🌍 Missions mondiales — Unité 7 : William Carey et le mouvement moderne🌍 World Missions — Unit 7: William Carey and the Modern Movement

Professeur : Dr. Wayne Cook | Directeur : Dr. Ted RogersProfessor: Dr. Wayne Cook | Director: Dr. Ted Rogers

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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.

Introduction : le cordonnier qui rouvrit la CommissionIntroduction: The Shoemaker Who Reopened the Commission

Pendant près de deux siècles après la Réforme, les Églises protestantes n'envoyèrent presque aucun missionnaire à l'étranger. Puis, à la fin du dix-huitième siècle, Dieu suscita un obscur cordonnier anglais qui allait rouvrir la Grande Commission pour toute l'Église et mettre en marche ce que les historiens appellent le mouvement missionnaire moderne — la plus grande époque d'expansion de l'Évangile que le monde ait jamais connue. Il s'appelait William Carey, et c'est à juste titre qu'on se souvient de lui comme du père des missions modernes.For nearly two centuries after the Reformation, the Protestant churches sent almost no foreign missionaries. Then, at the close of the eighteenth century, God raised up an obscure English shoemaker who would reopen the Great Commission for the whole church and set in motion what historians call the modern missionary movement — the greatest era of gospel expansion the world had ever seen. His name was William Carey, and he is rightly remembered as the father of modern missions.

I. Le cordonnier qui avait une carte au murI. The Shoemaker with a Map on His Wall

William Carey (1761–1834) était un pauvre cordonnier du comté anglais de Northamptonshire. Il avait peu d'instruction scolaire, et pourtant c'était un étudiant né : en grande partie autodidacte, au début de la vingtaine il pouvait lire le Nouveau Testament en grec, en latin, en hébreu, en français et en néerlandais. Assis à son établi à réparer des chaussures, il gardait épinglée au mur une carte du monde faite de sa main, couverte de notes sur les peuples et les pays dont il avait entendu parler dans ses lectures. Et tout en travaillant, il pleurait sur les millions d'habitants de ces pays qui n'avaient jamais entendu, pas une seule fois, le nom de Christ. Dieu avait placé un fardeau pour le monde entier dans le cœur d'un artisan de village.William Carey (1761–1834) was a poor shoemaker from the English county of Northamptonshire. He had little formal schooling, yet he was a born student: largely self-taught, by his early twenties he could read the New Testament in Greek, Latin, Hebrew, French, and Dutch. As he sat mending shoes at his bench, he kept a homemade map of the world pinned to the wall, with notes on the peoples and lands he had read about. And as he worked, he wept over the millions in those lands who had never once heard the name of Christ. God had placed a burden for the whole world on the heart of a village tradesman.

II. L'argument auquel il devait répondreII. The Argument He Had to Answer

Les baptistes de l'époque de Carey étaient solides en doctrine mais faibles quant au devoir missionnaire. L'opinion qui dominait leur pensée soutenait que la Grande Commission avait été donnée aux apôtres seulement, et que si Dieu avait l'intention de sauver les païens, il le ferait à sa propre manière, sans l'aide de moyens humains. Selon un récit bien connu, quand le jeune Carey osa soulever la question des missions parmi ses collègues pasteurs, un homme plus âgé lui dit : « Asseyez-vous, jeune homme ; quand il plaira à Dieu de convertir les païens, il le fera sans votre aide ni la mienne. » Voilà l'erreur hypercalviniste — la faute qui consiste à confondre la souveraineté de Dieu avec l'oisiveté de l'homme.The Baptists of Carey's day were strong on doctrine but weak on missionary obligation. The view that dominated their thinking held that the Great Commission had been given to the apostles only, and that if God intended to save the heathen, He would do it in His own way, without the help of human means. According to the well-known account, when the young Carey dared to raise the question of missions among his fellow ministers, an older man told him, "Sit down, young man; when God is pleased to convert the heathen, He will do it without your aid or mine." This is the hyper-Calvinist error — the mistake of confusing the sovereignty of God with the idleness of man.

III. L'EnquêteIII. The Enquiry

En 1792, Carey répondit à cet argument par écrit. Sa grande brochure portait un titre long et percutant : Une enquête sur l'obligation des chrétiens d'employer des moyens pour la conversion des païens. Le titre même contenait l'argument — les chrétiens ont l'obligation d'employer des moyens. À partir de l'Écriture, de l'histoire et de la géographie de son temps, Carey montra que la Grande Commission engageait encore chaque chrétien, et que Dieu agit ordinairement par des moyens : par des messagers qui sont envoyés, soutenus et entretenus. Ce texte compte parmi les documents les plus importants de toute l'histoire des missions.In 1792 Carey answered that argument in print. His great pamphlet bore a long and pointed title: An Enquiry into the Obligations of Christians to Use Means for the Conversion of the Heathens. The very title carried the argument — Christians are under obligation to use means. From Scripture, from history, and from the geography of his own day, Carey showed that the Great Commission still bound every Christian, and that God ordinarily works through means: through messengers who are sent, supported, and sustained. It stands among the most important documents in the whole history of missions.

IV. Attendez de grandes choses ; entreprenez de grandes chosesIV. Expect Great Things; Attempt Great Things

En mai 1792, Carey prêcha un sermon à Nottingham sur les paroles d'Ésaïe 54 : « Élargis l'espace de ta tente… Car tu te répandras à droite et à gauche ; ta postérité envahira des nations » (Ésaïe 54:2-3, LSG). Le verbe hébreu traduit par « envahira » signifie littéralement « prendre possession, hériter ». De ce sermon sortirent les paroles qui allaient devenir la devise du mouvement missionnaire moderne : « Attendez de grandes choses de Dieu ; entreprenez de grandes choses pour Dieu. » Les frères de Carey furent remués, et en quelques mois un petit groupe d'entre eux fonda la Société missionnaire baptiste pour l'envoyer — la première des grandes sociétés missionnaires qui allaient porter l'Évangile tout autour du monde.In May of 1792 Carey preached a sermon at Nottingham on the words of Isaiah 54: "Enlarge the place of your tent... for you shall expand to the right and to the left, and your descendants will inherit the nations" (Isaiah 54:2–3, NKJV). From that sermon came the words that would become the motto of the modern missionary movement: "Expect great things from God; attempt great things for God." Carey's brethren were stirred, and within months a small band of them founded the Baptist Missionary Society to send him out — the first of the great mission societies that would carry the gospel around the world.

V. Quarante et un ans en IndeV. Forty-One Years in India

En 1793, Carey s'embarqua pour l'Inde, et il ne revit jamais l'Angleterre. Il y travailla quarante et un ans sans un seul congé au pays. Avec ses collègues Joshua Marshman et William Ward — le célèbre « Trio de Serampore » — il traduisit la Bible, en entier ou en partie, dans plus de trente langues de l'Inde. Il fonda en 1818 le Collège de Serampore, le premier établissement chrétien d'enseignement supérieur en Asie. Il attendit sept longues années son premier converti indien, enterra un enfant et vit la santé de sa femme se briser sur le champ de mission, et pourtant il refusa d'abandonner. Le cordonnier était devenu le père des missions modernes.In 1793 Carey sailed for India, and he never saw England again. He labored there for forty-one years without a single furlough home. With his colleagues Joshua Marshman and William Ward — the famous "Serampore Trio" — he translated the Bible, in whole or in part, into more than thirty Indian languages. He founded Serampore College in 1818, the first Christian institution of higher learning in Asia. He waited seven long years for his first Indian convert, buried a child and saw his wife's health break on the field, and still he would not quit. The shoemaker had become the father of modern missions.

VI. Le siècle qu'il ouvritVI. The Century He Opened

Carey ne travailla pas longtemps seul. Le mouvement qu'il avait mis en marche balaya les cent années suivantes, si bien que le dix-neuvième siècle devint, à lui seul, le plus grand siècle d'expansion chrétienne depuis la Pentecôte. En l'an 1800, peut-être un chrétien sur cent dans le monde vivait hors d'Europe et d'Amérique du Nord ; en 1900, l'Évangile avait atteint tous les continents, implanté des Églises dans des centaines de langues et suscité des croyants autochtones sur tous les rivages. Un cordonnier obéissant, qui refusait tout simplement de croire que la Grande Commission avait expiré, leur ouvrit à tous la porte.Carey did not labor alone for long. The movement he set in motion swept across the next hundred years, until the nineteenth century became the greatest single century of Christian expansion since Pentecost. In the year 1800, perhaps one in a hundred of the world's Christians lived outside Europe and North America; by 1900 the gospel had reached every continent, planted churches in hundreds of languages, and raised up native believers on every shore. One obedient shoemaker, who simply refused to believe that the Great Commission had expired, opened the door for them all.

Conclusion : de grandes choses venant d'un grand DieuConclusion: Great Things from a Great God

Carey nous enseigne que Dieu prend plaisir à se servir des gens obscurs et ordinaires. Il n'avait ni richesse, ni renommée, ni aucun avantage terrestre — seulement un fardeau pour les perdus, une confiance ferme dans les promesses de Dieu, et le courage d'agir en conséquence. « Attendez de grandes choses de Dieu ; entreprenez de grandes choses pour Dieu. » Le même Dieu qui envoya un cordonnier de village en Inde est le Dieu qui appelle et qui envoie aujourd'hui, et il cherche encore des hommes et des femmes ordinaires qui entreprendront de grandes choses en son nom.Carey teaches us that God delights to use the obscure and the ordinary. He had no wealth, no fame, and no earthly advantage — only a burden for the lost, a settled confidence in the promises of God, and the courage to act upon them. "Expect great things from God; attempt great things for God." The same God who sent a village shoemaker to India is the God who calls and sends today, and He is still looking for ordinary men and women who will attempt great things in His name.

Examen final de l'Unité 7Unit 7 Final Exam

Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiples. Parcours Associé en divinité : les questions à choix multiples et les 10 questions à compléter. M.Div. et Th.M. : les questions à choix multiples, les questions à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % dans chaque partie pour réussir. Si vous ne réussissez pas, l'examen impose un court délai avant que vous puissiez essayer de nouveau.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.

Choix multiples — 20 questionsMultiple Choice — 20 Questions

Réponse courte — 10 questions Short Answer — 10 Questions

📖 Lectures du cours — obligatoires et avec mention
Certificat et diplôme associé : la mention est facultative. Lisez trois des cinq textes pour la mention ; aucun examen distinct des lectures obligatoires n’est exigé.

M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.

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