La personnalité de l'Esprit : « Il », et non « cela »The Personality of the Spirit: He, Not It
Deuxième malentendu corrigé : l'Esprit n'est pas une force impersonnelle mais une Personne, qui a un nom, une intelligence, un cœur et une volontéThe second misunderstanding corrected: the Spirit is not an impersonal force but a Person, with a name, a mind, a heart, and a will
1. Non pas « cela », mais « Il »1. Not an "It" but a "He"
L'erreur la plus fondamentale que l'on commet au sujet du Saint-Esprit consiste à le considérer comme une chose plutôt que comme une Personne : une force vague, une influence, une puissance qui émane de Dieu comme la chaleur émane du feu. Certains anciens usages de la langue anglaise ont favorisé cette erreur. On y a longtemps parlé du « Holy Ghost », littéralement le « Saint Fantôme », expression qui, pour beaucoup, fait penser à un spectre ou à un revenant ; et l'on a parfois désigné l'Esprit par le pronom « it », qui sert pour les choses, comme si l'on disait « cela ». Mais l'Esprit n'est pas un « cela ». Il n'est pas une force qui émane de Dieu, et il n'est certainement ni un fantôme ni un revenant. Il est « Il » : une Personne, et, comme nous le prouverons dans l'unité suivante, il est Dieu. Ce n'est pas un petit détail de grammaire. On ne peut pas aimer une force, ni attrister une influence, ni suivre une puissance ; mais on peut aimer une Personne, lui obéir, l'attrister et la suivre. Toute la vie chrétienne avec l'Esprit dépend de cette question : est-il quelqu'un ou quelque chose ? La Bible répond clairement qu'il est quelqu'un, et elle le montre de quatre manières : il a un nom, il a une intelligence, il a un cœur et il a une volonté.The most basic mistake people make about the Holy Spirit is to think of Him as a thing rather than a Person, a vague force or influence, a power that flows out from God the way heat flows from a fire. Some older English usage encouraged the error. We have spoken of the "Holy Ghost," which to many ears suggests a spook or a phantom, and we have sometimes referred to the Spirit as "it." But the Spirit is not an "it." He is not a force emanating from God, and He is certainly no ghost or goblin. He is a He, a Person, and as we will prove in the next unit, He is God. This is no small point of grammar. You cannot love a force, or grieve an influence, or follow a power; but you can love, obey, grieve, and follow a Person. The whole of the Christian life with the Spirit hangs on whether He is a someone or a something. The Bible answers plainly that He is a someone, and it shows this in four ways: He has a name, He has a mind, He has a heart, and He has a will.
2. Il a un nom2. He Has a Name
La première marque de sa personnalité est l'emploi de son nom. Il est vrai que l'Esprit ne porte pas de nom personnel comme Jésus, ou comme le Père, qui se nomme Yahvé (l'Éternel). Pourtant, il a bien un nom, et voyez en quelle compagnie ce nom se trouve. Quand nous baptisons un croyant, nous le baptisons « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matthieu 28:19). Son nom est placé juste à côté des deux plus grands noms qui soient, le nom de Dieu et le nom du Christ. Nous n'associerions jamais une simple influence à ces noms-là. Nous ne baptisons pas au nom du Père, du Fils et de l'amour de Dieu, ni au nom du Père, du Fils et de la puissance de Dieu, car l'amour et la puissance ne sont pas des personnes. Nous associons le nom de l'Esprit aux deux autres parce que, comme eux, il est une Personne. Il y a ici une autre nuance qui mérite notre attention. Jésus ne nous a pas dit de baptiser aux noms, au pluriel, du Père, du Fils et du Saint-Esprit, mais au nom, au singulier, des trois. Un seul nom leur est commun : cela dit à la fois qu'ils sont un seul Dieu et que l'Esprit appartient pleinement à ce nom unique, Personne au même titre que le Père et le Fils. La forme même de notre baptême le confesse.The first mark of His personhood is the use of His name. It is true that the Spirit does not bear a personal name as Jesus does, or as the Father is named Yahweh. Yet a name He has, and notice the company that name keeps. When we baptize a believer, we baptize "in the name of the Father and of the Son and of the Holy Spirit" (Matthew 28:19). His name is set right alongside the two greatest names there are, the name of God and the name of Christ. We would never join a mere influence to those names. We do not baptize in the name of the Father, the Son, and the love of God, or in the name of the Father, the Son, and the power of God, for love and power are not persons. We join the Spirit's name to the others because He, like them, is a Person. There is a further fineness here worth noticing. Jesus did not tell us to baptize in the names, plural, of the Father and of the Son and of the Holy Spirit, but in the name, singular, of the three. One name is shared among them, which says at once that they are one God and that the Spirit belongs fully within that one name, no less a Person than the Father or the Son. The very pattern of our baptism confesses it.
3. Il a une intelligence3. He Has a Mind
La deuxième marque de sa personnalité est son intelligence. L'Esprit enseigne, et seul un être doué d'intelligence peut enseigner. La nuit qui a précédé la croix, Jésus a fait cette promesse : « le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jean 14:26). Le mot grec traduit par « consolateur » (Paraclet) désigne littéralement celui que l'on appelle à ses côtés pour aider. L'Esprit conduit dans la vérité, car Jésus a dit aussi : « il vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16:13). Il connaît même les pensées cachées de Dieu, car Paul écrit que « l'Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu » (1 Corinthiens 2:10). Dans cette même promesse, Jésus a ajouté que l'Esprit « ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir » (Jean 16:13). Remarquez les verbes : il entend, il dit, il annonce. Une force n'enseigne pas ; un courant d'énergie ne rappelle rien, ne conduit pas, n'entend pas, ne parle pas et ne sonde pas les profondeurs de Dieu. Ce sont là les œuvres d'une intelligence, et l'Esprit les accomplit toutes. Il pense, il sait et il fait connaître. C'est l'activité d'une Personne.The second mark of His personhood is His intelligence. The Spirit teaches, and only a being with a mind can teach. On the night before the cross Jesus promised, "the Helper, the Holy Spirit, whom the Father will send in My name, He will teach you all things, and bring to your remembrance all things that I said to you" (John 14:26). He guides into truth, for Jesus also said, "He will guide you into all truth" (John 16:13). He even knows the hidden mind of God, for Paul writes that "the Spirit searches all things, yes, the deep things of God" (1 Corinthians 2:10). In that same promise Jesus added that the Spirit "will not speak on His own authority, but whatever He hears He will speak; and He will tell you things to come" (John 16:13). Mark the verbs: He hears, He speaks, He tells. A force does not teach; a current of power does not remember, or guide, or hear, or speak, or search out the deep things of God. These are the works of a mind, and the Spirit does them all. He thinks, He knows, and He makes known. That is the activity of a Person.
4. Il a un cœur4. He Has a Heart
La troisième marque de sa personnalité est sa capacité à ressentir. La Bible nous dit que l'Esprit peut être attristé : « N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption » (Éphésiens 4:30). « Attrister » est un mot tendre, un mot d'amour. Il ne décrit pas la réaction froide d'une machine, mais la blessure d'un cœur qui aime. On ne peut attrister que quelqu'un qui nous aime ; on ne peut pas plus attrister une force que blesser les sentiments du vent. Paul nous dit aussi que, lorsque nous ne savons pas prier comme il faut, l'Esprit lui-même « intercède par des soupirs inexprimables » (Romains 8:26). Le mot grec traduit par « soupirs » désigne littéralement des gémissements. Ces soupirs sont l'expression de celui qui ressent avec nous et pour nous. Une influence ne peut pas être triste, et une puissance ne peut pas intercéder avec un ardent désir. L'Esprit fait l'un et l'autre, parce qu'il a un cœur. Ce n'est pas une idée nouvelle, apportée seulement par le Nouveau Testament ; bien avant, Ésaïe, en se souvenant de la rébellion d'Israël, disait : « ils ont été rebelles, ils ont attristé son esprit saint » (Ésaïe 63:10). Dès le commencement, l'Esprit est donc quelqu'un qui peut être blessé par le péché de ceux qu'il aime. Nous verrons de plus près, dans une unité ultérieure, ce que signifie l'attrister ; ici, il suffit de voir que celui qui peut être attristé doit être une Personne.The third mark of His personhood is His capacity for feeling. The Bible tells us that the Spirit can be grieved: "do not grieve the Holy Spirit of God, by whom you were sealed for the day of redemption" (Ephesians 4:30). Grieve is a tender word, a love word. It does not describe the cold reaction of a machine but the wounding of a heart that cares. We can grieve only someone who loves us; we cannot grieve a force any more than we can hurt the feelings of the wind. Paul tells us as well that when we do not know how to pray as we ought, the Spirit Himself "makes intercession for us with groanings which cannot be uttered" (Romans 8:26). Those groanings are the expression of One who feels with us and for us. An influence cannot be sorrowful, and a power cannot intercede with longing. The Spirit does both, because He has a heart. This is no new idea brought in only by the New Testament; long before, Isaiah looked back on Israel's rebellion and said that "they rebelled and grieved His Holy Spirit" (Isaiah 63:10). From the beginning, then, the Spirit has been One who can be wounded by the sin of those He loves. We will look more closely in a later unit at what it means to grieve Him; here it is enough to see that One who can be grieved must be a Person.
5. Il a une volonté5. He Has a Will
La quatrième marque de sa personnalité est sa volonté, car l'Esprit choisit, dirige et interdit. Quand Paul parle de la répartition des dons spirituels, il dit que c'est un seul et même Esprit qui opère toutes ces choses, « les distribuant à chacun en particulier comme il veut » (1 Corinthiens 12:11). Il ne distribue pas ses dons mécaniquement, comme l'eau descend la pente, mais délibérément, selon son choix. Nous voyons la même volonté à l'œuvre dans le livre des Actes. Lors du deuxième voyage de Paul, lui et ses compagnons furent « empêchés par le Saint-Esprit d'annoncer la parole dans l'Asie » (Actes 16:6), et lorsqu'ils voulurent se diriger vers le nord pour entrer en Bithynie, « l'Esprit de Jésus ne le leur permit pas » (Actes 16:7). Voici quelqu'un qui a ses propres projets, qui ouvre certaines portes et en ferme d'autres, qui conduit ses serviteurs là où il veut. Une force ne peut pas interdire ; une influence ne peut ni permettre ni refuser. Seule une Personne peut diriger les pas d'un missionnaire et gouverner les dons d'une Église. Nous entendons cette même voix souveraine lorsque, dans l'Église d'Antioche, les croyants servaient le Seigneur et que « le Saint-Esprit dit: Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l'oeuvre à laquelle je les ai appelés » (Actes 13:2). Il parle à la première personne, il réclame ces hommes pour lui-même, et il les appelle à une œuvre qu'il a choisie. Plus tard, lorsque l'assemblée de Jérusalem trancha une question difficile, ses responsables purent écrire : « il a paru bon au Saint-Esprit et à nous » (Actes 15:28), plaçant sa décision à côté de la leur. Celui qui appelle, qui envoie et qui décide n'est pas une puissance, mais une Personne dotée d'une volonté.The fourth mark of His personhood is His will, for the Spirit chooses, directs, and forbids. When Paul writes of the distribution of spiritual gifts, he says the one and same Spirit works all these things, "distributing to each one individually as He wills" (1 Corinthians 12:11). He does not dispense His gifts mechanically, the way water runs downhill, but deliberately, as He chooses. We see the same will at work in the book of Acts. On Paul's second journey he and his companions were "forbidden by the Holy Spirit to preach the word in Asia" (Acts 16:6), and when they tried to turn north, "the Spirit did not permit them" to go into Bithynia (Acts 16:7). Here is One who has plans of His own, who opens some doors and closes others, who leads His servants where He wills. A force cannot forbid; an influence cannot permit or refuse. Only a Person can direct the steps of a missionary and govern the gifts of a church. We hear that same governing voice when the church at Antioch worshiped and "the Holy Spirit said, 'Now separate to Me Barnabas and Saul for the work to which I have called them'" (Acts 13:2). He speaks in the first person, He claims the men as His own, and He calls them to a work He has chosen. Later, when the Jerusalem council settled a hard question, they could write, "it seemed good to the Holy Spirit, and to us" (Acts 15:28), setting His decision beside their own. One who calls, commissions, and decides is not a power but a Person with a will.
6. « Un autre » exactement de même nature6. "Another" of the Very Same Kind
Nous avons déjà vu, dans la première unité, que la nuit où il fut livré, Jésus a promis « un autre consolateur » (Jean 14:16), et que le mot qu'il a choisi pour « autre » signifie un autre exactement de même nature. Il vaut la peine de revenir maintenant sur ce mot, car il scelle la preuve de la personnalité de l'Esprit. Celui à qui l'Esprit est dit semblable n'est autre que le Seigneur Jésus-Christ lui-même, et nul ne doute que Jésus soit une Personne. Si le Consolateur qui vient est de même nature que le Fils qui s'en va, alors le Consolateur est lui aussi une Personne, et non une force envoyée pour combler le vide laissé par une Personne partie. Il est l'Esprit de Christ, aussi personnel que Christ est personnel, et il poursuit au milieu de nous l'œuvre même de Christ. Le mot « autre » serait vide de sens si celui qui était promis n'était qu'une puissance impersonnelle.We have already seen, in the first unit, that on the night of His betrayal Jesus promised "another Helper" (John 14:16), and that the word He chose for "another" means another of the very same kind. It is worth returning to that word now, for it seals the case for the Spirit's personhood. The One the Spirit is said to be just like is the Lord Jesus Christ Himself, and no one doubts that Jesus is a Person. If the Helper who comes is the same kind as the Son who goes, then the Helper is a Person too, not a force sent to fill the gap left by a departed Person. He is the Spirit of Christ, as personal as Christ is personal, carrying on the very work of Christ among us. The word "another" would be empty if the One promised were merely an impersonal power.
7. Une Personne à connaître, non une puissance à utiliser7. A Person to Be Known, Not a Power to Be Used
Pourquoi tout cela est-il important ? Parce que la manière dont nous concevons l'Esprit détermine la manière dont nous le traitons. S'il n'était qu'une force, nous chercherions à le maîtriser, à l'allumer quand nous voulons des résultats et à l'éteindre quand nous n'en voulons pas, comme un homme fait marcher une machine qu'il ne comprend pas. Beaucoup traitent l'Esprit exactement de cette façon : ils recherchent sa puissance tout en ignorant sa Personne. Mais on ne gère pas une Personne comme on gère une machine ; on apprend à la connaître. Parce que l'Esprit est une Personne, la vie chrétienne est une relation et non une technique. Nous ne nous servons pas de lui ; nous nous soumettons à lui. Un homme peut faire marcher une machine sans s'en soucier le moins du monde, mais il ne peut pas vraiment connaître un ami de cette manière. Il en est de même de l'Esprit : il ne demande pas qu'on le fasse fonctionner, mais qu'on lui obéisse et qu'on l'aime. Nous écoutons quand il enseigne, nous suivons là où il conduit, et nous sommes attristés à la pensée que, par notre péché, nous l'avons attristé. « N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu » (Éphésiens 4:30) est un commandement qui n'a de sens qu'entre des personnes qui s'aiment. Apprenez à connaître l'Esprit tel qu'il est, une Personne, et vous découvrirez qu'il n'est pas du tout une puissance à utiliser, mais un Ami et un Consolateur venu rendre Christ réel pour vous.Why does all of this matter? Because how we think of the Spirit will shape how we treat Him. If He were only a force, we would try to harness Him, to switch Him on when we wanted results and off when we did not, the way a man operates a machine he does not understand. Many people treat the Spirit in exactly that way, reaching for His power while ignoring His Person. But you do not manage a Person as you manage a machine; you come to know Him. Because the Spirit is a Person, the Christian life is a relationship and not a technique. We do not use Him; we yield to Him. A man may run a machine without caring for it in the least, but he cannot truly know a friend that way. So it is with the Spirit: He asks not to be operated but to be obeyed and loved. We listen when He teaches, we follow where He leads, and we are grieved to think that by our sin we have grieved Him. "Do not grieve the Holy Spirit of God" (Ephesians 4:30) is a command that makes sense only between persons who love each other. Learn to know the Spirit as the Person He is, and you will find that He is not a power to be used at all, but a Friend and Helper who has come to make Christ real to you.