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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.
Augustin, le monachisme et la chute de RomeAugustine, Monasticism, and the Fall of Rome
Orientation : un homme, un empire et la doctrine de la grâceOrientation: One Man, One Empire, and the Doctrine of Grace
L'Unité 3 s'est achevée avec les évêques réunis à Chalcédoine en 451. Cette année-là, l'Empire romain d'Occident était déjà à moitié effondré. Les Wisigoths avaient saccagé Rome elle-même en 410, les Vandales allaient recommencer en 455, et le dernier empereur d'Occident serait déposé par un chef germanique en 476. L'ordre politique qui avait porté l'Évangile de la Pentecôte jusqu'à Chalcédoine était en train de mourir. La plupart des observateurs pensaient que l'Église mourrait avec lui.Unit 3 ended with the bishops at Chalcedon in 451. By that year the Western Roman Empire was already half-collapsed. Visigoths had sacked Rome itself in 410, Vandals would do it again in 455, and the last Western emperor would be deposed by a Germanic chieftain in 476. The political order that had carried the gospel from Pentecost to Chalcedon was dying. Most observers thought the church would die with it.
L'Église n'est pas morte. Elle a survécu, en Occident, en grande partie grâce à trois choses issues du cinquième siècle. La première fut un évêque nord-africain nommé Augustin d'Hippone, dont l'œuvre théologique allait façonner l'Église d'Occident pendant les mille ans suivants et façonne encore aujourd'hui la prédication évangélique. La deuxième fut un savant latin nommé Jérôme, dont la traduction de la Bible en latin (la Vulgate) devint, de très loin, la Bible dominante de l'Occident latin pendant le millénaire suivant. La troisième fut un mouvement né dans le désert d'Égypte, le monachisme, qui allait préserver le savoir chrétien, copier les livres chrétiens et évangéliser l'Europe barbare longtemps après que l'État romain eut cessé de fonctionner.The church did not die. She survived, in the West, largely because of three things that came out of the fifth century. The first was a North African bishop named Augustine of Hippo, whose theological work would shape the Western church for the next thousand years and still shapes evangelical preaching today. The second was a Latin scholar named Jerome, whose translation of the Bible into Latin (the Vulgate) became overwhelmingly the dominant Bible of the Latin West for the next millennium. The third was a movement out of the Egyptian desert called monasticism, which would preserve Christian learning, copy Christian books, and evangelize barbarian Europe long after the Roman state had ceased to function.
L'Unité 4 raconte l'histoire de ces trois dons et de l'empire qui s'est écroulé autour d'eux. Nous passerons la plus grande partie de notre temps avec Augustin, car il est, après l'apôtre Paul, le théologien le plus important de l'histoire de l'Église — et l'homme dont la doctrine de la grâce relie l'Église primitive à la Réforme, que nous atteindrons dans l'Unité 7.Unit 4 is the story of those three gifts and the empire that fell around them. We will spend most of our time with Augustine because he is, after the apostle Paul, the most important theologian in the history of the church — and the man whose grace doctrine connects the early church to the Reformation we will reach in Unit 7.
« Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est inquiet jusqu'à ce qu'il repose en toi. » — Augustin, Confessions I.1"You have made us for Yourself, O Lord, and our heart is restless until it rests in You." — Augustine, Confessions I.1I. Augustin : de Thagaste à HipponeI. Augustine: From Thagaste to Hippo
Augustin naquit en 354 dans la petite ville nord-africaine de Thagaste. Son père, Patrice, était un fonctionnaire romain païen ; sa mère, Monique, était une chrétienne fervente dont les prières et les larmes pour son fils égaré sont devenues l'une des grandes histoires de mère de l'histoire de l'Église. Monique voulait faire baptiser Augustin dès sa petite enfance, mais selon la coutume de l'époque, on retardait souvent le baptême ; elle sema en lui les semences de l'Évangile pendant les trente-trois années suivantes, et elle attendit.Augustine was born in 354 in the small North African town of Thagaste. His father Patricius was a pagan Roman official; his mother Monica was a devout Christian whose prayers and tears for her wandering son became one of the great mother-stories of church history. Monica wanted Augustine baptized as a baby, but in the custom of the day baptism was often delayed; she planted gospel seeds in him for the next thirty-three years and waited.
À dix-sept ans, Augustin fut envoyé à Carthage pour y faire des études supérieures. Il tomba aussitôt dans les plaisirs de la ville, prit une concubine qu'il allait garder quinze ans, et eut un fils qu'il nomma Adéodat — « donné par Dieu ». Il lut l'Hortensius, un dialogue de Cicéron aujourd'hui perdu, qui le lança dans la recherche de la sagesse ; mais la Bible lui parut grossière, et le Dieu des chrétiens trop visiblement la religion locale de sa mère. Il rejoignit plutôt les manichéens, une secte dualiste (nous avons rencontré le dualisme chez les gnostiques dans l'Unité 2) qui enseignait que la matière est mauvaise, que l'esprit est bon, et qu'une lutte cosmique éternelle se livre entre deux puissances presque égales. L'enseignement manichéen dégageait Augustin de sa responsabilité morale : son péché venait du principe mauvais présent dans sa chair, et non d'une volonté corrompue dont il devait se repentir. Il resta dans la secte pendant neuf ans.Augustine was sent to Carthage at seventeen for higher education. He fell at once into the city's pleasures, took a concubine he would keep for fifteen years, and fathered a son he named Adeodatus — "given by God." He read Cicero's now-lost dialogue Hortensius, which set him searching for wisdom, but the Bible struck him as crude and the Christian God as too obviously the local religion of his mother. He joined instead the Manicheans, a dualistic sect (we met dualism with the Gnostics in Unit 2) that taught matter is evil, spirit is good, and an eternal cosmic struggle is going on between two nearly equal powers. Manichean teaching let Augustine off the hook morally: his sin came from the evil principle in his flesh, not from a corrupt will he had to repent of. He stayed in the sect for nine years.
La digue commença à se fissurer quand il eut trente ans. Il était passé de Carthage à Rome, puis à Milan, où il avait été nommé professeur de rhétorique dans la capitale impériale. À Milan, il alla écouter le grand prédicateur Ambroise — non pour le message, mais pour étudier la technique de l'évêque. Il resta parce que les paroles commencèrent à le trouver. La manière allégorique dont Ambroise traitait l'Ancien Testament lui montra que la Bible n'était pas le livre grossier que l'adolescent qu'il avait été avait jugé. Les réponses manichéennes commencèrent à paraître bien minces à un examen sérieux. Monique, qui avait suivi son fils jusqu'à Milan, observait, attendait et priait.The dam began to crack when he was thirty. He had moved from Carthage to Rome and then to Milan, where he had been appointed professor of rhetoric in the imperial capital. In Milan he went to hear the great preacher Ambrose — not for the message, but to study the bishop's technique. He stayed because the words began to find him. Ambrose's allegorical handling of the Old Testament showed him that the Bible was not the crude book his teenage self had judged it. The Manichean answers began to look thin under serious examination. Monica, who had followed her son to Milan, watched and waited and prayed.
La rupture survint à la fin de l'été 386. Augustin, en larmes dans un jardin, au point de rupture de son âme, entendit la voix d'un enfant, venant d'une maison voisine, qui chantonnait « tolle, lege, tolle, lege » — « prends, lis, prends, lis ». Il saisit un exemplaire des lettres de Paul posé sur un banc, l'ouvrit au hasard et lut : « … loin des excès et de l'ivrognerie, de la luxure et de l'impudicité, des querelles et des jalousies. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n'ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises » (Romains 13:13-14). Les paroles qui le frappèrent étaient celles que Monique attendait depuis trente-trois ans de voir le frapper. Il se convertit sur-le-champ. Ambroise le baptisa lors de la veillée pascale de 387. Monique mourut à Ostie quelques mois plus tard, prête à partir.The break came in the late summer of 386. Augustine, weeping in a garden at the breaking point of his soul, heard a child's voice from a neighboring house chanting "tolle, lege, tolle, lege" — "take, read, take, read." He picked up a copy of Paul's letters lying on a bench, opened at random, and read: "Not in revelry and drunkenness, not in lewdness and lust, not in strife and envy. But put on the Lord Jesus Christ, and make no provision for the flesh, to fulfill its lusts" (Romans 13:13–14). The words that struck him were the words Monica had been waiting thirty-three years to see strike him. He converted on the spot. Ambrose baptized him at the Easter Vigil of 387. Monica died at Ostia a few months later, ready to go.
Augustin retourna en Afrique du Nord, vendit son patrimoine et tenta de mener une vie de retraite philosophique avec quelques amis. L'Église ne le laissa pas faire. En 391, à Hippone, il fut poussé au milieu d'une foule et ordonné prêtre de force. En 396, il devint évêque d'Hippone. Il occupa ce siège pendant trente-quatre ans, jusqu'à sa mort en 430, alors que les armées vandales assiégeaient les murs de la ville. Depuis ce petit siège nord-africain, il écrivit plus de cinq millions de mots et façonna la théologie de l'Église d'Occident pour les mille ans suivants.Augustine returned to North Africa, sold his patrimony, and tried to live a life of philosophical retirement with a few friends. The church would not let him. In 391 he was passed through a crowd in Hippo and forcibly ordained a priest. In 396 he became bishop of Hippo. He held the see for thirty-four years, until his death in 430 with Vandal armies besieging the city walls. From that small North African seat he wrote more than five million words and shaped the theology of the Western church for the next thousand years.
II. Les Confessions et l'honnêteté d'une âmeII. The Confessions and the Honesty of a Soul
Vers l'an 400, alors qu'il était évêque depuis quatre ans, Augustin se mit à écrire un livre qui ne ressemblait à aucun autre jamais écrit auparavant. Les Confessions sont une autobiographie sous la forme d'une longue prière adressée à Dieu. Augustin y raconte l'histoire de sa vie depuis la petite enfance jusqu'à sa conversion et au-delà, sans rien cacher, en assumant la responsabilité de tout. Il y avait eu des confessions de péché dans la Bible. Il y avait eu des autobiographies dans le monde antique. Il n'y avait jamais eu de livre qui unisse les deux avec l'honnêteté pénétrante des Confessions.Around the year 400, when he had been bishop for four years, Augustine sat down to write a book unlike any that had ever been written before. The Confessions is an autobiography in the form of a long prayer addressed to God. Augustine tells the story of his life from infancy through his conversion and beyond, holding nothing back, taking responsibility for everything. There had been confessions of sin in the Bible. There had been autobiographies in the ancient world. There had never been a book that combined the two with the searching honesty of The Confessions.
Le livre s'ouvre sur une phrase citée dix mille fois : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est inquiet jusqu'à ce qu'il repose en toi. » Les treize livres qui suivent retracent le parcours d'un cœur inquiet à travers tous les faux repos qu'il a essayés — le sexe, l'ambition, la philosophie, l'appartenance à une secte, la réussite professionnelle — avant qu'il ne trouve enfin son vrai repos en Christ.The book opens with a sentence that has been quoted ten thousand times: "You have made us for Yourself, O Lord, and our heart is restless until it rests in You." The thirteen books that follow trace one restless heart through every false rest it tried — sex, ambition, philosophy, sect membership, professional success — before it finally found its true rest in Christ.
Les scènes les plus célèbres sont elles-mêmes des classiques spirituels. Au livre II, Augustin enfant et ses amis volent des poires sur l'arbre d'un voisin — non par faim, puisqu'ils avaient de meilleurs fruits à la maison, mais pour le pur plaisir de mal faire. Augustin consacre des pages à ce petit acte parce qu'il lui a appris ce qu'est le péché en son fond : non pas l'amour de choses mauvaises, mais l'amour perverti du mal pour le mal. Au livre VIII est racontée la conversion du jardin, le tolle lege. Au livre X, Augustin éclate en l'une des prières les plus célèbres jamais écrites : « Tard je t'ai aimée, Beauté si ancienne et si nouvelle, tard je t'ai aimée ! Et voici que tu étais au-dedans de moi, et moi j'étais dehors, et c'est là que je te cherchais. » Au livre IX, la mort de Monique à Ostie est décrite avec une tendresse qu'aucun autre écrivain antique n'égale.The most famous scenes are themselves spiritual classics. In Book II, the boyhood Augustine and his friends steal pears from a neighbor's tree — not from hunger, since they had better fruit at home, but for the sheer pleasure of doing wrong. Augustine spends pages on this small act because it taught him what sin is at its core: not the love of bad things, but the perverted love of doing wrong as wrong. In Book VIII the tolle lege garden conversion is told. In Book X Augustine breaks into one of the most famous prayers ever written: "Late have I loved You, Beauty so ancient and so new, late have I loved You! And behold, You were within me and I was outside, and there I sought You." In Book IX Monica's death at Ostia is described with a tenderness no other ancient writer matches.
Les Confessions ont enseigné aux chrétiens une forme d'examen de soi que personne n'avait encore pratiquée tout à fait de cette manière. Le pasteur qui a lu le récit qu'Augustin fait de son propre cœur conseillera ses fidèles avec un regard de diagnostic plus aiguisé. Le croyant qui a prié les prières d'Augustin se connaîtra mieux lui-même, et connaîtra mieux le Christ, pour le reste de sa vie.The Confessions taught Christians a kind of self-examination none had practiced quite this way before. The pastor who has read Augustine's account of his own heart will counsel his people with a sharper diagnostic eye. The believer who has prayed Augustine's prayers will know himself better, and Christ better, for the rest of his life.
III. La controverse pélagienne : le Docteur de la grâceIII. The Pelagian Controversy: The Doctor of Grace
Augustin est appelé le Docteur de la grâce, et il a mérité ce titre dans un long combat contre un moine britannique nommé Pélage. Vers 400, Pélage vint de Bretagne à Rome. C'était un homme sérieux et ascétique — pas le genre d'homme que l'Église doit habituellement combattre. Mais son enseignement, une fois examiné, était une négation de la grâce jusqu'à l'os.Augustine is called the Doctor of Grace, and he earned the title in a long fight with a British monk named Pelagius. Around 400 Pelagius came to Rome from Britain. He was a serious, ascetic man — not the sort the church usually has to fight. But his teaching, when examined, was a denial of grace at the bone.
Pélage enseignait que les êtres humains naissent moralement neutres. Le péché d'Adam n'a blessé qu'Adam ; il n'a pas corrompu la nature humaine elle-même. Chaque enfant naît aussi innocent qu'Adam lorsqu'il fut créé. Chaque personne possède à tout moment un plein libre arbitre pour choisir le bien ou le mal. Le péché n'est pas une condition héritée ; c'est une accumulation de mauvais choix. Le salut, par conséquent, est quelque chose que nous accomplissons en suivant l'exemple du Christ, aidés par l'enseignement moral de l'Évangile et par l'exemple de sa vie sans péché. En principe, enseignait Pélage, un homme pourrait être sans péché s'il faisait assez d'efforts.Pelagius taught that human beings are born morally neutral. Adam's sin damaged Adam alone; it did not corrupt human nature itself. Each child is born as innocent as Adam was created. Each person has full free will to choose good or evil at every moment. Sin is not an inherited condition; it is an accumulation of bad choices. Salvation, accordingly, is something we achieve by following Christ's example, helped by the moral instruction of the gospel and the example of His sinless life. In principle, Pelagius taught, a man could be sinless if he tried hard enough.
Augustin recula d'horreur. Toute la forme de l'Évangile, telle qu'il l'avait vécue dans sa propre conversion et telle qu'il la lisait chez Paul, c'était que les êtres humains naissent déjà corrompus, que la volonté est liée par le péché jusqu'à ce que la grâce la libère, et que même notre retour vers Dieu est un don de Dieu avant d'être un choix que nous faisons. Augustin répliqua à Pélage pendant plus d'une décennie d'écrits, dans des livres comme De la nature et de la grâce, De l'esprit et de la lettre et De la prédestination des saints. Cinq points de sa théologie antipélagienne ont façonné depuis lors la sotériologie occidentale.Augustine recoiled. The whole shape of the gospel, as he had experienced it in his own conversion and as he read it in Paul, was that human beings are born already corrupt, that the will is bound by sin until grace frees it, and that even our turning to God is a gift of God before it is a choice we make. Augustine countered Pelagius across more than a decade of writing in books like On Nature and Grace, On the Spirit and the Letter, and On the Predestination of the Saints. Five points of his anti-Pelagian theology have shaped Western soteriology ever since.
Premièrement, le péché originel. Quand Adam est tombé, tous ses descendants sont tombés en lui. Nous naissons déjà éloignés de Dieu, avec un cœur enclin au mal. Augustin renvoyait à Romains 5 et à l'expérience humaine universelle : personne n'a jamais eu besoin d'apprendre à un enfant à mentir. Deuxièmement, la servitude de la volonté. La volonté n'est pas neutre. La volonté non rachetée est asservie à ses amours désordonnées. Nous pouvons choisir ce que nous voulons, mais nos désirs sont corrompus ; laissés à nous-mêmes, nous ne pouvons pas vouloir Dieu véritablement. Troisièmement, la grâce prévenante. La grâce qui tourne un pécheur vers Dieu vient avant toute décision que le pécheur prend pour Dieu. Même la foi est un don, non une contribution. Quatrièmement, la nécessité de la grâce à chaque étape. Nous sommes sauvés par grâce, gardés par grâce, sanctifiés par grâce et conduits jusqu'à la maison par grâce. Il n'y a jamais un moment où la grâce pourrait se retirer et nous laisser achever l'œuvre nous-mêmes. Cinquièmement, la prédestination. Le choix que Dieu fait de ses élus n'est pas une réponse à des mérites prévus ; il est le fondement de tout mérite qu'ils auront jamais.First, original sin. When Adam fell, all his descendants fell in him. We are born already alienated from God, with hearts inclined to evil. Augustine pointed to Romans 5 and to the universal human experience that no one has ever had to teach a child to lie. Second, the bondage of the will. The will is not neutral. The unredeemed will is enslaved to its disordered loves. We can choose what we want, but our wants are corrupted, so left to ourselves we cannot want God truly. Third, prevenient grace. The grace that turns a sinner toward God comes before any decision the sinner makes for God. Even faith is a gift, not a contribution. Fourth, the necessity of grace at every step. We are saved by grace, kept by grace, sanctified by grace, and brought home by grace. There is never a moment when grace can step back and let us finish ourselves. Fifth, predestination. God's choice of His elect is not a response to foreseen merit; it is the foundation of any merit they will ever have.
Le concile de Carthage, en 418, condamna le pélagianisme, et le concile d'Éphèse, en 431, réaffirma cette condamnation. L'Église d'Occident reçut la doctrine augustinienne de la grâce comme la règle de l'orthodoxie. Mille ans plus tard, quand un moine allemand nommé Martin Luther redécouvrit l'épître aux Romains, il redécouvrit aussi Augustin. La ligne qui va d'Augustin à la Réforme passe par Romains 5, par la doctrine du péché originel et par la servitude de la volonté. L'Unité 7 reprendra cette ligne. L'Unité 4 la pose.The Council of Carthage in 418 condemned Pelagianism, and the Council of Ephesus in 431 reaffirmed the condemnation. The Western church received Augustine's grace doctrine as the rule of orthodoxy. A thousand years later, when a German monk named Martin Luther rediscovered Romans, he discovered Augustine again. The line from Augustine to the Reformation runs through Romans 5 and the doctrine of original sin and the bondage of the will. Unit 7 will pick up that line. Unit 4 lays it down.
IV. Le sac de Rome et La Cité de DieuIV. The Sack of Rome and The City of God
Le 24 août 410, les armées wisigothes du roi Alaric entrèrent dans la ville de Rome et la saccagèrent. C'étaient des chrétiens de tendance arienne, et ils épargnèrent les églises de la ville, mais le choc politique fut incalculable. Rome n'avait pas été saccagée par un ennemi étranger depuis huit cents ans. « Ma voix s'étrangle de sanglots », écrivit Jérôme depuis Bethléhem en apprenant la nouvelle. « La ville qui avait pris le monde entier a été prise à son tour. »On August 24, 410, Visigothic armies under King Alaric entered the city of Rome and sacked it. They were Christians of an Arian variety and they spared the city's churches, but the political shock was incalculable. Rome had not been sacked by a foreign enemy in eight hundred years. "My voice is choked with sobs," Jerome wrote from Bethlehem when he heard. "The city which had taken the whole world was itself taken."
Dans tout l'empire, les païens accusèrent le christianisme. Les anciens dieux, disaient-ils, avaient protégé Rome pendant mille ans. Puis Rome avait abandonné les anciens dieux pour le Christ, et les anciens dieux l'avaient laissée tomber. Augustin se mit à l'œuvre pour leur répondre. Le livre qui en résulta, La Cité de Dieu (De Civitate Dei), l'occupa pendant quatorze ans (412–426) et compte parmi les livres les plus influents jamais écrits par un chrétien.Pagans across the empire blamed Christianity. The old gods had protected Rome for a thousand years, they said. Then Rome had abandoned the old gods for Christ, and the old gods had let her fall. Augustine sat down to answer them. The book that resulted, The City of God (De Civitate Dei), occupied him for fourteen years (412–426) and is one of the most influential books ever written by a Christian.
L'argument central d'Augustin est la doctrine des deux cités. Depuis le commencement de l'histoire humaine, deux communautés traversent le monde côte à côte. La Cité des hommes est bâtie sur l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu ; elle comprend Babylone, l'Égypte, Rome et tous les empires qui se sont jamais élevés par l'épée et sont tombés par elle. La Cité de Dieu est bâtie sur l'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi ; elle comprend Abel, Abraham, Israël et l'Église, et c'est la seule cité qui demeure éternellement. Les deux cités sont mêlées dans le temps présent. Elles ne seront séparées qu'au jugement dernier.Augustine's central argument is the doctrine of the two cities. From the beginning of human history there have been two communities running through the world side by side. The City of Man is built on the love of self to the contempt of God; it includes Babylon and Egypt and Rome and every empire that has ever risen by the sword and fallen by it. The City of God is built on the love of God to the contempt of self; it includes Abel and Abraham and Israel and the church, and it is the only city that endures forever. The two cities are mingled in this present age. They will be separated only at the final judgment.
Les conséquences ont façonné la pensée chrétienne occidentale pendant les mille ans suivants. Les empires terrestres sont mortels. Rome devait tomber tôt ou tard, parce que Rome était une cité des hommes. L'Église n'est pas l'empire. L'Église peut vivre un temps sous la faveur impériale, mais elle n'en dépend pas ; elle existait avant Constantin et elle existera après le dernier empereur chrétien. La vraie citoyenneté du chrétien est dans la Cité de Dieu (Philippiens 3:20). Où que se trouve un croyant sur la carte politique, il est un pèlerin dont la vraie patrie est ailleurs. Augustin écrivit ces mots alors que les Vandales se préparaient à assiéger sa propre ville. Il mourut en 430, le siège déjà engagé. Hippone tomba peu après. La Cité de Dieu demeura.The implications shaped Western Christian thinking for the next thousand years. Earthly empires are mortal. Rome was always going to fall, because Rome was a city of man. The church is not the empire. The church may live for a season under imperial favor, but she does not depend on it; she existed before Constantine and she will exist after the last Christian emperor. The Christian's true citizenship is in the City of God (Philippians 3:20). Wherever a believer is on the political map, he is a pilgrim with his real homeland elsewhere. Augustine wrote those words while Vandals were preparing to lay siege to his own city. He died in 430 with the siege underway. Hippo fell shortly after. The City of God remained.
V. Jérôme et la VulgateV. Jerome and the Vulgate
Contemporain d'Augustin, Jérôme (vers 347–420) fut, aux côtés d'Augustin, le deuxième grand Père latin de l'Occident, et le premier grand bibliste de l'Église. Jérôme était un moine irascible et un styliste latin qui apprit l'hébreu (une compétence rare parmi les chrétiens d'Occident) et consacra sa vie au texte de l'Écriture.Augustine's contemporary Jerome (c. 347–420) was, alongside Augustine, the second great Latin Father of the West, and the church's first great biblical scholar. Jerome was an irascible monk and Latin stylist who learned Hebrew (a rare skill among Western Christians) and devoted his life to the text of Scripture.
Vers 382, le pape Damase chargea Jérôme de réviser les nombreuses traductions latines concurrentes de la Bible qui circulaient dans l'Église d'Occident. L'Ancien Testament avait été traduit par morceaux à partir de la Septante grecque ; le Nouveau Testament existait en plusieurs versions latines approximatives. Jérôme fit bien plus que réviser. Il retraduisit l'Ancien Testament directement à partir de l'hébreu (le premier grand chrétien d'Occident à remonter, au-delà de la Septante, jusqu'au texte hébreu), traduisit le Nouveau Testament à partir du grec, et produisit une seule Bible latine unifiée. Le résultat fut appelé la Vulgate (de versio vulgata, la « version commune »), parce qu'elle devait être la Bible que toute l'Église de langue latine pourrait partager.Pope Damasus commissioned Jerome around 382 to revise the multiple competing Latin translations of the Bible that were circulating in the Western church. The Old Testament had been translated piecemeal from the Greek Septuagint; the New Testament existed in several rough Latin versions. Jerome did far more than revise. He retranslated the Old Testament directly from the Hebrew (the first major Western Christian to go behind the Septuagint to the Hebrew text), translated the New Testament from Greek, and produced a single unified Latin Bible. The result became known as the Vulgate (from versio vulgata, the "common version") because it was meant to be the Bible the common Latin-speaking church could share.
La Vulgate devint le livre le plus important du christianisme occidental pendant les mille ans suivants. Tout prédicateur de l'Occident médiéval prêchait à partir d'elle. Tout théologien la citait. Tout moine la copiait. Le vocabulaire de la théologie chrétienne occidentale — justification, régénération, sacrement, prédestination — reprend en grande partie les choix latins de Jérôme pour rendre les termes grecs et hébreux sous-jacents. Quand Wycliffe traduisit la Bible en anglais au quatorzième siècle, il la traduisit à partir de la Vulgate. Quand Luther la traduisit en allemand au seizième siècle, il remonta aux langues originales, mais il réagissait contre des siècles de domination de la Vulgate. Jérôme a façonné la relation de l'Occident avec l'Écriture plus que n'importe quel autre traducteur, jusqu'à Tyndale.The Vulgate became the single most important book in Western Christianity for the next thousand years. Every preacher in the medieval West preached from it. Every theologian quoted from it. Every monk copied it. The vocabulary of Western Christian theology — justification, regeneration, sacrament, predestination — is largely Jerome's Latin choices for the underlying Greek and Hebrew terms. When Wycliffe translated the Bible into English in the fourteenth century, he translated from the Vulgate. When Luther translated into German in the sixteenth century, he went back to the original languages, but he was reacting against centuries of Vulgate dominance. Jerome shaped the West's relationship with Scripture more than any other single translator until Tyndale.
La phrase la plus citée de Jérôme est brève et tranchante : « Ignorer les Écritures, c'est ignorer le Christ. » L'homme qui l'a prononcée a passé quarante ans dans une grotte de Bethléhem, le texte sous les yeux. Il savait de quoi il parlait.Jerome's most quoted line is short and sharp: "Ignorance of Scripture is ignorance of Christ." The man who said it spent forty years in a Bethlehem cave with the text in front of him. He knew what he was talking about.
VI. La naissance du monachismeVI. The Birth of Monasticism
Pendant qu'Augustin et Jérôme écrivaient dans leurs villes, un autre mouvement chrétien se formait dans le désert d'Égypte, qui allait se révéler tout aussi durable et sans doute tout aussi décisif. Le monachisme était le retrait délibéré de chrétiens hors de la société urbaine ordinaire pour chercher Dieu dans une simplicité radicale, la prière et la discipline. Il commença comme un mouvement de protestation contre l'Église d'après Constantin, de plus en plus confortable et de plus en plus mondaine. Si tout le monde dans l'empire était désormais chrétien de nom, raisonnaient certains chrétiens, alors la seule façon de prendre l'Évangile au sérieux était de quitter les villes de l'empire et d'aller là où ses compromis ne pouvaient pas les atteindre.While Augustine and Jerome were writing in their cities, another Christian movement was forming in the Egyptian desert that would prove just as durable and arguably just as consequential. Monasticism was the deliberate withdrawal of Christians from ordinary urban society to pursue God in radical simplicity, prayer, and discipline. It began as a protest movement against the increasingly comfortable, increasingly worldly post-Constantinian church. If everyone in the empire was now nominally Christian, some Christians reasoned, then the only way to take the gospel seriously was to leave the empire's cities and go where its compromises could not reach.
Antoine d'Égypte (vers 251–356) et le désertAnthony of Egypt (c. 251–356) and the desert
Le premier ermite chrétien célèbre fut Antoine d'Égypte. Vers 270, jeune homme, Antoine entendit la lecture dominicale de Matthieu 19:21 — « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres… Puis viens, et suis-moi. » Il le reçut comme un ordre personnel. Il vendit son héritage, donna le produit aux pauvres et s'enfonça dans le désert d'Égypte, où il vécut pendant les quatre-vingt-cinq années suivantes dans une solitude de plus en plus retirée. Athanase (que nous avons rencontré dans l'Unité 3) écrivit sa biographie — la Vie d'Antoine — qui devint l'un des livres les plus lus de l'Église primitive et poussa des milliers de personnes à suivre l'exemple d'Antoine. Augustin lui-même rapporte dans les Confessions que la Vie d'Antoine fut l'un des livres dont Dieu se servit pour le pousser vers sa propre conversion.The first famous Christian hermit was Anthony of Egypt. Around 270, as a young man, Anthony heard the Sunday reading of Matthew 19:21 — "If you want to be perfect, go, sell what you have and give to the poor… and come, follow Me." He took it as a personal command. He sold his inheritance, gave the proceeds to the poor, and walked into the Egyptian desert, where he lived for the next eighty-five years in increasingly remote solitude. Athanasius (whom we met in Unit 3) wrote his biography — the Life of Anthony — which became one of the most-read books in the early church and inspired thousands to follow Anthony's example. Augustine himself reports in the Confessions that the Life of Anthony was one of the books God used to push him toward his own conversion.
Pacôme (vers 292–348) et le monachisme communautairePachomius (c. 292–348) and communal monasticism
Antoine était un ermite ; l'étape suivante fut la communauté. Pacôme, ancien soldat romain, fonda les premiers monastères cénobitiques (communautaires) vers 320, le long du Nil. Ses monastères avaient des murs, des portes, des horaires, des repas communs, des prières communes et une règle écrite. Des centaines de moines pouvaient vivre ensemble sous un seul abbé. Le monachisme pacômien devint le modèle dominant en Orient et fut porté en Occident par des hommes comme Cassien.Anthony was a hermit; the next step was community. Pachomius, a former Roman soldier, founded the first cenobitic (communal) monasteries around 320 along the Nile. His monasteries had walls, gates, schedules, common meals, common prayers, and a written rule. Hundreds of monks could live together under a single abbot. Pachomian monasticism became the dominant model in the East and was carried west by men like Cassian.
Benoît de Nursie (vers 480–547) et la règle occidentaleBenedict of Nursia (c. 480–547) and the Western rule
La figure qui allait façonner le monachisme occidental pendant les quinze siècles suivants fut Benoît de Nursie. Écœuré par la mondanité de Rome, le jeune Benoît partit dans les collines, vécut en ermite, rassembla des disciples et, vers 529, fonda un monastère sur la montagne du Mont-Cassin, au sud de Rome. Il y écrivit la Règle de saint Benoît, un document bref, équilibré et humain, qui allait devenir le fondement de presque tous les monastères d'Occident pendant les mille ans suivants.The figure who would shape Western monasticism for the next fifteen centuries was Benedict of Nursia. Disgusted with the worldliness of Rome, the young Benedict went into the hills, lived as a hermit, gathered disciples, and around 529 founded a monastery on the mountain of Monte Cassino south of Rome. There he wrote the Rule of Saint Benedict, a short, balanced, humane document that would become the foundation of nearly every Western monastery for the next thousand years.
La règle bénédictine organisait la journée autour du célèbre double commandement ora et labora — prie et travaille. Le moine priait les Psaumes avec ses frères huit fois par jour (les offices divins), travaillait de ses mains à des tâches manuelles pendant plusieurs heures, étudiait l'Écriture et les Pères dans sa cellule, et vivait toute sa vie dans l'obéissance à l'abbé, au sein d'une communauté stable. Benoît appelait le monastère « une école du service du Seigneur ». Le génie de la règle était sa modération. Ce n'était pas l'ascèse épuisante du désert d'Égypte. C'était une vie équilibrée et durable, conçue pour des croyants ordinaires qui voulaient donner toute leur vie à Dieu.The Benedictine rule organized the day around the famous double command ora et labora — pray and work. The monk would pray the Psalms together with his brothers eight times a day (the Divine Offices), work with his hands at manual labor for several hours, study Scripture and the Fathers in his cell, and live under obedience to the abbot in stable community for life. Benedict called the monastery "a school for the Lord's service." The rule's genius was its moderation. It was not the punishing asceticism of the Egyptian desert. It was a balanced, sustainable life designed for ordinary believers who wanted to give their whole lives to God.
Les monastères bénédictins devinrent la colonne vertébrale culturelle de l'Occident chrétien pendant les siècles où l'État romain s'était effondré. Les moines copièrent les livres de l'Antiquité qui, sans eux, auraient été perdus. Ils asséchèrent des marais, défrichèrent des forêts et reconstruisirent des domaines romains en ruine pour en faire des centres agricoles. Ils évangélisèrent l'Europe barbare ; des moines missionnaires comme Augustin de Cantorbéry (en Bretagne), Boniface (en Germanie) et l'Irlandais Colomban (sur le continent européen) portèrent l'Évangile dans des territoires que les légions romaines n'avaient jamais tenus. Pendant cinq cents ans après la chute de Rome, ce qui maintint le plus la civilisation occidentale en vie, ce furent les moines bénédictins faisant exactement ce que la Règle de Benoît leur disait de faire.Benedictine monasteries became the cultural backbone of the Christian West during the centuries when the Roman state had collapsed. Monks copied the books of antiquity that would otherwise have been lost. They drained swamps, cleared forests, and rebuilt ruined Roman estates as agricultural centers. They evangelized barbarian Europe; missionary monks like Augustine of Canterbury (Britain), Boniface (Germany), and the Irish Columbanus (Continental Europe) carried the gospel into territories the Roman legions had never held. For five hundred years after Rome fell, the largest single thing keeping Western civilization alive was Benedictine monks doing exactly what Benedict's Rule told them to do.
VII. La chute de Rome et les royaumes barbaresVII. The Fall of Rome and the Barbarian Kingdoms
L'Empire romain d'Occident est mort par étapes tout au long du cinquième siècle. 410 : les Wisigoths d'Alaric saccagent Rome. 430 : les Vandales assiègent et prennent Hippone pendant qu'Augustin agonise. 451 : Attila le Hun est repoussé à la bataille de Châlons. 455 : les Vandales de Genséric saccagent Rome une seconde fois. 476 : le dernier empereur romain d'Occident, un adolescent affublé du surnom moqueur de Romulus Augustule (« le petit Auguste »), est déposé par le chef germanique Odoacre. L'Empire d'Occident prend fin. L'Empire d'Orient, centré sur Constantinople, continuera encore mille ans sous le nom de Byzance.The Western Roman Empire died in stages across the fifth century. 410: Visigoths under Alaric sack Rome. 430: Vandals besiege and capture Hippo as Augustine lies dying. 451: Attila the Hun is turned back at the Battle of Châlons. 455: Vandals under Genseric sack Rome a second time. 476: The last Western Roman emperor, a teenager bearing the joke-name Romulus Augustulus ("little Augustus"), is deposed by the Germanic chieftain Odoacer. The Western Empire ends. The Eastern Empire, centered on Constantinople, will continue for another thousand years as Byzantium.
La nouvelle carte politique de l'Occident fut dessinée par les royaumes barbares. Les Wisigoths en Espagne. Les Ostrogoths en Italie. Les Francs en Gaule (l'actuelle France). Les Vandales en Afrique du Nord. Les Anglo-Saxons en Bretagne. La plupart de ces peuples avaient déjà été évangélisés au quatrième siècle par des missionnaires ariens (le plus célèbre fut Ulfila, l'apôtre des Goths, qui traduisit la Bible en gotique). Ils étaient donc des chrétiens ariens régnant sur des populations nicéennes — une situation délicate qui produisit deux siècles de frictions avant que la plupart de ces royaumes ne se convertissent finalement au christianisme nicéen. Le tournant décisif survint en 496, lorsque le roi franc Clovis fut baptisé comme chrétien nicéen, donnant à l'Occident son premier grand roi barbare catholique et inaugurant la longue alliance entre la papauté romaine et la monarchie franque qui allait façonner l'Europe médiévale.The new political map of the West was drawn by barbarian kingdoms. Visigoths in Spain. Ostrogoths in Italy. Franks in Gaul (modern France). Vandals in North Africa. Anglo-Saxons in Britain. Most of these peoples had already been evangelized in the fourth century by Arian missionaries (the most famous was Ulfilas, the apostle to the Goths, who translated the Bible into Gothic). They were therefore Arian Christians ruling over Nicene populations — an awkward situation that produced two centuries of friction before most of the kingdoms eventually converted to Nicene Christianity. The decisive turning point came in 496 when the Frankish king Clovis was baptized as a Nicene Christian, providing the West with its first major Catholic barbarian king and beginning the long alliance between the Roman papacy and the Frankish monarchy that would shape medieval Europe.
L'Église a survécu à la chute de l'empire parce qu'elle n'avait jamais été bâtie sur l'empire. La Cité de Dieu d'Augustin avait vu juste. Les structures politiques s'effondrèrent ; les évêques continuèrent de prêcher ; les monastères continuèrent de copier ; les catéchumènes continuèrent d'être baptisés ; la Vulgate continua d'être lue. Vers l'an 500, une Europe chrétienne médiévale reconnaissable commençait à prendre forme sur les décombres de l'Empire d'Occident. L'Unité 5 reprendra cette histoire.The church survived the fall of the empire because she was never built on the empire. Augustine's City of God had been right. The political structures collapsed; the bishops kept preaching; the monasteries kept copying; the catechumens kept being baptized; the Vulgate kept being read. By the year 500 a recognizable medieval Christian Europe was beginning to take shape on the rubble of the Western Empire. Unit 5 will pick up that story.
Pourquoi cela compte pour le ministère aujourd'huiWhy This Matters for Ministry Today
Premièrement, la conversion est l'œuvre de Dieu, non l'exploit du converti. Augustin a passé trente-trois ans à fuir Dieu avant que Dieu ne le rattrape. Monique a passé trente-trois ans à prier pour un fils qu'elle avait toutes les raisons de considérer comme perdu. Pasteur, la conversion dont vous désespérez le plus n'est peut-être qu'à un verset biblique et à une page ouverte de se produire. Priez. Semez. Attendez. Faites confiance. La grâce qui a trouvé Augustin dans un jardin de Milan ne s'est pas épuisée.First, conversion is God's work, not the convert's achievement. Augustine spent thirty-three years running from God before God ran him down. Monica spent thirty-three years praying for a son she had every reason to consider lost. Pastor, the conversion you most despair of may be one Bible verse and one open page from happening. Pray. Plant. Wait. Trust. The grace that found Augustine in a Milan garden is not in short supply.
Deuxièmement, l'Évangile est grâce du début à la fin. Pélage n'est pas une pièce de musée du cinquième siècle. Chaque génération connaît un moment pélagien, où l'Église dérive de la grâce vers l'effort, où les sermons glissent subtilement de « Christ a sauvé des pécheurs » à « les gens bien font plus d'efforts ». Les cinq points d'Augustin — péché originel, servitude de la volonté, grâce prévenante, grâce à chaque étape, prédestination — ne sont pas des nouveautés de la Réforme. Ils sont l'Évangile tel qu'il est prêché depuis Paul, et ils resteront l'Évangile jusqu'au retour du Christ.Second, the gospel is grace from first to last. Pelagius is not a fifth-century museum piece. Every generation produces a Pelagian moment when the church drifts from grace toward effort, when sermons subtly shift from "Christ has saved sinners" to "good people try harder." Augustine's five points — original sin, bondage of the will, prevenient grace, grace at every step, predestination — are not Reformation novelties. They are the gospel as it has been preached since Paul, and they will be the gospel until Christ returns.
Troisièmement, l'Église n'est pas l'empire. Augustin a écrit La Cité de Dieu en regardant sa civilisation prendre fin. Il a averti les chrétiens de son temps de ne pas confondre l'ordre politique romain avec le royaume de Dieu. Cette confusion aurait tué l'Église quand Rome est tombée. Pasteur, n'attachez la confiance de votre Église à aucun parti politique, à aucun cycle électoral, à aucun moment culturel. La Cité de Dieu ne figure pas sur le bulletin de vote de cette année.Third, the church is not the empire. Augustine wrote The City of God while watching his civilization end. He warned the Christians of his day not to confuse the Roman political order with the kingdom of God. That confusion would have killed the church when Rome fell. Pastor, do not bind your church's confidence to any political party, any electoral cycle, or any cultural moment. The City of God is not on this year's ballot.
Quatrièmement, la fidélité cachée n'est pas une fidélité perdue. Le moine qui copiait un manuscrit dans sa cellule ne passait pas à la télévision. La grotte de Bethléhem où Jérôme traduisait ne recevait pas la visite de célébrités. La mère qui priait chaque nuit pour un fils égaré n'était honorée par personne d'autre que Dieu. Et pourtant, cinq cents ans après la chute de l'empire, ces mains cachées avaient bâti une Europe chrétienne. Soyez fidèle dans les petites choses. L'héritage de cinq millions de mots d'Augustin a commencé avec une mère nord-africaine qui ne voulait pas cesser de prier.Fourth, hidden faithfulness is not wasted faithfulness. The monk in his cell copying a manuscript was not on television. The Bethlehem cave where Jerome translated was not visited by celebrities. The mother praying nightly for a wandering son was not honored by anyone but God. And yet five hundred years after the empire fell, those hidden hands had built a Christian Europe. Be faithful in the small thing. The five-million-word legacy of Augustine started with a North African mother who would not stop praying.
Conclusion : un évêque, une mère, un fils égaréClosing: A Bishop, a Mother, a Wandering Son
Augustin mourut le 28 août 430, dans sa résidence épiscopale d'Hippone. Les armées vandales assiégeaient la ville. Les murs allaient tomber quelques mois plus tard et la ville allait brûler. La bibliothèque d'Augustin et ses manuscrits inachevés furent sauvés par le bibliothécaire Possidius, qui les mit en lieu sûr ; c'est pourquoi nous possédons encore la plus grande partie de ce qu'Augustin a écrit. L'évêque lui-même fut enseveli avant la chute de la ville. Il avait passé ses derniers jours à prier les sept psaumes de pénitence, copiés en grandes lettres et fixés aux murs de sa chambre de malade.Augustine died on August 28, 430, in his bishop's residence in Hippo. Vandal armies were besieging the city. The walls would fall a few months later and the city would burn. Augustine's library and his unfinished manuscripts were saved by the librarian Possidius, who carried them to safety; that is why we still have most of what Augustine wrote. The bishop himself was buried before the city fell. His final days had been spent praying the seven penitential psalms, written out in large letters and pinned to the walls of his sickroom.
Trois ans avant sa mort, Augustin avait écrit un petit ouvrage autobiographique intitulé les Rétractations, dans lequel il passait en revue toute sa carrière littéraire et se corrigeait lui-même sur des dizaines de points secondaires. Même à la fin de sa vie, il était un homme soumis à l'autorité de l'Écriture, disposé à être corrigé par elle, disposé à revenir sur ses propres phrases antérieures quand le texte l'exigeait. Le plus grand esprit théologique de l'Église primitive n'a cessé de grandir jusqu'au jour de sa mort.Three years before he died, Augustine had written a small autobiographical work called the Retractations, in which he reviewed his entire literary career and corrected himself on dozens of small points. Even at the end of his life he was a man under the authority of Scripture, willing to be corrected by it, willing to walk back his own earlier sentences when the text demanded. The largest theological mind of the early church kept growing until the day he died.
L'empire qui avait donné à Augustin sa langue latine, sa formation rhétorique, sa charge épiscopale et son cadre culturel est mort autour de lui. La grâce qu'Augustin avait reçue dans un jardin de Milan, la doctrine de la grâce qu'il avait défendue contre Pélage, la Cité de Dieu qu'il avait décrite en quatorze livres — tout cela n'est pas mort. Cela est entré dans le sang du christianisme occidental et y circule depuis. Réussissez cet examen, et nous rencontrerons le christianisme médiéval dans l'Unité 5 — le monde qu'Augustin a aidé à bâtir mais qu'il n'a pas vécu assez longtemps pour voir.The empire that had given Augustine his Latin language, his rhetorical training, his episcopal office, and his cultural framework died around him. The grace Augustine had received in a Milan garden, the doctrine of grace he had defended against Pelagius, the City of God he had described in fourteen books — these did not die. They went into the bloodstream of Western Christianity and have been there ever since. Pass this examination, and we will meet medieval Christianity in Unit 5 — the world Augustine helped build but never lived to see.
Examen de l'unité 4Unit 4 Examination
Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiples. Associé : les choix multiples et les 10 questions à compléter. M.Div. et Th.M. : les choix multiples, les questions à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % dans chaque partie pour réussir. Si vous ne réussissez pas, l'examen impose un court délai avant que vous puissiez réessayer.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.
Choix multiples — 20 questionsMultiple Choice — 20 Questions
Réponse courte — 10 questions Short Answer — 10 Questions
M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.
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