Les trois péchés contre l'EspritThe Three Sins Against the Spirit
Nous pouvons éteindre l'Esprit, attrister l'Esprit, et il existe un blasphème contre l'Esprit qui ne sera pas pardonnéWe may quench the Spirit, grieve the Spirit, and there is a blasphemy against the Spirit that is not forgiven
1. Des péchés contre celui que nous ne voyons pas1. Sins Against the One We Cannot See
Jusqu'ici, nous avons étudié qui est l'Esprit et ce qu'il fait pour nous. Nous devons maintenant aborder un sujet plus grave, car il est possible de pécher contre le Saint-Esprit. Les croyants comme les incroyants peuvent l'offenser, et des gens simples ont vécu dans une vraie crainte à cause de ces péchés. La Bible en nomme trois, chacun avec son propre avertissement : nous pouvons éteindre l'Esprit, nous pouvons attrister l'Esprit, et il existe un blasphème contre l'Esprit qui ne sera pas pardonné. Nous les examinerons l'un après l'autre, en nous demandant chaque fois en quoi consiste ce péché et comment nous pouvons nous en garder. Rien de tout cela n'a pour but d'effrayer le croyant qui se confie en Dieu. Il s'agit plutôt de nous apprendre à marcher avec douceur et respect devant l'Esprit de Dieu, plein de grâce, qui mérite nos soins les plus tendres.So far we have studied who the Spirit is and what He does for us. Now we must turn to a more solemn theme, for it is possible to sin against the Holy Spirit. Both believers and unbelievers can wrong Him, and ordinary people have carried real fear over these sins. The Bible names three of them, each with its own warning: we may quench the Spirit, we may grieve the Spirit, and there is a blasphemy against the Spirit that is not forgiven. We will take them one at a time, asking in each case what the sin is and how we may guard ourselves against it. None of this is meant to frighten the trusting believer, but to teach us to walk softly and reverently before the gracious Spirit of God, who deserves our tenderest care.
2. Éteindre l'Esprit2. Quenching the Spirit
Le premier péché consiste à éteindre l'Esprit. Paul écrit clairement : « N'éteignez pas l'Esprit » (1 Thessaloniciens 5:19). Éteindre, c'est étouffer une flamme, la faire baisser, la faire mourir. Dans la Bible, le Saint-Esprit est souvent représenté comme un feu, et lorsque nous l'éteignons, nous éteignons ce feu. D'après le contexte du passage, Paul semble mettre en garde contre une Église qui perd sa chaleur, sa joie et sa vie. L'évangéliste américain Dwight L. Moody a raconté qu'il avait un jour visité une Église si froide qu'on aurait pu glisser sur la glace dans l'allée centrale. Il y a deux manières d'éteindre un feu. La première consiste à ôter le combustible : une Église existe pour servir Dieu, et quand nous commençons à la considérer comme la nôtre plutôt que comme la sienne, nous coupons le combustible. La seconde consiste à jeter dessus de l'eau ou de la terre : de la même manière, le péché volontaire peut étouffer le feu d'une Église en pleine croissance. Quand l'Esprit est éteint, la chaleur qui attirait autrefois les pécheurs se refroidit, les disputes remplacent la communion fraternelle, et l'Église qui devrait être un foyer ardent n'est plus qu'un foyer de cendres froides. Le sermon des funérailles n'a peut-être pas encore été prêché, mais le corps est déjà exposé pour la veillée.The first is the sin of quenching. Paul writes plainly, "Do not quench the Spirit" (1 Thessalonians 5:19). To quench means to put out, to dampen, to extinguish. In the Bible the Holy Spirit is often pictured as a fire, and when we quench Him we are putting that fire out. From the setting of the passage, Paul seems to be warning against a church losing its warmth, its joy, and its life. Dwight L. Moody said he once attended a church so cold you could skate down the aisles. There are two ways to put out a fire. One is to take away the fuel; a church exists to serve God, and when we begin to think of it as ours rather than His, we are cutting off the fuel. The other is to throw water or dirt upon it; in the same way, willful sin can smother the fire of a growing church. When the Spirit is quenched, the warmth that once drew sinners in grows cold, the bickering replaces fellowship, and the church that should be a hearth becomes an empty grate. The funeral may not yet have been preached, but the body is already lying in state.
3. Les marques d'une Église remplie de l'Esprit3. Marks of a Spirit-Filled Church
Il est utile de regarder le contraire d'une Église où l'Esprit est éteint. Dans les versets qui précèdent ce commandement, Paul nous donne les marques d'une Église où le feu de l'Esprit brûle encore (1 Thessaloniciens 5:16-22). C'est une Église heureuse, remplie de joie : « Soyez toujours joyeux » (v. 16). Et pourquoi ne serions-nous pas dans la joie, puisque Dieu nous a promis une vie abondante dès maintenant et la vie avec lui pour toujours ? C'est une Église reconnaissante, car Paul dit : « Rendez grâces en toutes choses » (v. 18). Même au jour le plus sombre, il y a des bénédictions à compter. C'est une Église qui prie, car il écrit : « Priez sans cesse » (v. 17). Et c'est une Église qui prêche, car il dit : « Ne méprisez pas les prophéties » (v. 20), et il nous demande : « examinez toutes choses; retenez ce qui est bon » (v. 21). Il y a deux extrêmes à éviter. Certains affaiblissent la prédication et l'enseignement, et ainsi ils éteignent le feu. D'autres deviennent fanatiques et laissent le feu tout dévorer ; un feu sans lumière est dangereux, et un zèle sans vérité a fait le naufrage de bien des âmes. Nous entretenons donc le feu de l'Esprit par notre manière d'adorer : notre Église doit être heureuse, priante, reconnaissante et enseignante, assez chaleureuse pour attirer ceux qui sont perdus et assez solide pour les garder.It helps to look at the opposite of a quenched church. In the verses just before this command, Paul gives us the marks of a church where the Spirit's fire still burns (1 Thessalonians 5:16-22). It is a happy church, full of joy, "Rejoice always" (v. 16); and why should we not be glad, when God has promised us abundant life now and life with Him forever? It is a thankful church, for Paul says, "In everything give thanks" (v. 18); even on the darkest day there are blessings to count. It is a praying church, for he writes, "Pray without ceasing" (v. 17). And it is a preaching church, for he says, "Do not despise prophecies" (v. 20), and bids us, "Test all things; hold fast what is good" (v. 21). There are two extremes to avoid. Some undermine preaching and teaching, and so put the fire out. Others grow fanatical and let the fire burn everything up; fire without light is dangerous, and zeal without truth has wrecked many a soul. So we keep the Spirit's fire burning by the way we worship: ours should be a happy, prayerful, thankful, teaching church, warm enough to draw the lost and sound enough to hold them.
4. Attrister l'Esprit4. Grieving the Spirit
Le deuxième péché consiste à attrister l'Esprit. Paul écrit : « N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption » (Éphésiens 4:30). Attrister est un mot d'amour. Il nous dit que nous pouvons faire des choses qui causent de la tristesse à Dieu, et il y a une grande tendresse dans ce mot. Si Paul avait écrit « n'irritez pas l'Esprit », la pensée aurait été toute différente. Il ne s'agit pas de la colère de Dieu ; c'est une blessure que seul quelqu'un qui nous aime peut ressentir. Remarquez que Paul parle ici des chrétiens, de ceux qui ont été « scellés pour le jour de la rédemption ». Dans le monde ancien, un roi portait un anneau gravé de sa propre marque, et il le pressait dans de la cire molle pour sceller ce qui lui appartenait. Le sceau souligne que les croyants appartiennent à Dieu, et il tourne le regard vers le jour de la rédemption. Le but immédiat de Paul n'est pas de trancher tous les désaccords entre chrétiens sur la persévérance finale, mais de montrer combien il est grave, pour ceux qui sont marqués comme appartenant à Dieu, d'attrister le Saint-Esprit. Nous blessons réellement l'Esprit, et nous lui causons de la peine.The second sin is grieving the Spirit. Paul writes, "And do not grieve the Holy Spirit of God, by whom you were sealed for the day of redemption" (Ephesians 4:30). Grieve is a love word. It tells us that we can do things which cause God sorrow, and there is great tenderness in it. If Paul had written "anger not the Spirit," we would have had an entirely different thought. This is not the wrath of God; it is a hurt that only one who loves us can feel. Notice that Paul is speaking of Christians, those "sealed for the day of redemption." In the ancient world a king wore a ring bearing his own mark, and pressed it into soft wax to seal what was his. The seal emphasizes that believers belong to God and points forward to the day of redemption. Paul’s immediate point is not to settle every Christian disagreement about final perseverance, but to show how serious it is for those marked as God’s own to grieve the Holy Spirit. We do wound the Spirit, and we bring pain to Him.
5. Comment nous l'attristons5. How We Grieve Him
Comment attristons-nous l'Esprit ? En un mot, par tout ce qui, dans notre conduite, nos paroles ou notre caractère, ne ressemble pas à Christ. Il est utile de le considérer à travers ses propres noms. Il est l'Esprit de vérité (Jean 14:17) ; c'est pourquoi tout ce qui est faux, trompeur ou hypocrite l'attriste. Il est l'Esprit de foi (2 Corinthiens 4:13) ; c'est pourquoi le doute, la méfiance, l'anxiété et l'inquiétude l'attristent. Il est l'Esprit de grâce (Hébreux 10:29) ; c'est pourquoi tout ce qui, en nous, est dur, amer, rancunier ou sans amour l'attriste. Et il est l'Esprit de sainteté (Romains 1:4) ; c'est pourquoi tout ce qui est impur ou dégradant l'attriste. Le chrétien qui a commencé à s'éloigner de Dieu de ces manières est souvent appelé un rétrograde. Il ne prie plus ; les pages de sa Bible restent collées ensemble ; il ne rend plus témoignage ; et la joie a disparu de sa vie de foi. Pourtant, il n'est pas nécessaire d'avoir une foule de péchés pour entraver l'œuvre de l'Esprit. Un seul péché, un seul acte de désobéissance que nous refusons de remettre à Dieu, peut freiner son œuvre, comme un seul fil cassé peut arrêter tout un métier à tisser. Nous imaginons parfois qu'il faudrait une longue liste de péchés pour entraver l'Esprit, mais il n'en est rien : le plus petit coin que nous gardons pour nous, la seule chose que nous refusons d'abandonner, suffit à l'attrister. Et retenez bien ceci : seule une personne peut être attristée. Une simple influence ne peut pas éprouver de tristesse. Jésus nous a appris à appeler Dieu Père, et nous faisons de la peine à notre Père lorsque nous allons contre ses avertissements pleins d'amour.How do we grieve the Spirit? In a word, by whatever is unlike Christ in our conduct, our speech, or our disposition. It helps to consider Him by His own names. He is the Spirit of truth (John 14:17), so whatever is false, deceitful, or hypocritical grieves Him. He is the Spirit of faith (2 Corinthians 4:13), so doubt, distrust, anxiety, and worry grieve Him. He is the Spirit of grace (Hebrews 10:29), so whatever in us is hard, bitter, unforgiving, or unloving grieves Him. And He is the Spirit of holiness (Romans 1:4), so whatever is unclean or degrading grieves Him. The Christian who has begun to drift from God in these ways is often called a backslider. He no longer prays; the leaves of his Bible are stuck together; he has no witness; and the joy has gone out of his religion. Yet we do not need a host of sins to hinder the Spirit's work. One sin, one act of disobedience that we will not turn over to God, can hold back His work, as a single broken thread can stop a whole loom. We sometimes imagine it would take a great catalog of sins to hinder the Spirit, but it is not so; the smallest reserved corner, the one thing we will not surrender, is enough to grieve Him. And mark this: only a person can be grieved. An influence cannot be made sorrowful. Jesus taught us to call God Father, and we pain our Father when we go against His loving warning.
6. Blasphémer contre l'Esprit6. Blaspheming the Spirit
Le troisième péché contre le Saint-Esprit, et le plus grave, est le blasphème contre lui. En Matthieu 12, les pharisiens accusèrent Jésus de chasser les démons par la puissance de Satan, alors qu'en réalité il agissait par la puissance du Saint-Esprit. Leur cœur endurci les avait conduits à nier l'évidence qui était sous leurs yeux. Alors Jésus répondit : « Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera point pardonné » (Matthieu 12:31). Blasphémer signifie diffamer, dire du mal, maudire. Parce que ce seul péché est déclaré impardonnable, beaucoup d'âmes sensibles se sont inquiétées à l'idée de l'avoir commis. Billy Graham raconte que son propre père fut convaincu pendant des années d'avoir commis le péché impardonnable, et qu'il vécut dans la peur, jusqu'au jour où il comprit enfin que son péché n'était pas de ceux qui l'excluaient de la grâce et de la miséricorde de Dieu.The third and most serious sin against the Holy Spirit is blaspheming Him. In Matthew 12 the Pharisees accused Jesus of casting out demons by the power of Satan, when in truth He was working by the power of the Holy Spirit. Their hardened hearts had led them to deny the plain evidence before their eyes. So Jesus answered, "Every sin and blasphemy will be forgiven men, but the blasphemy against the Spirit will not be forgiven men" (Matthew 12:31). To blaspheme means to defame, to speak evil of, to curse. Because this one sin is said to be unforgivable, many tender souls have worried that they might have committed it. Billy Graham tells how his own father became convinced for years that he had committed the unpardonable sin and lived in fear, until at last he learned that his sin was not one that shut him out from the grace and mercy of God.
7. Ce que le péché impardonnable n'est pas7. What the Unpardonable Sin Is Not
C'est un grand réconfort de voir ce que le péché impardonnable n'est pas. La longue histoire de l'humanité est une histoire de péché continuel, et Dieu a pardonné encore et encore. D'après ce que Dieu a pardonné, nous savons que le péché impardonnable n'est pas le meurtre, si horrible soit-il ; ce n'est pas le mensonge, ce n'est pas le vol, ce n'est pas l'adultère, ce n'est même pas le fait de prendre en vain le nom du Seigneur, si irrespectueux que cela soit. Tous ces péchés ont été pardonnés. L'œuvre du Saint-Esprit a toujours été d'apporter aux hommes la vérité de Dieu, puis de les aider à la reconnaître. Le problème des pharisiens, c'est que l'Esprit ne pouvait plus les atteindre ; ils s'étaient tellement endurcis qu'ils ne pouvaient plus voir que Jésus agissait par la puissance de l'Esprit. Un homme peut rejeter le témoignage de Jésus et pouvoir encore être atteint ; mais s'il rejette définitivement l'Esprit qui le conduit au salut par Christ, il ne lui reste aucune autre espérance. Ainsi, le péché impardonnable semble être le péché d'incrédulité enracinée, le refus de reconnaître Jésus comme le Christ. Et le fait même qu'une âme craintive redoute de l'avoir commis est une bonne preuve qu'elle ne l'a pas commis.It is a great comfort to see what the unpardonable sin is not. The long story of humanity has been one of continual sin, and over and over God has forgiven. From the things God has forgiven, we know the unpardonable sin is not murder, as horrible as that is; it is not lying, it is not stealing, it is not adultery, it is not even taking the Lord's name in vain, as irreverent as that is. All these have been forgiven. The work of the Holy Spirit has always been to bring men the truth of God and then to help them recognize it. The trouble with the Pharisees was that the Spirit could no longer reach them; they had grown so hardened that they could not see that Jesus was empowered by the Spirit. A man may reject the testimony of Jesus and still be reached; but if he finally rejects the Spirit who is leading him to salvation through Christ, there is no other hope left. So the unpardonable sin seems to be the settled sin of unbelief, the refusal of Jesus as the Christ. And the very fact that a fearful soul dreads having committed it is good evidence that he has not.
8. Le danger de dire non8. The Danger of Saying No
Le vrai drame, c'est qu'une personne peut continuer à dire non à l'Esprit jusqu'à ce qu'il soit enfin trop tard. Ce péché est impardonnable, non parce que la miséricorde de Dieu s'épuise, mais parce qu'un tel cœur devient trop obstiné pour se repentir. Refuser l'appel de l'Esprit produit une sorte d'engourdissement. Un homme qui habite près d'un passage à niveau entend d'abord les trains faire trembler sa maison, mais au bout d'un certain temps il ne les entend plus du tout. Il en est de même de la voix de l'Esprit : si une personne entend son appel et dit non, l'appel suivant ne résonnera pas aussi fort, et un homme peut arriver au point où il n'entend plus l'Esprit lui dire de se tourner vers Dieu. L'avertissement est donc aussi une invitation. Tant que l'Esprit lutte encore avec vous, tant que vous pouvez encore entendre sa voix, n'endurcissez pas votre cœur. Le même Esprit qui peut être éteint et attristé est aussi patient et bon, et il supplie encore tous ceux qui veulent bien écouter. Soumettez-vous à lui aujourd'hui, car il est fidèle, et il conduira jusqu'à Dieu toute âme qui se laisse conduire.The real tragedy is that a person can keep saying no to the Spirit until at last it is too late. The sin is unpardonable not because God runs out of mercy, but because such a heart grows too stubborn to repent. There is a deadening that comes from refusing the Spirit's call. A man who lives beside a railroad crossing hears the trains shake the house at first, but after a while he no longer hears them at all. So it is with the Spirit's voice: if a person hears His calling and says no, the next call will not sound as strong, and a man may reach the place where he no longer hears the Spirit telling him to turn to God. The warning, then, is also an invitation. While the Spirit still strives with you, while you can still hear His voice, do not harden your heart. The same Spirit who can be quenched and grieved is also patient and kind, pleading still with all who will listen. Yield to Him today, for He is faithful, and He will lead every willing soul home to God.