🏠 Les paraboles de la Bible — Unité 14 : Fondements et fidélité🏠 Parables of the Bible — Unit 14: Foundations and Faithfulness

Professeur : Dr Wayne Cook | Directeur : Dr Ted RogersProfessor: Dr. Wayne Cook | Director: Dr. Ted Rogers

« C'est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup... » — Matthieu 25:21 (LSG)"Well done, good and faithful servant; you were faithful over a few things, I will make you ruler over many things." — Matthew 25:21 (NKJV)

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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.

OrientationOrientation

L'Évangile de Matthieu contient cinq grands ensembles d'enseignement de Jésus. Le premier et le dernier se terminent par des paraboles qui regardent vers un jour d'épreuve. Le Sermon sur la montagne (Matthieu 5-7) s'achève sur deux bâtisseurs dont les maisons affrontent une grande tempête. Le discours sur le mont des Oliviers (Matthieu 24-25), dernier long enseignement de Jésus avant la croix, s'achève sur une série de paraboles où des serviteurs doivent rendre compte au retour de leur maître ; parmi elles se trouve la parabole des talents. Les deux paraboles de cette unité vont ensemble. La première demande : sur quoi bâtissons-nous ? La seconde demande : que faisons-nous de ce qui nous a été confié ? Toutes deux regardent vers le jour où chaque vie sera éprouvée.Matthew's Gospel contains five great blocks of Jesus' teaching, and the first and last of them end with parables that look ahead to a day of testing. The Sermon on the Mount (Matthew 5–7) closes with two builders whose houses face a great storm. The Olivet Discourse (Matthew 24–25), Jesus' last extended teaching before the cross, closes with a series of parables about servants who must give account when their master returns, including the parable of the talents. The two parables in this unit belong together. The first asks what we are building on; the second asks what we are doing with what we have been given. Both look toward the day when every life will be tested.

Cette unité conclut l'étude des paraboles prises une à une. La dernière unité enseignera comment prêcher les paraboles. Il convient que les deux dernières paraboles étudiées parlent d'entendre et de mettre en pratique, de recevoir et de faire valoir, car c'est exactement ce que Jésus demande à quiconque étudie ses paraboles.This unit brings the study of individual parables to its end. The final unit will teach how to preach the parables. It is fitting that the last two parables we study are about hearing and doing, receiving and investing, for that is exactly what Jesus asks of every student of His parables.

I. Le bâtisseur prudent et le bâtisseur insensé (Matthieu 7:24-29)I. The Wise and Foolish Builders (Matthew 7:24–29)

« C'est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc » (7:24). Les mots « c'est pourquoi » rassemblent tout le Sermon sur la montagne : les Béatitudes, le sel et la lumière, la justice plus profonde, l'amour des ennemis, la prière et l'aumône dans le secret, la libération de l'inquiétude et la porte étroite. Jésus termine son plus grand sermon non par un enseignement de plus, mais par une image qui exige une décision."Therefore whoever hears these sayings of Mine, and does them, I will liken him to a wise man who built his house on the rock" (7:24). The word "therefore" gathers up the entire Sermon on the Mount: the Beatitudes, salt and light, the deeper righteousness, love for enemies, secret prayer and giving, freedom from worry, and the narrow gate. Jesus ends His greatest sermon not with another teaching but with a picture that demands a decision.

En terre d'Israël, il existe des lits de rivière à sec appelés oueds (ou wadis). En été, ils ressemblent à des endroits agréables, plats et sablonneux, parfaits pour une maison. Mais quand les pluies d'hiver tombent sur les collines, un oued peut devenir en quelques minutes un torrent furieux qui emporte tout sur son passage. Le bâtisseur prudent a fait le travail pénible ; Luc dit qu'il « a creusé, creusé profondément, et a posé le fondement sur le roc » (Luc 6:48). Le bâtisseur insensé a choisi la facilité. Pendant un temps, les deux maisons se ressemblaient. La différence n'est apparue que lorsque « la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison » (7:25). Une maison est restée debout. L'autre est tombée, « et sa ruine a été grande » (7:27).In the land of Israel there are dry streambeds called wadis. In the summer they look like pleasant, level, sandy places, perfect for a house. But when the winter rains come to the hills, a wadi can become a raging torrent in minutes, sweeping away everything in its path. The wise builder did the hard work; Luke says he "dug deep and laid the foundation on the rock" (Luke 6:48). The foolish builder took the easy way. For a season, both houses looked the same. The difference only appeared when "the rain descended, the floods came, and the winds blew and beat on that house" (7:25). One house stood. The other fell, "and great was its fall" (7:27).

Près de l'endroit où nous habitions, dans l'État du Mississippi aux États-Unis, il y avait un lotissement appelé Bogue Chitto Heights, construit près de la rivière. La plupart du temps, c'était un endroit agréable à vivre, mais de temps en temps l'eau montait, et en 1990 une inondation a atteint les maisons. On ne bâtirait pas là sur le sable. Pourtant, beaucoup de gens bâtissent leur vie spirituelle exactement de cette manière.Near where we lived in Mississippi there was a subdivision called Bogue Chitto Heights, built near the river. Most of the time it was a lovely place to live, but every so often the water rose, and in 1990 a flood reached the homes. You would not build there on sand. Yet many people build their spiritual lives exactly that way.

Le fondement de sable, c'est entendre sans mettre en pratique. Entendre est nécessaire, car personne ne peut être sauvé sans avoir d'abord entendu le message de Jésus. Mais entendre seulement, c'est du sable. « Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements » (Jacques 1:22). Le texte grec dit littéralement : « Devenez des faiseurs de la parole, et non pas seulement des auditeurs. » Beaucoup bâtissent aussi sur d'autres sables. Certains bâtissent sur l'égoïsme : ils ne font que ce qui leur plaît, comme un enfant qui dit : « Je ne veux pas. » D'autres bâtissent sur l'ambition : ils écartent les autres pour réussir. D'autres bâtissent sur l'opinion des autres, si bien que la voix de leurs voisins est plus forte que la voix de Dieu. Beaucoup bâtissent sur le travail ou sur les biens ; bien des hommes arrivent à la retraite en regrettant d'avoir passé tant de temps à gagner leur vie et si peu avec leurs enfants. « N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde » (1 Jean 2:15). Tous ces fondements peuvent sembler solides pendant la saison sèche.The foundation of sand is hearing without doing. Hearing is necessary, since no one can be saved without first hearing the message of Jesus. But hearing alone is sand. "Be doers of the word, and not hearers only, deceiving yourselves" (James 1:22). Many build on other sands as well. Some build on selfishness, doing only what they like, like a child who says, "I don't want to." Some build on ambition, pushing others aside to succeed. Some build on the opinions of others, so that the voice of their neighbors is louder than the voice of God. Many build on work or things; many men reach retirement wishing they had spent less time earning a living and more time with their children. "Do not love the world or the things in the world" (1 John 2:15). All of these may look fine in the dry season.

Le fondement de roc, c'est entendre et mettre en pratique, autrement dit obéir. La foi est plus que l'accord avec une idée ; elle comprend l'engagement d'obéir. Un marin de la Marine royale britannique a raconté un jour qu'ils remorquaient un petit bateau sur une mer agitée. Soudain, le capitaine a crié : « À terre ! » Tous les hommes se sont jetés aussitôt sur le pont, et à cet instant même le câble d'acier de remorquage s'est rompu et a balayé le navire à l'endroit où ils se tenaient. Leur vie dépendait d'une obéissance sans hésitation. D'autres maîtres donnent des conseils ; Jésus demande une obéissance de cette sorte, de tout le cœur. Bâtir sur le roc est un travail pénible. Il n'est pas facile de prier pour ses ennemis, de rendre le bien pour le mal, ou de se confier en Dieu au lieu de s'inquiéter. Voilà pourquoi la tempête compte.The foundation of rock is hearing and doing, which is another way of saying obedience. Faith is more than agreeing with an idea; it involves a commitment to obey. A sailor in the British Royal Navy once described towing a small vessel through a rough sea. Suddenly the captain shouted, "Down!" Every man dropped to the deck instantly, and at that moment the steel towline snapped and whipped across the ship where they had been standing. Their lives depended on obeying without hesitation. Other teachers give advice; Jesus calls for that kind of wholehearted obedience. Building on the rock is hard work. It is not easy to pray for enemies, to return good for evil, or to trust God instead of worrying. That is why the storm matters.

La tempête vient dans toute vie. Il y a les tempêtes des épreuves (Jacques 1:2), les tempêtes de la perte d'un emploi, d'argent, de membres de la famille et d'amis, et enfin la tempête de la mort et du jugement : « il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9:27). Juste avant cette parabole, Jésus a averti que plusieurs diront : « Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom? » et il répondra : « Je ne vous ai jamais connus » (7:22-23). L'activité religieuse n'est pas un fondement. Le seul vrai fondement, c'est Christ lui-même : « Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ » (1 Corinthiens 3:11). Quand le Sermon fut terminé, « la foule fut frappée de sa doctrine; car il enseignait comme ayant autorité » (7:28-29). Celui qui est venu du ciel est le seul qui puisse nous dire comment y aller.The storm comes to every life. There are storms of trials (James 1:2), storms of loss of jobs, money, family, and friends, and finally the storm of death and judgment: "it is appointed for men to die once, but after this the judgment" (Hebrews 9:27). Just before this parable, Jesus warned that many will say, "Lord, Lord, have we not prophesied in Your name?" and He will answer, "I never knew you" (7:22–23). Religious activity is not a foundation. The only true foundation is Christ Himself: "For no other foundation can anyone lay than that which is laid, which is Jesus Christ" (1 Corinthians 3:11). When the Sermon ended, the people "were astonished at His teaching, for He taught them as one having authority" (7:28–29). The One who came from heaven is the only one who can tell us how to get there.

II. La parabole des talents (Matthieu 25:14-30)II. The Parable of the Talents (Matthew 25:14–30)

« Il en sera comme d'un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens » (25:14). Dans le discours sur le mont des Oliviers, cette parabole se trouve entre celle des dix vierges, qui doivent être prêtes malgré le retard de l'époux, et la scène des brebis et des boucs, où les nations sont jugées selon la manière dont elles ont traité « l'un de ces plus petits » (25:40). Toutes trois enseignent comment vivre pendant que le Maître est absent."For the kingdom of heaven is like a man traveling to a far country, who called his own servants and delivered his goods to them" (25:14). The parable stands in the Olivet Discourse between the ten virgins, who must be ready for a delayed bridegroom, and the sheep and the goats, where the nations are judged by how they treated "the least of these." All three teach how to live while the Master is away.

Le maître donna cinq talents à un serviteur, deux à un autre et un au troisième, « à chacun selon sa capacité » (25:15). Un talent était une somme énorme, environ quinze à vingt ans de salaire d'un ouvrier. Même le serviteur qui reçut un seul talent se vit confier une fortune. Le mot français « talent », au sens de don naturel, vient de cette parabole même ; mais dans l'histoire, un talent est de l'argent, et il représente tout ce que Dieu confie à ses serviteurs : le temps, les capacités, les occasions, les biens, et surtout le message du royaume.The master gave one servant five talents, another two, and another one, "to each according to his own ability" (25:15). A talent was an enormous sum, roughly fifteen to twenty years of a laborer's wages. Even the servant who received one talent was entrusted with a fortune. Our English word "talent," meaning a natural ability, comes from this very parable, but in the story a talent is money, and it stands for everything God entrusts to His servants: time, abilities, opportunities, possessions, and above all the message of the kingdom.

Remarquez que la gestion fidèle commence par le fait de recevoir. Avant de pouvoir donner quoi que ce soit à Dieu, nous devons d'abord recevoir de lui. Tout ce que les serviteurs avaient venait de leur maître. Ils n'étaient pas propriétaires mais intendants, exactement comme les vignerons de l'Unité 13. « Du reste, ce qu'on demande des dispensateurs, c'est que chacun soit trouvé fidèle » (1 Corinthiens 4:2). Les « dispensateurs » de Segond sont précisément ces intendants qui gèrent les biens d'un autre.Notice that stewardship begins with receiving. Before we can give anything to God, we must first receive from Him. Everything the servants had came from their master. They were not owners but stewards, exactly like the tenants of Unit 13. "Moreover it is required in stewards that one be found faithful" (1 Corinthians 4:2).

Les deux premiers serviteurs partirent aussitôt et firent valoir l'argent, et chacun doubla ce qu'il avait reçu. Le troisième « alla faire un creux dans la terre, et cacha l'argent de son maître » (25:18). Dans cette culture, enterrer l'argent passait pour la manière la plus sûre de le protéger, et la loi juive de l'époque considérait qu'un homme qui enterrait l'argent qu'on lui avait confié en avait pris soin correctement. Aux yeux du monde, il avait agi avec prudence. Mais on ne lui avait pas donné l'argent pour le garder en sécurité. On le lui avait donné pour le faire fructifier.The first two servants went at once and traded, and each doubled what he had received. The third "went and dug in the ground, and hid his lord's money" (25:18). Burying money was considered the safest way to protect it in that culture, and Jewish law of the time treated a man who buried money entrusted to him as having taken proper care of it. From the world's point of view, he did the careful thing. But he was not given the money to keep it safe. He was given it to put it to work.

« Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte » (25:19). Ce retard est important. Le maître resta absent longtemps, assez longtemps pour que la fidélité ou l'infidélité devienne évidente. Chaque serviteur devait rendre compte. « Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même » (Romains 14:12). L'obligation de rendre des comptes nous protège contre nous-mêmes. En 1995, la Barings, la plus ancienne banque de Grande-Bretagne, s'est effondrée après qu'un seul jeune opérateur de son bureau de Singapour eut perdu près d'un milliard de dollars dans des paris risqués. Les enquêteurs ont découvert qu'on l'avait laissé contrôler à la fois ses opérations et sa propre comptabilité. Personne ne vérifiait ses comptes. Sans obligation de rendre des comptes, la tentation devient irrésistible."After a long time the lord of those servants came and settled accounts with them" (25:19). The delay is important. The master was gone a long time, long enough for faithfulness or unfaithfulness to become clear. Every servant would give an account. "So then each of us shall give account of himself to God" (Romans 14:12). Accountability protects us from ourselves. In 1995, Barings, the oldest bank in Britain, collapsed after a single young trader in its Singapore office lost nearly a billion dollars on risky bets. Investigators found that he had been allowed to control both his trading and his own record-keeping. No one was checking his books. Without accountability, temptation becomes overwhelming.

Aux deux premiers serviteurs, le maître dit exactement les mêmes paroles : « C'est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître » (25:21, 23). L'homme aux deux talents reçut la même louange que l'homme aux cinq talents. Dieu ne nous mesure pas à la grandeur de nos dons, mais à notre fidélité dans ce qu'il nous a donné. C'est la fidélité, et non la quantité, qui obtient le « C'est bien ».To the first two servants the master said exactly the same words: "Well done, good and faithful servant; you were faithful over a few things, I will make you ruler over many things. Enter into the joy of your lord" (25:21, 23). The man with two talents received the same praise as the man with five. God does not measure us by the size of our gifts but by our faithfulness with what He has given. Faithfulness, not the amount, earns the "well done."

Luc rapporte une parabole semblable, celle des mines (Luc 19:11-27), racontée alors que Jésus approchait de Jérusalem. Là, chacun des dix serviteurs reçoit la même somme, une mine, et ils obtiennent des résultats différents : l'un gagne dix mines, un autre cinq. Chez Matthieu, les serviteurs reçoivent des sommes différentes et sont loués de la même manière pour une même fidélité. Lues ensemble, les deux paraboles enseignent des vérités complémentaires. Dieu fait certains dons à tout son peuple de la même manière, comme l'Évangile et le privilège de servir, et il distribue d'autres dons différemment, selon la capacité de chacun. Dans les deux cas, ce qu'il recherche est la même chose : l'usage fidèle de ce qu'il a confié, jusqu'à ce qu'il vienne.Luke records a similar parable, the parable of the minas (Luke 19:11–27), told as Jesus approached Jerusalem. There each of ten servants receives the same amount, one mina, and they produce different results: one earns ten minas, another five. Matthew's servants receive different amounts and are praised equally for equal faithfulness. Read together, the two parables teach complementary truths. God gives some gifts to all His people alike, such as the gospel and the privilege of serving, and He distributes other gifts differently according to ability. In both, what He looks for is the same: faithful use of what He has entrusted until He comes.

Le troisième serviteur s'expliqua : « Seigneur, je savais que tu es un homme dur... j'ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre » (25:24-25). Son problème commença par une fausse image de son maître. Il le voyait dur et exigeant, et la peur le paralysa. Le maître l'appela « serviteur méchant et paresseux » et lui dit qu'il aurait au moins pu remettre l'argent aux banquiers pour en retirer un intérêt (25:26-27). Vint alors le principe que nous avons rencontré dans l'Unité 7 : « Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l'abondance, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a » (25:29 ; comparez Marc 4:25). Les dons utilisés grandissent ; les dons enterrés se perdent.The third servant explained himself: "Lord, I knew you to be a hard man... And I was afraid, and went and hid your talent in the ground" (25:24–25). His problem began with a false picture of his master. He saw him as harsh and demanding, so fear paralyzed him. The master called him "wicked and lazy" and said he could at least have put the money with the bankers to earn interest (25:26–27). Then came the principle we met in Unit 7: "For to everyone who has, more will be given... but from him who does not have, even what he has will be taken away" (25:29; compare Mark 4:25). Gifts used grow; gifts buried are lost.

Le serviteur inutile fut jeté « dans les ténèbres du dehors » (25:30). Les chrétiens comprennent cette phrase de différentes manières. Beaucoup voient dans le troisième serviteur quelqu'un qui appartenait extérieurement à la maison du maître, mais qui ne l'a jamais vraiment connu ni ne s'est confié en lui ; son jugement montre donc qu'il n'a jamais été un véritable serviteur. D'autres y voient un croyant qui subit une grave perte de récompense, mais cette lecture doit expliquer la force du langage. D'autres encore y voient un avertissement : une personne qui a un jour professé la foi peut tomber par l'incrédulité. Les étudiants doivent connaître ces points de vue. Tous s'accordent sur le point urgent : nous ne devons pas enterrer ce que Dieu nous a confié.The unprofitable servant was cast "into the outer darkness" (25:30). Christians read this sentence in different ways. Many understand the third servant as someone who belonged to the master's household outwardly but never truly knew or trusted him, so his judgment shows that he was never a genuine servant. Others read him as a believer who suffers severe loss of reward, though that reading must explain the strength of the language. Still others see here a warning that a person who once professed faith can fall away through unbelief. Students should know these views. All agree on the urgent point: we must not bury what God has entrusted to us.

La fidélité ne se mesure pas toujours à des résultats visibles. Victor Landero, un paysan sans instruction de Colombie, au passé scandaleux, se convertit et devint un évangéliste plein de dons. En quinze ans, il conduisit des centaines, peut-être des milliers de personnes à Christ et implanta des Églises de village en village. Puis il s'installa au plus profond de la jungle pour atteindre une tribu qui n'avait jamais entendu l'Évangile. Quinze ans plus tard, un missionnaire en visite lui demanda s'il y avait déjà une Église parmi eux. « Non », répondit Victor doucement. Puis il ajouta : « Je passerai le reste de ma vie avec eux, parce que c'est là qu'est mon cœur. » Voilà la fidélité que le maître a louée.Faithfulness is not always measured by visible results. Victor Landero, an uneducated farmer in Colombia with a scandalous past, was converted and became a gifted evangelist. In fifteen years he led hundreds, perhaps thousands, to Christ and planted churches in village after village. Then he moved deep into the jungle to reach a tribe that had never heard the gospel. Fifteen years later a missionary visitor asked whether there was a church among them yet. "No," Victor answered quietly. Then he added, "I will spend the rest of my life with them, because that is where my heart is." That is the faithfulness the master praised.

III. Ce que les deux paraboles enseignent ensembleIII. What the Two Parables Teach Together

Ces deux paraboles se trouvent à la fin du premier et du dernier grand discours de Jésus, et ensemble elles répondent à deux questions que tout disciple doit affronter. Premièrement, sur quoi bâtissons-nous ? Deuxièmement, que faisons-nous de ce que nous avons reçu ? Le bâtisseur prudent entend et met en pratique. Le serviteur fidèle reçoit et fait valoir. Le bâtisseur insensé entend et ne fait rien. Le serviteur infidèle reçoit et enterre. Dans les deux paraboles, la différence reste invisible pendant un temps : deux maisons se ressemblent pendant la saison sèche, et un talent enterré semble en sécurité pendant que le maître est absent. Mais la tempête vient, et le maître revient.These two parables stand at the end of Jesus' first and last great discourses, and together they answer two questions every disciple must face. First, what are we building on? Second, what are we doing with what we have received? The wise builder hears and does. The faithful servant receives and invests. The foolish builder hears and does nothing. The unfaithful servant receives and buries. In both parables, the difference is invisible for a time: two houses look alike in the dry season, and a buried talent looks safe while the master is away. But the storm comes, and the master returns.

Aucune de ces paraboles n'enseigne que nous sommes sauvés par nos œuvres. La maison du bâtisseur prudent tient debout à cause du roc qui est dessous, et ce roc, c'est Christ. Les serviteurs fidèles travaillent avec un argent qui était entièrement un don de leur maître. Mais les deux paraboles enseignent qu'une foi véritable se manifeste toujours par l'obéissance et la fidélité. Comme le dit Jacques, « la foi sans les oeuvres est morte » (Jacques 2:26). Un fondement vraiment posé sur le roc produira une maison qui tient debout ; un serviteur qui connaît vraiment la bonté de son maître n'enterrera pas son don par peur.Neither parable teaches that we are saved by our works. The wise builder's house stands because of the rock beneath it, and that rock is Christ. The faithful servants work with money that was entirely their master's gift. But both parables teach that genuine faith always shows itself in obedience and faithfulness. As James put it, faith without works is dead (James 2:26). A foundation that is really on the rock will produce a house that stands; a servant who really knows his master's goodness will not bury his gift in fear.

IV. Prêcher les fondements et la fidélitéIV. Preaching Foundations and Faithfulness

Les bâtisseurs se prêchent bien en trois mouvements : le fondement de sable (entendre sans mettre en pratique, et les faux fondements que sont l'égoïsme, l'ambition, l'opinion des autres, le travail et les biens), le fondement de roc (l'obéissance, et Christ lui-même) et la tempête (les épreuves, la perte, et enfin la mort et le jugement). Les talents peuvent se prêcher comme une série de contrastes : ce n'est pas combien de temps nous avons, mais comment nous l'utilisons ; non pas combien nous possédons, mais avec quelle fidélité nous le faisons valoir ; non pas si nous avons l'air de réussir, mais si nous sommes fidèles ; non pas ce que nous gardons pour nous-mêmes, mais ce que nous faisons fructifier pour le Maître. Terminez l'un ou l'autre sermon par le jour où il faudra rendre compte, et par la joie d'entendre : « C'est bien. »The builders preach well in three movements: the foundation of sand (hearing without doing, and the false foundations of selfishness, ambition, opinion, work, and things), the foundation of rock (obedience and Christ Himself), and the storm (trials, loss, and finally death and judgment). The talents can be preached as a series of contrasts: it is not how much time we have but how we use it; not how much we have but how faithfully we invest it; not how successful we look but how faithful we are; not what we keep for ourselves but what we put to work for the Master. Close either sermon with the day of accounting and the joy of hearing, "Well done."

ConclusionClosing

Deux maisons se tenaient côte à côte au soleil, et personne ne voyait la différence jusqu'à la tempête. Trois serviteurs reçurent les biens de leur maître, et personne ne voyait la différence jusqu'à son retour. La tempête vient, et le Maître aussi. La question n'est pas de savoir si notre maison est impressionnante ni si notre don est grand. Elle est de savoir si nous avons bâti sur le Roc, et si nous avons été fidèles dans ce qu'il a placé entre nos mains. Puisse chacun de nous entendre à la fin : « C'est bien, bon et fidèle serviteur... entre dans la joie de ton maître. »Two houses stood side by side in the sun, and no one could tell the difference until the storm. Three servants received their master's goods, and no one could tell the difference until he returned. The storm is coming, and so is the Master. The question is not how impressive our house looks or how large our gift is. It is whether we have built on the Rock, and whether we have been faithful with what He placed in our hands. May every one of us hear at the last, "Well done, good and faithful servant... Enter into the joy of your lord."

— Dr Wayne Cook
Séminaire Théologique de Chapala
— Dr. Wayne Cook
Chapala Theological Seminary

Examen de l'Unité 14Unit 14 Exam

Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiples. Parcours Associé en divinité : les questions à choix multiples et les 10 phrases à compléter. M.Div. et Th.M. : les questions à choix multiples, les phrases à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % dans chaque partie pour réussir. Si vous échouez, vous devrez attendre un court moment avant de pouvoir repasser l'examen.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.

📖 Lectures du cours — obligatoires et avec mention
Certificat et diplôme associé : la mention est facultative. Lisez trois des cinq textes pour la mention ; aucun examen distinct des lectures obligatoires n’est exigé.

M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.

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