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La classeThe Class
Passage : Esther 1:1–2:23 · Enseigné par Glenda Rogers. Ce texte conserve son enseignement et la discussion en classe.Passage: Esther 1:1–2:23 · Taught by Glenda Rogers. This preserves her teaching and class discussion.
Ouverture et récapitulationOpening and Recap
Bonjour à tous, à ceux qui sont ici et à ceux qui nous suivent en ligne — merci d'être avec nous, et pardon pour le retard. Nous avons fait l'introduction au livre d'Esther il y a quelques semaines ; aujourd'hui, nous entrons dans les deux premiers chapitres. Pour récapituler : nous ne savons pas qui est l'auteur, mais nous pensons qu'il était au moins favorable aux Juifs et qu'il connaissait bien Suse, l'Empire perse et ses coutumes. Nous retrouvons dans Esther les mêmes thèmes que dans Ruth — la rédemption, la restauration et, surtout, la providence de Dieu. Dieu n'y est jamais nommé, et la prière n'y est jamais mentionnée ; pourtant, sa providence est partout dans ce récit.Good morning, everybody, here and in cyberspace — thanks for joining us, and sorry about the delay. We did the introduction to Esther a few weeks ago, and now we dive into the first two chapters. To recap: we don't know who the author is, but we suspect he was at least a Jewish sympathizer, well acquainted with Susa, the Persian Empire, and its customs. We see in Esther the same themes we saw in Ruth — redemption, restoration, and, most importantly, God's providence — even though God is never mentioned and prayer is never mentioned; His providence is all over this story.
Quelqu'un a fait remarquer que les femmes n'avaient pas grand-chose à dire. C'est vraiment passionnant, car l'histoire et la culture de cette époque, surtout sous l'Empire perse, sont plus complexes qu'on ne le pense. Nous allons y venir.Someone raised the point that women didn't have much say — and that's truly fascinating, because the history and culture of the times, especially under the Persian Empire, is more complicated than you'd expect, and we'll get into it.
Observations — Chapitre 1Observations — Chapter One
Le récit s'ouvre ainsi : « C'était du temps d'Assuérus » (Esther 1:1). Segond, comme le texte hébreu, écrit « Assuérus » ; certaines traductions mettent « Xerxès ». Assuérus est très probablement un titre et non un nom — il signifierait « père élevé » ou « roi vénérable » —, tandis que Xerxès est son nom. (Segond rend d'ailleurs la suite du verset ainsi : « de cet Assuérus qui régnait depuis l'Inde jusqu'en Éthiopie sur cent vingt-sept provinces », ce qui fait bien ressortir le sens de titre.) Ces 127 provinces comptent : un empire aussi vaste, qui avait conquis Babylone et annexé tant de peuples, comprenait de nombreuses langues — et cela joue un rôle important dans ces chapitres.“This is what happened during the time of Xerxes.” Some translations use “Ahasuerus,” which is most likely a title, not his name — it means “high father” or “venerable king” — while Xerxes is his name. (The New King James even renders it, “This was the Ahasuerus who reigned over 127 provinces,” which makes the title sense clear.) Those 127 provinces matter: an empire that large, having acquired Babylon and annexed so many peoples, contained many languages — and that plays an important role in these chapters.
Le récit commence alors que Xerxès prépare son invasion de la Grèce ; un festin dans la citadelle marque ce moment (la citadelle est le palais du roi, bâti sur une colline, au-dessus de la ville de Suse et à l'écart d'elle). Nous connaissons ces projets d'invasion grâce à l'historien Hérodote, qui écrivait vers 472 av. J.-C. ; son livre, les Histoires, raconte le conflit entre les Grecs et les Perses. Xerxès rassemble ses princes, ses satrapes et ses sages, et pendant 180 jours ils font des plans et lèvent des fonds. Le fait qu'il donne ensuite un second festin — ouvert à tous les habitants de la capitale — laisse penser que les préparatifs et la collecte de fonds se sont bien passés. Il lance l'invasion pour se venger de la défaite que les Grecs avaient infligée à son père Darius à la bataille de Marathon. Imaginez un homme du peuple buvant dans une coupe d'or — cela me dépasse ! (Nous savons aussi, par des sources extrabibliques, que cette citadelle brûla plus tard ; Xerxès avait commencé un second palais à Persépolis, que son fils Artaxerxès allait occuper plus tard.) Le blanc et le violet étaient les couleurs royales de la Perse. Le festin dura sept jours. D'habitude, tout le monde devait boire chaque fois que le roi buvait, mais Xerxès leva cette obligation et laissa chacun boire à son gré.The story begins with Xerxes planning his invasion of Greece, marked by a banquet at the citadel (the king's palace, set on a hill above and apart from the city of Susa). We know about the invasion plans from the historian Herodotus, who wrote around 472 BC; his book, The Histories, chronicles the Greco-Persian conflict. Xerxes assembles his princes, satraps, and wise men, and they plan for 180 days, raising money. The fact that he then holds a second banquet — open to everyone in the capital — suggests the planning and fundraising had gone well. He launches the invasion in retaliation for the Greeks' defeat of his father Darius at the Battle of Marathon. Imagine a commoner drinking from a golden goblet — it blows my mind. (We also know from extra-biblical sources that this citadel later burned; Xerxes had begun a second palace at Persepolis, which his son Artaxerxes would later occupy.) White and violet were the royal colors of Persia. There were seven days of feasting; typically everyone had to drink whenever the king drank, but Xerxes waived that and let people drink as they wished.
Pendant ce temps, Vasthi donne son propre festin pour les femmes — ce qui n'avait rien d'inhabituel. Aujourd'hui, dans cette région, les femmes sont souvent fortement opprimées, et une partie de cette situation remonte à cette époque. Mais dans la Perse antique, les femmes jouissaient en fait d'une liberté considérable : elles pouvaient posséder des commerces, servir dans l'armée, vivre de manière indépendante, choisir de ne pas se marier et même exercer les mêmes métiers que les hommes ; et c'était vrai pour les femmes de la famille royale comme pour les femmes du peuple. L'exception frappante, surtout pour la famille royale : une épouse royale ne pouvait être vue de personne d'autre que son mari. Elle pouvait écouter toutes les réunions de préparation et de stratégie du roi avec ses conseillers — mais seulement à travers une étroite fente dans le mur. Ted et moi en avons vu des exemples en Inde : le « Palais des vents » (Hawa Mahal), construit avec des rangées de petites fenêtres en forme de fente, afin que les femmes royales et leurs dames de compagnie puissent regarder passer les défilés et l'armée sans être vues. Nous avons vu la même disposition dans les palais d'Udaipur et de Jaipur, où la cour du roi était entourée de ces fentes. Étrange contraste : tant de liberté à côté de tant de réclusion.Meanwhile, Vashti holds her own banquet for the women — not uncommon. Today, women in that region are often heavily oppressed, and some of that traces to this era — but in ancient Persia women actually had considerable freedom: they could own businesses, serve in the military, be independent, choose not to marry, and even hold the same jobs as men, and this was true for both royal and common women. The striking exception, especially for royalty: a royal wife could not be seen by anyone but her husband. She could listen in on every planning meeting and strategy session with the king's councilmen — but only through a narrow window slit. Ted and I saw evidence of this in India: the “Wind Palace” (Hawa Mahal), built with rows of small slit windows so the royal women and their ladies-in-waiting could watch parades and the military pass without being seen; we saw the same arrangement in the palaces at Udaipur and Jaipur, where the king's court was surrounded by those slits. A strange dichotomy — that much liberty alongside that much seclusion.
Le dernier jour du festin, alors que les hommes sont bien ivres, le roi fait appeler Vasthi pour montrer sa beauté royale à tous — et c'est maintenant lui qui va contre la coutume. Certaines sources rabbiniques disent qu'il lui demanda de venir vêtue seulement de sa couronne ; d'autres disent que l'ange Gabriel l'avait frappée de lèpre, ou qu'elle était enceinte d'Artaxerxès. Que ce soit pour l'une de ces raisons ou parce qu'elle était prise entre l'obéissance au roi et l'obéissance à la loi, elle devait choisir — et elle refusa. (Au passage, Vasthi signifie « la bien-aimée » ou « la désirée » ; elle n'est pas nommée dans la littérature extrabiblique, et ce nom pourrait même être grec plutôt que perse — nous ne le savons pas.) Vu les droits dont jouissaient les femmes, et vu l'ivresse des hommes, il n'est pas étonnant qu'elle ait refusé.On the final day of the feast, with the men quite inebriated, the king summons Vashti to display her royal beauty before everyone — and now he is the one defying custom. Some rabbinic sources say he asked her to come wearing nothing but her crown; others say Gabriel had stricken her with leprosy, or that she was pregnant with Artaxerxes. Whether for one of those reasons or because she was caught between obeying the king and obeying the law, she had to choose — and she refused. (Incidentally, Vashti means “best beloved” or “desired one”; she isn't named in extra-biblical literature, and the name may even be Greek rather than Persian — we don't know.) Given the rights women did have, plus the men's drunken state, it's no wonder she refused.
Le roi est « très irrité » (Esther 1:12) — c'est peu dire. D'après les manuels de psychologie d'aujourd'hui, on dirait que Xerxès était maniaco-dépressif ; les sources extrabibliques notent qu'il était extrêmement colérique et imprévisible. Deux exemples. Quand un pont qu'il avait fait construire sur l'Hellespont fut détruit par une tempête, il ordonna à ses hommes d'infliger trois cents coups de fouet à la mer et fit décapiter les constructeurs du pont. Par ailleurs, un homme riche nommé Pythius envoya à Xerxès un énorme don pour sa campagne — si énorme que Xerxès le lui renvoya en le remerciant. Mais quand Pythius demanda plus tard qu'un de ses fils soit dispensé du service militaire pour l'aider dans sa vieillesse, Xerxès fit couper ce fils en deux et fit défiler l'armée entre les deux moitiés. Ce n'était pas un homme bon — c'était un roi fou.The king becomes “angry,” which is an understatement — by today's Psychology Manuals you'd call Xerxes manic-depressive; extra-biblical sources note he was incredibly volatile and unpredictable. Two examples: when a bridge he had built over the Hellespont was destroyed in a storm, he ordered his men to give the sea 300 lashes and beheaded the bridge's builders. And a wealthy man named Pythius sent Xerxes a huge gift for his campaign — so large that Xerxes sent it back with thanks — but when Pythius later asked that one of his sons be spared from the military to help him in his old age, Xerxes had the son cut in two and made the army march between the pieces. Not a nice man — a mad king.
Au verset 18, le mot traduit par « mépris », que redoute le conseiller du roi, n'est employé qu'ici dans ce livre ; il signifie littéralement « mépriser » — manque de respect et discorde. C'est Memucan qui exprime ce qu'il pense qu'il faut faire. Le roi consulte ses sages — mais sont-ils vraiment si sages ? Ils paniquent à l'idée que cette affaire déclenche un mouvement de libération des femmes qu'il faudrait étouffer. Ils publient donc un édit selon lequel tout homme doit être le maître dans sa maison et parler la langue de son peuple. Avec tant de langues dans l'empire, les enfants adoptaient naturellement la langue de leur mère ; l'édit dit non : la mère doit apprendre la langue de son mari et la parler aux enfants. C'est odieux — et c'est inspiré par la pure peur de perdre le contrôle de leurs femmes. Et comment l'édit est-il envoyé à travers cet immense empire ? Par des messagers à cheval qui se relaient — l'ancêtre de nos services postaux. Un cavalier chevauchait pendant une journée, puis remettait le message au cavalier suivant, et ainsi de suite jusqu'à toutes les provinces. Rien de nouveau sous le soleil.In verse 18, the word for the “contempt” the king's advisor fears is used only here in this book and translates literally as “despise” — disrespect and discord. That's Memucan, voicing what he thinks should happen. The king calls on his wise men — and how wise are they, really? They panic that this will spark a women's liberation movement and must be shut down, so they issue an edict that every man should be master of his own household and that each should speak the language of his own people. With so many languages in the empire, children naturally adopted the mother's language; the edict means no — the mother must learn and speak the husband's language to the children. Obnoxious — driven by sheer fear of losing control of their women. And how is the edict sent across that vast empire? By courier — a precursor to the Pony Express. A rider would ride for a day and pass it to the next rider, and so on to all the provinces. Nothing new under the sun.
Observations — Chapitre 2Observations — Chapter Two
« Après ces choses, lorsque la colère du roi Assuérus se fut calmée » (Esther 2:1) — entre-temps, Xerxès a subi la défaite de son invasion de la Grèce ; il s'apitoie sur son sort et reste inconsolable. Ses eunuques, se demandant que faire de ce roi fou, décident de lui trouver une nouvelle épouse pour remplacer Vasthi (bien qu'il ait déjà trois cents concubines à sa disposition — cela ne lui suffit pas). L'idée lui plaît ; on envoie donc chercher des jeunes filles — et c'est alors que Mardochée et Esther entrent enfin dans le récit.“After these things, when the anger of King Xerxes had subsided” — in the interval, Xerxes has suffered defeat in the Greek invasion and is throwing a pity party, inconsolable. His eunuchs, wondering what to do with this mad king, decide to find a new wife to replace Vashti (though he already has 300 concubines waiting — it's just not good enough). That idea pleased him, and so they send out to find women — and that's when Mordecai and Esther finally enter the story.
Il est intéressant de noter que Mardochée n'est désigné que par son nom babylonien, qui signifie « fils de Mardouk » (Mardouk étant un dieu babylonien), et non par un nom juif ; Esther, elle, reçoit les deux. La généalogie de Mardochée est importante : « fils de Jaïr, fils de Schimeï, fils de Kis, homme de Benjamin » (Esther 2:5) — et Kis était le père du roi Saül. L'auteur évoque peut-être une vieille querelle. Dieu avait ordonné à Saül de détruire les Amalécites sans rien prendre, mais Saül épargna le roi Agag et prit du butin, contrairement à l'ordre de Dieu ; c'est Samuel qui finit par mettre Agag en pièces. Or Haman est « l'Agaguite » : il existe donc une querelle ancienne entre la lignée de Saül et les Amalécites, et voici que Mardochée, un descendant de Saül, entre en scène.Interestingly, Mordecai is given his Babylonian name, which means “son of Marduk” (Marduk being a Babylonian god), but not a Jewish name; Esther is given both. Mordecai's lineage is significant: son of Jair, son of Shimei, son of Kish, a Benjamite — Kish was the father of King Saul. The author may be pointing back to an old feud: Saul was ordered by God to destroy the Amalekites and take nothing, but he spared King Agag and took spoil, against God's command, and Samuel was the one who finally cut Agag to pieces. Haman is an Agagite — so there's a standing feud between the line of Saul and the Amalekites, and now Mordecai, a descendant of Saul, enters the picture.
Mardochée et Esther avaient été emmenés en captivité à Babylone avec Jeconia (Jojakin), roi de Juda — ce qui signifie probablement qu'ils étaient de sang royal ou assez riches. Quant aux noms : le nom babylonien d'Esther signifie « étoile », et son nom juif, Hadassa, signifie « myrte » — un symbole de prospérité, de réussite et d'éternité de la vie, et, en définitive, un symbole de la nation juive. (La fleur du myrte a la forme d'une étoile, et c'est sans doute ainsi qu'elle a reçu le nom d'« Esther ».) Le fait qu'elle soit la seule à recevoir les deux noms est un signal clair : c'est une femme à deux identités — deux identités qui joueront un grand rôle.Mordecai and Esther were taken into Babylonian captivity with Jehoiachin, the king of Judah — which probably means they were of royal blood or quite wealthy. As for names: Esther's Babylonian name means “star,” and her Jewish name, Hadassah, means “myrtle” — a symbol of prosperity, success, and eternity of life, and ultimately a symbol of the Jewish nation. (The myrtle flower is star-shaped, which is likely how she came by “Esther.”) That she alone is given both names is a clear signal: this is a woman with two identities — two identities that will come into play in a big way.
Elle est emmenée au palais et confiée à Hégaï, qui était chargé des femmes (Segond l'appelle « Hégué » au verset 3 et « Hégaï » au verset 8). Nous pouvons supposer que Mardochée n'avait pas d'autre choix que de la laisser partir, à cause du décret. Franchement, à ce stade, je n'aime pas beaucoup Mardochée : il aurait pu dire qu'il était juif et éviter ainsi à sa cousine d'être emmenée et abusée, et il n'a rien fait. Comparez-le à Joseph, qui ne cachait ni qui il était ni ce qu'il défendait, qui s'est enfui loin de la femme de Potiphar et s'est retrouvé en prison à cause de cela. Ted a dit ce que j'allais dire : Mardochée aurait dû retourner à Jérusalem, comme Dieu l'y avait appelé — mais Jérusalem était un « coin perdu », et on n'y aurait sans doute pas cherché une remplaçante pour Vasthi. Il connaîtra plus tard une rédemption totale, et je l'aimerai davantage alors ; pour l'instant, c'était mal. (Et comme plusieurs d'entre vous l'ont fait remarquer, s'il avait agi autrement, nous n'aurions pas d'histoire !)She is taken into the palace, into the custody of Hegai, who was in charge of the women. We can assume Mordecai had no choice but to relinquish her under the decree. Honestly, at this point I don't much like Mordecai — he could have spoken up about being Jewish and saved his cousin from being taken in and violated, and he did nothing. Compare him to Joseph, who made no bones about who he was and what he stood for, and who ran from Potiphar's wife and ended up in jail for it. Ted made the point I was going to: Mordecai should have gone back to Jerusalem, as God had called him to — but Jerusalem was “backwater” and they probably wouldn't have sought a replacement for Vashti there. He will have a total redemption later, and I'll love him more then; right now, it was wrong. (And as several of you noted — we wouldn't have a story if he'd done otherwise.)
Au verset 9 — « La jeune fille lui plut, et trouva grâce devant lui » — beaucoup de commentateurs disent qu'Esther a « charmé » Hégaï. Je n'aime pas cela : le texte ne le dit pas, et cela fait penser à de la manipulation. Le texte hébreu dit littéralement qu'elle « obtint » ou « reçut » sa faveur — une faveur méritée, non fabriquée. Voici ma pensée : une jeune Juive si obéissante à son cousin Mardochée n'entre pas là-dedans en battant des cils. Esther avait été élevée pour être respectueuse, humble, sincère et obéissante envers ses aînés ; c'est cela qu'elle apportait avec elle — pas seulement sa beauté. (La beauté n'a pas servi à grand-chose à Vasthi.) Hégaï est un eunuque ; ce qui touche un eunuque soumis à des hommes puissants, ce n'est pas la beauté, c'est d'être respecté et de voir son avis pris en compte. Voilà le point : parmi tant de belles femmes, ce qui distinguait Esther, et qui a même apaisé un roi fou, c'était son caractère. Comme Ted l'a dit, cela demande une vraie sagesse.On verse 9 — “she pleased him and won his favor” — many commentators say Esther “charmed” Hegai, which I dislike; the text doesn't say that, and it sounds manipulative. “Won his favor” isn't the best translation either; the Hebrew has the sense of receiving or obtaining favor — favor earned, not engineered. Here's my thought: a Jewish girl so obedient to her cousin Mordecai is not going in there batting her eyelashes. Esther was raised to be respectful, humble, sincere, and obedient to her elders, and that is what she carried in — not mere beauty. (Beauty got Vashti very little.) Hegai is a eunuch; what appeals to a eunuch controlled by powerful men isn't beauty — it's being respected and having his opinion valued. That's the point: among many beautiful women, what set Esther apart and even settled a mad king was her character. As Ted said, that takes real wisdom.
On lui donne de la nourriture — et, bonne remarque, sans doute pas casher, puisqu'elle n'avait pas le droit de révéler ses origines. On imagine combien ce premier repas non casher a dû être gênant, et comment cela est devenu plus facile à chaque fois — gardez cela à l'esprit pour l'interprétation. Elle suit une année entière de soins de beauté, et quand son tour arrive, elle n'emporte chez le roi que ce que Hégaï lui conseille — encore une fois, cela montre son respect et son humilité envers lui. Elle obtient ainsi la faveur du roi. Il faut noter aussi qu'elle a des relations avec un roi païen hors mariage, ce qui a dû être difficile, quel que soit le nombre de pas qu'elle avait déjà faits contre la loi de Dieu. Et elle obtient du roi non seulement la grâce, mais aussi la faveur : « elle obtint grâce et faveur devant lui » (Esther 2:17). Le mot hébreu traduit ici par « faveur » nous ramène à Ruth : c'est hesed, l'amour de l'alliance. Gagner l'amour de l'alliance d'un roi fou et colérique en dit long sur le caractère d'Esther et sur la providence de Dieu.She is given food — and, good point, probably not kosher, since she was not allowed to reveal her origins. One can only imagine how awkward that first non-kosher meal must have been, and how it got easier with each one — keep that in the back of your mind for the interpretation. She undergoes a year of beauty treatments, and when her turn comes she takes in to the king only what Hegai suggests — again, her respect and humility toward him. So she obtains the king's favor; noteworthy, too, that she sleeps with a pagan king out of wedlock, which had to be hard no matter how many steps she'd already taken against God's law. And she finds not merely favor but kindness with the king — and that word goes back to Ruth: it is hesed, covenant love. To win covenant love from a mad, volatile king speaks volumes about Esther's character and about God's providence.
InterprétationInterpretation
Voici l'interprétation de Ted : il vaut mieux être dans l'obéissance, mais même dans la désobéissance, Dieu peut se servir de vous — son plan n'est jamais mis en échec. Le début du récit est rempli de beuveries, de mauvaises décisions, d'orgueils susceptibles, de gaspillage et d'arrogance — en un mot, de corruption. Deux marchés se font en même temps : les nobles viennent payer le roi pour être reconnus, et le roi, à son tour, achète la reconnaissance du peuple. Comme le fait remarquer Frederick W. Bush : « le roi qui gouverne en fait le monde entier ne parvient pas à plier sa propre femme à sa volonté ; la moquerie du premier chapitre a un côté inquiétant : elle révèle une société gouvernée par l'orgueil et la suffisance de bouffons à l'amour-propre fragile, capables de mettre la machine de l'État au service de causes égoïstes et puériles — un tableau accablant et plutôt effrayant : ils prennent peur devant un mouvement de femmes et mobilisent tout le gouvernement en réponse. »Ted's interpretation: it's better to be in obedience, but even in disobedience God can use you — His plan is never thwarted. The opening of the story is fraught with drunken revelry, bad decisions, tender egos, wastefulness, and arrogance — in short, corruption. There are two buy-offs going on: the noblemen come paying the king for recognition, and the king turns around and buys the recognition of the commoners. As Frederick W. Bush observes, “the king who effectively rules the whole world cannot bend his own wife to his will; the first chapter's mockery has a sinister side, revealing a society ruled by the pride and pomposity of buffoons with tender egos, who can marshal the state's machinery for selfish and childish causes — a damning and rather scary picture: they get frightened of a women's movement and move the entire government in response.”
Mais qui agit dans les coulisses, alors qu'aucune menace ne pèse encore sur les Juifs ? Dieu. Comment il exerce sa providence tout en laissant aux hommes leur libre arbitre reste un mystère, mais il agit clairement en faveur des Juifs — pour les sauver plus tard des conséquences de la désobéissance de Mardochée et d'Esther eux-mêmes. Même si nous apprécions la bonté, le respect et l'obéissance d'Esther, elle n'est sans doute, au mieux, qu'une Juive de nom ; elle et Mardochée auraient pu se conduire comme Joseph, et ils ne l'ont pas fait. Les deux identités montrent clairement qu'ils s'étaient profondément intégrés à la culture perse et qu'ils n'avaient sans doute aucune intention de rentrer — un peu comme Élimélec et Naomi, qui s'étaient assimilés à Moab. Ce sont des gens ordinaires qui prennent parfois de mauvaises décisions, et dont Dieu ne retire jamais sa main.But who is working behind the scenes when, as yet, there's no threat to the Jews? God. It's a mystery how He works His providence while allowing men their free will, but He is clearly working on behalf of the Jews — to save them later from the consequences of Mordecai and Esther's own disobedience. As much as we appreciate Esther's kindness, respect, and obedience, as a Jew she's probably nominal at best; she and Mordecai could have behaved as Joseph did, and didn't. The two identities show clearly that they had integrated deeply into Persian culture and likely had no intention of going back — not unlike Elimelech and Naomi assimilating into Moab. These are ordinary people who sometimes make bad decisions, and from whom God never removes His hand.
Et est-ce que cela devient plus facile à chaque repas non casher ? Oui — et c'est justement là l'avertissement. Ted a raconté un parallèle qui donne à réfléchir, tiré de ses années dans les missions mondiales. Lorsqu'il a pris le poste de directeur financier, il a découvert une fraude de plusieurs millions de dollars. Elle avait commencé quand l'un de ses prédécesseurs avait « emprunté » 50 000 dollars sur le compte de soutien des missionnaires pour couvrir les frais de fonctionnement, avec la ferme intention de les rembourser. Personne ne s'en est aperçu ; quelques mois plus tard, il a donc emprunté 50 000 dollars de plus, et au bout de dix ans, la somme atteignait plusieurs millions — toujours avec l'intention de rembourser. Voilà avec quelle facilité nous nous justifions en nous disant que la fin justifie les moyens. Au moment où Esther doit se présenter devant un roi païen et fou, sans être mariée, après une année de soins luxueux et de compromis, elle dépend entièrement d'Hégaï.And does it get easier with each non-kosher meal? Yes — which is the warning. Ted shared a sobering parallel from his global-missions days: stepping in as CFO, he uncovered a seven-figure fraud that had begun when a predecessor “borrowed” $50,000 from the missionary support account to cover overhead, fully intending to repay it; no one noticed, so months later he borrowed another $50,000, and after ten years it had grown to seven figures — the intent always to repay. That's exactly how easily we justify the ends by the means. By the time Esther faces going in to a mad gentile king, unmarried, after a year of pampering and compromise, she is utterly dependent on Hegai.
ApplicationApplication
Ted a proposé la première application : chacun de nous a besoin de rendre des comptes. Nous ne pouvons pas être des croyants livrés à eux-mêmes ; nous avons besoin les uns des autres pour nous ramener avec amour sur le bon chemin, car le fer aiguise le fer. Proverbes 27:17 dit : « Comme le fer aiguise le fer, Ainsi un homme excite la colère d'un homme. » Le texte hébreu dit littéralement qu'un homme « aiguise le visage » de son prochain : nous nous affinons les uns les autres. Tout au long de l'histoire, monarchies et empires ont eu leurs foyers de corruption — le scandale du Watergate aux États-Unis, bien d'autres scandales, les fraudes des entreprises Enron, Countrywide et Lehman Brothers en 2008 — et, hélas, nous l'avons vu aussi dans des organismes missionnaires et dans des Églises. Tout cela repose sur l'idée que la fin justifie les moyens, ou sur le mensonge plus subtil selon lequel ce n'est qu'un tout petit acte que personne ne remarquera. Comme pour Xerxès — et, franchement, comme pour Esther —, un petit acte en entraîne un autre, et le trou devient de plus en plus profond.Ted offered the first application: the need for individual accountability. We can't be free-range believers; we need each other to lovingly redirect us back to the proper path, because iron sharpens iron. Throughout history, monarchies and empires have had their strongholds of corruption — Watergate, the various scandals, Enron, Countrywide, Lehman Brothers in 2008 — and we've sadly seen it in mission boards and churches too, all on the belief that the ends justify the means, or the subtler lie that it's just one tiny act no one will notice. Like Xerxes — and frankly like Esther — one little act leads to another, and the hole gets deeper.
Alors : quels domaines de ma vie ont besoin d'être corrigés et ajustés dans la prière ? « Confessez donc vos péchés les uns aux autres » (Jacques 5:16) est un verset que nous survolons et que nous appliquons très mal — combien de fois le faisons-nous vraiment ? Et nous, petites Églises et communautés, avons-nous failli à être un refuge où les gens se sentent libres de confesser leurs fautes et d'y trouver pardon et accueil ? Après 35 ans de ministère pastoral, la conviction est la suivante : l'Église devrait être l'endroit le plus sûr du monde — l'endroit où, si l'on vous demande comment vous allez, vous pourriez répondre : « Hier, j'ai trop bu, et j'ai eu du mal à venir. » Nous sommes appelés à être ce refuge, en partageant l'amour de Christ.So: what areas of my life need prayerful correction and adjustment? “Confess your sins to one another” is a verse we skip over and badly misapply — how often do we really do it? And have we, as small churches and fellowships, faltered in being a haven where people feel they can confess and find forgiveness and acceptance? After 35 years as a pastor, the conviction is that the church should be the safest place in the world — the place where, asked how you're doing, you could say, “I had too much to drink yesterday and it was hard to come.” We are meant to be that haven, sharing the love of Christ.
Combien de fois mon égoïsme m'empêche-t-il de servir et d'aimer les autres, y compris mon mari ? Combien de fois disons-nous de petits mensonges pour ne pas nous accuser nous-mêmes, justifions-nous de mauvaises décisions pour sauver la face, ou avons-nous peur d'admettre que nous pourrions avoir tort ? (Confession sincère : mes parents ne nous ont pas du tout appris à demander pardon — ils voyaient dans les excuses un signe de faiblesse plutôt qu'une force de caractère, alors que demander pardon est une force.) Ted a ajouté une pratique qu'il a commencée : prier pour le conseil des anciens, afin que chacun écoute pour apprendre et comprendre, et non pour répondre — car bien souvent nous préparons notre réponse au lieu d'écouter vraiment. Nous ne devons pas nous croire à l'abri de la correction ; nous sommes sauvés, mais la corruption peut s'infiltrer à tout moment. C'est pourquoi nous avons besoin de partenaires à qui rendre des comptes, qui ne nous laissent rien passer.How often does my selfishness get in the way of serving and loving others, including my husband? How often do we tell little white lies to avoid incriminating ourselves, or justify poor decisions to save face, or fear admitting we might be wrong? (True confession: my parents were awful at teaching us to apologize — they saw apologies as weakness rather than strength of character, when asking forgiveness is strength.) Ted added a practice he's begun: praying for the elder board that everyone would listen in order to learn and understand, instead of listening in order to reply — because so often we're forming our answer instead of truly listening. We aren't to be immune to correction; we're saved, but corruption can creep in anytime, which is why we need accountability partners to hold our feet to the fire.
L'histoire d'Esther finit bien, et nous connaissons la fin — mais voici la question : que se passe-t-il quand nous ne savons pas comment l'histoire finira ? C'est ainsi que nous vivons. En fin de compte, Dieu est et sera victorieux dans la grande histoire, mais qu'en est-il de nos histoires de tous les jours ? Pensez à Vasthi, placée dans une situation sans issue, qui a obéi à la loi plutôt qu'à son mari — voyez ce que cela lui a valu. Pensez à Esther, emmenée dans le harem d'un roi fou parce qu'il s'apitoyait sur son sort. Parfois, nous subissons les conséquences de nos propres mauvaises décisions — et, pire encore (cela m'a beaucoup touchée), parfois nous subissons les conséquences des décisions d'un autre, simplement parce que nous étions au mauvais endroit au mauvais moment. Quand le malheur frappe des gens de bien, cela fait le plus mal quand il vient de quelqu'un dont on l'attend le moins — un proche, un croyant fervent, une Église. On ne peut être trahi que par un ami.Esther's story has a happily-ever-after, and we know how it ends — but here's the thing: what happens when we don't know how the story ends? That's how we live. Ultimately God is and will be victorious in the overarching story, but what about our day-to-day stories? Think of Vashti, placed in a no-win situation and obeying the law over her husband — look what it got her. Think of Esther, taken into a mad king's harem because he was having a pity party. Sometimes we suffer the consequences of our own poor decisions — and worse (this hit me hard), sometimes we suffer the consequences of someone else's, simply for being in the wrong place at the wrong time. Those times when bad things happen to good people hurt most when it comes from someone you least expect — a loved one, a devout believer, a church; you can only be betrayed by a friend.
Quelle devrait être notre première réaction quand nous sommes trahis ? Tomber à genoux dans la prière. Dieu peut recevoir tous ces sentiments — il peut vous écouter crier et tempêter — et sa réponse est toujours la même : « Je t'aime. » Quand cela ressemble à du silence, comprenez que c'est un mensonge de Satan ; l'ennemi veut que vous vous apitoyiez sur vous-même et que votre foi s'use peu à peu, mais la vérité, c'est que la réponse de Dieu est toujours : « Ne t'inquiète pas, je te tiens. » Comme l'a dit Ted, passez du temps dans les Psaumes, où David épanche son cœur, encore et encore, dans la déception et la culpabilité. Les Psaumes sont une source de consolation. Dieu dit : « Ne t'inquiète pas, je te tiens ; confie-toi en moi, et ne t'appuie pas sur ta sagesse » (voir Proverbes 3:5) — une réponse qui bâtit la foi au lieu de l'affaiblir.What should our immediate response be when we're betrayed? Fall on our knees in prayer. God can take all those feelings — He can listen to you rant and rage — and His response is always the same: “I love you.” When it feels like silence, understand that's Satan's lie; the enemy wants you wallowing and whittling away your faith, but the truth is God's answer is always, “Don't worry, I've got you.” As Ted said, spend time in the Psalms, where David pours out his heart over disappointment and guilt time after time. The Psalms are a source of comfort. God says, “Don't worry, I've got you; trust Me, and lean not on your own understanding” — a faith-building answer, not a faith-diminishing one.
Prière de clôtureClosing Prayer
Père céleste, merci pour ta Parole et pour la clarté que tu nous as donnée sur deux chapitres difficiles. Merci pour la communion fraternelle que nous avons vécue ensemble aujourd'hui. Fais que nous sortions de cette salle changés, différents de ce que nous étions en arrivant ; que ton Esprit nous remplisse jusqu'à déborder, et que nous manifestions le fruit de ton Esprit. Au nom de Christ nous prions. Amen.Heavenly Father, thank You for Your word and for the clarity You brought to two difficult chapters. Thank You for this fellowship we enjoy together today. We pray that we leave this room as different people than we were when we came; may Your Spirit fill us to overflowing, and may we exemplify the fruit of Your Spirit. In Christ's name we pray. Amen.
Partie I · Choix multiplesPart I · Multiple Choice (20 · 90 %)(20 · 90%)
Partie II · Réponse courtePart II · Short Answer (10 · 3/8)(10 · 3/8)
M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.
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