Ruth et EstherRuth and Esther — Unité 5Unit 5

Séance 5 — Introduction au livre d'EstherClass 5 — Introduction to Esther
Glenda Rogers · Séminaire Théologique de Chapala · Dr Ted Rogers, directeurGlenda Rogers · Chapala Theological Seminary · Dr. Ted Rogers, Director

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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.

La séanceThe Class

Passage : Esther (vue d'ensemble) · Enseigné par Glenda Rogers. Ce texte conserve son enseignement et la discussion en classe.Passage: Esther (overview) · Taught by Glenda Rogers. This preserves her teaching and class discussion.

Père céleste, merci de nous donner l'occasion de venir apprendre davantage sur toi et sur ton amour pour nous dans ta Parole. Je te prie de faire que je sois invisible et que toi, tu sois visible. Je te prie d'envoyer ton Saint-Esprit au milieu de nous pour nous enseigner ce que tu veux que nous apprenions des Écritures ce matin. Nous te demandons ces choses au nom de ton Fils et pour sa gloire. Amen.Heavenly Father, thank You for the chance to come and learn more about You and Your love for us in Your word. I pray that I would be invisible and that You would be visible. I pray that Your Holy Spirit would come into our presence and teach us what You would have us learn from Your Scripture this morning. We pray these things in Your Son's name and for His glory. Amen.

Nous étudions le livre d'Esther, en commençant par une vue d'ensemble. Pour nous rappeler pourquoi cela compte, lisons 2 Timothée 3:16-17 : « Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. » Cette classe est la vôtre autant que la mienne. Vos observations, vos interprétations et vos applications rendent la discussion vivante. J'apprends autant de vous que, je l'espère, vous apprenez de mon étude.We're covering Esther, starting with the overview. As a reminder of why this matters, 2 Timothy 3:16–17: “All Scripture is God-breathed and is useful for teaching, rebuking, correcting, and training in righteousness, so that the servant of God may be thoroughly equipped for every good work.” This is your class as much as mine; your observations, interpretations, and applications make for a lively discussion, and I learn as much from you as I hope you pick up from my study.

AuteurAuthorship

Nous ne savons tout simplement pas qui a écrit le livre d'Esther. Mais l'auteur connaissait clairement la culture perse, et il a peut-être même été un témoin direct, tant tout est détaillé. L'auteur est favorable aux Juifs. Il pouvait donc être juif, ou au moins quelqu'un de la cour qui prenait à cœur la situation d'Esther. Et il connaissait bien le plan du palais. Les archéologues ont effectivement découvert le palais construit par Darius — un parent de Xerxès qui a régné avant lui — c'est-à-dire son palais d'hiver à Suse. Les quelques descriptions du palais dans Esther correspondent à ce plan. C'était une citadelle : la ville de Suse l'entourait, tandis que le palais lui-même se trouvait sur une colline, séparé de la ville par de l'eau. Ainsi, « la citadelle de Suse » désigne le palais du roi. (Louis Segond traduit « Suse, la capitale » ; le texte hébreu dit littéralement « Suse, la citadelle ».) Les procédés littéraires du livre montrent eux aussi que l'auteur était très instruit.We simply don't know who wrote the Book of Esther, but the writer was clearly familiar with Persian culture and may even have been a firsthand witness — everything is so detailed. The author is favorable to the Jews, so he could have been a Jew or at least someone in the court partial to Esther's circumstances, and he knew the layout of the palace well. Archaeologists have actually discovered the palace Darius built — Darius being Xerxes' relative who reigned before him — his winter palace at Susa, and the few descriptions of the palace in Esther match the layout. It was a citadel: the town of Susa surrounded it, while the palace itself sat up on a hill, separated by water. So “the citadel of Susa” refers to the king's palace. The literary devices in the book also point to a highly educated author.

Place dans la BiblePlacement in the Bible

Dans nos Bibles, le livre vient juste après Esdras et Néhémie. C'est logique si l'on suit la chronologie : Dieu rappelle les Israélites à Jérusalem pour rebâtir le temple après la captivité à Babylone. Le conseil de guerre où les Perses décident d'attaquer les Grecs aurait eu lieu entre le chapitre 6 et le chapitre 7 d'Esdras. Dans la Bible hébraïque, cependant, Esther est l'un des cinq petits livres de la troisième partie, les Écrits. Et la structure littéraire montre que cette place a aussi du sens.In our Bibles the book falls right after Ezra and Nehemiah, which makes sense if we follow the historical timeline of God calling the Israelites back to Jerusalem to rebuild the temple after the Babylonian captivity; the war council concerning the Persians taking on the Greeks would have happened between Ezra chapter 6 and chapter 7. In the Hebrew Bible, however, Esther is one of five short books in the third section, the Writings — and the literary structure shows why that placement makes sense as well.

Structure littéraireLiterary Structure

Premier point : la répétition. Elle est utilisée en littérature au moins depuis les tragédies grecques de l'Antiquité. Or l'histoire d'Esther se passe pendant la période classique de la Grèce, ce qui appuie l'idée d'un auteur cultivé et très instruit. La répétition apparaît plus de vingt fois dans le livre, et cela fort à propos, à travers les festins. En effet, l'un des buts du livre était d'instituer la fête de Purim. Les festins reviennent donc tout au long du récit (au moins trois dans le seul premier chapitre).Repetition, our first note, has been used in literature at least since the ancient Greek tragedies — and Esther takes place during Greece's Classical period, which lends credence to the idea of a literate, well-educated author. Repetition appears over twenty times in the book, fittingly through banquets: one purpose of the book was to establish the Feast of Purim, so banquets are woven throughout (at least three in the first chapter alone).

Dieu n'est pas mentionné dans ce livre, ce qui est fascinant. Et pourtant, on voit la trace de sa main dans toute l'histoire. Plus précisément, c'est l'histoire d'un renversement du destin par des événements soudains, inattendus et opportuns — autrement dit, par la providence de Dieu. En termes littéraires, ce renversement s'appelle la péripétie, et il révèle une intervention et une direction divines. L'histoire est aussi pleine de merveilleuses ironies (le mot « ironie » vient du grec eirôn, un personnage de comédie). Haman fait dresser une potence pour Mardochée, mais c'est lui qu'on y pend (Louis Segond dit « un bois », Esther 5:14 ; le mot hébreu désigne un poteau de bois). Un décret ordonne d'exterminer les Juifs le treizième jour du mois d'Adar ; mais au contraire, ce sont les Juifs qui détruisent Haman et ses partisans.God isn't mentioned in this book, which is fascinating — and yet you see His handprint all over the story. More to the point, it is a story of reversal of destiny through sudden, unexpected, and timely events — namely, God's providence. In literary terms this reversal is called peripeteia, and it points to divine intervention and orchestration. The story is also full of wonderful ironies (the word irony derives from the Greek eiron, a comedic character): Haman builds gallows for Mordecai but is hanged on them; a decree goes out to annihilate the Jews on the thirteenth of Adar, and instead the Jews destroy Haman and his forces.

Enfin, l'importance des paires. C'était nouveau pour moi, et j'ai adoré. Les paires traversent toute l'histoire (en voici seulement quelques-unes) : deux listes de rois et de serviteurs au chapitre 1 ; deux rassemblements de femmes (le festin de Vasthi, puis les jeunes filles rassemblées une seconde fois) ; deux reines (l'une écartée, l'autre accueillie) ; Haman consulte deux fois sa femme Zéresch ; deux hommes complotent contre le roi ; Esther se présente deux fois devant le roi ; deux jeûnes (à l'annonce du décret, et pour Esther) ; le visage d'Haman est couvert deux fois ; la colère du roi s'apaise deux fois ; et deux jours de défense pour les Juifs. Ted a fait une bonne remarque : même si le nom de Dieu n'est jamais employé, toutes ces paires mises ensemble révèlent un courant profond, un mouvement — l'intervention divine. Comme l'a dit Ted, le plus grand miracle ici, c'est que Dieu se sert de l'ordinaire. Peut-être que nous ne voyons pas de miracles parce que nous ne les cherchons pas. Mais ils sont là : Dieu se sert de gens ordinaires et d'événements ordinaires pour accomplir son œuvre.Finally, the significance of pairs — something new to me, and I loved it. Pairs run throughout the story (these are just a few): two lists of kings and servants in chapter 1; two gatherings of women (Vashti's banquet, then the virgins gathered a second time); two queens (one set aside, one received); Haman consults his wife Zeresh twice; two men plot against the king; Esther approaches the king twice; two fasts (at the news of the decree, and on Esther's behalf); Haman's face is covered twice; the king's anger subsides twice; and two days of Jewish defense. Ted made a good point: while the name of God is never used, all these pairs lined up together reveal an undercurrent, a movement — divine intervention. As Ted put it, the biggest miracle here is God using the mundane; maybe we don't see miracles because we don't look for them, but they are there, God using ordinary people and ordinary events to accomplish His work.

Genre littéraireGenre

Le genre est ici une question délicate. Certains spécialistes parlent de fiction historique, parce qu'Esther n'apparaît dans aucune source extérieure à la Bible. Pourtant, Xerxès était un roi réel, et le festin du début était une véritable réunion de préparation pour l'invasion de la Grèce par la Perse : cette partie-là est donc historique. Pour ma part, je penche pour un récit historique véridique. Je crois que c'est vrai, et cela s'inscrit parfaitement dans la chronologie de l'Empire perse. Cela dit, Esther ressemble à la littérature de sagesse (les paires, les ironies, Dieu présent mais jamais nommé). Je le comparerais donc sur ce point au Cantique des cantiques — et c'est là que la littérature rabbinique le place. On peut aussi le lire comme une histoire théologique, qui raconte comment Dieu agit toujours en faveur des Israélites. Il y a un vrai débat sur la catégorie à laquelle il appartient.Genre is a sticky subject here. Some scholars call it historical fiction, because Esther doesn't appear in outside sources — though Xerxes was a real king, and the opening banquet was a real planning session for Persia's invasion of Greece, so that much is historical. I lean toward historical non-fiction: I think it's true, and it fits perfectly within the timeline of the Persian Empire. That said, Esther has similarities to wisdom literature (the pairs, the ironies, God present but unnamed), so I'd compare it to Song of Solomon in that respect — which is where the rabbinic literature places it. It can also be read as theological history, recounting God always working on behalf of the Israelites. There's genuine argument over where it belongs.

Contexte historiqueHistorical Backdrop

La fin de 2 Chroniques 36 plante le décor. Ceux qui avaient échappé à l'épée furent emmenés captifs à Babylone et y furent asservis jusqu'à la domination du royaume de Perse. Ainsi, le pays put jouir de ses sabbats jusqu'à l'accomplissement de soixante-dix ans, selon la parole de Jérémie. Puis l'Éternel « réveilla l'esprit de Cyrus, roi de Perse », qui proclama que l'Éternel lui avait commandé de lui bâtir une maison à Jérusalem, et que quiconque faisait partie du peuple de Dieu pouvait monter. Le livre d'Esther se situe environ cinquante ans après le décret de Cyrus pour la reconstruction du temple. Remarquez que Cyrus était perse, et non juif. Cela montre bien que Dieu se sert de qui il veut. Dieu l'a poussé à publier ce décret, qui est aussi repris dans Esdras.The end of 2 Chronicles 36 sets the stage: the remnant who escaped the sword were carried into exile in Babylon and became servants until the kingdom of Persia came to power, so that the land enjoyed its sabbath rests until seventy years were completed, in fulfillment of Jeremiah's word; then the Lord moved the heart of Cyrus, king of Persia, to proclaim that the Lord had appointed him to build a temple in Jerusalem, and that any of God's people might go up. Esther occurs about fifty years after Cyrus's decree to rebuild the temple. Notably, Cyrus was Persian, not a Jew — which just goes to show God will use whom He will use; God stirred him to issue the decree, and it is reiterated in Ezra as well.

Jérémie 29 est aussi à l'arrière-plan : « Dès que soixante-dix ans seront écoulés pour Babylone, je me souviendrai de vous, et j'accomplirai à votre égard ma bonne parole, en vous ramenant dans ce lieu. Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l'espérance… je ramènerai vos captifs » (Jérémie 29:10-11, 14). Ted a fait une bonne remarque sur les soixante-dix ans : cette durée a permis à la génération désobéissante de disparaître, un peu comme pendant la marche dans le désert. Ensuite, Jérémie 51:1-6 rapporte l'ordre de Dieu de fuir Babylone avant sa destruction. C'était en partie parce que Babylone allait être anéantie par les Perses, et en partie parce que les Israélites, vivant au milieu de nations étrangères, ne cessaient d'adopter la culture étrangère et d'en être souillés. Dieu ne les avait toujours pas abandonnés, mais il voulait qu'ils sortent de là et retournent dans leur pays. (On trouve des avertissements semblables dans Zacharie et Aggée, écrits au temps de Darius Ier.) Comme Ted l'a fait remarquer, la force de notre Église, ici au Mexique, c'est que nous sommes tous des étrangers dans ce pays. Pourtant, nous nous réunissons dans la communion fraternelle en terre étrangère, et nous nous aidons les uns les autres à rester sur le chemin avec Christ.Jeremiah 29 underlies it too: “When seventy years are completed for Babylon, I will come to you and fulfill my good promise to bring you back to this place. For I know the plans I have for you, declares the Lord, plans to prosper you and not to harm you, plans to give you hope and a future...I will bring you back from captivity.” Ted made a good point on the seventy years: that span allowed the disobedient generation to die off, much like the wandering in the wilderness. Jeremiah 51:1–6 then records God's command to flee Babylon before its destruction — partly because Babylon would be annihilated by the Persians, and partly because the Israelites, living among foreign nations, kept adopting and being tainted by foreign culture. God still had not forsaken them, but He wanted them out and back in their homeland. (Similar warnings appear in Zechariah and Haggai, written in the time of Darius I.) As Ted observed, the strength of this church is that we are all foreigners here, yet we gather in fellowship in a foreign land and keep one another on the path with Christ.

Esdras 1:1-6 reprend pour l'essentiel la fin de 2 Chroniques. L'Éternel réveilla l'esprit de Cyrus, qui proclama la reconstruction du temple. Les chefs de famille de Juda et de Benjamin, les sacrificateurs et les Lévites — « tous ceux dont Dieu réveilla l'esprit » — se préparèrent à monter. Leurs voisins les aidèrent avec de l'argent, de l'or, des effets, du bétail et des offrandes volontaires. Quelqu'un a posé une question sur les paroles de Cyrus : « L'Éternel, le Dieu des cieux, m'a donné tous les royaumes de la terre. » Comment les concilier avec Satan qui offre à Jésus les royaumes du monde dans le désert ? Voici la réponse : Cyrus parle sur le plan terrestre, du domaine physique qu'il gouvernait alors. (Et c'est une hyperbole : il n'a pas atteint toute l'Asie, même si l'empire s'en est remarquablement approché.) À mon avis, le décret de Cyrus est un acte qui relève du salut : comme « Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice » (Romains 4:3), Cyrus a cru à Dieu et a publié le décret.Ezra 1:1–6 essentially repeats the end of 2 Chronicles: the Lord moved Cyrus to proclaim the rebuilding of the temple, and the family heads of Judah and Benjamin, the priests and Levites — everyone whose heart God had moved — prepared to go up, while their neighbors assisted them with silver, gold, goods, livestock, and freewill offerings. Someone asked about Cyrus's words, “the Lord, the God of heaven, has given me all the kingdoms of the earth” — squaring that with Satan offering Jesus the kingdoms of the earth in the wilderness. The answer: Cyrus is speaking temporally, of the physical realm he then ruled (and it's hyperbole — he didn't reach into all of Asia, though the empire came remarkably close). In my opinion, Cyrus's decree is a salvific act: as Abraham believed God and it was reckoned to him as righteousness, Cyrus believed God and issued the decree.

Remarquez aussi que le retour était présenté comme une offrande volontaire : Dieu a agi dans le cœur de certaines personnes pour qu'elles fassent l'œuvre de reconstruction. Ce n'est pas parce que Dieu dit quelque chose que nous obéissons automatiquement — il nous donne le libre arbitre. La première vague de retour comptait environ trente à cinquante mille personnes. Quelqu'un a soulevé une question pratique : comment nourrir autant de gens qui reviennent par vagues dans une région dévastée ? C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles tant de gens ont choisi de ne pas partir. Nous ne le savons pas entièrement. Les biens et le bétail ont dû aider, et, comme le livre de Ruth nous le rappelle, même la petite ville de Bethléhem était un grenier à blé. Et n'est-ce pas bien digne de Dieu de nous demander quelque chose qui nous sort un peu de notre zone de confort ?Note, too, that going back was framed as a freewill offering: God moved in the hearts of certain people to do the work of rebuilding. Just because God says it doesn't mean we obey — He gives us free will. The first wave back numbered roughly thirty to fifty thousand. Someone raised a practical question — how do you feed that many people returning in waves to a desolate region? — which may be part of why so many chose not to go. We don't fully know; the goods and livestock would have helped, and as Ruth reminds us, even tiny Bethlehem was a breadbasket. And isn't it fitting of God to ask something a little outside our comfort zone?

La chronologieThe Timeline

Pour s'y retrouver parmi les rois et les prophètes : Cyrus (règne de 538 à 530 av. J.-C.) publia le décret, et la construction du temple commença. Elle se poursuivit sous Cambyse et Smerdis (530-522), puis sous Darius Ier (521-486), quand il y eut un nouvel appel à achever le temple. L'histoire d'Esther se situe sous Assuérus, c'est-à-dire Xerxès (486-465). Le culte fut enfin rétabli et les murailles de Jérusalem rebâties sous Artaxerxès, auquel succéda Darius II. Les livres concernés sont : Esdras 1-6 (de Cyrus à Smerdis), Esdras 7-10 (plus tard, sous Artaxerxès), les prophètes Aggée et Zacharie (vers 520, sous Darius), une partie d'Esther, et Néhémie (vers 445, quand les murailles furent rebâties). Ted a souligné combien il est fascinant que Dieu ait choisi de se servir d'une série de rois païens qui, dans les faits, ont agi selon Dieu, pour rebâtir le temple — c'est l'un des thèmes centraux de tout le livre.To keep the kings and prophets straight: Cyrus (reigned 538–530 BC) issued the decree, and temple construction began. It continued under Cambyses and Smerdis (530–522), then under Darius I (521–486), when there was a renewed call to finish the temple. Esther's story falls under Ahasuerus/Xerxes (486–465). Worship was finally restored and the walls of Jerusalem built under Artaxerxes, followed by Darius II. The books that pertain: Ezra 1–6 (Cyrus through Smerdis), Ezra 7–10 (later, under Artaxerxes), the prophets Haggai and Zechariah (around 520, under Darius), a portion of Esther, and Nehemiah (around 445, when the walls were rebuilt). Ted noted how fascinating it is that God chose to use a series of effectively godly Gentile kings to rebuild the temple — which is one of the central themes of the whole book.

L'histoire elle-même s'étend de 482 à 473 av. J.-C. : le festin militaire en 483 ; la fête du Nouvel An où Vasthi est répudiée, en 482 ; Esther devient reine en 478 (après l'échec de la campagne contre la Grèce — Xerxès a des remords : il a perdu la Grèce et a renvoyé Vasthi dans sa colère) ; le décret d'Haman en 474 ; et le renversement qui aboutit à la victoire des Juifs en 473.The story itself runs from 482 to 473 BC: the military banquet in 483, the New Year's festival where Vashti is banished in 482, Esther made queen in 478 (after the failed Greek campaign — Xerxes in remorse, having lost Greece and dismissed Vashti in anger), Haman's decree in 474, and the reversal to Jewish victory in 473.

Timeline of the Persian kings, the Jewish return, the books of the Bible of the same period, and the events of Esther 482-473 BC
Les rois perses en parallèle avec le retour des Juifs, les livres de la Bible de la même période (Esdras, Aggée, Zacharie, Esther, Néhémie) et les événements d'Esther, 482–473 av. J.-C. (Tiré de la présentation de Glenda en classe.)
Timeline of the Persian kings, the Jewish return, the books of the Bible of the same period, and the events of Esther 482-473 BC
The Persian kings alongside the Jewish return, the books of the Bible across the same period (Ezra, Haggai, Zechariah, Esther, Nehemiah), and the events of Esther, 482–473 BC. (From Glenda's class presentation.)

Le temps des nationsThe Time of the Gentiles

Le livre d'Esther se situe aussi dans ce qu'on appelle « le temps des nations » — qui est la même chose que l'âge de l'Église. Il a commencé avec la chute de Babylone et continue aujourd'hui. Luc 21:24 cite les paroles de Christ lui-même : « Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu'à ce que les temps des nations soient accomplis. » Le texte grec dit littéralement « les nations », c'est-à-dire les peuples non juifs, qu'on appelle aussi les païens ou les Gentils. Pour une description plus complète, voyez Daniel 2:4 à 7:28, où Daniel interprète les songes de Nebucadnetsar au milieu de nombreuses prophéties. Ce qui rend cela important, c'est qu'Esther est le seul livre de l'Ancien Testament situé pendant le temps des nations — et c'est le dernier livre historique de l'Ancien Testament avant les prophètes.Esther also sits within what is called the time of the Gentiles — the same as the church age — which began with the fall of Babylon and continues now. Luke 21:24, a quote from Christ Himself: “They will fall by the sword and will be taken as prisoners to all the nations. Jerusalem will be trampled on by the Gentiles until the times of the Gentiles are fulfilled.” For a fuller description, see Daniel 2:4 through 7:28, where Daniel interprets Nebuchadnezzar's dreams amid a great deal of prophecy. What makes this relevant is that Esther is the only book of the Old Testament set during the time of the Gentiles — and it is the last history book in the Old Testament before the prophets.

Les buts du livrePurposes of the Book

Premièrement, Dieu peut se servir et se servira de qui il veut pour accomplir les desseins de son royaume — ici, des rois perses. Il se sert de ceux qui désobéissent volontairement, de ceux qui ont de bonnes intentions, et même de ceux qui veulent le mal ; de femmes et d'hommes ; de bêtes de somme, de rois, de généraux, de présidents, de députés et de parlementaires, d'humbles bergers, de prostituées, de publicains, de voleurs, de meurtriers et d'escrocs (il suffit de regarder la généalogie de Christ). Nous avons l'assurance que sa volonté l'emporte et l'emportera toujours. Deuxièmement, le livre établit l'origine de la fête de Purim chez les Juifs. Et troisièmement, ce qui est le plus important, il révèle la providence de Dieu.First, God can and will use whomever He wishes to bring about His kingdom purposes — here, Persian kings. He uses the willfully disobedient, those who mean well, and even those who wish ill; women and men; beasts of burden, kings, generals, presidents, members of Congress and Parliament, lowly shepherds, prostitutes, tax collectors, thieves, murderers, and swindlers (just look at the genealogy of Christ). The assurance is that His will does and always will prevail. Second, the book establishes the beginning of the Feast of Purim for the Jews. And third, most importantly, it reveals God's providence.

Sur la providence : comme le fait remarquer Karen Jobes, Esther est l'exemple biblique de la providence de Dieu le plus fidèle à la vie réelle, justement parce que Dieu semble absent. Ted a fait une remarque dans le même sens : « Combien de fois nous avons l'impression que Dieu a retiré sa main, puis, dix ans plus tard, en regardant en arrière, nous voyons une période de croissance extraordinaire. » La providence désigne des résultats nés de la prévoyance — c'est-à-dire de l'omniscience de Dieu. J. Sidlow Baxter l'appelle « le grand miracle par lequel un Dieu souverain manipule tous les événements non miraculeux de manière à produire un résultat prédéterminé ; miracle d'autant plus grand qu'il n'a besoin d'aucun miracle ». Comme le dit Tom Constable dans ses notes : « Nos choix influencent notre destinée, mais ils ne font pas échouer les plans de Dieu. » Même si Dieu n'est pas nommé dans l'histoire, il est toujours présent. Il agit en et par des gens ordinaires qui prennent des décisions ordinaires, d'une manière ou d'une autre dans le cadre du libre arbitre qu'il nous a donné.On providence: as Karen Jobes observes, Esther is the most true-to-life biblical example of God's providence precisely because God seems absent. Ted made a related point — “how often we feel God has removed His hand, only to look back ten years later and see a period of incredible growth.” Providence means outcomes born from foresight — namely, God's omniscience. J. Sidlow Baxter calls it “the mighty miracle whereby a sovereign God so manipulates all non-miraculous events as to bring about a predetermined outcome, all the more miraculous because there is no need for miracles.” As Tom Constable puts it in his notes, “our choices affect our destiny, but they do not frustrate God's plans.” Even though God is not named in the story, He is ever present, working in and through ordinary people making ordinary decisions, somehow within the context of the free will He gave us.

Les thèmesThemes

Le thème principal est la providence de Dieu, dont le résultat est le salut de la nation d'Israël. Remarquez que ce n'est pas très différent de Ruth. Dans Ruth, le thème principal était la repentance et la restauration, avec la providence en arrière-plan. Dans Esther, nous voyons l'inverse : la providence au premier plan, avec la restauration et le salut pour Israël. Un deuxième thème est celui des femmes fortes dont Dieu se sert pour accomplir ses plans. Les femmes ont toujours eu leur place dans les desseins du royaume de Dieu, contrairement à l'idée selon laquelle la Bible et le christianisme oppriment les femmes — une idée qui doit peut-être beaucoup à l'image qu'on a eue de l'Église catholique, très patriarcale.The major theme is God's providence, in which the outcome is the salvation of the nation of Israel. Notice this is not dissimilar to Ruth: in Ruth the major theme was repentance and restoration with an undercurrent of providence; in Esther we see the reverse — providence in the foreground, with restoration and salvation for Israel. A second theme is strong women whom God uses to bring about His plans. Women have always factored into God's kingdom purposes, contrary to the perception that the Bible and Christianity are oppressive to women — a perception that may owe much to how the very patriarchal Catholic Church has been seen.

Sur les passages difficiles : dans 1 Timothée, quand Paul dit que les femmes doivent garder le silence, rappelez-vous que quelques chapitres plus tôt il parle de femmes et d'hommes qui prophétisent (il faut simplement un interprète). Paul ne se contredit donc pas. Dans ce contexte, il faisait face à des querelles et à des « mesquineries » dans l'Église (probablement à Éphèse). L'instruction sur le voile de la tête concerne Corinthe. Au-dessus de la ville, sur l'Acrocorinthe, se dressait le temple d'Aphrodite, dont les prostituées sacrées avaient la tête rasée. Lorsque certaines de ces femmes ont connu Christ et sont entrées dans l'Église, Paul craignait qu'une femme à la tête rasée — facilement reconnaissable comme ancienne prostituée du temple — n'encourage l'immoralité chez les hommes. C'est une instruction très précise, liée à son contexte : on ne peut pas sortir l'Écriture de son contexte. Et dans toute l'Écriture, Dieu se sert de femmes : Débora et Hulda comme prophétesses, Jaël, Rahab la prostituée, la femme du puits qui en a parlé à toute sa ville, Marie comme premier témoin de la résurrection et première évangéliste, et Priscille — qui, avec Aquilas, a pris Apollos avec eux et a corrigé son enseignement. Nous avons donc des femmes dans des rôles prophétiques et d'enseignement.On the difficult passages: in 1 Timothy, when Paul says women should remain silent, recall that a few chapters earlier he speaks of both women and men prophesying (they simply need an interpreter), so Paul is not contradicting himself. In that context he was dealing with infighting and “cattiness” in the church (likely Ephesus). The head-covering instruction is from Corinth: above the city, on the Acrocorinth, stood the temple of Aphrodite, whose temple prostitutes had shaved heads; as some of those women came to know Christ and entered the church, Paul was concerned that a shaved-headed woman — obviously identifiable as a former temple prostitute — would invite promiscuity among the men. It's a very specific, contextual instruction; you cannot take Scripture out of context. And throughout Scripture God uses women: Deborah and Huldah as prophets, Jael, Rahab the harlot, the woman at the well who told her whole town, Mary as the first witness of the resurrection and first evangelist, and Priscilla — who, with Aquila, took Apollos aside and corrected his teaching. So we have women in prophetic and teaching roles.

Les messagesMessages

Vivez dans l'obéissance à Dieu et confiez-vous en l'Éternel — la vie se passe beaucoup mieux quand on fait les deux. Restez dans une prière active, attentifs à sa volonté. Écoutez les sages conseils d'autres personnes qui suivent Dieu, comme Esther a écouté Mardochée. Même si la prière n'est pas mentionnée, le jeûne l'est — et les deux vont généralement ensemble. Et dans les nombreux festins qu'Esther offre au roi et à Haman, nous voyons l'importance d'attendre le moment parfait de Dieu : elle ne présente pas sa demande au premier festin, mais elle attend. Comme le dit Ted : ne vous dépêchez pas d'agir — restez là et attendez. Romains 8:28 : « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. »Live in obedience to God, and trust in the Lord — life goes a lot better when you do both. Stay in active prayer, attuned to His will. Listen to the wise counsel of others who follow God, as Esther listened to Mordecai. Though prayer is not mentioned, fasting is — and the two tend to go together. And in Esther's multiple banquets for the king and Haman, we see the importance of waiting for God's perfect timing: she doesn't make her request at the first banquet but waits. As Ted says, don't just do something — stand there. Romans 8:28: God causes all things to work together for good to those who love Him and are called according to His purpose.

L'immensité de l'empireThe Vastness of the Empire

Le premier verset mentionne les cent vingt-sept provinces de la Perse. Il vaut donc la peine de voir combien cet empire était immense : la Libye, l'Égypte et le nord du Soudan ; jusqu'en Macédoine (aujourd'hui une partie de la Grèce) ; la Turquie ; la Jordanie et toute cette région ; Israël ; en descendant par l'Irak et l'Iran ; et la région que l'Écriture appelle l'Inde (Esther 1:1), au nord, qui correspond aujourd'hui au Pakistan, jusqu'à l'Ouzbékistan et au Kazakhstan. Au temps d'Esther, la Perse était le plus grand empire qui ait existé jusque-là — plus grand que la Grèce (Rome finira par être un peu plus grande) — et c'était surtout un empire terrestre. (Babylone, en comparaison, était petite — dans la région de l'Irak actuel.) On comprend pourquoi Xerxès voulait conquérir la Grèce pour s'étendre encore davantage ; la Grèce avait une grande valeur. Mais il a échoué. Ted a souligné l'ironie : Dieu s'est servi des rois de Perse pour rebâtir son temple, alors que l'un des noms de Satan est le « chef du royaume de Perse » (Daniel 10:13).The first verse mentions the 127 provinces of Persia, so it's worth seeing how vast this was: Libya, Egypt, and the northern part of Sudan; up into Macedonia (part of Greece now); Turkey; Jordan and that whole area; Israel; down through Iraq and Iran; and the region Scripture calls the northern part of India, which is now Pakistan, all the way to Uzbekistan and Kazakhstan. At the time of Esther, Persia was the largest empire to date — larger than Greece (Rome would end up slightly bigger), and mostly a land empire. (Babylon, by contrast, was small — in the area of modern Iraq.) You can see why Xerxes would have wanted to conquer Greece and expand even further; Greece was highly valued. But he failed. Ted noted the irony that God used the kings of Persia to rebuild His temple, even though one of the names of Satan is the Prince of Persia.

Map of the Persian (Achaemenid) Empire showing its provinces, Susa, Babylon, Jerusalem, and the Royal Road of Darius the Great
L'Empire perse (achéménide) et ses provinces — avec Suse, la ville royale d'Esther, Babylone, Jérusalem et la Route royale de Darius le Grand. (Tiré de la présentation de Glenda en classe.)
Map of the Persian (Achaemenid) Empire showing its provinces, Susa, Babylon, Jerusalem, and the Royal Road of Darius the Great
The Persian (Achaemenid) Empire and its provinces — with Susa, the royal city of Esther, Babylon, Jerusalem, and the Royal Road of Darius the Great. (From Glenda's class presentation.)

Prière finaleClosing Prayer

Père céleste, merci pour ce temps passé ensemble, pour la communion fraternelle et l'étude de ta Parole. Merci pour le travail accompli pour nous enseigner, et pour tout ce que nous avons déjà appris aujourd'hui. Nous te prions maintenant de nous donner ta sagesse et de nous remplir de ton Saint-Esprit, afin que nous accomplissions tes desseins pour nous et par nous. Nous prions au nom de Christ. Amen.Heavenly Father, thank You for the time together, to come in fellowship and study Your word. Thank You for the hard work put into teaching us and for how much we have already learned today. We pray now that You give us Your wisdom and fill us with Your Holy Spirit, that we might fulfill Your purposes for us and through us. In Christ's name we pray. Amen.

Partie I · Questions à choix multiplePart I · Multiple Choice (20 · 90 %)(20 · 90%)

Partie II · Réponses courtesPart II · Short Answer (10 · 3/8)(10 · 3/8)

📖 Lectures du cours — obligatoires et avec mention
Certificat et diplôme associé : la mention est facultative. Lisez trois des cinq textes pour la mention ; aucun examen distinct des lectures obligatoires n’est exigé.

M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.

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