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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.
Objectifs d'apprentissageLearning Objectives
- Distinguer les deux questions que traite cette unité : les dons de révélation continuent-ils, et quel est le rapport entre une prophétie qui continuerait et le canon clos de l'Écriture ?Distinguish the two questions this unit treats: whether the revelatory gifts continue, and how any continuing prophecy relates to the closed canon.
- Exposer la position cessationniste et ses principaux appuis bibliques sous leur forme la plus solide.State the cessationist position and its main scriptural supports at their strongest.
- Exposer la position continuationniste et ses principaux appuis bibliques sous leur forme la plus solide.State the continuationist position and its main scriptural supports at their strongest.
- Expliquer comment on peut affirmer que le don de prophétie continue sans rien ajouter à l'Écriture ni lui faire concurrence.Explain how a continuing gift of prophecy can be affirmed without adding to or competing with Scripture.
- Mettre en pratique le commandement biblique d'examiner par la Parole toute prophétie annoncée, en ne retenant que ce qui est bon.Apply the biblical command to test all claimed prophecy by the Word, holding fast only what is good.
La question qui nous occupeThe Question Before Us
Les dons de prophétie, de langues et de paroles de connaissance continuent-ils dans l'Église aujourd'hui, ou ont-ils cessé à la fin de l'âge des apôtres ? C'est l'une des questions les plus vives autour du mouvement que nous étudions, et des chrétiens honnêtes, qui aiment la Bible, y ont répondu de deux manières très différentes. Cette unité place devant vous les deux réponses avec équité, comme nous l'avons fait pour le millénium et pour le sens de « ce qui est parfait » dans une unité précédente. Le but n'est pas de vous donner un verdict, mais de vous aider à peser vous-même les Écritures.Do the gifts of prophecy, tongues, and words of knowledge continue in the church today, or did they cease when the age of the apostles closed? This is one of the sharpest questions surrounding the movement we have been studying, and honest, Bible-loving Christians have answered it in two very different ways. This unit sets both answers before you fairly, as we did with the millennium and with the meaning of "the perfect" in an earlier unit — not to hand you a verdict, but to help you weigh the Scriptures for yourself.
Il faut garder séparées deux questions, sinon toute la discussion tombe dans la confusion. La première : les dons de révélation continuent-ils, oui ou non ? La seconde est une autre question, qui ne se pose que si la réponse à la première est oui : quel est le rapport entre une prophétie donnée aujourd'hui et la Bible, c'est-à-dire le recueil achevé et clos des Écritures ? Une grande partie de la peur et de la passion autour de ce sujet vient de ce qu'on mélange ces deux questions, comme si croire que les dons continuent revenait forcément à ajouter à la Parole de Dieu. Ce n'est pas le cas, comme nous le verrons. Prenons ces questions l'une après l'autre.Two questions must be kept apart, or the whole discussion falls into confusion. The first is whether the revelatory gifts continue at all. The second is a different question that arises only if they do: how any prophecy given today relates to the Bible — the completed, closed collection of Scripture. Much of the fear and heat around this subject comes from running these two questions together, as though believing the gifts continue must mean adding to the Word of God. It does not, as we shall see. Let us take the questions one at a time.
Ce sur quoi les deux camps s'accordentWhat Both Sides Agree Upon
Avant d'en venir au désaccord, il vaut la peine de s'arrêter sur le large terrain commun aux deux camps, car il est plus large que les querelles ne le laissent penser. Les cessationnistes comme les continuationnistes responsables confessent que le canon de l'Écriture est clos. Les soixante-six livres sont complets ; personne n'écrit un soixante-septième livre ; rien de ce qui se dit aujourd'hui dans une réunion ne se tient à côté d'Ésaïe ou de Romains comme Parole de Dieu. L'Écriture est l'autorité finale et suffisante :Before the disagreement, it is worth resting on the wide ground both sides share, for it is wider than the quarrels suggest. Both cessationists and responsible continuationists confess that the canon of Scripture is closed. The sixty-six books are complete; no one is writing a sixty-seventh; nothing said in a meeting today stands beside Isaiah or Romans as the Word of God. Scripture is the final and sufficient authority:
« Toute Écriture est inspirée de Dieu, … afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre. »2 Timothée 3:16–17 (LSG)"All Scripture is given by inspiration of God… that the man of God may be complete, thoroughly equipped for every good work."2 Timothy 3:16–17 (NKJV)
Les deux camps reconnaissent aussi que l'Esprit agit maintenant dans l'Église : dans la conviction de péché, la conversion, la sanctification et les grâces ordinaires de la vie chrétienne. Ils reconnaissent que tous les dons que Dieu accorde sont destinés à édifier le corps et à glorifier Christ, jamais à élever un individu. Le débat ne porte donc pas sur la question de savoir si l'Esprit agit aujourd'hui, ni sur celle de savoir si la Bible est achevée. C'est un débat plus étroit, qui concerne une seule catégorie de dons. Garder cela à l'esprit nous évitera de traiter en ennemis des frères et des sœurs à propos d'une question que toute l'Église débat depuis longtemps de bonne foi.Both sides also agree that the Spirit is at work in the church now — in conviction, conversion, sanctification, and the ordinary graces of Christian life — and that whatever gifts God gives are meant to build up the body and glorify Christ, never to exalt an individual. So the argument is not over whether the Spirit works today, nor over whether the Bible is finished. It is a narrower argument about one class of gifts. Keeping that in view will spare us from treating brothers and sisters as enemies over a question the whole church has long debated in good faith.
La position cessationnisteThe Cessationist Position
Le cessationniste soutient que les dons de révélation et les dons miraculeux qui servaient de signes — prophétie, langues, guérisons, paroles de connaissance — avaient un but particulier à l'époque de la fondation de l'Église, et qu'ils ont pris fin une fois ce but atteint. Son argument se présente ainsi. L'Église a été édifiée « sur le fondement des apôtres et des prophètes » ; or un fondement se pose une fois, et non à plusieurs reprises. Les dons qui accompagnaient le ministère des apôtres appartenaient à cette œuvre de fondation.The cessationist holds that the revelatory and miraculous sign-gifts — prophecy, tongues, healings, words of knowledge — had a particular purpose in the founding era of the church, and passed away once that purpose was fulfilled. The case runs like this. The church was built "on the foundation of the apostles and prophets"; a foundation is laid once, not repeatedly, and the gifts that accompanied the apostles' ministry belonged to that founding work.
« Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. »Éphésiens 2:20 (LSG)"…having been built on the foundation of the apostles and prophets, Jesus Christ Himself being the chief cornerstone."Ephesians 2:20 (NKJV)
Selon le cessationniste, ces dons servaient à authentifier les apôtres et leur message avant que le Nouveau Testament soit rédigé et rassemblé. L'auteur de l'épître aux Hébreux parle du grand salut qui « nous a été confirmé par ceux qui l'ont entendu, Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit » (Hébreux 2:3–4). Une fois ce témoignage confirmé et les Écritures achevées, l'échafaudage pouvait être retiré. Dans cette lecture, « quand ce qui est parfait sera venu » (1 Corinthiens 13:10) désigne la révélation achevée et la maturité qu'elle apporte — l'interprétation que nous avons rencontrée plus tôt sous le nom de « Lecture A » — et la suffisance de l'Écriture achevée signifie que l'Église n'a plus besoin de nouveaux dons de révélation. Sous sa forme la plus solide, cette position exprime une haute estime du caractère définitif de l'Écriture : Dieu a parlé pleinement par son Fils et dans la Parole, et c'est là que nous devons regarder, et non vers de nouvelles voix.These gifts, the cessationist argues, served to authenticate the apostles and their message before the New Testament was written and gathered. The writer to the Hebrews speaks of the great salvation confirmed to us by those who heard the Lord, "God also bearing witness both with signs and wonders, with various miracles, and gifts of the Holy Spirit" (Heb 2:3–4). Once that testimony was confirmed and the Scriptures completed, the scaffolding could come down. On this reading, "when that which is perfect has come" (1 Cor 13:10) points to the finished revelation and the maturity it brings — the view we met earlier as Reading A — and the sufficiency of the completed Scripture means the church no longer needs new revelatory gifts. At its strongest, the position is a high view of Scripture's finality: God has spoken fully in His Son and in the Word, and we are to look there, not for fresh voices.
Le cessationniste ajoute souvent une autre observation, tirée de la forme même de l'Écriture. Les grandes concentrations de miracles et de prophéties ne se répartissent pas de façon égale à travers les âges. Elles se regroupent aux charnières de l'histoire de la rédemption : autour de Moïse et du don de la Loi, autour d'Élie et d'Élisée quand ils combattaient pour l'alliance, et autour de Christ et de ses apôtres quand l'Évangile a fait irruption dans le monde. Entre ces moments, sur de longues périodes, elles deviennent rares. Dans cette lecture, l'effusion qui a accompagné la naissance de l'Église appartient à une telle charnière. De plus, la fonction d'apôtre n'a pas eu de successeurs : elle a pris fin avec les hommes qui avaient vu le Seigneur ressuscité et qui avaient été envoyés par lui, et les dons de signes liés à cette fonction fondatrice ont pris fin avec elle. Ce qui demeure pour toutes les générations suivantes, c'est l'Écriture achevée que ces apôtres et prophètes ont laissée, et elle suffit.The cessationist often adds a further observation drawn from the shape of Scripture itself: the great clusters of miracles and prophecy did not fall evenly across the ages but gathered at the hinges of redemptive history — around Moses and the giving of the Law, around Elijah and Elisha as they contended for the covenant, and around Christ and His apostles as the gospel broke into the world — and grew sparse in the long stretches between. On this reading the outpouring that accompanied the church's birth belongs to such a hinge. The apostolic office, moreover, had no successors; it closed with the men who had seen the risen Lord and were commissioned by Him, and the sign-gifts bound up with that founding office closed along with it. What remains for every later generation is the completed Scripture those apostles and prophets left behind, which is enough.
La position continuationnisteThe Continuationist Position
Le continuationniste soutient que les dons décrits dans le Nouveau Testament restent à la disposition de l'Église jusqu'au retour du Seigneur, et il répond point par point au cessationniste. Nulle part, fait-il remarquer, l'Écriture ne dit clairement que les dons de révélation cesseraient avant la seconde venue. Les instructions de Paul aux Corinthiens sont données sans la moindre allusion à une date d'expiration :The continuationist holds that the gifts described in the New Testament remain available to the church until the Lord returns, and answers the cessationist point by point. Scripture, he observes, nowhere plainly states that the revelatory gifts would cease before the second coming. Paul's instructions to the Corinthians are given without any hint of an expiration date:
« Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie. »1 Corinthiens 14:1 (LSG)"Pursue love, and desire spiritual gifts, but especially that you may prophesy."1 Corinthians 14:1 (NKJV)
Il appuie son argument sur un autre texte. Écrivant à ces mêmes Corinthiens, Paul dit qu'« il ne vous manque aucun don, dans l'attente où vous êtes de la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Corinthiens 1:7) ; le mot grec traduit par « manifestation » signifie littéralement « révélation ». Paul lie ainsi la possession des dons par l'Église à toute la période d'attente, qui ne prend fin qu'à l'apparition de Christ, et non à la fin du premier siècle. Puis le continuationniste lance un défi : que le cessationniste produise le verset qui annonce clairement le retrait des dons, car lui-même cherche et n'en trouve aucun. Là où l'Écriture n'a pas parlé, dit-il, nous ne sommes pas libres d'interdire ce qu'elle commande ailleurs. Selon cette lecture, les dons ne sont pas un échafaudage provisoire qu'on retire une fois le bâtiment construit ; ils font partie du mobilier ordinaire de l'Église, donnés ou retenus selon la volonté de l'Esprit, jusqu'au retour du Seigneur.He presses the point with a further text. Writing to these same Corinthians, Paul says they “come short in no gift, eagerly waiting for the revealing of our Lord Jesus Christ” (1 Cor 1:7) — binding the church's possession of the gifts to the whole stretch of waiting that ends only at Christ's appearing, not at the close of the first century. And he lays down a challenge: let the cessationist produce the verse that plainly announces the gifts' withdrawal, for the continuationist searches and finds none. Where Scripture has not spoken, he argues, we are not free to forbid what it elsewhere commands. On this account the gifts are not a temporary scaffolding taken down once the building rose, but part of the ordinary furniture of the church, given and withheld as the Spirit wills, until the Lord returns.
Et Paul dit clairement : « n'empêchez pas de parler en langues » (14:39) ; le verbe grec traduit par « empêcher » signifie aussi « interdire ». Le continuationniste comprend « quand ce qui est parfait sera venu » comme le retour de Christ — la « Lecture B » d'une unité précédente — puisque le fait de voir « face à face » et de connaître pleinement, au verset suivant (13:12), appartient à la gloire, et non à l'achèvement d'un livre. Si les dons durent jusque-là, ils durent aujourd'hui. Il rappelle que Pierre, à la Pentecôte, a cité Joël : « Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront » (Actes 2:17–18). Or « les derniers jours » désignent toute la période qui va de la première à la seconde venue de Christ, notre époque comprise. Il note aussi que Paul fonde les dons sur le choix continuel de l'Esprit : « Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut » (1 Corinthiens 12:11). Sous sa forme la plus solide, cette position est une lecture directe de commandements qui n'ont jamais été révoqués, et un refus d'interdire ce que l'apôtre a demandé à l'Église de ne pas interdire.And plainly, "do not forbid to speak with tongues" (14:39). The continuationist reads "when that which is perfect has come" as the return of Christ — Reading B from the earlier unit — since the "face to face" seeing and full knowing of the next verse (13:12) belong to glory, not to the closing of a book; and if the gifts last until then, they last now. He points to Peter at Pentecost citing Joel: "in the last days," God says, "I will pour out of My Spirit… your sons and your daughters shall prophesy" (Acts 2:17–18) — and "the last days" name the whole span between Christ's first and second comings, our age included. And he notes that Paul grounds the gifts in the Spirit's ongoing choice: "the same Spirit works all these things, distributing to each one individually as He wills" (1 Cor 12:11). At its strongest, the position is a plain reading of commands that were never revoked and a refusal to forbid what the apostle told the church not to forbid.
La prophétie et le canon closProphecy and the Closed Canon
Nous arrivons ici à la question qui en trouble beaucoup, et elle mérite une réponse attentive : si la prophétie continue, cela ne menace-t-il pas la Bible ? La réponse, selon toute position continuationniste responsable, est non — et la raison en est une distinction qu'il faut bien saisir. La prophétie qui est devenue Écriture, donnée par les apôtres et les prophètes, portait la pleine autorité de Dieu, et elle est maintenant close ; on n'y ajoute rien. Toute prophétie dans une assemblée aujourd'hui est d'une autre nature, moindre : ce n'est pas une nouvelle Écriture, elle ne porte aucune autorité canonique, et elle doit toujours être examinée.Here we reach the question that troubles many, and it deserves a careful answer: if prophecy continues, does that not threaten the Bible? The answer, on any responsible continuationist account, is no — and the reason is a distinction that must be grasped. The prophecy that became Scripture, given through apostles and prophets, carried the full authority of God and is now closed; nothing is added to it. Any prophecy in a congregation today is of a different and lesser kind: not new Scripture, carrying no canonical authority, and always to be tested.
Les Écritures elles-mêmes protègent leur caractère définitif. Jude parle de « la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes » (Jude 3) — une fois pour toutes, et non complétée à chaque génération — et l'Apocalypse se termine par un avertissement solennel contre quiconque ajouterait aux paroles du livre (Apocalypse 22:18–19). Le canon est donc fermé. Même le croyant qui s'attend à ce que le don de prophétie continue ne s'attend pas à ce qu'il rivalise avec la Bible, la corrige ou la prolonge. Il attend tout au plus une parole faillible d'encouragement ou d'avertissement, qui doit elle-même être pesée par l'Écriture et qui peut fort bien se tromper. Tenez ferme cette distinction, et la peur se dissipe : affirmer que le don continue, ce n'est pas rouvrir la Parole de Dieu.The Scriptures themselves guard their own finality. Jude writes of "the faith which was once for all delivered to the saints" (Jude 3) — once for all, not added to in each generation — and the Revelation closes with a solemn warning against adding to the words of the book (Rev 22:18–19). So the canon is shut. Even the believer who expects the gift of prophecy to continue does not expect it to rival, correct, or extend the Bible; he expects, at most, a fallible word of encouragement or warning that must itself be weighed by Scripture and may well be mistaken. Hold this distinction firmly and the fear dissolves: to affirm a continuing gift is not to reopen the Word of God.
Le Nouveau Testament lui-même montre à l'œuvre une prophétie de cette nature moindre. Un prophète nommé Agabus annonça une grande famine (Actes 11:28). Plus tard, prenant la ceinture de Paul et s'en liant les pieds et les mains, il avertit que l'apôtre serait arrêté à Jérusalem (Actes 21:10–11). C'était une prophétie authentique ; pourtant, elle n'a jamais été recueillie dans l'Écriture. Et dans le second cas, les disciples tirèrent de la parole d'Agabus une conclusion que Paul lui-même n'accepta pas : ils le supplièrent de ne pas monter à Jérusalem. Ainsi, même le message d'un vrai prophète devait être pesé, et ceux qui l'entendaient pouvaient se tromper dans son application. Nous avons là, dans les pages mêmes de la Bible, une prophétie réelle et utile, qui devait pourtant être examinée : non une rivale de l'Écriture, mais une servante qui lui est soumise. C'est exactement, dit le continuationniste, le genre de don dont il attend la continuation : un don qui édifie, qui est faillible et qui reste toujours soumis à la Parole écrite.The New Testament itself shows prophecy of this lesser kind at work. A prophet named Agabus foretold a coming famine (Acts 11:28), and later, taking Paul's belt and binding his own hands and feet, warned of the apostle's arrest at Jerusalem (Acts 21:10–11). This was genuine prophecy, yet it was never gathered into Scripture; and in the second instance the disciples drew from Agabus's word a conclusion Paul himself did not accept, pleading with him not to go up — so that even a true prophet's message had to be weighed, and its application could be mistaken by those who heard it. Here, within the pages of the Bible, stands prophecy that is real and useful and still to be tested: not a rival to Scripture but a servant beneath it. This, says the continuationist, is exactly the kind of gift he expects to continue — edifying, fallible, and always subordinate to the written Word.
Examinez toutes chosesTest All Things
Quelle que soit la conclusion d'un croyant sur la continuation des dons, l'Écriture impose à tous un même devoir, et c'est la grande protection pratique : tout ce qui prétend venir de l'Esprit doit être examiné par la Parole. Paul ne commande ni une acceptation imprudente ni un rejet méprisant, mais un discernement attentif :Whatever a believer concludes about continuation, Scripture presses one duty on everyone, and it is the great practical safeguard: everything claiming to be from the Spirit must be tested by the Word. Paul commands neither a reckless acceptance nor a scornful dismissal, but a weighing:
« Ne méprisez pas les prophéties. Mais examinez toutes choses; retenez ce qui est bon. »1 Thessaloniciens 5:20–21 (LSG)"Do not despise prophecies. Test all things; hold fast what is good."1 Thessalonians 5:20–21 (NKJV)
Il donne à l'Église une règle pour ses réunions : « Pour ce qui est des prophètes, que deux ou trois parlent, et que les autres jugent » (1 Corinthiens 14:29). Jean ajoute : « n'ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu » (1 Jean 4:1). Dans tous les cas, la mesure est l'Écriture : elle se tient au-dessus de toutes les paroles annoncées, et aucune d'elles ne peut la renverser. Une prophétie qui contredit la Bible est fausse, quelle que soit la puissance qui semble l'accompagner ; une prophétie qui s'accorde avec la Bible ne nous dit rien que la Bible n'ait déjà dit avec plus d'autorité. Cet examen protège l'Église des deux erreurs qui entourent les dons : la crédulité qui avale toute affirmation, et la froideur qui éteint l'œuvre véritable de l'Esprit.He gives the church a rule for its meetings: "Let two or three prophets speak, and let the others judge" (1 Cor 14:29). John adds, "do not believe every spirit, but test the spirits, whether they are of God" (1 John 4:1). The measure in every case is Scripture, which stands over all claimed words and cannot be overturned by any of them. A prophecy that contradicts the Bible is false, whatever power seems to attend it; a prophecy that agrees with the Bible tells us nothing the Bible did not already say with more authority. This testing protects the church from both errors that surround the gifts — the credulity that swallows every claim, and the coldness that quenches the Spirit's genuine work.
Cet examen n'est pas une nouveauté du Nouveau Testament ; il remonte à la Loi. Israël avait reçu une double mesure : la parole d'un prophète devait s'accomplir (Deutéronome 18:22), et même un signe ou un prodige qui s'accomplissait ne devait jamais entraîner le peuple après d'autres dieux (Deutéronome 13:1–3). La vérité et l'accomplissement formaient ensemble le critère, et le second point empêchait qu'un prodige mensonger ne détourne le premier. L'Église hérite de la même double protection : aucune parole annoncée, si frappante ou si émouvante soit-elle, ne peut être reçue si elle éloigne du Dieu et de l'Évangile déjà révélés dans l'Écriture.This testing is no New Testament novelty; it reaches back into the Law. Israel was given a twofold measure: a prophet's word must come to pass (Deut 18:22), and even a sign or wonder that does come to pass must never draw the people after other gods (Deut 13:1–3). Truth and fulfillment together formed the test, and the second guarded against the first being abused by a lying wonder. The church inherits the same double safeguard: no claimed word, however striking or however moving, may be received if it leads away from the God and the gospel already made known in Scripture.
Un mot sur les langues aujourd'huiA Word on Tongues Today
La même discipline s'applique aux langues. Que le don continue ou non — c'est justement la question que nous venons de peser — les règles du Nouveau Testament ne changent pas : dans l'assemblée réunie, les langues doivent être interprétées, exercées avec ordre, et jamais devenir un insigne qui sépare ceux qui « ont » de ceux qui « n'ont pas » (1 Corinthiens 14). Et les deux questions que nous avons séparées dans une unité précédente restent séparées ici : savoir si le don est réel est une chose ; savoir si le parler en langues est exigé comme la preuve du baptême dans l'Esprit en est une autre, et à cette seconde question la réponse donnée tout au long de ce cours est non. Que ceux qui exercent un don, quel qu'il soit, le fassent dans l'amour et dans la soumission à la Parole, et que personne ne méprise un frère parce qu'il a, ou n'a pas, tel ou tel don.The same discipline applies to tongues. Whether or not the gift continues — the very question we have been weighing — the New Testament's rules do not change: in the gathered church tongues are to be interpreted, exercised in order, and never made a badge that divides the "haves" from the "have-nots" (1 Cor 14). And the two questions we separated in an earlier unit stay separate here: whether the gift is real is one matter; whether speaking in tongues is required as the proof of the Spirit's baptism is another, and to that second question the answer given throughout this course is no. Let those who exercise any gift do so under love and in submission to the Word, and let no one despise a brother for having, or for lacking, a particular gift.
Tenir la question avec humilitéHolding the Question with Humility
Sur la question centrale — les dons de révélation continuent-ils ? — ce cours ne rend aucun verdict, car des chrétiens fidèles, qui honorent la même Bible, se tiennent depuis longtemps des deux côtés, et chaque camp peut s'appuyer sur l'Écriture. Ce sur quoi le cours insiste, c'est le terrain qui n'est pas négociable : le canon est clos, l'Écriture est suffisante et définitive, tout doit être examiné par elle, et Christ est au centre. Le Seigneur Jésus a dit que l'Esprit viendrait le glorifier (Jean 16:14) ; cela reste le but de tout don véritable et le critère de toute parole annoncée. Pesez donc les Écritures, arrivez à votre conviction, et tenez-la avec humilité, en recevant comme des frères ceux qui ont pesé les mêmes textes et sont arrivés ailleurs.On the central question — do the revelatory gifts continue? — this course renders no verdict, because faithful Christians who honor the same Bible have long stood on both sides, and each can point to Scripture for its case. What the course does insist upon is the ground that is not open to negotiation: the canon is closed, Scripture is sufficient and final, everything must be tested by it, and Christ is the center. The Lord Jesus said the Spirit came to glorify Him (John 16:14), and that remains the aim of every true gift and the test of every claim. So weigh the Scriptures, come to your conviction, and hold it with humility — receiving as brothers those who have weighed the same texts and landed elsewhere.
Ce qui nous attendLooking Ahead
Dans l'unité suivante, nous aborderons un sujet douloureux qu'il faut regarder en face avec honnêteté : l'évangile de la prospérité et d'autres excès qui se sont développés à côté du mouvement. Nous demanderons ce que l'Écriture dit de la richesse, de la foi et de la souffrance, et comment rejeter une déformation sans condamner les nombreux croyants fidèles qu'elle a blessés.In the next unit we turn to a painful subject that must be faced honestly: the prosperity gospel and other excesses that have grown up alongside the movement. We will ask what Scripture says about wealth, faith, and suffering, and how to reject a distortion without condemning the many faithful believers it has wounded.
Questions de discussionDiscussion Questions
- Pourquoi le fait de séparer la question « les dons continuent-ils ? » de la question « quel est le rapport entre la prophétie et le canon ? » apaise-t-il une grande partie de la peur autour de ce sujet ?Why does keeping the "do the gifts continue?" question separate from the "how does prophecy relate to the canon?" question calm much of the fear around this subject?
- Lisez 1 Corinthiens 14:1 et 14:39 à côté d'Éphésiens 2:20. Comment chaque position rend-elle compte de ces deux textes ?Read 1 Corinthians 14:1 and 14:39 alongside Ephesians 2:20. How does each position account for both texts?
- Concrètement, dans une vraie réunion d'église, à quoi ressemble le fait d'« examiner toutes choses » sans mépriser la prophétie et sans avaler toute affirmation ?What does it look like, in a real church meeting, to "test all things" without either despising prophecy or swallowing every claim?
- Comment expliqueriez-vous à un croyant inquiet qu'affirmer la continuation d'un don n'ajoute rien à la Bible et ne la menace pas ?How would you explain to a worried believer that affirming a continuing gift does not add to or threaten the Bible?
Application au ministèreMinistry Application
Pensez à une situation où quelqu'un a affirmé avoir reçu une parole de Dieu. Écrivez deux phrases pour décrire comment vous examineriez cette affirmation par l'Écriture, et une phrase que vous pourriez dire pour honorer la personne tout en gardant la Bible comme autorité finale.Think of a setting where someone claimed a word from God. Write two sentences describing how you would weigh that claim by Scripture, and one sentence you could say to honor the person while keeping the Bible as the final authority.
Auto-évaluation — Questions à choix multiplesSelf-Check — Multiple Choice
Choisissez la meilleure réponse, puis appuyez sur Vérifier. Une correction et une brève explication s'affichent pour chaque question.Choose the best answer, then press Check. Feedback and a short explanation appear for each question.
Travail écrit — Parcours MasterWritten Work — Master's Track
Répondez en quelques phrases, avec vos propres mots. Votre réponse est vérifiée selon des notions clés (trois sur huit suffisent pour réussir), puis la réponse modèle s'affiche pour que vous puissiez comparer.Answer in a few sentences of your own. Your response is checked for key concepts (any three of eight is a pass), then the model answer is revealed for comparison.
M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.
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