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Le parcours Certificat comprend les questions à choix multiple. Le diplôme associé ajoute les questions à compléter ; les parcours M.Div. et Th.M. ajoutent aussi les questions à réponse courte. Il faut 90 % dans chaque partie pour réussir.The Certificate track answers the multiple choice. The Associate adds the fill-in-the-blank questions; M.Div. and Th.M. add those and the short-answer questions. 90% of each part is required to pass.
OrientationOrientation
Imaginez que vous possédez une maison confortable au bord du fleuve. Des amis doivent passer par votre région, et vous leur dites qu'ils peuvent y loger gratuitement. Les placards sont pleins, les chambres sont meublées, et vous ne demandez qu'une seule chose : s'il vous plaît, faites le ménage avant de partir. À votre retour, l'évier est rempli de vaisselle sale, de la nourriture pourrit sur la table, et les tapis et les fauteuils sont tachés. Quand vous leur en parlez, vos amis vous répondent qu'ils ont mal pris votre demande de nettoyer. Vous leur avez tout donné et vous n'avez presque rien demandé en retour. Que ressentiriez-vous ?Imagine owning a comfortable apartment overlooking the ocean. Friends are traveling through the area, and you tell them they may stay there at no charge. The cupboards are full and the rooms are furnished, and you ask only one thing: please clean up when you leave. When you return, the sink is full of dirty dishes, food is rotting on the counter, and the carpet is stained. When you ask about it, your friends tell you they resented being asked to clean up. You gave them everything and asked for almost nothing in return. How would you feel?
C'est presque exactement le sentiment qui se dégage d'Ésaïe 5:1-7, le cantique de la vigne. C'est la parabole de l'Ancien Testament la plus proche de l'enseignement de Jésus, car Jésus l'a volontairement reprise dans sa parabole des vignerons (Matthieu 21:33-46). Si nous comprenons le cantique d'Ésaïe, nous entendrons la parabole de Jésus comme ses premiers auditeurs l'ont entendue. Dans l'Unité 1, nous avons vu qu'une parabole est une histoire terrestre qui porte un sens céleste, qu'elle désarme l'auditeur, et qu'elle l'amène souvent à prononcer un jugement contre lui-même. Le cantique d'Ésaïe fait ces trois choses, et il les fait en sept versets seulement.That is very nearly the feeling of Isaiah 5:1–7, the Song of the Vineyard. It is the Old Testament parable that stands closest to the teaching of Jesus, because Jesus deliberately retold it in His parable of the tenants (Matthew 21:33–46). If we understand Isaiah's song, we will hear Jesus' parable the way His first listeners heard it. In Unit 1 we saw that a parable is an earthly story with a heavenly meaning, that it disarms the listener, and that it often leads him to pronounce judgment on himself. Isaiah's song does all three, and it does them in only seven verses.
I. Le contexteI. The Setting
Ésaïe a prophétisé à Jérusalem au huitième siècle avant Jésus-Christ, sous les règnes d'Ozias, de Jotham, d'Achaz et d'Ézéchias (Ésaïe 1:1). Le cantique du chapitre 5 date très probablement des premières années de son ministère, à une époque où Juda connaissait la prospérité. Le commerce se développait, les riches construisaient de belles maisons, et le culte du temple se poursuivait sans interruption. Vu de l'extérieur, tout semblait en bonne santé. Mais le chapitre 1 nous a déjà dit ce que Dieu voyait : des mains pleines d'offrandes et des mains pleines de sang (Ésaïe 1:11-15). La religion était très active, pendant que la justice mourait.Isaiah prophesied in Jerusalem in the eighth century before Christ, during the reigns of Uzziah, Jotham, Ahaz, and Hezekiah (Isaiah 1:1). The song in chapter 5 most likely comes from the early years of his ministry, when Judah was enjoying prosperity. Trade was growing, the wealthy were building fine houses, and the temple services continued without interruption. From the outside, everything looked healthy. But chapter 1 has already told us what God saw: hands full of offerings and hands full of blood (Isaiah 1:11–15). Religion was busy while justice was dying.
C'est dans ce contexte qu'Ésaïe s'avance, peut-être lors d'une fête des récoltes, quand les chants sur les vignes étaient courants, et il annonce qu'il va chanter un chant d'amour : « Je chanterai à mon bien-aimé Le cantique de mon bien-aimé sur sa vigne » (Ésaïe 5:1). Le texte hébreu parle littéralement du « chant de mon bien-aimé », c'est-à-dire d'un chant d'amour. La foule tend l'oreille. Dans le Cantique des cantiques et dans la poésie amoureuse du monde ancien, une vigne représentait souvent une épouse. Les auditeurs s'attendent à une histoire d'amour. Ce qu'ils reçoivent, c'est un procès.Into that setting Isaiah steps forward, perhaps at a harvest festival when songs about vineyards were common, and announces that he will sing a love song. "Now let me sing to my Well-beloved a song of my Beloved regarding His vineyard" (Isaiah 5:1). The crowd leans in. A vineyard in the Song of Solomon and in the love poetry of the ancient world often pictured a bride. The listeners expect a romance. What they receive is a lawsuit.
II. Les soins du propriétaire (Ésaïe 5:1-2)II. The Care of the Owner (Isaiah 5:1–2)
Les premiers versets décrivent tout ce que le propriétaire a fait. Il a choisi « un coteau fertile ». Il a remué le sol et ôté les pierres, ce qui, dans les collines de Juda, était un travail épuisant. Il y a mis « un plant délicieux » : l'hébreu dit soreq, un cep de toute première qualité. Il a bâti une tour au milieu de la vigne pour la protéger des voleurs et des animaux, et il a creusé une cuve dans le roc pour presser le raisin, signe qu'il comptait pleinement sur une récolte. Rien n'avait été négligé. Tout ce qu'il fallait pour porter du fruit avait été prévu.The first verses describe everything the owner did. He chose "a very fruitful hill." He dug the ground and cleared it of stones, which in the hill country of Judah was backbreaking work. He planted it with "the choicest vine," the Hebrew soreq, a vine of the finest quality. He built a watchtower in the middle of it so that he could guard it from thieves and animals, and he hewed a winepress out of the rock, a sign that he fully expected a harvest. Nothing was left undone. Every provision for fruitfulness had been made.
C'est la grâce avant l'exigence. Le propriétaire ne réclame pas des raisins pour ensuite laisser la vigne se débrouiller seule. Il prépare, il protège et il pourvoit d'abord, et c'est seulement après cela qu'il cherche du fruit. L'histoire d'Israël a suivi le même ordre. Dieu a arraché une vigne de l'Égypte, il a fait place devant elle et il l'a plantée (Psaume 80:8-9). Il a donné à son peuple l'alliance, la loi, le pays, le temple, le sacerdoce et les prophètes. Tout ce qu'Israël était, il l'avait reçu.This is grace before demand. The owner does not ask for grapes and then leave the vine to fend for itself. He prepares, protects, and provides first, and only then does he look for fruit. Israel's story followed the same order. God brought a vine out of Egypt, cleared the land before it, and planted it (Psalm 80:8–9). He gave His people the covenant, the law, the land, the temple, the priesthood, and the prophets. Everything Israel was, it had received.
Puis vient le retournement : « Puis il espéra qu'elle produirait de bons raisins, Mais elle en a produit de mauvais » (Ésaïe 5:2). Le mot hébreu be'ushim, traduit ici par « mauvais », désigne des raisins aigres, ratatinés, et même pourris et malodorants ; le texte hébreu parle littéralement de raisins sauvages ou puants. Ce n'est pas que la vigne n'a rien produit. Elle a produit quelque chose de pire que rien : un fruit inutile pour faire du vin et offensant pour le propriétaire qui lui avait tout donné.Then comes the turn: "He expected it to bring forth good grapes, but it brought forth wild grapes." The Hebrew word be'ushim describes grapes that are sour, shriveled, even rotten and foul-smelling. It is not that the vineyard produced nothing. It produced something worse than nothing: fruit that was useless for wine and offensive to the owner who had given it everything.
III. La question du propriétaire (Ésaïe 5:3-4)III. The Question of the Owner (Isaiah 5:3–4)
Maintenant, la voix du chanteur change. C'est le propriétaire lui-même qui parle, et il se tourne vers l'auditoire : « Maintenant donc, habitants de Jérusalem et hommes de Juda, Soyez juges entre moi et ma vigne ! » (Ésaïe 5:3). C'est la méthode que nous avons vue avec Nathan et David dans l'Unité 1 : une parabole juridique. Les auditeurs sont invités à siéger comme jurés dans une affaire dont ils ne savent pas encore qu'elle les concerne. Toute personne honnête dans la foule reconnaîtrait que le propriétaire a été lésé.Now the singer's voice changes. The owner himself speaks, and he turns to the audience. "And now, O inhabitants of Jerusalem and men of Judah, judge, please, between Me and My vineyard" (Isaiah 5:3). This is the method we saw with Nathan and David in Unit 1: a juridical parable. The listeners are invited to sit as the jury in a case they do not yet realize is about themselves. Any fair-minded person in the crowd would agree that the owner had been wronged.
Vient alors la question déchirante : « Qu'y avait-il encore à faire à ma vigne, Que je n'aie pas fait pour elle ? Pourquoi, quand j'ai espéré qu'elle produirait de bons raisins, En a-t-elle produit de mauvais ? » (Ésaïe 5:4). Ce ne sont pas les paroles d'un propriétaire lointain. Ce sont les paroles d'un amant blessé qui a tout donné. La question n'a pas de réponse, et c'est justement le but. Il n'y avait rien de plus qu'il aurait pu faire.Then comes the heartbreaking question: "What more could have been done to My vineyard that I have not done in it? Why then, when I expected it to bring forth good grapes, did it bring forth wild grapes?" (Isaiah 5:4). These are not the words of a distant landlord. They are the words of a grieved lover who has given everything. The question has no answer, and that is the point. There was nothing more he could have done.
Des interprètes de traditions différentes comprennent ce verset de manières différentes, et l'étudiant doit connaître ce débat. Les interprètes arminiens et wesleyens citent souvent Ésaïe 5:4 comme un exemple clair d'une grâce réelle et suffisante, mais à laquelle on a résisté : Dieu a fait tout ce qu'il fallait pour qu'il y ait du fruit, et l'échec venait entièrement de la vigne. Les interprètes réformés lisent généralement ce verset comme la description des privilèges extérieurs que Dieu avait accordés à la nation de l'alliance dans son ensemble, ce qui laisse la nation sans excuse, plutôt que comme une affirmation sur l'action intérieure de la grâce dans le cœur de chaque personne. Les uns et les autres s'accordent sur l'essentiel : la faute n'était pas du côté du propriétaire, et Juda n'avait aucune excuse.Interpreters from different traditions weigh this verse differently, and students should know the conversation. Arminian and Wesleyan interpreters often cite Isaiah 5:4 as a clear example of grace that is real and sufficient yet resisted: God did everything needed for fruit, and the failure lay entirely with the vineyard. Reformed interpreters generally read the verse as describing the outward privileges God gave the covenant nation as a whole, which leaves the nation without excuse, rather than a statement about the inner working of grace in individual hearts. Both agree on the main thrust. The fault was not in the owner, and Judah had no excuse.
IV. Le verdict du propriétaire (Ésaïe 5:5-6)IV. The Verdict of the Owner (Isaiah 5:5–6)
Après avoir demandé au jury de trancher, le propriétaire prononce lui-même sa sentence. Il arrachera la haie de la vigne pour qu'elle soit broutée, il abattra sa clôture pour qu'elle soit foulée aux pieds, et il la réduira en ruine. Elle ne sera plus taillée ni cultivée, et les ronces et les épines y pousseront. Puis il ajoute une phrase qu'aucun cultivateur humain ne pourrait prononcer : « Et je donnerai mes ordres aux nuées, Afin qu'elles ne laissent plus tomber la pluie sur elle » (Ésaïe 5:6). À ce moment-là, l'auditoire comprend. Un seul Propriétaire commande aux nuées. Ce n'est pas une vigne ordinaire, et ce n'est pas un cultivateur ordinaire.Having asked the jury to decide, the owner announces his own sentence. He will take away its hedge so that it is eaten, break down its wall so that it is trampled, and lay it waste. It will not be pruned or dug, and briers and thorns will come up. Then he adds a sentence no human farmer could ever say: "I will also command the clouds that they rain no rain on it" (Isaiah 5:6). At that moment the audience knows. Only one Owner commands the clouds. This is no ordinary vineyard, and this is no ordinary farmer.
Ce jugement est juste et approprié. Dieu n'ajoute pas tant une punition qu'il ne retire sa protection. La haie et la clôture étaient des dons ; désormais, la vigne aura ce qu'elle semblait désirer : une vie sans les soins du Propriétaire. Dans l'Écriture, le jugement prend souvent cette forme. Dieu livre les hommes à ce qu'ils ont choisi (Romains 1:24-28).The judgment is fitting. God does not so much add a punishment as remove His protection. The hedge and the wall had been gifts; now the vineyard will have what it seemed to want, a life without the Owner's care. Judgment in Scripture often looks like this. God gives people over to what they have chosen (Romans 1:24–28).
Il faut le dire clairement : la patience de Dieu est grande, mais elle n'est pas sans fin. Nous parlons parfois comme si la miséricorde et la patience de Dieu étaient infinies, au sens où elles ne prendraient jamais fin. Dieu est en effet miséricordieux et patient bien au-delà de ce que nous méritons, mais l'Écriture parle aussi d'un jour où la patience fait place au jugement. La vigne avait été soignée, visitée et avertie. Un jour est venu où le Propriétaire a dit : « Assez ! »It is worth saying plainly that God's patience is great but it is not endless. We sometimes speak as though God's mercy and patience are infinite in the sense that they never come to an end. God is indeed merciful and patient beyond anything we deserve, but Scripture also speaks of a day when patience gives way to judgment. The vineyard had been cared for, visited, and warned. There came a day when the Owner said, "Enough."
V. Le sens révélé (Ésaïe 5:7)V. The Meaning Revealed (Isaiah 5:7)
Maintenant, Ésaïe donne clairement le sens de la parabole : « La vigne de l'Éternel des armées, c'est la maison d'Israël, Et les hommes de Juda, c'est le plant qu'il chérissait. Il avait espéré de la droiture, et voici du sang versé ! De la justice, et voici des cris de détresse ! » (Ésaïe 5:7). Le jury s'est condamné lui-même.Now Isaiah names the parable plainly: "For the vineyard of the LORD of hosts is the house of Israel, and the men of Judah are His pleasant plant. He looked for justice, but behold, oppression; for righteousness, but behold, a cry for help" (Isaiah 5:7). The jury has convicted itself.
Ces dernières lignes contiennent l'un des jeux de mots les plus puissants de l'Ancien Testament. Dieu attendait le mishpat, la droiture (le droit, la justice rendue aux autres), et il a trouvé le mispach, le sang versé ou l'oppression. Il attendait la tsedaqah, la justice, et il a entendu la tse'aqah, le cri des opprimés. Ces mots se ressemblent beaucoup à l'oreille, tout comme de mauvais raisins ressemblent de loin à de bons raisins. La société de Juda avait l'apparence extérieure d'une nation pieuse, mais son fruit était le contraire de ce que Dieu voulait. Le cri du pauvre, de la veuve et de l'ouvrier volé montait jusqu'au ciel.The final lines contain one of the most powerful wordplays in the Old Testament. God looked for mishpat, justice, and found mispach, bloodshed or oppression. He looked for tsedaqah, righteousness, and heard tse'aqah, the cry of the oppressed. The words sound almost alike, just as wild grapes look almost like good ones from a distance. Judah's society had the outward shape of a godly nation, but the fruit was the opposite of what God wanted. The cry of the poor, the widow, and the cheated worker was rising to heaven.
Remarquez quel fruit Dieu cherchait. Il n'a pas dit qu'il attendait plus de sacrifices, de plus grandes fêtes ou une meilleure fréquentation du temple. Il attendait la droiture et la justice : une relation juste avec Dieu, qui se manifeste par une manière équitable et miséricordieuse de traiter les autres. Le fruit que Dieu veut voir chez son peuple, c'est une vie transformée qui bénit les autres.Notice what fruit God was seeking. He did not say He looked for more sacrifices, larger festivals, or better attendance at the temple. He looked for justice and righteousness: right relationships with God expressed in fair and merciful treatment of other people. The fruit God wants from His people is a changed life that blesses others.
VI. Les mauvais raisins nommés (Ésaïe 5:8-30)VI. The Wild Grapes Named (Isaiah 5:8–30)
La suite du chapitre 5 nomme les mauvais raisins dans une série de malheurs. Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison et champ à champ, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place pour personne d'autre (v. 8-10) : c'est la cupidité qui a englouti les terres des petits paysans. Malheur à ceux qui se lèvent de bon matin pour courir après les boissons enivrantes, et dont les festins ont de la musique mais aucune pensée pour l'œuvre de l'Éternel (v. 11-12). Malheur à ceux qui tirent le péché « comme avec les traits d'un char » et qui se moquent des avertissements de Dieu (v. 18-19). « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal » (v. 20), qui renversent l'ordre moral établi par Dieu. Malheur à ceux qui sont sages à leurs propres yeux (v. 21). Malheur à ceux qui sont des héros pour boire, qui justifient le coupable pour un présent et enlèvent au juste son droit (v. 22-23).The rest of chapter 5 names the wild grapes in a series of woes. Woe to those who join house to house and field to field until there is no room for anyone else (vv. 8–10), the greed that swallowed the land of small farmers. Woe to those who rise early to chase strong drink and whose feasts have music but no thought for the work of the LORD (vv. 11–12). Woe to those who drag sin along "as if with a cart rope" and mock God's warnings (vv. 18–19). "Woe to those who call evil good, and good evil" (v. 20), who reverse God's moral order. Woe to those wise in their own eyes (v. 21). Woe to those who are heroes at drinking and who acquit the guilty for a bribe while taking justice from the righteous (vv. 22–23).
Ces malheurs font de la parabole un miroir. La cupidité, le plaisir sans Dieu, la conscience tournée en dérision, la confusion morale, l'orgueil et la justice corrompue ne sont pas seulement les péchés de l'ancien royaume de Juda. Ils poussent dans chaque génération et dans chaque Église. Un pasteur qui prêche Ésaïe 5 n'a pas besoin d'inventer des applications. Il lui suffit de tenir le miroir bien droit.These woes turn the parable into a mirror. Greed, pleasure without God, mocking conscience, moral confusion, pride, and corrupt justice are not only sins of ancient Judah. They grow in every generation and in every church. A pastor preaching Isaiah 5 does not need to invent applications. He only needs to hold the mirror steady.
VII. La vigne à travers l'ÉcritureVII. The Vineyard Across Scripture
La vigne devient l'une des grandes images de la Bible. Le Psaume 80 prie pour la vigne arrachée de l'Égypte, dont les clôtures ont été rompues. Jérémie entend Dieu dire : « Je t'avais plantée comme une vigne excellente » (Jérémie 2:21), et Osée appelle Israël « une vigne féconde » (Osée 10:1) ; le texte hébreu ajoute qu'il portait du fruit pour lui-même. Mais Ésaïe lui-même ne laisse pas la vigne en ruine. Dans Ésaïe 27:2-6, il chante un second cantique de la vigne, cette fois un chant de restauration : l'Éternel garde sa vigne, il l'arrose à chaque instant, et un jour « Israël poussera des fleurs et des rejetons, Et il remplira le monde de ses fruits ». Le jugement n'est pas le dernier mot de Dieu.The vineyard becomes one of the great images of the Bible. Psalm 80 prays for the vine brought out of Egypt whose walls have been broken down. Jeremiah hears God say, "I had planted you a noble vine" (Jeremiah 2:21), and Hosea calls Israel a luxuriant vine that bears fruit for itself (Hosea 10:1). But Isaiah himself does not leave the vineyard in ruins. In Isaiah 27:2–6 he sings a second vineyard song, this time a song of restoration: the LORD keeps His vineyard, waters it every moment, and one day "Israel shall blossom and bud, and fill the face of the world with fruit." Judgment is not God's last word.
Quand Jésus a raconté la parabole des vignerons, il a commencé par les détails d'Ésaïe 5 : un maître de maison planta une vigne, l'entoura d'une haie, y creusa un pressoir et bâtit une tour (Matthieu 21:33). Tous les auditeurs, dans les parvis du temple, ont reconnu le cantique. Mais Jésus y a ajouté un élément nouveau. Chez Ésaïe, le problème était le fruit de la vigne ; dans la parabole de Jésus, le problème, ce sont les vignerons, c'est-à-dire les chefs du peuple, qui ont refusé de remettre au propriétaire son fruit et qui ont fini par tuer son fils. Nous étudierons cette parabole dans l'Unité 13.When Jesus told the parable of the tenants, He opened with the details of Isaiah 5: a landowner planted a vineyard, set a hedge around it, dug a winepress, and built a tower (Matthew 21:33). Every listener in the temple courts recognized the song. But Jesus added a new element. In Isaiah the problem was the vineyard's fruit; in Jesus' parable the problem is the tenants, the leaders who refused to give the owner his fruit and finally killed his son. We will study that parable in Unit 13.
Et dans Jean 15, Jésus déclare : « Je suis le cep, vous êtes les sarments » (Jean 15:5). Là où Israël n'a pas porté de fruit, Jésus lui-même est le Cep véritable et fidèle. Nous ne portons pas de fruit en faisant plus d'efforts pour être une meilleure vigne ; nous portons du fruit en demeurant en lui. Donald Grey Barnhouse aimait citer la Grande Vigne de Hampton Court, près de Londres, plantée en 1768 et qui produit encore du raisin plus de deux siècles et demi plus tard. Elle pousse à partir d'une seule racine, et ses sarments s'étendent loin du tronc principal, mais ils portent du fruit parce que la vie du cep coule en eux. Une taille soigneuse la garde féconde. C'est pourquoi Jésus dit : « tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit » (Jean 15:2).And in John 15 Jesus declares, "I am the vine, you are the branches" (John 15:5). Where Israel failed to bear fruit, Jesus Himself is the true and faithful Vine. We do not bear fruit by trying harder to be a better vineyard; we bear fruit by abiding in Him. Donald Grey Barnhouse loved to point to the Great Vine at Hampton Court near London, planted in 1768 and still producing grapes more than two and a half centuries later. It grows from a single root, and its branches stretch far from the main stem, yet they bear fruit because the life of the vine flows through them. Careful pruning keeps it fruitful. So Jesus says, "every branch that bears fruit He prunes, that it may bear more fruit" (John 15:2).
VIII. Prêcher le cantique de la vigneVIII. Preaching the Song of the Vineyard
Un plan simple suit le mouvement du texte. Premièrement, les soins du Propriétaire (v. 1-2) : Dieu a fait tout ce qu'il fallait pour que notre vie porte du fruit. Deuxièmement, la question du Propriétaire (v. 3-4) : qu'aurait-il pu faire de plus ? Troisièmement, le verdict du Propriétaire (v. 5-7) : Dieu cherche du fruit, et il n'attendra pas toujours. Le prédicateur peut conclure avec l'espérance d'Ésaïe 27 et de Jean 15 : la vigne peut encore porter du fruit grâce au vrai Cep.A simple outline follows the movement of the text. First, the care of the Owner (vv. 1–2): God has done everything needed for fruit in our lives. Second, the question of the Owner (vv. 3–4): what more could He have done? Third, the verdict of the Owner (vv. 5–7): God looks for fruit, and He will not wait forever. The preacher may close with the hope of Isaiah 27 and John 15, that the vineyard can yet bear fruit through the true Vine.
Une illustration fait bien comprendre la loi de la fécondité. Dans une certaine région, des cultivateurs décidèrent un jour de manger leurs grosses pommes de terre et de garder les petites pour les replanter. Après des années de cette pratique, leurs pommes de terre n'étaient pas plus grosses que des billes. Ils apprirent qu'on ne peut pas garder le meilleur pour soi et planter les restes : la récolte reflète ce qu'on a planté. « Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi » (Galates 6:7). Beaucoup de chrétiens donnent à Dieu les restes de leur temps, de leur argent et de leur amour, puis se demandent pourquoi leur vie porte si peu de fruit.One illustration drives home the law of fruitfulness. Farmers in one region once decided to eat their big potatoes and save the small ones for seed. After years of this, their potatoes had shrunk to the size of marbles. They learned that you cannot keep the best for yourself and plant the leftovers; the harvest reflects the planting. "Whatever a man sows, that he will also reap" (Galatians 6:7). Many Christians give God the leftovers of their time, money, and love, and then wonder why their lives bear so little fruit.
Nous devons aussi faire attention à la manière dont nous mesurons le fruit. Le fruit se trouve d'abord dans la fidélité, pas toujours dans des résultats rapides. Un missionnaire à Urfa, dans l'ancienne Mésopotamie, a travaillé treize ans avant de baptiser un seul converti. Puis une épidémie de choléra a éclaté, et les habitants ont fui en panique, abandonnant les malades et les mourants. Le missionnaire est resté, soignant les malades avec tendresse et sans relâche, jusqu'à ce qu'il attrape lui-même la maladie et meure. Les survivants ont porté son corps dans un bosquet hors des murs de la ville, et il semblait que son œuvre était terminée. Mais quand son successeur est arrivé, une grande foule est venue à sa rencontre à plusieurs kilomètres de la ville et l'a fait entrer avec honneur. Beaucoup se sont tournés vers Christ, et une église a été construite en mémoire de « l'homme qui est mort pour nous ». Le grain de blé était tombé en terre, et la moisson est venue (Jean 12:24). Le Propriétaire de la vigne voit du fruit que nous ne vivrons peut-être pas assez longtemps pour voir.We must also be careful how we measure fruit. Fruit is found first in faithfulness, not always in quick results. A missionary in Urfa, in old Mesopotamia, labored thirteen years before he baptized a single convert. Then a cholera epidemic struck, and the people fled in panic, leaving the sick and dying behind. The missionary stayed, caring for the sufferers tenderly and tirelessly until he himself caught the disease and died. The survivors carried his body to a grove outside the city walls, and it seemed his work had ended. But when his successor arrived, a large crowd met him miles from the city and brought him in with honor. Many turned to Christ, and a church was built in memory of "the man who died for us." The grain of wheat had fallen into the ground, and the harvest came (John 12:24). The Owner of the vineyard sees fruit that we may not live to see.
Enfin, la vigne nous rappelle pourquoi Dieu bénit son peuple. Dieu a dit à Abraham : « je te bénirai… et tu seras une source de bénédiction » (Genèse 12:2). Juda a profité de la bénédiction, mais il a oublié la seconde moitié de la promesse. L'Église peut commettre la même erreur. La vigne n'a jamais été plantée pour son propre plaisir. Elle a été plantée pour porter du fruit pour le Propriétaire, un fruit qui bénit le monde qui l'entoure.Finally, the vineyard reminds us why God blesses His people at all. God told Abraham, "I will bless you... and you shall be a blessing" (Genesis 12:2). Judah enjoyed the blessing but forgot the second half of the promise. The church can make the same mistake. The vineyard was never planted for its own enjoyment. It was planted to bear fruit for the Owner, fruit that blesses the world around it.
ConclusionClosing
Le cantique d'Ésaïe commence comme un chant d'amour, et au fond, il le reste. Le Propriétaire qui demande : « Qu'aurais-je pu faire de plus ? » n'est pas un propriétaire froid. C'est un amant qui a tout donné. Ce même amour enverrait un jour le Fils dans la vigne, et ce Fils deviendrait le vrai Cep en qui nous portons du fruit. La question pour chaque lecteur d'Ésaïe 5 est simple : quand le Propriétaire viendra chercher du fruit dans ma vie, que trouvera-t-il ?Isaiah's song begins as a love song, and at its heart it still is one. The Owner who asks, "What more could I have done?" is not a cold landlord. He is a lover who has given everything. The same love would one day send the Son to the vineyard, and that Son would become the true Vine in whom we bear fruit. The question for every reader of Isaiah 5 is simple: when the Owner comes looking for fruit in my life, what will He find?
— Dr Wayne Cook
Séminaire Théologique de Chapala— Dr. Wayne Cook
Chapala Theological Seminary
Examen de l'Unité 2Unit 2 Exam
Parcours Certificat : les 20 questions à choix multiple. Parcours Associé en divinité : les questions à choix multiple et les 10 phrases à compléter. M.Div. et Th.M. : les questions à choix multiple, les phrases à compléter et les 10 questions à réponse courte. Il faut obtenir 90 % dans chaque partie pour réussir. Si vous ne réussissez pas, vous devrez attendre un court moment avant de pouvoir recommencer l'examen.Certificate track: the 20 multiple-choice questions. Associate: multiple choice and the 10 fill-in-the-blank questions. M.Div. and Th.M.: multiple choice, fill-ins and the 10 short-answer questions. 90% of each part is required to pass. If you do not pass, the exam waits a short time before you can try again.
M.Div. et Th.M. : les cinq lectures assignées font partie du cours. Leur examen distinct est obligatoire après son activation ; consultez sa page pour la règle en vigueur. La mention reste facultative et ne remplace pas l’examen.
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