⚖️ Les paraboles de la Bible — Unité 10 : Le serviteur impitoyable⚖️ Parables of the Bible — Unit 10: The Unforgiving Servant

Professeur : Dr Wayne Cook | Directeur : Dr Ted RogersProfessor: Dr. Wayne Cook | Director: Dr. Ted Rogers

« …ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j'ai eu pitié de toi? » — Matthieu 18:33 (LSG)"Should you not also have had compassion on your fellow servant, just as I had pity on you?" — Matthew 18:33 (NKJV)

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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.

OrientationOrientation

Le mot du Nouveau Testament le plus courant pour le pardon est aphesis, qui signifie littéralement « laisser aller ». Imaginez un homme qui avait cherché un trésor toute sa vie. Un jour, il trouva un gros lingot d'or et se mit à le porter chez lui. En chemin, il glissa et tomba dans une rivière. C'était un bon nageur, mais l'or l'entraînait vers le fond. Il dut enfin choisir : lâcher l'or ou se noyer. Tôt ou tard, chaque chrétien fait face au même choix avec l'amertume, la colère et le désir de vengeance. Ou bien nous les laissons aller, ou bien ils nous entraîneront vers le fond.The most common New Testament word for forgiveness is aphesis, which means literally "a letting go." Picture a man who had searched all his life for treasure. One day he found a great bar of gold and started carrying it home. On the way he slipped and fell into a river. He was a strong swimmer, but the gold kept pulling him down. At last he faced a choice: let go of the gold, or drown. Every Christian eventually faces the same choice with bitterness, anger, and the desire for revenge. Either we let go of them, or they will drag us down.

Cette unité étudie en détail l'une des paraboles les plus pénétrantes que Jésus ait racontées : la parabole du serviteur impitoyable (Matthieu 18:21–35). Dans l'Unité 6, nous avons vu le pardon impardonnable d'Osée, et dans l'Unité 9, nous avons vu un père courir pour pardonner à son fils. Ici, Jésus retourne la question. Nous avons été pardonnés ; allons-nous pardonner à notre tour ?This unit gives a full study to one of the most searching parables Jesus ever told, the parable of the unforgiving servant (Matthew 18:21–35). In Unit 6 we saw Hosea's unforgivable forgiveness, and in Unit 9 we saw a father run to forgive his son. Here Jesus turns the question around. We have been forgiven; will we forgive?

I. Le contexte : le pardon dans la famille de DieuI. The Setting: Forgiveness in the Family of God

On appelle parfois Matthieu 18 le chapitre de l'Église. Jésus enseigne à ses disciples comment vivre ensemble : devenir humbles comme de petits enfants (18:1–5), ne jamais faire tomber un de ces petits (18:6–9), aller chercher la brebis qui s'égare (18:10–14), et, quand un frère pèche contre vous, aller le trouver seul à seul, puis avec des témoins, et enfin devant l'Église (18:15–20). Juste après cet enseignement sur la manière de reprendre un frère qui pèche, Pierre posa la question qui venait naturellement : « Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il péchera contre moi? Sera-ce jusqu'à sept fois? » (18:21).Matthew 18 is sometimes called the church chapter. Jesus teaches His disciples how to live together: become humble like little children (18:1–5), never cause a little one to stumble (18:6–9), go after the one sheep that wanders (18:10–14), and when a brother sins against you, go to him privately, then with witnesses, and finally before the church (18:15–20). Right after this teaching on correcting a sinning brother, Peter asked the obvious next question: "Lord, how often shall my brother sin against me, and I forgive him? Up to seven times?" (18:21).

Pierre pensait se montrer généreux. Certains rabbins de cette époque enseignaient qu'il fallait pardonner la même offense jusqu'à trois fois, mais pas une quatrième. Pierre doubla ce nombre et en ajouta un de plus pour faire bonne mesure. Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à septante fois sept fois » (18:22). « Septante » est l'ancien mot de la Bible Segond pour soixante-dix. Le grec peut aussi se lire « soixante-dix-sept fois », et de toute façon ce nombre veut mettre fin à tout calcul. Beaucoup d'interprètes y entendent un écho de Genèse 4:24, où Lémec se vantait : « Caïn sera vengé sept fois, Et Lémec soixante-dix-sept fois. » Lémec multipliait la vengeance ; Jésus multiplie le pardon. Le royaume renverse l'esprit de Lémec.Peter thought he was being generous. Some rabbis of that era taught that a person should be forgiven for the same offense up to three times, but not a fourth. Peter doubled that number and added one for good measure. Jesus answered, "I do not say to you, up to seven times, but up to seventy times seven" (18:22). The Greek can also be read "seventy-seven times," and either way the number is meant to end all counting. Many interpreters hear an echo of Genesis 4:24, where Lamech boasted that if Cain would be avenged sevenfold, he would be avenged seventy-sevenfold. Lamech multiplied revenge; Jesus multiplies forgiveness. The kingdom reverses the spirit of Lamech.

Remarquez que, dans ce chapitre, le pardon et la responsabilité vont côte à côte. Jésus ne dit pas à ses disciples d'ignorer le péché ; il leur dit de le reprendre avec amour et de le pardonner sans fin. La correction sans le pardon devient dure, et le pardon sans aucune correction peut devenir négligent. La famille de Dieu a besoin des deux.Notice that forgiveness and accountability stand side by side in this chapter. Jesus does not tell His followers to ignore sin; He tells them to confront it lovingly and to forgive it endlessly. Correction without forgiveness becomes harsh, and forgiveness without any correction can become careless. The family of God needs both.

II. La parabole (Matthieu 18:23–35)II. The Parable (Matthew 18:23–35)

Un roi voulut faire rendre compte à ses serviteurs, et l'un d'eux lui devait dix mille talents. Un talent était une somme énorme, à peu près ce qu'un ouvrier pouvait gagner en quinze ou vingt ans, et dix mille était le plus grand nombre dans la manière de compter ordinaire des Grecs. L'historien Josèphe rapporte que les impôts annuels de tous les territoires d'Hérode ne s'élevaient qu'à environ neuf cents talents. Ce serviteur devait plus de dix ans d'impôts de tout un royaume. C'était une dette que personne ne pourrait jamais rembourser. Le roi ordonna qu'on le vende avec sa famille, et le serviteur se jeta à terre en suppliant : « Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout » (18:26). C'était une promesse impossible. « Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette » (18:27).A king settled accounts with his servants, and one owed him ten thousand talents. A talent was a huge sum, roughly what a laborer could earn in fifteen or twenty years, and ten thousand was the largest number in ordinary Greek counting. The historian Josephus reports that the yearly tax revenue from all of Herod's territories was only about nine hundred talents. This servant owed more than ten years of a whole kingdom's taxes. It was a debt no one could ever repay. The king ordered him sold with his family, and the servant fell down begging, "Master, have patience with me, and I will pay you all" (18:26). It was an impossible promise. "Then the master of that servant was moved with compassion, released him, and forgave him the debt" (18:27).

Ce même serviteur sortit et rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers, environ cent jours de salaire. C'était une vraie dette, mais à côté de dix mille talents, ce n'était presque rien. « Il le saisit et l'étranglait, en disant: Paie ce que tu me dois. » Le compagnon employa presque les mêmes mots que le premier serviteur : « Aie patience envers moi, et je te paierai. » Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait payé. Quand le maître l'apprit, il fit rappeler le serviteur : « Méchant serviteur, je t'avais remis en entier ta dette, parce que tu m'en avais supplié; ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j'ai eu pitié de toi? » (18:32–33). Et il le livra aux bourreaux. Jésus conclut : « C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son coeur » (18:35).That same servant went out and found a fellow servant who owed him a hundred denarii, about a hundred days' wages. It was a real debt, but next to ten thousand talents it was almost nothing. "He laid hands on him and took him by the throat, saying, 'Pay me what you owe!'" The fellow servant used almost the same words the first servant had used: "Have patience with me, and I will pay you all." But he refused and threw the man into prison until he paid. When the king heard, he called the servant back: "You wicked servant! I forgave you all that debt because you begged me. Should you not also have had compassion on your fellow servant, just as I had pity on you?" (18:32–33). And he handed him over to the jailers. Jesus concluded, "So My heavenly Father also will do to you if each of you, from his heart, does not forgive his brother his trespasses" (18:35).

Le message est clair. Parce que Dieu nous a remis une dette que nous ne pourrions jamais payer, nous devons remettre les dettes bien plus petites que les autres ont envers nous. Des interprètes de traditions différentes se demandent si ce serviteur représente un croyant qui perd le pardon de Dieu ou une personne qui ne l'a jamais vraiment reçu. Les deux s'accordent sur l'essentiel : un cœur qui refuse de pardonner montre qu'il n'a pas compris, ou n'a pas reçu, la miséricorde de Dieu.The point is clear. Because God has forgiven us a debt we could never pay, we must forgive the far smaller debts others owe us. Interpreters from different traditions discuss whether this servant pictures a believer who loses God's forgiveness or a person who never truly received it. Both agree on what matters most: a heart that refuses to forgive shows that it has not understood, or has not received, the mercy of God.

III. Les problèmes de l'esprit qui refuse de pardonnerIII. The Problems of the Unforgiving Spirit

1. Il nous empêche de prier. La seule demande du Notre Père que Jésus a expliquée ensuite est celle du pardon : « Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses » (Matthieu 6:14–15). Jésus a dit aussi que si nous présentons notre offrande à l'autel et que nous nous souvenons que quelqu'un a quelque chose contre nous, nous devons d'abord aller nous réconcilier (Matthieu 5:23–24). Notre relation avec Dieu ne peut pas être meilleure que nos relations avec les autres. Quand nous sommes en colère contre quelqu'un, nous pouvons continuer à parler à Dieu, mais nos prières semblent rebondir contre le plafond. L'évangéliste américain Dwight L. Moody rendit un jour visite à une femme pour lui parler de son salut. Il n'arrivait pas à la toucher, alors il lui demanda de réciter avec lui le Notre Père. Quand ils arrivèrent à « pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés », elle s'arrêta. « Il y a une femme à qui je ne pardonnerai jamais », dit-elle. Elle ne voulait pas lâcher prise, et sa propre amertume lui ferma la porte de la prière. Dans cette demande, le texte grec dit littéralement : « remets-nous nos dettes, comme nous aussi nous avons remis à nos débiteurs ».1. It keeps us from praying. The only petition of the Lord's Prayer that Jesus explained afterward is the one about forgiveness: "For if you forgive men their trespasses, your heavenly Father will also forgive you. But if you do not forgive men their trespasses, neither will your Father forgive your trespasses" (Matthew 6:14–15). Jesus also said that if we are bringing a gift to the altar and remember that someone has something against us, we should first go and be reconciled (Matthew 5:23–24). Our relationship with God can be no better than our relationships with other people. When we are angry with someone, we may keep talking to God, but our prayers seem to bounce off the ceiling. Dwight L. Moody once visited a woman to talk with her about her salvation. He could not get through to her, so he asked her to pray the Lord's Prayer with him. When they reached "forgive us our debts, as we forgive our debtors," she stopped. "There is one woman I never will forgive," she said. She would not let go, and her own bitterness shut the door to prayer.

2. Il nous empêche de recevoir miséricorde. Nous pouvons avoir la justice ou la miséricorde, mais pas les deux. Dans la parabole, le serviteur a reçu miséricorde pour lui-même et a exigé la justice de son compagnon, et à la fin, il a reçu la justice. « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde! » (Matthieu 5:7). « …car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde » (Jacques 2:13). Un missionnaire en Nouvelle-Zélande présidait un jour un culte de sainte cène. Un homme allait s'agenouiller quand, tout à coup, il se releva et se rendit à l'autre bout de l'église. Après un moment, il revint et s'agenouilla. Plus tard, le missionnaire lui demanda pourquoi. L'homme expliqua qu'au moment de s'agenouiller, il avait reconnu à côté de lui le chef d'une tribu voisine qui avait assassiné son père, et il avait juré de le tuer à la première occasion. Il s'était éloigné pour échapper à la force de cette envie. Puis, debout à l'autre bout de la salle, il s'était souvenu de celui qui avait prié : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font », et il avait découvert qu'il pouvait pardonner au meurtrier de son père. Alors il était revenu s'agenouiller à côté de lui à la table du Seigneur.2. It keeps us from receiving mercy. We can have justice or mercy, but we cannot have both. In the parable the servant received mercy for himself and demanded justice from his fellow servant, and in the end he received justice. "Blessed are the merciful, for they shall obtain mercy" (Matthew 5:7). "For judgment is without mercy to the one who has shown no mercy" (James 2:13). A missionary in New Zealand was once leading a communion service. One man was about to kneel when suddenly he got up and walked to the other side of the church. After a while he returned and knelt. Later the missionary asked him why. He said that as he began to kneel, he recognized the man next to him as the chief of a neighboring tribe who had murdered his father, and he had sworn to kill him at the first opportunity. He walked away to escape the power of that impulse. Then, standing at the other end of the room, he remembered the One who prayed, "Father, forgive them, for they do not know what they do," and he found that he could forgive his father's murderer. So he came back and knelt beside him at the Lord's Table.

3. Il nous empêche d'avoir la paix. Les médecins ont observé depuis longtemps que la colère et l'hostilité gardées longtemps font du tort au cœur et au reste du corps. Quand nous refusons de pardonner, nous donnons à l'autre personne le contrôle de notre santé, de nos pensées et de notre bonheur. La pire des blessures est la blessure par perforation, parce que les microbes sont poussés tout au fond ; l'extérieur peut guérir pendant que l'intérieur reste infecté. L'amertume agit de la même manière. Une chorale n'est en harmonie que si chaque voix chante sa partie en accord avec les autres, et l'amertume met en désaccord toutes les relations de notre vie. Avez-vous remarqué que les personnes les plus difficiles à pardonner sont souvent celles en qui nous avions le plus confiance et celles que nous aimons le moins ? Pierre, l'un des amis les plus proches de Jésus, l'a renié trois fois. Pourtant, Jésus lui a pardonné entièrement. Il ne lui a jamais dit : « Je te l'avais bien dit », et il a rétabli Pierre au bord de la mer de Galilée (Jean 21:15–19).3. It keeps us from having peace. Doctors have long observed that anger and hostility held over time take a toll on the heart and the rest of the body. When we refuse to forgive, we give the other person control over our health, our thoughts, and our happiness. The worst kind of wound is a puncture, because the germs are pushed deep inside; the outside may heal while the inside stays infected. Bitterness works the same way. A choir can only be in harmony if each voice sings its own part in tune with the others, and bitterness throws every relationship in our lives out of harmony. Have you noticed that the hardest people to forgive are usually those we trusted most and those we like least? Peter, one of Jesus' closest friends, denied Him three times. Yet Jesus forgave him completely. He never said, "I told you so," and He restored Peter by the Sea of Galilee (John 21:15–19).

Le pardon peut vaincre un ennemi. Un jeune soldat chrétien gardait l'habitude de s'agenouiller pour prier près de son lit le soir, même si les hommes de sa caserne se moquaient de lui. Un soir, après une longue marche, l'un d'eux lui lança ses bottes pleines de boue, qui le frappèrent de chaque côté de la tête. Le chrétien ne dit rien. Il ramassa les bottes, les posa près de son lit et continua de prier. Le lendemain matin, l'autre soldat trouva ses bottes près de son propre lit, nettoyées et cirées. Il en fut si touché qu'il demanda pardon, et avec le temps il devint chrétien. On reprocha un jour à Abraham Lincoln, président des États-Unis, de parler avec bonté de ses ennemis au lieu de chercher à les détruire. Il répondit : « Est-ce que je ne détruis pas mes ennemis quand j'en fais mes amis ? »Forgiveness can overcome an enemy. A young Christian soldier kept his habit of kneeling to pray beside his bed at night, though the men in his barracks mocked him for it. One night, after a long march, one of them threw his muddy boots at him, hitting him on each side of the head. The Christian said nothing. He picked up the boots, set them beside his bed, and went on praying. The next morning the other soldier found his boots beside his own bed, cleaned and polished. It so affected him that he asked for forgiveness, and in time he became a Christian. Abraham Lincoln was once criticized for speaking kindly of his enemies instead of seeking to destroy them. He answered, "Do I not destroy my enemies when I make them my friends?"

IV. Ce qu'est le pardon et ce qu'il n'est pasIV. What Forgiveness Is and Is Not

Une remarque pastorale s'impose ici. Pardonner, c'est libérer l'autre de sa dette et renoncer au droit de se venger. « Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit: À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur » (Romains 12:19). Le texte grec dit littéralement : « c'est moi qui rendrai ». Quand nous pardonnons, nous ne déclarons pas que le tort n'avait pas d'importance. Nous remettons la cause entre les mains du Juge qui fera ce qui est juste.A word of pastoral care is needed here. Forgiveness means releasing the debt and giving up the right to revenge. "Beloved, do not avenge yourselves, but rather give place to wrath; for it is written, 'Vengeance is Mine, I will repay,' says the Lord" (Romans 12:19). When we forgive, we do not declare that the wrong did not matter. We hand the case over to the Judge who will do right.

Le pardon ne consiste pas à faire comme si le tort n'avait pas eu lieu, et il n'est pas toujours la même chose que la réconciliation. Jésus a dit : « Si ton frère a péché, reprends-le; et, s'il se repent, pardonne-lui. Et s'il a péché contre toi sept fois dans un jour et que sept fois il revienne à toi, disant: Je me repens, -tu lui pardonneras » (Luc 17:3–4). Les interprètes se demandent comment ce passage s'accorde avec Matthieu 18. Beaucoup l'expliquent ainsi : le cœur doit laisser aller l'amertume et la vengeance, que l'offenseur se repente ou non, comme Jésus l'a fait sur la croix ; mais la pleine réconciliation, c'est-à-dire le rétablissement d'une relation de confiance, exige que l'offenseur se repente et peut prendre du temps. Là où il y a eu des abus ou du danger, pardonner de tout son cœur n'oblige pas à se remettre en danger. Dieu dit : « je ne me souviendrai plus de leurs péchés » (Hébreux 8:12). Pour nous, pardonner veut dire choisir de ne plus retenir le tort contre la personne, même quand le souvenir demeure.Forgiveness is not pretending that a wrong did not happen, and it is not always the same as reconciliation. Jesus said, "If your brother sins against you, rebuke him; and if he repents, forgive him. And if he sins against you seven times in a day, and seven times in a day returns to you, saying, 'I repent,' you shall forgive him" (Luke 17:3–4). Interpreters discuss how this relates to Matthew 18. Many explain it this way: the heart must release bitterness and revenge whether or not the offender ever repents, as Jesus did on the cross; but full reconciliation, the restoring of a relationship of trust, requires the offender to repent and may take time. Where there has been abuse or danger, forgiving from the heart does not require returning to harm's way. God says, "I will remember their sins no more" (Hebrews 8:12). For us, forgiving means choosing not to keep holding the wrong against the person, even when the memory remains.

Joseph est la grande image du pardon dans l'Ancien Testament. Ses frères l'avaient vendu comme esclave et, des années plus tard, alors qu'ils se tenaient devant lui pleins de peur, il leur dit : « Vous aviez médité de me faire du mal: Dieu l'a changé en bien » (Genèse 50:20). Le texte hébreu emploie deux fois le même verbe ; il dit littéralement : « Vous aviez projeté le mal contre moi ; Dieu l'a projeté pour le bien. » Le pardon ne nie pas le mal. Il voit la main de Dieu au-dessus de lui.Joseph is the great Old Testament picture of forgiveness. His brothers sold him into slavery, and years later, when they stood before him in fear, he said, "You meant evil against me; but God meant it for good" (Genesis 50:20). Forgiveness does not deny the evil. It sees God's hand above it.

Corrie ten Boom, dont la famille hollandaise fut envoyée dans des camps de concentration nazis pour avoir caché des Juifs, et dont la sœur Betsie mourut à Ravensbrück, raconta qu'après la guerre, elle prit la parole dans une église de Munich. À la fin du culte, un homme s'avança vers elle ; elle reconnut en lui l'un des gardiens cruels du camp. Il dit qu'il était devenu chrétien et qu'il savait que Dieu lui avait pardonné, puis il lui tendit la main et demanda : « Voulez-vous me pardonner ? » Elle resta là, incapable de bouger, le cœur glacé. Elle pria en silence pour demander de l'aide et, tandis qu'elle tendait la main machinalement, elle sentit, écrivit-elle plus tard, une chaleur la traverser, et elle put dire : « Je vous pardonne, mon frère, de tout mon cœur. » Elle apprit que l'amour et le pardon que Jésus commande, il les fournit aussi. Nous ne pouvons pas pardonner de grands torts par nos propres forces. Nous pardonnons avec l'amour par lequel Dieu nous a pardonné.Corrie ten Boom, whose Dutch family was sent to Nazi concentration camps for hiding Jews, and whose sister Betsie died at Ravensbrück, told of speaking in a church in Munich after the war. When the service ended, a man came forward whom she recognized as one of the cruel guards from the camp. He said he had become a Christian and knew God had forgiven him, and he held out his hand and asked, "Will you forgive me?" She stood there unable to move, her heart cold. She prayed silently for help, and as she mechanically put out her hand, she later wrote, she felt a warmth flow through her, and she was able to say, "I forgive you, brother, with all my heart." She learned that the love and forgiveness Jesus commands, He also supplies. We cannot forgive great wrongs in our own strength. We forgive with the love by which God has forgiven us.

V. Prêcher le serviteur impitoyableV. Preaching the Unforgiving Servant

La parabole se prêche naturellement en trois mouvements : la dette remise (18:23–27), la dette exigée (18:28–30) et la dette rendue (18:31–35). Laissez les auditeurs sentir la taille de la première dette avant qu'ils voient la petitesse de la seconde ; toute la force du récit est dans le contraste. Un deuxième sermon peut suivre les trois problèmes de l'esprit qui refuse de pardonner : il nous empêche de prier, de recevoir miséricorde et d'avoir la paix. Dans les deux cas, terminez par une invitation à recevoir le pardon de Dieu et à laisser aller l'amertume envers quelqu'un d'autre. Soyez pastoral : certains dans l'assemblée portent des blessures profondes, et ils ont besoin d'entendre ce qu'est le pardon et ce qu'il n'est pas, et que Christ fournit l'amour qu'il commande.The parable preaches naturally in three movements: the debt forgiven (18:23–27), the debt demanded (18:28–30), and the debt returned (18:31–35). Let the listeners feel the size of the first debt before they see the smallness of the second; the whole power of the story lies in the contrast. A second sermon can follow the three problems of the unforgiving spirit: it keeps us from praying, from receiving mercy, and from having peace. Either way, close with an invitation to receive God's forgiveness and to let go of bitterness toward someone else. Be pastoral: some in the congregation carry deep wounds, and they need to hear what forgiveness is and what it is not, and that Christ supplies the love He commands.

ConclusionClosing

Un feu a besoin de trois choses pour brûler : du combustible, de l'oxygène et de la chaleur. Enlevez l'une d'elles, et le feu s'éteint. L'amertume brûle de la même manière. Elle se nourrit de souvenirs, respire l'air du ressentiment et reste brûlante parce qu'on repasse sans cesse le tort subi. Le pardon lui enlève son combustible. Le mot pour le pardon signifie « laisser aller ». Comme l'homme dans la rivière avec son lingot d'or, nous pouvons nous accrocher à notre amertume et nous noyer, ou bien la laisser aller et vivre. Le Dieu qui nous a remis une dette de dix mille talents est prêt à nous aider à remettre les cent deniers que les autres nous doivent. Allez-vous laisser aller ?A fire needs three things to burn: fuel, oxygen, and heat. Take away any one of them, and the fire goes out. Bitterness burns the same way. It feeds on memories, breathes the air of resentment, and is kept hot by rehearsing the wrong. Forgiveness takes away the fuel. The word for forgiveness means "letting go." Like the man in the river with the bar of gold, we can hold on to our bitterness and drown, or we can let go and live. The God who forgave us a debt of ten thousand talents is ready to help us forgive the hundred denarii others owe us. Will you let go?

— Dr Wayne Cook
Séminaire Théologique de Chapala
— Dr. Wayne Cook
Chapala Theological Seminary

Examen de l'Unité 10Unit 10 Exam

Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiples. Parcours Associé en divinité : les questions à choix multiples et les 10 phrases à compléter. M.Div. et Th.M. : les questions à choix multiples, les phrases à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % dans chaque partie pour réussir. Si vous échouez, vous devrez attendre un court moment avant de pouvoir repasser l'examen.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.

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