Ruth et EstherRuth and Esther — Unité 7Unit 7

Leçon 7 — Le complot d'Haman (Esther 2:21–4:3)Class 7 — Haman's Plot (Esther 2:21–4:3)
Glenda Rogers · Séminaire Théologique de Chapala · Dr Ted Rogers, DirecteurGlenda Rogers · Chapala Theological Seminary · Dr. Ted Rogers, Director

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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.

La leçonThe Class

Passage : Esther 2:21–4:3 · Enseigné par Glenda Rogers. Ce texte conserve son enseignement et la discussion en classe.Passage: Esther 2:21–4:3 · Taught by Glenda Rogers. This preserves her teaching and class discussion.

Père céleste, merci pour cette journée. Nous te prions de venir maintenant au milieu de nous, de nous enseigner ce que tu veux que nous sachions, de nous remplir de ton Saint-Esprit et d'opérer en nous les changements que tu désires voir, afin que nous soyons de plus en plus transformés à ton image. Nous te demandons ces choses au nom de ton Fils et pour sa gloire. Amen.Heavenly Father, thank You for today. We pray that You would come into our presence now, teach us what You would have us know, fill us with Your Holy Spirit, and effect the changes in us that You want to see, so that we are made more and more into Your image. We pray these things in Your Son's name and for His glory. Amen.

Nous sommes toujours dans la seconde partie du livre d'Esther ; notre méchant fait son entrée dans cette section, c'est donc un moment intéressant. La semaine dernière, nous avons vécu ce bref et merveilleux moment où « Esther devient reine et tout va bien dans le monde » ; aujourd'hui, nous abordons Esther 2:21 à 4:3.We're still in the downhill stretch of Esther; our villain comes into this section, so it's an interesting time. Last week we had the brief, wonderful “Esther becomes queen and all is right with the world” moment, and today we dive in with Esther 2:21 through 4:3.

ObservationsObservations

On considérait manifestement Mardochée comme un ancien, puisqu'il était assis à la porte du roi : il occupe une sorte de fonction judiciaire ou officielle, très probablement reçue après qu'Esther fut devenue reine. Marcy souriait intérieurement en voyant Haman prospérer, sachant que tout allait s'effondrer ; il peut être décourageant de voir prospérer les méchants, mais ici cela ne durera pas. Marcy a aussi remarqué qu'au chapitre trois Mardochée refuse de s'incliner devant Haman, mais le texte ne dit pas pourquoi. Rappelez-vous aussi que Dieu n'est mentionné nulle part dans ce livre, ce qui nous indique qu'il a très probablement été écrit par un non-Juif (ou du moins par un ami des Juifs). Nous examinerons aujourd'hui plusieurs raisons possibles de ce refus, car c'est lui qui déclenche toute l'affaire.Mordecai was clearly considered an elder, because he sat at the king's gate — he is in some sort of judicial or official position, most likely given to him once Esther became queen. Marcy smiled to herself at how Haman prospers and how it's all going to come crashing down; it can be discouraging to watch evil people prosper, but here it won't last. Marcy also noted that in chapter three Mordecai refuses to bow to Haman, but the text doesn't say why — and remember, God is not mentioned anywhere in this book, which tells us a non-Jew (or at least a Jewish sympathizer) most likely wrote it. We'll look at several possible reasons for his refusal today, because that refusal starts the whole thing.

Mardochée et Esther avaient été amenés dans la citadelle de Suse au temps de la captivité babylonienne : c'est ainsi qu'ils se trouvaient là, bien avant que la beauté d'Esther n'entre dans l'histoire. Quand la Perse s'empara de Babylone, ils y étaient. On suppose d'ailleurs généralement que Mardochée était un homme riche, voire de sang royal, parce qu'il était arrivé avec le premier groupe de déportés, avec Jojakin (appelé Jeconia en Esther 2:6), alors roi de Juda. Il est donc très possible qu'il soit arrivé avec une grande fortune.Mordecai and Esther were brought into the citadel of Susa during the Babylonian captivity — that's how they got there in the first place, before Esther's beauty ever entered the story. When Persia took over Babylon, they were there. In fact, it's generally assumed that Mordecai was a person of wealth, or even royalty, because he came in with the first group, with Jehoiachin, the king of Judah at the time. So it's very possible he arrived with a great deal of wealth.

Mardochée est donc assis à la porte, dans une fonction officielle — ce qui rappelle le livre de Ruth, où Boaz se rend à la porte de la ville pour réunir dix témoins dans l'affaire du parent rédempteur. Là, Mardochée apprend que deux eunuques du roi, gardes du seuil, complotent d'assassiner le roi. C'est tout à fait crédible : Xerxès (l'Assuérus de la Bible) est un roi un peu fou et imprévisible ; on ne savait jamais à quoi s'attendre d'un jour à l'autre. Selon l'histoire séculière, Xerxès finit par être assassiné par son premier ministre, qui met ensuite son fils Artaxerxès sur le trône — à peine deux ou trois ans après ces événements. Nous ne savons rien des deux eunuques, sauf leurs noms, mais ces noms sont conservés pour la postérité.So Mordecai is sitting at the gate in an official position — which carries over from the Book of Ruth, where Boaz goes to the town gate to gather ten witnesses for the kinsman-redeemer matter. While there, Mordecai learns of a plot by two of the king's eunuchs who guarded the door to assassinate the king. That's highly believable: Xerxes is something of a mad, volatile king — you never knew what you'd get on a given day. In external history, Xerxes is eventually assassinated by his prime minister, who then puts his son Artaxerxes on the throne — only a couple of years after this. We know nothing of the two eunuchs beyond their names, but their names are recorded for posterity.

Point important : Mardochée signale le complot à Esther, qui en informe le roi de la part de Mardochée. C'est capital, car cela jouera un rôle plus tard. Le fait est inscrit dans le livre des Chroniques du roi (son journal), mais rien n'est fait sur le moment pour honorer Mardochée. C'est un affront considérable, puisqu'il vient de sauver la vie du roi. Les deux hommes furent « pendus à un bois » (Esther 2:23), et le mot « pendus » est ici un terme adouci : il ne s'agit pas d'une corde, mais de l'empalement sur un pieu, le corps restant exposé dans la ville pour dissuader les autres. C'était une exécution perse courante.Importantly, Mordecai reports the plot to Esther, who informs the king on Mordecai's behalf — that's huge, because it comes into play later. It gets recorded in the king's chronicles (his diary), but nothing is done at that time to honor Mordecai, which is a significant slight, since he just saved the king's life. The two men are hung on the gallows — and “gallows” is a polite word here; it's not a noose, but impalement on a spike, the body left in the city as a deterrent. A common Persian execution.

Puis Xerxès honore Haman, notre méchant, qui entre dans l'histoire comme « l'Agaguite ». Certains commentateurs disent que « Agaguite » signifie qu'il venait d'une province de Médie appelée Agag ; je penche plutôt pour les autres, qui relient ce nom à la vieille haine tenace entre les Juifs et les Amalécites, dont Agag était le roi. Que ce livre soit une fiction historique ou un récit historique, l'auteur veut clairement souligner l'antisémitisme qui oppose Haman à Mardochée, et les Juifs de cette époque comprenaient immédiatement qu'on comparait Haman à l'un de leurs grands ennemis. Nous savons aussi que le livre a été écrit en grande partie pour instituer la fête des Purim ; il est donc logique de présenter ces deux hommes comme des ennemis mortels.Then Xerxes honors Haman, our villain, who comes into the story as an Agagite. Some commentators say “Agagite” means he came from a province in Media called Agag; I lean toward the others, who connect it to the old, standing hatred between the Jews and the Amalekites, whom Agag headed. Whether this book is historical fiction or non-fiction, the writer clearly wants to emphasize the anti-Semitism between Haman and Mordecai, and likening Haman to one of the Jews' major enemies would be instantly understood by Jews of that era. We also know the book is written largely to establish the Feast of Purim, so it makes sense to set them up as mortal enemies.

Alors, pourquoi Mardochée refuse-t-il de s'incliner ? Il y a plusieurs possibilités. Premièrement, l'antique hostilité entre les Amalécites et les Juifs. Deuxièmement, il ne voulait s'incliner devant personne d'autre que Dieu. Pourtant, ailleurs dans l'Ancien Testament, nous voyons des Juifs s'incliner et même se prosterner devant des hommes (les frères devant Joseph, Bath-Schéba et Nathan devant Salomon). La question est donc de savoir si Haman exigeait une sorte d'hommage divin ; dans ce cas, le refus de Mardochée se comprendrait. Troisièmement, un simple mépris pour l'arrogance d'Haman — mais si ce n'était que cela, pourquoi Mardochée aurait-il donné comme raison le fait d'être Juif ? Quatrièmement, l'antisémitisme d'Haman était déjà bien connu de Mardochée, ce qui est très probable. Ted a proposé un autre angle : les pauvres ont tendance à ne pas s'envier les uns les autres — le pauvre dont le voisin manque de nourriture lui en apporte —, alors que les riches peuvent se jalouser (Tina : « vouloir toujours avoir autant que le voisin »). Avec 127 provinces et un grand mélange de peuples, tout le monde ne va pas s'entendre. Honnêtement, nous ne savons pas ; tout cela ne serait que supposition. Mais c'est ce refus qui met les choses en mouvement.So why does Mordecai refuse to bow? Several possibilities: first, the ancient animosity between the Amalekites and the Jews; second, that he wouldn't bow to anyone but God — though we've seen Jews bow and even prostrate themselves before people elsewhere in the Old Testament (the brothers before Joseph, Bathsheba and Nathan before Solomon), so the question is whether Haman was demanding some kind of divine recognition, in which case Mordecai's refusal would make sense; third, simple disdain for Haman's arrogance — but if it were only that, why would Mordecai give being Jewish as the reason? Fourth, that Haman's anti-Semitism was already well known to Mordecai, which is very likely. Ted offered another angle: poor people tend not to envy one another — a poor person whose neighbor lacks food brings food over — whereas the wealthy can resent one another (Tina: “keeping up with the Joneses”). With 127 provinces and a melting pot of peoples, not everyone is going to get along. Honestly, we don't know; it would all be supposition. But the refusal is what sets things in motion.

Dès qu'on fait remarquer à Haman que Mardochée refuse de s'incliner, il devient furieux. Il ne veut pas seulement punir Mardochée : il veut s'en prendre à tous les Juifs. C'est un antisémitisme énorme, qui donne du crédit à la théorie des ennemis de longue date. Vient ensuite le jet du « Pur ». On jetait le Pur au début de chaque année — comme on lance des dés, ou plus exactement selon une sorte de divination par les os (la scapulimancie) : on jetait des os pour discerner l'avenir. On jette le Pur à plusieurs reprises pour décider quand anéantir les Juifs ; cela se passe le premier mois de la douzième année du règne de Xerxès, et la date qui sort tombe onze mois plus tard. C'est un préavis largement suffisant — et je dirais que c'est la providence de Dieu : beaucoup de choses peuvent arriver en une année entière.Once it's brought to Haman's attention that Mordecai won't bow, he becomes furious — and he doesn't just want to punish Mordecai; he wants to take it out on all the Jews. That's enormous anti-Semitism, which lends credence to the ancient-enemies theory. Then comes the casting of “Pur.” Casting Pur was done at the beginning of every year — like throwing dice, or more accurately a kind of bone-divination (scapulimancy), throwing bones to discern the future. They keep casting Pur to decide when to annihilate the Jews; it happens in the first month of the twelfth year of Xerxes' reign, and the date that falls is eleven months later. That's fair warning — and I'd say it's God's providence: lots can happen in a full year.

Proverbes 16:33 le résume : « On jette le sort dans le pan de la robe, Mais toute décision vient de l'Éternel. » Le texte hébreu dit littéralement « dans le giron » : le sort est jeté sur les genoux, mais la décision appartient à Dieu. C'est exactement ce qui se passe avec le jet du Pur. Même des païens comme Haman croient se fier à leurs propres dieux, alors que Dieu dit très clairement : « Non, cela, c'est mon affaire. » Nous avons vu la même chose dans les Actes, quand on tira au sort pour remplacer Judas Iscariot, en comptant sur Dieu pour décider. Il est frappant qu'ici Haman croie jeter les sorts devant ses dieux, et que ce soit le Dieu des Juifs qui prenne la décision. (Quand nous travaillions à Cuba, ceux qui pratiquaient la santería faisaient quelque chose de très semblable avec des os de poulet : le même genre de scapulimancie.)Proverbs 16:33 captures it: “The lot is cast into the lap, but its every decision is from the Lord.” That's exactly what's happening with the casting of Pur. Even pagans like Haman think they're trusting their own gods, when God says very clearly, “No, that's my job.” We saw the same in Acts, when they cast lots to replace Judas Iscariot, expecting God to make the decision. It's striking that here Haman thinks he's casting lots to his gods, and it's the God of the Jews who makes the decision. (When we worked in Cuba, those practicing Santería did something very similar with chicken bones — the same kind of scapulimancy.)

Haman va donc trouver le roi pour lui demander sa permission. Remarquez ce qu'il passe sous silence : il ne dit jamais qu'il s'agit des Juifs. Le roi pense donc probablement à des rebelles, et non à tout un peuple. N'oubliez pas que les rois perses précédents étaient très bienveillants envers les Juifs : « Retournez, bâtissez votre temple, et nous paierons. » Haman dit une demi-vérité : il affirme qu'ils suivent leurs propres lois (c'est vrai) et qu'ils n'observent pas les lois du roi (c'est faux : ils respectaient la loi), ce qui sonne comme une menace. Et il offre un pot-de-vin : dix mille talents d'argent, soit environ 340 tonnes d'argent. (L'Empire perse utilisait l'argent comme étalon monétaire.) De toute évidence, il compte piller les Juifs en les tuant, car, si riche qu'il soit, il ne possède probablement pas une telle somme. Beaucoup de Juifs étaient arrivés riches en Perse et avaient eu douze ans, rien que sous Xerxès, pour prospérer — à tel point que beaucoup ne voulaient pas retourner à Jérusalem pour rebâtir le temple.So Haman goes to the king to plead for permission. Notice what he leaves out: he never mentions that it's the Jews — so from the king's point of view, he's probably thinking these are insurrectionists, not an entire people. Keep in mind the previous Persian kings were quite fond of the Jews — “go back, build your temple, and we'll pay for it.” Haman tells a half-truth: he says they practice their own laws (true) and don't obey the king's laws (false — they were law-abiding), which sounds like a threat. And he offers a bribe — 10,000 talents of silver, about 750,000 pounds, some 12 million ounces of silver. (The Persian Empire used silver as its monetary standard.) Clearly he expects to loot the Jews as he kills them, because even as wealthy as he is, he probably doesn't have that kind of money — and many Jews had come into Persia wealthy, with twelve years under Xerxes alone to prosper, so much so that many didn't want to go back to Jerusalem to rebuild the temple.

Le roi, visiblement dans l'une de ses humeurs les plus exaltées, approuve le décret et dit même à Haman de garder son argent — une somme étonnante à refuser d'un geste. Au verset 10 : « Le roi ôta son anneau de la main, et le remit à Haman, fils d'Hammedatha, l'Agaguite, ennemi des Juifs. » Le texte hébreu parle de l'anneau à cacheter du roi, c'est-à-dire son sceau officiel. C'est la première de nombreuses fois où Haman est appelé l'ennemi des Juifs, ce qui est significatif : qu'il soit de descendance amalécite ou animé d'un préjugé personnel, c'était un véritable antisémite. Le décret est publié le treizième jour du premier mois : tous les Juifs doivent être anéantis en un seul jour, le treizième jour du douzième mois.The king, clearly in one of his more manic moods, signs off on the decree and even tells Haman to keep the money — a surprising amount to wave off. In verse 10: “The king took his signet ring from his finger and gave it to Haman son of Hammedatha the Agagite, the enemy of the Jews.” That's the first of many times Haman is called the enemy of the Jews — significant; whether from Amalekite descent or personal prejudice, he was truly an anti-Semite. The decree goes out on the thirteenth day of the first month: all the Jews are to be annihilated in one day, the thirteenth day of the twelfth month.

Donner aux Juifs une année de préavis ne semble-t-il pas insensé ? Ne pouvaient-ils pas simplement fuir ? Mais pensez à la taille de l'Empire perse. Ils ne pouvaient pas fuir en Grèce (Xerxès avait fait la guerre à la Grèce ; ils auraient été tués à la frontière). Rome, à cette époque, en était au stade de la République, et ils n'en connaissaient peut-être même pas l'existence. Les seuls autres empires étaient la dynastie Zhou en Chine et la Mésoamérique. Techniquement, ils pouvaient donc fuir, mais où seraient-ils allés ? Et nous verrons que, de toute façon, tout se décide en deux mois. Soit dit en passant, le treize du premier mois comme le treize du douzième étaient de mauvais augure : en Perse, le nombre treize passait pour porter malheur, un peu comme, dans certains pays, des immeubles n'ont pas de treizième étage.Doesn't giving them a year's notice seem foolish — couldn't they just flee? But consider the size of the Persian Empire. They wouldn't flee to Greece (Xerxes had warred with Greece; they'd be killed at the border). Rome at that time was in its Republic stage, and they may not even have known of it. The only other empires were the Zhou dynasty in China and Mesoamerica. So technically they could flee, but where would they go? And we'll see this all comes to a head within two months anyway. Incidentally, both the thirteenth of the first month and the thirteenth of the twelfth were ominous — thirteen was considered a bad omen in Persia, much as we skip the thirteenth floor.

Haman et le roi s'assoient donc pour boire à la réussite de leur plan, alors que le roi ne sait pas encore qu'il s'agit des Juifs. Pendant ce temps, les habitants de la ville sont désemparés. Le mot se traduit de plusieurs façons (perplexe, agitée, désemparée ; Segond écrit que « la ville de Suse était dans la consternation ») : ils sont dans tous leurs états et se demandent ce qui peut bien se passer. La réaction de Mardochée : il déchire ses vêtements, s'enveloppe d'un sac, se couvre de cendre et pousse de grands cris. (Le sac était une toile grossière que l'on portait en signe de deuil.) Que doit-il ressentir ? Il est anéanti, comme si tout reposait sur lui : « Si je n'avais pas eu cette animosité envers Haman, et si j'avais fait ce qu'on me demandait, je n'aurais pas provoqué cela. » Il reconnaît que les Juifs risquent d'être exterminés à cause de ce qu'il a fait ou n'a pas fait.So Haman and the king sit down to drink a toast over their plan, even though the king doesn't yet know it's the Jews. Meanwhile, the people of the city are bewildered — the translations vary (perplexed, agitated, bewildered) — they're in a tizzy, wondering what in the world is going on. Mordecai's reaction: he tears his clothes, puts on sackcloth, sits in ashes, and wails. How must he feel? Gutted — as though it's all on him: “If I had not had this animosity toward Haman and done what I was told, I wouldn't have caused this.” He recognizes the Jews may be annihilated because of something he did or didn't do.

N'oubliez pas que, sous les rois perses précédents, les Juifs avaient connu une grande prospérité et avaient été encouragés à adorer leur Dieu en rebâtissant le temple. Ce décret a donc dû être un choc total, surtout pour ceux de Jérusalem : « Un instant ! Nous rebâtissons le temple parce que votre roi précédent nous l'a permis. » Désormais, ils sont pris pour cible simplement à cause de ce qu'ils sont. Pourquoi n'ont-ils pas fui ? Peut-être, comme beaucoup de Juifs au début du nazisme, pensaient-ils que leur richesse les protégerait, ou que cela ne pouvait sûrement pas être vrai. Ted a proposé un parallèle : pendant la Seconde Guerre mondiale, ce sont plutôt les intellectuels et les artisans qui ont quitté l'Allemagne, tandis que les Juifs riches restaient parce qu'ils se sentaient protégés ; ils ne se sentaient pas menacés. En travaillant ce passage, je me suis dit que les Juifs de Suse avaient peut-être simplement supposé qu'ils seraient protégés d'une manière ou d'une autre — ou, pire, que c'était le jugement de Dieu sur eux. Quoi qu'il en soit, ils sont toujours là, et ils sont dans le deuil. (Le décret est publié le treizième jour du premier mois ; le contre-décret viendra le vingt-troisième jour du troisième mois. L'angoisse sera donc relativement brève, même si, pour l'instant, tous cherchent encore que faire.)Keep in mind that under the previous Persian kings the Jews had enjoyed great prosperity and been encouraged to worship their God by rebuilding the temple — so this would have come as a complete shock, especially to those in Jerusalem: “Wait a minute, we're rebuilding the temple because your previous king said we could.” Now they have a target on their backs simply for who they are. Why didn't they flee? Perhaps, like many Jews at the beginning of Nazism, they thought their wealth would protect them, or that surely this could not be true. Ted offered a parallel: in World War II it tended to be the intellectuals and the tradesmen who left Germany, while the wealthy Jews stayed because they felt protected — they didn't feel threatened. It occurred to me as I worked through this that the Jews in Susa may simply have assumed they'd somehow be protected — or, worse, that this was God's judgment upon them. Whatever the case, they're still there, and they're mourning. (The decree goes out on the thirteenth day of the first month; the counter-decree will come on the twenty-third day of the third month — so the dread is comparatively short-lived, though at this point they're all still trying to figure out what to do.)

Comme quelqu'un l'a ajouté, parfois on est simplement paralysé par le choc, et c'est tout. Beaucoup d'entre eux restent assis sur le sac et la cendre, complètement abasourdis. Le chagrin de chacun suit un chemin différent : certains sont vite poussés à agir, d'autres non.As someone added, sometimes you're just numb — and that's it. Many of them sit in sackcloth and ashes in complete shock. Everybody's grief takes a different path: some are moved to action quickly, others not.

InterprétationInterpretation

Rien n'est fait pour honorer Mardochée d'avoir sauvé la vie du roi : c'est très inhabituel. Pouvons-nous supposer que la main de Dieu est derrière cela ? C'est ce que j'aime dans la providence de Dieu : il peut agir à travers l'ordinaire, d'une manière qui n'a pas l'air d'un miracle. Comme l'a dit Ted, bien souvent ce que nous prenons pour un revers est l'un des plus grands cadeaux que Dieu puisse nous faire : s'il avait obtenu un poste de professeur titulaire aux États-Unis, il ne serait pas ici, et ceci est de toute évidence bien meilleur. Les revers peuvent sembler insurmontables, et pourtant c'est souvent le plan de Dieu qui vous place exactement là où vous devez être.Nothing is done to honor Mordecai for saving the king's life — highly unusual. Can we assume God's hand is on this? That's what I love about God's providence: He can work through the ordinary in a way that doesn't appear to be a miracle. As Ted put it, so often what we interpret as a setback is one of the greatest gifts God can give us — if he had gotten a tenure-track position stateside, he wouldn't be here, and this is clearly much better. Setbacks can look insurmountable, yet often they're God's plan putting you right where you need to be.

Souvenez-vous que les Juifs sont le peuple élu de Dieu : nous avons tout intérêt à ne pas être en conflit avec eux, et en fait nous avons tout intérêt à être en paix avec tous les hommes (Romains 12:18). C'est un point important à retenir quand nous vivons dans un pays ou un empire où se mêlent de nombreuses ethnies. Christ n'a montré aucune partialité, surtout sur la croix, quand il a dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. » Nous ferions bien de l'imiter. Ce texte montre clairement que le mépris envers quelqu'un, quelle qu'en soit la raison, mène à la ruine : le mépris de Mardochée pour Haman et celui d'Haman pour les Juifs peuvent grandir jusqu'à devenir quelque chose de plus grave, et même une guerre. Nous l'avons vu arriver bien des fois ; c'est en partie ainsi qu'a commencé la Première Guerre mondiale. Voilà pourquoi Jésus nous rappelle de prier pour nos ennemis. Notre foi doit être vécue vers l'extérieur et vers le haut, et non repliée sur nous-mêmes, à penser à nos propres intérêts ; c'est quand nous plaçons les autres au-dessus de nous que nous ressemblons le plus à Christ. Si Haman ou Mardochée s'étaient conduits ainsi, rien de tout cela ne serait arrivé.Remember, the Jews are God's chosen people — it's in our best interest not to feud with them, and in fact it's in our best interest to be at peace with all men (Romans 12:18). That's an important point to remember when we live in a country or empire that is a melting pot of ethnicities. Christ showed no favoritism, especially on the cross, when He said, “Father, forgive them, for they know not what they do.” We would do well to emulate that. This text clearly shows that disdain for someone — for whatever reason — leads to ruin: Mordecai's disdain for Haman and Haman's disdain for the Jews can burgeon into something larger, even into war. We've seen it happen many times; it's part of how World War I began. This is why Jesus reminds us to pray for our enemies. Our faith is to be lived outward and upward, not inward, thinking of our own best interests; when we put others above ourselves, we are most like Christ. Had Haman or Mordecai behaved that way, this wouldn't have happened.

Même quand tout semble relever du hasard, comme le jet du Pur, Dieu garde le contrôle et accomplit sa divine providence. Autre interprétation : les décisions irréfléchies, prises dans la colère, prises sans chercher la vérité ni comprendre pleinement la situation, ne sont jamais nos meilleures décisions. Mardochée, Haman et le roi sont tous coupables de telles décisions ; le roi n'a même pas demandé qui était ce peuple. Comme l'a dit Ted, nous devons agir avec amour, et l'amour prend du temps ; c'est sur cela que nous devrions fonder nos décisions. Il vaut toujours mieux ne pas célébrer avant que la victoire soit certaine, car « l'orgueil précède la chute » (Proverbes 16:18). Enfin, quand nous recevons une mauvaise nouvelle, quelle doit être notre première réaction ? Attendre — et j'ajouterais : attendre dans la prière, d'une attente active, car Dieu accomplira ses plans ; il le fait toujours.Even when it seems like a game of chance — as in casting Pur — God is still in control, working out His divine providence. Another interpretation: rash decisions, decisions made in anger, decisions made without seeking the truth and fully understanding the situation, are never our best. Mordecai, Haman, and the king are all guilty of such decisions — the king never even asked who the people were. As Ted said, we're supposed to act in love, and love takes time; that's how we should base our decisions. It's always best not to celebrate until the victory is certain — and pride goes before the fall (Proverbs 16). Finally, when we receive bad news, what should our first action be? Wait — and I'd add, prayerfully wait, in active waiting, because God will work out His plans; He always does.

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Nous, les humains, et même les nations, avons tendance à nous définir par opposition à un « autre » hostile. Ted a cité le livre d'Edward Said, L'Orientalisme : l'Occident a eu tendance à regarder de haut d'autres cultures qu'il appelait autrefois « orientales » (c'est-à-dire tout ce qui n'était pas occidental). Il se définissait par ce qu'il n'était pas, et se grandissait en rabaissant les autres. Il semble toujours nous falloir quelqu'un contre qui nous battre : un parti politique contre un autre (aux États-Unis, républicains contre démocrates), chrétiens contre musulmans, les États-Unis contre la Russie, les élèves populaires contre les « intellos », les légalistes contre ceux qui insistent sur la grâce. Nous avons de vraies différences, mais cela ne fait pas de nous des ennemis jurés : nous sommes tous créés à l'image de Dieu. Quoi que vous croyiez et quelle que soit votre manière de vivre, Dieu désire qu'aucun ne périsse, mais que tous parviennent à la vie éternelle par Jésus-Christ notre Seigneur, et il nous appelle à prier pour nos ennemis.We as humans — even nations — tend to define ourselves by a hostile “other.” Ted pointed to Edward Said's book Orientalism: the West has tended to look down on other cultures it once called “Oriental” (meaning anything that wasn't Western), defining ourselves by what we are not — and building ourselves up by putting others down. There always seems to need to be someone we are fighting against: Republicans versus Democrats, Christians versus Muslims, the U.S. versus Russia, the cool kids versus the nerds, the legalists versus the grace-oriented. We have real differences, but that doesn't make us sworn enemies — we are all made in the image of God. No matter what you believe or how you live, God desires that none should perish, but that all come to eternal life through Christ Jesus our Lord, and He calls us to pray for our enemies.

Comme nous le soulignons sans cesse dans le cours sur les Actes, que ce soit Pierre ou Paul annonçant l'Évangile aux païens, ceux-ci ont cru et le Saint-Esprit est venu sur eux ; ils n'ont pas d'abord dû remettre de l'ordre dans leur vie et tout rendre parfait. Le salut est venu, puis le Saint-Esprit a produit la conviction de péché. Ce n'est pas à nous de juger, et nous l'oublions. Il nous demande d'aimer ceux qui nous persécutent, comme Christ sur la croix, qui suppliait : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. » Nous ferions bien de nous en souvenir et de marcher humblement dans la puissance du Saint-Esprit, au lieu de nous laisser mener par la blessure, l'amertume, la colère ou le sentiment d'avoir été trahis. Prier pour mes ennemis ; prier pour ceux qui me veulent du mal ; prier pour ceux qui croient autrement que moi ; prier pour ceux qui réagissent simplement sous le coup de l'émotion. C'est souvent bien plus facile à dire qu'à faire.As we've been hitting again and again in the Acts class — whether it's Peter or Paul proclaiming the gospel to the Gentiles — they believed and the Holy Spirit came upon them; it wasn't that they first had to straighten up their act and get everything perfectly in line. Salvation came, and then the Holy Spirit brought the conviction. We don't make the judgment, and we forget that. He asks us to love those who persecute us — Christ on the cross, pleading, “Father, forgive them, for they know not what they do.” We would do well to remember this and walk humbly in the power of the Holy Spirit, rather than being fueled by hurt, bitterness, anger, or feelings of betrayal. Pray for my enemies; pray for those who wish me harm; pray for those who believe differently than I do; pray for those who are simply reacting from their gut. Often it's far easier said than done.

En résumé : quand je doute, quand j'ai peur, quand je cherche à comprendre, quand je me sens abattu ou piétiné, quand je ressens la blessure et la trahison, quand je me sens faible ou insignifiant, j'ai besoin d'être à genoux dans la prière, car c'est là que la vérité entre en moi, par l'Écriture et par la prière. C'est là que je rencontre l'amour infini de Dieu ; c'est là que je reçois force et intelligence ; et c'est là que je peux être pleinement assuré de suivre le chemin que mon Dieu a tracé devant moi, au lieu de suivre le mien. Comme l'a dit Ted, si vous marchez sur un chemin de haine, vous ne marchez pas avec votre Seigneur.In short: when I doubt, when I'm afraid, when I seek understanding, when I feel downcast or trodden upon, when I feel hurt and betrayal, when I feel weak or insignificant — I need to be on my knees in prayer, because that is where truth comes in, through Scripture and through prayer. That is where I encounter the immeasurable love of God; that is where I gain strength and understanding; and that is where I can rest assured that I am walking the path my God has set before me, instead of walking my own. As Ted said, if you're walking a path of hatred, you're not walking with your Lord.

Prière finaleClosing Prayer

Père céleste, merci d'avoir été avec nous pendant ce temps passé à approfondir ta Parole ; nous te remercions de ce que tu nous enseignes toujours et nous aides à grandir en toi. Que nous n'éteignions jamais l'œuvre du Saint-Esprit en nous. Nous te prions maintenant, au moment de partir, de nous accorder de t'honorer et de te glorifier dans tout ce que nous faisons et disons. C'est au nom de ton Fils que nous prions. Amen.Heavenly Father, thank You for being with us in this time to delve into Your word; we thank You for how You are always teaching us and helping us to grow in You. May we never quench the Holy Spirit's work within us. We pray now, as we go forth, that we would honor and glorify You in all that we do and say. It's in Your Son's name that we pray. Amen.

Partie I · Questions à choix multiplePart I · Multiple Choice (20 · 90 %)(20 · 90%)

Partie II · Réponses courtesPart II · Short Answer (10 · 3/8)(10 · 3/8)

📖 Lectures du cours — obligatoires et avec mention
Certificat et diplôme associé : la mention est facultative. Lisez trois des cinq textes pour la mention ; aucun examen distinct des lectures obligatoires n’est exigé.

M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.

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