Personne, en lui-même : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela? » (Jean 11:25–26). La résurrection n'est pas d'abord un événement ou une doctrine ; c'est Christ lui-même. L'avoir, lui, c'est avoir une vie que la mort ne peut pas faire cesser.Now comes the turn. Both sisters had met Him with the same ache: "Lord, if You had been here, my brother would not have died." To Martha He said, "Your brother will rise again," and she answered with the distant, last-day hope every believer holds: "I know he will rise again in the resurrection at the last day." But Jesus drew the resurrection out of the far future and into the present, into a Person, into Himself: "I am the resurrection and the life. He who believes in Me, though he may die, he shall live. And whoever lives and believes in Me shall never die. Do you believe this?" (John 11:25–26). Resurrection is not first an event or a doctrine; it is Christ Himself. To have Him is to have life that death cannot end.

La résurrection n'est pas d'abord un événement ou une doctrine ; c'est une Personne. Appartenir à Christ, c'est posséder une vie que la tombe ne pourra jamais retenir.Resurrection is not first an event or a doctrine; it is a Person. To belong to Christ is to hold a life the grave can never keep.

Puis il alla au tombeau. « Ôtez la pierre », dit-il ; et Marthe, toujours pratique, protesta : « Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu'il est là. » Jésus lui répondit : « Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu? » On ôta donc la pierre, et il cria d'une voix forte : « Lazare, sors! » (Jean 11:43). Le texte grec dit littéralement : « Lazare, ici, dehors ! » On a dit que ce fut une miséricorde qu'il appelle Lazare par son nom ; sinon, tous les morts de tous les tombeaux seraient peut-être sortis au son de cette voix. Lazare sortit, les pieds et les mains liés de bandes — et en cet instant tout doute fut enseveli. Jésus a comparé la mort à un sommeil : comme un enfant fatigué s'endort au salon et se réveille dans son propre lit parce que son père l'y a porté, ainsi le croyant s'endort dans la mort et se réveille, porté par le Père, en sécurité au bon endroit. La peur qui hante tout cœur humain est brisée à l'entrée d'un tombeau vide.Then He went to the grave. "Take away the stone," He said, and Martha, ever practical, protested: "Lord, by this time he stinks, for he has been dead four days." Jesus answered, "Did I not say to you that if you would believe you would see the glory of God?" So they rolled the stone away, and He cried with a loud voice, "Lazarus, come forth!" (John 11:43). It has been said it was a mercy He called Lazarus by name, or every dead person in every grave might have come walking out at the sound of that voice. Out came Lazarus, bound hand and foot in his grave clothes — and every doubt was buried in that moment. Jesus likened death to a sleep: as a tired child falls asleep on the couch and wakes in his own bed because his father carried him there, so the believer falls asleep in death and wakes, carried by the Father, safe in the right place. The fear that haunts every human heart is broken at the mouth of an empty tomb.

Le doigt sur la promesse. Un ami pasteur m'a parlé d'un homme de son église qui lui dit un jour : « Asseyez-vous, pasteur ; je voudrais parler de mes funérailles. » Le pasteur lui demanda quel verset il voulait, et l'homme répondit : « Jean 3:16. » Quelque temps plus tard, l'homme mourut, et quand la famille ouvrit le cercueil, comme il l'avait demandé, une Bible ouverte reposait sur sa poitrine, son doigt posé sur ces paroles : « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. » Il était parti à la rencontre de la Résurrection et la Vie, la main sur la promesse.His finger on the promise. A pastor friend told me of a man in his church who one day said, "Sit down, pastor; I want to talk about my funeral." He asked the man what verse he wanted, and the man said, "John 3:16." Some time later the man died, and when the family opened the casket, just as he had asked, there lay an open Bible upon his chest with his finger resting on the words: "For God so loved the world that He gave His only begotten Son, that whoever believes in Him should not perish but have everlasting life." He had gone to meet the Resurrection and the Life with his hand on the promise.

Encore une chose : à la famille en deuil, Jésus confia une tâche. « Déliez-le, et laissez-le aller » (Jean 11:44). Le Seigneur ressuscita Lazare, mais il laissa les gens défaire les bandes et l'accueillir de nouveau dans la vie. Il agit encore ainsi. Christ seul peut donner la vie ; mais, au sujet les uns des autres, il nous dit : « Déliez-le, et laissez-le aller » — aidez celui qui vient de recevoir la vie à sortir des liens du passé, enseignez-le, encouragez-le, marchez avec lui. Avez-vous mis votre confiance en celui qui est la Résurrection et la Vie ? Alors la tombe a perdu sa terreur, et vous êtes libre de pleurer avec ceux qui pleurent et, quand il leur rend la vie, de les délier et de les laisser aller. La tombe n'est plus un mur, mais une porte, et la même voix qui a crié autrefois : « Lazare, sors! » appellera un jour chaque croyant par son nom pour le faire sortir.One thing more: to the grieving family Jesus gave a task. "Loose him, and let him go" (John 11:44). The Lord raised Lazarus, but He let the people unwind the grave clothes and welcome him back into life. He still works that way. Christ alone can give the life; but to us He says of one another, "Loose him, and let him go" — help the newly alive out of the bindings of the past, teach them, encourage them, walk with them. Have you trusted the One who is the Resurrection and the Life? Then the grave has lost its terror, and you are free to weep with those who weep and, when He raises them, to loose them and let them go. The grave is no longer a wall but a doorway, and the same voice that once cried, "Lazarus, come forth," will one day call every believer out by name.

Examen final de l'Unité 8Unit 8 Final Exam

Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiples. Parcours Associé en divinité : les questions à choix multiples et les 10 phrases à compléter. M.Div. et Th.M. : les questions à choix multiples, les phrases à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % dans chaque partie pour réussir. Si vous échouez, vous devrez attendre un court moment avant de pouvoir repasser l'examen.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.

📖 Lectures du cours — obligatoires et avec mention
Certificat et diplôme associé : la mention est facultative. Lisez trois des cinq textes pour la mention ; aucun examen distinct des lectures obligatoires n’est exigé.

M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.

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