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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.
OrientationOrientation
Dans l'Unité 2, nous avons entendu le Cantique de la vigne d'Ésaïe : Dieu a planté Israël comme un plant de choix, il en a pris soin et il a attendu de bons raisins, mais elle « en a produit de mauvais » (Ésaïe 5:2). Environ sept siècles plus tard, Jésus se tient dans les parvis du temple à Jérusalem et commence une histoire que tous ses auditeurs reconnaissent aussitôt : « Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l'entoura d'une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour » (Matthieu 21:33). La haie, le pressoir et la tour viennent directement d'Ésaïe 5. La foule connaît ce cantique. Mais Jésus ajoute quelque chose qu'Ésaïe n'avait jamais dit. Cette fois, le problème n'est pas la vigne. Ce sont les vignerons.In Unit 2 we heard Isaiah's Song of the Vineyard: God planted Israel like a choice vine, cared for it, and looked for good grapes, but it produced wild grapes. Now, some seven centuries later, Jesus stands in the temple courts in Jerusalem and begins a story that every listener recognizes at once: "There was a certain landowner who planted a vineyard and set a hedge around it, dug a winepress in it and built a tower" (Matthew 21:33). The hedge, the winepress, and the tower come straight from Isaiah 5. The crowd knows this song. But Jesus adds something Isaiah never said. This time the problem is not the vineyard. It is the tenants.
Cette parabole porte à leur sommet les paraboles de l'Ancien Testament étudiées dans ce cours. Le maître de la vigne d'Ésaïe 5 envoie enfin son propre fils, et les vignerons le tuent. C'est la parabole la plus ouvertement autobiographique que Jésus ait jamais racontée. Quelques jours plus tard, elle s'accomplissait.This parable brings the Old Testament parables of this course to their climax. The vineyard owner of Isaiah 5 finally sends his own son, and the tenants kill him. It is the most openly autobiographical parable Jesus ever told. Within a few days of telling it, it came true.
I. Le cadre : une semaine d'affrontementI. The Setting: A Week of Confrontation
Matthieu place cette parabole dans la dernière semaine de la vie de Jésus. Il est entré à Jérusalem sous les « hosanna » de la foule (21:1-11), il a chassé les changeurs du temple (21:12-13), et les principaux sacrificateurs et les anciens l'ont interpellé : « Par quelle autorité fais-tu ces choses ? » (21:23). Jésus répond par trois paraboles à la suite. La parabole des deux fils (21:28-32) montre que les publicains et les prostituées qui se repentent entrent dans le royaume avant les chefs religieux qui disent oui à Dieu mais n'obéissent jamais. La parabole des vignerons (21:33-46) vient ensuite. Puis la parabole du festin de noces (22:1-14) montre des invités qui refusent le festin du roi. Toutes les trois répondent à la question de l'autorité, et toutes les trois visent les chefs qui se tiennent devant lui.Matthew places this parable in the last week of Jesus' life. He has entered Jerusalem to the crowd's hosannas (21:1–11), driven the money changers from the temple (21:12–13), and been challenged by the chief priests and elders: "By what authority are You doing these things?" (21:23). Jesus answers with three parables in a row. The parable of the two sons (21:28–32) shows that tax collectors and harlots who repent enter the kingdom ahead of religious leaders who say yes to God but never obey. The parable of the tenants (21:33–46) follows. Then the parable of the wedding banquet (22:1–14) shows invited guests refusing the king's feast. All three answer the question of authority, and all three are aimed at the leaders standing in front of Him.
Les chefs ont parfaitement compris de qui il parlait. « Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c'était d'eux que Jésus parlait » (21:45). Ils voulaient l'arrêter sur-le-champ, mais ils craignaient la foule, qui tenait Jésus pour un prophète.The leaders understood exactly whom He meant. "Now when the chief priests and Pharisees heard His parables, they perceived that He was speaking of them" (21:45). They wanted to arrest Him on the spot but feared the crowds, who regarded Jesus as a prophet.
II. Les métayers (Matthieu 21:33)II. The Sharecroppers (Matthew 21:33)
Le maître planta la vigne, la protégea par une haie, y creusa un pressoir, bâtit une tour de garde, « puis il l'afferma à des vignerons, et quitta le pays ». Cela était courant en Galilée et en Judée. De riches propriétaires, qui vivaient souvent loin de leurs terres, les louaient à des métayers. Ceux-ci les cultivaient et payaient le loyer au moment de la récolte, d'ordinaire en livrant une part convenue des produits. Le propriétaire fournissait tout ; les métayers fournissaient le travail et rendaient une portion du fruit. Des documents anciens qui nous sont parvenus montrent que les conflits entre propriétaires absents et métayers étaient fréquents, et parfois violents. Les auditeurs de Jésus connaissaient donc bien cette situation.The owner planted the vineyard, protected it with a hedge, dug a winepress, built a watchtower, "and he leased it to vinedressers and went into a far country." This was common in Galilee and Judea. Wealthy landowners, often living far away, leased their land to tenant farmers who worked it and paid the rent at harvest, usually as an agreed share of the crop. The owner supplied everything; the tenants supplied the labor and returned a portion of the fruit. Surviving documents from the ancient world show that disputes between absent landlords and tenants were frequent and sometimes violent, so Jesus' hearers knew this situation well.
Le sens n'est pas difficile à voir. Dieu est le propriétaire. La vigne, c'est Israël et, plus largement, le royaume de Dieu confié à son peuple. Les vignerons sont les chefs qui avaient la responsabilité de la cultiver et d'en rendre le fruit à Dieu. Tout ce qu'ils avaient de bon venait de lui. Un métayer ne possède rien ; il gère ce qui appartient à un autre. « Car nous n'avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n'en pouvons rien emporter » (1 Timothée 6:7). Tout chrétien, et surtout tout pasteur, est un métayer dans la vigne de Dieu, et non son propriétaire.The meaning is not hard to see. God is the owner. The vineyard is Israel and, more broadly, the kingdom of God entrusted to His people. The tenants are the leaders who were responsible for tending it and returning its fruit to God. Every good thing they had came from Him. A sharecropper owns nothing; he manages what belongs to another. "We brought nothing into this world, and it is certain we can carry nothing out" (1 Timothy 6:7). Every Christian, and especially every pastor, is a tenant in God's vineyard, not its owner.
Le maître qui « quitta le pays » (le texte grec dit qu'il partit pour l'étranger, loin de chez lui) est une image de la patience de Dieu. Aux gens insouciants, Dieu peut sembler lointain, comme s'il ne devait jamais venir réclamer son fruit. Mais il n'est pas absent ; il attend. Ce long délai est une miséricorde, et non de l'indifférence.The owner's journey to "a far country" pictures God's patience. To careless people, God may seem far away, as if He will never come to ask for His fruit. But He is not absent; He is waiting. The long delay is mercy, not indifference.
III. Les serviteurs (Matthieu 21:34-36)III. The Servants (Matthew 21:34–36)
« Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne. Les vignerons, s'étant saisis de ses serviteurs, battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième. Il envoya encore d'autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers ; et les vignerons les traitèrent de la même manière » (21:34-36). Le mot grec traduit ici par « produit » signifie littéralement « les fruits ». Le maître ne demandait que ce qui était juste, ce qui avait été convenu dès le départ. Les vignerons ont répondu par la violence."Now when vintage-time drew near, he sent his servants to the vinedressers, that they might receive its fruit. And the vinedressers took his servants, beat one, killed one, and stoned another. Again he sent other servants, more than the first, and they did likewise to them" (21:34–36). The owner was asking only for what was right, what had been agreed from the beginning. The tenants responded with violence.
Les serviteurs sont les prophètes. Le Chroniqueur a résumé l'histoire d'Israël en des termes presque identiques : « L'Éternel, le Dieu de leurs pères, donna de bonne heure à ses envoyés la mission de les avertir, car il voulait épargner son peuple et sa propre demeure. Mais ils se moquèrent des envoyés de Dieu, ils méprisèrent ses paroles, et ils se raillèrent de ses prophètes, jusqu'à ce que la colère de l'Éternel contre son peuple devînt sans remède » (2 Chroniques 36:15-16). Le texte hébreu dit littéralement que Dieu avait pitié, qu'il avait compassion de son peuple. Zacharie, fils de Jehojada, fut lapidé dans le parvis du temple (2 Chroniques 24:20-21). Jérémie fut frappé, mis en prison et jeté dans une citerne (Jérémie 20:2 ; 38:6). La tradition juive et chrétienne ajoute qu'Ésaïe fut scié en deux, et Hébreux 11:37 y fait peut-être allusion. Jean-Baptiste, le dernier des prophètes avant Christ, venait d'être décapité. Jésus lui-même a dit : « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés ! » (Matthieu 23:37).The servants are the prophets. The chronicler summed up Israel's history in nearly the same words: "The LORD God of their fathers sent warnings to them by His messengers, rising up early and sending them, because He had compassion on His people... But they mocked the messengers of God, despised His words, and scoffed at His prophets, until the wrath of the LORD arose against His people, till there was no remedy" (2 Chronicles 36:15–16). Zechariah the son of Jehoiada was stoned in the temple court (2 Chronicles 24:20–21). Jeremiah was beaten, imprisoned, and thrown into a cistern (Jeremiah 20:2; 38:6). Jewish and Christian tradition adds that Isaiah was sawn in two, and Hebrews 11:37 may refer to this. John the Baptist, the last of the prophets before Christ, had just been beheaded. Jesus Himself said, "Jerusalem, Jerusalem, the one who kills the prophets and stones those who are sent to her!" (Matthew 23:37).
Remarquez l'étonnante patience du maître. Un propriétaire ordinaire aurait envoyé des soldats dès que le premier serviteur aurait été battu. Ce maître a envoyé serviteur après serviteur, chaque fois plus nombreux. Cette patience est le cœur même de Dieu. Pourtant, les vignerons ont pris cette patience pour de la faiblesse, comme beaucoup le font encore aujourd'hui.Notice the owner's astonishing patience. A human landlord would have sent soldiers after the first servant was beaten. This owner sent servant after servant, more each time. That patience is the heart of God. Yet the tenants mistook patience for weakness, as people still do.
Aux États-Unis, dans la ville de Washington, un moniteur d'école du dimanche avait autrefois dans sa classe un garçon turbulent qui n'écoutait pas et empêchait les autres d'écouter. Le moniteur était découragé. Le garçon partit vers l'ouest du pays et gaspilla des années dans une vie de désordre. Bien plus tard, après une nuit de débauche dans la ville de Baltimore, il entra au hasard dans un cimetière et vit le nom de son ancien moniteur sur une tombe. Le souvenir des paroles de son moniteur lui revint d'un coup. Il s'agenouilla devant la tombe et donna sa vie à Christ, et il devint plus tard l'un des pasteurs les plus aimés de l'État de Virginie. Le moniteur était mort en croyant que son travail auprès de ce garçon avait échoué. Les messagers de Dieu ne vivent souvent pas assez longtemps pour voir le fruit de leur fidélité.A Sunday school teacher in Washington once had a mischievous boy in his class who would not listen and kept others from listening. The teacher was discouraged. The boy went west and wasted years in reckless living. Long afterward, after a night of debauchery in Baltimore, he wandered into a cemetery and saw his old teacher's name on a tombstone. Memories of the teacher's words came flooding back. He knelt at the grave and gave his life to Christ, and he later became one of the most beloved pastors in Virginia. The teacher had died believing his work with that boy had failed. God's messengers often do not live to see the fruit of their faithfulness.
IV. Le Fils (Matthieu 21:37-39)IV. The Son (Matthew 21:37–39)
« Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant : Ils auront du respect pour mon fils » (21:37). Marc précise que le maître « avait encore un fils bien-aimé » (Marc 12:6), ce qui rappelle la voix venue du ciel au baptême de Jésus : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé » (Matthieu 3:17). Ici, Jésus dit aux chefs, sous forme d'histoire, exactement qui il est. Il n'est pas un serviteur de plus dans la lignée des prophètes. Il est le Fils et l'héritier."Then last of all he sent his son to them, saying, 'They will respect my son'" (21:37). Mark adds that the owner had "one son, his beloved" (Mark 12:6), echoing the voice from heaven at Jesus' baptism: "This is My beloved Son" (Matthew 3:17). Here Jesus tells the leaders, in story form, exactly who He is. He is not one more servant in the line of the prophets. He is the Son and heir.
« Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux : Voici l'héritier ; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage. Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent » (21:38-39). Leur raisonnement était aussi insensé que méchant. Certains spécialistes pensent qu'ils espéraient qu'une fois l'héritier mort, la propriété serait considérée comme sans maître et reviendrait à ceux qui l'occupaient. Ils voulaient la vigne sans le maître. Voilà l'essence du péché : nous voulons les dons de Dieu sans l'autorité de Dieu."But when the vinedressers saw the son, they said among themselves, 'This is the heir. Come, let us kill him and seize his inheritance.' So they took him and cast him out of the vineyard and killed him" (21:38–39). Their reasoning was as foolish as it was wicked. Some scholars suggest they hoped that, with the heir dead, the property would be treated as ownerless and fall to those who occupied it. They wanted the vineyard without the owner. That is the essence of sin: we want God's gifts without God's rule.
Le détail qu'ils l'ont jeté « hors de la vigne » avant de le tuer est frappant. Quelques jours plus tard, Jésus fut conduit hors des murailles de Jérusalem et crucifié. « C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte » (Hébreux 13:12). La parabole est une prophétie. Jésus savait exactement ce qui allait arriver, et il a raconté l'histoire d'avance à ceux qui allaient le tuer, en les invitant encore à se repentir.The detail that they cast him "out of the vineyard" and then killed him is striking. Within days, Jesus was led outside the walls of Jerusalem and crucified. "Therefore Jesus also, that He might sanctify the people with His own blood, suffered outside the gate" (Hebrews 13:12). The parable is prophecy. Jesus knew exactly what was coming, and He told His killers the story ahead of time, still inviting them to repent.
V. Le règlement des comptes (Matthieu 21:40-46)V. The Settlement (Matthew 21:40–46)
Jésus demanda alors : « Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » (21:40). C'est la méthode que nous avons vue avec Nathan et David dans l'Unité 5 : une parabole juridique. On demande aux auditeurs de juger l'affaire, et ils prononcent la sentence contre eux-mêmes : « Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en donneront le produit au temps de la récolte » (21:41). C'est comme si nous demandions : « Que doit faire un propriétaire avec des locataires qui refusent de payer et qui tuent celui qui vient percevoir le loyer ? » N'importe qui répondrait : « Il doit les chasser et louer à quelqu'un qui paiera. »Then Jesus asked, "Therefore, when the owner of the vineyard comes, what will he do to those vinedressers?" (21:40). This is the method we met with Nathan and David in Unit 5: a juridical parable. The listeners are asked to judge the case, and they pronounce sentence on themselves: "He will destroy those wicked men miserably, and lease his vineyard to other vinedressers who will render to him the fruits in their seasons" (21:41). It is as if we asked, "What should a landlord do with tenants who refuse to pay and kill the rent collector?" Anyone would answer, "Evict them and rent to someone who will pay."
Jésus cita ensuite le Psaume 118:22-23 : « La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l'angle ; C'est du Seigneur que cela est venu, Et c'est un prodige à nos yeux » (21:42). « La principale de l'angle », c'est la pierre angulaire, la pierre maîtresse de tout l'édifice. L'image passe de l'agriculture à la construction, mais l'idée continue. Les chefs, « ceux qui bâtissaient », rejetaient la pierre même que Dieu avait choisie pour tenir tout l'édifice ensemble. Beaucoup d'interprètes relèvent en hébreu un jeu de mots entre ben, « fils », et eben, « pierre ». Le Fils rejeté est la Pierre choisie. Ce rejet n'allait pas faire échouer le plan de Dieu ; il allait l'accomplir par la résurrection.Jesus then quoted Psalm 118:22–23: "The stone which the builders rejected has become the chief cornerstone. This was the LORD's doing, and it is marvelous in our eyes" (21:42). The image changes from farming to building, but the point continues. The leaders, the "builders," were rejecting the very stone God had chosen to hold the whole building together. Many interpreters note a wordplay in Hebrew between ben, "son," and eben, "stone." The rejected Son is the chosen Stone. The rejection would not defeat God's plan; it would fulfill it through the resurrection.
« C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits » (21:43). Les chrétiens ont compris ce verset de différentes manières, et il faut le manier avec prudence. Certains l'ont lu comme si Dieu rejetait le peuple juif tout entier et le remplaçait par l'Église. La plupart des interprètes attentifs font aujourd'hui remarquer trois choses. D'abord, la parabole vise les chefs, qui « comprirent que c'était d'eux que Jésus parlait » (21:45). Ensuite, la première « nation qui en rendra les fruits » fut la communauté des disciples de Jésus, tous juifs au début, qui accueillit bientôt des non-Juifs. Enfin, Paul affirme avec force : « Dieu n'a point rejeté son peuple, qu'il a connu d'avance » (Romains 11:2). Cet avertissement ne doit pas nourrir chez nous un orgueil ethnique. Il s'adresse à tout intendant, juif ou non juif, qui reçoit la vigne de Dieu et refuse de lui en donner le fruit."Therefore I say to you, the kingdom of God will be taken from you and given to a nation bearing the fruits of it" (21:43). Christians have understood this verse in different ways, and it must be handled with care. Some have read it as God rejecting the Jewish people as a whole and replacing them with the church. Most careful interpreters today point out that the parable is aimed at the leaders, who "perceived that He was speaking of them" (21:45); that the first "nation bearing the fruits" was the community of Jesus' followers, all of them Jews at first, which soon welcomed Gentiles; and that Paul insists "God has not cast away His people whom He foreknew" (Romans 11:2). The warning is not ethnic pride on our part. It is a warning to every steward, Jewish or Gentile, who receives God's vineyard and refuses to give Him its fruit.
Le règlement des comptes est arrivé environ quarante ans plus tard, lorsque les armées romaines ont détruit Jérusalem et son temple, en l'an 70 après Jésus-Christ. Comme nous l'avons vu dans l'Unité 2, la patience de Dieu est grande, mais elle n'est pas sans fin. Pourtant, même dans le jugement, la parabole montre la grâce. Le Fils que les bâtisseurs ont rejeté est devenu la pierre angulaire d'un nouveau temple fait de pierres vivantes (1 Pierre 2:4-7), où quiconque vient à lui est le bienvenu.The settlement came about forty years later, when Roman armies destroyed Jerusalem and its temple in AD 70. As we saw in Unit 2, God's patience is great but not endless. Yet even in judgment the parable points to grace. The Son whom the builders rejected became the cornerstone of a new temple made of living stones (1 Peter 2:4–7), where anyone who comes to Him is welcome.
VI. Quel fruit Dieu attend-il ?VI. What Fruit Does God Expect?
Toute la parabole tourne autour du fruit. Le maître envoya ses serviteurs « pour recevoir le produit de sa vigne » (21:34), c'est-à-dire ses fruits, et Jésus dit que le royaume serait donné « à une nation qui en rendra les fruits » (21:43). Quel fruit Dieu recherche-t-il ? L'Écriture répond de plusieurs façons, et ensemble ces réponses donnent une image complète.The whole parable turns on fruit. The owner sent his servants "that they might receive its fruit" (21:34), and Jesus said the kingdom would be given "to a nation bearing the fruits of it" (21:43). What fruit does God look for? Scripture answers in several ways, and together they give a full picture.
Premièrement, le fruit est le caractère : « le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5:22-23). Deuxièmement, le fruit est une conduite juste : la justice et la miséricorde qu'Ésaïe attendait de la vigne (Ésaïe 5:7), et ce que Paul demandait dans sa prière pour les croyants, qu'ils soient « remplis du fruit de justice qui est par Jésus-Christ » (Philippiens 1:11). Troisièmement, le fruit, ce sont les bonnes œuvres faites pour les autres, « portant des fruits en toutes sortes de bonnes oeuvres et croissant par la connaissance de Dieu » (Colossiens 1:10). Quatrièmement, le fruit comprend les personnes amenées à Dieu ; Paul désirait aller à Rome « afin de recueillir quelque fruit parmi vous » (Romains 1:13). Et cinquièmement, le fruit est la louange : « un sacrifice de louange, c'est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom » (Hébreux 13:15).First, fruit is character: "the fruit of the Spirit is love, joy, peace, longsuffering, kindness, goodness, faithfulness, gentleness, self-control" (Galatians 5:22–23). Second, fruit is righteous conduct, the justice and mercy Isaiah looked for in the vineyard (Isaiah 5:7) and that Paul prayed would fill the believers, "being filled with the fruits of righteousness which are by Jesus Christ" (Philippians 1:11). Third, fruit is good works done for others, "being fruitful in every good work and increasing in the knowledge of God" (Colossians 1:10). Fourth, fruit includes people brought to God; Paul longed to visit Rome "that I might have some fruit among you also" (Romans 1:13). And fifth, fruit is praise: "the fruit of our lips, giving thanks to His name" (Hebrews 13:15).
Remarquez qu'aucun de ces fruits n'est produit par nos propres forces. Jésus a dit : « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15:5). Les vignerons n'ont pas échoué parce que la vigne était mauvaise, mais parce qu'ils voulaient garder pour eux-mêmes ce qui appartenait au maître. Les chefs religieux avaient le temple, les sacrifices, les écoles et les traditions, mais ils refusaient de donner à Dieu ce qu'il recherchait vraiment : des cœurs repentants, des vies marquées par la justice et la miséricorde, et la foi au Fils qu'il avait envoyé. Le même danger menace toute Église. L'activité n'est pas la même chose que le fruit. Dieu n'est pas impressionné par la taille de la vigne, mais par ce qu'elle produit pour lui.Notice that none of this fruit is produced by our own strength. Jesus said, "He who abides in Me, and I in him, bears much fruit; for without Me you can do nothing" (John 15:5). The tenants failed not because the vineyard was poor but because they wanted to keep for themselves what belonged to the owner. The religious leaders had temples, sacrifices, schools, and traditions, but they would not give God what He was actually seeking: repentant hearts, lives of justice and mercy, and faith in the Son He sent. The same danger faces every church. Activity is not the same as fruit. God is not impressed by the size of the vineyard but by what it yields for Him.
VII. Le miroir pour aujourd'huiVII. The Mirror for Today
Les paraboles de Jésus sont des miroirs, et celle-ci est placée devant chaque Église et chaque pasteur. Nous sommes des métayers, et non des propriétaires. Dieu nous a confié sa Parole, son peuple, ses dons et sa mission. Il cherche du fruit : un enseignement fidèle, des vies transformées, la justice et la miséricorde, et la bonne nouvelle portée à ceux qui ne l'ont pas encore entendue. Les responsables sont particulièrement avertis. On peut être très occupé dans la vigne et pourtant la traiter comme si elle nous appartenait, en protégeant nos positions et en en voulant à tous ceux que Dieu envoie pour nous ramener à lui.Jesus' parables are mirrors, and this one is held up before every church and every pastor. We are tenants, not owners. God has entrusted us with His word, His people, His gifts, and His mission. He looks for fruit: faithful teaching, changed lives, justice and mercy, and the good news carried to those who have not heard. Leaders are especially warned. It is possible to be busy in the vineyard and still treat it as our own, protecting our positions and resenting anyone God sends to call us back to Him.
La parabole appelle aussi chacun à une réponse personnelle envers le Fils. Les chefs savaient que l'histoire parlait d'eux, et pourtant ils cherchaient à l'arrêter. Connaître la vérité ne suffit pas. La question que la parabole laisse à chaque lecteur est simple : quand le Maître envoie son Fils, allons-nous le recevoir ou le rejeter ?The parable also calls for a personal response to the Son. The leaders knew the story was about them, and still they sought to arrest Him. Knowing the truth is not enough. The question the parable leaves with each reader is simple: when the Owner sends His Son, will we receive Him or reject Him?
VIII. Prêcher la parabole des vigneronsVIII. Preaching the Tenants
Un plan clair suit le mouvement même de la parabole en quatre mots : les Métayers, à qui la vigne de Dieu est confiée ; les Serviteurs, messagers patients de Dieu rejetés encore et encore ; le Fils, le dernier et le plus grand des messagers, jeté dehors et tué ; et le Règlement des comptes, quand le Maître vient juger. Reliez le sermon à Ésaïe 5, pour que les auditeurs sentent le poids de sept siècles de patience de Dieu. Traitez le verset 43 avec prudence, en évitant toute trace de mépris envers le peuple juif. Terminez par la pierre angulaire : le Fils rejeté est maintenant le Seigneur ressuscité, et chaque métayer peut encore venir à lui.A clear outline follows the parable's own movement with four words: the Sharecroppers, entrusted with God's vineyard; the Servants, God's patient messengers rejected again and again; the Son, the final and greatest messenger, cast out and killed; and the Settlement, when the Owner comes to judge. Link the sermon to Isaiah 5 so hearers feel the weight of seven centuries of God's patience. Handle verse 43 carefully, avoiding any hint of contempt for the Jewish people. End at the cornerstone: the rejected Son is now the risen Lord, and every tenant can still come to Him.
ConclusionClosing
Le Maître de la vigne a tout donné : la terre, la haie, la tour, le pressoir. Il a envoyé serviteur après serviteur, et enfin son Fils bien-aimé. Les vignerons l'ont jeté dehors et l'ont tué, et il a semblé qu'ils avaient gagné. Mais la pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle. Ce même Fils, tué hors de la porte, est ressuscité, et il demande encore le fruit de la vigne. Puissions-nous être des métayers qui donnent avec joie au Maître ce qui lui appartient, et qui accueillent son Fils.The Owner of the vineyard gave everything: the land, the wall, the tower, the winepress. He sent servant after servant, and finally His beloved Son. The tenants cast Him out and killed Him, and it seemed that they had won. But the stone the builders rejected became the chief cornerstone. The same Son who was killed outside the gate rose again, and He still asks for the fruit of the vineyard. May we be tenants who gladly give the Owner what is His, and who welcome His Son.
— Dr Wayne Cook
Séminaire Théologique de Chapala— Dr. Wayne Cook
Chapala Theological Seminary
Examen de l'Unité 13Unit 13 Exam
Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiples. Parcours Associé en divinité : les questions à choix multiples et les 10 phrases à compléter. M.Div. et Th.M. : les questions à choix multiples, les phrases à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % dans chaque partie pour réussir. Si vous échouez, vous devrez attendre un court moment avant de pouvoir repasser l'examen.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.
M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.
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