📖 Survol de l'Ancien Testament — Unité 5 : Le royaume uni et le royaume divisé📖 Old Testament Survey — Unit 5: The United and Divided Kingdoms

Professeur : Dr Wayne Cook | Directeur : Dr Ted RogersProfessor: Dr. Wayne Cook | Director: Dr. Ted Rogers

Une seule inscription pour tous les coursRegister once, for every course

Votre progression est enregistrée dans ce navigateur et conservée par le séminaire sous votre code étudiant, pour continuer sur tout appareil. Gardez ce code privé, comme un mot de passe. L’adresse e-mail est facultative. Ajoutez-la afin que nous puissions vous renvoyer votre code étudiant, vous envoyer des rappels et vous remettre un certificat. Vous pouvez vous inscrire et continuer à étudier sans elle. Les informations conservées.Your progress is saved in this browser as you study, and kept with the seminary under your student code, so you can continue on any device. Keep the code private, like a password. Email is optional. Add one so we can return your student code, send reminders, and deliver a certificate. You can enroll and keep studying without it. What we keep.

Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.

Israël a demandé un roi. Dieu a répondu par six livres et mille ans — et la réponse n'était pas un nom sur un trône à Jérusalem. C'était un nom sur une croix hors de ses murs.Israel asked for a king. God answered with six books and a thousand years — and the answer wasn't a name on a throne in Jerusalem. It was a name on a cross outside it.

Voilà tout l'arc de l'Unité 5 en une phrase. Six livres — Samuel, Rois et Chroniques, chacun d'abord un seul rouleau, puis divisé en deux. De 1050 environ à 538 av. J.-C. Samuel et Rois racontent l'histoire sous un angle prophétique ; les Chroniques la racontent de nouveau sous un angle sacerdotal, pour les exilés qui rentrent au pays. Saül, David, Salomon, dix-neuf rois au nord, dix-neuf rois et une reine au sud, des prophètes qui crient depuis les marges, un exil qui ressemblait à la fin de tout — puis un roi perse nommé Cyrus qui ouvre grand la porte et dit au peuple de Dieu de rentrer chez lui. Procédons par étapes.That's the whole arc of Unit 5 in one sentence. Six books — Samuel, Kings, and Chronicles, each originally one scroll then split in two. Roughly 1050 BC to 538 BC. Samuel and Kings tell the story from a prophetic angle; Chronicles retells it from a priestly angle for the exiles coming home. Saul, David, Solomon, nineteen kings of the north, nineteen kings and one queen of the south, prophets shouting from the margins, an exile that looked like the end of everything — and then a Persian king named Cyrus throwing the door open and telling God's people to go home. Let's take it step by step.

I. Le trône commence — Anne, Samuel et le roi qu'Israël exigeaitI. The Throne Begins — Hannah, Samuel, and the King Israel Demanded

1 Samuel 1–151 Samuel 1–15

On ne peut pas comprendre la royauté sans commencer par une femme stérile qui pleure dans le tabernacle. Dieu ne commence pas la monarchie dans une salle de guerre. Il la commence avec une femme blessée qui promet que, s'il lui donne un fils, elle le lui rendra. Des siècles plus tard, Marie chantera un cantique qui est, pour l'essentiel, le cantique d'Anne porté plus haut — lisez 1 Samuel 2:1-10 et Luc 1:46-55 côte à côte. Dieu commence rarement un mouvement de rédemption ailleurs que dans la prière d'une femme blessée.You cannot understand the kingdom unless you start with a barren woman crying in the tabernacle. God doesn't begin the monarchy with a war room. He begins it with a hurting woman who promises that if He gives her a son, she'll give him back. Centuries later Mary will sing a song that is essentially Hannah's song with an upgrade — read 1 Samuel 2:1–10 and Luke 1:46–55 side by side. God rarely begins a movement of redemption anywhere except in the prayer of a hurting woman.

Samuel grandit dans le tabernacle et devient le pont : dernier juge, premier faiseur de rois, prophète ET sacrificateur ET juge. La figure la plus « œcuménique » de l'Ancien Testament. Mais quand il devient vieux, ses fils sont corrompus — le même problème qu'Éli, et apparemment Samuel n'avait pas lu sa propre histoire avec assez d'attention. Les anciens viennent le trouver en 1 Samuel 8 avec la demande qui brise le cœur de Dieu : « Établis sur nous un roi pour nous juger, comme il y en a chez toutes les nations » (1 Samuel 8:5). La réponse de Dieu : « Ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent, afin que je ne règne plus sur eux » (1 Samuel 8:7).Samuel grows up in the tabernacle and becomes the bridge: last judge, first kingmaker, prophet AND priest AND judge. The most ecumenical figure in the Old Testament. But by the time he is old, his sons are corrupt — same problem Eli had, and apparently Samuel didn't read his own backstory carefully enough. The elders come to him in 1 Samuel 8 with the request that breaks God's heart: "Make us a king to judge us like all the nations" (1 Samuel 8:5). God's response: "they have not rejected you, but they have rejected Me, that I should not reign over them" (1 Samuel 8:7).

Il existe une sorte de prière où le danger n'est pas que Dieu ne réponde pas — le danger, c'est qu'il réponde. Israël voulait un roi plus qu'il ne voulait Dieu, alors Dieu lui a donné ce qu'il voulait. La prière exaucée la plus dangereuse est celle qui vient d'un cœur déjà en rébellion. Si vous avez déjà dit à Dieu : je veux cette chose plus que je ne vous veux, comptez les années avant de commencer à souhaiter qu'il ne vous ait pas dit oui.There is a kind of prayer where the danger isn't that God won't answer — the danger is that He will. Israel wanted a king more than they wanted Him, so He gave them what they wanted. The most dangerous answered prayer is the one that comes from a heart already in rebellion. If you have ever told God I want this thing more than I want You, count the years before you started wishing He hadn't said yes.

Saül : grand à l'extérieur, vide à l'intérieurSaul: Tall on the Outside, Hollow on the Inside

Entre Saül. Grand. Beau. Il avait l'allure du rôle. L'extérieur de cet homme était tout ce qu'Israël avait demandé ; l'intérieur était vide. Deux scènes le brisent. En 1 Samuel 13, Samuel tarde, l'armée s'inquiète, et Saül offre lui-même le sacrifice — ce n'était pas son rôle, mais l'heure semblait pressante, et il a pris un raccourci pour contourner l'obéissance. En 1 Samuel 15, Dieu lui ordonne d'anéantir complètement Amalek. Saül laisse la vie au roi Agag et garde le meilleur du bétail — puis essaie de faire passer cela pour de l'adoration. La réponse de Samuel devrait être gravée sur l'avant-bras de chaque pasteur : « L'obéissance vaut mieux que les sacrifices » (1 Samuel 15:22). On ne sort pas de la désobéissance à force d'adoration.Enter Saul. Tall. Handsome. Looked the part. The outside of him was everything Israel had asked for; the inside of him was hollow. Two scenes break him. In 1 Samuel 13, Samuel is delayed, the army gets nervous, and Saul offers the sacrifice himself — not his job, but the timing felt urgent and he took a shortcut around obedience. In 1 Samuel 15, God tells him to wipe out Amalek completely. Saul keeps King Agag alive and the best livestock — and tries to spin it as worship. Samuel's response should be tattooed on every pastor's forearm: "to obey is better than sacrifice" (1 Samuel 15:22). You cannot worship your way out of disobedience.

Roy Riegels. Rose Bowl, 1er janvier 1929. Californie contre Georgia Tech. Riegels ramasse un ballon perdu, se retrouve désorienté et court soixante-cinq yards dans la mauvaise direction. Un de ses propres coéquipiers doit le poursuivre et le plaquer sur la ligne d'un yard — sa propre ligne d'un yard. La Californie doit dégager depuis là, Georgia Tech bloque le dégagement, marque deux points et gagne le match par deux points d'écart. Tout le stade s'est levé, stupéfait. Voilà Saül sur le mont Guilboa. Il court de toutes ses forces. Dans la mauvaise direction. La tragédie de Saül n'est pas qu'il était faible ; c'est que toute sa force était dirigée loin de la seule Personne vers qui elle aurait dû l'être. Il y a aujourd'hui, dans des chaires, des gens qui courent soixante-cinq yards vers leur propre but. La force ne suffit pas. La direction compte davantage.Roy Riegels. Rose Bowl, January 1, 1929. Cal versus Georgia Tech. Riegels picks up a fumble, gets turned around, and runs sixty-five yards in the wrong direction. His own teammate has to chase him down and tackle him at the one-yard line — his own one-yard line. Cal punts from there, Tech blocks the punt, scores the safety, and wins the game by two points. The whole stadium stood and stared. That's Saul on Mount Gilboa. Running hard. Wrong way. The tragedy of Saul is not that he was weak; it's that all his strength was aimed away from the one Person it should have been aimed toward. There are people in pulpits today running sixty-five yards toward their own goal line. Strength is not enough. Direction matters more.

II. Le trône promis — David et l'alliance qui ne lâche pasII. The Throne Promised — David and the Covenant That Wouldn't Quit

1 Samuel 16 — 2 Samuel 241 Samuel 16 — 2 Samuel 24

Pendant que Saül se défait, Dieu est déjà à l'œuvre. 1 Samuel 16 : Samuel va à Bethléhem pour oindre un nouveau roi parmi les fils d'Isaï, et le verset qui fait pivoter tout l'Ancien Testament apparaît : « L'Éternel ne considère pas ce que l'homme considère ; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au cœur » (1 Samuel 16:7). Cette phrase est la semence que le Christ moissonnera dans le Sermon sur la montagne.While Saul is unraveling, God is already moving. 1 Samuel 16: Samuel goes to Bethlehem to anoint a new king from Jesse's sons, and the verse that pivots the entire Old Testament shows up: "the LORD does not see as man sees; for man looks at the outward appearance, but the LORD looks at the heart" (1 Samuel 16:7). That sentence is the seed Christ will harvest in the Sermon on the Mount.

Le garçon, c'est David. Sept frères aînés défilent devant Samuel ; aucun d'eux n'est l'homme choisi. Le jeune berger — le na'ar, le plus jeune, celui qu'on n'avait même pas pris la peine d'inviter au repas — l'est. Un chapitre plus tard, il descend dans une vallée avec cinq pierres polies et affronte un Philistin de près de trois mètres. Tout le monde connaît l'histoire. Tout le monde en manque le sens : David n'a pas gagné parce que sa fronde était meilleure. David a gagné parce que « la victoire appartient à l'Éternel » (1 Samuel 17:47).The kid is David. Seven older brothers paraded by Samuel; not one of them is the man. The shepherd boy — the na'ar, the youngest, the one nobody bothered to invite to the feast — is. One chapter later he walks down into a valley with five smooth stones and meets a nine-and-a-half-foot Philistine. The story everybody knows. The point everybody misses: David didn't win because his slingshot was better. David won because "the battle is the LORD's" (1 Samuel 17:47).

Des ingénieurs affirmaient autrefois que le bourdon ne devrait pas pouvoir voler. Le corps est trop lourd, les ailes trop courtes, les calculs ne tiennent pas. Le bourdon, n'ayant pas lu les calculs, vole quand même. Un jeune berger ne bat pas un géant. Le même calcul qui dit qu'une pierre de fronde ne devrait pas abattre un géant dit qu'un charpentier de Galilée ne devrait pas défaire un tombeau. Dieu est spécialiste des calculs que le monde a déjà abandonnés. Si vous êtes chrétien aujourd'hui, vous êtes un bourdon — toutes les lois du mérite et de la probabilité disent que vous ne devriez pas être pardonné, pas être accueilli, pas voler — et la grâce de Dieu vous soulève quand même.Engineers used to claim the bumblebee shouldn't fly. The body is too heavy, the wings too short, the math doesn't work. The bumblebee, not having read the math, flies anyway. A teenage shepherd doesn't beat a giant. The same arithmetic that says a slingstone shouldn't drop a giant says a Galilean carpenter shouldn't unmake a grave. God specializes in the math the world has already given up on. If you are a Christian today, you are a bumblebee — every law of merit and probability says you shouldn't be forgiven, shouldn't be welcomed, shouldn't be flying — and the grace of God lifts you anyway.

Viennent alors les années du désert. Saül essaie de clouer David au mur avec sa lance. David s'enfuit. Par deux fois, il tient Saül à sa merci — une fois à En-Guédi, une fois à Hakila — et par deux fois il refuse de porter la main sur « l'oint de l'Éternel ». On lui a promis le trône ; il est traqué par l'homme qui l'occupe ; le royaume est à un coup de couteau — et il ne le prendra pas. Le trône que Dieu donne n'est jamais le trône que nous volons. Si vous vous surprenez à manœuvrer pour obtenir ce que Dieu a déjà promis, vous avez cessé de faire confiance à celui qui promet.Then come the wilderness years. Saul tries to spear David to a wall. David flees. Twice he has Saul cornered — once at Engedi, once at Hachilah — and twice he refuses to lift a hand against "the Lord's anointed." He has been promised the throne; he is being hunted by the man on it; the kingdom is one knife-stroke away — and he will not take it. The throne God gives is never the throne we steal. If you find yourself maneuvering for what God already promised, you have stopped trusting the Promiser.

L'alliance davidique : le fil qui relie tout à BethléhemThe Davidic Covenant: The Thread That Ties Everything to Bethlehem

Saül meurt à Guilboa. David est couronné roi sur Juda, puis sur tout Israël. Il prend Jérusalem, y fait monter l'arche, danse devant elle comme un homme qui n'a plus aucune dignité à perdre. Et en 2 Samuel 7, quand David propose de bâtir une maison à Dieu, Dieu retourne la proposition : C'est MOI qui te bâtirai une maison. L'alliance davidique : maison, royaume, trône, pour toujours, fils. Cinq mots-clés. Lisez lentement 2 Samuel 7:12-16. Chaque promesse de ce passage passe par Salomon, se fissure avec le royaume divisé, s'effondre à l'exil, et aboutit à Bethléhem. Quand Gabriel dit à Marie que Dieu donnera à son fils « le trône de David, son père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin » — Gabriel lit 2 Samuel 7 à haute voix.Saul dies at Gilboa. David is crowned over Judah, then over all Israel. He takes Jerusalem, brings the ark up, dances before it like a man with no dignity left to lose. And in 2 Samuel 7, when David proposes to build God a house, God turns the proposal upside down: I will build YOU a house. The Davidic Covenant: house, kingdom, throne, forever, son. Five anchor words. Read 2 Samuel 7:12–16 slowly. Every promise in that paragraph passes through Solomon, gets cracked by the divided kingdom, collapses at the exile, and lands at Bethlehem. When Gabriel tells Mary that God will give her son "the throne of his father David, and he will reign over the house of Jacob forever, and of his kingdom there will be no end" — Gabriel is reading 2 Samuel 7 out loud.

Mais David n'est pas sans péché. 2 Samuel 11. Le toit. Bath-Schéba. Urie. Le meurtre camouflé. Et la phrase que chaque prédicateur a dû prêcher parce que chaque prédicateur a eu besoin de l'entendre : « Tu es cet homme-là ! » — le verdict de Nathan (2 Samuel 12:7). David s'effondre. Le Psaume 51 est ce que la vraie repentance fait entendre à voix haute. Il y a des conséquences auxquelles il n'échappe jamais — l'épée ne s'éloigne pas de sa maison. Mais Dieu ne le jette pas. L'homme selon le cœur de Dieu est aussi un homme qui a du sang sur les mains, et l'Évangile de David, c'est que la grâce va plus profond que le pire de ce qu'il a fait. Si vous avez déjà péché d'une manière que vous pensiez impardonnable pour Dieu, vous lisez le mauvais chapitre. Le chemin du retour vers la grâce n'est pas un labyrinthe ; c'est une porte, et Nathan vient de l'ouvrir.But David is not sinless. 2 Samuel 11. The roof. Bathsheba. Uriah. The covered-up murder. And the line every preacher has had to preach because every preacher has needed to hear it: "You are the man!" — Nathan's verdict (2 Samuel 12:7). David collapses. Psalm 51 is what genuine repentance sounds like out loud. There are consequences he never escapes — the sword does not depart from his house. But God does not throw him away. The man after God's own heart is also a man with blood on his hands, and the gospel of David is that grace runs deeper than the worst thing he ever did. If you have ever sinned in a way you didn't think God could forgive, you are reading the wrong chapter. The way back to grace is not a maze; it is a door, and Nathan has just opened it.

III. Le trône compromis et divisé — Salomon, la division et la longue glissadeIII. The Throne Compromised and Divided — Solomon, the Split, and the Long Slide

1 Rois 1 — 2 Rois 251 Kings 1 — 2 Kings 25

Salomon est monté sur le trône avec un chèque en blanc de Dieu et a demandé la sagesse. Dieu lui a donné la sagesse — et a ajouté tout le reste par-dessus le marché. La sagesse de Salomon allait du cèdre du Liban jusqu'à l'hysope qui sort de la muraille, des quadrupèdes et des oiseaux jusqu'aux reptiles et aux poissons (1 Rois 4:33). Il prononça trois mille proverbes. La reine de Séba traversa le désert pour le voir et découvrit qu'on ne lui en avait pas dit la moitié. Et il bâtit le temple dont son père n'avait pu que rêver.Solomon walked into the throne with a blank check from God and asked for wisdom. God gave him wisdom — and threw in everything else for good measure. Solomon's wisdom ranged from the cedar of Lebanon to the hyssop on the wall, from beasts and birds to reptiles and fish (1 Kings 4:33). He composed three thousand proverbs. The Queen of Sheba traveled across the Sahara to see him and found that the half had not been told. And he built the temple his father had only dreamed of.

Et voici la grande étape suivante du Fil écarlate. Lors de la dédicace de ce temple (1 Rois 8), Salomon offrit vingt-deux mille bœufs et cent vingt mille brebis — tant que l'autel d'airain ne pouvait les contenir et que le milieu du parvis lui-même dut être consacré pour les sacrifices. Le fil qui avait commencé avec un seul animal en Éden, puis le premier-né du troupeau d'Abel, puis l'autel de Noé, puis le bélier sur Morija, puis les agneaux sur chaque porte en Égypte, puis les boucs du Yom Kippour, puis le serpent d'airain dans le désert, puis un cordon écarlate à une fenêtre de Jéricho — ce fil coule maintenant à flots dans les parvis du temple de Salomon, et y coulera chaque jour pendant près de quatre cents ans. Chaque animal mort dans ces parvis était une reconnaissance de dette que Dieu lui-même encaisserait un jour sur une colline hors de cette même ville.And here is the next great station on the Scarlet Thread. At the dedication of that temple (1 Kings 8), Solomon offered twenty-two thousand oxen and one hundred twenty thousand sheep — so many that the brazen altar could not hold them and the courtyard itself had to be consecrated for the slaughter. The thread that began with one animal in Eden, then Abel's firstborn, then Noah's altar, then the ram on Moriah, then the lambs on every Egyptian doorpost, then the goats of Yom Kippur, then the bronze serpent in the wilderness, then a scarlet cord in a Jericho window — that thread now runs in rivers through the courts of Solomon's temple, and will run there every day for almost four hundred years. Every animal that ever died in those courts was a promissory note God Himself would one day cash on a hill outside the same city.

Mais les germes de la défaite de Salomon avaient été semés bien avant le harem de 1 Rois 11. Ils l'avaient été en 1 Rois 3, dans deux phrases discrètes que presque personne ne remarque. Il s'allia par mariage avec la fille de Pharaon. Et il offrait des sacrifices sur les hauts lieux. Deux petites choses. Un mariage étranger qui semblait politique ; une habitude de culte qui semblait pieuse. Toutes deux petites. Toutes deux mauvaises. Toutes deux grandissantes. En 1 Rois 11, ces petites choses s'étaient multipliées en sept cents femmes et trois cents concubines, et « ses femmes détournèrent son cœur » (1 Rois 11:3). L'homme le plus sage qui ait jamais vécu a aimé son harem plus que Dieu. Retenez ceci : on ne glisse pas dans l'idolâtrie. On l'épouse. Salomon ne s'est pas réveillé un matin en haïssant Yahvé. Il s'est réveillé à côté d'une femme qui ne l'aimait pas, et il lui a bâti un sanctuaire pour avoir la paix. La sagesse ne garde pas un homme. Seul un cœur qui adore le garde.But the seeds of Solomon's defeat were planted long before the harem of 1 Kings 11. They were planted in 1 Kings 3, in two quiet sentences hardly anyone notices. He made an alliance with the daughter of Pharaoh. And he sacrificed at the high places. Two little things. A foreign marriage that looked political; a worship habit that looked devotional. Both small. Both wrong. Both growing. By 1 Kings 11 the small things had multiplied into seven hundred wives and three hundred concubines, and "his wives turned away his heart" (1 Kings 11:3). The wisest man who ever lived out-loved God by his harem. Catch this: you don't slip into idolatry. You marry into it. Solomon didn't wake up one morning hating Yahweh. He woke up next to a woman who didn't, and built her a shrine to keep the peace. Wisdom does not keep a man. Only a heart that worships does.

Le royaume se brise à sa mort. Roboam au sud, Jéroboam au nord (1 Rois 12). Jéroboam ne peut pas laisser son peuple descendre à Jérusalem pour adorer — il se souviendrait de la famille à qui Dieu a promis le trône —, alors il dresse deux veaux d'or à Dan et à Béthel et dit à Israël : « Israël ! voici ton Dieu, qui t'a fait monter du pays d'Égypte. » Cette phrase est copiée mot pour mot sur Aaron au Sinaï (Exode 32:4). Six cents ans plus tard, le peuple essaie encore d'adorer Yahvé en le contournant.The kingdom cracks at his death. Rehoboam in the south, Jeroboam in the north (1 Kings 12). Jeroboam can't have his people walking south to Jerusalem to worship — they would remember whose family God promised the throne to — so he sets up two golden calves at Dan and Bethel and tells Israel, "behold your gods, O Israel, who brought you up out of the land of Egypt." That sentence is plagiarized straight from Aaron at Sinai (Exodus 32:4). Six hundred years later and the people are still trying to worship Yahweh by getting around Him.

Le Nord passe par dix-neuf rois, tous sans exception mauvais. Achab amène Jézabel et le culte de Baal — et provoque la venue du prophète Élie, l'épée de Dieu sous forme humaine. 1 Rois 18 : le mont Carmel. Le grand « ou bien… ou bien » vers lequel toute cette unité s'achemine : « Jusqu'à quand clocherez-vous des deux côtés ? » (1 Rois 18:21). Si l'Éternel est Dieu, suivez-le ; si c'est Baal, suivez-le. Le feu tombe sur l'autel d'Élie. Israël tombe sur sa face. Puis, la semaine suivante, Israël retourne aux veaux, car un réveil sans repentance a la durée de vie d'un soupir.The North runs through nineteen kings, every single one evil. Ahab brings Jezebel and Baal worship — and brings the prophet Elijah, sword of God in human form. 1 Kings 18: Mount Carmel. The great either/or this whole unit has been building toward: "How long will you falter between two opinions?" (1 Kings 18:21). If Yahweh is God, follow Him; if Baal, follow him. Fire falls on Elijah's altar. Israel falls on its face. And then Israel goes back to the calves the next week, because revival without repentance has the half-life of a sigh.

Le jour du règlement viendraPayday Someday

Achab et Jézabel s'en tiraient impunément depuis des années. Ils voulaient une vigne qui appartenait à un homme nommé Naboth, et Naboth refusait de la vendre — c'était l'héritage de ses pères. Jézabel organisa de faux témoins, un simulacre de procès et une lapidation. Achab descendit prendre possession de sa nouvelle vigne et y trouva Élie qui l'attendait. Le prophète prononça la sentence à l'endroit même où le sang de Naboth avait imbibé le sol : au lieu même où les chiens ont léché le sang de Naboth, les chiens lécheront aussi ton propre sang. Une femme condamnée à mort a dit un jour, avant qu'on la conduise à la chaise électrique : « J'ai toujours su que Dieu dirigeait tout le spectacle. J'ai seulement essayé de lui voler un petit numéro. » Elle avait exactement la théologie d'Achab. Les années passèrent. Achab s'enrichit. Jézabel se farda le visage. Puis, un jour de bataille ordinaire, un archer syrien tira de son arc au hasard — et la flèche trouva le seul joint non protégé de la cuirasse d'Achab. Ses serviteurs le maintinrent debout dans son char, mais il se vida de son sang avant le coucher du soleil, et les chiens vinrent (1 Rois 22). Douze années de plus passèrent avant que vienne le jour de Jézabel, mais il vint. Jéhu entra à Jizreel. Ses propres serviteurs la précipitèrent en bas. Quand on vint pour l'enterrer, les chiens avaient tout mangé sauf le crâne, les mains et les pieds — la tête qui avait comploté, les mains qui avaient écrit l'ordre du meurtre, les pieds qui avaient foulé la vigne de Naboth (2 Rois 9). C'est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant (Hébreux 10:31). La facture arrive toujours.Ahab and Jezebel had been getting away with it for years. They wanted a vineyard that belonged to a man named Naboth, and Naboth would not sell — it was his ancestral land. Jezebel arranged false witnesses, a kangaroo court, and a stoning. Ahab walked down to take possession of his new vineyard and found Elijah standing in it. The prophet pronounced sentence in the exact place where Naboth's blood had soaked the ground: in the place where dogs licked the blood of Naboth, dogs will lick your blood. A woman on death row once said, before they walked her to the chair: "I knew all along that God ran the whole show. I just tried to steal one little act." She had Ahab's theology exactly. The years rolled on. Ahab got rich. Jezebel painted her face. And then one ordinary battle day a Syrian archer drew his bow at random — and the arrow found the one unprotected seam in Ahab's armor. The servants propped him up in his chariot, but he bled out by sundown, and the dogs came (1 Kings 22). Twelve more years passed before Jezebel's day came, but it came. Jehu rode into Jezreel. Her own servants threw her down. By the time burial detail arrived, the dogs had eaten everything but the skull, the hands, and the feet — the head that had plotted, the hands that had written the murder order, the feet that had walked Naboth's vineyard (2 Kings 9). It is a fearful thing to fall into the hands of the living God (Hebrews 10:31). The bill always comes.

Le Sud a dix-neuf rois et une reine — un ensemble contrasté. Deux points lumineux se détachent. Ézéchias, avec l'armée de Sanchérib aux portes et Rabschaké qui crie des blasphèmes depuis la muraille, prend la lettre de menace, monte au temple et la déploie devant l'Éternel (2 Rois 19:14). Priez comme Ézéchias a prié quand le pire est au pied de la muraille. Cette nuit-là, l'ange de l'Éternel passe dans le camp assyrien. 185 000 morts au matin. Dieu ne nous sauve pas toujours de la muraille ; parfois il nous sauve au pied de la muraille. Mais il sauve.The South gets nineteen kings and one queen — a mixed bag. Two bright spots stand up. Hezekiah, with Sennacherib's army at the gate and Rabshakeh shouting blasphemy from the wall, takes the threat letter into the temple and spreads it before the Lord (2 Kings 19:14). Pray the way Hezekiah prayed when the worst is at the wall. The angel of the Lord goes through the Assyrian camp that night. 185,000 dead by morning. God doesn't always save us from the wall; sometimes He saves us at the wall. But He saves.

Josias, qui a huit ans quand il monte sur le trône, retrouve le livre de la loi perdu lors d'un nettoyage du temple (2 Rois 22). Il le lit. Il déchire ses vêtements. Il renouvelle l'alliance. Il célèbre la plus grande Pâque depuis Samuel. Et pourtant — les cinquante-cinq années de méchanceté accumulée de Manassé font pencher la balance, et le jugement tombe malgré tout. 586 av. J.-C. Jérusalem brûle. Le temple n'est plus que décombres. Le roi davidique a les yeux crevés et il est traîné enchaîné à Babylone. On dirait que l'alliance s'est effondrée.Josiah, eight years old when he takes the throne, finds the lost Book of the Law during a temple cleanup (2 Kings 22). Reads it. Tears his clothes. Renews the covenant. Holds the biggest Passover since Samuel. And still — Manasseh's fifty-five accumulated years of wickedness tip the scale and the judgment falls anyway. 586 BC. Jerusalem burns. The temple is rubble. The Davidic king is blinded and dragged in chains to Babylon. It looks like the covenant collapsed.

IV. Le trône perdu — et le trône promis de nouveauIV. The Throne Lost — and the Throne Promised Again

Les Chroniques, la chute et le décret de CyrusChronicles, the Fall, and Cyrus's Decree

Il n'en est rien.It hasn't.

Les Chroniques sont un récit sacerdotal, écrit pour les exilés rentrés au pays, qui avaient trouvé une ville en ruines et se demandaient si Dieu tenait encore parole. Le livre s'ouvre sur neuf chapitres de généalogie — des noms, des noms, des noms — et les noms sont le message : Vous êtes toujours SON peuple. La lignée tient toujours. Les Chroniques mentionnent à peine le royaume du Nord. Elles se concentrent sur David, Salomon, le temple et les rois du Sud — parce que le point de vue sacerdotal pose la question : pouvons-nous encore adorer ? Et la réponse est oui.Chronicles is a priestly retelling, written for the exiles who came home and walked into a city of rubble and wondered if God still meant it. The book opens with nine chapters of genealogy — names, names, names — and the names are the message: You are still HIS people. The line still stands. Chronicles barely mentions the northern kingdom. It focuses on David, Solomon, the temple, the southern kings — because the priestly perspective is asking, can we still worship? And the answer is yes.

Puis l'Ancien Testament se clôt sur l'une des phrases inachevées les plus extraordinaires de toute la littérature. 2 Chroniques 36:22-23. Cyrus, roi de Perse, fait une proclamation : « L'Éternel, le Dieu des cieux, m'a donné tous les royaumes de la terre, et il m'a commandé de lui bâtir une maison à Jérusalem… Qui d'entre vous est de son peuple ? Que l'Éternel, son Dieu, soit avec lui, et qu'il monte ! » C'est la dernière phrase de la Bible hébraïque. Montez !Then the Old Testament closes with one of the most extraordinary mid-sentences in literature. 2 Chronicles 36:22–23. Cyrus, king of Persia, makes a proclamation: "All the kingdoms of the earth the LORD God of heaven has given me. And He has commanded me to build Him a house at Jerusalem… Who is among you of all His people? May the LORD his God be with him, and let him go up!" That is the last sentence of the Hebrew Bible. Go up.

Monter pour quoi ? Pour rebâtir. Pour attendre. Pour voir la généalogie de Matthieu 1 traverser chacun des noms que nous venons de lire dans 1 Chroniques. Pour se tenir sous une étoile à Bethléhem. Pour suivre un charpentier de Galilée jusqu'à une colline hors de Jérusalem et le voir prendre un trône par le chemin d'une croix. Pour se tenir devant un tombeau vide. Pour vivre, dès maintenant, sous le décret de Cyrus du Nouveau Testament : quiconque parmi vous est de son peuple — qu'il monte.Go up to what? To rebuild. To wait. To watch the genealogy in Matthew 1 thread through every name we just read in 1 Chronicles. To stand under a star in Bethlehem. To follow a Galilean carpenter to a hill outside Jerusalem and watch Him take a throne by way of a cross. To stand at an empty tomb. To live, right now, under the Cyrus decree of the New Testament: whoever is among you of His people — let him go up.

L'histoire de la mule du vieux prédicateur prêche bien ici. Une mule tomba dans un puits à sec. Son propriétaire ne pouvait pas l'en sortir, alors il se mit à pelleter de la terre pour l'enterrer. La mule ne cessait de secouer la terre et de monter dessus. Ce qui devait l'enterrer devint les marches qui la firent remonter. Babylone a pelleté de la terre sur Israël pendant soixante-dix ans. Dieu a fait de chaque pelletée une marche. L'exil n'a pas été la fin de l'alliance ; il a été l'école de l'alliance. Et chaque pelletée de terre que votre ennemi a lancée contre vous pourrait encore devenir le sol sur lequel Dieu vous élève.The old preacher's mule story preaches here. A mule fell into a dry well. The owner couldn't get him out, so he started shoveling dirt down to bury him. The mule kept shaking the dirt off and stepping up. What was meant to bury him became the steps that raised him. Babylon shoveled dirt on Israel for seventy years. God used every shovelful as a step. The exile was not the end of the covenant; it was the school of the covenant. And every dirt-throw your enemy has aimed at you may yet be the floor God raises you on.

Le Christ de 1 Samuel à 2 ChroniquesChrist in 1 Samuel — 2 Chronicles

Trois convictions à emporter avec vous et à ne jamais lâcher.Three convictions to take with you and never put down.

Premièrement — le Christ est le Fils plus grand de David, le Roi qui ne tombe jamais. Chaque défaut de chaque roi de cette unité est un doigt pointé vers Bethléhem. Le cœur vide de Saül, le cœur compromis de Salomon, le cœur méchant de Manassé — chaque trône vide est un panneau à la porte d'une crèche vide. L'enfant dans les bras de Marie est le Roi après lequel les prophètes soupiraient et que les rois d'Israël ne pourraient jamais être.First — Christ is David's greater Son, the King who never falls. Every flaw in every king in this unit is a finger pointing at Bethlehem. Saul's hollow heart, Solomon's compromised one, Manasseh's wicked one — every empty throne is a sign at the door of an empty manger. The child in Mary's arms is the King the prophets ached for and the kings of Israel could never be.

Deuxièmement — le Christ est le vrai Temple, et l'Agneau vers lequel le temple a toujours pointé. Salomon a bâti l'image ; le Christ a bâti la réalité. « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai » (Jean 2:19). Les fleuves de sang qui ont coulé dans les parvis de Salomon pendant quatre cents ans étaient tous des reconnaissances de dette. L'Agneau de Dieu les a toutes encaissées au Calvaire. Les pierres posées par Salomon étaient belles ; le corps que le Christ a relevé est éternel. Vous et moi n'attendons pas qu'un temple soit rebâti à Jérusalem — nous sommes des pierres vivantes, qui marchent et respirent, dans le temple qui se tient déjà debout.Second — Christ is the True Temple, and the Lamb the temple was always pointing to. Solomon built the picture; Christ built the substance. "Destroy this temple, and in three days I will raise it up" (John 2:19). The rivers of blood that flowed through Solomon's courts for four hundred years were all promissory notes. The Lamb of God cashed every one of them on Calvary. The stones Solomon laid were beautiful; the body Christ raised is eternal. You and I are not waiting for a temple to be rebuilt in Jerusalem — we are walking, breathing stones in the temple already standing.

Troisièmement — l'appel du Christ est le décret de Cyrus sous lequel nous vivons. L'exil est terminé. Le chemin du retour est ouvert. Quiconque parmi vous est de son peuple — qu'il monte.Third — Christ's call is the Cyrus decree we live under. The exile is over. The way home is open. Whoever is among you of His people — let him go up.

Israël a demandé un roi. Dieu a répondu par six livres, mille ans, une croix hors de Jérusalem et un tombeau vide. Le roi qu'ils voulaient, ils l'ont eu — et perdu. Le Roi dont ils avaient besoin, Dieu l'a donné — et il règne toujours.Israel asked for a king. God answered with six books and a thousand years and a Cross outside Jerusalem and an empty tomb. The king they wanted, they got — and lost. The King they needed, He gave — and He still reigns.

Examen final de l'Unité 5Unit 5 Final Exam

📖 Lectures du cours — obligatoires et avec mention
Certificat et diplôme associé : la mention est facultative. Lisez trois des cinq textes pour la mention ; aucun examen distinct des lectures obligatoires n’est exigé.

M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.

Ouvrir les lectures du cours →