📖 Ministères pastoraux — Unité 8 : La relation d'aide pastorale📖 Pastoral Ministries — Unit 8: Pastoral Counseling

Professeur : Dr Wayne Cook | Directeur : Dr Ted RogersProfessor: Dr. Wayne Cook | Director: Dr. Ted Rogers

« Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. » — Galates 6:2 (LSG)"Bear one another's burdens, and so fulfill the law of Christ." — Galatians 6:2 (NKJV)

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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.

OrientationOrientation

Tôt ou tard, chaque pasteur aura une chaise placée en face de son bureau. Un mari et sa femme s'y assiéront un mardi après-midi pour annoncer qu'ils ne peuvent plus continuer. Un adolescent s'y assiéra un jeudi soir et ne dira rien pendant les dix premières minutes. Un homme s'y assiéra après le culte du dimanche et confessera quelque chose qu'il porte depuis trente ans. Une veuve s'y assiéra trois mois après les funérailles de son mari et avouera qu'elle ne sait plus comment vivre. Le pasteur qui n'est pas préparé pour cette chaise saisira les mauvais outils et fera de réels dégâts. Le pasteur qui est préparé peut accomplir l'œuvre d'une vie en une seule heure.Sooner or later, every pastor will have a chair across from his desk. A husband and wife will sit in it on a Tuesday afternoon and announce that they cannot keep going. A teenager will sit in it on a Thursday evening and say nothing for the first ten minutes. A man will sit in it after Sunday service and confess something he has carried for thirty years. A widow will sit in it three months after her husband's funeral and admit she does not know how to live anymore. The pastor who is unprepared for that chair will reach for the wrong tools and do real damage. The pastor who is prepared can do the work of a lifetime in a single hour.

Cette unité examine la relation d'aide pastorale — ce qu'elle est, ce qu'elle n'est pas, la colonne vertébrale méthodologique que j'utilise depuis des années, le principe de la responsabilité personnelle, la discipline de l'écoute, les limites que tout conseiller doit garder, et les moments où le pasteur doit orienter la personne vers quelqu'un d'autre.This unit examines pastoral counseling — what it is, what it is not, the methodological backbone I have used for years, the principle of personal responsibility, the discipline of listening, the boundaries every counselor must keep, and the moments when the pastor must refer the person to someone else.

I. Pourquoi le pasteur accompagne les personnes en difficultéI. Why the Pastor Counsels

Des études ont montré à maintes reprises que, lorsque des personnes en détresse cherchent de l'aide, la première personne qu'elles appellent n'est ni un psychologue ni un psychiatre. C'est un pasteur. Les gens vont vers leur pasteur parce qu'ils lui font confiance, parce qu'il est disponible, parce qu'il parle le langage de leur foi, et parce qu'ils croient — avec raison — que les problèmes les plus profonds du cœur humain sont des problèmes spirituels avant d'être quoi que ce soit d'autre.Studies have repeatedly shown that when people in distress reach out for help, the first person they call is not a psychologist or a psychiatrist. It is a pastor. People go to their pastor because they trust him, because he is available, because he speaks the language of their faith, and because they believe — rightly — that the deepest problems of the human heart are spiritual problems before they are anything else.

Le pasteur ne prétend pas être un clinicien. Il fait ce que les pasteurs ont toujours fait. Il s'assied auprès des blessés et les dirige vers le Guérisseur blessé. La Bible elle-même emploie plusieurs mots pour cette œuvre. Parakaleō signifie « appeler à ses côtés » — la même racine d'où nous vient le titre de Paraclet donné au Saint-Esprit. Noutheteō signifie « avertir, instruire ou mettre en garde » — le verbe qui se trouve derrière la correction biblique. Parakaleō signifie aussi « encourager ». Le pasteur fidèle fait les trois : il vient aux côtés de la personne, il l'avertit lorsque c'est nécessaire, et il l'encourage toujours.The pastor is not pretending to be a clinician. He is doing what pastors have always done. He is sitting with the wounded and pointing them to the Wounded Healer. The Bible itself uses several words for this work. Parakaleō means "to call alongside" — the same root from which we get the title Paraclete for the Holy Spirit. Noutheteō means "to admonish, instruct, or warn" — the verb behind biblical correction. Parakaleō also means "to encourage." The faithful pastor is doing all three: coming alongside, admonishing where needed, and encouraging always.

Mais la relation d'aide pastorale est aussi une compétence spécialisée. Ce n'est pas simplement de la compassion à laquelle on accroche un verset biblique. Le pasteur qui s'assied dans le fauteuil du conseiller sans méthode donnera, dès sa cinquième séance, des conseils qui font plus de mal que de bien. Il existe un meilleur chemin.But pastoral counseling is also a specialized skill. It is not just sympathy with a Bible verse attached. The pastor who walks into the counseling chair without a method will, by his fifth session, be giving advice that does more harm than good. There is a better way.

II. L'héritage Mowrer-Drakeford-GlasserII. The Mowrer-Drakeford-Glasser Heritage

La méthodologie que j'utilise depuis de nombreuses années dans mes propres cours de relation d'aide vient d'une tradition enracinée chez O. Hobart Mowrer, une figure du milieu du vingtième siècle dont le cadre reste historiquement influent, même si la relation d'aide et la psychiatrie se sont considérablement développées depuis son époque et qu'une partie de sa terminologie paraît aujourd'hui datée. Mowrer était un psychologue qui enseignait à l'Université de l'Illinois au milieu du vingtième siècle, et il rompit avec la supposition freudienne selon laquelle la pathologie humaine est surtout le produit du refoulement et de pulsions insatisfaites. Mowrer soutint le contraire. Il affirma que la plus grande partie de ce que nous appelons maladie mentale est, au fond, un problème de fautes non confessées et de responsabilité refusée. Le cadre de Mowrer finit par être appelé thérapie de l'intégrité (Integrity Therapy). C'était un retour à l'honnêteté, à la confession et à la responsabilité personnelle.The methodology I have used in my own counseling classes for many years comes from a tradition rooted in O. Hobart Mowrer, a mid-twentieth-century figure whose framework remains historically influential even though counseling and psychiatry have developed considerably since his time and some of his terminology now reads as dated. Mowrer was a psychologist who taught at the University of Illinois in the middle of the twentieth century, and he broke with the Freudian assumption that human pathology is mostly the product of repression and unmet drives. Mowrer argued the opposite. He said most of what we call mental illness is, at its core, a problem of unconfessed wrongdoing and refused responsibility. Mowrer's framework came to be called Integrity Therapy. It was a return to honesty, confession, and personal accountability.

Deux disciples de Mowrer portèrent ce cadre plus loin, dans des directions différentes. John Drakeford, qui enseigna pendant de nombreuses années au Southwestern Baptist Theological Seminary, reprit les principes de Mowrer et en bâtit une application entièrement chrétienne. Le livre de Drakeford, Wise Counsel (« Le sage conseil »), et sa méthode en 10 étapes devinrent la colonne vertébrale de son enseignement. William Glasser, travaillant dans le domaine séculier, reprit les mêmes principes et développa ce qu'il appela la thérapie de la réalité (Reality Therapy). Glasser soulignait que l'homme a deux besoins fondamentaux — l'amour et le sentiment de sa propre valeur — et que le travail du conseiller consiste à aider la personne à prendre la responsabilité de satisfaire ces besoins par de bons choix dans le présent, et non en accusant le passé.Two students of Mowrer carried the framework forward in different directions. John Drakeford, who taught for many years at Southwestern Baptist Theological Seminary, took Mowrer's principles and built a thoroughly Christian application of them. Drakeford's book Wise Counsel and his 10-Step Method became the spine of his teaching. William Glasser, working in the secular field, took the same principles and developed what he called Reality Therapy. Glasser stressed that man has two basic needs — love and a sense of self-worth — and that the counselor's job is to help the person take responsibility for meeting those needs through right choices in the present, not through blaming the past.

Mowrer a formé Drakeford. Drakeford m'a formé. La chaîne de la responsabilité personnelle, de maître à disciple, est réelle, et elle produit une méthode de relation d'aide qui fonctionne vraiment. Les trois hommes — Mowrer, Drakeford, Glasser — s'accordaient sur un seul principe que le monde thérapeutique moderne avait largement abandonné : la seule personne que vous pouvez réellement changer, c'est vous-même. Tant que la personne accompagnée ne l'a pas fait sien, aucun progrès n'est possible.Mowrer trained Drakeford. Drakeford trained me. The chain of personal responsibility from teacher to student is real, and it produces a counseling method that actually works. All three men — Mowrer, Drakeford, Glasser — agreed on a single principle that the modern therapeutic world had largely abandoned: the only person you can actually change is yourself. Until the counselee owns that, no progress is possible.

III. La méthode en 10 étapes de DrakefordIII. The Drakeford 10-Step Method

Drakeford enseignait qu'une relation d'aide efficace menée par des laïcs pouvait souvent se faire en une quinzaine de minutes. Cette phrase surprendra ceux qui pensent que la relation d'aide signifie des mois de rendez-vous hebdomadaires d'une heure. Ce n'est pas que Drakeford n'aimait pas la profondeur. C'est qu'il comprenait la structure d'une conversation d'aide. Une fois la structure en place, le temps nécessaire est bien moindre qu'on ne le pense.Drakeford taught that effective lay counseling could often be done in about fifteen minutes. That sentence will surprise people who assume counseling means months of weekly hour-long appointments. It is not that Drakeford disliked depth. It is that he understood the structure of a helping conversation. Once the structure is in place, the time required is far less than people think.

La force de la méthode, c'est que chaque étape s'accompagne d'une question. Le pasteur n'a pas à inventer le mouvement suivant. Il passe simplement à l'étape suivante et pose la question qui lui correspond. Voici les dix étapes dans l'ordre où Drakeford les enseignait, avec la question qui ouvre chacune d'elles.The strength of the method is that every step has a question that goes with it. The pastor does not have to invent the next move. He simply moves to the next step and asks the question that belongs to it. Here are the ten steps in the order Drakeford taught them, with the question that opens each one.

  1. Fixer le moment et le lieu. « Combien de temps avons-nous ? Où pouvons-nous nous rencontrer ? » La conversation commence par la fixation des limites. Une relation d'aide sans cadre part à la dérive.Determine the time and place. "How long do we have? Where can we meet?" The conversation starts by setting the boundaries. Counseling without a frame turns into a drift.
  2. Écouter. « Et si vous me racontiez ce qui se passe ? » Le pasteur ouvre grand la porte et laisse la personne entrer. Il n'interrompt pas. Il ne change pas de sujet. Il écoute.Listen. "Why don't you tell me about it?" The pastor opens the door wide and lets the person walk in. He does not interrupt. He does not redirect. He listens.
  3. Clarifier la situation. « Que voulez-vous dire exactement ? » Les gens parlent en raccourcis. Le travail du pasteur est de s'assurer qu'il comprend ce qui est réellement dit avant d'y répondre.Clarify the situation. "Just what do you mean?" People speak in shorthand. The pastor's job is to make sure he understands what is actually being said before he responds to it.
  4. S'informer de l'aide déjà reçue. « À quelles autres personnes avez-vous parlé de cette affaire ? » Cette étape est souvent sautée, mais elle est importante. Si la personne est déjà passée par trois conseillers et les a tous trouvés inutiles, le pasteur doit le savoir. Il doit aussi savoir quels conseils ont déjà été donnés, afin de ne pas répéter l'effort manqué de quelqu'un d'autre.Investigate previous counseling. "What other people have you talked to about this matter?" This step is often skipped, but it is important. If the person has already been through three counselors and found them all useless, the pastor needs to know that. He also needs to know what advice has already been given so he is not repeating someone else's failed effort.
  5. La responsabilité. « Où avez-vous échoué ? » C'est la charnière de toute la méthode. C'est ici que la conversation tourne. Jusqu'à ce point, le pasteur a recueilli des informations. Maintenant, il pose la question qui fait passer la personne accompagnée d'une pensée de victime à une pensée de responsabilité. C'est ici que le vrai travail commence.Responsibility. "Where have you failed?" This is the hinge of the entire method. The conversation turns here. Up to this point the pastor has been gathering information. Now he asks the question that moves the counselee from victim-thinking to responsibility-thinking. This is where the real work begins.
  6. Montrer un modèle. « Puis-je vous raconter une expérience ? » Le pasteur raconte brièvement une histoire — la sienne ou celle de quelqu'un d'autre — qui illustre le genre de réponse qu'il espère voir la personne envisager. Ce n'est pas un sermon. C'est un modèle. Parfois, une histoire de trente secondes fait plus qu'un argument de trente minutes.Modeling the role. "May I share an experience?" The pastor briefly tells a story — his own or someone else's — that demonstrates the kind of response he is hoping the counselee will consider. This is not a lecture. It is a model. Sometimes a thirty-second story does more than a thirty-minute argument.
  7. Passer en revue les possibilités. « Que pourriez-vous faire ? » Le pasteur invite la personne accompagnée à imaginer des possibilités. Il ne les énumère pas lui-même. Il pose la question. Les réponses que la personne trouve elle-même sont des réponses qu'elle mettra bien plus probablement en pratique que celles qu'on lui a dictées.Review the alternatives. "What could you do?" The pastor invites the counselee to imagine possibilities. He does not list them himself. He asks. The answers the counselee comes up with are answers he is far more likely to act on than answers he has been told.
  8. Examiner les conséquences. « Quelles sont les conséquences probables ? » Pour chaque possibilité, le pasteur demande : Si vous faites cela, que va-t-il probablement se passer ? Cela développe la capacité de la personne à réfléchir aux conséquences avant d'agir.Explore the outcomes. "What are the probable outcomes?" For each alternative, the pastor asks: If you do that, what is likely to happen? This builds the counselee's capacity to think through consequences before acting.
  9. Fournir des informations. « Est-ce là ce que vous avez besoin de savoir ? » Maintenant, et seulement maintenant, le pasteur offre les informations qui manquent peut-être à la personne — un passage de l'Écriture, un principe, une ressource, une orientation vers un spécialiste. L'information est bien reçue parce que la personne a fait elle-même le travail de réflexion jusque-là et qu'elle est prête à la recevoir.Supply information. "Is this what you need to know?" Now, and only now, does the pastor offer information the counselee may be missing — a Scripture, a principle, a resource, a referral. The information lands well because the counselee has been doing the thinking up to this point and is ready to receive it.
  10. Conclure. « Puis-je prier avec vous à ce sujet ? » La conversation se termine par la prière. Le pasteur remet l'affaire entre les mains du Seigneur. Il peut proposer un rendez-vous de suivi. Il bénit la personne accompagnée et la laisse partir.Provide closure. "May I pray with you about this?" The conversation ends with prayer. The pastor commits the matter to the Lord. He may ask for a follow-up. He blesses the counselee and lets them go.

Le génie de cette structure, c'est le tournant de la cinquième étape. La plupart des conseillers s'attardent trop longtemps dans les étapes un à quatre — clarifiant sans fin, explorant sans fin les sentiments, creusant sans fin dans le passé. Drakeford disait : à un moment donné, il faut prendre le virage. Il faut passer de « Que vous est-il arrivé ? » à « Où avez-vous échoué, et qu'allez-vous faire ? » C'est à ce tournant que l'aide commence. Et une fois qu'un pasteur a appris la forme des dix étapes, il découvre souvent — exactement comme Drakeford l'avait promis — qu'un quart d'heure suffit.The genius of the structure is the turn at step five. Most counselors stay too long in steps one through four — endlessly clarifying, endlessly exploring feelings, endlessly digging into the past. Drakeford said: at some point you must turn the corner. You must move from "What happened to you?" to "Where have you failed, and what are you going to do?" That turn is where help begins. And once a pastor learns the shape of the ten steps, he often finds — exactly as Drakeford promised — that fifteen minutes is enough.

Un mot sur la relation d'aide par les laïcs. Drakeford était passionnément convaincu que la relation d'aide n'appartient pas seulement aux professionnels. Il donnait trois raisons pour lesquelles toute Église chrétienne devrait former des laïcs aux compétences de l'aide. Les conseillers professionnels ne peuvent pas répondre à tous les besoins. Il n'y en a tout simplement pas assez, et la plupart des personnes en détresse ne s'assiéront jamais dans le bureau d'un conseiller. Les laïcs peuvent être des conseillers efficaces. Des études ont montré à maintes reprises que des laïcs formés, avec honnêteté, sensibilité et sollicitude, accompagnent les gens aussi efficacement que bien des professionnels. Les chrétiens ont la responsabilité de servir les autres — Galates 6:2 : « Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. » La méthode en 10 étapes n'est pas réservée au pasteur dans son bureau. C'est un outil qui peut être enseigné aux diacres, aux moniteurs d'école du dimanche, aux responsables d'études bibliques et aux croyants mûrs de l'assemblée. Le pasteur qui enseigne à son peuple à s'accompagner les uns les autres multiplie de nombreuses fois le ministère d'aide de son Église.A note on lay counseling. Drakeford was passionate that counseling does not belong only to professionals. He gave three reasons every Christian church should train laypeople in the helping skills. Professional counselors cannot meet all the needs. There simply are not enough of them, and most people in distress will never sit in a counselor's office. Lay people can be effective counselors. Studies have repeatedly shown that trained laypeople, with honesty, sensitivity, and concern, counsel as effectively as many professionals. Christians have a responsibility to minister to others — Galatians 6:2, "Bear one another's burdens, and so fulfill the law of Christ." The 10-Step Method is not just for the pastor in his study. It is a tool that can be taught to deacons, Sunday school teachers, Bible study leaders, and mature believers in the congregation. The pastor who teaches his people to counsel one another multiplies the helping ministry of his church many times over.

IV. Le principe 80/20IV. The 80/20 Principle

Drakeford avait une technique particulière pour la situation que tout pasteur rencontre — l'homme ou la femme qui vient parler de quelqu'un d'autre. Un mari s'assied sur la chaise et expose un réquisitoire soigneusement préparé contre sa femme. Le pasteur écoute. Il entend la longue liste de griefs. Il entend combien elle a été déraisonnable, injuste, froide, combien il est impossible de vivre avec elle.Drakeford had a particular technique for the situation every pastor faces — the man or woman who comes to talk about somebody else. A husband sits in the chair and lays out a careful case against his wife. The pastor listens. He hears the long list of grievances. He hears how unreasonable she has been, how unfair, how cold, how impossible to live with.

Drakeford nous apprenait à gérer ce moment avec soin. Il disait à peu près ceci : « Eh bien, votre femme n'est pas ici. Nous ne pouvons pas lui parler. Il ne sert donc à rien d'aller plus loin sur ce chemin. » Puis il proposait le principe qui est devenu l'un des outils les plus utiles que je connaisse dans la relation d'aide pastorale. « Dans la plupart des relations, ce n'est pas seulement l'un ou l'autre. Ce sont les deux. Disons que votre femme est en tort à quatre-vingts pour cent et vous à vingt pour cent. Seriez-vous d'accord avec cela ? »Drakeford taught us to handle this moment carefully. He would say something like, "Well, your wife is not here. We can't talk to her. So there is no point in going further down that road." Then he would offer the principle that has become one of the most useful tools I know in pastoral counseling. "In most relationships, it isn't just one person or the other. It's both. Let's say your wife is eighty percent at fault and you are twenty percent. Would you be able to agree with that?"

L'homme dit presque toujours oui. On vient de lui dire qu'il est en tort à vingt pour cent, ce qui le soulage, car il était sûr qu'on allait lui reprocher le tout. Il a aussi implicitement reconnu qu'il a une part de responsabilité. C'est la porte.The man almost always says yes. He has been told he is twenty percent at fault, which is a relief, because he was sure he was being blamed for the whole thing. He has also implicitly agreed that he has some responsibility. That is the door.

La phrase suivante de Drakeford était : « Eh bien, parfait. Parlons de ces vingt pour cent. »Drakeford's next sentence would be: "Well, great. Let's talk about that twenty percent."

Le génie de cette technique, c'est qu'elle respecte le grief de l'homme sans se joindre à lui pour attaquer l'épouse absente, et qu'elle réoriente la conversation vers le seul terrain où un vrai changement est possible — sa propre responsabilité. Le pasteur ne peut pas réparer la femme. La femme n'est pas dans la pièce. Le pasteur peut aider le mari à voir ses propres vingt pour cent, à les reconnaître, à s'en repentir là où c'est nécessaire, et à agir en conséquence. Et voici ce qui est surprenant dans les mariages : lorsqu'un des conjoints change réellement ses vingt pour cent, la dynamique entre eux évolue d'une manière qui adoucit souvent les quatre-vingts autres pour cent, sans qu'on les ait jamais abordés directement.The brilliance of this technique is that it honors the man's grievance without joining him in attacking the absent spouse, and it redirects the conversation to the only territory where actual change is possible — his own responsibility. The pastor cannot fix the wife. The wife is not in the room. The pastor can help the husband see his own twenty percent, own it, repent of it where appropriate, and act on it. And here is the surprising thing about marriages: when one spouse genuinely changes their twenty percent, the dynamic between them shifts in ways that often soften the other eighty percent without it ever being directly addressed.

Ce principe va bien au-delà de l'accompagnement des couples. Il s'applique à l'homme qui se plaint de son patron, à la femme qui se plaint de sa sœur, au parent qui se plaint d'un enfant adulte. Le pasteur fidèle ne s'assiéra pas dans son fauteuil pour devenir l'instrument de la condamnation d'une personne absente. Il orientera la conversation, avec douceur et habileté, vers la responsabilité de la personne réellement présente.This principle goes far beyond marriage counseling. It applies to the man complaining about his boss, the woman complaining about her sister, the parent complaining about an adult child. The faithful pastor will not sit in his chair and become the instrument of an absent person's condemnation. He will, gently and skillfully, turn the conversation toward the responsibility of the person actually present.

V. Bien écouterV. Listening Well

Tout cela repose sur l'écoute. Drakeford enseignait ce qu'il appelait l'écoute holistique — écouter avec les yeux, les oreilles, la tête et les mains. Les yeux observent le langage du corps. Les oreilles entendent les mots et les silences. La tête saisit le sens qui se cache derrière les mots. Les mains prennent quelques notes de temps en temps et restent ouvertes et calmes, plutôt que de s'agiter ou de pointer du doigt.All of this depends on listening. Drakeford taught what he called holistic listening — listening with eyes, ears, head, and hands. The eyes watch the body language. The ears hear the words and the silences. The head processes meaning behind words. The hands take occasional notes and stay open and still rather than fidgeting or pointing.

Le pasteur fidèle apprend à poser des questions ouvertes, et non des questions auxquelles on répond par oui ou par non. « Qu'avez-vous ressenti ? » ouvre une porte. « Êtes-vous en colère ? » la ferme, parce que la personne peut répondre oui ou non et cesser de parler. Le pasteur apprend à utiliser le silence. La plupart des conseillers craignent le silence et se précipitent pour le combler. Drakeford disait que c'est généralement dans le silence que le vrai travail se fait. La personne accompagnée réfléchit. Laissez-la réfléchir.The faithful pastor learns to ask open-ended questions, not yes-or-no questions. "How did that make you feel?" opens a door. "Are you angry?" closes it, because the person can answer yes or no and stop talking. The pastor learns to use silence. Most counselors fear silence and rush to fill it. Drakeford said the silence is usually where the real work is being done. The counselee is thinking. Let them think.

Le pasteur apprend aussi à écouter ce qui n'est pas dit. Le premier problème que nomme la personne accompagnée n'est souvent pas le vrai. Le premier problème est le problème sans risque — celui par lequel elle est disposée à commencer. Le vrai problème attend généralement quelque part derrière. Une écoute patiente et accompagnée de prière permet au vrai problème de faire surface en son temps.The pastor also learns to listen for what is not said. The first problem the counselee names is often not the real one. The first problem is the safe problem — the one they are willing to lead with. The real problem is usually waiting somewhere behind it. Patient, prayerful listening lets the real problem surface in its own time.

Il existe une idée fausse selon laquelle bien écouter serait une aptitude naturelle des personnes intelligentes. Ce n'est pas le cas. L'écoute est une compétence qui doit être pratiquée, et elle peut être améliorée. La lecture ne développe pas l'écoute. La conversation de tous les jours ne développe pas l'écoute. Ce qui développe l'écoute, c'est l'exercice délibéré — et l'humilité de reconnaître combien de fois nous nous sommes trompés sur ce que nous pensions avoir entendu.There is a fallacy that good listening is the natural ability of intelligent people. It is not. Listening is a skill that must be practiced, and it can be improved. Reading does not develop listening. Everyday conversation does not develop listening. Deliberate practice — and a humility about how often we have been wrong about what we thought we heard — is what develops listening.

VI. Les limitesVI. Boundaries

La relation d'aide pastorale vit ou meurt selon ses limites. Le pasteur qui n'a pas de limites n'est qu'à un mauvais après-midi d'un scandale ou d'un épuisement.Pastoral counseling lives or dies on boundaries. The pastor who has no boundaries is one bad afternoon away from a scandal or a burnout.

Il y a la limite du lieu. Les séances de relation d'aide ont leur place dans le bureau du pasteur à l'église, la porte fermée mais munie d'une vitre, ou dans un restaurant public lorsque cela convient. Elles n'ont pas leur place dans les maisons, dans des pièces privées sans vitre, dans des voitures, ni dans des appels téléphoniques tard dans la nuit lorsqu'on peut l'éviter. Il y a la limite du temps. Une séance a un début et une fin, généralement d'environ une heure. Le pasteur qui laisse les séances se prolonger sans fin habitue les personnes qu'il accompagne à attendre un accès illimité et s'entraîne lui-même à l'épuisement. Il y a la limite de la confidentialité. Ce qui est dit dans la pièce reste dans la pièce, sauf les très rares exceptions qu'exigent l'Écriture et la loi — à savoir, lorsqu'il y a un danger pour la vie, des abus sur un enfant, ou un crime contre autrui. Il y a la limite de l'affection. Le transfert est une réalité. La femme blessée qui vient chercher de l'aide commencera parfois à attacher au pasteur des sentiments qui appartiennent à son mari absent ou à son père absent. Le pasteur sage voit venir cela et la protège, protège sa propre épouse et se protège lui-même en ayant un autre adulte présent — un conjoint, un diacre, une secrétaire à proximité — et en n'accompagnant pas une femme seule de la même manière qu'il accompagnerait un homme.There is the boundary of place. Counseling sessions belong in the pastor's office at the church, with the door closed but a window in it, or in a public restaurant where appropriate. They do not belong in homes, in private rooms with no glass, in cars, or in late-night phone calls when it can be avoided. There is the boundary of time. A counseling session has a beginning and an end, usually about an hour. The pastor who lets sessions run open-ended trains his counselees to expect unlimited access and trains himself toward exhaustion. There is the boundary of confidentiality. What is said in the room stays in the room, with the very few exceptions Scripture and law require — namely, where there is danger to life, abuse of a child, or a crime against another. There is the boundary of affection. Transference is real. The hurting woman who comes for counseling will sometimes begin to attach feelings to the pastor that belong to her absent husband or her absent father. The wise pastor sees this coming and protects her, his wife, and himself by having another adult present — a spouse, a deacon, a secretary nearby — and by not counseling a woman alone in the way he would counsel a man.

Ces limites ne sont pas hostiles. Elles sont protectrices. Elles protègent la personne accompagnée, qui est dans un état vulnérable et mérite un conseiller qui ne l'exploitera pas. Elles protègent le pasteur, qui est lui aussi un pécheur et n'est pas à l'abri d'une chute. Elles protègent le mariage du pasteur, le mariage de la personne accompagnée et le témoignage de l'Église.These boundaries are not unfriendly. They are protective. They protect the counselee, who is in a vulnerable state and deserves a counselor who will not exploit it. They protect the pastor, who is also a sinner and is not above falling. They protect the marriage of the pastor, the marriage of the counselee, and the witness of the church.

VII. Quand orienter vers un autreVII. When to Refer

La relation d'aide pastorale a des limites. Tout problème n'est pas de ceux que le pasteur est qualifié pour traiter. Il y a des périodes de dépression clinique, de traumatisme grave, de dépendance, d'idées suicidaires, de schizophrénie, et d'autres affections où le travail du pasteur consiste à reconnaître la situation et à orienter la personne vers un psychiatre, un psychologue ou un conseiller agréé chrétien. Le pasteur qui essaie de tout gérer lui-même fait des dégâts. Le pasteur qui connaît ses limites et qui a une liste de contacts prête fait un bien immense au royaume de Dieu.Pastoral counseling has limits. Not every problem is one the pastor is qualified to handle. There are seasons of clinical depression, severe trauma, addiction, suicidal ideation, schizophrenia, and other conditions where the pastor's job is to recognize the situation and refer the person to a Christian psychiatrist, psychologist, or licensed counselor. The pastor who tries to handle everything himself does damage. The pastor who knows his limits and has a referral list ready does the kingdom of God enormous good.

Le principe est simple : la relation d'aide pastorale concerne les dimensions spirituelles et relationnelles de la lutte humaine. Lorsque la lutte a une dimension clinique qui exige un diagnostic, des médicaments ou une thérapie spécialisée, le pasteur reste présent comme conseiller spirituel et comme pasteur, mais il confie le travail clinique à ceux qui sont équipés pour le faire. Les deux rôles travaillent ensemble. Plusieurs des guérisons les plus efficaces que j'aie vues impliquaient un pasteur fidèle et un thérapeute chrétien fidèle travaillant en parallèle auprès de la même personne.The principle is simple: pastoral counseling is for the spiritual and relational dimensions of human struggle. When the struggle has a clinical dimension that requires diagnosis, medication, or specialized therapy, the pastor stays in the picture as a spiritual counselor and pastor, but he hands the clinical work to those equipped to do it. The two roles work together. Many of the most effective recoveries I have seen involved a faithful pastor and a faithful Christian therapist working in parallel on the same person.

VIII. L'âme du pasteur lui-même dans le fauteuilVIII. The Pastor's Own Soul in the Chair

Un pasteur ne peut pas donner ce qu'il n'a pas. Le pasteur dont l'âme est desséchée accompagnera les autres à partir de cette sécheresse. Le pasteur qui néglige son propre mariage donnera de mauvais conseils conjugaux. Le pasteur dont les propres péchés ne sont pas confessés sera incapable d'appeler la personne accompagnée à la confession.A pastor cannot give what he does not have. The pastor whose own soul is dry will counsel out of dryness. The pastor whose own marriage is unattended will give bad marriage counsel. The pastor whose own sins are unconfessed will be unable to call the counselee to confession.

Sur ce point au moins, Mowrer avait raison, même en dehors du cadre chrétien : l'intégrité est le fondement de tout vrai changement. Le pasteur chrétien va plus loin. Il sait que l'intégrité découle d'un cœur purifié par le sang de Christ, soutenu par la Parole de Dieu et renouvelé par le Saint-Esprit. Le pasteur qui maintient sa propre marche quotidienne avec le Seigneur — confession, Écriture, prière, adoration, soutien de ses propres pasteurs et amis — arrive dans le fauteuil du conseiller en portant quelque chose que le thérapeute simplement formé ne peut pas porter. Il porte Christ. Et Christ est ce dont les blessés ont, en fin de compte, besoin.Mowrer was right about this much, even outside the Christian framework: integrity is the foundation of all real change. The Christian pastor goes deeper. He knows that integrity flows from a heart cleansed by the blood of Christ, sustained by the Word of God, and renewed by the Holy Spirit. The pastor who maintains his own daily walk with the Lord — confession, Scripture, prayer, worship, the support of his own pastors and friends — comes into the counseling chair carrying something the merely-trained therapist cannot carry. He carries Christ. And Christ is what the wounded ultimately need.

ConclusionClosing

Le fauteuil du pasteur est l'un des lieux les plus saints du bâtiment de l'église. Assis dans ce fauteuil, les gens vous diront des choses qu'ils ne diront à personne d'autre sur la terre. Ils pleureront. Ils confesseront. Ils supplieront qu'on les aide. Ils vous regarderont avec des yeux qui disent : Y a-t-il de l'espoir ? Le pasteur fidèle, préparé par sa formation et soutenu par sa propre marche avec Christ, répondra à cette question de trois manières. Il s'assiéra et écoutera. Il orientera avec douceur la conversation vers le seul terrain où le changement est possible — le cœur et les choix de la personne accompagnée elle-même. Et il la dirigera, chaque fois, vers le Christ qui est le grand Conseiller, le grand Médecin et le grand Amoureux des âmes humaines.The pastor's chair is one of the holiest places in the church building. People will tell you, sitting in that chair, things they will tell no one else on earth. They will weep. They will confess. They will plead for help. They will look at you with eyes that say, Is there any hope? The faithful pastor, prepared by training and sustained by his own walk with Christ, will answer that question in three ways. He will sit and listen. He will gently turn the conversation toward the only territory where change is possible — the counselee's own heart and choices. And he will point them, every time, to the Christ who is the great Counselor, the great Physician, and the great Lover of human souls.

« qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l'objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction ! » (2 Corinthiens 1:4). Que chaque pasteur qui lit ces lignes devienne, par la grâce de Christ, le genre de conseiller dont le fauteuil devient un poste de soins pour les blessés de sa communauté."Who comforts us in all our tribulation, that we may be able to comfort those who are in any trouble, with the comfort with which we ourselves are comforted by God" (2 Corinthians 1:4). May every pastor reading this become, by the grace of Christ, the kind of counselor whose chair becomes a healing station for the wounded of his community.

— Dr Wayne Cook
Séminaire théologique de Chapala
— Dr. Wayne Cook
Chapala Theological Seminary

Examen final de l'Unité 8Unit 8 Final Exam

Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiples. Associé : les questions à choix multiples et les 10 questions à compléter. M.Div. et Th.M. : les questions à choix multiples, les questions à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % dans chaque partie pour réussir. Si vous ne réussissez pas, l'examen impose un court délai avant que vous puissiez réessayer.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.

📖 Lectures du cours — obligatoires et avec mention
Certificat et diplôme associé : la mention est facultative. Lisez trois des cinq textes pour la mention ; aucun examen distinct des lectures obligatoires n’est exigé.

M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.

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