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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.
Les villes de refuge et l'autel du témoignageCities of Refuge and the Altar of Witness
Introduction : un refuge est un lieu sûrOrientation: A Refuge Is a Safe Place
Josué 20 commence par l'une des phrases les plus simples du livre, et l'une des plus pastorales. « L'Éternel parla à Josué, et dit : Parle aux enfants d'Israël, et dis : Établissez-vous, comme je vous l'ai ordonné par Moïse, des villes de refuge » (Josué 20:1–2). La conquête est terminée. Le pays a été partagé. Maintenant l'Éternel se tourne vers une tout autre question : quand un malheur arrive dans le nouveau pays — un accident tragique, une mort que personne n'a voulue —, où l'homme qui l'a causée peut-il aller pour être en sécurité ?Joshua 20 begins with one of the simplest sentences in the book and one of the most pastoral. "The LORD also spake unto Joshua, saying, Speak to the children of Israel, saying, Appoint out for you cities of refuge, whereof I spake unto you by the hand of Moses" (Joshua 20:1–2). The conquest is over. The land has been allotted. Now the LORD turns His attention to a different kind of question: when something terrible happens in the new country — a tragic accident, a death no one intended — where does the man who caused it go to be safe?
Je n'ai point d'autre refuge.Other refuge have I none.Un refuge est un lieu sûr. Les gens ont besoin d'un lieu sûr où aller quand vient le malheur. Wayne parle d'une femme qu'il a connue pendant ses années de pastorat à Cochrane — elle s'appelait Karen. Elle avait commencé à venir à l'église ; elle semblait aimable, mais restait à l'écart. Elle avait plusieurs filles, qui venaient avec elle. Plus tard, Wayne et sa femme ont appris que Karen venait d'une grande ville située à environ quatre heures de route. Son mari était violent. Elle s'était enfuie avec ses filles dans une maison d'accueil pour femmes en danger. Elle avait obtenu une décision de justice interdisant à son mari de l'approcher ; cela n'avait servi à rien. Elle avait très peur. Alors la maison d'accueil l'avait aidée à commencer une nouvelle vie, avec une nouvelle identité et un nouveau nom. Son refuge était une maison sûre, à quatre heures de son mari. Avant qu'aucun de nous ait pu lui expliquer Josué 20, Karen savait déjà ce qu'on ressent réellement dans une ville de refuge.A refuge is a safe place. People need a safe place to go when there is trouble. Wayne tells of a woman from his pastoral years in Cochrane — her name was Karen. She started coming to the church and seemed nice but kept to herself. She had several daughters who came with her. Later Wayne and his wife learned that Karen was originally from a large city about four hours away. Her husband had been abusive. She had run away with her girls to a safe-house. She had a restraining order against him; it had done no good. She was very much afraid. So the safe-house had helped her set up a new life with a new identity and a new name. Her refuge was a safe house four hours away from her husband. Karen knew, before any of us could explain Joshua 20 to her, what a city of refuge actually felt like.
Le livre de Josué quitte maintenant la conquête et les frontières des héritages pour entrer dans l'une des dispositions les plus douces de toute la loi de l'Ancien Testament. Le Dieu qui vient de partager le pays consacre plus de cinquante versets (le chapitre 20, plus la liste des villes lévitiques au chapitre 21) pour que personne, dans le nouveau pays, ne soit oublié. Quiconque — Israélite ou étranger vivant au milieu d'eux — tue une personne sans le vouloir a un lieu où s'enfuir. Six villes, trois de chaque côté du Jourdain, sont placées sur les grandes routes, à des distances calculées, si bien que personne en Israël n'est à plus d'une dure journée de course d'un refuge.The book of Joshua now turns away from conquest and away from the boundary lines of inheritance and walks into one of the gentlest provisions in the entire Old Testament law. The God who has just allotted the land takes more than fifty verses (chapter 20 plus the levitical-cities list of chapter 21) to make sure that no one in the new country falls through the cracks. Anyone — an Israelite or a foreigner living among them — who kills another person unintentionally has a place to run. Six cities, three on each side of the Jordan, sit on highways at calculated distances so that no one in Israel is more than a hard day's run from a refuge.
Cette unité parcourt les trois chapitres qui terminent la section des héritages. La section I examine la loi elle-même : la différence entre le meurtre prémédité et ce que nous appelons aujourd'hui l'homicide involontaire, et le rôle du vengeur du sang. La section II nomme les trois villes à l'ouest du Jourdain et les trois à l'est. La section III présente les cinq traits remarquables de ces villes que Wayne tire de la loi et de la tradition rabbinique : la proximité, les portes ouvertes, les routes dégagées, la sécurité unique et la mort du souverain sacrificateur qui libère. La section IV écoute Corrie ten Boom et la leçon de son père sur la force donnée juste à temps. La section V suit Hébreux 6:18, des villes de refuge jusque dans le sein de Christ. La section VI parcourt la liste des villes lévitiques du chapitre 21 et remarque la manière paisible dont se termine le récit de l'héritage : « De toutes les bonnes paroles que l'Éternel avait dites…, aucune ne resta sans effet. » La section VII accompagne Ruben, Gad et la demi-tribu de Manassé sur le chemin du retour, à l'est du Jourdain, et montre comment un malentendu faillit tourner à la guerre civile à cause d'un autel qui se révéla être un témoin. La conclusion reprend une dernière fois le cantique de Wesley, comme une prière sur ces chapitres et sur le croyant.This unit walks the three-chapter arc that closes the inheritance section. Section I sits with the law itself: the difference between premeditated murder and what we today call manslaughter, and the role of the avenger of blood. Section II names the three cities west of the Jordan and the three east of it. Section III turns to the five remarkable features of the cities that Wayne pulls out of the law and rabbinic tradition — the closeness, the open gates, the cleared roads, the singular safety, and the high priest's death as the release. Section IV listens to Corrie ten Boom and her father's lesson of strength given just in time. Section V follows Hebrews 6:18 from the cities of refuge into the bosom of Christ. Section VI walks the levitical-cities list of chapter 21 and notices the quiet way the inheritance ends: "there failed not ought of any good thing which the LORD had spoken." Section VII follows Reuben, Gad, and the half-tribe of Manasseh home east of the Jordan and watches a misunderstanding nearly become a civil war over an altar that turned out to be a witness. The Closing prays Wesley's hymn one more time over the chapter and over the believer.
I. La loi du refuge — meurtre, homicide involontaire et vengeur du sangI. The Law of Refuge — Murder, Manslaughter, and the Avenger of Blood
La loi du refuge trouve tout son arrière-plan dans trois passages de l'Ancien Testament : Exode 21:12–14, Nombres 35:9–34 et Deutéronome 19:1–13. Josué 20 n'est pas une loi nouvelle. C'est la mise en application d'une loi que Moïse avait donnée des dizaines d'années plus tôt, et elle repose sur un principe plus ancien encore. En Genèse 9:6, après le déluge, Dieu dit à Noé : « Si quelqu'un verse le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé ; car Dieu a fait l'homme à son image. » Le meurtre viole la loi de Dieu parce que l'homme porte l'image de Dieu. Ce principe est si ancien qu'il précède l'existence d'Israël. Les villes de refuge ne l'adoucissent pas. Elles l'empêchent d'être mal appliqué.The law of refuge has its full background in three Old Testament passages: Exodus 21:12–14, Numbers 35:9–34, and Deuteronomy 19:1–13. Joshua 20 is not new legislation. It is the implementation of a law that Moses had spoken decades earlier, and it sits on top of an even older principle. In Genesis 9:6, after the flood, God said to Noah, "Whoso sheddeth man's blood, by man shall his blood be shed; for in the image of God made he man." Murder is a violation of God's law because man bears the image of God. The principle is so old it predates Israel. The cities of refuge do not soften it. They protect it from being misapplied.
Israël n'avait pas de police. Il n'y avait pas de procureurs. Quand un homme mourait de la main d'un autre, c'était le devoir moral du parent le plus proche de la victime d'enquêter sur cette mort et de la venger. On l'appelait le vengeur du sang (en hébreu go'el ha-dam). La même racine donne le mot qui désigne celui qui a droit de rachat, le parent rédempteur — plus tard, dans un récit plus heureux, Booz joue le rôle de go'el pour Ruth. Le même rôle familial qui rachète la terre d'une veuve est celui qui poursuit un meurtrier. L'alliance passe par le sang.Israel had no police. There were no prosecuting attorneys. When a man died at someone's hand, it was the moral responsibility of the family member closest to the victim to investigate and avenge the death. He was called the avenger of blood (Hebrew go'el ha-dam). The same root word is the word for kinsman-redeemer — Boaz acts as go'el for Ruth in a happier setting later. The same family role that redeems a widow's land is the role that pursues a murderer. The covenant runs through blood.
Mais le vengeur pouvait se tromper. Il pouvait agir dans le deuil, dans la colère, dans la précipitation. Il risquait de tuer la mauvaise personne, ou la bonne personne pour une mauvaise raison. C'est pourquoi Dieu a expliqué avec grand soin, en Exode 21, en Nombres 35 et en Deutéronome 19, qu'il y avait une différence entre le meurtre prémédité et ce que nous appelons aujourd'hui l'homicide involontaire, ou le crime commis sous le coup de la colère. L'homme coupable de meurtre prémédité était passible de la peine de mort, sans aucun droit d'asile ; le vengeur du sang exécutait la sentence. Mais si la mort n'avait pas été préméditée, ou si un homme avait tué quelqu'un par accident, celui qui avait tué pouvait s'enfuir dans l'une de ces villes et y trouver la sécurité jusqu'à ce que son cas soit jugé.But the avenger could be wrong. He could be in grief, in fury, in haste. He might end up killing the wrong person, or the right person for the wrong reason. So God explained very carefully in Exodus 21, Numbers 35, and Deuteronomy 19 that there was a difference between premeditated murder and what we today call manslaughter, or a crime of passion. A man guilty of premeditated murder was subject to capital punishment, no asylum available; the avenger of blood would carry it out. But if the death was unpremeditated, or if a man killed someone by accident, the slayer could flee to one of these cities and find safety until a hearing could be held.
Les exemples que donne Moïse sont volontairement ordinaires. Un homme travaille dans son champ ; le fer de sa hache échappe du manche et tue son prochain (Deutéronome 19:5). Deux voisins se battent ; l'un tombe, se cogne la tête contre un rocher et meurt. Une pierre tombe d'un toit et tue quelqu'un en bas. Aucun de ces cas n'est un meurtre. Mais aucun n'est non plus innocent : quelqu'un est mort. Les villes de refuge se tiennent entre ces deux réalités. Elles sont le lieu où l'on examine la mort, où l'on sonde le cœur et où l'on rend le jugement.The textbook examples Moses gives are intentionally ordinary. A man is working in his field, and his ax head flies off the handle and kills his neighbor (Deuteronomy 19:5). Two neighbors fight, and one falls and hits his head on a rock and dies. A stone is dropped from a roof and kills someone below. None of these is murder. None of them is innocent either — somebody is dead. The cities of refuge sit between those two facts. They are the place where the death is investigated, the heart is examined, and the verdict is rendered.
La procédure était d'une simplicité remarquable. L'homme en fuite arrive à la porte de l'une des six villes et expose son cas aux anciens assis à la porte. Ils le reçoivent. Le vengeur du sang, même s'il le talonne, n'a pas le droit d'entrer dans la ville pour le prendre. Les anciens tiennent une première audience. S'ils concluent à un meurtre prémédité, ils livrent l'homme au vengeur. S'ils concluent à un homicide involontaire, ils lui accordent l'asile à l'intérieur des murs de la ville. Il doit y rester — s'il en sort, le vengeur peut le tuer sans être coupable — jusqu'à la mort du souverain sacrificateur qui était en fonctions quand son cas a été jugé. À la mort de ce sacrificateur, celui qui avait tué est libre de rentrer chez lui. (Ce détail étrange de la mort du souverain sacrificateur est le pivot de toute la loi ; nous y reviendrons dans la section III.)The procedure was elegant in its simplicity. The man fleeing arrives at the gate of one of the six cities and presents his case to the elders sitting at the gate. They take him in. The avenger of blood, even if he is in hot pursuit, may not enter the city to take him. The elders hold a preliminary hearing. If they find premeditated murder, they hand the man back to the avenger. If they find manslaughter, they grant him asylum within the city walls. He must stay there — he cannot leave or the avenger may lawfully kill him — until the death of the high priest who was serving when the case was decided. At the priest's death, the slayer is released to return home. (The strange detail of the high priest's death is the hinge of the whole law, and we will come back to it in Section III.)
Remarquez ce que fait cette loi. Elle refuse que le sang soit versé à la légère, et elle refuse que le sang soit vengé sans réflexion. Les deux moitiés comptent. L'image de Dieu dans la victime exige la justice. L'image de Dieu dans celui qui a tué exige un jugement équitable. Les villes de refuge sont le moyen par lequel Israël tenait ensemble ces deux exigences, au niveau même du village.Notice what the law does. It refuses to let blood be shed cheaply, and it refuses to let blood be avenged carelessly. Both halves matter. The image of God in the victim demands justice. The image of God in the killer demands a fair hearing. The cities of refuge are how Israel held those two demands together at the level of the village.
II. Six villes — trois de chaque côté du JourdainII. Six Cities — Three on Each Side of the Jordan
Josué 20:7–9 nomme les six villes. « Ils consacrèrent Kédesch, en Galilée, dans la montagne de Nephthali ; Sichem, dans la montagne d'Éphraïm ; et Kirjath-Arba, qui est Hébron, dans la montagne de Juda. Et de l'autre côté du Jourdain, à l'orient de Jéricho, ils choisirent Betser, dans le désert, dans la plaine, dans la tribu de Ruben ; Ramoth, en Galaad, dans la tribu de Gad ; et Golan, en Basan, dans la tribu de Manassé. »Joshua 20:7–9 names the six cities. "And they appointed Kedesh in Galilee in mount Naphtali, and Shechem in mount Ephraim, and Kirjath-arba (which is Hebron) in the mountain of Judah. And on the other side Jordan by Jericho eastward, they assigned Bezer in the wilderness upon the plain out of the tribe of Reuben, and Ramoth in Gilead out of the tribe of Gad, and Golan in Bashan out of the tribe of Manasseh."
Regardez la géographie. Trois villes s'alignent du nord au sud sur le côté ouest : Kédesch en haute Galilée, Sichem dans la région montagneuse du centre, et Hébron dans les collines du sud de Juda. Trois autres villes s'alignent du nord au sud sur le côté est du Jourdain : Golan au nord (en Basan), Ramoth au centre (en Galaad) et Betser au sud (dans la plaine du désert de Ruben). Le plan est ordonné, comme un quadrillage, et il est voulu. Où que vive un Israélite — du pied du mont Hermon, tout au nord, jusqu'au désert du Néguev, tout au sud —, une ville de refuge se trouvait à environ une dure journée de course.Look at the geography. Three cities run north-to-south down the western side: Kedesh in the upper Galilee, Shechem in the central hill country, and Hebron in the southern hills of Judah. Three more cities run north-to-south down the eastern side of the Jordan: Golan in the north (in Bashan), Ramoth in the middle (in Gilead), and Bezer in the south (in the wilderness plain of Reuben). The pattern is grid-like and deliberate. Wherever an Israelite lived — from the foot of Mount Hermon in the far north to the Negev wilderness in the far south — a city of refuge was within roughly a day's hard run.
Les noms eux-mêmes sont frappants quand on les lit comme de la théologie, et non comme de simples points sur une carte. Kédesch signifie sainteté : le refuge passe par une terre sainte. Sichem signifie épaule : le refuge porte le fardeau. Hébron signifie communion ou union : le refuge rétablit l'appartenance brisée. Betser signifie forteresse. Ramoth signifie hauteurs : on y est élevé. Golan signifie captif ou exil : un refuge pour les déplacés. Les lecteurs de l'Église ancienne entendaient des sermons dans ces noms bien avant que les commentateurs modernes les remarquent. Sainteté, épaule, communion, forteresse, hauteurs, exil. Lisez lentement ces six mots : voilà ce que Christ donne au croyant.The names themselves are striking when you read them as theology rather than as map points. Kedesh means holiness — the refuge runs through holy ground. Shechem means shoulder — the refuge bears the burden. Hebron means fellowship or joining — the refuge restores broken belonging. Bezer means fortress. Ramoth means heights — raised up. Golan means captive or exile — refuge for the displaced. The early church readers of these names heard sermons in them long before modern commentators caught up. Holiness, shoulder, fellowship, fortress, heights, exile. Run those six words slowly: that is what Christ provides for the believer.
Le verset 9 ajoute une dernière remarque, facile à manquer mais d'une grande portée théologique : « Telles furent les villes désignées pour tous les enfants d'Israël et pour l'étranger en séjour au milieu d'eux, afin que celui qui aurait tué quelqu'un involontairement pût s'y réfugier. » Le refuge n'est pas seulement pour Israël. Il est aussi pour l'étranger. Quiconque avait tué quelqu'un involontairement — sans intention — pouvait s'enfuir dans la même ville, exposer son cas aux mêmes anciens et recevoir la même protection. Les villes de refuge sont l'une des plus anciennes expressions, dans une loi, de ce principe de l'Évangile : la grâce ne dépend pas de l'origine ethnique. Le même sang qui protège l'Israélite protège l'étranger qui réside au milieu d'eux. Les mêmes portes s'ouvrent pour l'un et pour l'autre.Verse 9 makes a final point that is easy to miss but theologically loud: "These were the cities appointed for all the children of Israel, and for the stranger that sojourneth among them, that whosoever killeth any person at unawares might flee thither." The refuge is not for Israel only. It is also for the foreigner. Whoever at unawares — without intent — killed a person could flee to the same city, present the same case to the same elders, and receive the same protection. The cities of refuge are one of the earliest legal expressions of the gospel principle that grace is not racial. The same blood that protects the Israelite protects the resident alien. The same gates open to both.
III. Cinq traits des villes de refugeIII. Five Features of the Cities of Refuge
Wayne relève cinq traits de ces villes — certains tirés de l'Écriture elle-même, d'autres de la tradition rabbinique qui aide à compléter le tableau. Chacun d'eux prêche à lui seul un petit sermon.Wayne pulls out five features of these cities — some from the Scripture itself, some from rabbinic tradition that helps fill in the picture. Each one preaches a small sermon on its own.
1. Elles étaient proches1. They Were Close By
Le premier trait, c'est que les villes de refuge étaient proches. Le pays d'Israël n'a qu'environ la taille du Maryland, un petit État des États-Unis (à peu près trois fois la superficie de la ville-province de Kinshasa) ; personne ne pouvait donc jamais être très loin d'une ville de refuge. Les rabbins ont conservé une tradition selon laquelle, chaque année, les routes menant à ces villes étaient soigneusement réparées et débarrassées des obstacles et des pierres, afin que l'homme qui fuyait pour sauver sa vie ne trouve aucun empêchement sur son chemin (cité par McCartney). Les autorités dégageaient les routes pour le coureur le plus désespéré. On vérifiait les ponts. On écartait les pierres. À chaque carrefour, on plaçait des panneaux portant un seul mot en grandes lettres : REFUGE — ainsi, celui qui courait à toutes jambes n'avait pas à perdre de temps en ralentissant pour lire le panneau.The first feature is that the cities of refuge were close. The land of Israel is only about the size of the state of Maryland, so nobody could ever be very far away from a city of refuge. The rabbis preserve a tradition that, once every year, the roads leading to these cities were carefully repaired and cleared of obstacles and stones, so that the man fleeing for his life would have no hindrance in his way (cited by McCartney). The state cleared the highways for the most desperate runner. Bridges were checked. Stones were rolled aside. Signs were posted at every crossroads with the single word REFUGE in large letters — so that if someone was running flat-out, they would not have to lose any time slowing down to read the sign.
De la même manière, Jésus est toujours proche. Quelle que soit la distance qui nous sépare de Dieu, lui n'est jamais loin de nous. Wayne raconte l'histoire d'un soldat de l'armée du Sud (les « confédérés ») pendant la guerre de Sécession, la guerre civile américaine. On l'avait posté en sentinelle, loin dans un bois isolé, et soudain une étrange angoisse l'envahit. La lune brillait faiblement à travers les arbres. Même si cela semblait étrange et imprudent, il se sentit poussé à chanter doucement le vieux cantique :In the same way, Jesus is always near. No matter how far we might be from God, He is never far from us. Wayne tells the story of a Confederate soldier during the Civil War who was placed far out in a lonely wood to watch and suddenly felt a strange dread come over him. The moon was shining dimly through the trees. While it seemed strange and unwise, he felt constrained to sing softly the old song:
Jésus, ami de mon âme,
laisse-moi voler vers ton sein…
Je n'ai point d'autre refuge.Jesus, Lover of my soul,
let me to Thy bosom fly…
Other refuge have I none.
Il le fit, et aussitôt sa peur le quitta. Quelques années plus tard, la guerre finie, il se trouvait à une réunion et chanta le même cantique. Après le chant, un inconnu s'approcha de lui et dit : « Je ne vous ai jamais vu, mais j'ai déjà entendu cette voix. » L'inconnu lui demanda s'il avait chanté ce cantique une nuit, pendant la guerre — puis il lui raconta que lui et quelques-uns de ses hommes, des soldats de l'armée du Nord, étaient cachés derrière les arbres, leurs fusils pointés sur lui, prêts à tirer. « Mais, » dit-il, « quand nous avons entendu ce chant, “Jésus, ami de mon âme” et “Je n'ai point d'autre refuge”, j'ai dit à mes hommes : “Ne tirez pas sur cet homme”, et nous nous sommes retirés sans bruit en vous laissant. Je n'oublierai jamais la voix que j'ai entendue cette nuit-là. » Il n'y a qu'un seul refuge, c'est Jésus, et nous avons besoin de lui au bout du chemin.This he did, and immediately felt relieved of his fear. A few years later, when the war was over, he was at a meeting and sang the same song. After the song, a stranger came up to him and said, "I never saw you before, but I have heard that voice before." The stranger asked if he had sung that song one night during the war — and then told him how he and some of his men, who had been Union soldiers, had been hidden behind the trees with their guns turned on him, ready to fire. "But," he said, "as we heard that song, 'Jesus, Lover of my soul,' and 'Other refuge have I none,' I said to my men, 'Don't shoot that man,' and we slipped away and left you. I shall never forget the voice I heard that night." There is only one refuge, and that is Jesus, and we need Him at the end of the way.
2. Les portes étaient toujours ouvertes2. The Gates Were Always Open
Le deuxième trait, c'est que les portes des villes de refuge étaient toujours ouvertes. Si un homme avait couru cinquante ou soixante kilomètres pour atteindre la ville et ne pouvait pas y entrer — s'il arrivait au milieu de la nuit et que les portes étaient fermées —, le vengeur du sang pouvait encore l'abattre juste au pied de la muraille. C'est pourquoi les portes restaient ouvertes jour et nuit.The second feature is that the gates of the cities of refuge were always open. If someone had run thirty or forty miles to get to the city and then could not get in — if it were the middle of the night and the gates were locked — he could still be cut down by the avenger of blood right outside the wall. So the gates stayed open day and night.
Nous n'avons pas à chercher une étrange combinaison de serrures et de clés religieuses, comme si c'était par un chemin secret et mystérieux que nous pouvions entrer en relation avec Jésus. Les portes sont toujours grandes ouvertes. Même si vous arrivez au milieu de la nuit, vous n'avez pas à frapper à la porte pour réveiller Jésus, car il est le Dieu infini, et il vous attend, il vous écoute. « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apocalypse 3:20).We do not have to worry about finding some weird combination of religious locks and keys, as if it were by a secret, mysterious way that we would get into relationship with Jesus. The doors are always wide open. Even if you show up in the middle of the night, you do not have to beat on the door and wake Jesus up, because He is the infinite God, and He is waiting and listening for you. "Behold, I stand at the door, and knock; if any one hears my voice and opens the door, I will come in to him and eat with him, and he with me" (Revelation 3:20).
Un jour d'été, Charles Wesley était assis près d'une fenêtre ouverte et regardait les champs ensoleillés, quand un petit oiseau qui voletait dans la lumière attira son attention. À ce moment-là, un épervier fondit sur le petit oiseau. La pauvre bête, terrifiée, filait de-ci de-là, cherchant un endroit où se réfugier. Dans l'air lumineux, dans les arbres feuillus, dans les champs verts, il n'y avait aucune cachette contre les serres cruelles de l'épervier. Mais voyant la fenêtre ouverte et un homme assis tout près, l'oiseau, au comble de la terreur, vola vers elle et, le cœur battant et les ailes tremblantes, trouva refuge dans le sein de Wesley. Celui-ci l'abrita du danger qui le menaçait et le sauva d'une mort cruelle. Wesley traversait alors de dures épreuves, et il sentait, dans sa propre détresse, le besoin d'un refuge autant que le petit oiseau tremblant. Il prit donc sa plume et écrivit ce doux cantique :One day Charles Wesley was sitting by an open window looking out over the bright fields in summertime when a little bird, flitting about in the sunshine, attracted his attention. Just then, a hawk came swooping down toward the little bird. The poor thing, very much frightened, was darting here and there, trying to find some place of refuge. In the bright sunny air, in the leafy trees, in the green fields, there was no hiding place from the fierce grasp of the hawk. But seeing the open window, and a man sitting by it, the bird flew — in its extreme terror — toward it, and with a beating heart and quivering wing found refuge in Wesley's bosom. He sheltered it from the threatening danger, and saved it from a cruel death. Wesley was at that time suffering from severe trials, and was feeling the need of a refuge in his own time of trouble as much as the trembling little bird did. So he took up his pen and wrote that sweet hymn:
Jésus, ami de mon âme,
Laisse-moi voler vers ton sein.Jesus, Lover of my soul,
Let me to Thy bosom fly.
La fenêtre était ouverte. L'oiseau est entré. Le cantique a été écrit. Pendant les deux siècles suivants, des croyants ont appris à entrer, eux aussi, par la même fenêtre ouverte.The window was open. The bird flew in. The hymn was written. The next two centuries of believers learned to fly through the same open window.
3. Il n'existait aucun autre lieu de sécurité garantie3. There Was No Other Place of Guaranteed Safety
Le troisième trait, c'est qu'il n'existait aucun autre lieu de sécurité garantie. Si celui qui avait tué restait chez lui, ou s'il sortait des murs de la ville avant le moment fixé, le vengeur pouvait légalement le tuer. La protection était réelle, mais elle se trouvait en un seul lieu. Aucune autre ville, aucun champ, aucun toit, aucune cachette n'offrait la même garantie. « Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12).The third feature is that there was no other place of guaranteed safety. If the slayer stayed home, or stepped outside the city walls before the appointed time, the avenger could legally kill him. The protection was real but it was located in one place. There was no other city, no field, no rooftop, no hideout that carried the same guarantee. "And there is salvation in no one else, for there is no other name under heaven given among men by which we must be saved" (Acts 4:12).
C'est par un refus définitif — en disant : « Je n'en ai pas besoin, je trouverai un autre chemin de salut. Je n'entrerai pas dans la ville de refuge » — que chacun de nous, après avoir entendu la vérité de l'Évangile et choisi de s'en détourner, finit au même lieu d'isolement, hors de la muraille. A. B. Simpson raconte l'histoire d'un petit garçon des rues de Londres, sans foyer, qui avait froid et faim. Un soir, un missionnaire de la ville l'invita dans l'une des maisons d'accueil pour enfants errants. On lui dit de sonner à la porte et, quand on lui demanderait qui il était, de prononcer ces trois mots : « En son nom. » Il monta timidement les marches et, comme l'avait promis le missionnaire, il reçut un accueil royal ; après un bon souper, dans un lit bien chaud, il rêva qu'il était au ciel. Quelques jours plus tard, il fut renversé par une charrette dans une rue de Londres. On trouva dans sa poche la carte de la maison d'accueil ; il fut conduit à l'hôpital, et l'on prévint la mission. Pendant les quelques jours qu'il lui restait à vivre, il fut soigné avec tendresse, et on lui parla doucement de cette autre porte où l'on entre, elle aussi, « en son nom ». Souvent, dans ses dernières heures, il répétait encore et encore : « En son nom, c'est ça qui fait entrer. »It is by ultimate rejection — by saying, "I do not need it, I will find another way of salvation. I am not entering the city of refuge" — that any one of us who hears the truth of the gospel and chooses to walk away ends up in the same place of isolation outside the wall. A.B. Simpson tells of a London waif, cold and hungry, who was invited one night by a city missionary to one of the houses of refuge for little wanderers. He was told to ring the bell, and when they asked him who he was, to say the three words, "In His name." He ventured up the steps and, true to the promise of the worker, received a royal welcome, and with a good supper and a warm bed dreamed that he was in heaven. A few days after, he was hurt in a London thoroughfare by a passing wagon. The card of the rescue home was found in his pocket, and he was taken to the hospital, and word was sent to the mission. He was tenderly nursed during the few lingering days of his life, and gently taught of that other portal which was also entered "in His name." Often in his last hours he would repeat over and over again, "In His name, that's what lets you in."
4. Les routes étaient dégagées et balisées4. The Roads Were Cleared and Marked
Le quatrième trait, évoqué brièvement plus haut, mérite un paragraphe à lui seul : les routes menant aux villes étaient entretenues. Selon les rabbins, les routes étaient inspectées chaque année avant la saison des pluies, réparées et dégagées. Chaque croisement avait un panneau bien clair. Les ponts étaient solides. Le raisonnement des Juifs était le suivant : celui qui avait tué courait déjà pour sauver sa vie ; les autorités lui devaient toute l'aide légitime possible pour qu'il atteigne le refuge à temps. Le principe est plein de douceur : la grâce de Dieu n'est pas avare d'indications. Dieu balise clairement le chemin. La Parole de Dieu vous dit, à chaque chapitre, où se trouve la ville et comment y arriver. Les panneaux ne sont pas cachés. Les routes ne sont pas laissées à l'abandon. « Voici le chemin, marchez-y ! » (Ésaïe 30:21). Le coureur n'a pas besoin de ralentir pour trouver la route.The fourth feature, mentioned briefly above and worth its own paragraph, is that the roads to the cities were maintained. The rabbis say the highways were inspected each year before the rainy season, repaired, and cleared. Every intersection had a clear sign. Bridges were sound. The Jewish reasoning was that the manslayer was already running for his life; the state owed him every legitimate help to reach the refuge in time. The principle is gentle: God's grace is not stingy with directions. He marks the way clearly. The Word of God tells you, in every chapter, where the city is and how to get there. The signs are not hidden. The roads are not let go to ruin. "This is the way; walk ye in it" (Isaiah 30:21). The runner does not have to slow down to find the path.
5. La mort du souverain sacrificateur apportait la libération5. The Death of the High Priest Was the Release
Le cinquième trait est la partie la plus étrange de toute cette loi. Celui qui avait tué et qui atteignait la ville était protégé, mais il était aussi obligé d'y rester. Il ne pouvait pas rentrer chez lui avant la mort du souverain sacrificateur (le grand prêtre) qui était en fonctions quand il avait été accueilli (Nombres 35:25, 28). Quand le souverain sacrificateur mourait, l'homme était libre. Il pouvait rentrer chez lui. Le vengeur du sang ne pouvait plus le toucher.The fifth feature is the strangest part of the entire law. The slayer who reached the city was protected, but he was also bound to stay there. He could not return home until the death of the high priest who was serving when he was admitted (Numbers 35:25, 28). When the high priest died, the slayer was free. He could go home. The avenger of blood could no longer touch him.
Pourquoi ? Parce qu'on comprenait que la mort du souverain sacrificateur couvrait, de manière symbolique, le sang versé sans intention. Une vie était due pour la vie qui avait été prise. Le souverain sacrificateur, représentant du peuple devant Dieu, payait cette dette symboliquement par sa propre mort. La liberté de celui qui avait tué était achetée par la tombe du sacrificateur.Why? Because the high priest's death was understood, in some symbolic way, to cover the unintentional shedding of blood. A life was owed for the life that had been taken. The high priest, the representative of the people before God, paid that debt symbolically by his own death. The slayer's freedom was purchased by the priest's grave.
L'auteur de l'épître aux Hébreux, dans le Nouveau Testament, vivait au cœur de ce symbole. Notre souverain sacrificateur, c'est Jésus-Christ. Il est mort une fois pour toutes. Parce qu'il est mort, tout croyant qui s'est réfugié en lui est libre de rentrer chez lui — pas dans quelques années, pas quand le vengeur aura renoncé, mais maintenant, aujourd'hui. La libération est déjà payée. La muraille autour de la ville de refuge est la muraille que la croix a percée. « Afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l'espérance qui nous était proposée » (Hébreux 6:18).The New Testament writer of Hebrews lived in this symbol. Our high priest is Jesus Christ. He died once for all. Because He died, every believer who has fled to Him is free to go home — not in a few years, not when the avenger gives up, but right now, today. The release is already purchased. The wall around the city of refuge is the wall that the cross broke open. "That by two immutable things, in which it was impossible for God to lie, we might have a strong consolation, who have fled for refuge to lay hold upon the hope set before us" (Hebrews 6:18).
IV. Corrie ten Boom — la force juste à tempsIV. Corrie ten Boom — Strength Just in Time
Les villes de refuge posent au croyant une question discrète. Où vais-je courir quand le vengeur du sang se présentera à ma porte ? C'est une chose de lire l'histoire du meurtrier involontaire d'Israël dans un livre d'étude biblique. C'en est une tout autre d'être celui qui court. La famille de Corrie ten Boom, aux Pays-Bas, a connu les deux côtés de cette question. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les ten Boom ont risqué leur vie pour cacher des Juifs que traquaient les nazis. Ils ont offert un refuge, un lieu sûr, à des Juifs dont la vie était en danger. Corrie l'a raconté dans son livre The Hiding Place (« La cachette »). Elle et d'autres membres de sa famille ont été envoyés en prison pour avoir obéi à l'appel de Dieu à secourir les Juifs. Corrie a survécu aux conditions horribles de la prison ; sa sœur Betsie et son père, non. Après la guerre, Corrie a parcouru le monde pour raconter comment Dieu lui avait appris à pardonner même aux plus cruels des nazis.The cities of refuge raise a quiet question for the believer. Where will I run when the avenger of blood appears at my door? It is one thing to read about Israel's manslayer in a Bible-study book. It is another thing entirely to be the one running. Corrie ten Boom's family in the Netherlands knew both sides of that question. During World War II the ten Booms risked their lives to hide Jews from the Nazis, who were hunting them down. They provided a refuge, a safe place, for Jews whose lives were in danger. Corrie wrote about it in her book The Hiding Place. She and other members of her family were sent to prison for following God's call to help the Jews. Corrie survived the horrid prison conditions; her sister Betsie and her father did not. After the war Corrie traveled the world telling people how God taught her to forgive even the cruelest of the Nazis.
Même si Corrie ten Boom n'est pas morte pour sa foi, elle fut une martyre chrétienne. Pourtant, quand elle était petite fille, elle craignait de ne jamais être assez forte pour souffrir pour Jésus. Son père, un homme très sage, lui demanda de penser à toutes les fois où elle avait pris le train. « Quand est-ce que je te donne l'argent du voyage ? Trois semaines avant ? » lui demanda-t-il. Corrie répondit qu'il le lui donnait juste avant de monter dans le train. M. ten Boom expliqua alors à Corrie que notre sage Père céleste, lui aussi, sait quand nous aurons besoin des choses.Although Corrie ten Boom did not die for her faith, she was a Christian martyr. And yet when she was a little girl, she worried that she would never be strong enough to suffer for Jesus. Her father, a very wise man, told her to think about all the times she had taken a train trip. "When do I give you the money for the trip? Three weeks before?" he asked. Corrie answered that he gave her the money just before they got on the train. Mr. ten Boom told Corrie that our wise Father in heaven knows when we are going to need things, too.
« Aujourd'hui, tu n'as pas besoin de la force d'être martyre, dit-il. Mais dès que tu seras appelée à l'honneur de souffrir pour Jésus, il te donnera la force dont tu auras besoin — juste à temps. »"Today you do not need the strength to be a martyr," he said. "But as soon as you are called upon for the honor of suffering for Jesus, He will supply the strength you need — just in time."
Cette phrase résume l'histoire de tout chrétien qui a jamais couru vers un refuge. La force n'arrive pas trois semaines à l'avance. La force n'arrive pas quand on se demande, en théorie, si l'on serait assez courageux. La force arrive à la porte de la ville de refuge, au moment même où l'on en a besoin. Wayne aime faire remarquer que Josué 20 n'est pas un chapitre pour ceux qui sont en sécurité et à leur aise. C'est un chapitre pour celui qui court. L'homme dont le fer de hache s'est échappé et a tué son prochain. La femme dont les quatre heures de route se sont terminées à la porte d'une maison d'accueil. Le croyant à bout de forces qui détourne enfin les yeux de la route derrière lui et voit la ville devant lui. La force vient à la porte. Pas avant.That sentence is the story of every Christian who has ever run for refuge. The strength does not arrive three weeks early. The strength does not arrive when you are wondering, abstractly, whether you would be brave enough. The strength arrives at the gate of the city of refuge, in the moment when you actually need it. Wayne is fond of pointing out that Joshua 20 is not a chapter for the secure and the comfortable. It is a chapter for the runner. The man whose ax head flew off and killed his neighbor. The woman whose four-hour drive ended at a safe-house door. The believer at the end of his strength who finally lifts his eyes from the road behind him and sees the city ahead. The strength comes at the gate. Not before.
Le cantique de Wesley, chanté à la fois par ce soldat dans le bois isolé et par l'oiseau entré par la fenêtre ouverte, a une autre strophe qui convient exactement à ce moment :Wesley's hymn, sung by both that Confederate soldier in the lonely wood and the bird that flew in the open window, has another stanza that fits this moment exactly:
Couvre ma tête sans défense
De l'ombre de ton aile.Cover my defenseless head
With the shadow of Thy wing.
C'est la prière de celui qui a tué et qui arrive à la porte, de la mère maltraitée à la porte de la maison d'accueil, de Karen avec ses filles et sa décision de justice inutile. L'ombre de son aile était déjà sur eux avant qu'ils franchissent le seuil. L'abri leur fut donné à la porte.That is the prayer of the slayer at the gate, of the abused mother at the safe-house door, of Karen with her daughters and her useless restraining order. The shadow of His wing was already over them before they crossed the threshold. The covering arrived at the gate.
V. Hébreux 6:18 — chercher refugeV. Hebrews 6:18 — Fled for Refuge
L'auteur du Nouveau Testament qui a le mieux vu les villes de refuge est l'auteur de l'épître aux Hébreux. En Hébreux 6:18, il remonte jusqu'à Josué 20 et reprend l'image même du fugitif qui court pour décrire la relation du croyant avec Christ : « Afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l'espérance qui nous était proposée. »The New Testament writer who saw the cities of refuge most clearly was the writer of Hebrews. In Hebrews 6:18 he reaches back to Joshua 20 and uses the exact image of the running fugitive to describe the believer's relationship to Christ: "That by two immutable things, in which it was impossible for God to lie, we might have a strong consolation, who have fled for refuge to lay hold upon the hope set before us."
Trois détails de ce verset ne s'éclairent que si l'on a Josué 20 à l'esprit. Le mot grec employé ici signifie littéralement « nous qui nous sommes enfuis » — le croyant n'est pas décrit comme quelqu'un qui aurait choisi Christ tranquillement, depuis un lieu sûr, mais comme quelqu'un qui a couru pour sauver sa vie. « Refuge » — c'est le langage du meurtrier involontaire, de celui qui demande asile, de l'homme poursuivi. « Saisir » — le coureur a atteint la porte ; il s'est emparé de quelque chose. Tout le verset est Josué 20 résumé en quelques mots du Nouveau Testament.Three details in that verse light up only when Joshua 20 is in the background. "Have fled" — the believer is described not as someone who calmly chose Christ from a position of safety but as someone who ran for his life. "For refuge" — the language is the language of the manslayer, the asylum-seeker, the man pursued. "To lay hold" — the runner has reached the gate; he has seized something. The whole verse is Joshua 20 writ in New Testament shorthand.
Puis l'épître aux Hébreux précise les choses. Les deux choses immuables sont la promesse de Dieu et le serment de Dieu. L'espérance qui nous est proposée, c'est Jésus. Le souverain sacrificateur dont la mort apporte la libération, c'est Jésus. « Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses… Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » (Hébreux 4:15–16). Les villes de refuge de Josué 20 sont la figure. Christ est la réalité. Wayne prend soin de préciser que cela ne réduit pas la loi de l'Ancien Testament à une simple image. Les villes de refuge ont réellement sauvé des vies réelles, dans le véritable Israël. Elles ont protégé de vrais hommes dont le fer de hache s'était vraiment échappé d'un vrai manche. Mais en même temps, depuis le début, elles annonçaient un refuge qui ne se trouve pas sur une carte de Canaan, mais dans une Personne que la géographie ne limite en rien.And then Hebrews names the specifics. The two immutable things are the promise of God and the oath of God. The hope set before us is Jesus. The high priest who is the basis of release is Jesus. "For we have not an high priest which cannot be touched with the feeling of our infirmities…Let us therefore come boldly unto the throne of grace, that we may obtain mercy, and find grace to help in time of need" (Hebrews 4:15–16). The cities of refuge in Joshua 20 are the type. Christ is the substance. Wayne is careful to note that this does not flatten the Old Testament law into nothing more than a metaphor. The cities of refuge actually saved actual lives in actual Israel. They protected real men whose ax heads really came off real handles. But they were also pointing forward, all along, to a refuge that is not located on a map of Canaan but is located in a Person who is not bound by geography at all.
La géographie de la grâce va d'Hébron, à l'ouest du Jourdain, où Caleb, à quatre-vingt-cinq ans, vient de prendre sa montagne, jusqu'à la pièce où vous lisez cette leçon. Les villes sont toujours proches. Les portes sont toujours ouvertes. Les routes sont toujours dégagées. Il n'existe toujours aucun autre lieu de sécurité garantie. Le Souverain Sacrificateur est mort une fois pour toutes, et celui qui court est libre. Je n'ai point d'autre refuge.The geography of grace runs from Hebron west of the Jordan, where Caleb the eighty-five-year-old just took his mountain, all the way to the room where this lesson is being read. The cities are still close. The gates are still open. The roads are still cleared. There is still no other place of guaranteed safety. The High Priest has died once for all, and the runner is free. Other refuge have I none.
VI. Les villes lévitiques & le grand résumé (Josué 21)VI. The Levitical Cities & the Great Summary (Joshua 21)
Le chapitre 21 termine la géographie de l'héritage. Les chefs de famille des Lévites se présentent devant le sacrificateur Éléazar, devant Josué et devant les chefs des tribus, à Silo, et ils leur rappellent : « L'Éternel a ordonné par Moïse qu'on nous donnât des villes pour habitation, et leurs banlieues pour notre bétail » (21:2). Le rappel est courtois, mais ferme. Les Lévites n'ont pas de territoire à eux — nous l'avons noté dans l'Unité 8 —, mais on leur avait promis des villes et les pâturages des alentours, répartis dans toutes les tribus. Josué et Éléazar tiennent la promesse. Quarante-huit villes sont données aux Lévites : treize au clan sacerdotal d'Aaron (dans les territoires de Juda, de Siméon et de Benjamin) ; dix aux autres Kehathites ; treize aux Guerschonites, au nord ; douze aux Merarites, à l'est du Jourdain et en Zabulon. Six de ces quarante-huit villes sont les villes de refuge elles-mêmes. La tribu de Lévi est présente partout, parce que l'Éternel voulait que son ministère d'enseignement soit proche de chaque Israélite, quelle que soit sa tribu.Chapter 21 finishes the geography of the inheritance. The heads of the Levite families come to Eleazar the priest, to Joshua, and to the heads of the tribes at Shiloh and remind them, "The LORD commanded by the hand of Moses to give us cities to dwell in, with the suburbs thereof for our cattle" (21:2). The reminder is gracious but pointed. The Levites have no land of their own — we noted this in Unit 8 — but they were promised cities and surrounding pastures scattered through every tribe. Joshua and Eleazar honor the promise. Forty-eight cities are given to the Levites: thirteen to the priestly clan of Aaron (in the territories of Judah, Simeon, and Benjamin); ten to the rest of the Kohathites; thirteen to the Gershonites in the north; twelve to the Merarites east of the Jordan and in Zebulun. Six of these forty-eight are the cities of refuge themselves. Levi's geography is everywhere because the LORD wanted His teaching ministry near every Israelite, no matter which tribe he belonged to.
Le chapitre se termine alors par l'une des déclarations de synthèse les plus calmement puissantes de l'Ancien Testament. « C'est ainsi que l'Éternel donna à Israël tout le pays qu'il avait juré de donner à leurs pères ; ils en prirent possession et s'y établirent. L'Éternel leur accorda du repos tout alentour, comme il l'avait juré à leurs pères ; aucun de leurs ennemis ne put leur résister, et l'Éternel les livra tous entre leurs mains. De toutes les bonnes paroles que l'Éternel avait dites à la maison d'Israël, aucune ne resta sans effet : toutes s'accomplirent » (Josué 21:43–45).The chapter then closes with one of the most quietly powerful summary statements in the Old Testament. "And the LORD gave unto Israel all the land which he sware to give unto their fathers; and they possessed it, and dwelt therein. And the LORD gave them rest round about, according to all that he sware unto their fathers: and there stood not a man of all their enemies before them; the LORD delivered all their enemies into their hand. There failed not ought of any good thing which the LORD had spoken unto the house of Israel; all came to pass" (Joshua 21:43–45).
Lisez les verbes dans l'ordre. L'Éternel donna. Ils en prirent possession. Ils s'y établirent. L'Éternel leur accorda du repos. Lisez le témoignage négatif au cœur du paragraphe : aucun de leurs ennemis ne put leur résister. Lisez la phrase finale, le sommet : de toutes les bonnes paroles que l'Éternel avait dites…, aucune ne resta sans effet. Au bilan, une seule ligne : Dieu a promis ; Dieu a tenu parole. Pas la moindre note d'échec en bas de page. Pas un seul astérisque dans le registre divin. Toute la section de l'héritage se termine par cette triple déclaration sur la fidélité parfaite de Dieu à sa parole. Ce n'est pas une exagération d'école du dimanche ; c'est le verdict du Saint-Esprit sur sept années de conquête et sur le partage qui a suivi.Read the verbs in order. The LORD gave. They possessed. They dwelt. The LORD gave them rest. Read the negative testimony at the heart of the paragraph. There stood not a man of all their enemies before them. Read the climactic line. There failed not ought of any good thing which the LORD had spoken. One sentence on the credit side: God promised; God delivered. Not a footnote of failure. Not a single asterisk on the divine record. The whole inheritance section closes on a triple sentence about the perfect fidelity of God to His word, and that is not a Sunday-school exaggeration; it is the Holy Spirit's verdict on seven years of conquest and the allotment that followed.
L'application chrétienne est tout près de la surface. Le croyant qui marche assez longtemps avec Dieu pourra un jour écrire Josué 21:45 sur sa propre vie. Il y aura peut-être d'autres choses à dire — des échecs, des regrets, des montagnes pas encore conquises —, mais dans la colonne du registre où sont inscrites les promesses de Dieu, on lira exactement la même chose qu'ici. Aucune ne resta sans effet. Tout croyant honnête, au terme d'une longue obéissance, trouve cette phrase qui l'attend.The Christian application sits very close to the surface. The believer who walks long enough with God will eventually be able to write a Joshua 21:45 over his own life. There may be other things to say — failures, regrets, mountains not yet taken — but on the side of the ledger that records what God promised, the column reads exactly the same as it reads here. There failed not ought. Every honest believer at the end of a long obedience finds that sentence waiting for him.
VII. L'autel du témoignage (Josué 22)VII. The Altar of Witness (Joshua 22)
Josué 22 est le chapitre que la plupart des lecteurs sautent, et celui que Wayne n'a jamais laissé son église sauter. La campagne militaire est terminée. Le pays est partagé. Les Lévites ont leurs villes. Josué fait alors venir les hommes de Ruben, de Gad et de la demi-tribu de Manassé — les tribus de l'est, dont les familles et les troupeaux attendaient à l'est du Jourdain pendant que leurs guerriers traversaient le fleuve et combattaient aux côtés de leurs frères pendant sept ans. Il les bénit. Il leur rappelle : « Ayez soin seulement d'observer et de mettre en pratique les ordonnances et les lois que vous a prescrites Moïse, serviteur de l'Éternel : aimez l'Éternel, votre Dieu, marchez dans toutes ses voies, gardez ses commandements, attachez-vous à lui, et servez-le de tout votre cœur et de toute votre âme » (22:5). Il les renvoie chez eux avec le butin de la campagne et une bénédiction. Le chapitre pourrait s'arrêter au verset 9.Joshua 22 is the chapter most readers skip and the one Wayne would not let his church skip. The campaign is over. The land is allotted. The Levites have their cities. Now Joshua calls in the men of Reuben, Gad, and the half-tribe of Manasseh — the eastern tribes whose families and flocks were waiting east of the Jordan while their fighting men crossed over and fought alongside their brothers for seven years. He blesses them. He reminds them to "take diligent heed to do the commandment and the law, which Moses the servant of the LORD charged you, to love the LORD your God, and to walk in all his ways, and to keep his commandments, and to cleave unto him, and to serve him with all your heart and with all your soul" (22:5). He sends them home with the spoils of the campaign and a benediction. The chapter could end at verse 9.
Il ne s'arrête pas là. Sur le chemin du retour, les tribus de l'est s'arrêtent près du Jourdain et bâtissent un grand autel. Quand les tribus de l'ouest l'apprennent, elles imaginent le pire. Deux tribus et demie ont bâti leur propre autel, en dehors de l'autel que l'Éternel avait établi à Silo. Aux yeux des tribus de l'ouest, c'est Acan qui recommence, mais à l'échelle de toute une région. Le sacrificateur Phinées, fils d'Éléazar, conduit une délégation de l'autre côté du Jourdain pour enquêter, tandis que l'armée d'Israël rassemblée se prépare à la guerre civile. « Les enfants d'Israël apprirent que l'on disait : Voici, les fils de Ruben, les fils de Gad et la demi-tribu de Manassé, ont bâti un autel en face du pays de Canaan… Lorsque les enfants d'Israël eurent appris cela, toute l'assemblée des enfants d'Israël se réunit à Silo, pour monter contre eux et leur faire la guerre » (22:11–12).It does not. On their way home, the eastern tribes stop near the Jordan and build a great altar. When the western tribes hear about it, they conclude the worst. Two-and-a-half tribes have built an altar of their own outside the LORD's appointed altar at Shiloh. To the western tribes this looks like Achan all over again, only at the level of an entire region. Phinehas the priest, son of Eleazar, leads a delegation across the Jordan to investigate, and the gathered army of Israel prepares for civil war. "And the children of Israel heard say, Behold, the children of Reuben and the children of Gad and the half tribe of Manasseh have built an altar over against the land of Canaan… And when the children of Israel heard of it, the whole congregation of the children of Israel gathered themselves together at Shiloh, to go up to war against them" (22:11–12).
Les tribus de l'est sont stupéfaites. « Dieu, Dieu, l'Éternel, Dieu, Dieu, l'Éternel le sait, et Israël le saura ! Si c'est par rébellion et par infidélité envers l'Éternel, ne viens point à notre aide en ce jour ! » (22:22). Elles s'expliquent. L'autel n'est pas destiné aux sacrifices. C'est un témoin — un mémorial — bâti sur la route du retour, afin que les générations futures des Israélites de l'ouest ne regardent pas un jour de l'autre côté du Jourdain pour dire aux petits-enfants des tribus de l'est : « Vous n'avez point de part à l'Éternel ! » L'autel est un signe qui dit, dans la pierre : « Nous adorons le même Dieu que vous. Le fleuve ne divise pas notre alliance. »The eastern tribes are stunned. "The LORD God of gods, the LORD God of gods, he knoweth, and Israel he shall know; if it be in rebellion, or if in transgression against the LORD, save us not this day" (22:22). They explain. The altar is not for sacrifice. It is a witness — a memorial — built on the road home so that future generations of western Israelites would not look across the Jordan and tell the eastern tribes' grandchildren, "You have no part in the LORD." The altar is a sign that says, in stone, "We worship the same God you do. The river does not divide our covenant."
Phinées entend l'explication et l'accepte. La guerre est évitée. L'autel reçoit un nom. « Les fils de Ruben et les fils de Gad appelèrent l'autel Ed, car, dirent-ils, il est témoin entre nous que l'Éternel est Dieu » (22:34). Ed — témoin. C'est le mot même que les prophètes emploieront pour décrire Israël, en Ésaïe 43:10 : « Vous êtes mes témoins, dit l'Éternel. »Phinehas hears the explanation and accepts it. War is averted. The altar is named. "And the children of Reuben and the children of Gad called the altar Ed: for it shall be a witness between us that the LORD is God" (22:34). Ed — witness. The same word the prophets will use to describe Israel itself in Isaiah 43:10: "Ye are my witnesses, saith the LORD."
Ce chapitre enseigne trois choses à la fois. Premièrement, les croyants doivent être prompts à s'informer et lents à attaquer. Les tribus de l'ouest ont bien agi en envoyant Phinées avant d'envoyer l'armée. Des questions honnêtes posées par-dessus un malentendu évitent plus de guerres que les épées n'en ont jamais empêché. Deuxièmement, les croyants doivent réfléchir sérieusement à la façon dont leurs actes seront vus par les autres, surtout par ceux qui ne sont pas présents au moment de la décision. Les tribus de l'est avaient des motifs purs, mais elles ont bâti l'autel d'une manière qui ressemblait presque exactement à une rébellion. Vivre avec sagesse, c'est imaginer comment notre action sera comprise de loin. Troisièmement, les croyants séparés par la géographie ne sont pas séparés dans l'alliance. Le Jourdain coulait entre Ruben et Éphraïm. Il ne coulait pas entre leur Dieu et leur Dieu. L'autel du témoignage est un repère du même genre que la croix — un signe qui proclame, par-dessus n'importe quel fleuve qui sépare un croyant d'un autre : l'Éternel est Dieu.The chapter teaches three things at once. First, believers should be quick to investigate and slow to attack. The western tribes did the right thing by sending Phinehas before they sent the army. Honest questions across a misunderstanding prevent more wars than swords ever do. Second, believers should think carefully about how their actions will appear to others, especially others not present in the moment of decision. The eastern tribes had pure motives and built the altar in a way that almost looked exactly like rebellion. Living wisely means imagining how the action will read at a distance. Third, believers separated by geography are not separated in covenant. The Jordan ran between Reuben and Ephraim. It did not run between their God and their God. The altar of witness is the same kind of marker the cross is — a sign that says, across whatever river divides one believer from another, the LORD is God.
Conclusion : je n'ai point d'autre refugeClosing: Other Refuge Have I None
Tout le parcours de Josué 20–22 se termine par trois courtes phrases au-dessus de la tête du croyant. Les villes sont proches. Les portes sont ouvertes. Il n'existe pas d'autre lieu. Karen à la porte de la maison d'accueil, Wesley à sa fenêtre ouverte, l'oiseau sur son sein, le soldat sudiste dans le bois isolé, le petit garçon des rues de Londres sur les marches de la maison d'accueil, Corrie ten Boom dans le train de la souffrance — ce sont tous la même personne sur la même route, et la ville qui est devant eux est la même ville.The whole arc of Joshua 20–22 closes with three small sentences over the head of the believer. The cities are close. The gates are open. There is no other place. Karen at the safe-house door, Wesley at the open window, the bird on his bosom, the Confederate soldier in the lonely wood, the London waif on the rescue-home steps, Corrie ten Boom on the train of suffering — they are all the same person on the same road, and the city ahead of them is the same city.
Celui qui avait tué, en Josué 20, devait attendre à l'intérieur des murs jusqu'à la mort du souverain sacrificateur. Le croyant qui lit cette leçon possède la nouvelle que cet homme n'a pas vécu assez longtemps pour recevoir. Le Souverain Sacrificateur est mort, une fois pour toutes. La libération est signée. La croix est la porte de la ville, et cette porte ne se ferme pas. « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe » — de l'autre côté de la porte, en face du croyant, se tient Celui qui l'aime et qui est lui-même la Porte.The slayer in Joshua 20 had to wait inside the walls until the high priest died. The believer reading this lesson has the news the slayer never lived to receive. The High Priest has died, once, for all. The release is signed. The cross is the door of the city, and the door does not close. "Behold, I stand at the door, and knock" — the side of the door opposite the believer is the side that is loved by the Door Himself.
Une dernière strophe du cantique de Wesley convient mieux à la fin de cette unité que le résumé de n'importe quel commentateur :One last paragraph from Wesley's hymn fits the closing of this unit better than any commentator's summary:
Je n'ai point d'autre refuge,
mon âme impuissante s'attache à toi ;
ne me laisse pas, ah, ne me laisse pas seul,
soutiens-moi et console-moi toujours.
Toute ma confiance repose sur toi,
tout mon secours vient de toi ;
couvre ma tête sans défense
de l'ombre de ton aile.Other refuge have I none,
hangs my helpless soul on Thee;
leave, ah, leave me not alone,
still support and comfort me.
All my trust on Thee is stayed,
all my help from Thee I bring;
cover my defenseless head
with the shadow of Thy wing.
Voilà Josué 20 en une seule strophe. La fuite. L'étreinte. La confiance. L'abri. Je n'ai point d'autre refuge.That is Joshua 20 in a single stanza. The flight. The seizure. The trust. The cover. Other refuge have I none.
Examen de l'unité 9Unit 9 Examination
Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiples. Associé : les questions à choix multiples et les 10 phrases à compléter. M.Div. et Th.M. : les questions à choix multiples, les phrases à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % dans chaque partie pour réussir. Si vous échouez, vous devrez attendre un court moment avant de pouvoir repasser l'examen.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.
M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.
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