📖 Personnages de la Bible II — Unité 1 : Jonas — Le prophète qui fuyait Dieu📖 Bible Characters II — Unit 1: Jonah — The Prophet Who Ran from God

Professeur : Dr Wayne Cook | Directeur : Dr Ted RogersProfessor: Dr. Wayne Cook | Director: Dr. Ted Rogers

« Et Jonas se leva pour s'enfuir à Tarsis, loin de la face de l'Éternel. » — Jonas 1:3"But Jonah arose to flee to Tarshish from the presence of the LORD." — Jonah 1:3 (NKJV)

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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.

Tout le monde connaît l'histoire de Jonas et du grand poisson. On la raconte aux enfants depuis des siècles, et bien des adultes en ont ri comme d'une simple histoire de pêcheur. Pourtant, le livre de Jonas est l'un des livres les plus pénétrants de toute la Bible, parce qu'au fond il ne parle pas d'un poisson. Il parle d'un prophète qui a fui Dieu, d'un Dieu dont la miséricorde ne l'a pas lâché, et d'un cœur trop étroit pour aimer le peuple que Dieu aimait. Jonas est le prophète fugitif. Son histoire est un miroir tendu à chacun de nous, à tous ceux qui ont un jour fui l'appel de Dieu ou qui ont mal supporté la grâce de Dieu envers quelqu'un qu'ils en jugeaient indigne.Everyone knows the story of Jonah and the great fish. It has been told to children for centuries, and laughed out of many a grown-up conversation as a mere fish tale. But the Book of Jonah is one of the most piercing books in all the Bible, because it is not really about a fish at all. It is about a prophet who ran from God, a God whose mercy would not let him go, and a heart too narrow to love the people God loved. Jonah is the runaway prophet, and his story holds up a mirror to every one of us who has ever fled from God's call or resented God's grace toward someone we thought unworthy of it.

Sujet : Jonas — le prophète qui fuyait Dieu.Subject: Jonah — the prophet who ran from God.

Proposition : La miséricorde de Dieu poursuit le fugitif et atteint même le pire des pécheurs ; Dieu ne laisse pas les siens échapper à son appel, et il travaille à élargir nos cœurs étroits pour qu'ils aiment ce qu'il aime. Et tout cela nous oriente vers le Jonas plus grand, Christ, qui est mort et ressuscité pour apporter la miséricorde au monde.Proposition: God's mercy pursues the runaway and reaches even the worst of sinners; He will not let His own escape His call, and He works to enlarge our narrow hearts to love what He loves — pointing us forward to the greater Jonah, Christ, who died and rose to bring mercy to the world.

Nous suivrons cinq mouvements dans l'histoire de Jonas.We will trace five movements in the story of Jonah.

I. Fuir DieuI. Running from God

L'ordre de Dieu à Jonas était clair et direct : « Lève-toi, va à Ninive ». Ninive était la capitale de l'Assyrie, un empire cruel et violent qui terrorisait le monde antique, et surtout le peuple de Jonas. Jonas se leva donc… et partit dans la direction opposée.God's command to Jonah was clear and direct: "Arise, go to Nineveh." Nineveh was the capital of Assyria, a cruel and violent empire that terrorized the ancient world — and Jonah's own people most of all. So Jonah arose, and went the opposite direction.

Et Jonas se leva pour s'enfuir à Tarsis, loin de la face de l'Éternel. (Jonas 1:3)But Jonah arose to flee to Tarshish from the presence of the LORD. (Jonah 1:3, NKJV)

Il s'embarqua sur un navire pour Tarsis, à peu près aussi loin vers l'ouest que s'étendait le monde connu. Pourquoi s'est-il enfui ? Non parce qu'il avait peur de prêcher, mais pour une raison bien plus troublante, que nous ne découvrirons pleinement qu'à la fin du livre : il avait peur que Ninive se repente et que Dieu l'épargne. Il voulait que ses ennemis soient détruits, non pardonnés. Alors il s'est enfui. Mais voici la grande folie cachée dans toute fuite loin de Dieu : on ne peut aller nulle part pour lui échapper. Je l'avoue, j'ai moi-même examiné quatre emplois différents en moins de deux ans avant de me soumettre enfin à l'appel de Dieu au ministère, et rien en dehors de sa volonté ne m'a jamais satisfait. À ma manière discrète, je fuyais, tout comme Jonas a fui. Et comme Jonas, j'ai appris qu'on ne peut pas fuir assez loin ni assez vite pour échapper au Dieu qui nous appelle. Il nous aime trop pour nous laisser partir.He boarded a ship for Tarshish, about as far west as the known world reached. Why did he run? Not because he was afraid to preach, but for a far more troubling reason we will not fully discover until the end of the book: he was afraid that Nineveh would repent and God would spare them. He wanted his enemies destroyed, not forgiven. So he ran. But here is the great folly hidden in all running from God: there is nowhere to run. I will confess that I myself once looked at four different jobs in less than two years before I finally surrendered to God's call to ministry, and nothing outside His will ever satisfied me. In my own quiet way I was running, just as Jonah ran. And like Jonah, I learned that you cannot run far enough or fast enough to escape the God who calls you. He loves us too much to let us go.

La fuite de Jonas contient une vérité grave que nous ferions bien de prendre à cœur. Quand un croyant fuit Dieu, il ne reste pas simplement là où il était : il descend. L'Écriture le décrit presque comme un escalier : Jonas descendit à Japho (Joppé), il descendit dans le navire, il descendit au fond du navire pour y dormir, et finalement il descendit dans la mer. La désobéissance entraîne toujours vers le bas. Nous imaginons que fuir Dieu nous rendra plus libres, mais cela nous rend plus petits ; cela ne nous élève pas, cela nous tire vers le bas. Plus Jonas s'éloignait de l'appel de Dieu, plus il s'enfonçait, jusqu'au moment où il ne lui restait plus qu'à regarder vers le haut.There is a sobering truth in Jonah's flight that we would do well to take to heart. When a believer runs from God, he does not simply stay where he was; he goes down. The Scripture traces it almost like a stairway: Jonah went down to Joppa, down into the ship, down into the lowest part of the vessel to sleep, and at last down into the sea. Disobedience always has a downward pull. We imagine that running from God will make us freer, but it makes us smaller; it does not lift us up but drags us down. The further Jonah fled from the call of God, the lower he sank — until the only direction left to look was up.

II. La tempête et le poissonII. The Storm and the Fish

Dieu lança sur la mer un vent impétueux, et le navire menaçait de se briser. Ironie mordante : les marins païens imploraient chacun leur dieu, pendant que le prophète du seul vrai Dieu dormait profondément au fond du navire. Quand le sort tomba sur Jonas, il reconnut que la tempête était de sa faute, et il finit par dire à l'équipage terrifié de le jeter à la mer. Il descendit dans l'abîme, mais Dieu lui avait préparé un sauvetage.God hurled a great wind upon the sea, and the ship was about to break apart. In a biting irony, the pagan sailors cried out each to his god, while the prophet of the one true God lay fast asleep below deck. When the lot fell on Jonah, he confessed that the storm was his fault, and at last he told the terrified crew to throw him into the sea. Down he went into the deep — and God had a rescue waiting.

L'Éternel fit venir un grand poisson pour engloutir Jonas, et Jonas fut dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits. (Jonas 1:17)Now the LORD had prepared a great fish to swallow Jonah. And Jonah was in the belly of the fish three days and three nights. (Jonah 1:17, NKJV)

Nous avons tendance à voir dans le grand poisson la punition de Jonas, mais il fut en réalité son sauvetage ; sans lui, Jonas se serait noyé dans la mer. Dans le ventre du poisson, dans l'obscurité et parmi les algues, Jonas pria enfin, et sa prière s'éleva jusqu'à cette grande confession : « Le salut vient de l'Éternel. » Nous apprenons ici une chose que nous ne devons jamais oublier : la discipline de Dieu n'est pas le contraire de sa miséricorde ; elle est l'une des formes que prend sa miséricorde. Dieu a poursuivi son prophète fugitif jusqu'au fond de la mer, il a envoyé un poisson pour le porter, et il ne l'a pas lâché. Le Dieu que nous fuyons est le Dieu qui court après nous.We tend to think of the great fish as Jonah's punishment, but it was actually his rescue; without it he would have drowned in the sea. In the belly of the fish, in the dark and the seaweed, Jonah finally prayed, and his prayer rose to the great confession, "Salvation is of the LORD." Here we learn something we must never forget: God's discipline is not the opposite of His mercy; it is one of the forms His mercy takes. He pursued His runaway prophet all the way to the bottom of the sea, sent a fish to carry him, and would not let him go. The God we run from is the God who runs after us.

Il vaut la peine de remarquer qui prie dans le premier chapitre, et qui ne prie pas. Les marins païens, effrayés par la tempête, crient vers les dieux qu'ils connaissent ; mais le prophète, qui connaît le Dieu vivant, dort. Cette image contient un avertissement pour tout croyant qui s'est éloigné de Dieu. Il est possible de connaître plus de vérité que les gens qui nous entourent et pourtant d'être plus endormi spirituellement qu'eux. Parfois, celui du dehors, le nouveau venu, celui que nous attendions le moins, est plus vivant pour Dieu que le croyant expérimenté qui a cessé de marcher avec lui. Il a fallu que le pilote païen du navire réveille Jonas pour qu'il se tourne vers son Dieu. Puissions-nous ne jamais avoir besoin d'une tempête pour nous réveiller.It is worth noticing who prays in the first chapter, and who does not. The pagan sailors, frightened by the storm, cry out to whatever gods they know; but the prophet, who knows the living God, is asleep. There is a warning in that picture for every believer who has drifted from God. It is possible to know more truth than the people around us and yet be more spiritually asleep than they are. Sometimes the outsider, the newcomer, the one we least expect, is more alive to God than the seasoned believer who has stopped walking with Him. Jonah had to be awakened by a heathen captain before he would face his God. May we never need a storm to wake us.

III. Le Dieu de la seconde chanceIII. The God of Second Chances

Le poisson vomit Jonas sur la terre ferme, et vient alors l'une des plus belles phrases de tout le livre.The fish vomited Jonah onto dry land, and then came one of the most beautiful phrases in the whole book.

La parole de l'Éternel fut adressée à Jonas une seconde fois, en ces mots: Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publication que je t'ordonne! (Jonas 3:1-2)Now the word of the LORD came to Jonah the second time, saying, "Arise, go to Nineveh, that great city, and preach to it the message that I tell you." (Jonah 3:1-2, NKJV)

Le Dieu contre qui Jonas s'était ouvertement révolté lui rendit sa mission. La grâce est pleine de secondes chances. Cette fois, Jonas obéit. Il parcourut la grande ville en criant : « Encore quarante jours, et Ninive est détruite! » Et une chose étonnante arriva : toute la ville crut à Dieu. Des plus grands jusqu'aux plus petits, depuis le roi qui se leva de son trône et ôta son manteau jusqu'aux gens ordinaires dans la rue, ils se repentirent, revêtus de sacs, et revinrent de leur mauvaise voie. Et Dieu, voyant leur repentance, « se repentit du mal qu'il avait résolu de leur faire » : il renonça au malheur dont il les avait menacés. La miséricorde de Dieu atteint même le pire des pécheurs à l'instant même où il se tourne sincèrement vers lui.The God against whom Jonah had openly rebelled gave him his commission back. Grace is full of second chances. This time Jonah obeyed, walking through the great city and crying out, "Yet forty days, and Nineveh shall be overthrown!" And something astonishing happened: the whole city believed God. From the greatest to the least, from the king who rose from his throne and put off his robes down to the common people in the street, they repented in sackcloth and turned from their evil ways. And God, seeing their repentance, relented from the disaster He had threatened. The mercy of God reaches even the worst of sinners the very moment they truly turn to Him.

La repentance de Ninive devrait nous étonner. Ce n'était pas un petit village, mais une ville immense et violente, la capitale d'un empire imprégné de cruauté. Et à la prédication d'un seul étranger qui prêchait à contrecœur, toute la ville se tourna vers Dieu, du trône jusqu'à la poussière des rues. C'est un reproche permanent adressé à tous ceux qui pensent qu'une personne ou un lieu est trop loin pour la grâce. Nous sommes prompts à considérer certaines personnes comme perdues d'avance : ce voisin, ce parent, cet ennemi, cette nation. Mais le Dieu de Jonas regarde justement les gens que nous avons abandonnés, et il voit une ville qui mérite d'être sauvée. Personne n'est hors de portée de sa miséricorde s'il est prêt à se tourner vers lui. Notre tâche n'est pas de décider qui est trop méchant pour être sauvé, mais simplement de porter le message.The repentance of Nineveh ought to astonish us. This was no small village but a vast and violent city, the capital of an empire soaked in cruelty — and at the preaching of one reluctant foreigner, the whole place turned to God, from the throne to the gutter. It is a standing rebuke to all who think any person or place is too far gone for grace. We are quick to write people off: this neighbor, that relative, this enemy, that nation. But the God of Jonah looks at the very people we have given up on and sees a city worth saving. No one is beyond the reach of His mercy who is willing to turn — and our task is not to decide who is too wicked to be saved, but simply to carry the message.

IV. Le cœur étroitIV. The Narrow Heart

La vraie histoire apparaît enfin. On pourrait s'attendre à ce que Jonas se réjouisse de voir toute une ville sauvée. Au contraire, il était furieux, et sa prière pleine de colère révèle enfin pourquoi il s'était enfui au départ.Now the real story finally comes out. You might expect Jonah to rejoice that an entire city had been saved. Instead, he was furious — and his angry prayer reveals at last why he had run in the first place.

... Car je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal. (Jonas 4:2)...for I know that You are a gracious and merciful God, slow to anger and abundant in lovingkindness, One who relents from doing harm. (Jonah 4:2, NKJV)

Voilà. Jonas savait depuis le début que Dieu était compatissant et miséricordieux, lent à la colère, riche en bonté, et il ne pouvait tout simplement pas supporter que cette grâce soit dépensée pour ses ennemis. Il préférait mourir plutôt que de voir Ninive pardonnée. Alors Dieu donna à Jonas une leçon pleine de douceur. Il fit pousser une plante feuillue (un « ricin », dit Segond) pour ombrager le prophète boudeur, et Jonas se réjouit de cette plante ; puis Dieu envoya un ver pour la faire sécher, ainsi qu'un vent chaud d'orient, et Jonas, accablé, demanda de nouveau la mort. Et Dieu lui dit en substance : tu as eu pitié d'une plante que tu n'as pas faite et que tu n'as pas fait pousser ; et moi, je n'aurais pas pitié d'une grande ville où se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche ? Le livre se termine sur cette question, suspendue dans l'air, sans réponse, parce qu'en réalité elle s'adresse à nous. La miséricorde même qui avait sauvé Jonas, il la refusait aux autres. Et Dieu travaille encore aujourd'hui, élargissant patiemment le cœur étroit, apprenant à son peuple à aimer ce qu'il aime : les perdus, ceux du dehors, et même l'ennemi.There it is. Jonah knew all along that God was gracious and merciful, slow to anger, abounding in love — and he simply could not bear for that grace to be spent on his enemies. He would rather die than watch Nineveh forgiven. So God gave Jonah a gentle lesson. He caused a leafy plant to grow up and shade the sulking prophet, and Jonah was glad of the plant; then God sent a worm to wither it and a scorching east wind, and Jonah, miserable, again begged to die. And God said, in effect: you had pity on a plant you did not make and did not grow — should I not have pity on a great city of more than a hundred and twenty thousand people who do not know their right hand from their left? The book ends on that question, hanging in the air, unanswered — because it is really a question for us. The very mercy that had saved Jonah, he begrudged to others. And God is still at work today, patiently enlarging the narrow heart, teaching His people to love what He loves: the lost, the outsider, even the enemy.

Soyons prudents ici, car il est facile de mépriser Jonas sans du tout nous reconnaître nous-mêmes. Son péché n'était pas une méchanceté extraordinaire ; c'était le péché très ordinaire qui consiste à vouloir la miséricorde pour moi et le jugement pour mes ennemis. Nous recevons volontiers la grâce, mais nous sommes lents à la donner. Nous nous réjouissons quand Dieu nous pardonne, et nous murmurons quand il pardonne à quelqu'un que nous n'aimons pas. La plante à laquelle Jonas tenait plus qu'à une ville pleine d'âmes représente tous les petits conforts que nous gardons plus jalousement que le bien éternel des gens qui nous entourent. Le livre se termine volontairement sur une question sans réponse, afin que chacun de nous y réponde : partagerons-nous le cœur de Dieu pour les perdus, ou seulement le nôtre ?We must be careful here, because it is easy to despise Jonah and miss ourselves entirely. His sin was not some exotic wickedness; it was the very ordinary sin of wanting mercy for myself and judgment for my enemies. We are glad to receive grace, and slow to extend it. We rejoice when God forgives us, and grumble when He forgives someone we dislike. The plant Jonah cared about more than a city full of souls is a picture of all the small comforts we guard more jealously than the eternal welfare of the people around us. The book ends with its question unanswered on purpose, so that each of us must answer it — will we share God's heart for the lost, or only our own?

V. Plus grand que JonasV. A Greater Than Jonah

Des siècles plus tard, quand les chefs religieux exigèrent que Jésus prouve qui il était par un signe, il leur fit une réponse surprenante. Il leur dit qu'aucun signe ne serait donné à cette génération, sauf un seul : le signe du prophète Jonas. Segond traduit ici par « miracle » ; le texte grec dit littéralement « signe ».Centuries later, when the religious leaders demanded that Jesus prove Himself with a sign, He gave them a startling answer. He told them that no sign would be given to that generation except one — the sign of the prophet Jonah.

Une génération méchante et adultère demande un miracle; il ne lui sera donné d'autre miracle que celui du prophète Jonas. Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. (Matthieu 12:39-40)An evil and adulterous generation seeks after a sign, and no sign will be given to it except the sign of the prophet Jonah. For as Jonah was three days and three nights in the belly of the great fish, so will the Son of Man be three days and three nights in the heart of the earth. (Matthew 12:39-40, NKJV)

C'était le seul signe que Jésus promettait à sa nation : sa propre mort, son ensevelissement et sa résurrection, représentés d'avance par les trois jours de Jonas dans l'abîme. L'épreuve de Jonas dans le ventre du poisson était une prophétie vivante de l'Évangile. Mais Jésus a dit encore autre chose : « il y a ici plus que Jonas » (Matthieu 12:41). Et combien il est plus grand ! Jonas n'était qu'un homme ; Christ est le Fils de Dieu. Jonas a désobéi et il a fallu le pousser à sa tâche ; Christ a obéi à son Père de plein gré, jusqu'à la croix. Le « tombeau » de Jonas était le ventre d'un poisson, d'où il est sorti encore vivant ; Christ est réellement mort, et il est ressuscité par sa propre puissance. Jonas n'aimait pas Ninive, il voulait sa destruction ; Christ a tant aimé le monde qu'il a donné sa vie pour lui. Jonas a porté un message de colère à venir à une seule ville méchante ; Christ apporte un message de grâce et de salut à toute la terre. Jonas a été le sauveur réticent et amer d'une seule ville ; Jésus est le Sauveur volontaire et plein d'amour du monde.This was the only sign Jesus promised His nation: His own death, burial, and resurrection, pictured beforehand in Jonah's three days in the deep. Jonah's ordeal in the belly of the fish was a living prophecy of the gospel. But Jesus said something more: "a greater than Jonah is here." And how much greater He is. Jonah was a mere man; Christ is the Son of God. Jonah disobeyed and had to be driven to his task; Christ obeyed His Father willingly, all the way to the cross. Jonah's "grave" was the belly of a fish, from which he came out still breathing; Christ truly died and rose again by His own power. Jonah did not love Nineveh — he wanted it destroyed; Christ so loved the world that He laid down His life for it. Jonah carried a message of coming wrath to one wicked city; Christ brings a message of grace and salvation to the whole earth. Jonah was the unwilling, resentful savior of a single city; Jesus is the willing, loving Savior of the world.

Une autre comparaison frappante se cache encore dans cette histoire. Pour sauver le navire, un homme a dû être jeté dans la mer déchaînée, afin que la tempête se calme et que les autres soient épargnés ; et quand Jonas descendit dans l'abîme, la fureur de la mer s'apaisa. Ce n'est qu'une ombre, mais elle annonce clairement ce qui vient. Pour nous sauver de la tempête du jugement de Dieu, quelqu'un de plus grand que Jonas est descendu volontairement dans la mort, afin que la tempête se calme et que nous soyons libérés. Jonas a été jeté par-dessus bord pour son propre péché ; Christ a été livré pour le nôtre. Toute la différence, c'est l'Évangile : Jonas méritait la mer, mais Jésus ne la méritait pas, et il y est descendu malgré tout, par amour pour nous.There is one more striking comparison hidden in the story. To save the ship, one man had to be cast into the raging sea so that the storm would be stilled and the others spared — and as Jonah went down into the deep, the waters grew calm. It is only a shadow, but it points unmistakably forward. To save us from the storm of God's judgment, One greater than Jonah willingly went down into death, that the tempest might be stilled and we might go free. Jonah was thrown overboard for his own sin; Christ was given up for ours. The difference is the whole gospel: Jonah deserved the sea, but Jesus did not — and He went down into it anyway, for love of us.

Ainsi, le livre de Jonas nous conduit au pied de la croix. Le Dieu qui a poursuivi un prophète fugitif à travers la mer est le même Dieu qui nous a poursuivis quand nous fuyions, et qui étend sa miséricorde jusqu'au pire des pécheurs : jusqu'à nos ennemis, et jusqu'à nous. Et l'Évangile fait deux choses à la fois : il sauve le fugitif, et il fait fondre le cœur étroit, jusqu'à ce que nous commencions enfin à aimer les gens mêmes que Dieu aime. Il y a ici plus que Jonas, et sa miséricorde est assez large pour le monde entier. Elle est offerte gratuitement à tous ceux qui, comme Ninive, se détourneront de leur péché et croiront.So the Book of Jonah leaves us at the foot of the cross. The God who chased a runaway prophet across the sea is the same God who pursued us when we were running, and who reaches in mercy even to the worst of sinners — even to our enemies, even to us. And the gospel does two things at once: it rescues the runaway, and it melts the narrow heart, until we begin at last to love the very people God loves. A greater than Jonah is here — and His mercy is wide enough for the whole world, offered freely to all who, like Nineveh, will turn from their sin and believe.

Examen final de l'Unité 1Unit 1 Final Exam

Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiples. Parcours Associé en divinité : les questions à choix multiples et les 10 phrases à compléter. M.Div. et Th.M. : les questions à choix multiples, les phrases à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % dans chaque partie pour réussir. Si vous échouez, vous devrez attendre un court moment avant de pouvoir repasser l'examen.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.

📖 Lectures du cours — obligatoires et avec mention
Certificat et diplôme associé : la mention est facultative. Lisez trois des cinq textes pour la mention ; aucun examen distinct des lectures obligatoires n’est exigé.

M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.

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