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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.
OrientationOrientation
Nous commençons notre survol des religions du monde par le judaïsme, et ce n'est pas une question d'ordre alphabétique. Le judaïsme n'est pas simplement une religion parmi d'autres qu'un chrétien se trouve étudier. C'est le sol d'où le christianisme est sorti. Jésus était juif. Chacun de ses premiers disciples était juif. Les Écritures hébraïques sont nées en Israël et en Juda, au sein de la tradition juive de l'alliance, pour un public juif, dans un contexte juif. Paul, écrivant aux Romains au sujet de ses propres parents selon la chair, énumère avec quelque chose qui ressemble à de l'émerveillement tout ce qui leur appartient : « l'adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte, et les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ » (Romains 9:4-5). Quand Jésus a dit à la Samaritaine, près du puits, que « le salut vient des Juifs » (Jean 4:22), ce n'était pas une simple politesse. Il énonçait un fait historique et théologique tout simple, que chaque pasteur chrétien doit comprendre avant presque tout le reste de sa propre foi.We begin our survey of the world's religions with Judaism, and we begin here for a reason that has nothing to do with alphabetical order. Judaism is not simply one religion among many that a Christian happens to study. It is the soil Christianity grew out of. Jesus was a Jew. Every one of His first disciples was a Jew. The Hebrew Scriptures arose within Israel and Judah and the Jewish covenantal tradition, for a Jewish audience, in a Jewish context. Paul, writing to the Romans about his own kinsmen according to the flesh, listed with something close to awe everything that belonged to them: "the adoption, the glory, the covenants, the giving of the law, the service of God, and the promises; of whom are the fathers and from whom, according to the flesh, Christ came" (Romans 9:4–5). When Jesus told the Samaritan woman at the well that "salvation is of the Jews" (John 4:22), He was not being polite. He was stating a plain historical and theological fact that every Christian pastor needs to understand before he understands almost anything else about his own faith.
Et pourtant, le judaïsme d'aujourd'hui n'est pas simplement « l'Ancien Testament sans le Nouveau ». C'est une tradition religieuse vivante, qui a continué de se développer pendant deux mille ans depuis la destruction du Temple de Jérusalem en 70 apr. J.-C. Pendant ces deux mille ans, il a dû répondre — sans Temple, sans sacrificature et sans système de sacrifices — à des questions dont la Torah elle-même supposait qu'elles trouveraient toujours leur réponse dans ce Temple, cette sacrificature et ce système de sacrifices. Comprendre comment le judaïsme a répondu à ces questions, et en quoi ses réponses s'écartent de ce que les chrétiens croient nécessaire pour y répondre, est indispensable à la fois pour l'exactitude intellectuelle et pour une évangélisation fidèle et respectueuse parmi les Juifs — une tâche que le Nouveau Testament considère comme loin d'être achevée (Romains 11:25-26).And yet Judaism today is not simply "the Old Testament without the New." It is a living, developing religious tradition that has continued for two thousand years since the destruction of the Jerusalem Temple in A.D. 70 — two thousand years during which it necessarily had to answer, without a Temple, without a priesthood, and without a sacrificial system, questions that the Torah itself had assumed would always be answered through that Temple, that priesthood, and that sacrificial system. Understanding how Judaism answered those questions, and where its answers diverge from what Christians believe those same questions require, is essential both for accurate scholarship and for faithful, respectful evangelism among Jewish people — a task the New Testament treats as far from finished (Romans 11:25–26).
I. L'élection d'Israël et le ShemaI. Israel's Election and the Shema
Au centre de l'identité juive, hier comme aujourd'hui, se tient une seule confession, récitée chaque jour par les Juifs pratiquants depuis plus de trois mille ans : « Écoute, Israël! l'Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. » (Deutéronome 6:4). Le texte hébreu dit littéralement : « l'Éternel notre Dieu, l'Éternel est un ». Cette déclaration, appelée simplement le Shema d'après son premier mot hébreu (« écoute »), n'est pas seulement une affirmation du monothéisme au sens philosophique abstrait. C'est une affirmation d'alliance : ce Dieu-là, et aucun autre, est le Dieu d'Israël, et Israël lui appartient comme aucune autre nation ne lui appartient. Les versets qui suivent le Shema — « Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force… Tu les inculqueras à tes enfants » (Deutéronome 6:5-7) — lient directement cette confession théologique à la vie de tous les jours, à la famille et à l'éducation de la génération suivante. Cela mérite qu'on s'y arrête, car cela explique une chose qu'un chrétien non juif peut facilement manquer : pour un Juif, l'identité religieuse et l'identité ethnique ne sont pas deux catégories distinctes qui se recouvrent par hasard. Selon la compréhension traditionnelle, elles forment un seul et même héritage, transmis par l'alliance que Dieu a d'abord conclue avec Abraham (Genèse 12:1-3 ; 17:1-14), puis renouvelée et élargie avec Isaac, Jacob, Moïse et David.At the center of Jewish identity, then and now, stands a single confession recited daily by observant Jews for over three thousand years: "Hear, O Israel: The LORD our God, the LORD is one!" (Deuteronomy 6:4). This declaration, known simply as the Shema after its opening Hebrew word, is not merely a statement of monotheism in the abstract philosophical sense. It is a covenantal claim: this God, and no other, is Israel's God, and Israel belongs to Him in a way no other nation does. The verses that follow the Shema — "you shall love the LORD your God with all your heart, with all your soul, and with all your strength... you shall teach them diligently to your children" (Deuteronomy 6:5–7) — bind that theological confession directly to daily life, to the household, and to the raising of the next generation. This is worth pausing over, because it explains something a Gentile Christian can easily miss: for a Jewish person, religious identity and ethnic identity are not two separate categories that happen to overlap. They are, in the traditional understanding, a single inheritance passed down through the covenant God made first with Abraham (Genesis 12:1–3; 17:1–14), then renewed and expanded through Isaac, Jacob, Moses, and David.
Cette alliance porte en elle ce que les théologiens appellent l'élection d'Israël : la conviction, enracinée dans toutes les Écritures hébraïques, que Dieu a choisi ce peuple particulier, non à cause d'un quelconque mérite en lui, mais selon son propre dessein souverain. « Ce n'est point parce que vous surpassez en nombre tous les peuples, que l'Éternel s'est attaché à vous et qu'il vous a choisis, car vous êtes le moindre de tous les peuples. Mais, parce que l'Éternel vous aime… » (Deutéronome 7:7-8). Dans l'intention de Dieu, cette élection n'a jamais été une fin en soi. Dès le commencement, la promesse faite à Abraham englobait le monde entier : « toutes les familles de la terre seront bénies en toi » (Genèse 12:3). Israël a été choisi non pour garder cette bénédiction pour lui seul, mais pour être une lumière : « Je t'établis pour être la lumière des nations, Pour porter mon salut jusqu'aux extrémités de la terre » (Ésaïe 49:6) — le mot hébreu traduit par « nations » désigne les peuples non juifs, les païens. Le Nouveau Testament applique explicitement ce verset à Christ (Actes 13:47), et à juste titre, car Jésus est l'accomplissement de ce vers quoi la vocation d'Israël a toujours pointé.That covenant carries with it the doctrine theologians call Israel's election — the conviction, rooted throughout the Hebrew Scriptures, that God chose this particular people, not because of any merit in them, but according to His own sovereign purpose. "The LORD did not set His love on you nor choose you because you were more in number than any other people, for you were the least of all peoples; but because the LORD loves you" (Deuteronomy 7:7–8). This election was never intended by God to be an end in itself. From the beginning, the promise to Abraham included the whole world: "in you all the families of the earth shall be blessed" (Genesis 12:3). Israel was chosen not to be hoarded but to be a light — "I will also give You as a light to the Gentiles, that You should be My salvation to the ends of the earth" (Isaiah 49:6), a verse the New Testament explicitly applies to Christ (Acts 13:47), and rightly so, because Jesus is the fulfillment of exactly what Israel's calling always pointed toward.
II. Les Écritures hébraïques et la naissance du judaïsme rabbiniqueII. The Hebrew Scriptures and the Rise of Rabbinic Judaism
La tradition juive organise ce que les chrétiens appellent l'Ancien Testament en trois sections, désignées ensemble par l'acronyme Tanakh : la Torah (les cinq livres de Moïse), les Nevi'im ou Prophètes (qui comprennent à la fois les livres historiques comme Josué et les Juges, que la tradition juive appelle les « Premiers Prophètes », et les livres prophétiques bien connus comme Ésaïe et Jérémie, les « Derniers Prophètes »), et les Ketouvim ou Écrits (les Psaumes, les Proverbes, Job et les autres livres). C'est le même ensemble de livres que les chrétiens reconnaissent comme le canon de l'Ancien Testament, mais disposé dans un ordre différent : il se termine non par Malachie, mais par 2 Chroniques.Jewish tradition organizes what Christians call the Old Testament into three sections known collectively by the acronym Tanakh: the Torah (the five books of Moses), the Nevi'im or Prophets (including both the historical books like Joshua and Judges, which Jewish tradition calls the "Former Prophets," and the familiar prophetic books like Isaiah and Jeremiah, the "Latter Prophets"), and the Ketuvim or Writings (Psalms, Proverbs, Job, and the remaining books). This is the same collection of books Christians recognize as the Old Testament canon, though arranged in a different order, ending not with Malachi but with 2 Chronicles.
Pendant la plus grande partie de l'histoire d'Israël, le Temple de Jérusalem a été au centre de la vie religieuse. C'est là qu'on offrait les sacrifices prescrits dans le Lévitique, là que le souverain sacrificateur entrait une fois par an dans le lieu très saint le Jour des Expiations, là que les pèlerins se rassemblaient pour les grandes fêtes. Quand le général romain Titus détruisit ce Temple en 70 apr. J.-C., en écrasant la révolte juive commencée quatre ans plus tôt, le judaïsme fit face à une crise sans précédent. Tout le système des sacrifices que la Torah ordonnait pour l'expiation du péché n'avait plus, du jour au lendemain, de lieu où il pouvait être pratiqué. Ce n'était pas un petit désagrément administratif. Cela touchait au cœur même de la question : comment un Juif pouvait-il être réconcilié avec Dieu ?For most of Israel's history, the Temple in Jerusalem stood at the center of religious life. It was there that the sacrifices prescribed in Leviticus were offered, there that the high priest entered the Holy of Holies once a year on the Day of Atonement, there that pilgrims gathered for the great feasts. When the Roman general Titus destroyed that Temple in A.D. 70, crushing the Jewish revolt that had begun four years earlier, Judaism faced an unprecedented crisis. The entire sacrificial system commanded in the Torah for the atonement of sin had, quite suddenly, no physical location where it could be carried out. This was not a minor administrative inconvenience. It struck at the heart of how a Jewish person could be reconciled to God.
De cette crise est né ce que les spécialistes appellent le judaïsme rabbinique, façonné de manière décisive par la tradition des pharisiens, qui existait déjà, aux côtés des sadducéens et d'autres groupes, à l'époque de Jésus. Les rabbins qui survécurent à la destruction du Temple — le plus célèbre groupe étant celui qui se rassembla sous la direction de Yohanan ben Zakkaï, à l'académie de Yavné (Jamnia) — commencèrent le long travail de reconstruction de la vie religieuse juive autour de trois piliers qui n'exigeaient pas de Temple : la prière, l'étude de la Torah et les œuvres de bonté. Au cours des siècles suivants, les traditions orales et les interprétations juridiques élaborées par ces rabbins furent finalement mises par écrit dans la Mishna (compilée vers 200 apr. J.-C.), puis développées par d'abondants commentaires dans le Talmud (achevé en deux versions, le Talmud de Jérusalem et le Talmud de Babylone, beaucoup plus volumineux, vers 500 apr. J.-C.). Depuis lors, pour le judaïsme traditionnel, le Talmud se tient à côté du Tanakh comme un guide essentiel et faisant autorité pour interpréter la Torah écrite et l'appliquer à la vie réelle. Beaucoup de chrétiens n'ont même jamais entendu parler de cet ensemble d'interprétations ; pourtant, il façonne la pratique quotidienne de la plupart des Juifs religieux bien plus directement que le texte seul de la Torah.Out of this crisis rose what scholars call Rabbinic Judaism, shaped decisively by the Pharisaic tradition that had already existed alongside the Sadducees and other groups in Jesus' own day. The rabbis who survived the Temple's destruction, most famously gathered under the leadership of Yohanan ben Zakkai at the academy of Yavneh, began the long work of reconstructing Jewish religious life around three pillars that did not require a Temple: prayer, the study of Torah, and deeds of loving-kindness. Over the following centuries, the oral traditions and legal interpretations these rabbis developed were eventually written down as the Mishnah (compiled around A.D. 200) and then expanded with extensive commentary into the Talmud (completed in two versions, the Jerusalem Talmud and the much larger Babylonian Talmud, by roughly A.D. 500). For traditional Judaism ever since, the Talmud stands alongside the Tanakh as an essential, authoritative guide for interpreting and applying the written Torah to actual life — a body of interpretation many Christians have never even heard of, yet one that shapes the daily practice of most religious Jews far more directly than the Torah's bare text does on its own.
III. Les principales branches du judaïsme aujourd'huiIII. Major Branches of Judaism Today
Le judaïsme contemporain n'est pas une tradition unique et uniforme, et le pasteur qui suppose que tous les Juifs qu'il rencontre ont exactement les mêmes croyances découvrira vite son erreur. Le judaïsme orthodoxe soutient que la Torah, écrite et orale, a été donnée par Dieu à Moïse au Sinaï et qu'elle reste pleinement obligatoire aujourd'hui ; les Juifs orthodoxes observent avec la plus grande constance la pratique traditionnelle concernant le sabbat, les lois alimentaires (la cacheroute) et la prière quotidienne. Le judaïsme conservateur (appelé aussi massorti), apparu en Europe au XIXᵉ siècle et devenu très important en Amérique, affirme l'autorité de la loi juive, mais estime qu'elle peut se développer et s'adapter avec le temps selon l'évolution des circonstances. Le judaïsme réformé, le plus ancien des mouvements modernes, considère la loi juive comme un précieux héritage éthique et spirituel plutôt que comme un code juridique obligatoire ; il met l'accent sur l'autonomie personnelle dans la pratique religieuse et, historiquement, sur la justice sociale comme cœur de l'enseignement éthique juif. Le judaïsme reconstructionniste, mouvement plus petit et plus récent, comprend le judaïsme avant tout comme une civilisation religieuse en évolution plutôt que comme un système de lois révélées. En dehors de ces mouvements organisés, un très grand nombre de Juifs dans le monde se disent juifs laïques ou culturels : attachés à l'identité, à l'histoire et à la communauté juives, parfois très profondément, sans pour autant adhérer aux croyances théologiques traditionnelles.Contemporary Judaism is not a single, uniform tradition, and a pastor who assumes every Jewish person he meets holds identical beliefs will quickly find himself mistaken. Orthodox Judaism holds that the Torah, both written and oral, was given by God to Moses at Sinai and remains fully binding today; Orthodox Jews maintain traditional practice regarding the Sabbath, dietary law (kashrut), and daily prayer with the greatest consistency. Conservative Judaism, which emerged in nineteenth-century Europe and grew large in America, affirms the authority of Jewish law but holds that it may develop and adapt over time in response to changing circumstances. Reform Judaism, the oldest of the modern movements, treats Jewish law as a valuable ethical and spiritual heritage rather than a binding legal code, emphasizing personal autonomy in religious practice and, historically, a strong emphasis on social justice as the heart of Jewish ethical teaching. Reconstructionist Judaism, a smaller and more recent movement, understands Judaism primarily as an evolving religious civilization rather than a revealed system of law. Beyond these organized movements, a very large number of Jewish people worldwide identify as secular or cultural Jews — connected to Jewish identity, history, and community, sometimes deeply so, without holding to traditional theological beliefs at all.
Cette diversité compte énormément pour le ministère pastoral. Un voisin juif orthodoxe et un collègue juif laïque peuvent n'avoir presque rien en commun sur le plan religieux, en dehors de leurs ancêtres et d'un sentiment général d'identité et d'histoire juives. Le pasteur qui parle à l'un comme s'il parlait à l'autre perdra très vite sa crédibilité et, plus grave encore, ne parviendra pas à communiquer l'Évangile en des termes qui rejoignent ce que cette personne-là croit réellement et ce qui compte vraiment pour elle.This diversity matters enormously for pastoral ministry. An Orthodox Jewish neighbor and a secular Jewish coworker may share almost nothing in common religiously beyond ancestry and a general sense of Jewish identity and history. A pastor who addresses either one as though he were addressing the other will very quickly lose credibility and, worse, will fail to actually communicate the gospel in terms that connect with what that particular person actually believes and cares about.
IV. Ce que croient les Juifs : Dieu, la Torah et le MessieIV. What Jews Believe: God, Torah, and the Messiah
Le judaïsme et le christianisme ont en commun un très large terrain qu'un pasteur chrétien ne devrait jamais minimiser : la foi en un seul Dieu, Créateur du ciel et de la terre ; l'autorité des Écritures hébraïques comme Parole révélée de Dieu ; une loi morale enracinée dans cette révélation ; et la conviction que l'histoire avance vers un but fixé par Dieu. Là où les deux traditions divergent le plus nettement, c'est précisément là où le christianisme affirme sa vérité centrale et non négociable : l'identité du Messie.Judaism and Christianity share an enormous amount of common ground that a Christian pastor should never minimize: belief in one God, the Creator of heaven and earth; the authority of the Hebrew Scriptures as God's revealed word; a moral law rooted in that revelation; and the conviction that history is moving toward a divinely appointed goal. Where the traditions diverge most sharply is precisely where Christianity claims its central and non-negotiable truth: the identity of the Messiah.
Le judaïsme a historiquement attendu un Messie : un libérateur humain, oint de manière particulière, descendant de David, qui restaurerait Israël, rassemblerait les exilés, rebâtirait le Temple et ferait venir une ère de paix universelle et de connaissance de Dieu (en s'appuyant surtout sur des passages comme Ésaïe 11:1-10 et Ézéchiel 37:24-28). Ce que le judaïsme traditionnel n'a généralement pas attendu, et qu'il n'accepte pas dans l'ensemble, c'est que ce Messie soit divin, qu'il meure d'une mort expiatoire pour le péché, ou qu'il vienne deux fois — une première fois dans l'humilité, en souffrant le rejet, et une seconde fois dans la gloire et la puissance. Les passages mêmes que les chrétiens lisent comme des prophéties claires de Jésus — le serviteur souffrant d'Ésaïe 53, la description des mains et des pieds percés au Psaume 22, la chronologie de Daniel 9 jusqu'à « l'Oint, au Conducteur » (Daniel 9:25), c'est-à-dire le Messie, le Prince — ont chacun suscité des siècles d'interprétation juive qui identifient leur sujet à la nation d'Israël elle-même, ou à un juste souffrant d'un autre genre, plutôt qu'à un individu unique à la fois divin et humain.Judaism has historically expected a Messiah — a specially anointed, human deliverer descended from David who would restore Israel, gather the exiles, rebuild the Temple, and usher in an age of universal peace and knowledge of God (drawing especially on passages like Isaiah 11:1–10 and Ezekiel 37:24–28). What traditional Judaism has not generally expected, and largely does not accept, is that this Messiah would be divine, that He would die an atoning death for sin, or that He would come twice — once in humility, suffering rejection, and again in glory and power. The very passages Christians read as clear prophecy of Jesus — Isaiah 53's suffering servant, Psalm 22's description of pierced hands and feet, Daniel 9's timeline for "Messiah the Prince" — have each generated centuries of Jewish interpretation identifying their subject as the nation of Israel itself, or a righteous sufferer of a different kind, rather than as a single individual who is both divine and human.
Tout aussi importante est la question de l'expiation elle-même. Le Lévitique présente le système des sacrifices comme le moyen fixé par Dieu pour l'expiation : « car c'est par l'âme que le sang fait l'expiation » (Lévitique 17:11). Puisque la destruction du Temple a supprimé ce système, le judaïsme rabbinique a développé d'autres réponses théologiques : la prière, la repentance et les œuvres de charité sont aujourd'hui considérées par la plupart des branches du judaïsme comme accomplissant ce que le sacrifice accomplissait autrefois, en particulier lors de Yom Kippour, le Jour des Expiations. Le chrétien qui dialogue avec réflexion avec un ami juif voudra insister avec douceur sur ce point précis : la Torah elle-même affirme que seul le sang fait l'expiation du péché, et aucune tradition rabbinique, si ancienne ou si bien intentionnée soit-elle, ne peut fournir ce que, selon la Torah, seul le sang peut fournir. C'est exactement là que l'épître aux Hébreux s'adresse directement à des lecteurs juifs devenus chrétiens, en montrant longuement comment Jésus accomplit, au lieu de l'abolir, tout le système des sacrifices établi par Moïse (Hébreux 9:11-14 ; 10:1-14).Equally significant is the question of atonement itself. Since the Temple's destruction eliminated the sacrificial system Leviticus describes as God's appointed means of atonement — "it is the blood that makes atonement for the soul" (Leviticus 17:11) — rabbinic Judaism developed alternative theological answers: prayer, repentance, and charitable deeds are now understood by most branches of Judaism to accomplish what sacrifice once did, particularly around the observance of Yom Kippur, the Day of Atonement. A Christian engaging thoughtfully with a Jewish friend will want to gently press exactly this point: the Torah itself insists that blood alone atones for sin, and no rabbinic tradition, however ancient or well-intentioned, can supply what the Torah says only blood can supply. This is precisely where the book of Hebrews addresses a Jewish-Christian audience directly, showing at length how Jesus fulfills, rather than abolishes, the entire sacrificial system Moses established (Hebrews 9:11–14, 10:1–14).
V. Présenter l'Évangile à des voisins et à des amis juifsV. Engaging Jewish Neighbors and Friends with the Gospel
Le cœur de Paul envers ses frères de race devrait façonner l'attitude de chaque chrétien sur ce point. Au sujet d'Israël, il écrit : « le voeu de mon coeur et ma prière à Dieu pour eux, c'est qu'ils soient sauvés » (Romains 10:1). Ce désir est si fort que Paul dit qu'il voudrait lui-même être anathème et séparé de Christ à cause d'eux (Romains 9:3). Ce n'est pas le langage du mépris, ni celui de l'indifférence déguisée en tolérance. C'est le langage d'un amour pressant pour un peuple dont Paul affirme que, même là où ils n'ont pas encore cru, « ils sont aimés à cause de leurs pères » (Romains 11:28). À leur sujet, Paul met explicitement en garde les croyants non juifs contre l'orgueil : « ne te glorifie pas aux dépens de ces branches… car si Dieu n'a pas épargné les branches naturelles, il ne t'épargnera pas non plus » (Romains 11:18-21).Paul's own heart toward his kinsmen should shape every Christian's posture here: "my heart's desire and prayer to God for Israel is that they may be saved" (Romans 10:1), a desire so strong that Paul says he could wish himself accursed and cut off from Christ for their sake (Romans 9:3). This is not the language of contempt, nor is it the language of indifference dressed up as tolerance. It is the language of urgent love for people who, Paul insists, remain "beloved for the sake of the fathers" even where they have not yet believed (Romans 11:28), and regarding whom Paul explicitly warns Gentile believers against arrogance: "do not boast against the branches... if God did not spare the natural branches, He may not spare you either" (Romans 11:18–21).
Concrètement, cela signifie que le pasteur qui s'adresse à un voisin ou à un ami juif doit éviter deux erreurs égales et opposées. La première est une sorte de négligence théologique, parfois appelée supersessionnisme ou théologie de la substitution (ou du remplacement), poussée à son pire extrême : traiter le peuple juif comme si les promesses de Dieu envers lui avaient simplement expiré et avaient été transférées en bloc à l'Église, sans que plus rien ne soit dû à Israël en tant que peuple. Romains 11 ne permet pas cette lecture ; Paul nie explicitement que Dieu ait rejeté son peuple (Romains 11:1-2) et affirme que « tout Israël sera sauvé » au temps fixé par Dieu lui-même (Romains 11:26). La seconde erreur, tout aussi dommageable, est une gêne à l'égard de l'évangélisation elle-même : l'idée erronée que, à cause de l'histoire particulière et des souffrances du peuple juif, les chrétiens devraient simplement laisser les Juifs tranquilles sur le plan religieux, comme si Jésus n'était pas nécessaire, ou pas destiné, au salut des Juifs. Rien dans le Nouveau Testament n'appuie cette idée. Paul allait d'abord à la synagogue, de ville en ville (Actes 13:5, 14, 46 ; 17:1-2), et l'Évangile qu'il y prêchait s'adressait aux Juifs en tant que Juifs, en faisant appel directement aux Écritures hébraïques qu'ils tenaient déjà pour sacrées.Practically, this means a pastor engaging a Jewish neighbor or friend should resist two equal and opposite errors. The first error is a kind of theological carelessness sometimes called supersessionism or replacement theology taken to its worst extreme — treating the Jewish people as though God's promises to them have simply expired and been transferred wholesale to the church, with nothing further owed to Israel as a people. Romans 11 will not permit that reading; Paul explicitly denies that God has cast away His people (Romans 11:1–2) and insists that "all Israel will be saved" in God's own appointed time (Romans 11:26). The second error, just as damaging, is a squeamishness about evangelism itself — the mistaken idea that, because of the special history and suffering of the Jewish people, Christians should simply leave Jewish people alone religiously, as though Jesus were somehow not necessary, or not intended, for Jewish salvation. Nothing in the New Testament supports this. Paul went to the synagogue first in city after city (Acts 13:5, 14, 46; 17:1–2), and the gospel he preached there was addressed to Jews as Jews, appealing directly to the Hebrew Scriptures they already held sacred.
En pratique, cela veut dire que le pasteur doit apprendre à parler avec ses voisins juifs à partir de leurs propres Écritures, et non en les contournant — en montrant Ésaïe 53, Daniel 9, l'agneau de la Pâque d'Exode 12, la théologie de l'expiation par le sang de Lévitique 17, et en montrant comment chacun de ces textes trouve sa réponse en Jésus de Nazareth. Cela veut dire honorer, au lieu de mépriser, l'histoire juive, les souffrances juives et la dévotion sincère que beaucoup de Juifs apportent à Dieu, même sans connaître encore Christ. Et cela veut dire ne jamais oublier la confession de Paul lui-même : l'Évangile est « une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec » (Romains 1:16). Ce n'est pas une formule qui range les Juifs dans une catégorie religieuse à l'abri de l'Évangile, mais un rappel de l'endroit exact où, historiquement et théologiquement, la bonne nouvelle de Jésus-Christ a commencé.In practice, this means a pastor should learn to speak with Jewish neighbors from within their own Scriptures rather than around them — pointing to Isaiah 53, to Daniel 9, to the Passover lamb of Exodus 12, to the blood-atonement theology of Leviticus 17, and showing how each finds its answer in Jesus of Nazareth. It means honoring, rather than dismissing, Jewish history, suffering, and the genuine devotion many Jewish people bring to God even without yet knowing Christ. And it means never forgetting Paul's own confession, that the gospel is "to the Jew first and also for the Greek" (Romans 1:16) — not a formula assigning Jewish people to a religious category safely outside the reach of the gospel, but a reminder of exactly where, historically and theologically, the good news of Jesus Christ first began.
— Dr Wayne Cook
Séminaire Théologique de Chapala— Dr. Wayne Cook
Chapala Theological Seminary
Examen final de l'Unité 2Unit 2 Final Exam
Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiples. Parcours Associé en divinité : les questions à choix multiples et les 10 phrases à compléter. M.Div. et Th.M. : les questions à choix multiples, les phrases à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % dans chaque partie pour réussir. Si vous ne réussissez pas, l'examen impose un court délai avant que vous puissiez réessayer.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.
M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.
Lectures assignées du master (les cinq) · Examen des lectures obligatoires
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