📖 Les paraboles de la Bible — Unité 1 : Comment lire une parabole📖 Parables of the Bible — Unit 1: How to Read a Parable

Professeur : Dr Wayne Cook | Directeur : Dr Ted RogersProfessor: Dr. Wayne Cook | Director: Dr. Ted Rogers

« Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. » — Marc 4:9 (LSG)"He who has ears to hear, let him hear!" — Mark 4:9 (NKJV)

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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.

OrientationOrientation

« On a décrit la parabole comme une histoire terrestre avec une signification céleste. » C'est par cette phrase que j'ai commencé, il y a bien des années, une prédication sur la parabole des terrains, un dimanche de baptême. Elle reste un bon point de départ pour un cours sur les paraboles de la Bible. Cette définition est assez simple pour un enfant et assez profonde pour toute une vie. Une parabole prend un élément de la vie ordinaire — un cultivateur qui sème, une femme qui balaie sa maison pour retrouver une pièce perdue, un potier penché sur son tour, un maçon qui laisse pendre son fil à plomb — et le place à côté d'une vérité sur Dieu. L'auditeur voit d'abord la chose familière, et ce n'est qu'ensuite qu'il comprend que l'histoire parlait de lui depuis le début."A parable has been described as an earthly story with a heavenly meaning." That is how I began a Baptism Sunday sermon on the parable of the soils many years ago, and it remains a good place to begin a course on the parables of the Bible. The definition is simple enough for a child and deep enough for a lifetime. A parable takes something from ordinary life — a farmer sowing seed, a woman sweeping for a lost coin, a potter bent over his wheel, a builder dropping a plumb line — and sets it beside a truth about God. The listener sees the familiar thing first, and only then realizes that the story has been about him all along.

Ce moment où l'on se reconnaît fait toute la force des paraboles, et aussi tout leur danger. Quand le prophète Nathan raconta au roi David l'histoire d'un homme riche qui avait volé l'unique brebis d'un pauvre, David s'indigna contre le voleur avant de comprendre que le voleur, c'était lui : « Tu es cet homme-là ! » (2 Samuel 12:7). Quand Jésus parla aux principaux sacrificateurs de vignerons qui avaient tué le fils du propriétaire, ils « comprirent que c'était d'eux que Jésus parlait » (Matthieu 21:45). Une parabole passe à travers nos défenses. Elle nous fait juger une situation avec équité avant que nous découvrions qu'il s'agit de la nôtre.That moment of recognition is what makes parables so powerful, and so dangerous. When the prophet Nathan told King David about a rich man who stole a poor man's only lamb, David was furious at the thief before he understood that he was the thief: "You are the man!" (2 Samuel 12:7). When Jesus told the chief priests about tenants who killed the owner's son, "they perceived that He was speaking of them" (Matthew 21:45). A parable slips past our defenses. It lets us judge a situation fairly before we discover that it is our own.

Ce cours comprend quinze unités. Cette première unité pose les fondations ; cinq unités étudient des paraboles de l'Ancien Testament, huit étudient les paraboles de Jésus, et une dernière unité enseigne comment prêcher les paraboles. Une grande partie de ce contenu est née de prédications données au fil de nombreuses années. Mais avant d'ouvrir une parabole en particulier, nous devons nous demander comment fonctionnent les paraboles, pourquoi Jésus les a employées si souvent, comment l'Église les a lues au cours des siècles, et quelles règles empêchent un prédicateur de faire dire à une parabole ce qu'elle n'a jamais voulu dire.This course has fifteen units. This first unit lays the foundation, five units study parables from the Old Testament, eight study the parables of Jesus, and a final unit teaches how to preach the parables. Much of the material grows out of sermons preached over many years. Before we open any single parable, though, we need to ask how parables work, why Jesus used them so often, how the church has read them through the centuries, and what guidelines keep a preacher from making a parable say what it never meant.

I. Qu'est-ce qu'une parabole ?I. What Is a Parable?

Le mot « parabole » vient du grec parabolē, qui signifie littéralement « quelque chose de jeté à côté ». Une parabole place une chose à côté d'une autre, afin que la première éclaire la seconde. Derrière le mot grec se trouve le mot hébreu mashal, dont le sens est beaucoup plus large. Un mashal peut être un proverbe (le livre des Proverbes s'ouvre sur les mishlê de Salomon), une raillerie, une énigme, une allégorie ou une histoire. L'Ancien Testament grec traduit régulièrement mashal par parabolē, et les Évangiles emploient ce mot avec la même largeur de sens. En Luc 4:23, Jésus appelle « parabole » la courte maxime « Médecin, guéris-toi toi-même ». Segond traduit ici « ce proverbe » ; le texte grec dit littéralement « cette parabole ». Ainsi, quand nous parlons des paraboles de la Bible, nous parlons d'une famille de formes apparentées plutôt que d'une catégorie unique et rigide.The English word comes from the Greek parabolē, which means literally "something thrown alongside." A parable places one thing beside another so that the first illuminates the second. Behind the Greek stands the Hebrew word mashal, which is much broader. A mashal can be a proverb (the book of Proverbs opens with the mishlê of Solomon), a taunt, a riddle, an allegory, or a story. The Greek Old Testament regularly translates mashal with parabolē, and the Gospels use the word with the same breadth. In Luke 4:23 Jesus calls the short saying "Physician, heal yourself" a parable. So when we speak of the parables of the Bible, we are speaking of a family of related forms rather than a single rigid category.

Il est utile de nommer les principaux membres de cette famille. Il y a les proverbes et paroles imagées, de simples comparaisons frappantes comme « Vous êtes le sel de la terre ». Il y a les similitudes, de brèves images de ce qui arrive habituellement, comme le levain qui fait lever la pâte ou le grain de sénevé (la graine de moutarde) qui devient un arbre (Matthieu 13:31–33). Il y a les paraboles-récits, qui racontent un événement particulier imaginé, comme le fils prodigue. Il y a les récits exemplaires, qui présentent un modèle à imiter ou à éviter, comme le riche insensé (Luc 12:16–21) ou le pharisien et le publicain (Luc 18:9–14). Il y a les fables, où des plantes ou des animaux parlent et agissent comme des personnes : la parabole des arbres racontée par Jotham (Juges 9:7–15) et la réponse du roi Joas au sujet de l'épine et du cèdre (2 Rois 14:9) en sont les exemples bibliques les plus clairs. Il y a les allégories, où plusieurs détails représentent autre chose qu'eux-mêmes, comme les deux aigles d'Ézéchiel (Ézéchiel 17). Et il y a les paraboles en actes, des actions ou des visions qui prêchent avant qu'aucune parole soit prononcée. Dieu dit à Jérémie : « descends dans la maison du potier » ; le prophète devait regarder un sermon avant d'en prêcher un (Jérémie 18:1–6). Amos vit un fil à plomb (Amos 7:7–9) ; Segond traduit « un niveau », mais le mot hébreu désigne l'instrument du maçon, traditionnellement compris comme un fil à plomb. Le mariage même d'Osée devint une image vivante de l'amour de Dieu pour Israël infidèle.It helps to name the main members of that family. There are proverbs and figurative sayings, single vivid comparisons such as "You are the salt of the earth." There are similitudes, brief pictures of something that typically happens, such as leaven working through dough or a mustard seed growing into a tree (Matthew 13:31–33). There are story parables, narratives about a particular imagined event, such as the prodigal son. There are example stories, which present a model to imitate or avoid, such as the rich fool (Luke 12:16–21) or the Pharisee and the tax collector (Luke 18:9–14). There are fables, in which plants or animals speak and act like people: Jotham's parable of the trees (Judges 9:7–15) and King Jehoash's reply about the thistle and the cedar (2 Kings 14:9) are the clearest biblical examples. There are allegories, in which several details stand for something beyond themselves, such as Ezekiel's two eagles (Ezekiel 17). And there are enacted parables, actions or visions that preach a sermon before any words are spoken. God told Jeremiah to "go down to the potter's house" and watch a sermon before he preached one (Jeremiah 18:1–6). Amos was shown a plumb line (Amos 7:7–9). Hosea's own marriage became a living picture of God's love for unfaithful Israel.

Ces catégories se chevauchent. Le Cantique de la vigne d'Ésaïe (Ésaïe 5:1–7) est à la fois un chant, une histoire et une allégorie, et la parabole des vignerons racontée par Jésus (Matthieu 21:33–46) y fait volontairement écho. Ces étiquettes sont des outils pour remarquer comment fonctionne une parabole, non des cases dans lesquelles il faudrait la faire entrer de force.These categories overlap. Isaiah's Song of the Vineyard (Isaiah 5:1–7) is a song, a story, and an allegory all at once, and Jesus' parable of the tenants (Matthew 21:33–46) deliberately echoes it. The labels are tools for noticing how a parable works, not boxes to force it into.

II. Pourquoi Jésus enseignait-il en paraboles ?II. Why Did Jesus Teach in Parables?

Les paraboles n'étaient pas un ornement de l'enseignement de Jésus ; elles en étaient le centre. Marc dit : « Il leur enseigna beaucoup de choses en paraboles » (Marc 4:2), et Matthieu ajoute qu'« il ne lui parlait point sans parabole », c'est-à-dire à la foule (Matthieu 13:34). Environ un tiers de l'enseignement de Jésus rapporté par Matthieu, Marc et Luc se présente sous forme de paraboles. Pourquoi ?Parables were not decoration on Jesus' teaching; they were at its center. Mark says, "Then He taught them many things by parables" (Mark 4:2), and Matthew adds that "without a parable He did not speak to them" (Matthew 13:34). Roughly a third of the teaching of Jesus recorded in Matthew, Mark, and Luke comes in parable form. Why?

Une partie de la réponse est évidente. Les paraboles sont mémorables. Un cultivateur, un fils perdu et un festin de noces restent dans l'esprit longtemps après qu'un raisonnement abstrait a été oublié. Pour des auditeurs qui ne savaient pas lire, et pour beaucoup d'assemblées aujourd'hui, l'histoire est le moyen naturel par lequel la vérité circule. Les paraboles désarment aussi. Comme le récit de Nathan, elles amènent l'auditeur à juger avec équité avant qu'il ne se rende compte que le jugement tombe sur lui-même. Enfin, les paraboles exigent une réponse. Elles se terminent rarement par une morale bien nette ; elles se terminent par une question suspendue dans l'air. Le fils aîné entrera-t-il au festin ? Lequel de ces trois a été le prochain de l'homme blessé ? L'auditeur doit achever l'histoire par sa propre vie.Part of the answer is plain. Parables are memorable. A farmer, a lost son, and a wedding feast stay in the mind long after an abstract argument is forgotten. For audiences who could not read, and for many congregations today, a story is the natural way truth travels. Parables also disarm. Like Nathan's story, they draw the listener into judging fairly before he realizes the judgment falls on himself. And parables demand a response. They seldom end with a neat moral; they end with a question hanging in the air. Will the older brother go in to the feast? Which of these three proved to be a neighbor? The listener must finish the story with his own life.

Mais il y a une partie plus difficile de la réponse. Quand les disciples lui demandèrent pourquoi il parlait en paraboles, Jésus reprit Ésaïe 6:9–10 : le mystère du royaume leur avait été donné, « mais pour ceux qui sont dehors tout se passe en paraboles, afin qu'en voyant ils voient et n'aperçoivent point, et qu'en entendant ils entendent et ne comprennent point » (Marc 4:11–12). Les paraboles révèlent, mais elles cachent aussi.But there is a harder part of the answer. When the disciples asked why He spoke in parables, Jesus drew on Isaiah 6:9–10: the mystery of the kingdom had been given to them, "but to those who are outside, all things come in parables, so that 'Seeing they may see and not perceive, and hearing they may hear and not understand'" (Mark 4:11–12). Parables reveal, but they also conceal.

Les interprètes évangéliques comprennent cette parole difficile de différentes manières, et l'étudiant doit connaître les principales options. Les lecteurs de la tradition réformée y voient souvent le choix souverain de Dieu d'ouvrir certains cœurs et de laisser les autres dans leur aveuglement. Les lecteurs des traditions arminienne et wesleyenne y voient généralement un endurcissement judiciaire, c'est-à-dire un jugement : ceux qui s'étaient déjà dressés contre Jésus entendaient des histoires qu'ils ne pouvaient pas pénétrer, tandis que quiconque voulait bien venir et demander en recevait le sens. Ils font remarquer que le récit de Matthieu dit que Jésus parle en paraboles « parce qu'en voyant ils ne voient point » (Matthieu 13:13), ce qui place l'aveuglement avant la parabole, et que l'enseignement se termine par une invitation ouverte : « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende » (Marc 4:9). Les disciples eux-mêmes ne comprirent pas tout de suite. Ce qui les distinguait, c'est qu'ils vinrent à Jésus et lui posèrent la question. Quelle que soit la lecture que tient un pasteur, les deux s'accordent sur ce point : les paraboles séparent les curieux de ceux qui s'engagent. Elles récompensent l'auditeur qui se penche pour écouter, et elles ne laissent à l'indifférent rien d'autre qu'une histoire.Evangelical interpreters read this hard saying in different ways, and a student should know the main options. Readers in the Reformed tradition often see here God's sovereign choice to open some hearts and to leave others in their blindness. Readers in the Arminian and Wesleyan traditions usually see a judicial hardening: those who had already set themselves against Jesus heard stories they could not penetrate, while anyone willing to come and ask found the meaning opened. They point out that Matthew's account says Jesus speaks in parables "because seeing they do not see" (Matthew 13:13), placing the blindness before the parable, and that the teaching ends with an open invitation: "He who has ears to hear, let him hear!" (Mark 4:9). The disciples themselves did not understand at first. What set them apart was that they came to Jesus and asked. Whichever reading a pastor holds, both agree on this: parables separate the curious from the committed. They reward the listener who leans in, and they leave the indifferent with nothing but a story.

III. Comment l'Église a lu les parabolesIII. How the Church Has Read the Parables

Pendant la plus grande partie de l'histoire de l'Église, les paraboles ont été lues comme des allégories, presque chaque détail portant un sens spirituel caché. L'exemple le plus célèbre est la lecture que fait Augustin du bon Samaritain. L'homme qui descend de Jérusalem, c'est Adam ; Jérusalem est la cité céleste de la paix ; Jéricho est notre condition mortelle ; les brigands sont le diable et ses anges ; le sacrificateur et le Lévite sont le sacerdoce et le ministère de l'Ancien Testament, qui ne pouvaient pas sauver ; le Samaritain est Christ ; l'huile et le vin sont le réconfort de l'espérance et l'appel à un service fervent ; l'hôtellerie est l'Église ; et l'hôte est l'apôtre Paul. Presque tout dans cette lecture est une doctrine vraie, mais presque rien n'est ce que Jésus enseignait au docteur de la loi qui avait demandé : « Et qui est mon prochain ? »For most of church history the parables were read as allegories, with nearly every detail carrying a hidden spiritual meaning. The most famous example is Augustine's reading of the Good Samaritan. The man going down from Jerusalem is Adam; Jerusalem is the heavenly city of peace; Jericho is our mortality; the robbers are the devil and his angels; the priest and the Levite are the priesthood and ministry of the Old Testament, which could not save; the Samaritan is Christ; the oil and wine are the comfort of hope and the call to fervent service; the inn is the church; and the innkeeper is the apostle Paul. Nearly everything in that reading is true doctrine, but almost none of it is what Jesus was teaching the lawyer who asked, "And who is my neighbor?"

Les Réformateurs ont réagi. Luther et Calvin, attachés au sens simple de l'Écriture, ont tous deux mis en garde contre la transformation des paraboles en allégories compliquées, même s'ils ne l'ont pas toujours évitée eux-mêmes. La rupture moderne décisive est venue avec le savant allemand Adolf Jülicher (1888–1899), qui soutint que chaque parabole n'enseigne qu'un seul point et qu'il faut écarter les détails allégoriques. Sa correction était nécessaire, mais elle est allée trop loin. Certaines paraboles de Jésus lui-même, comme celle des terrains et celle du blé et de l'ivraie, sont accompagnées d'explications qui donnent un sens à plusieurs détails.The Reformers pushed back. Luther and Calvin, committed to the plain sense of Scripture, both warned against spinning the parables into elaborate allegories, even if they did not always avoid it themselves. The decisive modern break came with the German scholar Adolf Jülicher (1888–1899), who argued that each parable makes only one point and that allegorical details should be set aside. His correction was needed, but it went too far. Some of Jesus' own parables, like the soils and the wheat and the tares, come with explanations that assign meaning to several details.

Au vingtième siècle, C. H. Dodd et Joachim Jeremias ont insisté pour que les paraboles soient entendues dans leur cadre d'origine, au cœur du ministère de Jésus, comme des annonces que le royaume de Dieu faisait irruption dans l'histoire. Des spécialistes évangéliques plus récents ont bâti sur leur travail tout en rejetant une part de leur scepticisme. Craig Blomberg a soutenu qu'une parabole enseigne en général un point principal pour chaque personnage principal ; ainsi, l'histoire du fils prodigue enseigne quelque chose à travers le père, le fils cadet et le fils aîné. Kenneth Bailey, qui a enseigné pendant des décennies au Moyen-Orient, a montré comment la culture villageoise éclaire des détails qui échappent au lecteur occidental. Un père qui court sur la route, par exemple, accomplissait un geste indigne qu'aucun homme respectable n'aurait fait. Klyne Snodgrass a appelé les paraboles des « histoires avec une intention », soulignant que chacune était racontée pour pousser ses auditeurs à agir.In the twentieth century, C. H. Dodd and Joachim Jeremias insisted that the parables be heard in their original setting in the ministry of Jesus, as announcements that the kingdom of God was breaking into history. Later evangelical scholars built on their work while rejecting some of their skepticism. Craig Blomberg argued that a parable usually makes one main point for each main character, so that the story of the prodigal son teaches something through the father, the younger son, and the older brother. Kenneth Bailey, who spent decades teaching in the Middle East, showed how village culture illuminates details a Western reader misses. A father running down the road, for example, was an undignified act no respectable man would perform. Klyne Snodgrass called the parables "stories with intent," stressing that each was told to move its hearers to act.

La leçon de cette histoire, c'est l'équilibre. Une parabole n'est pas un code dont il faudrait déchiffrer chaque détail, ni une simple morale qui ignore ses détails. C'est une histoire qui a un but, racontée à des personnes précises, et elle signifie ce que Jésus ou le prophète voulait qu'elle signifie pour elles.The lesson of this history is balance. A parable is not a code in which every detail must be cracked, nor is it a flat moral that ignores its details. It is a story with a purpose, told to particular people, and it means what Jesus or the prophet intended it to mean for them.

IV. Règles pour lire une paraboleIV. Guidelines for Reading a Parable

De cette histoire découlent des règles pratiques qu'un pasteur peut emporter dans son étude.Out of that history come practical guidelines a pastor can carry into his study.

1. Lisez le contexte. Demandez-vous qui écoutait et ce qui a provoqué l'histoire. Luc 15 commence par les murmures des pharisiens : « Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux » (Luc 15:2). Le texte grec dit littéralement « des pécheurs ». Sans ce verset, la brebis perdue, la drachme perdue et le fils perdu deviennent de jolies histoires. Avec lui, elles deviennent une défense de la mission de Jésus et un défi lancé aux « fils aînés » de chaque assemblée.1. Read the setting. Ask who was listening and what provoked the story. Luke 15 begins with the grumbling of the Pharisees: "This Man receives sinners and eats with them" (Luke 15:2). Without that verse, the lost sheep, the lost coin, and the lost son become sweet stories. With it, they become a defense of Jesus' mission and a challenge to the older brothers in every congregation.

2. Identifiez les personnages principaux. Cherchez les figures centrales et demandez-vous ce que chacune enseigne. La plupart des paraboles en ont deux ou trois.2. Identify the main characters. Look for the central figures and ask what each one teaches. Most parables have two or three.

3. Guettez la surprise. Les paraboles reposent d'ordinaire sur quelque chose d'inattendu : le Samaritain méprisé est le héros, les ouvriers engagés en dernier sont payés les premiers, le berger laisse quatre-vingt-dix-neuf brebis pour en retrouver une seule. C'est dans ce choc que se trouve le sens.3. Listen for the surprise. Parables usually turn on something unexpected: the despised Samaritan is the hero, the workers hired last are paid first, the shepherd leaves ninety-nine sheep to find one. The shock is where the meaning lives.

4. Observez la fin. Le poids d'une histoire tombe généralement à sa conclusion ; c'est ce que les spécialistes appellent l'« accent final ». Soyez attentif aux derniers mots et à la dernière question.4. Watch the ending. The weight of a story usually falls at its close, what scholars call "end stress." Pay attention to the last words and the last question.

5. Laissez l'Écriture interpréter l'Écriture. Quand Jésus explique une parabole, son explication gouverne la nôtre. Quand une parabole fait écho à l'Ancien Testament, comme les vignerons font écho à la vigne d'Ésaïe, cet écho fait partie du sens.5. Let Scripture interpret Scripture. When Jesus explains a parable, His explanation governs ours. When a parable echoes the Old Testament, as the tenants echo Isaiah's vineyard, the echo is part of the meaning.

6. Ne forcez pas chaque détail. Demandez-vous si le texte lui-même signale qu'un détail a de l'importance. L'hôtellerie, dans le bon Samaritain, est simplement une hôtellerie.6. Do not press every detail. Ask whether the text itself signals that a detail matters. The inn in the Good Samaritan is simply an inn.

7. Gardez le royaume au centre. La plupart des paraboles de Jésus parlent du règne de Dieu : sa venue, sa grâce surprenante, ses exigences et son jugement final.7. Keep the kingdom at the center. Most of Jesus' parables are about the reign of God: its coming, its surprising grace, its demands, and its final judgment.

8. Répondez. Une parabole n'est pas terminée tant que l'auditeur n'y a pas répondu. Le but de l'étude n'est pas seulement de comprendre l'histoire, mais de nous y reconnaître et d'obéir.8. Respond. A parable is not finished until the hearer answers it. The goal of study is not merely to understand the story but to see ourselves in it and obey.

V. Erreurs courantes dans la prédication des parabolesV. Common Mistakes in Preaching Parables

Trois erreurs reviennent sans cesse. La première est l'allégorisation excessive : faire de chaque détail un symbole, si bien que l'imagination du prédicateur remplace le texte. La deuxième est la moralisation : réduire une parabole à « soyez gentils avec les autres » et perdre l'Évangile qui en est le cœur. Le bon Samaritain enseigne bien l'amour du prochain, mais il a été raconté à un homme qui voulait « se justifier » (Luc 10:29), et il montre à quel point nous sommes tous loin de l'amour que la loi exige. La troisième consiste à ignorer l'auditoire d'origine : prêcher le fils prodigue sans les pharisiens de Luc 15:2, ou les vignerons sans les principaux sacrificateurs de Matthieu 21:45. Une parabole arrachée à son cadre perd son tranchant. Le remède à ces trois erreurs est le même : une lecture lente et attentive du texte dans son contexte, et la volonté de laisser l'histoire dire ce qu'elle dit, même quand elle blesse.Three errors appear again and again. The first is over-allegorizing: making every detail a symbol, so that the preacher's imagination replaces the text. The second is moralizing: reducing a parable to "be nice to people" and losing the gospel at its heart. The Good Samaritan does teach love for our neighbor, but it was told to a man "wanting to justify himself" (Luke 10:29), and it exposes how far all of us fall short of the love the law requires. The third is ignoring the original audience: preaching the prodigal son without the Pharisees of Luke 15:2, or the tenants without the chief priests of Matthew 21:45. A parable torn from its setting loses its edge. The cure for all three is the same: slow, careful reading of the text in its context, and a willingness to let the story say what it says, even when it cuts.

VI. Les racines dans l'Ancien TestamentVI. The Old Testament Roots

Jésus n'a pas inventé la parabole. Il se tenait dans une longue lignée de prophètes qui se servaient d'histoires et de leçons de choses pour interpeller Israël. La petite brebis de Nathan brisa le cœur d'un roi. Son histoire appartient à un petit groupe que l'on appelle parfois les paraboles juridiques : un prophète soumet au roi une affaire à juger, et le roi prononce la sentence contre lui-même. La femme habile de Tekoa (2 Samuel 14:1–20) et le prophète blessé qui interpella le roi Achab (1 Rois 20:35–43) employèrent la même méthode. La vigne d'Ésaïe, plantée avec amour mais ne produisant que de mauvais raisins, mit à nu l'injustice d'une nation. Jérémie regarda un potier refaire un vase manqué et apprit que Dieu pouvait refaire une nation qui se repentait, ou renoncer au bien qu'il avait prévu pour une nation qui se tournait vers le mal (Jérémie 18:7–10). Amos vit le Seigneur debout sur un mur, un fil à plomb à la main, mesurant son peuple à sa propre règle droite. Osée vécut une parabole : il racheta une épouse infidèle, comme Dieu rachèterait Israël.Jesus did not invent the parable. He stood in a long line of prophets who used stories and object lessons to confront Israel. Nathan's ewe lamb broke a king's heart. His story belongs to a small group sometimes called juridical parables: a prophet brings the king a case to judge, and the king pronounces sentence on himself. The wise woman of Tekoa (2 Samuel 14:1–20) and the wounded prophet who confronted King Ahab (1 Kings 20:35–43) used the same method. Isaiah's vineyard, lovingly planted but yielding only wild grapes, exposed a nation's injustice. Jeremiah watched a potter reshape a marred vessel and learned that God could remake a nation that repented, or reconsider the good He had planned for a nation that turned to evil (Jeremiah 18:7–10). Amos saw the Lord standing beside a wall with a plumb line, measuring His people against His own straight standard. Hosea lived a parable, buying back an unfaithful wife as God would buy back Israel.

Ces paraboles prophétiques suivent un même modèle. Elles commencent par quelque chose que l'auditeur comprend déjà — les champs, la poterie, la construction, le mariage — et elles finissent par placer l'auditeur devant Dieu. Elles montrent aussi que l'Ancien et le Nouveau Testament parlent d'une seule voix. Quand Jésus parla d'un propriétaire de vigne qui envoya serviteur après serviteur, puis finalement son propre fils, ses auditeurs connaissaient le cantique d'Ésaïe. La parabole des vignerons, c'est Ésaïe 5 porté à son sommet dans le rejet du Fils.These prophetic parables share a pattern. They begin with something the listener already understands — farming, pottery, building, marriage — and they end by placing the listener before God. They also show that the Old and New Testaments speak with one voice. When Jesus told of a vineyard owner who sent servant after servant and finally his own son, His hearers knew Isaiah's song. The parable of the tenants is Isaiah 5 brought to its climax in the rejection of the Son.

VII. Le plan de ce coursVII. The Plan of This Course

Les cinq unités suivantes étudient les paraboles de l'Ancien Testament : la Vigne (Ésaïe 5), la Maison du potier (Jérémie 18), le Fil à plomb (Amos 7), la Petite brebis (2 Samuel 12) et l'Épouse infidèle (Osée 1–3). Les huit unités suivantes étudient les paraboles de Jésus : le semeur et les terrains ; les paraboles du royaume — le blé et l'ivraie, le grain de sénevé, le levain, le trésor caché et la perle ; la brebis perdue, la drachme perdue et le fils perdu ; le serviteur impitoyable ; le pharisien et le publicain, et les ouvriers de la vigne ; le bon Samaritain ; les vignerons méchants ; et les talents, ainsi que les deux bâtisseurs, le sage et l'insensé. La dernière unité rassemble le tout et enseigne comment prêcher les paraboles.The next five units study the Old Testament parables: the Vineyard (Isaiah 5), the Potter's House (Jeremiah 18), the Plumb Line (Amos 7), the Ewe Lamb (2 Samuel 12), and the Unfaithful Wife (Hosea 1–3). The next eight units study the parables of Jesus: the sower and the soils; the kingdom parables of the wheat and tares, the mustard seed, the leaven, the hidden treasure, and the pearl; the lost sheep, the lost coin, and the lost son; the unforgiving servant; the Pharisee and the tax collector and the laborers in the vineyard; the Good Samaritan; the wicked tenants; and the talents and the wise and foolish builders. The final unit brings everything together and teaches how to preach the parables.

Tout au long du cours, vous rencontrerez des illustrations tirées de nombreuses années de ministère pastoral, car les paraboles ont été faites pour être prêchées. Jésus ne racontait pas des histoires pour divertir des savants. Il les racontait à des cultivateurs, à des pêcheurs, à des publicains et à des chefs religieux, et il s'attendait à ce qu'ils rentrent chez eux transformés. En étudiant chaque parabole, posez-vous trois questions. Que signifiait-elle pour ceux qui l'ont entendue les premiers ? Que révèle-t-elle de Dieu ? Et où est ma place dans cette histoire ?Throughout the course you will meet illustrations drawn from years of pastoral ministry, because parables were made to be preached. Jesus did not tell stories to entertain scholars. He told them to farmers, fishermen, tax collectors, and religious leaders, and He expected them to go home changed. As you study each parable, ask three questions. What did it mean to those who first heard it? What does it reveal about God? And where do I stand in the story?

ConclusionClosing

Une parabole est une histoire terrestre avec une signification céleste, mais c'est aussi un miroir. La brebis de Nathan, la vigne d'Ésaïe, l'argile du potier, le fil à plomb, les terrains et le fils prodigue nous tendent tous un miroir dans lequel nous nous voyons nous-mêmes. Le pasteur qui apprend à bien lire les paraboles découvrira qu'elles le lisent d'abord. « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. »A parable is an earthly story with a heavenly meaning, but it is also a mirror. Nathan's lamb, Isaiah's vineyard, the potter's clay, the plumb line, the soils, and the prodigal son all hold up a glass in which we see ourselves. The pastor who learns to read the parables well will find that they read him first. "He who has ears to hear, let him hear!"

— Dr Wayne Cook
Séminaire Théologique de Chapala
— Dr. Wayne Cook
Chapala Theological Seminary

Examen de l'Unité 1Unit 1 Exam

Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiples. Parcours Associé en divinité : les questions à choix multiples et les 10 phrases à compléter. M.Div. et Th.M. : les questions à choix multiples, les phrases à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % dans chaque partie pour réussir. Si vous échouez, vous devrez attendre un court moment avant de pouvoir repasser l'examen.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.

📖 Lectures du cours — obligatoires et avec mention
Certificat et diplôme associé : la mention est facultative. Lisez trois des cinq textes pour la mention ; aucun examen distinct des lectures obligatoires n’est exigé.

M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.

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