Chapala Theological Seminary · Seminario Teológico de Chapala

Histoire de l'Église — Unité 9 : Le siècle missionnaire et les princes de la chaireChurch History — Unit 9: The Missionary Century and the Pulpit Princes

Dr. Wayne Cook  |  Director: Dr. Ted Rogers

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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.

Unité 9 · 1792–1900 apr. J.-C. · Le quatrième grand siècle de la prédicationUnit 9 · AD 1792–1900 · Fourth Great Century of Preaching

Le siècle missionnaire et les princes de la chaireThe Missionary Century and the Pulpit Princes

« Attendez de grandes choses de Dieu ; entreprenez de grandes choses pour Dieu. »"Expect great things from God; attempt great things for God."
Texte biblique de l'unité : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit… Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. » — Matthieu 28:19–20 (LSG)Unit Scripture: "Go therefore and make disciples of all the nations, baptizing them in the name of the Father and of the Son and of the Holy Spirit… and lo, I am with you always, even to the end of the age." — Matthew 28:19–20 (NKJV)

Orientation : quand l'Évangile a fait le tour du mondeOrientation: When the Gospel Went Around the World

L'Unité 8 s'est achevée en 1750, avec l'Évangile brûlant d'un feu ardent dans les cœurs réveillés de la Grande-Bretagne et des colonies américaines. Les cent cinquante années suivantes allaient porter ce feu autour du monde entier. Le XIXe siècle est, à lui seul, le plus grand siècle d'expansion chrétienne depuis la Pentecôte. En 1800, peut-être 1 % des chrétiens du monde vivaient hors d'Europe et d'Amérique du Nord. En 1900, l'Évangile avait atteint tous les continents, implanté des Églises dans des centaines de langues et suscité des chrétiens autochtones sur tous les rivages. Le siècle même qui envoya les missionnaires produisit aussi la plus extraordinaire génération de prédicateurs depuis le XVIe siècle. Spurgeon, Moody, Finney, Phillips Brooks, Alexander Maclaren, William Booth — les princes de la chaire dont la voix a façonné l'Église moderne.Unit 8 closed in 1750 with the gospel burning hot in awakened hearts across Britain and the American colonies. The next 150 years would carry that fire around the entire world. The nineteenth century is the greatest single century of Christian expansion since Pentecost. By 1800 perhaps 1% of the world's Christians lived outside Europe and North America. By 1900 the gospel had reached every continent, planted churches in hundreds of languages, and produced indigenous Christians on every shore. The same century that sent the missionaries also produced the most extraordinary generation of pulpit preachers since the sixteenth century. Spurgeon, Moody, Finney, Phillips Brooks, Alexander Maclaren, William Booth — the pulpit princes whose voices shaped the modern church.

C'est le quatrième des quatre grands siècles de la prédication chrétienne. Le Ier siècle a inventé la prédication. Le IVe siècle l'a perfectionnée avec Chrysostome et Augustin. Le XVIe siècle l'a retrouvée avec Luther et Calvin. Le XIXe siècle l'a mondialisée. La même presse qui avait imprimé le Nouveau Testament de Tyndale imprimait désormais des Bibles en cinq cents langues. Le même Évangile de la grâce qui avait embrasé Aldersgate embrasait maintenant Calcutta, Le Cap et Séoul. La Grande Commission de Matthieu 28 était obéie à une échelle que l'Église n'avait jamais connue.This is the fourth of the four great centuries of Christian preaching. The first century invented preaching. The fourth century perfected it under Chrysostom and Augustine. The sixteenth century recovered it under Luther and Calvin. The nineteenth century globalized it. The same press that printed Tyndale's New Testament now printed Bibles in five hundred languages. The same gospel of grace that burned at Aldersgate now burned in Calcutta and Cape Town and Seoul. The Great Commission of Matthew 28 was being obeyed at a scale the church had never seen.

L'Unité 9 nous offrira six jalons. William Carey et la fondation du mouvement missionnaire protestant moderne. Les géants de la mission — Judson, Livingstone, Hudson Taylor, Mary Slessor. Andrew Murray et le réveil sud-africain. Les princes de la chaire en Grande-Bretagne et en Amérique. L'Armée du Salut. Et le reste souffrant — les martyrs missionnaires du siècle, qui ont payé le prix que coûte toujours l'avancée missionnaire.Unit 9 will give us six landmarks. William Carey and the founding of the modern Protestant missionary movement. The missionary giants — Judson, Livingstone, Hudson Taylor, Mary Slessor. Andrew Murray and the South African revival. The pulpit princes in Britain and America. The Salvation Army. And the suffering remnant — the missionary martyrs of the century, who paid the price the missionary advance always costs.

« Attendez de grandes choses de Dieu ; entreprenez de grandes choses pour Dieu. » — William Carey, Nottingham, mai 1792"Expect great things from God; attempt great things for God." — William Carey, Nottingham, May 1792

I. William Carey et la fondation des missions modernesI. William Carey and the Founding of Modern Missions

William Carey (1761–1834) était un cordonnier du Northamptonshire, linguiste autodidacte, qui devint le père du mouvement missionnaire protestant moderne. Formé en grande partie par lui-même, Carey pouvait, dès le début de la vingtaine, lire le Nouveau Testament en grec, en latin, en hébreu, en français et en néerlandais — tout en continuant à ressemeler des chaussures. Il était pasteur d'une toute petite assemblée baptiste et lisait tout ce qu'il pouvait trouver sur le monde au-delà de l'Europe. Les cartes accrochées au mur de son atelier de cordonnier montraient des continents qui, croyait-il, attendaient l'Évangile.William Carey (1761–1834) was a Northamptonshire shoemaker and self-taught linguist who became the father of the modern Protestant missionary movement. Largely self-educated, by his early twenties Carey could read the New Testament in Greek, Latin, Hebrew, French, and Dutch — while still cobbling shoes. He pastored a tiny Baptist congregation and read everything he could find about the world beyond Europe. The maps on his cobbler's wall showed continents he believed were waiting for the gospel.

Les baptistes particuliers anglais de l'époque de Carey étaient solides sur la doctrine réformée mais faibles sur l'obligation missionnaire. L'opinion dominante voulait que l'ordre du Christ en Matthieu 28 n'eût été donné qu'aux apôtres, et que la conversion des païens viendrait, si elle devait venir, par une action souveraine et directe de Dieu, sans aucun intermédiaire humain. Lorsque le jeune Carey souleva la question des missions à l'étranger lors d'une réunion de pasteurs, un pasteur plus âgé lui aurait dit : « Asseyez-vous, jeune homme ! Quand il plaira à Dieu de convertir les païens, il le fera sans votre aide ni la mienne. » Carey s'assit. Il ne cessa pas de réfléchir.The English Particular Baptists of Carey's day were strong on Reformed doctrine and weak on missionary obligation. The dominant view was that Christ's command in Matthew 28 had been given only to the apostles and that the conversion of the heathen would come, if at all, by direct sovereign action without human agency. When the young Carey raised the question of foreign missions at a ministers' meeting, an older minister allegedly told him: "Sit down, young man! When God pleases to convert the heathen, He will do it without your aid or mine." Carey sat down. He did not stop thinking.

En 1792, Carey publia son grand opuscule, An Enquiry into the Obligations of Christians to Use Means for the Conversion of the Heathens (Enquête sur l'obligation des chrétiens d'employer des moyens pour la conversion des païens). Il y démolissait l'argument hypercalviniste en montrant, par l'Écriture, par l'histoire et par la géographie de son temps, que la Grande Commission engageait toujours chaque chrétien. En mai 1792, il prêcha à Nottingham, sur Ésaïe 54:2–3, un sermon qui devint le texte fondateur du mouvement missionnaire moderne. Deux phrases de ce sermon résonnent depuis deux siècles : « Attendez de grandes choses de Dieu ; entreprenez de grandes choses pour Dieu. » Quelques mois plus tard fut fondée la Particular Baptist Society for Propagating the Gospel Amongst the Heathen (la Société missionnaire baptiste). En 1793, Carey s'embarqua pour l'Inde.In 1792 Carey published his great pamphlet, An Enquiry into the Obligations of Christians to Use Means for the Conversion of the Heathens. It demolished the hyper-Calvinist argument by showing from Scripture, history, and current geography that the Great Commission still bound every Christian. In May 1792 he preached a sermon at Nottingham on Isaiah 54:2–3 that became the founding text of the modern missionary movement. Two phrases from that sermon have echoed for two centuries: "Expect great things from God; attempt great things for God." Months later, the Particular Baptist Society for Propagating the Gospel Amongst the Heathen (the Baptist Missionary Society) was founded. In 1793 Carey sailed for India.

Carey servit quarante et un ans en Inde sans jamais prendre un seul congé au pays. Il ne revit jamais l'Angleterre. Avec ses collègues Joshua Marshman et William Ward (le célèbre « trio de Serampore »), il traduisit la Bible, entière ou en partie, dans plus de trente langues de l'Inde. Il fonda en 1818 le collège de Serampore, premier établissement chrétien d'enseignement supérieur en Asie, qui forma des responsables indiens et missionnaires. Il lutta pour l'abolition de la sati (le bûcher des veuves) et contribua à persuader le gouvernement colonial britannique de l'interdire en 1829. Il enterra deux épouses et plusieurs enfants en Inde. Il ne fit jamais de convertis en grand nombre ; ce n'était pas sa vocation. Sa vocation était de poser le fondement, et il le posa.Carey served forty-one years in India without a single furlough home. He never saw England again. With his colleagues Joshua Marshman and William Ward (the famous "Serampore Trio") he translated the Bible or portions of it into more than thirty Indian languages. He founded Serampore College in 1818, the first Christian institution of higher learning in Asia, training Indian and missionary leaders. He fought for the abolition of sati (widow-burning) and helped persuade the British colonial government to outlaw it in 1829. He buried two wives and several children in India. He never made converts in great numbers; that was not his calling. His calling was to lay the foundation, and he laid it.

Le prix fut lourd. Son fils Peter mourut de dysenterie à l'âge de cinq ans. Dorothy, la première épouse de Carey, sombra dans la folie sous la chaleur de l'Inde après la mort de plusieurs de leurs enfants, et vécut dans les ténèbres de l'esprit jusqu'à sa propre mort, douze ans plus tard. Carey enterra deux épouses en Inde, Dorothy en 1807 et sa deuxième épouse Charlotte en 1821 ; sa troisième épouse, Grace, lui survécut. Quand on lui demanda, à la fin de sa vie, ce qu'il espérait voir écrit dans sa notice nécrologique, il répondit : « Pauvre ver de terre, misérable et sans force, dans tes bras bienveillants je tombe. » L'homme dont la voix avait lancé un siècle missionnaire ne se voyait que comme un mendiant sauvé par grâce. Le cordonnier était devenu le père des missions modernes.The cost was heavy. His son Peter died at age five from dysentery. Carey's first wife Dorothy went insane in the Indian heat after the deaths of several of their children and lived in mental darkness until her own death twelve years later. Carey buried two wives in India, Dorothy in 1807 and his second wife Charlotte in 1821; his third wife, Grace, outlived him. When asked late in life what he hoped his obituary would say, he answered: "A wretched, poor, and helpless worm, on Thy kind arms I fall." The man whose voice had launched a missionary century saw himself only as a beggar saved by grace. The shoemaker had become the father of modern missions.

II. Les géants de la mission : Judson, Livingstone, Hudson Taylor, Mary SlessorII. The Missionary Giants: Judson, Livingstone, Hudson Taylor, Mary Slessor

L'exemple de Carey suscita une génération de missionnaires qui se déployèrent à travers le monde.Carey's example produced a generation of missionaries who fanned out across the world.

Adoniram Judson (1788–1850), premier missionnaire protestant américain à l'étranger, quitta Boston pour l'Inde en 1812 avec sa jeune épouse Ann. Gagnés aux convictions baptistes pendant la traversée, les Judson furent contraints de quitter l'Inde et s'établirent en Birmanie en 1813. Pendant sept ans, Adoniram prêcha sans un seul converti. Le premier baptême birman eut enfin lieu en 1819. Judson donna à la Birmanie une traduction de la Bible entière en birman (achevée en 1840), qui est restée en usage pendant près de deux siècles. Pendant la guerre anglo-birmane de 1824–1826, Judson fut emprisonné vingt et un mois dans la prison de Let-Ma-Yoon (la « prison de la mort ») à Ava, où il garda le manuscrit de sa traduction du Nouveau Testament caché dans un oreiller. Ann le soigna à travers la clôture de la prison, au prix de sa propre santé, et mourut en 1826, à trente-sept ans. Judson enterra deux épouses et plusieurs enfants en Birmanie. Lorsqu'il mourut en mer en 1850, on comptait plusieurs milliers de chrétiens birmans, et le peuple karen était devenu majoritairement chrétien — un statut qu'il a largement conservé depuis près de deux siècles.Adoniram Judson (1788–1850), the first American Protestant foreign missionary, sailed with his bride Ann from Boston for India in 1812. Converted to Baptist convictions on the voyage, the Judsons were forced to leave India and settled in Burma in 1813. For seven years Adoniram preached without a single convert. The first Burmese baptism finally came in 1819. Judson gave Burma a translation of the entire Bible into Burmese (completed 1840) that has remained in use for nearly two centuries. During the Anglo-Burmese War of 1824–1826 Judson was imprisoned for twenty-one months in the Let-Ma-Yoon (Death Prison) at Ava, where he kept his manuscript translation of the New Testament hidden in a pillow. Ann nursed him at the prison fence at the cost of her own health and died in 1826 at age thirty-seven. Judson buried two wives and several children in Burma. By the time he died at sea in 1850 there were several thousand Burmese Christians, and the Karen people had become majority Christian — a status they have largely retained for nearly two centuries.

David Livingstone (1813–1873) était un missionnaire, explorateur et abolitionniste écossais qui ouvrit l'intérieur de l'Afrique australe et centrale à l'Évangile et à l'attention du monde. Médecin et pasteur congrégationaliste consacré, envoyé en 1841 par la Société missionnaire de Londres, Livingstone prêcha, implanta des Églises, cartographia des réseaux fluviaux et dénonça la traite des esclaves menée par des marchands arabes, toujours active en Afrique centrale. Son ouvrage Missionary Travels and Researches in South Africa (1857) devint l'un des plus grands succès de librairie du siècle. Livingstone disparut en Afrique centrale dans les années 1860 ; le journaliste Henry Morton Stanley fut envoyé à sa recherche en 1871 et le salua par la célèbre phrase : « Docteur Livingstone, je présume ? » Livingstone mourut en mai 1873 dans l'actuelle Zambie, agenouillé en prière au bord de son lit. Ses compagnons africains portèrent son corps sur plus de 1 600 kilomètres jusqu'à la côte, d'où il fut expédié vers l'abbaye de Westminster pour y être inhumé. Son cœur, par décision de ses compagnons, fut enterré en Afrique. L'appel persévérant de Livingstone en faveur de l'Évangile et de la suppression de l'esclavage façonna la politique missionnaire britannique pour le reste du siècle.David Livingstone (1813–1873) was a Scottish missionary, explorer, and abolitionist who opened the interior of southern and central Africa to the gospel and to international attention. A doctor and ordained Congregational minister sent by the London Missionary Society in 1841, Livingstone preached, planted churches, mapped river systems, and exposed the Arab-driven slave trade still operating in central Africa. His Missionary Travels and Researches in South Africa (1857) became one of the best-selling books of the century. Livingstone disappeared into central Africa in the 1860s; the journalist Henry Morton Stanley was sent to find him in 1871 and famously greeted him with "Dr. Livingstone, I presume?" Livingstone died in May 1873 in present-day Zambia, kneeling at his bedside in prayer. His body was carried over a thousand miles to the coast by his African companions and shipped to Westminster Abbey for burial. His heart, by his companions' decision, was buried in Africa. Livingstone's sustained call for both the gospel and the suppression of slavery shaped British missionary policy for the rest of the century.

James Hudson Taylor (1832–1905), fondateur de la China Inland Mission (Mission à l'intérieur de la Chine), ouvrit l'intérieur de la Chine aux missions protestantes alors que la plupart des autres sociétés missionnaires restaient confinées aux ports côtiers ouverts par traité. Jeune médecin anglais converti à seize ans et parti pour la Chine à vingt et un ans, Hudson Taylor adopta le costume chinois, mangea la nourriture chinoise et vécut parmi les Chinois d'une manière qui choqua ses collègues européens. En 1865, il fonda la China Inland Mission sans salaires garantis, sans soutien d'aucune dénomination, et selon un principe de foi : la mission se contenterait de demander à Dieu les ouvriers et les fonds. En cinquante ans, la CIM compta plus de mille missionnaires répartis dans toutes les provinces chinoises. La vie de prière de Hudson Taylor était célèbre. Sa phrase la plus citée : « L'œuvre de Dieu, faite à la manière de Dieu, ne manquera jamais des ressources de Dieu. »James Hudson Taylor (1832–1905), founder of the China Inland Mission, opened the interior of China to Protestant missions when most other agencies were confined to the coastal treaty ports. A young English doctor converted at sixteen and sailed to China at twenty-one, Hudson Taylor adopted Chinese dress, ate Chinese food, and lived among Chinese people in a way that shocked his European colleagues. In 1865 he founded the China Inland Mission with no guaranteed salaries, no denominational backing, and a faith principle that the mission would simply ask God for the workers and the funds. Within fifty years the CIM had over a thousand missionaries spread across every Chinese province. Hudson Taylor's prayer life was famous. His most quoted sentence: "God's work, done in God's way, will never lack God's supply."

Mary Slessor (1848–1915), ouvrière d'une filature écossaise devenue missionnaire au Calabar, transforma la région d'Okoyong, dans le sud-est du Nigeria. Travaillant seule parmi des peuples jugés trop dangereux pour les missionnaires, Slessor fit cesser les guerres tribales, mit fin à la pratique consistant à tuer les jumeaux nouveau-nés (considérés comme maudits), ouvrit des écoles, et fut finalement nommée vice-consul par le gouvernement colonial britannique pour régler les différends. Les chefs l'appelaient Eka Kpukpro Owo — « la mère de tous les peuples ». Elle refusa les meubles européens et vécut dans une case en terre. Elle mourut au Nigeria en 1915, toujours au service de ces peuples qui avaient autrefois pensé qu'une femme blanche ne pourrait pas survivre dans leurs forêts. La Mary Slessor dont le visage figura sur le billet écossais de dix livres était devenue une fille de l'Afrique de l'Ouest.Mary Slessor (1848–1915), a Scottish mill girl turned Calabar missionary, transformed the Okoyong region of southeastern Nigeria. Working alone among peoples that had been considered too dangerous for missionaries, Slessor stopped tribal warfare, ended the practice of killing twin babies (regarded as cursed), opened schools, and was eventually appointed by the British colonial government as a vice-consul to settle disputes. Tribal chiefs called her Eka Kpukpro Owo — "the mother of all the peoples." She refused European furniture and lived in a mud hut. She died in Nigeria in 1915 still serving the people who had once thought white women could not survive in their forests. The Mary Slessor whose face appeared on the Scottish ten-pound note had become one of West Africa's own.

III. Andrew Murray et le réveil sud-africainIII. Andrew Murray and the South African Revival

Le siècle missionnaire vit aussi de nouvelles effusions de réveil dans des territoires où l'Église était déjà implantée mais s'était refroidie. Le pasteur de réveil le plus influent du siècle dans l'hémisphère Sud fut Andrew Murray (1828–1917), pasteur de l'Église réformée hollandaise en Afrique du Sud, dont les livres sur la vie chrétienne approfondie ont façonné la piété évangélique depuis un siècle et demi.The missionary century also produced fresh outpourings of revival in territories where the church had already been planted but had grown cold. The most influential pastor-revivalist of the century in the southern hemisphere was Andrew Murray (1828–1917), a Dutch Reformed minister in South Africa whose books on the deeper Christian life have shaped evangelical devotion for the past century and a half.

Murray naquit dans la colonie du Cap d'un père missionnaire écossais et d'une mère réformée hollandaise ; il fit ses études en Écosse et aux Pays-Bas et fut consacré à vingt et un ans. En 1860, alors que Murray était pasteur à Worcester, au Cap, un réveil extraordinaire éclata dans son assemblée. L'étincelle jaillit lors d'une réunion de prière de jeunes dans son église, un dimanche soir d'avril 1860. Un jeune Africain nommé Wuster se leva et demanda la permission de prier. On la lui accorda, et tandis qu'il priait en afrikaans d'une voix tremblante, un bruit passa sur l'assemblée — ce que les témoins décrivirent comme un vent impétueux — et toute la salle se mit à prier en même temps, avec larmes, confessions et cris vers Dieu. Murray lui-même, attiré hors de son bureau par le bruit, tenta d'abord de rétablir l'ordre ; il éleva la voix et lança : « Mense, wees stil! » — « Silence, vous tous ! » Le grondement continua. Murray finit par dire simplement : « Dieu est un Dieu d'ordre ; ceci ne peut venir de lui », et quitta la salle. En quelques heures, il arriva à une autre conclusion. Le réveil se propagea de Worcester à une assemblée après l'autre, à travers toute la colonie du Cap.Murray was born in the Cape Colony to a Scottish missionary father and a Dutch Reformed mother, educated in Scotland and the Netherlands, and ordained at twenty-one. In 1860, while Murray was pastoring at Worcester in the Cape, an extraordinary revival broke out in his congregation. The trigger came at a youth prayer meeting in his church on a Sunday evening in April 1860. A young African man named Wuster rose and asked permission to pray. Permission was granted, and as he prayed in trembling Afrikaans, a sound came over the gathering — what observers described as a rushing wind — and the entire room broke out in prayer at once, weeping, confession, and crying out to God. Murray himself, called over from his study by the noise, tried at first to restore order; he raised his voice and called out, "Mense, wees stil!" — "People, be quiet!" The roar continued. Murray finally said simply, "God is a God of order; this cannot be of Him," and left the room. Within hours he came to a different conclusion. The revival spread from Worcester to congregation after congregation across the Cape Colony.

Le réveil de Worcester de 1860 produisit des milliers de conversions, approfondit la vie de prière de l'Église réformée hollandaise et suscita toute une génération de pasteurs et de missionnaires issus du Cap. Il fit aussi d'Andrew Murray lui-même un apôtre de la vie chrétienne approfondie. Au cours de son long ministère, il écrivit quelque 240 livres et brochures, parmi lesquels Demeurez en Christ, L'Esprit de Christ, La Vie de prière et L'Humilité, qui n'ont jamais cessé d'être réédités et que les chrétiens du monde entier lisent depuis lors. L'écriture de Murray est patiente, biblique, imprégnée de l'appel simple à vivre en Christ instant après instant. Son influence conjuguée de pasteur de réveil, d'avocat de la mission et d'auteur de dévotion fit de lui l'un des hommes les plus discrètement influents du siècle missionnaire.The Worcester Revival of 1860 produced thousands of conversions, deepened the prayer life of the Dutch Reformed Church, and launched a generation of pastors and missionaries from the Cape. It also turned Andrew Murray himself into an apostle of the deeper Christian life. Over his long ministry he wrote some 240 books and tracts, including Abide in Christ, The Spirit of Christ, The Prayer Life, and Humility, which have remained in print continuously and have been read by Christians around the world ever since. Murray's writing is patient, biblical, and saturated with the simple call to live in Christ moment by moment. His combined influence as revival pastor, missionary advocate, and devotional writer made him one of the most quietly influential men of the missionary century.

La leçon de Worcester est celle de chaque réveil que l'Église a connu : Dieu agit quand son peuple prie, souvent d'une manière qui ressemble d'abord à du désordre, et souvent par une voix inattendue — un jeune laïc africain en 1860, un mineur gallois en 1904, un ancien d'Église coréen en 1907. Pasteur, ne méprisez pas la réunion de prière. Le prochain grand mouvement de Dieu pourrait venir d'un jeune que vous n'avez pas encore remarqué.The lesson of Worcester is the lesson of every revival the church has known: God moves when His people pray, often in ways that look at first like disorder, and often through the unexpected voice — a young African layman in 1860, a Welsh coal miner in 1904, a Korean church elder in 1907. Pastor, do not despise the prayer meeting. The next great move of God may come through a young person you have not yet noticed.

IV. Les princes de la chaire : Spurgeon, Moody, Phillips Brooks, MaclarenIV. The Pulpit Princes: Spurgeon, Moody, Phillips Brooks, Maclaren

Si le IVe siècle a donné à l'Église quatre prédicateurs à retenir — Chrysostome, Ambroise, les Cappadociens, Augustin — et si le XVIe nous a donné quatre figures parallèles — Luther, Zwingli, Calvin, Knox —, le XIXe siècle nous donne quatre princes de la chaire dont la voix a façonné un protestantisme anglophone devenu mondial : Spurgeon, Moody, Phillips Brooks et Alexander Maclaren. Ajoutez Charles Finney pour la tradition revivaliste américaine et William Booth pour les pauvres des villes, et vous avez les six plus grandes voix de prédication du siècle missionnaire.If the fourth century gave the church four preachers to remember — Chrysostom, Ambrose, the Cappadocians, Augustine — and the sixteenth gave us four parallel figures — Luther, Zwingli, Calvin, Knox — the nineteenth century gives us four pulpit princes whose voices shaped a global English-speaking Protestantism: Spurgeon, Moody, Phillips Brooks, and Alexander Maclaren. Add Charles Finney for the American revivalist tradition and William Booth for the urban poor, and you have the six greatest preaching voices of the missionary century.

Charles Haddon Spurgeon (1834–1892) est le prince des prédicateurs. Converti à quinze ans dans une chapelle méthodiste enneigée, où un prédicateur laïc remplaçant l'orienta vers Ésaïe 45:22, Spurgeon prêchait à des milliers de personnes dès seize ans et devint pasteur de la chapelle de New Park Street, à Londres, à dix-neuf ans. L'assemblée grandit si vite qu'on construisit en 1861 le Tabernacle métropolitain (Metropolitan Tabernacle), qui pouvait accueillir six mille personnes. Spurgeon y prêcha trente-huit ans, semaine après semaine, devant des foules qui restaient debout faute de places, souvent deux fois le dimanche, souvent sans amplification, d'une voix qui portait distinctement jusqu'au fond de la galerie. Ses sermons étaient pris en sténographie et imprimés chaque semaine ; la collection du Metropolitan Tabernacle Pulpit compte soixante-trois volumes et constitue le plus vaste ensemble de sermons d'un seul auteur chrétien dans toute l'histoire de l'Église. Son Collège pastoral forma près de neuf cents ministres de son vivant. Dans les années 1880, il mena la controverse du « Down-Grade » contre le libéralisme montant au sein de l'Union baptiste, payant de sa position dans sa dénomination sa fidélité à la vérité de l'Écriture. Il mourut à cinquante-sept ans, épuisé, après avoir prêché environ 3 500 sermons. La prédication de Spurgeon était tout à la fois réformée, expositive, saturée du Christ et pastorale. Il prêchait le Christ dans chaque texte, parfois par le chemin le plus inattendu. « De chaque texte de la Bible part une route qui mène au Christ ; et, mon cher frère, votre affaire, quand vous arrivez à un texte, c'est de vous demander : Maintenant, quelle est la route qui mène au Christ ? Je n'ai encore jamais trouvé de texte qui ne contienne une route vers le Christ. »Charles Haddon Spurgeon (1834–1892) is the prince of preachers. Converted at fifteen in a snowy Methodist chapel where a substitute lay preacher pointed him to Isaiah 45:22, Spurgeon was preaching to thousands by sixteen and pastoring London's New Park Street Chapel by nineteen. The congregation grew so fast that they built the Metropolitan Tabernacle in 1861 to seat six thousand. Spurgeon preached there for thirty-eight years to standing-room crowds week after week, often twice on Sundays, often without amplification, with a voice that carried clear to the back gallery. His sermons were taken down by stenographers and printed weekly; the collected Metropolitan Tabernacle Pulpit runs to sixty-three volumes and is the largest body of sermons by any single Christian author in church history. His Pastors' College trained nearly nine hundred ministers in his lifetime. He fought the Down-Grade Controversy in the 1880s against the rising liberalism in the Baptist Union, paying the price of his denominational standing for the truth of Scripture. He died at fifty-seven, exhausted, having preached an estimated 3,500 sermons. Spurgeon's preaching was Reformed, expository, Christ-saturated, and pastoral all at once. He preached Christ in every text, sometimes by the most surprising route. "From every text in the Bible there is a road that leads to Christ; and my dear brother, your business when you get to a text, is to say, Now, what is the road to Christ? I have never yet found a text that had not got a road to Christ in it."

Dwight Lyman Moody (1837–1899) fut le pendant américain de Spurgeon : un ancien vendeur de chaussures du Massachusetts, sans formation théologique officielle, qui prêcha peut-être à cent millions de personnes au cours de sa vie. Converti en 1855 dans un magasin de chaussures de Boston par son moniteur d'école du dimanche, Edward Kimball, Moody s'installa à Chicago et y fonda pour les enfants des rues une école du dimanche qui devint l'un des ministères les plus influents du siècle. Après que le grand incendie de Chicago de 1871 eut détruit son église, Moody et son partenaire musical Ira Sankey entreprirent les grandes tournées d'évangélisation en Grande-Bretagne (1873–1875) et aux États-Unis, qui amenèrent des dizaines de milliers de conversions. Moody était simple, direct et chaleureux. Il ne chercha jamais à être un prédicateur raffiné. Ses phrases étaient courtes, ses histoires familières, son public cible les masses ouvrières des nouvelles villes industrielles. Il fonda les écoles de Northfield dans le Massachusetts et ce qui allait devenir le Moody Bible Institute à Chicago en 1886, tous deux encore en activité. Moody ne porta jamais le titre de révérend ; il resta laïc jusqu'au bout.Dwight Lyman Moody (1837–1899) was Spurgeon's American counterpart, a former shoe salesman from Massachusetts who had no formal theological education and who preached to perhaps a hundred million people in his lifetime. Converted in a Boston shoe store in 1855 by his Sunday school teacher Edward Kimball, Moody moved to Chicago and built a Sunday school for street children that grew into one of the most influential ministries of the century. After the Chicago Fire of 1871 destroyed his church, Moody and his musical partner Ira Sankey began the great evangelistic tours of Britain (1873–1875) and the United States that brought tens of thousands of conversions. Moody was plain, direct, and warm. He never tried to be a polished preacher. His sentences were short, his stories homely, his target the working-class masses of the new industrial cities. He founded the Northfield Schools in Massachusetts and what would become the Moody Bible Institute in Chicago in 1886, both still operating. Moody never wore the title of Reverend; he stayed a layman to the end.

Phillips Brooks (1835–1893), recteur épiscopalien de Trinity Church à Boston, puis (brièvement) évêque du Massachusetts, fut le prédicateur épiscopalien américain le plus influent de son siècle. Ses Lectures on Preaching (Conférences sur la prédication), données à la faculté de théologie de Yale en 1877, contiennent sa célèbre définition de la prédication en une seule phrase, citée depuis par tous les manuels d'homilétique : « La prédication est la communication de la vérité divine à travers la personnalité humaine. » Les deux moitiés comptent. La vérité divine, et non l'opinion humaine. Communiquée à travers la personnalité humaine, et non débitée d'une voix de chaire artificielle. La prédication de Brooks était chaleureuse, élevée, pastorale et intellectuellement sérieuse. Il écrivit aussi l'un des cantiques de Noël les plus aimés de langue anglaise : « O Little Town of Bethlehem » (Ô petite ville de Bethléhem), composé en 1868 après un voyage en Terre sainte. Brooks mourut à cinquante-sept ans des complications d'une diphtérie ; les garçons venus à ses funérailles à Boston pleuraient dans les rues. L'homme qui avait défini la prédication l'avait aussi incarnée.Phillips Brooks (1835–1893), Episcopal rector at Trinity Church in Boston and later (briefly) bishop of Massachusetts, was the most influential American Episcopal preacher of his century. Brooks's Lectures on Preaching, given at Yale Divinity School in 1877, contains his famous one-sentence definition of preaching that has been quoted by every preaching textbook since: "Preaching is the communication of divine truth through human personality." Both halves matter. Divine truth, not human opinion. Communicated through human personality, not delivered in some artificial pulpit voice. Brooks's preaching was warm, elevated, pastoral, and intellectually serious. He also wrote one of the best-loved Christmas hymns in the English language: "O Little Town of Bethlehem," composed in 1868 after a visit to the Holy Land. Brooks died at fifty-seven of complications from diphtheria; the boys who attended his funeral in Boston wept in the streets. The man who had defined preaching had also embodied it.

Alexander Maclaren (1826–1910), pasteur baptiste d'origine écossaise de l'Union Chapel de Manchester pendant quarante-cinq ans, fut le prédicateur expositif le plus respecté de la fin de l'époque victorienne. Ses Expositions of Holy Scripture, en dix-sept volumes, couvrent presque toute la Bible et sont toujours éditées comme ouvrage de référence pour le pasteur en exercice. Maclaren prêchait trois sermons par semaine, chaque semaine, pendant près d'un demi-siècle, parcourant l'Écriture livre par livre selon le modèle de la Réforme. On l'appelait « le prince des expositeurs », un titre que la plupart des prédicateurs n'auraient pas accepté du vivant de Spurgeon. Son génie était le déploiement patient et exact du sens du texte, uni à une application pastorale chaleureuse. Le pasteur d'aujourd'hui qui étudie Maclaren étudie la prédication expositive livre par livre la plus disciplinée de l'époque moderne.Alexander Maclaren (1826–1910), Scottish-born Baptist pastor of Union Chapel in Manchester for forty-five years, was the most respected expository preacher of the late Victorian era. His Expositions of Holy Scripture, in seventeen volumes, covers nearly the entire Bible and remains in print as a working pastor's reference. Maclaren preached three sermons a week, every week, for nearly half a century, working through Scripture book by book in the Reformation pattern. He was called "the prince of expositors," a title most preachers would not have accepted while Spurgeon was still alive. His genius was the patient, exact unfolding of the meaning of the text combined with warm pastoral application. The pastor today who studies Maclaren is studying the most disciplined book-by-book expository preaching of the modern era.

Deux autres voix : Finney et BoothTwo more voices: Finney and Booth

Charles Grandison Finney (1792–1875), ancien avocat devenu revivaliste, conduisit le Second Grand Réveil dans le « burned-over district » (la « région consumée ») du nord de l'État de New York, dans les années 1820 et 1830. Finney introduisit les « nouvelles mesures » controversées — le banc des âmes inquiètes, les réunions prolongées, la prière des femmes dans les assemblées mixtes, les appels immédiats à la décision — qui ont façonné le revivalisme américain depuis lors. Sa théologie était résolument arminienne et ses méthodes agressivement pragmatiques ; les conservateurs critiquaient l'une et les autres. Son fruit était indéniable : des dizaines de milliers de conversions, des réformes durables dans l'éducation et la cause abolitionniste, et la fondation de l'Oberlin College.Charles Grandison Finney (1792–1875), former lawyer turned revivalist, led the Second Great Awakening in the burned-over district of upstate New York in the 1820s and 1830s. Finney introduced the controversial "new measures" — the anxious bench, protracted meetings, female prayer in mixed gatherings, immediate appeals for decision — that have shaped American revivalism ever since. His theology was sharply Arminian and his methods aggressively pragmatic; conservatives criticized both. His fruit was undeniable: tens of thousands of conversions, lasting reforms in education and abolitionism, and the founding of Oberlin College.

William Booth (1829–1912), fondateur de l'Armée du Salut, porta l'Évangile aux pauvres des villes victoriennes que les Églises établies avaient largement abandonnés. Booth et son épouse Catherine Booth commencèrent leur ministère dans les taudis de l'East End de Londres en 1865. En 1878, ils avaient organisé leurs ouvriers sur le modèle militaire et appelé leur mouvement l'Armée du Salut — uniformes, grades, fanfares, soupes populaires, femmes prédicatrices, et la Croix au centre. L'Évangile de Booth était la conversion évangélique pure et simple, unie à la miséricorde concrète : « Soupe, savon et salut. » En 1900, l'Armée du Salut était à l'œuvre dans des dizaines de pays, sur tous les continents habités, et était devenue la présence chrétienne la plus visible dans bon nombre des pires bidonvilles du monde. Elle l'est encore.William Booth (1829–1912), founder of the Salvation Army, took the gospel to the Victorian urban poor whom the established churches had largely abandoned. Booth and his wife Catherine Booth began their ministry in the slums of London's East End in 1865. By 1878 they had organized their workers along military lines and called their movement the Salvation Army — uniforms, ranks, brass bands, soup kitchens, women preachers, and the Cross at the center. Booth's gospel was straight evangelical conversion combined with practical mercy: "Soup, soap, and salvation." By 1900 the Salvation Army was operating in dozens of countries on every inhabited continent and had become the most visible Christian presence in many of the world's worst slums. It still is.

Pourquoi ce siècle est le quatrième grand siècleWhy these are the fourth great century

Cinq marques rendent le renouveau de la prédication au XIXe siècle parallèle à celui du IVe et du XVIe siècle. Premièrement, les langues originales : chacun de ces princes travaillait à partir du texte hébreu et grec. Deuxièmement, la langue vernaculaire : non pas le latin, mais l'anglais, le français, l'allemand, l'afrikaans, le tamoul — chaque prédicateur dans la langue du peuple. Troisièmement, une prédication expositive, souvent à travers des livres entiers : Maclaren de la façon la plus rigoureuse, Spurgeon de façon thématique et saturée du Christ. Quatrièmement, l'Évangile de la grâce : chacun d'eux prêchait le Christ crucifié pour les pécheurs et reçu par la foi seule. Cinquièmement, au prix de la vie s'il le fallait : moins souvent dans les chaires britanniques et américaines, mais constamment sur les champs de mission où allaient les convertis de ces mêmes prédicateurs. La voix de la chaire britannique et la voix du missionnaire souffrant étaient une seule voix, en deux lieux.Five marks made the recovery of preaching in the nineteenth century parallel to the marks of the fourth and sixteenth. First, the original languages: every one of these princes worked from Hebrew and Greek text. Second, the vernacular: not Latin but English, French, German, Afrikaans, Tamil — every preacher in the language of the people. Third, expository, often through whole books: Maclaren most rigorously, Spurgeon thematically Christ-saturated. Fourth, the gospel of grace: every one of them preached Christ crucified for sinners and received by faith alone. Fifth, at the cost of life if necessary: not as often in the British and American pulpits, but constantly on the missionary fields where these same preachers' converts went. The voice of the British pulpit and the voice of the suffering missionary were one voice, in two locations.

V. Le reste souffrant : les martyrs missionnairesV. The Suffering Remnant: The Missionary Martyrs

Le siècle missionnaire fut aussi un siècle de martyrs. L'avancée de l'Évangile dans des territoires païens, hindous, musulmans, animistes et confucéo-bouddhistes produisit plus de martyrs chrétiens qu'aucun siècle depuis le IIIe. Le prix de chaque grand champ de mission nouveau fut payé d'abord par les missionnaires qui partirent et par les convertis autochtones qui les suivirent.The missionary century was also a martyr century. The advance of the gospel into pagan, Hindu, Muslim, animist, and Confucian-Buddhist territories produced more Christian martyrs than any century since the third. The price of every great new mission field was paid first by the missionaries who went and the indigenous converts who followed.

John Williams d'Erromanga (1839)John Williams of Erromanga (1839)

La Société missionnaire de Londres envoya John Williams dans le Pacifique Sud en 1817. Pendant vingt-deux ans, il navigua parmi les îles de Polynésie, implantant des Églises à Tahiti, aux Samoa, à Rarotonga et dans une douzaine d'îles plus petites, et traduisant l'Écriture dans les langues locales. Le 20 novembre 1839, Williams et un jeune collègue, James Harris, débarquèrent sur Erromanga, île des Nouvelles-Hébrides, dans l'espoir d'y commencer une œuvre missionnaire. Quelques minutes après avoir mis pied à terre, ils furent attaqués et tués par des insulaires qui venaient de subir les raids de marchands européens de bois de santal et qui ne pouvaient distinguer les missionnaires des pillards. Leurs corps furent mangés. La nouvelle bouleversa la Grande-Bretagne. Mais Erromanga ne resta pas fermée. En trois décennies, une mission presbytérienne conduite par John Geddie et ses successeurs implanta des Églises à travers les Nouvelles-Hébrides ; l'épitaphe de Geddie dit : « Quand il débarqua, en 1848, il n'y avait ici aucun chrétien ; quand il partit, en 1872, il n'y avait plus aucun païen. »The London Missionary Society sent John Williams to the South Pacific in 1817. For twenty-two years he sailed the islands of Polynesia, planting churches in Tahiti, Samoa, Rarotonga, and a dozen smaller islands, and translating Scripture into local languages. On November 20, 1839, Williams and a young colleague, James Harris, landed on the New Hebrides island of Erromanga hoping to begin missionary work there. Within minutes of stepping ashore they were attacked and killed by islanders who had been recently raided by European sandalwood traders and who could not distinguish missionaries from raiders. Their bodies were eaten. The news shocked Britain. But Erromanga did not stay closed. Within three decades a Presbyterian mission led by John Geddie and his successors had planted churches across the New Hebrides; Geddie's epitaph reads: "When he landed, in 1848, there were no Christians here; when he left, in 1872, there were no heathens."

Les martyrs de l'Ouganda (1885–1887)The Uganda Martyrs (1885–1887)

La Church Missionary Society anglicane arriva en Ouganda en 1877. En quelques années, un réveil remarquable gagna la cour du jeune roi du Buganda. Lorsque le trône passa en 1884 au nouveau roi Mwanga II, qui craignait et détestait l'influence chrétienne, la persécution commença. Les jeunes hommes de la cour royale, des pages, souvent adolescents, qui avaient été convertis par les missionnaires catholiques et anglicans, refusèrent de se prêter aux pratiques homosexuelles de la cour. Le 3 juin 1886, Mwanga ordonna leur exécution. Vingt-six pages, catholiques et anglicans, furent brûlés vifs ensemble à Namugongo, près de la capitale. Ils marchèrent vers le bûcher en chantant. L'aîné, Charles Lwanga, fut brûlé lentement, à partir des pieds ; à travers la douleur, il répétait : « Mon Dieu, mon Dieu ! » Le plus jeune avait treize ans. Moins de trois ans après ces mises à mort, l'Église d'Ouganda croissait si vite que des observateurs y virent l'une des expansions chrétiennes les plus rapides depuis la Pentecôte. Aujourd'hui, l'Ouganda est le pays le plus chrétien d'Afrique continentale. Les martyrs de l'Ouganda sont commémorés chaque 3 juin par les catholiques comme par les anglicans, et Namugongo est l'un des grands lieux de pèlerinage du christianisme africain.The Anglican Church Missionary Society arrived in Uganda in 1877. Within a few years a remarkable revival was sweeping the court of the young king of Buganda. When the throne passed in 1884 to the new king Mwanga II, who feared and resented the Christian influence, the persecution began. The young men of the royal court, pages, often teenagers, who had been converted under Catholic and Anglican missionaries, refused to participate in the court's homosexual practices. On June 3, 1886, Mwanga ordered them executed. Twenty-six pages, both Catholic and Anglican, were burned alive together at Namugongo outside the capital. They walked to the fire singing. The eldest, Charles Lwanga, was burned slowly from the feet up; he repeated through the pain, "My God, my God!" The youngest was thirteen. Within three years of the killings, the church in Uganda was growing so fast that observers called it one of the most rapid Christian expansions since Pentecost. Today Uganda is the most Christian country in mainland Africa. The Uganda Martyrs are commemorated every June 3 by Catholics and Anglicans alike, and Namugongo is one of the great pilgrimage sites of African Christianity.

La révolte des Boxers (1900)The Boxer Rebellion (1900)

En 1900, la mission de Hudson Taylor et d'autres missions avaient amené des dizaines de milliers de Chinois à la foi. Le ressentiment envers l'influence étrangère en Chine — politique, économique et missionnaire — finit par exploser en 1900 dans la révolte des Boxers, un mouvement chinois millénariste qui visait à la fois les étrangers et les chrétiens chinois. Dans tout le nord de la Chine, les Boxers déferlèrent sur les villages, massacrant missionnaires et convertis. Environ 30 000 chrétiens chinois furent tués au cours de la seule année 1900, selon certaines estimations — la plus grande perte de vies chrétiennes chinoises en une seule année dans l'histoire du pays jusque-là. Parmi les missionnaires étrangers tués figuraient 189 protestants et de nombreux catholiques, dont des dizaines de femmes et d'enfants. La China Inland Mission de Hudson Taylor perdit à elle seule 58 missionnaires et 21 enfants de missionnaires. La réponse de la CIM donna le ton pour une génération : elle n'accepta aucune indemnité du gouvernement chinois pour ses pertes, déclarant que le témoignage de la souffrance appartenait au Christ. Moins de trente ans après la révolte des Boxers, le christianisme chinois croissait plus vite que jamais. Les massacres des Boxers n'ont pas détruit l'Église chinoise. Ils l'ont arrosée.By 1900 the Hudson Taylor and other missions had brought tens of thousands of Chinese to faith. Resentment of foreign influence in China — political, economic, and missionary — finally exploded in 1900 in the Boxer Rebellion, a millenarian Chinese movement that targeted both foreigners and Chinese Christians. Across northern China, Boxers swept through villages massacring missionaries and converts. About 30,000 Chinese Christians were killed in 1900 alone, by some counts — the largest single-year loss of Chinese Christian life in the country's history up to that point. Among the foreign missionaries killed were 189 Protestants and many Catholics, including dozens of women and children. Hudson Taylor's China Inland Mission alone lost 58 missionaries and 21 missionary children. The CIM's response set the tone for a generation: it accepted no compensation from the Chinese government for its losses, declaring that the witness of suffering belonged to Christ. Within thirty years of the Boxer Rebellion, Chinese Christianity was growing faster than ever before. The Boxer killings did not destroy the Chinese church. They watered it.

Le fils de Carey, les enfants Judson et le prix du départCarey's son, the Judson children, and the cost of going

Le prix personnel fut porté par chaque famille missionnaire. Peter, le fils de William Carey, mourut de dysenterie en Inde à cinq ans. Les Judson enterrèrent plusieurs enfants en Birmanie. Maria, la première épouse de Hudson Taylor, mourut à trente-trois ans ; il enterra quatre de ses huit enfants avant qu'ils n'atteignent l'âge adulte. John Paton, missionnaire aux Nouvelles-Hébrides après Williams, enterra sa première épouse et son fils nouveau-né quelques mois après leur arrivée sur l'île de Tanna, en 1859. Il creusa lui-même leurs tombes avec les planches de leur caisse d'emballage ; les insulaires regardaient depuis les arbres, s'attendant à ce que Paton abandonne et s'en aille. Il resta. Les tombes d'épouses et d'enfants de missionnaires parsemaient tous les champs de mission du XIXe siècle. Le prix du départ de l'Évangile vers les nations fut payé d'abord dans les cimetières des missionnaires eux-mêmes.The personal cost was carried by every missionary family. William Carey's son Peter died at five of dysentery in India. The Judsons buried multiple children in Burma. Hudson Taylor's first wife Maria died at thirty-three; he buried four of his eight children before they reached adulthood. John Paton, missionary to the New Hebrides after Williams, buried his first wife and infant son within a few months of their arrival on the island of Tanna in 1859. He dug their graves himself with the boards of their packing crate; the natives stood watching from the trees, expecting Paton to give up and leave. He stayed. The graves of missionary wives and missionary children dotted every mission field of the nineteenth century. The price of the gospel's going to the nations was paid first in the cemeteries of the missionaries themselves.

La leçon des martyrs missionnaires est la même que celle de chaque époque du reste souffrant. La promesse de Matthieu 16:18 est tenue, mais elle est tenue par des gens prêts à mourir. « Puis il dit à tous : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix, et qu'il me suive » (Luc 9:23). Le siècle missionnaire a porté sa croix chaque jour, autour du monde, et a arrosé chaque continent du sang des martyrs. La moisson du XXe siècle — que nous rencontrerons dans l'Unité 10 — allait être récoltée sur ce qu'ils avaient semé.The lesson of the missionary martyrs is the same as the lesson of every era of the suffering remnant. The Promise of Matthew 16:18 is being kept, but it is being kept by people willing to die. "Then He said to them all, 'If anyone desires to come after Me, let him deny himself, and take up his cross daily, and follow Me'" (Luke 9:23). The missionary century took the cross daily, around the world, and watered every continent with martyrs' blood. The harvest of the twentieth century — which we will meet in Unit 10 — would be reaped on what they had sown.

« Ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu'ils en sont dignes. » — Apocalypse 3:4"They shall walk with Me in white, for they are worthy." — Revelation 3:4

VI. Pourquoi cela compte pour le ministère aujourd'huiVI. Why This Matters for Ministry Today

Premièrement, la Grande Commission nous engage toujours. L'hypercalviniste qui dit à Carey de s'asseoir avait tort, et l'Église a payé cette erreur de deux siècles d'inaction missionnaire avant que Carey ne la corrige. Pasteur, votre Église n'a pas fini de s'acquitter de ses obligations envers la Grande Commission. Envoyez. Priez pour ceux qui partent. Formez des ouvriers interculturels. Adoptez un groupe ethnique. N'attendez pas que quelqu'un d'autre obéisse à ce que le Christ nous a tous commandé.First, the Great Commission is still binding. The hyper-Calvinist who told Carey to sit down was wrong, and the church paid for that error in two centuries of missionary inaction before Carey corrected it. Pastor, your church has not finished her Great Commission obligations. Send. Pray for goers. Train cross-cultural workers. Adopt a people group. Do not wait for someone else to obey what Christ commanded all of us.

Deuxièmement, attendez de grandes choses de Dieu ; entreprenez de grandes choses pour Dieu. Les deux phrases de Carey restent la devise de travail de la pensée missionnaire biblique. Les deux moitiés comptent. Attendez de grandes choses — l'œuvre dépend de la puissance de Dieu, non de la vôtre. Entreprenez de grandes choses — l'œuvre exige votre obéissance, non votre statut de spectateur. Ne laissez pas de petites attentes ni de petites entreprises vider votre Église de la puissance de la Grande Commission.Second, expect great things from God; attempt great things for God. Carey's two phrases are still the operating motto of biblical missionary thinking. Both halves matter. Expect great things — the work depends on God's power, not yours. Attempt great things — the work requires your obedience, not your spectator status. Do not let small expectations or small attempts drain the power of the Great Commission out of your church.

Troisièmement, la prédication est la communication de la vérité divine à travers la personnalité humaine. La définition de Phillips Brooks reste la référence par excellence. La vérité divine, non l'habileté humaine ou l'opinion du moment. À travers la personnalité humaine, non à travers une voix de chaire artificielle ou un style emprunté. Soyez un expositeur fidèle avec votre propre voix, la voix que Dieu vous a donnée. Spurgeon était Spurgeon, Moody était Moody, Maclaren était Maclaren. Le prince de la chaire que vous êtes appelé à être, c'est vous-même, prêchant fidèlement la Parole.Third, preaching is the communication of divine truth through human personality. Phillips Brooks's definition is still the gold standard. Divine truth, not human cleverness or current opinion. Through human personality, not through an artificial pulpit voice or a borrowed style. Be a faithful expositor in your own voice, the voice God has given you. Spurgeon was Spurgeon, Moody was Moody, Maclaren was Maclaren. The pulpit prince you are called to be is yourself, faithfully preaching the Word.

Quatrièmement, le reste souffrant suit l'avancée missionnaire. Les sables d'Erromanga. Les bûchers de Namugongo. Les massacres des Boxers. L'épouse et le fils de Carey. Les tombes des Paton à Tanna. Là où va l'Évangile, la souffrance suit. Formez votre peuple. Formez vos missionnaires. Ne leur promettez pas que suivre le Christ outre-mer sera sans danger ; cela ne l'a jamais été. Le Seigneur qui les envoie est le Seigneur qui a souffert pour eux. Comme lui, ils souffriront souvent.Fourth, the suffering remnant follows the missionary advance. The Erromanga sands. The Namugongo fires. The Boxer killings. Carey's wife and son. The Patons' graves on Tanna. Where the gospel goes, suffering follows. Train your people. Train your missionaries. Do not promise them that following Christ overseas will be safe; it has never been safe. The Lord who sends them is the Lord who suffered for them. They will, like Him, often suffer.

Cinquièmement, le réveil vient par la prière et par des voix inattendues. Wuster, le jeune laïc africain du Worcester d'Andrew Murray. Les mineurs gallois que nous croiserons en passant. Les anciens coréens de 1907. Dieu agit par des gens que l'Église institutionnelle ne voit pas venir. Pasteur, ne méprisez pas la réunion de prière. Ne méprisez pas le jeune laïc. Le prochain grand mouvement de Dieu se tient peut-être au dernier rang de votre culte ce soir.Fifth, revival comes through prayer and through unexpected voices. Wuster, the young African layman in Andrew Murray's Worcester. The Welsh coal miners we will meet in passing. The Korean elders of 1907. God moves through people the institutional church does not see coming. Pastor, do not despise the prayer meeting. Do not despise the young layman. The next great move of God may be standing in the back row of your service tonight.

Conclusion : un siècle qui a touché tous les rivagesClosing: A Century That Touched Every Shore

Le XIXe siècle s'ouvrit en 1800 avec un Évangile encore largement confiné à l'Europe et aux Amériques. Il se referma en 1900 avec l'Évangile prêché sur tous les continents habités, la Bible traduite dans des centaines de nouvelles langues, des Églises autochtones implantées du Calabar à la Corée, et les grands princes de la chaire de Londres, de Boston et de Manchester entendus dans le monde entier grâce à leurs sermons imprimés. Carey l'avait commencé. Spurgeon, Moody, Brooks et Maclaren l'avaient fait retentir comme le tonnerre. Andrew Murray l'avait porté dans la prière. Hudson Taylor, Mary Slessor, les Judson et les Livingstone l'avaient porté au loin. La révolte des Boxers, les bûchers de l'Ouganda et les sables d'Erromanga en avaient payé le prix.The nineteenth century opened in 1800 with the gospel still substantially confined to Europe and the Americas. It closed in 1900 with the gospel preached on every inhabited continent, the Bible translated into hundreds of new languages, indigenous churches planted from Calabar to Korea, and the great pulpit princes of London and Boston and Manchester being heard around the world through their printed sermons. Carey had begun it. Spurgeon and Moody and Brooks and Maclaren had thundered it. Andrew Murray had prayed it. Hudson Taylor and Mary Slessor and the Judsons and the Livingstones had carried it. The Boxer Rebellion and the Uganda fires and the Erromanga sands had paid for it.

En 1900, l'Église était mondiale. Elle s'apprêtait à entrer dans le siècle le plus violent de son histoire. Réussissez cet examen, et nous rencontrerons le XXe siècle dans l'Unité 10 — l'explosion pentecôtiste d'Azusa Street, le basculement vers le Sud global, Bonhoeffer à Flossenbürg, le siècle qui a compté le plus de martyrs de toute l'histoire chrétienne, et la question de savoir si le XXIe sera le cinquième grand siècle de la prédication.By 1900 the church was global. She was about to enter the most violent century in her history. Pass this examination, and we will meet the twentieth century in Unit 10 — the Pentecostal explosion of Azusa Street, the global-South shift, Bonhoeffer at Flossenbürg, the most martyred century in Christian history, and the question of whether the twenty-first will be the fifth great century of preaching.

Examen de l'unité 9Unit 9 Examination

Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiples. Associé : les choix multiples et les 10 questions à compléter. M.Div. et Th.M. : les choix multiples, les questions à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % dans chaque partie pour réussir. Si vous ne réussissez pas, l'examen impose un court délai avant que vous puissiez réessayer.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.

Choix multiples — 20 questionsMultiple Choice — 20 Questions

Réponse courte — 10 questions Short Answer — 10 Questions

📖 Lectures du cours — obligatoires et avec mention
Certificat et diplôme associé : la mention est facultative. Lisez trois des cinq textes pour la mention ; aucun examen distinct des lectures obligatoires n’est exigé.

M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.

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